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jeudi 21 octobre 2010

Foreclosure Gate

Qu’est-ce que le Foreclosure Gate ?


Pour résumer très rapidement ce Foreclosure Gate – scandale des saisies – de très nombreuses procédures de saisies immobilières aux Etats-Unis viennent de s’avérer complètement illégales. Cela peut sembler peu de chose au départ. Un épiphénomène qui ne concerne pas le reste de l’économie américaine, et encore moins le reste du monde. Mais vous vous rappelez la dernière fois qu’on a entendu parler d’un petit problème prétendument « local » sur le marché immobilier américain ? Oui, les fameux subprime…

Le Foreclosure Gate = 700 milliards de dollars de pertes supplémentaires possibles + 750 milliards de dollars de dommages et intérêts + 60 milliards de dollars d’arriérés de taxe
Que se passe-t-il cette fois ? Eh bien une sombre histoire d’hypothèques, de titrisation et de saisies indues. Pour saisir un bien, et entamer la fameuse foreclosure, il faut une créance et une hypothèque ...


Lire aussi:
La plus belle bourde de Warren Buffett
Une confession étonnante de Warren Buffett. Interrogé par CNBC sur son plus mauvais investissement, sa réponse fut : Berkshire Hathaway !

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’univers du milliardaire américain, il faut savoir que Berkshire Hathaway est aujourd’hui sa société d’investissement. Elle possède des participations dans American Express, Coca-Cola, Johnson & Johnson ou encore Kraft Foods.


Foreclosure Gate : le nouveau scandale financier qui peut détruire l’économie mondiale

Les crédits subprime avaient été accordés à tort et à travers. Entre 2004 et 2007, la folie s’est emparée du marché immobilier américain. Vous avez de ressources plus que limitées ? Vous êtes obligé d’accumuler trois petits boulots pour boucler vos fins de mois ? Qu’importe, on vous fait miroiter une jolie maison préfabriquée qui deviendra votre home sweet home. En deux temps trois mouvements, vous voilà propriétaire du rêve de votre vie. Des millions de prêts hypothécaires sont accordés… et les banques ne sont vraiment pas regardantes.

Puis vient la crise. Les saisies se sont multipliées. Et les équipes des établissements prêteurs étant débordées, certaines procédures de saisies ont même été entamées à tort. Les gens se sont défendus comme des beaux diables, ont pris des avocats. C’est ce que vous feriez, à leur place.

Et les avocats ont soulevé un lièvre, un énorme, colossal, lièvre à 700 milliards de dollars.

Que s’est-il passé ? De la titrisation –il faut dire qu’elle est de tous les mauvais coups. Les prêteurs voulaient pouvoir faire de jolis petits paquets avec les créances pour former des MBS (Mortgage Backed Securities), vous vous souvenez ? Il s’agissait, bien sûr de répartir les risques … Les banquiers se sont fait beaucoup d’argent avec ces produits financiers vendus pour « sûrs » puisqu’ils reposaient sur du concret, des biens immobiliers bien réels.

Pour faciliter cette titrisation, la finance a eu recours à un artifice… qui serait illégal.

L’enregistrement d’hypothèque coûte cher en procédures. Surtout si vous multipliez les transferts de votre hypothèque en l’incluant dans des produits titrisés.

Donc, les grandes banques et les deux principaux organismes de prêts hypothécaires, les inénarrables Freddie Mac et Fannie Mae, ont décidé de créer (en 1997) un organisme leur permettant de s’éviter de longues et coûteuses procédures d’enregistrement.
MERS, un système informatisé permettant l’enregistrement des achats et des ventes d’hypothèques – et de sérieuses économies de frais d’enregistrement était né.

2008, les subprime sonnent le glas de la folie immobilière. Le nombre de procédure de saisies explose littéralement. Les foreclosure sont signées à tour de bras… tant et si bien que le Wall Street Journal révèle que des employés de GMAC Home Mortgage et de la banque JPMorgan ont admis dans leur témoignage avoir chacun signé 10 000 documents par mois. Tout cela sans véritable contrôle et surtout sans aucun respect des règles fixées pour les saisies hypothécaires.

Scandale numéro 1 : les saisies illégales
L’affaire devient alors vraiment nauséabonde… et complexe.

1. Les procédures enregistrées par le système MERS ont été jugées illégales, ou du moins non recevables devant un tribunal, et incomplètes. Des millions de prêts peuvent donc être invalidés.

2. Avec l’informatisation des actes de ventes/achats, de nombreux documents ont été perdus. Les banques ne s’avèrent plus capables de prouver qu’elles détiennent bien une hypothèque. Les imbroglios se multiplient : certains propriétaires se sont retrouvés face aux envoyés de deux banques différentes venus saisir le même bien, chaque banque prétendant, preuves à l’appui, détenir l’hypothèque.

3. Pour remédier aux problèmes de pertes de documents, de nombreuses banques, assistées par des avocats à la morale plus que douteuse, ont produits de toute pièce de faux documents d’hypothèque.

4. Et pour couronner le tout, MERS s’est estimé compétent pour décider lui-même des saisies. Or, il n’est qu’un organisme intermédiaire entre les banques qui détenaient réellement l’hypothèque.

Rien que pour septembre, 350 000 biens ont été saisis aux Etats-Unis. Des milliers d’Américains pourraient dans les jours qui viennent se regrouper pour attaquer les banques responsables de ce scandale. Motif : escroquerie (fraud).

Conclusion, c’est la grande panique aux Etats-Unis. Les saisies effectuées sont-elles légales ? Les nouveaux propriétaires – ceux qui ont achetés un bien saisi – sont-ils légitimes ou le bien appartient-ils aux anciens propriétaires saisis ? Vous imaginez l’imbroglio… et les poursuites judiciaires qui se préparent.

Le gouvernement américain vient de décider de suspendre toutes les saisies en cours pour essayer d’y voir plus clair.

Si les propriétaires gagnent, les banques pourraient être lourdement condamnées. On parle déjà de 750 milliards de dollars. Eh oui, l’escroquerie, c’est du pénal et les sanctions sont lourdes. Ce qui risque de mettre certaines banques au bord de la faillite. Le gouvernement américain et surtout les contribuables accepteront-ils encore une fois de payer pour sauver les banques des conséquences de leur avidité et de leur malhonnêteté ?

Car ce n’est pas tout.

Scandale numéro 2 : la fraude aux taxes
En créant le MERS, les banques ont mis en place un système leur permettant de ne pas s’acquitter des taxes dues – en général aux Etats, ou aux municipalités – à chaque enregistrement de prêts ou à chaque modification.

Ainsi, le MERS devrait entre 60 à 120 milliards de dollars rien qu’à l’Etat de Californie pour rembourser les taxes d’enregistrement non perçues. Qui va payer ?

Scandale numéro 3 : la fraude aux MBS
Si les banques ont créé le MERS, avec son système très léger d’enregistrement des prêts hypothécaires, c’est surtout pour dissimuler ce qui se cache réellement derrière les attractifs MBS. Pour dissimuler que de trop nombreux prêts avaient été attribués à des familles qui auraient du mal à rembourser : bref, que les MBS reposaient sur des crédits même pas subprime mais tout simplement poubelle. C’est ce que le langage marketing de la finance appelait la « répartition du risque ».

Le scandale actuel résulterait donc en grande partie de la volonté des banques de cacher aux yeux des autres banques leurs vilains petits secrets et leurs crédits douteux…

D’après certaines premières estimations, près de 30% des MBS pourraient être frauduleux.

Et là, même une intervention du gouvernement ne pourra rien faire.

Quelles conséquences pour nous ?
Si les banques sont jugées coupables et doivent rembourser ou verser des intérêts soit aux propriétaires floués, soit aux Etats qui n’ont pas reçu les taxes d’enregistrement, soit aux banques qui ont acheté des MBS frauduleux, soit aux assureurs qui ont assurés ces MBS, elles risquent la faillite.

Une vague de faillite en série mettrait à mal l’économie, comme l’avaient fait les subprime.

D’un autre côté, le Foreclosure Gate pourrait être l’élément déclencheur persuadant la Fed de lancer son quantitative easing 2. Les marchés ont déjà peut-être anticipé ce nouvel afflux de liquidités. Le Dow Jones n’a perdu que -0,29% vendredi dernier. L’argent va rester gratuit pour très très longtemps et les marchés s’en frottent les mains, prouvant une fois de plus leur désintérêt pour l’économie réelle.

A la clôture de vendredi soir, Bank of America cédait 5,82% et l’indice KBW des bancaires américaines reculait de 2,63%.


lundi 9 novembre 2009

Une crise sociaaale

A l'heure de liens plus étroits entre le PS et le Parti communiste chinois, certains utopistes sectaires et menteurs assènent encore des "crise libéraaale" à tour de bras aux aculturés, alors qu'il est clair que les fondements même de la crise économique que nous surmontons après celle des banques prend sa source dans une politique suicidaire de crédit au logement qui a pris sa source aux USA.
Que sont les qqes milliards prêtés (et non donnés) aux banques "belges", aux regard des 18,9 mds $ perdus encore par l'organisme de refinancement hypothécaire américain Fannie Mae au troisième trimestre et qui l'a poussé (comme ses statuts l'autorisent) à réclamer au Trésor américain une nouvelle aide publique de 15 milliards de dollars.
Que dire également de son "petit copain" Freddie Mac, qui perd encore 6,3 milliards de dollars au troisième trimestre, mais qui cette fois ne demande pas (encore) d’aide supplémentaire au gouvernement, ...

L'Histoire est un éternel recommencement ...

Twitter Side:
Phineas_Barnum @guybirenbaum L'Histoire est faite pour ceux qui comprennent le monde dans lequel ils vivent et anticipent celui de demain.

guybirenbaum @Phineas_Barnum Super ! Quelle forte pensée ! Pas trop la migraine ?

Phineas_Barnum @guybirenbaum Lorsque le sage montre la lune ... l'imbécile regarde le doigt.

guybirenbaum @Phineas_Barnum ... Et le neuneu se le fourre dans l'oeil...

recriweb 9 novembre 2009 : le mur de la barbarie capitaliste (exploitation, misère, violence et gâchis humain planétaires) est toujours debout



Georges Marchais pour le PC français considère le 9 novembre 89, que c'est une "journée historique" et partage la joie du peuple de RDA, c'est un bon en avant dans la voie du renouveau socialiste.

Lire aussi:
Die vergessenen Millionen des Medellin-Kartells

L'ennemi, c'est le MR !
Extrait édifiant de RALQ avec Michel Daerden

L'effondrement du crédit à la consommation américain se poursuit

Le crédit à la consommation aux Etats-Unis a continué de s'effondrer en septembre, marquant un cycle de baisse record de huit mois consécutifs, selon les chiffres corrigés des variations saisonnières publiés vendredi par la banque centrale américaine (Fed).
(afp) - Le crédit à la consommation a reculé en septembre de 7,2% en rythme annuel par rapport à août, où il avait chuté de 4,8% (chiffre révisé en baisse de 1,0 point), indique la Fed dans un communiqué. En valeur, cela représente une baisse de 14,8 milliards de dollars, alors que les analystes estimaient le recul à 10,0 milliards. Le crédit à la consommation n'avait jamais baissé aussi longtemps depuis 1943, date de la première publication de cette statistique.

#malgrélespromessesducamaradeeliolebaindesangsocialestlà
Francis Wégimont, CGSP, était l'invité de Matin Première, extraitsLes économies, en ce qui nous concerne, nous n'en voulons pas… ça c'est clair… et donc sur ce plan-là nous seront pas ensemble. Mais nous espérons bien qu'on laissera une large place à la négociation, pour trouver des solutions, parce que nous ne prenons pas nécessairement les mêmes. Nous nous partons du principe qu'on a déjà trop peu de moyens dans les services publics et que si on doit jouer sur quelque chose, c'est surtout sur les recettes, qui sont indispensables.


La Société Générale a remboursé l’État français
La Société Générale a remboursé mercredi l’apport de 3,4 milliards d’euros que lui avait consenti l’État français, en rachetant l’ensemble des titres de la banque française détenus par la Société de prise de participation de l’État (SPPE), selon un avis publié samedi par l’AMF. Ce rachat « a été principalement financé par le produit de l’augmentation de capital réalisée par la Société Générale », précise l’Autorité des marchés financiers (AMF). La banque avait annoncé le 29 octobre avoir bouclé avec succès son augmentation de capital de 4,8 milliards d’euros, une opération souscrite bien au-dessus du montant offert puisque la demande des investisseurs a atteint 8,3 milliards, soit 1,72 fois le montant effectivement alloué.

Fannie Mae perd encore 18,9 milliards de dollars
L'organisme de refinancement hypothécaire américain Fannie Mae a annoncé avoir subi au troisième trimestre une nouvelle très lourde perte nette, de 18,9 milliards de dollars.
Cette situation l'a poussée à réclamer au Trésor une aide publique de 15 milliards de dollars. L'organisme de refinancement hypothécaire américain Fannie Mae a annoncé jeudi avoir subi au troisième trimestre une nouvelle très lourde perte nette, de 18,9 milliards de dollars. Cette situation l'a poussée à réclamer au Trésor une aide publique de 15 milliards de dollars.

La perte sur ce trimestre a été réduite de 35% par rapport au même trimestre de l'exercice précédent, mais s'est aggravée par rapport au deuxième trimestre, où elle était de 14,8 milliards de dollars, a indiqué le groupe dans un communiqué. Depuis le début de l'année, les pertes du groupe sous tutelle de l'Etat atteignent 56,8 milliards de dollars.

Le groupe a attribué ce nouveau trou dans ses finances à "22,0 milliards de dollars de dépenses, reflétant l'accumulation continue à la fois des réserves de pertes et des dépréciations dues à l'ajustement comptable au prix le plus juste".

Ces dépréciations sont attribuées au "nombre croissant de prêts qui ont été acquis auprès de détenteurs de titres adossés à des créances hypothécaires afin de poursuivre le programme de modification des termes de l'emprunt" pour les propriétaires en difficulté, a expliqué Fannie Mae.

L'organisme est en effet sollicité par les pouvoirs publics pour reprendre des titres adossés à des prêts immobiliers dont la valeur s'est effondrée, et soutenir de cette manière le marché immobilier.
"Par conséquent, (mercredi), le directeur de l'Agence fédérale de finance immobilière (l'administration de tutelle de l'entreprise, ndlr) a soumis une requête en vue d'obtenir 15,0 milliards de dollars auprès du Trésor au nom de la société", a ajouté Fannie Mae.

Losses May Reach $3.6 Trillion
Brève:
U.S. financial losses from the credit crisis may reach $3.6 trillion, suggesting the banking system is “effectively insolvent,” said New York University Professor Nouriel Roubini, who predicted last year’s economic crisis.

lundi 24 novembre 2008

La planète (habitée) des wallons

Alors que le Parlement Wallon vient de refuser un audit interne à propos de l'évaluation possible du Forem qui bouffe près d'1 milliard d'€ de budget ...

La Wallonie se trouve certainement sur une autre planète, car elle vient de décider de lancer le « prêt tremplin » à partir du 1er janvier 2009.
C'est une série de mesures qui faciliteront l’accès des citoyens à la propriété, alors qu'on est encore en train de comptabiliser les morts sur l'entière planète Terre, suite aux mêmes types de mesures aux USA - très connu, sous le terme de "Subprime".
En effet, par idéologie politique afin de doper cet indicateur (taux des propriétaires qui occupent/possèdent leur logement), l'administration Clinton avait fortement suggéré de booster l'accès au logement par des crédits plus faciles aux candidats acquéreurs; les opérateurs (Fannie Mae et Freddie Mac, voir ci-dessous) étaient mis à contribution et se sont exécutés de bonne grâce, vu que le risque était complètement garanti par l'Etat. Le résultat, on le constate à l'échelon mondial; un nouvel effet papillon wallon en vue ?

A nouveau la Région wallonne se trompe de cible et d'objectifs et cela semble être une véritable profession de foi, un véritable Modus Vivendi.

Lire aussi:
Fannie, Freddie suspendent les expulsions de mauvais payeurs
Les organismes américains de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac ont annoncé jeudi la suspension jusqu'au 9 janvier des expulsions de propriétaires incapables de rembourser leurs prêts immobiliers, et ce à compter de la fête de Thanksgiving, le 27 novembre. Ce sursis devrait bénéficier à plus de 10.000 emprunteurs chez Fannie Mae et 6.000 chez Freddie Mac, ont indiqué les deux groupes dans des communiqués. Le délai doit permettre à Fannie Mae et Freddie Mac, qui sont depuis le mois de septembre sous la tutelle de l'Etat fédéral, de mettre en place leur programme de renégociation des prêts des emprunteurs en difficulté. Ce plan, espèrent-ils, devrait être fonctionnel le 15 décembre. Il avait été présenté la semaine dernière par l'Agence fédérale pour le financement du logement (FHFA), qui exerce la tutelle sur les deux groupes. Son objectif est de permettre aux emprunteurs occupant leur logement au titre de résidence principale et "ayant manqué trois paiements" au moins de bénéficier rapidement d'une révision des conditions de leur emprunt.

Quand le virus du subprime contamine le monde
La crise immobilière aux Etats-Unis fait de plus en plus de dégâts. Non seulement aux Etats-Unis, où entre 1 et 2 millions de ménages seront obligés de vendre leur logement pour éponger leur dette, mais aussi chez nous. Hier, la Bourse de Bruxelles a encore plongé de 2,74 %. La valeur des grands groupes belges cotés a diminué en quelques mois d’une quarantaine de milliards d’euros. Et le moral des Belges commence à plonger.

Le prix Nobel d’Economie Joseph Stiglitz juge que "la crise des subprime n’est pas terminée" aux Etats-Unis et en Europe, et que cette crise est liée à la flambée des prix pétroliers et alimentaires, dans un entretien au journal français Libération samedi. "La crise des subprime", les prêts hypothécaires à risque américains, "n’est pas terminée", affirme M. Stiglitz, expliquant qu’avec la chute du marché immobilier aux Etats-Unis, de plus en plus d’Américains se retrouvent incapables de rembourser leurs prêts hypothécaires, liés à la valeur de leur logement. L’ex-économiste en chef de la Banque mondiale, qui fut également conseiller économique de l’ex-président américain Bill Clinton, ajoute que du côté de l’emploi "il y a moins d’heures de travail sur le marché", un "signe clair que l’économie est malade". Il prévoit aussi qu’en "2008, le déficit américain atteindra "500 milliards de dollars", et que les Etats-Unis n’ont donc "plus les moyens de stimuler l’économie". L’Europe va continuer à pâtir de la crise née aux Etats-Unis car "de nombreuses banques européennes ont acheté ces produits dérivés des subprime et en subissent le contrecoup", et parce que la faiblesse du dollar vis-à-vis de l’euro favorise les exportations américaines aux dépens des européennes. Pour M. Stiglitz, la flambée pétrolière, les émeutes de la faim, la crise financière et les menaces de récession sont "liées". "La crise pétrolière est liée à la situation de la guerre en Irak. Celle des subprime, une conséquence de la guerre et de la hausse du baril. La crise alimentaire, via l’essor des biocarburants, résulte de la crise pétrolière", argumente-t-il. (07/06/2008, L’Echo)