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jeudi 26 juin 2008

Welke taal spreekt u nu?

Updated
Groen! veut supprimer l'exigence linguistique
La présidente de Groen! , Mieke Vogels.
Groen! déposera une proposition de décret qui supprime l'exigence linguistique dans le Code flamand du logement (Wooncode). Celle-ci établit que les candidats à un logement social doivent être disposés à apprendre le néerlandais. Les écologistes flamands espèrent de la sorte freiner les exigences linguistiques qui fleurissent çà et là en Flandre.Aux yeux des Verts, il est inacceptable que la langue ou l'origine d'un individu deviennent des critères décisifs pour obtenir un logement social, comme à Vilvorde, ou un revenu d'intégration, comme à Grammont. "On porte atteinte à des droits sociaux fondamentaux", dénoncent-ils.


Vilvoorde, waar Vlamingen thuis zijn
Chaque semaine apporte son lot de désolation. Il y a eu Zaventem, qui avait édicté des règles linguistiques strictes pour l'attribution de logement. Puis c'est Overijse qui s'est "distinguée" en demandant à ses administrés de faire la chasse aux publicités non formulées en néerlandais. Voici Vilvorde (Vilvoorde, pardon) qui vend des logements aux seuls néerlandophones.

La commune de Vilvorde vient de franchir une nouvelle étape dans la politique discriminatoire des autorités publiques flamandes
Les mandataires FDF de Vilvorde entreprendront tous les recours auprès des autorités européennes afin d’obtenir, devant les juridictions compétentes, l’annulation du nouveau règlement de la commune de Vilvorde qui réserve la vente de 15 logements, propriétés de la commune, à des personnes ayant fait la preuve préalable de la connaissance de la langue néerlandaise à la suite d’un test linguistique.
Par ce règlement, les autorités communales de Vilvorde viennent de franchir une nouvelle étape dans la politique discriminatoire des autorités publiques flamandes qui cherchent à interdire l’établissement en périphérie bruxelloise de personnes qui ne sont pas d’expression néerlandaise. Il y a là une atteinte caractérisée à la liberté de circulation et d’établissement garantie par les traités de l’Union européenne.
Pour les mandataires FDF de Vilvorde, la Commission européenne doit une nouvelle fois se saisir d’un tel dossier car la Flandre nationaliste nie les valeurs et les principes de l’Europe démocratique.


A Grammont, le CPAS exige le néerlandais
Depuis un an, il existe à Grammont un système par lequel on lie l’attribution du minimum d’insertion à une connaissance élémentaire du néerlandais, a indiqué mercredi le président du CPAS de la commune, l’Open VLD Guido De Padt. Selon lui, dans un premier temps le minimum d’insertion est attribué à des allochtones mais après un an ils doivent démontrer qu’ils ont une connaissance élémentaire du néerlandais. La décision de Grammont a été prise il y a un an environ et très prochainement la commune vérifiera si les allochtones ont fait des efforts pour apprendre le néerlandais. La philosophie qui sous-tend la décision est le fait qu’un minimexé doit chercher du travail et que pour cela il faut connaître la langue de la région, indique encore le président du CPAS.

Pas de terrain à Londerzeel pour les non néerlandophones
Le conseil communal de Londerzeel a pris la décision de principe de lier la vente de terrains communaux à différents critères dont la connaissance du néerlandais ou la disponibilité à apprendre la langue. Une commission du Conseil devra préciser le texte en vue de sa mise en oeuvre. Le Conseil communal de Londerzeel a ainsi suivi une proposition de la conseillère N-VA Nadia Sminate.


Manque de dépliants en français
L'Office des consommateurs francophones a traité pas mal de dossiers liés à La Poste et à la SNCB
Les entreprises privées ou publiques belges respectent-elles un équilibre lorsqu'elles diffusent des informations dans les deux langues nationales ? Certains citoyens ne le pensent pas et ils ont décidé de le dénoncer auprès de l'Office des consommateurs francophones (OCF).

jeudi 27 mars 2008

Ce bon petit facteur

Réaction découverte sur le site de Marianne
suite à un article (cliquez sur "elle" pour avoir accès à l'ensemble de l'article original) :
«Casse toi pauvre con» : Sarkozy ne s'est pas excusé devant les lecteurs du Parisien
Des lecteurs du Parisien ont alerté les médias sur le fait que le Président n'a jamais prononcé devant eux la phrase : « Au Salon, j'aurais mieux fait de ne pas lui répondre.»

"Ah ce petit BESANCENOT .... Oublions un peu SARKO ……………….et parlons du petit dernier
Edifiant à tous égards car il n'est pas le seul !!! Pour ne pas toujours taper sur Sarko ou Ségolène.... Ce bon petit facteur .........


C'est assez intéressant. Je me demandais aussi pourquoi si peu de vagues autour de ce personnage... : Appréciez !

O. Besancenot et la ligue communiste révolutionnaire.......
Il faut le savoir .dommage que les médias soient si discrets......

- Comment O. Besancenot a-t-il progressé aussi vite dans la hiérarchie de la LCR, jusqu'à en devenir le porte-parole et candidat à la Présidentielle ?
O. Besancenot a eu pour compagne la propre fille d'Alain Krivine, fondateur de la Ligue Communiste Révolutionnaire et encore le réel "patron" de ce parti... Il a rompu il y a 3 ans mais est resté proche du beau-papa... Olivier Besancenot est devenu en quelques années le porte- parole de ce parti grâce à l'action efficace du beau-père... Chez les trotskystes, on pratique la solidarité, mais d'abord envers la famille.
- Où Besancenot travaille-t-il réellement ?
A cette question, le candidat Besancenot parle de salaire de moins de 1200 euros à La Poste... Bienheureux les croyants... La réalité est un peu différente, Besancenot n'étant à La Poste de Neuilly-sur-Seine que pour les photographes, c'est à dire, quasiment jamais.
Il est surtout rémunéré par le parti. A titre d'exemple, il a touché très régulièrement une indemnité d'assistant parlementaire européen lorsque Alain Krivine était Député européen, dont le montant était très largement supérieur aux 5000 euros mensuels.
- Quel est son patrimoine ?
A cette question, O. Besancenot parle avec modestie d'un petit studio dans le 18ème, arrondissement populaire. Le journaliste avisé ira voir sur place... un appartement en réalité de bonne taille et dans le quartier du Sacré Coeur en plein Montmartre, le quartier le plus cher du 18ème, un des quartiers les plus recherchés des Bobos (Bourgeois bohèmes) parisiens.
Bien évidemment, il en est propriétaire... Un salaire à vie de postier n'y suffirait pas...
- Comment expliquer ce black-out sur Besancenot ?
O. Besancenot a épousé Stéphanie Chevrier, une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. Pour Besancenot, elle a plusieurs avantages : c'est l'un des plus hauts salaires de l'édition mais c'est surtout une habituée des médias. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a construit sa carrière sur les relations presse... Dirigeant une armée d'attachées de presse, elle a certains moyens de pression et de rétribution, ce qui incite sans doute les journalistes à plus de modération dans les attaques.. Tous ces faits sont strictement exacts, vous pouvez en parler autour de vous... puisque la presse française oublie de faire son travail complètement... "



NB: l'information n'a pas été "croisée", elle est à prendre "brute de décoffrage".
Si vous avez des informations qui confirment ou infirment les éléments repris ci-avant, n'hésitez pas à le faire savoir. Merci.


En savoir plus sur La « gauche de la gauche (belge)»
ou encore Le PTB sort de l'ombre
Le Parti du travail de Belgique veut se débarrasser de ses oripeaux sectaires et antidémocratiques. Il se présente comme la « gauche de la gauche ». Vrai mue ou faux nez ?

dimanche 9 mars 2008

Rue du Paradis au Ciel

Trouvé sur RTLInfo, l'histoire suivante:

"Une lettre, non timbrée, adressée "rue du Paradis au Ciel" à une maman décédée est revenue taxée par la Poste, au grand désarroi d'une fillette inconsolable, relate le Journal de Saône-et-Loire dans son édition de jeudi. Pour le deuxième anniversaire de la mort de sa mère, Anaïs (13 ans), inconsolable depuis, avait décidé d'envoyer "un message d'amour comme une bouteille à la mer" à cette maman qui lui manquait tant, relate le quotidien. La jeune fille avait posté alors symboliquement une lettre dans une commune du Chatillonais, avec le nom et le prénom de sa mère et comme adresse, la "rue du Paradis au Ciel", sans toutefois l'affranchir.

Deux jours plus tard son courrier lui est revenu avec la mention "n'habite pas à l'adresse indiquée" et une "taxe d'1,35 euros" lui a été réclamée par le préposé. Pour sa défense, la Poste a précisé au quotidien que la commune de "Ciel" existe bien en Saône-et-Loire mais que "la rue du paradis y est inconnue"."

LaPoste, on a tous à y gagner.

No comment.

samedi 1 mars 2008

Les privatisations en Belgique

Je rapportais ici un-et-le message pré-formaté, du type dont on a déjà diserté ici.

Je tombe sur un article d'un intérêt extrême sur "Les privatisations en Belgique. La mutation des entreprises publiques 1988-2008", de Jacques Moden, Collaborateur extérieur du Crisp que voici:
« Les privatisations n’ont guère contribué à la réduction de la dette publique » 28 février 2008

En vingt ans, l’État belge a privatisé les institutions publiques de crédit et la plupart des entreprises publiques, partiellement ou totalement. Exit la RTT, devenue Belgacom, société privée cotée en Bourse, dans laquelle l’État détient encore la majorité ; exit la Sabena, qui s’est « crashée » après un mariage raté avec Swissair ; exit la CGER, aujourd’hui intégrée au premier groupe financier du pays, Fortis ; etc.

La privatisation des entreprises publiques était devenue, dès le début des années 80, l’un des leitmotivs de la vague néolibérale. Notre pays est resté longtemps à la traîne. Mais, quand bien même l’idéologie n’a jamais été un moteur des privatisations en Belgique, le niveau d’endettement public suffisait à nourrir le désir des différents gouvernements successifs de céder les « bijoux de famille ».

Il n’existe aucun rapport officiel qui trace le bilan des privatisations.
  • Quelle fut la motivation principale des privatisations ?
  • Permettre à ces entreprises de se développer, en leur facilitant l’accès au marché des capitaux ou en les adossant à un partenaire présumé solide ?
  • Ou, de manière opportuniste, permettre au gouvernement de boucler, année après année, son budget ?

Le mouvement de privatisation a commencé dès la fin des années 70 en Grande-Bretagne, quand Margaret Thatcher est devenue Premier ministre.
En France, l’essentiel des privatisations a eu lieu dans les années 80.
En Belgique, les privatisations n’ont commencé qu’en 1992-1993. D’une part, il fallait respecter les critères du Traité de Maastricht pour pouvoir intégrer l’Union économique et monétaire – et, partant, réduire l’endettement public.
D’autre part, ces entreprises avaient besoin d’argent frais que l’État, impécunieux, était incapable de leur fournir.
Ainsi, par exemple, les fonds propres des institutions publiques de crédit (Crédit communal, CGER, SNCI, OCCH…) étaient insuffisants au regard des normes bancaires. Le problème était manifeste à la CGER. Il était beaucoup moins pressant au Crédit communal. Mais, après la fusion avec le Crédit local de France, les communes, qui détenaient 50 % du nouvel ensemble, n’ont pas beaucoup hésité quand elles ont vu ce qu’elles pouvaient retirer de la vente de leur participation (NDLR : le holding communal détient encore 15 % de Dexia).


En règle générale, l’État, incapable de recapitaliser ses entreprises, a dû rechercher des partenaires privés. C’est évident dans le cas de La Poste : le partenaire danois a apporté du capital dans La Poste (et non dans les caisses de l’État), en échange d’une participation.
Les objectifs ont-ils été atteints ?
Les privatisations n’ont guère permis de réduire la dette publique, tous niveaux de pouvoir confondus.


Combien les privatisations ont-elles rapporté à l’État ?
Les estimations vont de 15 à 25 milliards d’euros. Mais les chiffres sont contestés et contestables. Ainsi, par exemple, l’État a revendu le portefeuille de crédit de l’OCCH pour 3 milliards de francs, après avoir réinjecté… 5 milliards de francs pour effacer l’endettement et éviter la faillite de l’institution. Je propose une estimation prudente : 17 milliards d’euros (y compris la vente de Cockerill par la Région wallonne et de la participation de la Région flamande dans Sidmar, mais hors ventes de biens immobiliers).
En comparaison, la dette a culminé à 300 milliards d’euros ! Les privatisations n’ont donc pas contribué à améliorer de manière décisive nos finances publiques.

Pour les entreprises, si l’on fait exception de la Sabena et de la RTM (Régie des transports maritimes) le bilan est plutôt positif : globalement, elles sont en meilleure santé qu’il y a quinze ans, ayant été confortées (par exemple, Belgacom ou le Crédit communal) ou intégrées dans des ensembles plus solides (comme la CGER ou Distrigaz). Un nombre relativement restreint est passé sous contrôle étranger : c’est le cas de Distrigaz, du Crédit agricole, de la SPE, de Biac, de Cockerill Sambre.
Mais l’emploi a trinqué. Chez Belgacom, par exemple, les effectifs ont été réduits de 42 % !
Les réductions d’emploi ont été importantes. Vous citez Belgacom, mais toutes les entreprises de téléphonie ont considérablement réduit leurs effectifs. Peut-être l’emploi aurait-il moins diminué si ces entreprises étaient restées publiques. Mais les effectifs de la SNCB, par exemple, se sont également contractés, de 19 % en quinze ans.








Dans le cas de la Sabena, l’alliance avec Swissair devait permettre le sauvetage de la compagnie aérienne nationale. Mais l’aventure s’est terminée par un naufrage. Les responsabilités de l’État dans cette mésaventure n’ont jamais été éclaircies. On a même accordé la décharge aux représentants de l’État belge au Conseil d’administration de la compagnie…
Une commission parlementaire a été mise sur pied, mais aucun responsable n’a été désigné nommément.
En réalité, quarante gouvernements successifs portent une responsabilité : la Sabena n’a jamais disposé des moyens financiers dont elle avait besoin et s’était hyperendettée. Air France, un moment intéressée, s’est retirée. Je crois qu’il était trop tard pour sauver la compagnie. L’alliance avec Swissair n’a rien arrangé.
On a souvent reproché à l’État de vendre ses participations au rabais. L’exemple le plus souvent cité est celui de la CGER, dont la première tranche de 25 % a été cédée contre 15 milliards de francs, et la quatrième, contre 50 milliards…
Au moment où l’État a cédé la première tranche du capital de la CGER, personne n’a dit qu’on vendait trop bon marché… Il est exact que l’État a vendu pour une bouchée de pain la SNI, qui détenait une participation de 50 % dans Distrigaz. Mais à l’époque, tout le monde se réjouissait de l’opération.

En revanche, les ventes d’immeubles publics en vue de leur relocation ont suscité plus de controverses…
Les opérations de vente puis de relocation d’immeubles (sale and rent-back) – l’essentiel des ventes d’immeubles par l’Etat – ont rapporté deux milliards d’euros. Mais selon la Cour des comptes, elles coûteront plusieurs milliards sur le long terme.
Pourquoi les avoir réalisées ?
Parce qu’il fallait boucler le budget de l’État. Ainsi, il est symptomatique que les ventes d’immeubles aient généralement été décidées au mois de décembre !


"[3] PAPY2 envoyer un message personnel dit le 28/02/2008, 22:26
Sale and rent-back Si on n’a pas d’argent et des immeubles inadaptés, il est préférable de les vendre avant qu’ils ne tombent en ruine.--- Après remise aux normes modernes l’acheteur les louera à l’Etat généralement pour une longue période---. Les immeubles sont souvent récupérés à la fin du bail dans l’état où ils se trouvent et le loyer prévoit généralement un montant pour la rénovation tous les 25 ans. ----Les fonctionnaires travailleront ainsi dans des conditions décentes, l’Etat est généralement un mauvais gestionnaire d’immeuble, l’acheteur qui possède souvent plusieurs immeubles dans le même quartier à intérêt à conserver un certain standing aux immeubles et il dispose pour ce faire d’un personnel spécialisé.----Pour le budget ce procédé permet d’éviter des fluctuations importantes obligeant à postposer et à attribuer des priorités source de conflits
"







Il n’y a jamais eu de rapport officiel sur les privatisations. Pourquoi ?
Le Bureau du Plan a réalisé deux bilans comptables des privatisations. Mais au delà, rien. Le parlement a pu de temps en temps poser l’une ou l’autre question sur telle ou telle opération… Mais le débat annuel sur lequel s’était engagé en son temps le ministre des Finances, Philippe Maystadt, n’a jamais eu lieu. Il est vrai qu’à la différence d’autres pays, la Belgique n’a pas eu de loi qui fixait le cadre des privatisations. Et puis, il existait, en Belgique, un consensus, toutes familles politiques confondues.

Pensez-vous que le processus de privatisation soit achevé ?
L’État est encore actionnaire de grandes entreprises, soit totalement – la SNCB – soit majoritairement – Belgacom ou La Poste. La cession de la participation dans Belgacom ne poserait pas de problème ; elle pourrait intervenir très rapidement.
La SNCB, quand elle aura retrouvé la rentabilité financière, pourrait suivre – à l’exemple des chemins de fer allemands, qui sont prêts à être introduit en Bourse.
La Loterie nationale pourrait être privatisée – bien que la perspective de voir l’entreprise perdre son monopole en réduise la valeur – ou les autoroutes. Voire la Sécu, comme en Suisse, mais dans ce dernier cas, cela ne rapporterait rien à l’État.

Ouvrage à lire d'urgence, donc !