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samedi 23 février 2008

Boucler un budget


Un chantage déplacé, par Francis Van de Woestyne.
Les principaux ministres du gouvernement vont consacrer une partie du week-end à cette pratique qu'ils détestent, en fait : racler les fonds de tiroir pour boucler un budget.

Le communautaire à table avec le budget
Comme annoncé, CD&V et VLD sont arrivés à la table des négociations budgétaires avec la volonté d’y lier le communautaire.

La Banque nationale (BNB) a rendu son devoir au gouvernement Verhofstadt.
Celui-ci lui avait demandé d’analyser le phénomène de hausse de prix auquel sont confrontés les Belges depuis plusieurs mois et d’objectiver un débat qui a souvent pris des allures passionnelles. Équilibré et détaillé, le rapport a le mérite de remettre les choses à leur place. Il contient aussi une série de recommandations au gouvernement.
Les hausses de prix de l’alimentaire et de l’énergie sont plus prononcées en Belgique que dans la zone euro depuis la mi-2006, a indiqué la Banque Nationale.


Le cdH ne cédera rien sur les titres-services
Le cdH a rappelé samedi, au cours d'un forum consacré à l'emploi, ses priorités dans le cadre du budget 2008. La présidente, Joëlle Milquet, a notamment insisté sur les titres-services à propos desquels elle n'entend rien céder.
"Ce n'est pas une situation très exaltante"
Joëlle Milquet, présidente du CDH, estime que les partis de la majorité doivent faire passer l'intérêt de l'Etat avant la stratégie électorale. Elle plaide aussi pour des mesures empêchant les dérives dans le cadre des intérêts notionnels.


L'"orgueil" bruxellois irrite Kris Peeters
Le ministre-président flamand Kris Peeters est irrité par la demande, sans contrepartie, des Bruxellois qui sollicitent des fonds supplémentaires dans le cadre des discussions sur la réforme de l'Etat.

Les intérêts notionnels - Personne ne veut la fin des intérêts notionnels
Sur quoi portent les grands débats ? Toujours ces fameux intérêts notionnels, la technique fiscale qui aide les entreprises dans leurs investissements (déduction des intérêts fictifs lorsqu'un investissement est consenti sur fonds propres et non grâce à des fonds empruntés). Le PS et le CDH exigent que l'on revoie la loi actuelle qui permet à des sociétés, de "passer deux fois à la caisse", via certaines filiales. MR et VLD veulent éviter de toucher à la loi et brandissent une étude récente de la Fédération des Entreprises de Belgique selon laquelle des investissements importants seraient "réservés" par le simple fait qu'une partie du monde politique belge a jeté le trouble sur la pérennité du système. Les libéraux proposent d'instaurer un code de conduite pour encadrer le système.

Budget : la Wallonie prête à collaborer
Le gouvernement wallon est prêt à fournir les efforts budgétaires demandés par le fédéral, a indiqué le ministre wallon de l’Economie, Jean-Claude Marcourt.

Statut fiscal travailleurs frontaliers: le budget 2008 amputé
En raison du statut fiscal des travailleurs frontaliers, le budget 2008 de l'Etat perdra entre 29 et 65 millions d'euros. Ces chiffres ont été fournis, avant son hospitalisation, par le ministre du Budget, Yves Leterme, au député MR Jean-Luc Crucke, rapporte jeudi "Le Courrier".

La hausse des recettes fiscales pourrait atteindre 5,8pc
Selon les derniers chiffres disponibles, il se confirme que les estimations en matière de recettes fiscales pour 2008 sont très bonnes. Le département du budget les évalue à 95,858 milliards d'euros. On pourrait même aller jusqu'à plus de 96 milliards d'euros ce qui représenterait une croissance de 5,8 pc par rapport aux recettes 2007, soit une croissance supérieure d'1 pc à la croissance économique nominale (inflation comprise).

lundi 7 janvier 2008

Tous les partis parlaient d'environnement

L'excellentissime Vincent de Coorebyter, directeur du Crisp se livre à la Libre, extraits :

Il y a un an, tous les partis parlaient de l'environnement. Aujourd'hui, les écologistes sont dans l'opposition et cette problématique est quasi-absente des priorités.

Le gouvernement intérimaire : est une orange bleue doublement élargie : au PS et... à Guy Verhofstadt.

Il me semble aussi que ce gouvernement est éminemment centriste. On se passe de la droite nationaliste flamande, du Vlaams Belang, de la Lijst Dedecker et de la N-VA qui n'est pas au gouvernement et qui ne le soutient que mollement. On se passe aussi des trois partis de la gauche environnementale : le SP.A et les deux partis écologistes.


Le gouvernement "définitif" devra s'élargir. Le gouvernement intérimaire a certes une majorité des deux-tiers (101 sièges) mais il retombe dans une des difficultés de la virtuelle orange bleue : pour avoir cette assurance d'un vote aux deux-tiers, il faut compter sur les voix positives de la N-VA avec ses six députés. Même l'abstention de la N-VA, face à un vote négatif de l'opposition, ne suffirait pas à engranger une réforme aux deux tiers. Donc, dans sa version définitive, il faudra peut-être élargir la coalition aux socialistes flamands, comme le souhaite le PS... contre l'avis des libéraux qui rejettent la tripartie classique et contre la N-VA qui a fait une campagne électorale très anti-PS.

jeudi 27 décembre 2007

vendredi 21 décembre 2007

Caramba, dé plou en plou difficile

Updated 04/01/08

J'ai trouvé un article chez Philochar, qui aborde aussi (un peu) Magnette; extrait:
Ce que je ne peux admettre, par contre, c'est qu'une fois de plus Elio Di Rupo joue avec les hommes, et déstabilise l'institution wallonne pour satisfaire son pouvoir personnel au sein du PS. Car enfin, il ne faut pas s'y tromper: si Paul Magnette avait été installé au gouvernement wallon, en juillet dernier, pour y prendre en charge l'Action sociale, la Santé et l'Égalité des chances, ce n'était évidemment pas en raison de sa qualification de politologue - qualification relative, apparemment, puisqu'il n'avait pas vu venir les revendications flamandes de l'après 10 juin, n'étant semble-t-il pas informé des cinq résolutions votées à la quasi unanimité par le Parlement flamand en 1999! - mais c'était pour prendre définitivement la mesure du clan Van Cau à Charleroi: de son poste de ministre, le nouveau venu devait consolider sa position et celle des «rénovateurs» à Charleroi, en vue du scrutin régional de juin 2009. Et puis bardaf, voilà qu'hier, Paul Magnette est désigné comme ministre au fédéral, en charge de l'Environnement et de la Lutte contre le changement climatique.

J'ai trouvé un autre article chez Philochar, suite donc:
la désignation de Paul Magnette au poste de ministre du Climat. Intitulé intéressant, soit dit au passage: je sais qui j'assignerai en justice si l'été 2008 est aussi pourri que l'été 2007 Mais redevenons sérieux: le président du PS a habilement justifié le choix de son poulain. Tout en éludant les aspects les plus embarrassants des questions. «Le joker n'est pas aussi mauvais que cela» sourit-il quand on lui fait remarquer que le PS a utilisé le même joker deux fois en cinq mois, et qu'on lui demande si le PS est tellement en manque de candidats de qualité aux postes ministériels qu'il faille désigner le même homme à deux reprises. «L'administration des Affaires sociales reste en place, et si le MR était rentré à la Région et à la Communauté, le bouleversement aurait autrement plus important» pose-t-il en réplique à la critique de Serge Kubla sur le septième remaniement du gouvernement wallon en trois ans, qui affaiblit l'institution wallonne. «Présidence du Parlement wallon, présidence du Parlement de la Communauté française, ministère wallon de l'Économie, ministère régional et communautaire du Budget: tous ces postes sont occupés par des socialistes liégeois. Comme on dit dans le Borinage "it's not so bad"!» s'amuse-t-il, quand on évoque le mécontentement de la Fédération liégeoise du PS, une nouvelle fois cocue dans l'aventure. «La défense du climat est un engagement à long terme» assène-t-il enfin quand on relève que le tout frais ministre du Climat n'a aucune compétence particulière pour le sujet, au contraire, par exemple, de l'autre extra-parlementaire de ce gouvernement intérimaire, le cdH Josly Piette, qui, à l'Emploi, retrouve des dossiers qu'il a négociés en tant que leader syndical, puis négociés en tant que membre de la délégation cdH.


Updated 24/12/07

Radio Di Rupo nous prend pour des cons:
Pourquoi Elio Di Rupo a-t-il choisi Magnette?
Le choix de Paul Magnette comme ministre fédéral du climat et de l'énergie n'est pas surprenant, explique lundi Elio Di Rupo dans la presse francophone. Le président du PS, en faisant monter Paul Magnette, avait aussi un message pour la Flandre. "Pour l'environnement, il fallait une personne avec une sensibilité écologique, très contemporaine, avec une vision européenne. Magnette était l'homme qu'il fallait", explique le président du PS.Et d'ajouter que la désignation de Paul Magnette est également un message à la Flandre. "Je voulais leur donner l'image d'une Wallonie compétente, décidée, bilingue. Et que cette Wallonie-là venait de Charleroi! Les Flamands, qui avant de connaître Magnette ne parlaient que du "sexy-boy", m'ont dit qu'ils n'imaginaient pas que des hommes comme ça existaient à Charleroi. C'est dire les dégâts provoqués par les affaires", explique le président du PS.



Magnette, le Paul sûr du PS
Cette fois, c’est clair : Di Rupo veut faire de lui le nouveau chef de file du PS carolo. La nature a horreur du vide. Si personne n’émerge, Van Cau reprendra la main sur la métropole. Impensable pour le patron du PS qui mise donc sur ce poulain prometteur.
Paul Magnette embrasse donc une carrière ministérielle, en même temps qu’il joue les « Dr House » au chevet du PS carolo. Mais la proximité de l’échéance régionale (2009) lui fait courir le risque d’un clash électoral et d’une inévitable comparaison (Van Cau faisait 40.000 voix). Voilà sans doute une des raisons pour lesquelles ce polyvalent se retrouve aujourd’hui sous les projecteurs surpuissants du fédéral.
Ce n’est pas dans la nature de Christian Dupont de faire la révolution. Au PS, on a compris que le risque politique était grand d’être phagocyté par des réformateurs revanchards.
Avec Magnette, Onkelinx aura désormais un allié de choix et de poids. « Il fallait quelqu’un qui puisse donner le change sur le plan politique », confirme cet ancien collègue socialiste. Enfin, en étant en charge de l’Environnement et de l’Energie, le Carolo sera en territoire pas tout à fait inconnu. Ce sont des compétences largement partagées avec les Régions. Hé, hé, suivez notre regard, idéalement placé au centre de l’échiquier politique, il servira donc d’agent de liaison. Ce qui en langage politique se traduit par : « transversalité ».
Et puis, surtout, il servira de contrepoids socialiste face aux deux ministres CDH wallons : André Antoine et Benoît Lutgen qu’au PS, on juge souvent un peu trop « visibles ». Si les socialistes donnent l’impression au MR d’être en cartel, le PS a, lui, les yeux largement rivés sur 2009. Avec un seul mot d’ordre : la victoire. Et peu importe si l’objectif doit être atteint au détriment du CDH. En campagne (dès janvier), il n’y aura plus de cartel qui tienne. Juste des adversaires à éliminer.


Le syndrome des élus papillons
(...) Et là, nausée ! Voilà un ministre parachuté au plus fort de juillet qui, après cinq mois passés à découvrir les matières régionales qui lui étaient confiées (la santé et le social) et à se bâtir une image, quitte le navire régional pour le vaisseau fédéral. Comme si les compétences qui étaient siennes n’avaient nul besoin d’un ministre enfin rodé et prêt à prendre les problèmes, cruciaux pour la population, à bras-le-corps.
Les justifications ne manquent pas, depuis les qualités de Paul Magnette jusqu’à la nécessité d’adresser un signal positif à la Flandre. Et puis, les gens ne comprennent rien au découpage des matières entre les différents niveaux de pouvoir, dixit Di Rupo, et un politique, ça doit être capable de passer d’un sujet à un autre.
Mille fois non ! Ces élus qui papillonnent d’un niveau de pouvoir à un autre, candidats ici pour mieux siéger là-bas, cela accentue le caractère illisible de la politique pour une large part de la population. Et le fossé entre les élus, les citoyens et leur vécu. Et sur le plan électoral, cet effet papillon peut vite engendrer une théorie du KO.


Magnette surpris par sa désignation au fédéral - 21.12.2007, 09:17
Paul Magnette s’est déclaré très surpris par sa désignation au fédéral vendredi matin sur les ondes de la RTBF et de BEL-RTL. Appelé par Elio Di Rupo à endosser les compétences du Climat et de l’Energie au sein du gouvernement fédéral intérimaire, l’ancien politologue n’a pas vraiment eu le choix. « Quand votre parti vous propose une fonction de ministre et un important portefeuille, vous ne pouvez pas refuser », a-t-il déclaré, précisant cependant être très enthousiaste à l’idée de s’occuper d’un « super Ministère du développement durable », une matière qui le préoccupe beaucoup à titre personnel. Le socialiste, ministre wallon de l’Action sociale depuis le mois de juillet, connaît une ascension fulgurante, bien qu’il ne se soit jamais présenté devant les électeurs. « Je compte le faire dès que possible », a affirmé Paul Magnette, qui devrait logiquement être candidat aux Régionales en 2009.


et hop ... au fédéral

Il n'y a plus grand monde de présentable au PS et on sort de son chapeau .... Paul Magnette !

Ce technicien, grand spécialiste de l'Europe à L'ULB racontait qu'on lui avait donné 3 minutes pour accepter la mission de déminage à Charleroi et 3 heures pour le poste de ministre fédéral à la Région. 3 jours pour accepter le poste au fédéral ? Ceci expliquerait-il le délai d'attente pour l'annonce du PS de ses ministrables ?
Ses dernières déclarations sur ses ambitions pour le sort (socialiste, of course) de Charleroi laissaient entendre beaucoup de craintes ... quel coup de baguette magique - avec la visibilité qu'il aura, en règle le problème !

Sur le gouvernement intérimaire, le dernier doute (le casting PS) est levé : seront ministres

Correction
Laurette Onkelinx (Affaires sociales et Santé)
En 1992, elle avait déjà été nommée ministre de l'Intégration sociale, de la Santé publique et de l'Environnement.
Je ne me souvien(ai)s d'aucun bilan, même négatif- de cette période.

Christian Dupont (Pensions et Intégration sociale) - il n'avait rien foutu avant, on va continuer à le laisser dormir tranquillement

et… Paul Magnette, el pacificator du PS de Charleroi, déjà bombardé ministre régional en juillet. Remplacé par Didier Donfut, il quitte Namur pour le fédéral et le Climat et l'Energie.

Va-t-on enfin voir les pics de pollutions désastreux à Charleroi enfin retomber dans des seuils enfin acceptables ?

Paul Magnette 3 septembre 07 (*) Bio plus complète à la fin
Ministre wallon de l’Action sociale, PS
C’est le dernier, et non des moindres, technocrate boulevardo-impérialiste parachuté par le prince Elio en terre païenne carolo. Paul Magnette incarne le rebrousse-poil des intentions dirupiennes affichées de rapprocher le PS de la base, via la reconquête par les technocrates de la proximité et de la représentativité. Technocrate, vous avez dit ?
Né en 1971, Paul est licencié en sciences politiques et en politique européenne à l’ULB en 94. Après une spécialisation en histoire de la pensée politique à l’Université de Cambridge en 95, il exerce une activité de boursier-doctorant au FNRS jusqu’en 99. Décrochant le Grand Prix européen Emile Bernheim, il devient légitimement prof de sciences po à l’ULB, et enseigne également à l’IEP de Paris et de Bordeaux. Directeur de l’Institut d’études européennes de l’ULB, il figure aujourd’hui parmi les spécialistes de la construction européenne. Titulaire d’une chaire Jean Monnet ad personam en 2002, il obtient le prix triennal Jean Rey en 2004. On en passe et des meilleures…

C'est marrant, suite à cet article, j'avais rectifié des informations qui me semblaient erronnées et que j'avais été chercher sur le site du PS, que voici :

himself (Hims Elfe) dit : 6 septembre 2007 at 14:20

C’est pas compliqué, mes sources sont celles du site du PS : Paul Magnette
Né à Leuven, le 28 juin 1971

Formation : Docteur en sciences politique (ULB)
Professions antérieures :Professeur de science politique à l’Université libre de Bruxelles & Directeur de l’Institut d’études européennes de l’ULB
Activités au sein du PS :Délégué du bureau à l’USC de Charleroi

et aujourd'hui (21/12/07), on trouve ceci - les informations précédantes étaient-elles incorrectes ?

Paul MAGNETTE
Profil
Fonction :
Profil :
Formation :
Domaines de prédilection :
Fonctions actuelles
Ministre régional (Région wallonne)

Fonctionsau sein du Parti
Membre du Bureau avec voix consultative (Parti Socialiste)
Membre du Comité des fédérations socialistes wallonnes (Parti Socialiste)
Membre du Comité fédéral avec voix consultative (CHARLEROI)
Président d'USC (CHARLEROI)

Date denaissance
28/06/1971

Informations
Ministre régional (Région wallonne)
Rue des Brigades d'Irlande 45100 JAMBES (NAMUR)


La Nouvelle Magnette 23 octobre 07
A en croire la Nouvelle Gazette, Charleroi a trouvé en Paul Magnette son Messie intemporel. Dans ses « Indiscrétions » pas trop indiscrètes du 9 octobre dernier, le rédac-chef du quotidien carolo, Demetrio Scagliola, laissait éclater sa verve : « Autant que le politologue-ministre le sache, son succès fulgurant et son aisance commencent à faire quelques envieux (…). Un de ses amis les plus proches nous confiait récemment que le principal défaut du nouveau ministre wallon, c’est justement de ne pas en avoir. (…) Magnette plait et il le sait. (…)

Magnette s’en-va-t-en-guerre
Transparence et éthique, vous avez dit ? Il n’aura pas fallu longtemps à Paul Magnette, Messie socialiste du bourbier carolo, pour attraper les mauvaises habitudes des politicards que, comme prof, il analysait autrefois. Dans La Nouvelle Gazette (rebaptisée La Nouvelle Magnette par les Carolos) de jeudi passé, le fringant Dr House du gouvernement wallon étalait ses cartes sous sa casquette de boss tutélaire de la fédération PS de Charleroi. « Il est clair que Viseur bourgmestre, cela ne passe vraiment pas. (…) Jean-Jacques Viseur a interdit aux fonctionnaires (communaux, ndlr) de parler de politique sur leur lieu de travail. (…) Certains se demandent de quoi ils peuvent encore parler, de football ? ».
Sera-t-il candidat aux régionales de 2009 ? « Je suis candidat à la candidature, mais comme ministre, il serait logique que je mène la liste ». Et LA perle, à savoir s’il défend suffisamment les intérêts carolos : « Qu’on me juge sur mes actes. J’ai mis en place, au sein de mon cabinet, une cellule pour défendre les intérêts de Charleroi ». Outre que le contribuable sera enchanté d’apprendre que ses deniers destinés à la gestion gouvernementale servent à la promotion électorale d’un ministre, on est estomaqués par tel aveu. Qui a dit « rénovation » ?


Elio y croit-il encore ? - 30 juillet 2007
Val Duchesse piétine. Ce lundi soir les négociateurs lancent deux groupes de travail supplémentaires, l'un sur l'arrondissement judiciaire de Bruxelles Hal Vilvorde, l'autre sur la coopération entre les régions et l'état fédéral. Le groupe de travail budget, qui se réunit lui depuis une semaine n'a toujours pas de chiffres précis à proposer (le déficit budgétaire 2007 varie de 1milliard 6 à 1 milliard 9 suivant les sources).
Improductive l'orange bleue ? Je vous conseille
ce détour par le blog d'Elio Di Rupo : vous y lirez que le président du PS s'attend à des surprises (il vous propose même de parier un kilo de chocolat)... et n'exclut pas des rebondissements. On ne serait pas étonné que le terme "rebondissement" renvoie à d'autres coalitions "PS inside". Elio, est-il bien informé et plus si sûr d'aller dans l'opposition ? Ou c'est juste pour mettre la pression ?
Publié par Fabrice Grosfilley


(*) Biographie de Paul Magnette
Le carolorégien Paul Magnette, nouveau ministre du Climat et de l'Energie, rejoint le gouvernement fédéral après avoir siégé pendant quelques mois au gouvernement wallon où il était en charge des Affaires sociales et de la Santé. Il est également professeur de sciences politiques à l'Université Libre de Bruxelles (ULB).Paul Magnette est né à Louvain en 1971. Après avoir étudié les sciences politiques et la politique européenne à l'ULB (1989-94), il s'est spécialisé en histoire de la pensée politique à l'Université de Cambridge (1994-1995). De 1995 à 1999, il a été doctorant boursier du Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) et assistant volontaire à l'ULB.Après avoir soutenu sa thèse (Citoyenneté et construction européenne) en 1999, il a été successivement chargé de recherche au FNRS (1999-2000), maître de conférence (2000-2001), chargé de cours (2001-2005) et est devenu professeur en 2005 de science politique à l'ULB. Depuis 1999, il est également professeur extérieur à l'Institut d'études politiques de Paris, et depuis 2003 titulaire d'une chaire Jean Monnet ad personam.Entre 2001 et 2006, Paul Magnette a été directeur de l'Institut d'études européennes de l'ULB, dont il dirige actuellement la section politique. Il a aussi été professeur invité aux Instituts d'étude politique de Paris (1999) et Bordeaux (2001), à la Scuola superiore Sant'Anna de Pise (2001) et à l'Université de Lausanne (2005) et Guest lecturer à l'Academy of European Law de l'Institut universitaire européen de Florence (2005). Il a reçu plusieurs prix dont le prix Jean Rey en 2004. En 2000, l'étude de l'Institut d'études européennes de l'ULB qu'il a coordonnée avec Eric Remacle a reçu le Prix Francqui pour la recherche interdisciplinaire européenne. Il est entré dans l'actualité politique lorsqu'il a été désigné le 11 juin dernier délégué du Bureau du PS à Charleroi pour y dénouer la crise politique et amener les instances du PS local à accepter quelques aménagements majeurs au sein du Collège communal. Au mois de juillet, il a repris au sein du gouvernement wallon les compétences de Christiane Vienne.Paul Magnette s'est imposé comme le nouveau patron d'un PS carolorégien durement touché par les affaires politico-judiciaires et ce malgré l'inimitié de l'ancien homme fort de Charleroi, Jean-Claude Van Cauwenberghe. Au mois d'octobre, il a indiqué qu'il se présenterait aux élections régionales de 2009 "pour y chercher la légimité populaire qu'il n'a pas eue". Si son score était insuffisant, il s'en irait, avait-il ajouté.

jeudi 20 décembre 2007

Un mouton à 5 pattes

Il est peut-être mal venu de parler de mouton à 5 pattes, dès le moment où le hadj a commencé lundi et se poursuivra pendant ces prochains dix jours et que hier, les musulmans célébraient l’Aïd el-Kébir, qui est à la fois le grand jour du pèlerinage de La Mecque et celui du sacrifice du mouton, mais bon, comme le précisait Maingain sur Mint:
"le gouvernement peut peut-être ressembler à un mouton à 5 pattes, mais il salue la maestria de Guy Verhofstadt qui, et c’est un fameux contraste avec Yves Leterme, est parvenu à trouver la manière de lier les attentes quand même contradictoires des partis qui sont associés."

Didier Reynders était lui interviewé à la RTBF-radio mercredi matin.
Le vice-Premier ministre y parlait de la résolution de la crise:
Lui et Guy Verhofstadt en sont les artisans, au sein de la famille libérale et ont réglé l’affaire en quinze jours après que la chrétienne-démocrate, et ses explorateurs-démineurs-formateurs, eut plongé le pays dans le noir près de 200 jours.
Les difficultés ces dernières 48 heures ?
Certains réclamaient des mandats, il fallait régler ça…

Comme Philip Hermann l'écrit sur son blog:
Tout d'abord, un grand bravo à Guy Verhofstadt!!! En réussissant à dénouer cette crise en moins de 15 jours, il vient de démontrer qu'il était l'homme de la situation. Merci aussi au sens de l'état de Didier Reynders, il a compris à temps l'urgence de sacrifier certaines légitimes revendications sur l'autel de la raison d'état. En acceptant de transiger sur une participation conjointe du cartel CDh/PS à ce gouvernement d'urgence, en renonçant à revendiquer le rôle de premier ministre, il vient de faire preuve d'une abnégation qui démontre un sens de l'état certain.

Maingain a également souligné que selon lui les turbulences « ne sont pas toutes derrière nous ».

Effectivement, la vraie crise n'a pas encore véritablement commencé.
La Guerre des Trois aura-t-elle lieu ?



mercredi 19 décembre 2007

Les Bonnie & Clyde de la politique ...

Ceci n'est pas un gouvernement

Le gouvernement intérimaire dirigé par Guy Verhofstadt devrait se composer de 14 ministres, dont deux vice-premiers ministres : le MR Didier Reynders et le CD&V Yves Leterme. Il compterait au total 4 ministres CD&V, 3 MR, 3 PS, 3 Open VLD et 1 CDH.

Biographie des principaux intéressés, ici.

Ils parlent de "Verhofstadt III"

« Nous sommes restés tenaces ces six derniers mois, pas pour les postes de ministre mais pour les résultats. Il serait fou de quitter les barricades au moment le plus chaud du combat »
le président du parti, Bart De Wever.

NB: Tout est dans le texte.

Le CD&V se dit satisfait du gouvernement intérimaire qui est en train d’être mis en place. Le président du parti Jo Vandeurzen souligne qu’il pourra compter sur un large soutien au parlement.
« C’est une majorité qui est nécessaire pour avoir un débat sur le fond à propos d’une réforme de l’Etat »,
M. Vandeurzen à la rédaction de la VRT.

Le Vlaams Belang est particulièrement critique à l’égard de la constitution d’un gouvernement intérimaire et dénonce la manière hallucinante et antidémocratique avec laquelle il est mis sur pied. Pour le parti d’extrême droite, le futur gouvernement fédéral sera une coquille vide qui n’offre pas la moindre garantie en matière de réforme de l’État.

« L’opposition se fait à l’égard d’une politique et non à l’égard d’une personne ou d’un parti. Si ce gouvernement n’est pas assez social, nous mènerons une opposition vigoureuse mais constructive. Si c’est un gouvernement de l’immobilisme, nous le dénoncerons »
Caroline Gennez.

La présidente de Groen !, Mieke Vogels, a exprimé sa satisfaction de voir enfin un gouvernement sur pied. Elle considère qu’on n’est pas pour autant sorti de l’auberge, faisant référence à la réforme de l’État. La N-VA, dit-elle, est un élément d’incertitude. Et de constater que la N-VA sera nécessaire pour former la majorité des deux tiers au parlement.

Le président Didier Reynders a souligné que son parti allait au gouvernement dans la ferme intention de marquer de son empreinte la politique qui sera menée par le gouvernement intérimaire et d’influencer dans le même sens le programme socio-économique et institutionnel du gouvernement définitif. Didier Reynders a encore indiqué que le MR est favorable à ce qu’on modifie le moins possible la composition du gouvernement sortant.

La « Lijst Dedecker » constate que le gouvernement intérimaire sera constitué par les perdants des dernières élections. A ses yeux, il s’agit d’un gouvernement qui bat de l’aile, d’un gouvernement anti-flamand et travailliste.
Et de noter que les grands vaincus des élections, Guy Verhofstadt et Elio Di Rupo, se retrouvent à nouveau au pouvoir.
Quant à la N-VA, elle est traitée de « Lamme Goedzak » qui s’imagine qu’une réforme de l’Etat aura vraiment lieu à Pâques.
Pour la Liste Dedecker, ce gouvernement intérimaire est une honte pour les partis flamands qui le soutiennent. Le parti ne peut admettre que le premier ministre soit comptabilisé dans les ministres flamands et constate que le CD&V et la N-VA n’ont aucune garantie quant à la réalisation d’une réforme de l’Etat.
Selon le parti de l’ancien entraîneur de judo, les électeurs avaient voté contre le dogmatisme syndical, pour donner un ballon d’oxygène aux entreprises, aux indépendants et à tous ceux qui veulent travailler. Le gouvernement intérimaire est, au contraire, plus rouge que jamais, avec un ministre de l’Emploi en provenance directe des bancs syndicaux et avec une Laurette Onkelinx « qui pourra maintenant montrer son incompétence dans les affaires sociales ».
Seules de nouvelles élections sont de nature à rendre la politique plus crédible aux yeux des citoyens, conclut la Liste Dedecker.