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lundi 3 janvier 2011

Qui de valable comme femme Premier Ministre.be ?

Quand on joue la provocation, que l'on vire au populisme et à la généralité puis encore à l'amalgame ... on peut aussi manquer de mémoire et de cohérence ...



Petit rappel : le Pakistan a eu une femme premier ministre il y a plusieurs décennies. En Belgique, on attend toujours.


@ Qui de valable comme femme Premier Ministre.be ?


@ Elio ? Ok >>>>> je sors ;-)


@ je crois que @ voulait plutôt mettre en avant la modernité d'un pays Muslim. Cfr son tweet précédent



@ Si Milquet était bilingue, elle ne serait pas pire que Leterme. On demande aux femmes d'être des surhommes.


@ "Milquet" ?!? C'est une nouvelle blague ou provoc ? Il était question de proposer une Première Ministre.be "valable"


LOLLLL RT @: @ @ Lancer des rumeurs comme quoi Milquet serait une femme, c'est pas gentil


@ Marianne Thyssen, même si elle est un peu flamingante.


@ @ @ En même temps, avec Joëlle et Laurette, on est loin d'Hilary Clinton ou Michèle Bachelet


@ mais avec les hommes on est aussi très très loin de B Clinton, de Tony Blair et bien d'autres :-) @ @


@ @ Milquet vaut bien Leburton, Tindemans, Leterme ou BDW. Si Milquet était un homme, elle aurait + de crédit.


@ @ Cette société soi-disant féministe mais macho-catho-discrimino-blanco-flamenco-chacha est trop critique envers les F


@: des critiques "exacerbées", c'est déjà pas mal... ;-) Mais trop long débat pour Twitter :-) cc @


@ Oui. Madame "non" perçue comme "hystérique" alors que M. non (BDW) est perçu comme un génie.


Mouarf! RT @ @ je te suspecte, en defendant Milquet, de vouloir compromettre irremediablement la cause feministe...


@ Arrête ton char, tu es démasqué Milquet's fan ;-)


@ Les 3 plus grandes qualités de pour être 1ère ministre ?


@ Calmez-vous, je ne milite pas pour Milquet premier ministre, mais pour plus de respect pour les femmes politiques. Nuance!


@ Vous militez pour l'abolition de la critique de la gauche surtout. De l'opposition aussi?


@ Oh non ! Je milite pour le droit de critiquer la N-VA sur ses connexions avec l'extrême droite, c'est différent.

nblanchart
@ @ milquet est de gauche ?


@ Oui, je crois que Milquet est fondamentalement de (centre-) gauche. Et @ de gauche catho-conservatrice :-)



@ Je suis aussi POUR plus de respect pour les femmes politiques: stop à la parité légiférée, véritable insulte aux femmes



@ oh suis d'accord avec toi. C'est de plus un déni de démocratie : on m'empêche de voter pour qui je veux en forçant la parité


@ Tu as présenté Milquet comme ayant les qualités requises pour devenir Première ministre : lesquelles ?


@ Je retourne la question : EDR, Leterme ou De Wever ont-ils de telles qualités ?


@ J'aimerais néanmoins une réponse.
EDR et BDW n'ont pas les qualités pour être PM - Leterme, les qualités pour un mauvais PM



Les journalistes flamands les plus sérieux pensaient que Leterme avaient toutes les qual. pour être PM. Donc je ne comprends pas la question. A-t-elle les qualités pour diriger son parti ? Je pense qu'elle a montré que oui. PM... je suis comme tt le monde, je juge à l'usage...

lundi 30 août 2010

Le cow-boy reste en selle.






Lire aussi:
Le préformateur Elio Di Rupo joue les rappels

Le préformateur a remis sa démission au Roi dimanche soir. Albert II l’a refusée. Et a chargé Di Rupo de plancher encore sur un compromis communautaire.

Laeken, we have a problem. Dimanche soir, 77 jours après le scrutin du 13 juin, confronté à une série de blocages dans l’exercice de sa mission, le préformateur Elio Di Rupo s’est rendu à Laeken auprès d’Albert II - à peine rentré de Suisse où il était allé rendre hommage à la mémoire de la reine Astrid - pour lui demander d’être déchargé de sa mission. Après trois heures de discussion au Château de Laeken, le Roi a refusé la démission du président du Parti socialiste et lui a demandé de poursuivre sa mission. Elio Di Rupo a accepté - allant même jusqu’à surprendre ses propres lieutenants qui étaient persuadés que leur président allait jeter l'éponge...
Selon le communiqué publié dimanche à l’issue de l’audience royale, le Roi a demandé au préformateur de poursuivre sa mission en particulier sur:
- Bruxelles-Hal-Vilvorde;
- Le refinancement de Bruxelles;
- Les modalités de préparation de la nouvelle loi de financement sur base des 12 principes convenus et sur les liens entre ces trois sujets afin de rétablir la confiance entre les négociateurs
-Le Roi a également demandé au préformateur de réunir les partenaires sociaux afin de parler avec eux des matières qui les concernent plus directement.
Le socialiste Di Rupo, qui n’a pas pu, après huit semaines de travail acharné, concilier les points de vue communautaires des trois partis francophones (PS, Ecolo, CDH) avec ceux de la N-VA et du CD&V avait demandé au Souverain à être déchargé de sa mission. Les socialistes flamands ainsi que Groen! ont, eux, rallié la position du préformateur . Quoi qu’il en soit, le "forcing" royal de ce dimanche soir évite - pour l’heure - au pays de sombrer dans une crise politique de grande ampleur. "Car c’est bien plus qu’une petite crisette politique qui menace, c’est dramatique, on ne voit pas comment on va pouvoir s’en sortir", avouait d'ailleurs un président de parti francophone dimanche soir. Et c’est tout sauf une surprise: la faillite de la préformation gouvernementale a été scellée par le dossier de la scission de l’arrondissement de BHV ainsi que celui du refinancement de la Région bruxelloise.
La (toute) grande majorité des responsables politiques - tant francophones que flamands - rendent aujourd’hui la N-VA responsable de l’échec de ce week-end. "Bart De Wever s’est caché pendant des semaines, enrage un négociateur francophone. Il s’est contenté de dire non à tout ce que nous proposions".
Elio Di Rupo doit s’exprimer, ce lundi matin, lors d’une conférence de presse, sur sa mission et les raisons qui l’ont poussé à rester en selle alors qu’il paraissait avoir tout tenté pour arracher un compromis ce week-end.
Allez, récit des heures cruciales qui ont amené à ce nouveau pic de tension communautaire.
Les négociateurs s’étaient retrouvés sur le coup des 18h, samedi, au cabinet de la CDH Joëlle Milquet. Ambiance morose, dès le départ. Les réunions bilatérales succèdent aux petits caucus. De fil en aiguille, les heures passent.
Vers 2h30 du matin, Elio Di Rupo met une dernière offre sur BHV et le refinancement de Bruxelles sur la table. La voici:
-Scission de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. "Une scission tellement vraiment propre et nette. C’était une chance à saisir", se désole un négociateur flamand
-Au niveau du refinancement de Bruxelles: 300 millions d’euros structurellement chaque année (bétonnés dans une loi spéciale) à partir de 2011. Et 50 millions d’euros supplémentaires (liés au remodelage de la loi de financement) en 2012, 100 millions en 2013, 150 millions en 2014, 200 millions d’euros en 2015. Cette année-là, donc, Bruxelles devrait recevoir 500 millions d’euros, selon cette proposition.
-15 milliards de transferts de compétences
- Adaptation de la Région bruxelloise lors du remodelage de la loi de financement (rationalisation, fusion des zones de police,...)
Bref, les chiffres s’entrechoquent dans la tête des négociateurs. Mais rapidement, Bart De Wever prend la parole: "Est-ce que je peux te voir trente secondes en tête-à-tête Elio?"
Les deux hommes quittent la réunion et se rendent dans la petite pièce attenante. Entre quatre yeux, le président de la N-VA propose un deal PS/N-VA au préformateur. "Proposons un "cluster", une solution globale sur la scission de BHV, le refinancement de Bruxelles et la loi de financement aux autres partis, explique De Wever à Di Rupo. Et ce serait une offre à prendre ou à laisser"... La discussion se prolonge, Di Rupo ne dit ni oui ni non, et les deux hommes rejoignent les autres négociateurs après 45 minutes de tête-à-tête. Le préformateur, qui sait à cet instant que la N-VA n’accepte pas sa dernière proposition, échange alors discrètement une série de petits mots avec sa chef de cabinet Anne Poutrain. Il sait (aussi) que le CD&V emboîtera le pas à la N-VA. Mais rapidement, il choisit de maintenir sa proposition sur la table.
- "Bon, résume Di Rupo, ma dernière proposition est connue. L’impasse est totale, apparemment. Bart, tu dois dire quelque chose"...
-"Cette proposition n’est pas suffisante et ne nous convient pas", place alors De Wever. Caroline Gennez (SP.A) et Wouter Van Besien (Groen!) ont alors indiqué qu’ils étaient d’accord avec la formule de Di Rupo. Et le président du CD&V Wouter Beke... a préféré se taire. "Il n’a pas dit un seul traître mot", raconte un participant.
-L’Ecolo Jean-Michel Javaux intervient pour enjoindre tout le monde à prendre ses responsabilités: "Il y a d’autres points que le communautaire: la rentrée est d’ici quelques jours et il y a des urgences socio-économiques", a-t-il rappelé en marquant son accord à la proposition Di Rupo. Et Joëlle Milquet a enchaîné en s’adressant à Bart De Wever: "Vous dites non à la proposition mais vous n’avez aucune alternative!"
-Le ton est légèrement monté, le préformateur a repris la parole. "Voilà, on a tout essayé, moi je vais chez le Roi ce dimanche soir."
- "Ce soir?!, s’est étonné De Wever. Je pensais que tu y allais lundi"...
-Di Rupo: "Pourquoi encore attendre? ça ne sert à rien".
-Laurette Onkelinx: "Elio, mais si quelqu’un veut encore réflechir et te contacter pendant la journée, laisse leur le temps". Ainsi s’acheva cette réunion cruciale, vers 3h45. Mais aucun signal ne viendra du CD&V ou de la N-VA durant toute la journée du dimanche. Que les négociateurs passent en famille ou à regarder le dessin animé Shrek4. Ou à commenter le travail du préformateur. Au CDH, on dit: "Elio a été calme, diplomate, persévérant". Chez Ecolo: "Il a vraiment été au-dessus de la mêlée, dans son costume de préformateur". A la N-VA: "Elio Di Rupo n’a pas compris que s’il voulait une chance de devenir Premier ministre, il devait à un moment donné trahir sa Communauté. Verhofstadt l’a fait avec enthousiasme et Leterme a mis deux ans à le faire". Et au CD&V: "Elio Di Rupo ne concède pas grand-chose parce que, finalement, il ne veut pas se mettre les francophones à dos". Bref, même dans le débriefing de la réunion, on n’est pas d’accord.
Mais le cow-boy Di Rupo reste en selle.

mardi 3 novembre 2009

Van Rompuy à la présidence de l'UE ?

Le consensus "médiatique" ou médiatisé autour du nom d'Herman Van Rompuy en fera-t-il le premier Président de l'Union européenne ? La fonction, créée par le traité de Lisbonne, suscitait bien des convoitises ...

Et si c'était vrai, qui pour lui succéder comme Premier ?



Leterme à L'Invité sur RTL-TVI du 01/11/09

Twitter Side:
MBux En fait, c'est l'AFP qui fait monter la pression sur le bon Herman....

AlainGerlache Retour de Leterme (blanchi) comme Premier Ministre belge si Herman Van Rompuy devient président de l'UE?

MBux @PhilBruAFP Pieter De Crem?

PhilBruAFP
@MBux De Clerck?


PhilBruAFP @MBux C'est ce qu'on cherche, non? Un bon notaire... Le "patron" pour l'UE, le disciple pour le 16?

MBux @PhilBruAFP Vanackere au 16, c'est le retour du panache....

PhilBruAFP @MBux Steven Vanackere, plutôt: Vice-premier CD&V, ancien chef de cab HVR, quasi inconnu côté franco (donc pas trop de casseroles)...

MBux Mais mais mais mais: Herman a l'Europe, ca veut dire le retour du narcoleptique au 16 rue de la Loi...?

kattebel @jacobchr: Herman Van Rompuy and he's currently the one that is keeping the country together so if you don't mind we wld like to keep him.

jacobchr @kattebel Who is the PM of Belgium? Can't remember the name (no, really!)



Lire aussi:

Herman Van Rompuy, un président du Conseil européen par défaut ?

Herman Van Rompuy. Retenez bien ce nom car le Premier ministre du Royaume de Belgique pourrait devenir le premier président permanent du Conseil européen, un nouveau poste prévu par le traité de Lisbonne. Le chef de gouvernement belge réussirait l'exploit d'obtenir l'aval unanime des 27 sur son nom. Selon l'AFP, qui rapporte les commentaires d'un diplomate européen, "personne ne s'oppose à lui et beaucoup lui demandent d'accepter".


Herman Van Rompuy sera-t-il président du Conseil européen ?

Info ou intox, la rumeur circule allègrement dans toute la presse belge qui réagit comme si l’affaire était dans le sac : le Premier ministre Herman Van Rompuy serait très sollicité par les 27 pour accepter la charge de président du Conseil européen alors qu’il n’est pas candidat à ce poste. Rumeurs et politique-fiction mais, finalement, pourquoi pas ?

Sarkozy président de l'Europe en 2012
Souvenez-vous du drôle de reproche que Nicolas Sarkozy faisait aux journalistes il y a deux semaines en inaugurant une usine, en pleine affaire Jean Sarkozy: «les commentateurs commentent». He bien ça m'a fait réfléchir! Et j'ai décidé, pour une fois de ne pas commenter mais de faire un peu de politique fiction.

Partons de cette information imaginaire: Nicolas Sarkozy ne se représentera pas en 2012. Le roi du contre-pied politique a décidé de se présenter à la Présidence de l'Union Européenne. Vous savez que celui qui va inaugurer le poste, et qui sera désigné dans les prochains jours (on parle d'un ancien Premier ministre belge), sera élu pour 2 ans et demi. Donc le poste sera libre dans deux ans et demi. Et dans deux ans et demi, tiens donc !... c'est la fin du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et ce dernier est de plus en plus persuadé que Dominique Strauss Kahn sera candidat.


EU presidency dominates 20th anniversary of fall of Berlin Wall

Tony Blair’s dream of becoming Europe’s first president is set to be decided amid celebrations of the 20th anniversary of the fall of the Berlin Wall.

Every EU leader will be in the German capital on Monday to commemorate one of Europe’s defining moments but the next phase of the European project is likely to be foremost in their minds.

It will be the first chance for Fredrik Reinfeldt, the Swedish Prime Minister, who is in charge of drawing up a shortlist for the job of president of the European Council, to canvass opinion since the Czechs became the final country to sign the Treaty of Lisbon.

samedi 4 juillet 2009

Jadranka Kosor

Très brève: La conservatrice Jadranka Kosor devient la première femme Premier ministre en Croatie.


Updated
Lire aussi:
Les femmes au pouvoir dans le monde
Voici la liste des femmes actuellement au pouvoir dans le monde.
Chefs de gouvernement :
– ALLEMAGNE : Angela Merkel, élue chancelière en novembre 2005, a été la première femme à accéder à cette fonction dans l’histoire du pays.
– ISLANDE : Johanna Sigurdardottir, sociale-démocrate, est devenue le 1er février 2009 la première femme Premier ministre d’Islande.
– BANGLADESH : Cheikh Hasina Wajed, investie le 7 janvier 2009 Premier ministre, avait déjà occupé ces fonctions de 1996 à 2001.
– HAITI : Michèle Pierre-Louis, devenue Premier ministre le 17 juillet 2008. Elle est la seconde femme à exercer cette fonction en Haïti, après Claudette Werleigh (1995-1996). Une femme avait exercé la présidence haïtienne, Ertha Pascal-Trouillot (1990-1991).
– MOLDAVIE : Zinaida Greceanii depuis le 31 mars 2008.
– MOZAMBIQUE : Luisa Diogo depuis février 2004.
– UKRAINE : Ioulia Timochenko, Premier ministre de janvier à septembre 2005, puis de nouveau désignée le 18 décembre 2007.
Chefs d’Etat élues :
– LITUANIE : Dalia Grybauskaite, commissaire européenne, élue le 18 mai 2009.
– ARGENTINE : Cristina Kirchner, élue en octobre 2007. L’avait précédé à la tête de l’Etat, Isabel Peron (1974-1976), alors première femme à accéder à la magistrature suprême en Argentine et en Amérique latine.
– INDE : Pratibha Patil, élue en juillet 2007, première femme à accéder à cette fonction dans le pays.
– CHILI : Michelle Bachelet, élue en janvier 2006.
– LIBERIA : Ellen Johnson Sirleaf est devenue la première femme élue à la tête d’un pays africain en novembre 2005.
– PHILIPPINES : La vice-présidente Gloria Arroyo est nommée en janvier 2001 chef de l’Etat pour remplacer Joseph Estrada, destitué pour corruption. Elle est ensuite élue en 2004.
– FINLANDE : Première femme à accéder à la magistrature suprême en 2000, Tarja Halonen est réélue en janvier 2006.
– IRLANDE : Mary McAleese, élue en 1997, a succédé à Mary Robinson, première femme à ce poste dans ce pays. Elle a été réélue en octobre 2004.

jeudi 15 janvier 2009

Premier ?

Extrait du Vif:

CD&V, qui pilote les opérations, alors que « son » Premier ministre s'est empêtré. Pourquoi les partis francophones sont-ils restés aussi passifs ?

Je ne cache pas que cela m'embarrasse très fort. Je trouve inacceptable que mon parti, le premier du pays, faisant partie de la première famille politique à la Chambre, ait été laissé dans l'ignorance durant plusieurs jours. C'est malsain et anormal. Si la tradition institutionnelle avait été respectée, le poste de Premier ministre serait revenu à un libéral francophone. Or, à aucun moment, ce scénario n'a été sérieusement envisagé. Il ne faudrait pas que cela se reproduise.

Par la faute de qui ? Vous critiquez l'entourage du roi ?

Non. Je ne sais pas qui a imposé ce choix. Seuls les états d'âme du CD&V ont compté. Un parti qui avait déjà eu sa chance à plusieurs reprises et qui, sans la N-VA, n'est plus le n° 1.

Les francophones ont-ils été les otages d'une crise flamande ?

Sans doute.

Et les libéraux, trop divisés, n'ont pu saisir leur chance ?

Vous ne m'entendrez pas dire ça. Didier Reynders est un homme d'Etat. Dès lors que d'autres francophones avaient une exclusive contre lui, il n'a pas voulu déstabiliser davantage le pays en ajoutant des exigences supplémentaires.

Reynders aurait-il été plus à l'aise s'il n'y avait l'épouvantail des commissions d'enquête Fortis ?

Rien à voir ! On lui fait un mauvais procès.

Guy Verhofstadt craint par d'éminents membres de l'Open VLD, son propre parti. Didier Reynders refusé par le PS (et le CDH). Et vous, on vous a testé ?

Non, je n'ai pas été sollicité. J'en aurais eu le potentiel, je crois. Comme Reynders.








Lire aussi:
"Politique" Links - 14 jan 2009

mardi 13 janvier 2009

La mission d’explorateur royal

Il y a peu, Matin Première accueillait Wilfried Martens pour une interview interessante ...

revient sur plus de détails encore avec l'ex-Premier, extraits:

Wilfried Martens revient avec La Libre sur sa mission d’explorateur royal.
"Le CD&V m’a demandé si je voulais aller au "16", j’ai répondu que ce n’était pas mon rôle", dit-il. CD&V, PS et CDH n’ont pas voulu de Didier Reynders comme Premier ministre.


Jean-Luc Dehaene n'était pas "acceptable" comme Premier ?

Ça ne collait pas avec les objectifs des cinq partis. Dehaene voulait un cabinet de crise jusqu’aux élections européennes. Jean-Luc était en porte-à-faux avec la très grande majorité du CD&V. Moi, j’étais très en faveur qu’il soit Premier ministre.

Herman Van Rompuy était-il un second choix ?

Ah non !, pas du tout ! Car il bénéficiait d’une crédibilité énorme - y compris chez les francophones.

Mais pourquoi était-il réticent à accepter le poste de Premier ministre ?

Il l’a déjà expliqué : ce n’est pas dans son caractère et ça ne correspond pas à son tempérament

Quel a été l'élément qui a finalement décidé Van Rompuy à accepter ?

Pendant ces 48 heures, Herman a changé de position. Car il devenait clair que Jean-Luc ne voulait pas aller au-delà de juin 2009 et que moi-même je n’étais pas candidat. Il ne restait plus alors qu’Herman Van Rompuy. Et je pense qu’ensuite, l’intervention du Roi a été déterminante

Est-ce qu'Yves Leterme peut revenir au "16" rue de la Loi ?

Le drame d’Yves Leterme est qu’il a prouvé durant la crise financière qu’il avait la capacité d’être un bon Premier ministre. Il faut maintenant attendre les résultats de la Commission d’enquête. Moi, j’ai la conviction que Jo Vandeurzen et lui seront blanchis. Après, il va de nouveau jouer un rôle important en politique.

Mais doit-il redevenir Premier ministre dès qu'il aura été blanchi ?

Non, pas question. Herman Van Rompuy est en place jusqu’en 2011.

Finalement, la démission collective du gouvernement, n'était-ce pas un peu exagéré ?

La Commission d’enquête devra aussi s’intéresser à la manière dont la Justice a travaillé. Le rôle que le président de la Cour de cassation a joué ainsi que d’autres magistrats devront aussi être examinés par la Commission d’enquête. Pensez-vous que dans ces conditions-là, après tout ce qui a été révélé, après une telle lettre et un tel rapport, le ministre de la Justice, le Premier ministre pouvaient rester ? Non, ce n’était pas possible. Et le gouvernement devait démissionner. Même si on n’est pas coupable, même si on n’a pas fait d’erreur - et selon moi il n’a pas fait d’erreur - on est politiquement responsable de la gestion de son cabinet. C’est une sanction politique.

lundi 29 décembre 2008

A la poursuite d’un Premier

WANTED: 1er Ministre (h/f) !
Reynders, who else ?

Depuis le split du CD&V avec la N-VA, les libéraux sont la première force politique du pays.
Ce poste revient démocratiquement à la personne proposée par l'entièreté de la famille libérale réunie. Le véto socialiste n'est que pure manoeuvre électoraliste; sont-ils d'ailleurs capables d'autre chose ?
D'emblée, le nom de Reynders a été rejeté par le Parti socialiste. Non pas pour une question d'homme, selon les explications du Boulevard de L'Empereur, mais parce que le PS d'Elio Di Rupo souhaitait «quelqu'un d'irréprochable». L'homme fort du MR ayant participé au sauvetage controversé de Fortis, il ne pouvait, aux yeux des socialistes, endosser le costume de Premier.
J'ignore la(es) vraie(s) raison(s) du véto des libéraux à la nomination de Jean-Luc Dehaene, il faut néanmoins se souvenir qu'il faisait partie de ces fameux bourgmestres qui refusaient la tenue d'élections démocratiques dans BHV non-splité à la sauce flamingante.

De son côté, Herman Van Rompuy ne se dit pas intéressé par la charge, même si on lui a forcé la main - ce n'est pas un leader créatif, à ma perception. Ne parlons même pas de Marianne Thyssen, cette sectaire jeunette (en politique nationale) ...
L'extrêmiste de frère du formateur affirmait à une autre époque:

"En mettant le couteau sur la gorge de Leterme, les francophones ne réalisent pas à quel point ils mettent le couteau sur la gorge de la Belgique"
Et quand c'est Leterme qui se coupe lui-même la gorge, il faut en conclure quoi ?

Conclusion générale: si on désire continuer avec cette entité belge et accessoirement régler ce problème BHV, il serait plus qu'urgent de mettre sur pied cette fameuse circonscription nationale pour identifier clairement nos futurs primo-ministrables désignés par l'électeur et non ces jeux particratiques.


Lire aussi:
Premier Ministre, un choix cornélien
La Belgique a besoin d’un nouveau capitaine, sans tarder, c’est une évidence pour tout le monde.
Le choix qu’il s’agit de poser ne peut être pour autant pris sans une réflexion approfondie.


Ciel, Dehaene revient ! 06/07/2007
Jean-Luc Dehaene a accepté une mission de médiation et de négociation du Roi. Il prend comme modèles les héros de... "Mission impossible"... Contrairement à Reynders, il sera très, très discret et ne reverra la presse que mardi.

Belgique use les premiers Ministres. Un nouveau. Mais jusqu’à quand ?
Le chrétien-démocrate flamand Herman Van Rompuy a été chargé dimanche de former un gouvernement belge, dix jours après la démission d’Yves Leterme, mais sa nomination difficile a mis en lumière les tensions entre les partis. Herman Van Rompuy va avoir devant lui la double tâche de répondre à une sévère crise économique et de faire face au conflit toujours vif entre Flamands et francophones de Belgique sur l’avenir d’un pays en crise quasi-ininterrompue depuis dix-huit mois.

Herman Van Rompuy, la Belgique et les Francophones
Le roi des Belges Albert II a chargé dimanche 29 décembre 2008 le chrétien-démocrate flamand (CD&V) Herman Van Rompuy, actuel président de la chambre des députés, de former un nouveau gouvernement après la démission d'Yves Leterme il y a dix jours. M. Rompuy n'a pas encore formellement le titre de Premier ministre mais la formation de son gouvernement ne devrait pas poser de gros problème. Les cinq partis de la coalition sortante se sont mis d'accord dès vendredi pour reconduire le même gouvernement, en changeant seulement le Premier ministre et le ministre de la Justice, Jo Vandeurzen, tous deux accusé de pressions sur la justice pour qu'elle valide son plan de sauvetage de la banque Fortis (lire: La Belgique dans le chaos politique depuis 18 mois).
Herman Van Rompuy est en faveur de l'application du "principe d'homogénéité du territoire" et il lui semble évident de scinder l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). "C'est logique. La Belgique a une frontière linguistique. On a scindé le Brabant dans cette logique, par exemple. On scinde donc partout à cause de la frontière linguistique … il faut excécuter l'accord gouvernemental flamand" (Lien:
La DH: "BHV: normal de ne pas pouvoir voter pour des francophones"). Autrement dit la remise en cause de droits électoraux et judiciaires spécifiques accordés aux francophones vivant dans la périphérie de Bruxelles et l'enclavement définitif de la Région de Bruxelles, 90% francophone, dans un Etat-fédéré Flamand (lire: La Flandre décide d'isoler et d'enclaver Bruxelles).

Nous ferez-vous un gouvernement pour Noel ? (épisode 7)

mardi 11 mars 2008

La force des gens

Voyage au pays des notes

"La force des gens": Tout un titre ... pour cette "Note Leterme", mais personne ne sait si ce sera aussi le

"Projet de déclaration gouvernementale"

Première information : Yves Leterme sera directement nommé Premier ministre le jeudi 20 mars. Le tout premier paragraphe de son projet de déclaration gouvernementale précise en effet : "le gouvernement, assermenté par le Roi ce midi, entend assumer la pleine responsabilité afin de gouverner le pays".

Toujours question de note, on joue au Jeu de chaises musicales à Huy et au futur gouvernement Leterme I, car Joëlle Milquet montera quand même

La présidente du cdH Joëlle Milquet montera très certainement dans le gouvernement Leterme I et elle restera aussi présidente des Humanistes jusqu'aux élections régionales de l'an prochain. Outre vice-Première ministre, Joëlle Milquet souhaiterait devenir ministre de la Justice. Elle prendra la place dévolue au cdH actuellement occupée par le ministre de l'Emploi Josly Piette, écrit mardi le quotidien De Tijd.

et à Huy, les deux échevins PS qui s'étaient ralliés lors du dernier conseil à l'avis de l'opposition sur l'opportunité de retirer le retrait au conseil d'état ont été invités à changer de place. Alors qu'ils se trouvaient jusque là à droite de la bourgmestre et du secrétaire communal, ils sont désormais placés à leur gauche en lieu et place du MR.
Ce déménagement implique qu'ils sont les premiers à voter.Au PS, on explique que ce jeu de chaises musicales a été effectué à la demande du MR, le partenaire du parti socialiste, "qui en avait assez de voter en premier lieu et d'être pris au piège par les votes imprévisibles des dissidents".
Le MR confirme cette analyse alors que dans les rangs de l'opposition Ensemble, on pointe du doigt "une volonté de mettre la pression sur les deux échevins qui avaient fait dissidence". Reste qu'en l'absence de point polémique, à l'exception de la communication concernant la commission d'enquête communale chargée de faire la lumière sur l'affaire des tracts qui n'a d'ailleurs pas fait l'objet d'un vote, le PS hutois a parlé d'une seule voix.

Lire aussi:

Voyage au pays des notes
Neuf mois se sont écoulés depuis le scrutin du 10 juin dernier et, en observateur averti de la crise politique, la jungle des rapports, notes et autres "non-paper" n'a probablement plus de secret pour vous. Quoique.

LES TROIS PRIORITÉS de la note socio-économique remise par Didier Reynders : emploi, développement économique et pouvoir d'achat. Un texte un peu trop bleu pour le CD&V, le PS et le CDH ?
Projet de déclaration de Leterme Ier
Par Michel Konen
La méthode, évidemment, peut paraître bizarre : voilà un gouvernement qui prépare sa déclaration gouvernementale avant même d'avoir négocié son projet de gouvernement. On supposera donc que ladite déclaration servira de programme. Voilà une vraie innovation !
Autre sujet d'étonnement : à la lecture de ces 22 pages, on se demande bien pourquoi l'orange bleue a sombré dans les abysses politiques ? Le projet de déclaration gouvernementale tel qu'il apparaît s'inspire directement des acquis de la négociation qui a capoté en décembre 2007.
La semaine s’annonce intense
Les présidents du CD&V, du MR, du PS, de l'Open VLD et du CDH réunis autour d'Yves Leterme depuis 14 heures, se sont quittés lundi vers 21 heures 30. Ils ont parcouru un tiers de la note et ont planifié de se revoir mardi en fin de journée.
Selon plusieurs participants, l’ambiance était bonne et chacun semble vouloir aboutir à un accord. Les présidents ont parcouru environ un tiers de la note qui sert de base aux discussions pour l’élaboration d’un programme pour le gouvernement définitif qui doit succéder au gouvernement intérimaire actuel le 20 mars prochain. Ce tiers représente environ la moitié du volet socio-économique de la note.
Le bricolage provisoire de Leterme Ier
Au secours ! Les années 1970 et 1980 sont de retour. En Belgique, la période se caractérisait alors par une instabilité gouvernementale chronique. De fortes pressions budgétaires et institutionnelles empêchaient toute vision ambitieuse. Notre pays vivait une mutation douloureuse vers un État fédéral.
Un processus permanent, avertissait-on déjà au Nord. En effet…
Politique : dix jours pour conclure !
Les présidents des cinq partis de la majorité rencontrent en ce moment le futur premier ministre Yves Leterme. Ils doivent se mettre d'accord sur le programme du prochain gouvernement. Pour rappel, ce gouvernement devrait être mis en place dans une dizaine de jours. Les discussions vont notamment se baser sur une note socio-économique du vice-Premier ministre MR, Didier Reynders…..
Dans le dos des négociateurs, le budget qu'ils viennent de boucler pour 2008. Pour une bonne part, les politiques décidées lors du conclave vont trouver un prolongement dans cet accord de gouvernement. C'est déjà un point fixe.
Deuxième pilier, les accords de la défunte Orange-Bleue, des accords ou quasi accords partiels qui avaient réuni quatre des 5 partis de cette coalition, qualifiée de lilas .Le PS va donc devoir imprimer sa marque.
La réforme fiscale selon Reynders : 3,3 milliards
Didier Reynders dépose un projet de réforme fiscale à 3,3 milliards d’euros. Payable, ça ? A gauche, on doute… Le dossier fiscal risque bien d’être un obstacle difficile à surmonter au cours des négociations préparatoires à l’accouchement du gouvernement Leterme 1er.
Négocier pour 3, 15 ou 37 mois ?
Les présidents de parti se retrouvent ce lundi après midi auprès d’Yves Leterme pour négocier un programme de gouvernement. Le document, dont la partie socio-économique a été rédigée par Didier Reynders pèse actuellement 22 pages mais devrait être encore largement amendé et complété. Le président du MR indiquait clairement ce matin sur Bel RTL qu’il entendait faire passer dans cette négociation l’essentiel des accords de l’orange bleue ainsi que quelques touches typiquement libérales (l’emploi du terme « réforme fiscale » dans une négociation gouvernementale équivaut à souligner au marqueur bleue les mesures dont le MR revendique la paternité). Bien entendu le PS va s’employer dans les prochains jours à faire la démonstration symétrique, en soulignant de rouge les plans cancer, fonds mazout et autres mesures « sociales ». C’est la logique de l’exercice. Contrairement aux apparences il n’y a rien de contradictoire à combiner des touches bleues et rouges dans un tableau gouvernemental : Guy Verhofstadt fait cela depuis 1999.
Des journées un peu folles, surtout en fin de semaine : les rendez-vous, sms et téléphones, déclarations de presse se suivent et ne se ressemblent pas. Tout cela pour aboutir finalement à maintenir l’attelage à 5 partis, sans autre forme de programme.
Ceci n’était pas un gouvernement !
A quinze jours de la relance du compteur de la crise, bilan détaillé des promesses non-tenues d’un gouvernement en affaires trop courantes

dimanche 9 mars 2008

Le co-chef des chochottes ?

Interview de Javaux à la Libre ce samedi : "Leterme Premier ministre? Pas certain"

Audio - Jean-Michel Javaux



Extraits et commentaires sur cette interview de celui qu'avait qualifié Milquet de chochotte.

Jean-Michel Javaux, le coprésident d'Ecolo, n'exclut pas que les verts entrent un jour dans un gouvernement définitif qui durerait encore 3 ans.

Avez-vous crû un seul instant qu'Ecolo ferait partie du gouvernement définitif ?

Je dois avouer que je ne l'ai jamais exclu totalement depuis le 10 juin.
Je n'exclus toujours pas d'entrer dans le gouvernement cette année. On aurait très bien pu faire comme le SP.A et dire par téléphone : "Non merci, on ne vient pas." Mais on s'est déplacé.

Les trois partis francophones de la majorité (MR, PS et CDH) ont demandé qu'Ecolo rejoigne le gouvernement.
Chacun était persuadé que l'autre dirait non à Ecolo. Ils ont d'abord cru que les Flamands diraient non. Le MR a dit oui. PS et CDH se sont ensuite substitués à l'acteur qui devait prendre ses responsabilités : Yves Leterme. Lui a été très correct et nous a dit que ce ne serait pas décent ni respectueux pour Ecolo, un parti qui a gagné les élections, de devoir faire en cinq jours un travail de négociation qu'ils ont fait pendant neuf mois.
Joëlle Milquet a un problème. Leterme et Reynders ont indiqué qu'on pourrait peut-être entrer en négociation après le 20 mars...

Je pense que si, à un moment donné, nous avons la possibilité d'entrer dans un gouvernement pour trois ans avec un accord qu'on ne doit pas retoucher tous les trois mois, qu'on peut avoir des moyens budgétaires, l'amorce d'un grand ministère du Climat et de l'Environnement...
Mais il y a un ministère du Climat !
Non ! On vient encore de scinder les compétences : on a la Mobilité d'un côté, l'Environnement de l'autre. Il est évident qu'on n'aura pas de grand ministère du Climat. Et je le dis sans être dans la surenchère Javaux / Magnette : les verts sont vraiment prêts à aider Paul Magnette...
Donc, on peut faire de l'écologie sans Ecolo?
Je n'y crois pas : on peut parler d'écologie, on peut amorcer les choses mais les premiers barrages arriveront vite. Paul Magnette s'informe énormément, il a lu mon livre, il est de bonne volonté et je pense qu'il va dans le bon sens sur la réforme écologique. Nous sommes disposés à l'aider s'il reste mais nous sommes aussi disposés à prendre en main un grand ministère de l'Environnement au moment des choix budgétaires. L'état des lieux environnemental est beaucoup plus grave que ce que le Giec a annoncé. La réponse devra venir encore plus rapidement que ce que l'on pensait. Il y a urgence et ce n'est pas uniquement un message de campagne électorale. On ne peut pas faire campagne sur les thèmes écologiques, dire qu'il y a une urgence et puis dire non, on reste dans l'opposition. Donc, Ecolo est dans une position qui n'est pas facile : on ne va pas tirer à vue depuis l'opposition, flinguer. Mais si on veut nous faire entrer au gouvernement pour autre chose que mouiller Ecolo, on répondra à l'invitation.


Le "flirt" politique entre Jean-Michel Javaux et Didier Reynders, est-il sincère ou tactique ?

Honnêtement, il n'y a pas de "flirt". Je veux mettre les choses au point : ça devient une caricature d'utiliser Javaux et Reynders pour bipolariser le paysage politique. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi Joëlle Milquet tombe dans ce piège.

C'est devenu une stratégie de parler de Reynders/Javaux. Au départ, il y a eu un rapprochement PS et CDH et la réponse a été de dire : "Regardez Javaux est en majorité avec le MR à Amay et Durant l'est à Schaerbeek." C'est formidable...

Le PS s'allie avec le MR : à Molenbeek, par exemple, chez notre ami théoricien de la gauche, Philippe Moureaux. A Mons, à Huy,... Je ne veux pas qu'on instrumentalise Ecolo. Le PS a déjà essayé, on s'est affranchi de cette tutelle. Ce n'est sûrement pas pour tomber dans l'orbite du MR.
Sur le fond, y a-t-il des convergences de vue avec le MR, par exemple, au niveau de la gestion des affaires publiques ?
Oui.

Avec le MR, on partage un souci de rationalisation des outils socio-économiques : il y a un énorme travail à faire à ce niveau en Wallonie. Ceux qui ont porté le plus cela, ce sont les libéraux.
Il y a une amitié qui vous lie à Didier Reynders. Auriez-vous plaidé pour qu'il devienne Premier ministre francophone ?
Il y a deux dimensions à cette question. Primo : je n'ai pas honte de mes amitiés. Elles sont diverses.


Didier Reynders n'a pas exploité son image individuelle parce qu'il a fait la part des choses. Ces derniers mois, l'image qu'en ont donnée certaines émissions est injuste. On a opposé celui qui ne s'occupait pas de sa famille et ceux qui s'occupaient de leur famille. Je sais très bien à quel point il aime ses petits enfants et à quel point il aime passer des moments en famille. Mais il a décidé de ne pas la mettre dans la sphère publique, ce qui est un choix. On lui a parfois fait des mauvais procès. C'est quelqu'un d'intelligent et de drôle quand il n'utilise pas son humour aux dépens des autres.

Avec Joëlle Milquet ?
Ce matin (vendredi, NdlR), nous avons eu des échanges très francs : elle dit qu'elle ne comprend pas qu'Ecolo s'acharne contre elle. Ce n'est pas pour cela que c'est la guerre. Mais nous ne sommes pas dupes de la stratégie de communication du CDH qui essaye de faire passer Ecolo pour des "chochottes". Il y a des limites, à un moment donné, pour qu'il y ait de la confiance entre les partis.


Revenons au poste de Premier ministre : Ecolo aurait-il appuyé Didier Reynders ?

Oui. Mais il faut lire l'analyse du patronat flamand : eux ne demandent pas mieux que d'avoir Didier Reynders comme Premier, cela leur permettrait de faire un meilleur lobbying. Arithmétiquement, Didier Reynders pourrait être Premier ministre.
En a-t-il les capacités ?
Assurément.

Mais la question ne se pose pas de savoir si ce sera Reynders ou Leterme : c'est Leterme...
Ce n'est pas encore fait. A l'heure où nous parlons, je n'ai pas la certitude qu'ils réussiront à faire un accord de gouvernement d'ici au 20 mars.

vendredi 7 mars 2008

Le SPF Finances est-il fiable ?

Des contacts que je puisse avoir au sein de cette administration, il en ressort que la particratie mène la guerrilla à outrance à la bonne gouvernance et donc au bon fonctionnement de cette administration.

On se souviendra de la tentative de déstabilisation orchestrée vers la fin de la campagne électorale, quand le supputé futur premier ministre francophone Elio I avait reçu très médiatiquement des organisations syndicales issues du sérail, venues se plaindre du Ministre en place; Elio I, médiateur impartial, évidemment.

Ceci se déroulait dans le long feu de l' affaire de l'administrateur général des impôts PS , Jean-Marc Delporte ("l'affaire des 800 millions € disparus dans la nature" ), qui perdait toutefois la compétence sur l'enrôlement... mais que l'on retrouvera dans la foulée à la Loterie nationale par un tout de passe-passe.

Que dire aussi de Marco Van Hees et de son ouvrage certes intéressant, mais qui ne recèle pas la moindre information autre, que celle de faire état d'une fiscalité libérale et non communiste, comme il le désirerait. "Tout ça, pour ça"

Dans la foulée, il y a ce déluge de crétineries débitées dans la presse, les blog, ... sur les intérêts notionnels: parfois de très bonne foi, parfois manipulés par des organes politiques retords.
J'ai traité moult fois et en désespoir de cause le sujet; ce monde est réellement désespérant.

Ces derniers jours, à peine approuvé, le budget 2008 de l’État sera difficile à tenir et est déjà malmené. Les prévisions de recettes et de trésorerie sont mauvaises. Le contrôle de juillet s’annonce délicat pour le gouvernement.

Le Ministre du Budget n'est-il pas monsieur Leterme, pourtant interpellé à ce sujet à la Chambre, c'est le ministre des Finances, Didier Reynders qui a indiqué incidemment, qu’il n’était pas responsable des estimations ayant servi à confectionner le budget.
Ces estimations, a dit le ministre, ont été établies par le service d’études du SPF Finances, auteur du rapport alarmiste sur les rentrées du mois de janvier…

Allez comprendre !

Lire plus:

Le coût des notionnels serait de 2 milliards
Une analyse du service d'études du SPF-Finances, qu'un vent favorable a acheminé à la rédaction de « L'Echo », conclut à un coût brut de 2 milliards d'euros pour le dispositif des intérêts notionnels. Divers éléments, dont le maintien de l'activité des centres de coordination en Belgique, ramènent le coût net à 763 millions, calcule l'administration. Initialement, la mesure devait être budgétairement neutre, pour un coût brut de 560 millions.L'étude ne voit pas trace, à l'heure actuelle, d'un effet des notionnels sur une hausse des investissements ou de la base taxable.
Une analyse du service d'études du SPF-Finances, qu'un vent favorable a acheminé à la rédaction de « L'Echo », conclut à un coût brut de 2 milliards d'euros pour le dispositif des intérêts notionnels. Divers éléments, dont le maintien de l'activité des centres de coordination en Belgique, ramènent le coût net à 763 millions, calcule l'administration. Initialement, la mesure devait être budgétairement neutre, pour un coût brut de 560 millions. L'étude ne voit pas trace, à l'heure actuelle, d'un effet des notionnels sur une hausse des investissements ou de la base taxable.
Par ailleurs, le SPF-Finances a recensé les recettes fiscales du premier mois de l'année.
Très inquiétant : une baisse de 9,3 % alors que le budget table sur une croissance annuelle de 6,25 % ! Cela crée un déficit de trésorerie de 723 millions.

La Belgique, pôle de croissance central pour la Deutsche Bank
La Deutsche Bank connaît une croissance spectaculaire dans notre pays, comme un peu partout en Europe.Mais la croissance interne, a priori moins chère que la recherche de la taille à tout prix, garde la priorité pour le groupe bancaire allemand. C'est en substance ce qu'a indiqué Rainer Neske, responsable du département banque de détail de la Deutsche Bank

indice pivot devrait être dépassé en avril
L’indice pivot pour les allocations sociales et les salaires dans le secteur public, qui a déjà été dépassé en décembre 2007, devrait à nouveau être franchi en avril 2008, soit un mois plus tôt que prévu, selon les prévisions mensuelles d’inflation du Bureau du plan rendues publiques vendredi.

La CBFA ouvre une enquête sur une fuite à l'intérieur de la BNB
La CBFA déterminer qui au sein de la Banque nationale a organisé une fuite révélant que l'institution financière a bénéficié du mécanisme des intérêts notionnels. Le ministre des Finances avait suggéré mercredi que le gouverneur de la Banque nationale, Guy Quaden, soit entendu au plus vite en Commission de la Chambre.

Après un cru 2006 hors norme, la CNP atterrit en douceur
Le holding amiral du groupe Frère, a dégagé à l'issue de 2007 un résultat courant consolidé restreint.

lundi 3 mars 2008

Joëlle Milquet à Matin Première

Updated
Benoit Patris lui propose au menu: Quel gouvernement à partir du 23 mars prochain; et pour combien de temps ? Avec quelle réforme de l'Etat ?
AUDIO• Invite Matin Premiere du 3/3/2008 : Joelle Milquet - 3 mar 2008
et plein de bonnes questions et de remarques d'auditeurs ici.

Mon menu est plutôt:

Madame,
il y a un an, soit avant les élections, « Journal Chrétien » reprenait vos propos :
« entre un Premier ministre de sa famille politique [comprendre dans le contexte, Yves Leterme et non Josly Piette] et un Premier ministre francophone, Mme Milquet penche pour un « Premier ministre francophone, quel qu’il soit, mais elle précise qu’ « arithmétiquement » , « il n’y a qu’une possibilité », à savoir Elio Di Rupo. »
Pourtant, plus récemment, D. Reynders déclarait qu’il y avait un veto francophone à son égard à ce poste.
Aujourd'hui, par rapport à la question de premier-ministrable, quelle est l'affirmation qui vous agrée le mieux ?

  • A- L’arithmétique c’est comme la géométrie: variable
  • B- Mes déclarations, c’est comme mon scotchage au PS: invariable.

  • C- L’arithmétique, c'est savoir si une personne extérieure à la maison vient y faire le ménage.
  • D- Mon monospace est vraiment confortable et spacieux, mais c’est « un peu juste » pour entrer à Val Duchesse, mais très nice et Patrick pour effectuer des interviews ; Elio est mon champion toutes catégories.
  • E- Autre,
    tel que (par ex.) « Je me souviens soudainement de mon inscription (sans files) pour cet été, à un colloque intitulé « Mathématiques démocratiques et élections libres font-ils toujours bon ménage ? » organisé par Madame Lizin, dans le prolongement de son incommensurable expérience internationale de démocrate O.S.C.E. de terrains difficiles: Moldavie, Rwanda, Kosovo, Arménie, Huy, RDC, ...

    Pourtant Melchior Wathelet avait mis en garde: "Je trouve qu'Anne-Marie Lizin est particulièrement mal placée pour aller donner des leçons de démocratie à l'étranger", alors qu'elle s'était déclarée le mois passé garante de la démocratie à Erevan; la tension y est montée et l’état d’urgence a été décrété en Arménie ces derniers jours ; cherchez l’erreur.

Sources : http://journalchretien.net/spip.php?article8013
http://grand-barnum.blogspot.com/2008/03/jolle-milquet-matin-premire.html
http://www.typepad.com/t/trackback/1047051/26638170
http://www.actu24.be/MBO_Article/105723.aspx
http://tvbelgiek.rtl.be/site.php?module=video_list&movie=ep059
http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=399216
http://www.lecho.be/article/_Il_faudra_chercher_un_autre_parti_flamand__(Reynders).6361531
http://www.rtbf.be/info/belgique/ARTICLE_163898
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Madame,
En juin 2007, Jean-Mi était une "chochotte"; et Elio ?

Sources:
« Milquet est mal à l'aise », selon Ecolo : http://www.lesoir.be/dossiers/elections_2007/actu/milquet-est-mal-a-l-aise-2007-06-28-537279.shtml
Milquet à côté de ses pompes
: http://www.lesoir.be/dossiers/elections_2007/actu/milquet-est-mal-a-l-aise-2007-06-28-537279.shtml

Plus sur l'Homme Politique:

Patrice Grosfilley nous livre ses analyses: Joëlle Milquet future ministre et présidente ?

Pendant l’été, pendant l’automne et même au début de l’hiver Joëlle Milquet n’en démordait pas. Le poste de vice –première ministre ne l’intéressait pas, répétait-elle à ceux qui lui posaient la question.
Ces dernières semaines la présidente du CDH a infléchit son discours. Le démenti est moins catégorique. Dans 3 semaines Josly Piette, ministre CDH de l’équipe Leterme pourrait donc bien céder sa place à celle que certains de ses lieutenants appellent « la cheftaine ».

Maintenant, attention à la soupe, elle est salée "avec morceaux de champions dedans"
Au CDH il existe en réalité trois scénarios.

  1. C’est la nomination de Melchior Wathelet au poste de ministre. Simple et logique, mais certains estiment au CDH que « ce ne serait pas rendre service à Melchior qui doit encore s’aguerrir ».
  2. Milquet devient vice-première. Benoit Lutgen prend sa place à la présidence du parti et Melchior Wathelet prend sa place au gouvernement wallon.
  3. Joëlle cumule le gouvernement fédéral avec la présidence. « Kinou » Wathelet hérite alors d’un secrétariat d’état (dans le cas contraire, les noms de Maxime Prevost et Anne Delvaux sont régulièrement cités). Car le CDH est face à une difficulté interne : il sera délicat d’installer un nouveau président dans une période instable à quelques mois d’élections régionales sensibles.
Updated

L'édito de Luc Delfosse au Journal Le Soir : "Alerte ! nos leaders sont pathétiques".

Politique - Milquet: "Elargir la majorité sera une décision des cinq partis"

C'est l'ensemble des présidents des cinq partis de l'actuelle majorité qui devra décider à un moment d'ouvrir ou non la majorité, mais cet élargissement éventuel "ne se jouera pas" lundi à l'Hôtel des Finances où Didier Reynders doit rencontrer dans l'après-midi les dirigeants du sp.a, de Groen! et d'Ecolo, a précisé Joëlle Milquet lundi matin à la RTBF.

Joëlle Milquet a balayé l'éventualité d'une remise en cause de l'accession d'Yves Leterme au poste de Premier ministre à la fin du mois. Pour elle, un accord très clair a été pris en décembre pour faire sortir le pays d'une crise sérieuse et la présidente du cdH a précisé avoir toujours respecté ses accords quels qu'ils soient.

La présidente du cdH, pour qui le cartel CD&V/NV-A existe toujours bel et bien, estime néanmoins que si certains ne veulent pas aller plus loin dans un gouvernement définitif, il vaut mieux le dire clairement maintenant.

Quoi qu'il en soit, il y a selon elle nécessité et intérêt à élargir la majorité du gouvernement définitif, mais ce n'est pas l'initiative de Didier Reynders qui sera déterminante. Si pour Joëlle Milquet, son homologue du MR a le droit de rencontrer qui il veut, elle insiste sur le fait que ce n'est pas lui le futur Premier Ministre et que, par ailleurs, ce sera aux présidents des partis de la majorité actuelle de décider d'élargir ou non.