Affichage des articles dont le libellé est CCC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CCC. Afficher tous les articles

jeudi 31 juillet 2008

Bertrand Sassoye était l'invité du chat du Soir

"ex-CCC" précise le journal.
Je pourrais ajouter terroriste infantile et criminel irresponsable (*) en sursis de peine, à lire ses dernières réactions:


(...) Je ne renie pas cet engagement et bien sûr qu’il y a des regrets, ne serait-ce que celui de la défaite des CCC. Finalement, notre organisation a été défaite, nous n’avons pas pu mener notre stratégie à terme etc. D’un autre côté, nous avons essayé de répondre les plus honnêtement possible à un problème qui est posé: comment dépasser le capitalisme alors que les classes dominantes verrouillent à ce point le pouvoir.


(...) Sur l’histoire des CCC, il existe un site ou tous les documents sont accessibles, (et notament un dossier sur les morts du premier mai 1985): www.cellulescommunistescombattantes.be (*)

Pour ceux qui sont curieux de ma militance actuelle: www.secoursrouge.org

Pour ceux qui veulent continuer le discussion, qu’ils se manifestent sur bertrand.chatlesoir@gmail.com, j’aurai le temps de répondre de manière plus posée et plus systématique.
Bonne journée à tous

"1er mai 1985
À l'occasion de la Fête du Travail, les Cellules attaquent le quartier général du patronat, la Fédération des Entreprises de Belgique ( FEB ), à Bruxelles. La défection de la gendarmerie et un tragique concours de circonstances sont à l'origine de la mort de deux pompiers. Le 6 mai, les Cellules attaquent la gendarmerie, en représailles."
« Notre identité de communistes révolutionnaires induit que nous ayons le plus grand respect pour la vie des travailleurs, et cela guidera toujours notre combat. L’exploitation hypocrite par Gol et Cie du décès des pompiers ne pourra pas masquer la justesse et la qualité de notre action. Nous avons détruit le repaire de exploiteurs en ce 1er mai. »
Première réaction des Cellules Communistes Combattantes,
communiqué du 1er mai.

mercredi 25 juin 2008

“ lacune dans la loi ”

Selon la substitute du procureur du roi Geneviève Seresia, la loi relative à la révocation des libérations conditionnelles ne dit pas si un pourvoi en cassation est suspensif.

“ Donc, qu’on aille ou non en cassation, M. Carette doit être libéré dès ce soir (17/06/08). ”

mardi 10 juin 2008

Fiamminghi e lattughe

La laitue finale continue sous une feuille de lutte.
Les noms des quatre suspects ont été découverts dans des documents trouvés dans la banlieue de Turin sous un potager de salades cultivé par le chef de l'organisation du Parti communiste politico-militaire (PCPM), précise le quotidien.

Doit-on pour autant parler de terroristes en herbe ?

Les enquêteurs italiens ont également transmis à leurs collègues belges des copies d'écoutes téléphoniques dans lesquelles les militants du PCPM font état de la compétence en matière d'explosifs de "Fiamminghi" (des Flamands) sans toutefois les nommer précisément.


Consultez aussi: La lutte des classes

dimanche 8 juin 2008

La lutte des classes

Retour à la cellule de départ pour des adolescents attardés, encore pris dans leurs délires utopistes. Sans remords, pourquoi la "justice bourgeoise" les a-t-elle libéré ?

Lire aussi:
Ces années où la Belgique faillit basculer
On vous parle d'un temps que les journalistes de moins de 40 ans n'ont pas pu connaître : les années de plomb, autour de 1985. Par respect (immense) pour les victimes de ces événements tragiques, on évitera de sombrer dans une nostalgie malvenue qui leur ferait injure. Non, les CCC, ce n'est pas le « bon vieux temps » ! Idem pour les tueries du Brabant, le drame du Heysel, le rapt de Guy Cudell ou, un peu plus tard, les coups de la bande Haemers et l'enlèvement de Paul Vanden Boeynants.
Mais le retour à la surface de notre mémoire de Carette et Sassoye autorise à se souvenir que cette actualité-là, foisonnante et ramassée sur une période très courte, était d'une intensité peu banale.

Pierre Carette, le chef historique, ne renie rien
Il soutient le terrorisme depuis 1976. Et trouve légitime de tuer, au besoin. "C'est la lutte finaaale..."
Après 17 ans de réclusion et à l'âge de 55 ans, le leader historique des CCC, Pierre Carette, travaille chez un imprimeur. Et, affichant son soutien au groupe d'extrême gauche turc DHKP-C encore cette année, ne renie rien ou presque du passé. Un passé lointain, d'ailleurs : dès juin 1976, il met en place un "Comité de soutien aux prisonniers politiques de la Fraction Armée Rouge" (RAF), c'est-à-dire la guérilla communiste allemande de l'époque. En mai 1982, il érige un premier "noyau militant" qui donnera naissance aux CCC. La même année, il s'associe à son maître à penser Frédéric Oriach, membre pour sa part d' "Action directe", quasi équivalent français - tout aussi meurtrier - de la RAF, pour éditer le premier numéro de "Subversion". Une revue ouverte pro-terroriste... Septembre 1983 voit Carette créer le "Collectif Ligne rouge", qui se destine au soutien plus ou moins discret de structures terroristes européennes. Enfin, les CCC entrent en action (directe...) en octobre 1984.
Pierre Carette ne respecte pas la vie des autres, il place ses idées au-dessus. Ainsi, lors d'une attaque, les CCC tirent plusieurs dizaines de coups de feu contre la voiture d'un vigile, qui ne doit la vie qu'à une chance insigne. Eh bien, Carette expliquera tout simplement : "Il n'est pas question qu'un vigile d'une société de gardiennage intervienne sur une opération politico-militaire en cours. Donc le fait de le bloquer là était tout à fait légitime". Tant que c'est la vie d'un autre... Et de renchérir - on est en 2006 : "Oui, l'exercice de la violence peut être nécessaire. Oui, cela peut mener à des drames. Est-ce pour cela qu'il faut arrêter la lutte ?"
On l'a compris : Carette, un intellectuel verbeux, était et est resté tout entier dévoué à "la lutte finale"...