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mardi 28 octobre 2008

Le coup de jarnac à la sauce flamingante

Après "Le coup de jarnac, à la hollandaise", le coup de jarnac à la sauce flamingante (?), nous explique Olivier Salomé.
Ou encore un autre coup de p*** : Le parquet de Bruxelles a lancé une enquête préliminaire pour des malversations qu'auraient commis certains anciens dirigeants de Fortis. Une plainte a été déposée au pénal, ce qui ne devrait finalement pas avoir pour conséquence de geler les actions de Deminor et des petits actionnaires. (NB: opération prévue je pense pour jeudi 30/10)

Nouvelles opérations sujettes à controverses, par ce gouvernement "plus fort" en opérations boursières ( "rendement élevé avec la garantie d'un remboursement de l'investissement en cas de sortie à l'initiative de KBC" ), qu'en gestion de l'Etat. Et c'est à ce niveau que le bât blesse ...
"La KBC émettra à l'intention de l'Etat belge pour 3,5 milliards d'euros de titres

NB: 2,25 milliards pour renforcer la solvabilité de la banque, 1,25 milliard pour son activité d'assurance


non transférables, sans droit de vote, et sans dilution pour l'actionnariat existant. Aucun coupon ne sera distribué si aucun dividende n'est mis en paiement pour les actions ordinaires. Et puisque la KBC a décidé de ne pas verser de dividende pour l'exercice 2008 aucun coupon ne sera payé pour 2008. En échange, l’Etat pourra nommer deux représentants au sein du conseil d'administration lors de la prochaine Assemblée Générale annuelle des actionnaires.Il s’agit de conditions extrêmement favorables pour le bancassureur flamand et ses actionnaires flamands, en particulier le holding financier (MRRB) du Boerenbond"

NB: L'année dernière, le Boerenbond avait perçu quelque 140 millions d'euros au titre de ce dividende.



"Il est également étonnant que l'Etat Fédéral belge, donc également les wallons et bruxellois, sert de banque de secours à une banque purement flamande alors même que la Région Flamande a récemment refusé de verser sa contribution financière de 500 millions d’Euro au budget fédéral (Lire: La Libre Belgique: Kris Peeters tempère l'image d'une Flandre riche). On ne peut à la fois s’acheminer vers la souveraineté et réclamer une recapitalisation d’une entité, la Belgique, que l’on nie. Les politiques flamands doivent être logiques avec eux-mêmes et assumer à eux-seuls l’opération de renflouement de la KBC puisqu'ils revendiquent la régionalisation de ce qui reste comme compétences fédérales au nom de la bonne gouvernance ("goed bestuur")."

Les titres de créances ont été émis au prix de 29,50 euros par titre, alors qu'il clôturait à 26,700 le vendredi. Les titres pourront être remboursées soit en cash, soit en actions ordinaires.




Lire aussi:
Droit des actionnaires: et si la colère était bonne conseillère
Christoph Blocher est un homme têtu. A sa place, en décembre 2007, n'importe quel conseiller fédéral aurait reculé face à la fronde des représentants des grandes entreprises et d'une majorité des partis bourgeois contre son projet de réforme du droit de la société anonyme.
Fort de son expérience d'entrepreneur méticuleux, conscient des dérives de pouvoir difficiles à combattre dans de grandes structures multinationales opaques, il s'est accroché à ce qui semblait une hérésie dans le milieu économique suisse prônant l'autorégulation: réduire le pouvoir du conseil d'administration pour le donner aux actionnaires.

100 € par ménage pour sauver les Banques
L'augmentation de la charge de la dette publique est en effet passée à 450 millions d'euros. Les 4 interventions de l'Etat fédéral ou des Régions (Fortis, KBC, Ethias et Dexia) pour sauver les banques auront des répercussions sur les ménages. On le savait, mais les chiffres dévoilés par le Bureau fédéral du Plan, ...

Un plan de sauvetage à 20 milliards d'euros
Et de quatre! Toutes les grandes banques belges ont désormais été recapitalisées par les pouvoirs publics, portant à 19,9 milliards d'euros l'intervention de l'Etat belge pour maintenir le secteur à flot, garantissant ainsi l'épargne.
Alors que l'Etat néerlandais s'est occupé d'ING (10 milliards d'euros), l'Etat belge a successivement injecté des fonds dans Fortis (11,9 milliards plus 3 milliards de prêt pour assurer la liquidité de l'établissement), Dexia (1 milliard, les Régions complétant l'investisement de 1 milliard supplémentaire), Ethias (500 millions) et maintenant KBC (3,5 milliards).

Le gouvernement Leterme a également mis en place un système de garnantie pour permettre aux banques de se financer auprès de l'Etat si elles devaient se trouver en manque de liquidités. Le ministre des Finances, Didier Reynders, a par ailleurs indiqué ce matin que 300 millions d'euros supplémentaires seraient affectés au Fonds de Participation afin de permettre aux entreprises de trouver plus facilement du crédit. "Nous allons voir comment rendre le crédit plus fluide. Nous avons déjà décidé d'affecter un montant supplémentaire de 300 millions d'euros au Fonds de participation en vendant des obligations avec un avantage fiscal. C'est une mesure qui favorisera l'accès des PME au crédit et il y en aura d'autres", a assuré le ministre.

Les ministres au chevet de la KBC
Un « kern » et un conseil des ministres doivent entériner l’accord conclu durant le week-end. Celui-ci prévoit un appui financier de l’Etat belge à hauteur de 3,5 milliards d’euros. L'édito : "Les banques sont responsables de leur discrédit"

Vae victis: malheur aux vaincus: Fortis, Islande, et autres?