Au MR, suivant l'excellent article de Francis Van de Woestyne de la Libre,
on s’étriperait à fleurets mouchetés, Didier Reynders devant faire face à des critiques internes légitimes.
Je tiens en préambule à le préciser encore une fois pour les esprits chagrins et belliqueux, je ne suis ni membre ni militant du MR, ni d'aucune autre formation politique ou politisée, hier aujourd'hui et plus que vraisemblablement demain aussi.
Depuis le temps que le cirque des affaires existe et continue dans une relative indifférence politiquement correcte des acteurs et observateurs politiques, il fallait bien qqun pour faire le sale boulot. Didier. Who else ?
Les "deux autres" de "la bande des quatres" étant liés (avant on disait "scotchés") dans des majorités exécutive, soit en Wallonie, soit à Bruxelles. Fallait-il que cela "continue durer" ?
Si on prend un peu de recul, en envisageant que l'on fait de la politique pour "le citoyen" et non pour soi, le résultat ne sera-t-il pas immanquablement plus éthique ou niveau de la gouvernance du bien commun et pour le mieux de notre démocratie et de notre Société ?
On peut comprendre les frustrations de certains devant
la nigauderie des électeurs,
la perfidie de leurs tentateurs et la pâleur des éléments ostensibles qui font que la valorisation semble difficile à ceux qui se sont certainement investis corps et âmes dans un combat qu'ils pensaient juste.
Mais quelles que soient les formules de concrétisation des forces exécutives, demain un changement en matière de gouvernance sera en marche - petit ou grand, l'avenir nous le dira-, mais il existera et pour cela, un peu
à l'image des fantassins parti à la conquête des plages normandes en quête de Liberté: merci, Didier !
Le comble de cette histoire, c'est que le chevalier bleu de la gouvernance périra peut-être sur la plage de la gouvernance. Comme le précisait Gérard Deprez, ce matin à la RTBF, il convient également de voir si, en des temps difficiles, il était bien idéal que le président du MR cumule
la fonction présidentielle avec un haut poste ministériel ...
PS: Francis Van de Woestyne signe également une remarquable analyse de la Méthode Javaux:
Ecolo et CDH, le petit Olivier :
Il semble évident qu’une négociation avec le MR, dirigé par Didier Reynders, sera délicate, voire vouée à l’échec. Pour le CDH en particulier. Et si le MR tombait entre les mains de Louis Michel ? Certains ont CDH se sont posé la question. Trop tôt pour y répondre.
Donc, à l’heure actuelle et même si le MR semble prêt à faire d’énormes concessions pour être dans la majorité bruxelloise, il semble que la préférence des écologistes et des humanistes soit de tenter de constituer une majorité de type Olivier avec le PS, à tous les niveaux de pouvoir.
Cela dit, ce choix met Ecolo face à un terrible dilemme. Car beaucoup d’électeurs ont, sans conteste, voté Ecolo dans l’espoir qu’il s’allie, in fine avec le MR et CDH et constitue ainsi une "Jamaïcaine’". Car une partie du progrès Ecolo, dans plusieurs endroits, résulte d’un vote anti-PS. Le MR et Ecolo ont été le réceptacle de suffrages anti-PS. Les électeurs Ecolo ne seront sans doute pas ravis de voir que les verts pourraient ramener le PS à la Région wallonne. Certains de ces électeurs en votant Ecolo, ont marqué leur réel désir de voir du changement en Région wallonne. Prendre les mêmes partenaires en ajoutant un peu de vert dans le programme gouvernemental et le Plan Marshall..., il risque d’y avoir des déçus chez les verts.
La difficulté, pour Ecolo, vient du fait que d’autres électeurs ont dû choisir Ecolo pour la raison inverse: sanctionner le PS tout en gardant l’espoir qu’Ecolo constitue quand même une majorité à gauche. C’est bien là une des ambiguïtés du vote Ecolo.Lire aussi:
Une forme de “cartel” Ecolo - cdH?- 8 juin 2009
Tant pour faire jouer un effet de levier que pour se prémunir contre toute mauvaise surprise, Ecolo et cdH ont maintenant intérêt à s’encorder l’un avec l’autre. Ne cherchez pas ailleurs la raison pour laquelle Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant ont annoncé une rencontre avec les humanistes ce mardi, pour donner le coup d’envoi des “consultations” préalables à la formation des gouvernements régionaux et communautaires.
Une grosse baffe pour Reynders 8 juin 2009
Je reviendrai demain sur les résultats des élections européennes et régionales en Belgique. Là, je reviens de RTL-TVi, où j’ai vécu une fort instructive (et bien sympathique) soirée électorale que je vous raconterai bien sûr.
A cette heure, contentons-nous d’en retenir l’essentiel: alors que toute l’Europe vire résolument ou consolide à droite, Bruxelles et la Wallonie restent globalement “à gauche“, avec un gros rééquilibrage de celle-ci au profit du pôle écologiste.