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mardi 4 janvier 2011

Le taux de chômage le plus élevé du pays

Gros fail à nouveau de notre bonne vieille presse "si professionnelle du sud du pays , que cela lui permet de distinguer toujours le vrai du faux" ....
Amalgames populistes en série , pas d'interview contradictoires, "bonne" parole donnée à une pléthore de mandataires borains (mais pourquoi donc ?) , tellement unanimes pour défendre leur région ... qui n'était nullement attaquée ....
Cela situe l'ampleur du vrai problème et prouve que le mal est bien ancré ... et bien profond !






"le taux de chômage dans le Borinage est l'un des plus élevés du pays, ce qui en fait "le combat politique numéro un" de la région" ?


Déclarations de l'échevin Open VLD de La Panne sur les "parasites" wallons. On attend avec impatience réaction d'@


@ Puisqu'on demande mon avis. Déclarations maladroites de Van Damme, mais aussi réactions hypersensibles (mais compréhensible)1/2
@ Van Damme s'oppose contre des gens qui utilisent la législation pour en profiter. Il y quelques francophones qui le font
@ mais des Néerlandophones qui le font aussi.Maladroit de viser un groupe. Mais il parle basé sur son expérience quotidienne(3/3)
@ D'ailleurs:le lien entre Wallons et parasites n'a jamais été fait par VanDamme.Calmons.Ca arrive a tout l monde d'etre maladroit


oui mais quoi in fine...le cpas de La Panne serait plu intéressant qu'ailleurs? :-)


@ Il y a moins de concurrence, plus de logements disponibles et le bon air de la mer


"Un élu flamand dénonce l'afflux de "parasites" wallons sur la côte belge". Update avec réaction @


@ De Croo zegt wat ik eerder zei...


@ Je sais mais ne suis pas tout à fait convaincu. Ai vu V.Damme sur VTM et il fait bien un lien entre fraudeurs/Borains 1/2
2/2: interrogé par De Standaard sur CE sujet, il parle de "parasites". Je pense que le lien est clair. Après, il tente d'atténuer...


@ ‘parasieten van de democratie': ‘Ik bedoelde enkel de personen die misbruik maken van de sociale zekerheid en de solidariteit'


@ il n'as pas bien choisi ces mots, c'est vrai, mais quand même . Et Di Rupo a mieux à s'occuper d'autres problèmes en Wallonie!


@ Mais où est la tweetinterview des personnes concernées ? Cela me semble plus intéressant que l'opinion des populistes hennuyers


va envoyer des touristes journalistes interroger des touristes sociaux ? Cc @onnelle
C'était juste une suggestion afin de maintenir 'le haut niveau professionnel de la presse du sud du pays' ... ؟


Tiens, on a pas entendu hurler avec les loups populistes hennuyers, le chef de meute borain: l'inénarrable Mister Donfut ?!?... ؟



Lire aussi:
La Panne: Di Rupo, Fonck et Miller s'indignent des propos de l'échevin
Nouvelle manipulation de nos ministres:

""Chaque année des centaines de familles issues du Borinage passent leurs vacances à la Côte belge, et notamment à La Panne. Ces gens méritent le respect", souligne M. Di Rupo." (source Lalibre)
Tout d'abord, monsieur Di Rupo, le respect se mérite et n'est pas un droit absolu.
Ensuite, si vous demandez à un de vos collègues de vous traduire l'article du
Nieuwsblad, vous verrez que l'on ne fustige certainement pas les Borains qui viennent passer quelques jours de vacances à La Panne.
L'Echevin des Finances Van Damme s'en prend uniquement, à tort ou à raison, aux Borains qui viennent émarger au CPAS (OCMW in het Nederlands). On peut comprendre la réaction, peut-être exagérée de cet Echevin, qui voit le budget du CPAS passer de 600.000 euros à 1,5 million. Et ces Borains, ne viennent pas à La Panne pour travailler, ils ne parlent même pas un mot de néerlandais.
Alors, madame Fonck, messieurs Miller et Di Rupo, soit répondez honnêtement aux reproches qui sont faits, soit taisez-vous.
Mais ne manipulez pas une fois de plus les francophones.
C'est ce que vous reprochent les Flamands.
Et cette fois, ils ont raison.


“Antoine prend des libertés sur les chiffres du chômage”
Le député réformateur Willy Borsus compare les chiffres du Forem avec ceux de l’Onem
“Le ministre André Antoine se félicite tous les 15 jours des bons chiffres du chômage en Wallonie. On se ment à soi-même en prenant des libertés sur les chiffres. La Région a bidouillé les chiffres pour présenter le meilleur bilan possible. Je précise quand même que l’idée de réécrire les statistiques du chômage est une idée du ministre Marcourt sous la précédente législature” , annonce d’emblée le chef de groupe MR au Parlement wallon, Willy Borsus.
Le député se base sur des chiffres communiqués par le ministre Antoine lui-même et par l’Onem (Office national de l’emploi). “J’avais posé une question orale au ministre en juillet et il n’y a pas répondu. Je l’ai reformulée par écrit et j’ai reçu la réponse le 22 octobre. Je constate que chez les chômeurs de longue durée, les 10 à 15 ans, les 15 à 20 ans ou encore les 20 ans et plus, le taux de participation à des formations va de 9 à 5 %. Ces personnes représentent 21 % des chômeurs wallons. Si je fais la somme de ce que le Forem consacre à la formation, j’arrive à 200 millions d’€.”
Sur la comparaison avec les chiffres de l’Onem, Willy Borsus est tout aussi sévère. “La Région retire toute une série de catégories des chiffres réels du chômage en Wallonie et, forcément, la statistique à la sauce wallonne est toujours meilleure que la statistique à la sauce Onem. Ça frise l’indécence. Le ministre de l’Emploi saisit la moindre brindille d’information en disant que c’est formidable.”
Willy Borsus entend également rappeler d’autres chiffres, qui, selon lui, ont une importance majeure. “Selon les chiffres de l’Onem, le taux de chômage en Flandre en septembre 2010 est de 7,92 % alors que, selon ces mêmes chiffres, il est de 19 % en Wallonie. La crise frappe-t-elle la Flandre plus durement, comme l’affirme M. Antoine ? Proportionnellement, la Wallonie compte toujours deux fois plus de chômeurs indemnisés que la Flandre. Le taux d’emploi wallon (SPF Économie) était en 2009 de 56,2 %, un des plus bas d’Europe. Par contre, en Flandre, il est de 65,8 %.”
Le Groupe MR au Parlement wallon déposera prochainement une proposition visant à harmoniser les chiffres de l’emploi en Wallonie. Et Willy Borsus de conclure : “Lorsque le chômage est en baisse, c’est grâce à moi ,dit le ministre; lorsque le chômage augmente, c’est à cause de la crise.”


Les touristes borains, des "parasites" ?
Di Rupo indigné, l'échevin nuance ses propos
L'échevin des Finances de La Panne a violemment critiqué lundi, au conseil communal, les "Borains" qui s'installent dans cette commune balnéaire pour y bénéficier d'avantages sociaux, allant jusqu'à les qualifier de "parasites", rapporte jeudi Het Nieuwsblad. Des propos qui n'ont pas manqué de faire réagir les francophones. L'échevin a néanmoins nuancé ses déclarations.

L'échevin des Finances de La Panne, Serge Van Damme, a démenti jeudi en fin de journée, sur les ondes de Bel RTL, avoir utilisé le terme de "parasites" en rapport avec les Wallons et les Borains, affirmant qu'il visait "toute personne abusant de la sécurité sociale et de la solidarité". "La Panne est une station balnéaire hospitalière, les francophones y sont les bienvenus et nous faisons des efforts pour les accueillir dans leur langue", a affirmé M. Van Damme sur les ondes radio. Il ajoute que si l'invitation qui lui a été lancée par des élus du Borinage se concrétise, il s'y rendra volontiers.

Le PS indigné par ces propos

Avant cette mise au point, le président du PS et bourgmestre de Mons, Elio Di Rupo, a qualifié ce jeudi de "totalement inacceptables" et "indignes d'un responsable politique" les propos de l'échevin des Finances de La Panne, Serge Van Damme, parus dans le journal Het Nieuwsblad, sur des touristes borains "parasites" de cette station balnéaire. "Si ces propos ont effectivement été tenus, le président du PS, lui-même issu du Borinage, estime qu'ils sont totalement inacceptables et indignes d'un responsable politique", indique un communiqué du Parti socialiste. "Chaque année des centaines de familles issues du Borinage passent leurs vacances à la Côte belge, et notamment à La Panne. Ces gens méritent le respect", souligne M. Di Rupo.

Il regrette qu'"à l'heure où les citoyens attendent de leurs responsables politiques de résoudre leurs difficultés, certains ne font au contraire qu'alimenter de vaines polémiques en s'appuyant uniquement sur des clichés désolants".

"Un afflux de touristes-CPAS"

"Ces personnes ne viennent ici que pour s'allonger dans le filet social", a affirmé Serge Van Damme (Open Vld, en cartel avec le sp.a sur la liste VEDA qui a la majorité absolue à La Panne), lors des débats sur le budget communal 2011. Il considère que La Panne est confrontée à un "afflux massif de touristes-CPAS, provenant essentiellement du Hainaut, du Borinage". Interrogé par Het Nieuwsblad, il a toutefois chiffré cet "afflux" à "quelques dizaines de personnes par an", sur 10.600 habitants.

Les responsables: "Des chômeurs de deuxième génération"

Ces personnes, selon lui, s'installent sur base d'un bail à court terme dans des appartements bon marché qu'elles doivent rapidement quitter, de sorte qu'elles bénéficient d'une priorité pour obtenir un logement social. La Panne, malgré des moyens en baisse, doit débloquer 600.000 euros supplémentaires pour son CPAS, portant le total à 1,5 million. Serge Van Damme affirme que les responsables de cette augmentation sont des "chômeurs de deuxième génération dépourvus de tout sens des responsabilités ou d'éthique du travail".


Logements sociaux : Paris écope d'une amende de 15 millions
La capitale a dû payer cette année la plus forte amende pour le non-respect de la loi SRU, rapportent Les Echos. Neuilly-sur-Seine et Nice viennent ensuite. La ville de Paris a versé 15,1 millions d'euros d'amende pour n'avoir toujours pas atteint le quota de 20% de logements sociaux prévu par la loi, affirme le quotidien Les Echos.
La ville de Paris arrive en tête des six communes françaises condamnées à verser à l'Etat et au monde HLM des pénalités supérieures à 1 million d'euros pour non-respect des 20% de logements sociaux imposées par la loi SRU, selon
Les Echos ce mardi 28 novembre. Le taux de logements sociaux dans la capitale s'élevant à 15,9% début 2009, Paris a dû s'acquitter d'une amende de 15,1 millions d'euros. Dans la liste viennent ensuite Neuilly-sur-Seine, Nice, Boulogne-Billancourt, Saint-Maur-des-Fossés et Bordeaux, toujours selon le quotidien économique. Quelles conclusions tirer de ce classement ? Alors que la loi SRU fête ses dix ans, "un constat s'impose : les cancres font partie des villes les plus riches et les mieux dotées en termes d'emplois, avec des exceptions notables comme Montpellier ou Aix-en-Provence", analyse Les Echos.

Di Rupo verbolgen over uitspraken schepen De Panne
Sneer ‘Waalse OCMW-toeristen' zet kwaad bloed
Met zijn uithaal naar de ‘Waalse OCMW-toeristen uit de Borinage' haalde schepen Serge Van Damme (Open VLD) uit De Panne de toorn van Di Rupo (PS), het CDH en de MR over zich heen.
Serge Van Damme (Open VLD) zal zich zijn laatste gemeenteraad van 2010 nog lang herinneren. In zijn toelichting op het budget voor 2011 haalde de schepen van Financiën van De Panne meedogenloos uit naar de ‘de massale instroom van Waalse werklozen die als OCMW-toeristen in de sociale hangmat komen liggen'. ‘Tweedegeneratiewerklozen', noemde hij hen, zonder de minste verantwoordelijkheidszin en arbeidersethiek. Van Damme hanteerde ook de beschrijving ‘parasieten van de democratie', die hij gisteren nuanceerde. Nochtans kwam die term wel degelijk in zijn toespraaknota voor. ‘Ik bedoelde enkel de personen die misbruik maken van de sociale zekerheid en de solidariteit.'



Belgique et Pays-Bas lutteront contre la fraude aux allocations
La Belgique et les Pays-Bas ont signé lundi, en marge d'une réunion des ministres européens à Bruxelles, un accord de coopération pour lutter ensemble contre les fraudes aux allocations.

Le texte, signé par la ministre belge des Affaires sociales Laurette Onkelinx et son homologue néerlandais Henk Kamp, permettra de mieux contrôler les allocations versées aux Néerlandais vivant ou travaillant en Belgique, et inversément.
A cet effet, les deux pays s'échangeront et compareront les données sur les revenus de leurs citoyens établis par-delà la frontière, ainsi que les biens des personnes bénéficiant d'une assistance sociale.
Les signataires entendent de la sorte mieux contrôler la légitimité des allocations versées, et éviter que certains ne profitent de la frontière pour frauder et toucher des allocations auxquelles ils n'ont pas ou plus droit.
Cet accord-cadre devrait entrer en vigueur d'ici la fin 2012, après approbation par les Parlements des deux pays.
La Belgique avait déjà signé un accord similaire avec la France en novembre 2008.

lundi 22 mars 2010

70 millions € pour les wallons exclus du chomdu

Twitter Side:
Phineas_Barnum

En #Belgique, au 31 octobre 2009, 4499 personnes sanctionnées par l'Onem --> CPAS wallons ( +70,6% / 2008)

4499 personnes, dont 43% santionnées de manière définitive par l'Onem et prises en charge par les CPAS wallons #grostricheurs

4499 personnes, dont 35% santionnées pendant au minimum 4 mois par l'Onem et prises en charge par les CPAS wallons

4499 personnes, dont 22% santionnées pendant - de 4 mois par l' #Onem et prises en charge par les #CPAS wallons

En #Wallonie en 2009, la fédération des #CPAS aura comptabilisé 11.187 personnes sanctionnées par l' #Onem, soit un coût de 70 millions €



Lire aussi:
Chômage: la province du Hainaut est la plus touchée



Le rapport annuel de l'ONEM a livré ses chiffres. Si le nombre de chômeurs complets indemnisés a davantage progressé en Flandre, la Wallonie détient toujours le "record" du plus haut taux de chômage.


Les provinces wallonnes et lBruxelles restent les plus touchées par le chômage, selon le rapport annuel de l'ONEM.

A l'échelle du pays, le nombre de chômeurs complets indemnisés a le plus progressé en Flandre (+15,3%) qu'en Wallonie (+2,7%) et Bruxelles (+5,4%). La Flandre a été la plus sensible à la conjoncture et à la récession. Le chômage temporaire a également été plus important au nord du pays. Toutefois, la progression moins importante en Wallonie n'a sensiblement pas réduit le taux de chômage malgré un "léger rattrapage".

Brabant Wallon et Luxembourg sont plus ou moins bons élèves

La province du Hainaut détient toujours le record de taux de chômage du pays (20,7%). Cette province est suivie par la région de Bruxelles-Capitale (20%), la province de Liège (17,5%), la province de Namur (15,7%) et la province de Luxembourg(11,4%).

La province du Brabant wallon a le moins mauvais taux de chômage de Wallonie (10,9%). A l'échelle du pays, seules les provinces de Brabant wallon et de Luxembourg se trouvent en dessous de la moyenne nationale (11,6%).

La province la moins touchée par le chômage en Belgique est celle du Brabant flamand avec un taux de 5%.

1,3 millions de personnes indemnisés par l'ONEM

Le nombre de demandeurs d'emploi indemnisés a augmenté de 30.275 unités pour s'établir à 434.120 personnes (+7,5% par rapport à 2008).

En 2009, le chômage temporaire a explosé pour atteindre une hausse de 76.128 personnes soit un peu de 30.000 équivalent temps plein. Il a été particulièrement marqué en Flandre (+100% en équivalent temps plein). "S'il n'y avait pas eu de chômage temporaire, le nombre de chômeurs complets (hausse de 2009) aurait été deux fois plus important. Les mesures de crise ont été un bon amortisseur", a souligné l'ONEM.

Le nombre total de personnes indemnisées par l'ONEM (chômeurs complets, temporaires, crédit-temps etc...) a atteint le record historique de 1.309.930 personnes. Les dépenses pour le chômage complet ont atteint 4,036 milliards d'euros et 1,053 milliard d'euros pour le chômage temporaire.


Des "minimexés" en hausse brutale
Le nombre de personnes au revenu d’intégration sociale (RIS) a récemment augmenté plus que prévu. Philippe Courard demande 10 millions supplémentaires.
Entretien
On commencerait à sortir de la crise ? "Fort bien, mais elle est vraiment très loin d’être finie pour tout le monde. On est toujours en état d’insécurité sociale", réagit Philippe Courard.
Le secrétaire d’Etat (PS) à la Lutte contre la pauvreté et à l’Intégration sociale nous sort, à l’appui, les derniers chiffres des dispositifs d’intégration sociale (ex- "minimex" et aides sociales) : "Chaque année, on observait une croissance moyenne d’environ 2 % du nombre d’interventions. Les premières projections, qui ont servi à l’élaboration du budget 2010, tablaient sur une augmentation de 6 à 7 % sur 2009. En fait, on estime aujourd’hui la croissance à 9 ou 10 %." Et si on peut espérer désormais une certaine stabilité, ce sera à un niveau plus élevé.
On le visualisera ci-contre, l’évolution n’est pas uniforme. Comme pour le chômage, l’augmentation récente est plus forte en Flandre : 13 % de plus en un an. Mais tout est évidemment relatif : les effets de crise se font proportionnellement moins sentir là où les chiffres de départ sont plus lourds
Quant aux personnes vivant sous le seuil de pauvreté, leur nombre reste stable, dans les 15 %. "Mais il reste tout aussi indécent, commente M. Courard, puisqu’il concerne plus de 1,5 million de personnes en Belgique, vivant avec un revenu mensuel inférieur à 878 euros (isolé)."
La raison principale de cette précarisation, c’est l’absence d’emploi, qui peut se trouver aggravée par l’exclusion du chômage : "Même si des décisions doivent être prises dans certains cas, l’application des exclusions peut être excessive. Je demande plus de souplesse." L’humeur du temps ne va-t-elle pas en sens contraire ? "Je sais bien qu’il y a des niches d’emplois en pénurie. Mais qui pourrait soutenir qu’il existe 475 200 emplois vacants, à hauteur du nombre actuel de personnes sans emploi ? La chasse aux chômeurs n’est pas une bonne formule." D’autant, poursuit le secrétaire d’Etat, que l’exclusion n’a pour conséquence principale que de reporter les charges du chômage vers l’Intégration sociale et les pouvoirs locaux, tandis qu’il est impossible pour les CPAS d’entreprendre toute politique de réinsertion dans les cas d’exclusions temporaires.
Politiquement non plus, le message n’a rien de théorique Il s’inscrit directement dans le contrôle budgétaire 2010 qui accapare pour l’heure le gouvernement Leterme. L’automne dernier, le département avait reçu 15 millions de plus pour l’intégration et l’aide sociales en 2010, sur un budget de quelque 900 millions. Philippe Courard en demande 10 de plus : "On parle de 100 millions de marge. Est-ce scandaleux que de dire qu’on a besoin d’y consacrer 10 % face à l’augmentation des effets liés à la crise ?"
Par ailleurs, au titre des mesures de mise à l’emploi et d’activation qui relèvent de ses compétences, M. Courard demande pour chacune des huit grandes villes (Bruxelles, Schaerbeek, Charleroi, Liège, Namur, Anvers, Gand, Bruges) un supplément de 500000 euros pour la mise au travail de quelque 1 250 personnes. C’est que, pour rappel utile, le dispositif d’intégration n’est idéalement que provisoire, dans l’attente d’en sortir D’ailleurs, "le premier critère d’accès au revenu d’intégration sociale est la disposition du demandeur pour le travail. Il ne se donne pas sans condition !"
Serait-ce que M. Courard éprouve quelques difficultés à convaincre ses collègues de la pentapartite ? "Les marges sont limitées et chaque ministre a de bonnes raisons de demander des moyens supplémentaires. Mais ma demande est crédible par rapport à une population en détresse. Pour elle, c’est une question de survie. C’est beaucoup à négocier, c’est peu par rapport à sa situation."
Par-delà, "il faut continuer à revaloriser les allocations sociales les plus basses et les plus bas salaires. Je sais que certains émettent des critiques. Mais les allocations sont vraiment faibles par rapport aux besoins de se loger, se chauffer, se nourrir Nous sommes à la veille d’un nouveau round de liaison au bien-être, pour 2011-2012. Il faut profiter de cette opportunité et des recettes fiscales supplémentaires dont on nous fait part pour remettre en route la revalorisation du pouvoir d’achat des faibles et moyens revenus."

mercredi 27 janvier 2010

Le coût net de l’exclusion des chômeurs

Seulement 9% des exclus du chômage demandent une aide au CPAS

Avec l’ancien système, il y avait en moyenne 3 % de chômeurs sanctionnés. On tourne autour de 1,5 % avec l'actuel.


Claude Emonts, président de la Fédération des CPAS et Ricardo Cherenti, de la Fédération des CPAS :

« Il n’est pas normal que ce soit l’ONEM qui sanctionne et les CPAS qui paient ! Que l’ONEM assume ses décisions ; quand un chômeur est exclu, il s’adresse généralement au CPAS le plus proche»

« En octobre 2008, le coût net de l’exclusion des chômeurs, soit une fois les subsides de l’État pris en compte, s’élevait pour les CPAS wallons à 18 millions d’euros supplémentaires »
« Aujourd’hui, la situation s’est aggravée. Le coût tourne donc plutôt autour des 20 millions »




C'est "marrant" ... quand l'argent sort d'une caisse "anonymisée", cela pose moins de problème que quand on identifie plus clairement qui sont les payeurs ...
Pour rappel, les chômeurs exclus sont en principe ceux qui "trichent" ou qui ne cherchent pas à subvenir eux-mêmes à leur revenu par la recherche d'un travail ou officiellement, les personnes "dont les efforts pour trouver un emploi ont été jugés insuffisants". Il existe certainement des cas litigieux d'exclusion, mais il est à espérer que ces cas soient marginaux dans un système incroyable ...


Lire aussi:
Deux à trois fois plus de sanctions en Wallonie

Quelques chiffres. La ministre de l’Emploi Joëlle Milquet (CDH) a livré mardi les derniers chiffres relatifs aux sanctions prononcées à l’encontre de chômeurs dont les efforts pour trouver un emploi ont été jugés insuffisants. En 2008, il y a eu 6425 exclusions temporaires et 4523 exclusions définitives. Pour le premier semestre 2009, on compte 3928 exclusions temporaires et 3 147 exclusions définitives. Le rythme s’accélère.

On ne pourra plus dire que la Wallonie doit se faire prier pour dénoncer les manquements. Durant le premier semestre 2009, il y a eu 749 exclusions temporaires en Région flamande, 2814 en Région wallonne et 365 en Région bruxelloise. Dans le même temps, il y a eu 760 exclusions définitives en Région flamande, 2011 en Région wallonne et 376 en Région bruxelloise.

PS: tout le monde plus pauvre

C'est un peu en substance ce que propose Elio Di Rupo dans son interview dans Le Soir.

En effet: "

il faut contrôler les prix, hausser les revenus sociaux, stopper les exclusions du chômage"

Contrôler les prix? Donc diminuer le bénéfice de ceux qui travallent, favoriser les grandes surfaces qui pourront vendre moins cher. Donc, des petits commerçants vont se retrouver sans revenus. Pas droit au chômage, mais trouveront peut-être un emploi moins rémunéré que ce qu'ils gagnaient comme indépendants. Et d'autres se retrouveront au chômage.

Hausser les revenus sociaus? Augmenter le piège à l'emploi. Des personnes préféreront vivre de ces revenus plutôt que trouver un emploi puisque la différence sera encore moins grande. De plus il faudra financer cela, donc ponctionner encore plus ceux qui travaillent. Et peut-être en décourager d'autres.

Stopper les exclusions du chômage? Alors que ces exclusions sont prononcées à l'encontre de ceux qui ne font rien pour trouver un nouvel emploi. Que font ces exclus? Seulement 9% demandent une aide au CPAS. Soi parce qu'ils n'avaient pas besoin de revenus de remplacement, soit parce qu'ils sont alors bien forcé d'accepter un emploi, ou encore parce que le pièhe à l'emploi n'existe plus. Stopper les exlclusions reviendra à diminuer le nombre de personnes qui retrouvent un emploi.

jeudi 14 janvier 2010

Les dépenses des CPAS

En hausse de 13,2% par rapport à 2008, les dépenses des CPAS wallons en matière de revenu d'intégration sociale ont atteint 104 euros par habitant en moyenne en 2009. Selon un autre source, ce serait 109 € (116 euros dans les centres urbains et 81 euros dans les communes rurales)

Cette année a été marquée pour la première fois depuis 2001, par une croissance de la dotation communale tant en pourcentage qu'en valeur absolue par habitant.

A Bruxelles, avec une hausse de près de 5% par rapport à 2008, les charges d'exploitation des CPAS bruxellois s'élevaient globalement en 2009 à 794,5 millions d'euros, soit 745 euros par habitant. La moyenne serait de 272 euros par habitant dans les communes centrales de la première couronne et son niveau le plus bas (163 euros par habitant) dans les communes résidentielles du sud-est.

Quel a été et sera l"impact exact des récentes régularisation de sans-papiers ?


Lire aussi:
Communes: le prix de la régularisation

L'opération de régularisation lancée par le gouvernement ne sera pas indolore. A Liège, 400 dossiers, soit 611 personnes, répondent aux nouvelles normes. Dans un délai maximum de cinq ans, ces personnes vont être régularisées et elles seront inscrites dans notre registre de la population non plus en tant que réfugiés politiques mais en tant qu'étrangers titulaires d'une carte de séjour. Jusqu'ici, l'aide sociale nous était remboursée par l'Etat fédéral. Après leur régularisation, l'Etat ne nous en remboursera plus que 50% , souligne Claude Emonts, président du CPAS de Liège, qui prévoit que le coût de l'opération franchira la barre des 50 millions de francs. Une estimation qui sera dépassée puisque des sans-papiers vont sortir de la clandestinité pour essayer d'obtenir leur régularisation . Combien? On parle de quelques centaines de clandestins à Liège. Certains au CPAS de Liège, mais d'autres dépendront deCPAS voisins.

A Seraing, 90 personnes sont potentiellement régularisables, ce qui générera une dépense supplémentaire de 14 millions pour la commune, pronostique F. Bekaert,le président du CPAS. Une facture de 50 millions constitue une fameuse tuile pour le CPAS liégeois, dont le déficit annuel atteint 956 millions et est comblé par l'intervention financière de la commune. L'Etat se décharge du coût de la régularisation sur les communes. Je suis preneur d'une politique d'intégration des personnes régularisées à condition que les autres défavorisés que nous aidons n'en souffrent pas, commente Claude Emonts.

Il n'y a guère d'espoir de soustraire les régularisés de l'aide sociale grâce à une mise au travail, constate le président du CPAS de Seraing. Les incitants à l'insertion professionnelle sont refusés aux étrangers.


Relance de contrat et de doléances au Forem
Le gouvernement wallon lance l’élaboration du nouveau contrat de gestion du Forem. Tandis qu’une évaluation de l’actuel est fort dure.

Ce jeudi, le gouvernement wallon examinera une note de méthode de son ministre de l’Emploi, André Antoine (CDH), relative à l’élaboration du nouveau contrat de gestion du Forem. Ce n’est là que le tout premier pas procédurier d’une démarche qui pourrait paraître très formaliste, de surcroît pour un engagement qui ne serait signé qu’en fin d’année pour ne prendre cours qu’en 2012. Or, tout lui confère un relief beaucoup plus aigu !

Bien sûr, quant au fond, il y a d’abord la crise, avec les perspectives très (trop ?) alarmistes qui en découlent sur l’évolution du marché belge de l’emploi courant 2010. De quoi se braquer sans cesse sur la qualité et les possibilités des interventions publiques dans le registre. Ainsi, s’agissant de la Région wallonne, on a vu (nos précédentes éditions) que le Forem et son ministre de tutelle faisaient grand cas du "coaching individualisé" de demandeurs d’emploi qui se met progressivement en place, mais pas en rythme de croisière avant juin 2011. "Pourquoi ce délai ?", s’est dès hier insurgé, dans l’opposition MR, le député Willy Borsus, rappelant que le Forem emploie 4 508 agents. Lui estime que la situation "réclame une mise en œuvre immédiate, à grande échelle, de cet en cadrement individualisé".

jeudi 19 mars 2009

Médiation de dettes

Brève: Le nombre de ménages en médiation de dettes a doublé en 5 ans à Bruxelles


Le CPAS de Bruxelles, qui célèbre ce lundi le 10e anniversaire de son service de médiation de dettes, a suivi 811 ménages en 2008.

jeudi 29 janvier 2009

Jeunes et CPAS

Brève: Le nombre de jeunes de moins de 25 ans qui souhaitent bénéficier du minimum de moyens d’existence alloué par les CPAS a augmenté de 30% ces six dernières années.

mercredi 22 octobre 2008

Les allocations des CPAS

Brève: La Flandre compte 40.682 bénéficiaires de l'intégration sociale des CPAS (30% des 132.434 bénéficiaires), alors que le Nord du pays est habité par 60 pc de la population totale. Bruxelles, qui couvre 10% de la population belge, comptabilise 33.726 bénéficiaires, soit 25% du total des bénéficiaires.
La Wallonie, avec 30% de la population totale, compte 58.026 bénéficiaires (44%).


Lire aussi:
5.379 jeunes flamands se sont présentés dans un centre pour SDF

lundi 29 septembre 2008

Grosses bagnoles pour petites bites

Préambule: en ce qui me concerne "petit bite", n'est pas une insulte.
Par contre, "grosse bagnole", oui; dois-je censurer ?

Votre avis ?

Le président du CPAS achète une Audi A6 avec les fonds du centre

Le président du CPAS de la ville, Bernard Dallons (PS), n'a pas respecté les consignes d'austérité imposées par le bourgmestre, car il vient de faire financer l'achat d'une nouvelle Audi A6 de fonction.
Le bourgmestre avait interdit d'affecter des fonds à l'acquisition de véhicules somptuaires. Les voitures que les membres du collège ont héritées de l'ancienne mandature ne pouvaient dès lors pas être troquées contre des berlines luxueuses et énergivores.


Ce qu'il faut savoir, c'est qu'à Charleroi personne n'est coupable, il n'y a que des victimes comme ...
Bernard Dallons justement, qui dément formellement une partie de ces informations, mais utilise bien une Audi A6 mais précise les modalités du changement de véhicule. Il avait précédemment à sa disposition, dit-il, une ancienne Peugeot 607 dont le contrat de leasing est arrivé à terme il y a plusieurs mois déjà. Ce dernier a d'ailleurs dû être prolongé afin qu'il puisse garder un véhicule dans l'attente de la livraison de sa voiture actuelle de service, une Audi A6 effectivement.

Il précise que
« c'est le Bureau Permanent du CPAS qui a pris la décision d'affecter ce véhicule au Président du CPAS pour ses nombreux déplacements professionnels » et que
« le coût de ce contrat de leasing et le gabarit du véhicule choisi entrent parfaitement dans les normes en usage au collège communal »


Mais aussi:
ICDI : le Big Badard…
Ce n’est apparemment qu’un sursis, pour les instances de l’ICDI : le comité de gestion réuni il y a une semaine n’a pas pu décider de l’avenir du directeur général de l’intercommunale de ramassage des poubelles carolos. Et visiblement, ces poubelles-là ne sentent pas bon. Le vice-président MR Philippe Sonnet, bien décidé à avoir la peau de Badard, pensait disposer d’assez d’arguments pour l’obtenir.
Une réunion au sommet avait même eu lieu, entre Chastel, Viseur et Magnette, décidant que si assez d’éléments étaient retenus à charge du patron de l’intercommunale, sa tête serait servie sur un plateau.

Apparemment, ces éléments sont là : on évoque notamment sa voiture de fonction qui devait être choisie dans le parc automobile existant, et qui a fait (coûteusement) l’objet d’un leasing extérieur, ou encore la réparation de la voiture de sa compagne, par le garage de l’ICDI.

et
La voiture de la chef

Des nouvelles des inculpés carolos

Les partis politiques canadiens et les médias sociaux. Un concours de kékette
C’est en lisant le blogue d’Ogilvy Public Relation Worldwide que je me suis rappelé à quel point le site électoral de Nicolas Sarkozy était innovateur et efficace à encourager la participation des électeurs dans le débat politique.