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samedi 23 mai 2009

Le soleil se lève

Le soleil qui se lève sur le Grand Soir a fait fondre le scotch qui cartélisait les partenaires de la majorité wallonne (et fédérale). C'est indubitablement le tournant de la campagne qui arrive au petit matin d'un long week-end ensoleillé, suite au dérapage dirupesque lors d'un débat sur RTL, entre Catherine Fonck et Elio Di Rupo qui joue plus que sa tête, si l'avenir pointe aussi cette responsabilité individuelle du Camarade-Président (de l'IEH) dans la catastrophe électorale qui s'annonce pour le PS.


"Le contrat du cdH avec le PS se termine le 7 juin"

Lutgen est pressenti pour remplacer Milquet après les élections. Son avis compte, donc au cdH.
Il dit son "dégoût" face aux amalgames d'Elio Di Rupo et affirme que le contrat entre les humanistes et les socialistes se terminera le 7 juin.
Il affiche aussi sa préférence pour une coalition rassemblant cdH, Ecolo et MR.


Suite à la démission de Didier Donfut Benoît Lutgen indique que
"le cdH est submergé par un sentiment d'écoeurement" et un "profond dégoût"
Il condamne aussi les "propos et les méthodes extrêmes" d'Elio Di Rupo, qui a comparé le statut de Didier Donfut et celui de Catherine Fonck, ministre cdH.

Comment avez-vous vécu l'affaire Donfut ?

C’était totalement imprévisible dans la mesure où Didier Donfut n’a jamais dit
a vérité. D’ailleurs, il persiste - ce qui veut bien dire qu’on peut décréter toutes les règles éthiques que l’on veut : à partir du moment où quelqu’un ment
Aujourd’hui, le CDH est submergé par un sentiment d’écœurement. La colère peut-être aussi, mais surtout l’écœurement. Et un profond dégoût.


Lire aussi:
"L’écœurement et le dégoût"
Benoît Lutgen, ministre wallon de l’Environnement, expédie une volée de bois orange au président du Parti socialiste, Elio Di Rupo. Et vante les mérites d’une coalition associant CDH, Ecolo et MR - une "Namuroise".

Où Di Rupo et Fonck ne se serrent pas la main
C’est le baton de dynamite qui a pulvérisé les relations entre le PS et le CDH. Dans un débat électoral diffusé jeudi soir, sur Bel-RTL, entre Di Rupo (PS), Fonck (CDH), Miller (MR) et Disabato (Ecolo), le président du PS a titillé la ministre (sortante) de la Santé au sujet de la SPRL médicale qu’elle cogère.
"Je ne connais pas votre situation mais cela mériterait au moins une enquête indépendante, a lancé Di Rupo en toute fin de débat. Car ce cabinet médical a profité de votre prestige de ministre." Fonck s’étrangle : "Mais c’est scandaleux, c’est de la délation." Di Rupo : "Répondez, madame. Etes-vous encore propriétaire de ce cabinet médical, oui ou non ?"
Fonck : "C’est indicible, c’est honteux, j’espère que l’électeur ne votera pas pour un parti touché par les affaires !" Ambiance. Le maître de cérémonie, Fabrice Grosfilley, rapporte sur son blog politique que les deux lutteurs hennuyers ont refusé de se serrer la main en se quittant. Tu m’étonnes...

vendredi 22 mai 2009

Dérapage dirupesque

Extrait de "Fonck versus Di Rupo : la haine", par Fabrice Grosfilley:

Je voudrai mentionner un moment particulièrement fort : une altercation vive entre Elio Di Rupo et Catherine Fonck. En fin de débat la ministre CDH veut reprocher au président du PS un tract local la visant. Elle évoque de la diffamation. Elio Di Rupo va répondre sèchement et indiquer qu’il ne connait pas la situation personnelle de la ministre.
En jeu : la participation de la ministre à un cabinet médical où oeuvre également son époux.

“Si vous avez des parts, ce cabinet a pu profiter de votre notoriété”
lâche en substance Elio Di Rupo, renvoyant ainsi au CDH les accusations de mal-gouvernance et de cumuls divers. De l’autre coté de la table Catherine Fonck s’énerve et suffoque.



Outre le crapuleux des propos, à fortiori dans le contexte donfutien - qui n'aurait rien à se reprocher (alors que cette histoire cumule la panoplie complète des irrégularités éthiques qui puissent exister) - n'est-ce pas le camarade Elio qui met sempiternellement en avant son "élégance" politique?




Lire aussi:
Limbourg: Lettre ouverte à Elio Di Rupo
L'opposition cdH, Ecolo, MR de Limbourg, rejointe depuis février dernier par Natacha Beckers, dissidente socialiste, a adressé une lettre ouverte au président du PS afin que ce dernier intervienne personnellement "pour débloquer la situation et obliger les élus socialistes de Limbourg à prendre leurs responsabilités".

Exclure Donfut ? 17 088 euros
Se priver de Donfut sur la liste, c'était voir s'envoler 17 088 euros de subsides... Alors le PS a-t-il feint de vouloir l'évincer ? "Non", assure aujourd'hui le parti.
Money time. Cinq jours après que le Parti socialiste eut affirmé avoir tout entrepris pour rayer Didier Donfut de la liste PS Mons-Borinage pour les élections du 7 juin, il apparaît que le désistement de l’ex-ministre wallon de l’Action sociale aurait eu une répercussion négative de 17 088 euros en terme de comptabilisation des dépenses électorales.
Petite leçon d’arithmétique électorale : avec les règles en vigueur en matière de dépenses (N + 1), le Parti socialiste, dans l’arrondissement Mons-Borinage, avait droit à 4 x 14 588 euros. Soit 58 352 pour les quatre premiers candidats de la liste (Di Rupo, Kapompolé, Donfut, Senecaut). Mais si Didier Donfut quittait le navire rouge, pas question de conserver telle quelle l’enveloppe attribuée au candidat n°3. La commission des dépenses électorales veille strictement au respect des règles en la matière.