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mardi 11 janvier 2011

C’est de la folie furieuse

Pourquoi exclure les libéraux ?

Laurette Onkelinx 11/01/2011:

Il n’y a pas d’exclusive. Si un moment ils doivent faire partie de la solution, il ne faut pas avoir d’exclusive. Mais soyons clairs : sur leur méthode, sur ce que répète à souhaits Didier Reynders, c’est un "niet" asbolu.
Cette méthode, cela s’appelle une capitulation. Dire, il n’y a plus rien, la Belgique n’existe plus, voyons ce que l’on peut faire ensemble, c’est de la folie furieuse. C’est non.

Il faudra se souvenir plus tard de ces propos couillons ...

Updated:
La méthode vous oppose aux négociateurs actuels
. Laurette Onkelinx estimait hier que celle du MR – demander préalablement aux partis flamands ce qu’ils souhaitent faire au fédéral – reviendrait à se mettre dans une position de mendiant.

Nous n’avons rien à mendier. Nous avons à vérifier la volonté des Flamands à rester dans un système fédéral. Je crois qu’il est préférable d’avoir la franchise de poser la question et bien sûr dire ce que nous considérons comme les conditions d’existence d’un Etat fédéral plutôt que de laisser l’Etat continuer à être démembré morceau par morceau comme cela se fait depuis plusieurs années, réforme de l’Etat après réforme de l’Etat. Cela conduit finalement à un affaiblissement durable de l’Etat fédéral mais surtout à un appauvrissement de Bruxelles et de la Wallonie. Je rappelle que ce sont les socialistes qui ont conclu la très mauvaise loi de financement des Communautés et des Régions en 1989.

Admettons que l’on opte pour la méthode du MR et que, comme le présage Mme Onkelinx, la N-VA vienne avec une page blanche… Quelle serait votre attitude ?

Est-ce que la N-VA viendra avec une feuille blanche ? Si Mme Onkelinx le sait, c’est peut-être parce qu’elle a déjà posé la question à Bart De Wever et cela ne l’empêche pas de continuer à négocier avec la N-VA. Ensuite, est-ce que tous les partis flamands auraient la même position que la N-VA ? Cela n’est pas dit. La question de sincérité est de savoir s’il y a encore une substance satisfaisante pour un Etat fédéral. Plutôt que d’avoir la logique du démembrement qui ne sert que la logique confédéraliste voulue au nord du pays. Quand je découvre certains éléments des notes successives, je constate que les francophones s’inscrivent dans la logique confédéraliste.

Le MR charge les partis francophones, on entend peu de critiques sur la N-VA et le CD&V.

La responsabilité de la N-VA et du CD&V est lourde dans cette évolution. C’est bien pour cela que je regrette qu’il n’y ait pas une concertation francophone. Elle permettrait de définir une ligne de conduite qui s’imposerait aux partis flamands. M. Di Rupo a parlé sincèrement, j’ose le croire. Mais le jeu partisan reste trop présent, je le regrette.

On parle de contacts très étroits entre le MR et la N-VA…

Il n’y a pas d’autres contacts, ce sont des affabulations, le président du MR peut avoir tout contact avec tout interlocuteur qui veut bien s’adresser à lui. Il y en a eu bien d’autres tant au Sud qu’au Nord.

Vous y croyez à cette relance ?

Nous avons été tenus tellement à l’écart que nous n’avons pas à nous prononcer. Nous disons juste que la crédibilité de l’Etat belge est mise en péril par ceux qui se sont enfoncés dans une logique sans fin sur le plan institutionnel. Il est temps de sortir de ce bourbier. Mais nous ne sommes pas responsables des choix qu’ils font.

mardi 14 septembre 2010

CD&V : c’est non aux libéraux

Eric Van Rompuy, sur le plateau du "Zevende dag":

"le retour des libéraux n’est pas une option. Nous voulons continuer à sept pour trouver une solution"


MR : 18 sièges
CD&V: 17 sièges
OPen VLD 13 sièges
CDH: 9 sièges

Libéraux: 31 sièges >< "centristes": 26 sièges

#WTF #démocratie


Lire aussi:
Eric in Zevende Dag

Vanochtend nam ik deel aan een debat in de Zevende Dag over de regeringsonderhandelingen.

Druk op onderstaande balk om de video te zien:
http://www.deredactie.be/permalink/1.861341

Weinig animo voor MR-FDF in regering
De politieke impasse is erger dan in 2007. Dat heeft Vlaams parlementslid Eric Van Rompuy (CD&V) zondag gezegd in het VRT-programma De Zevende Dag. In het politieke debat bleek ook dat er bij CD&V, SP.A en Groen! weinig animo is om de MR bij de regeringsonderhandelingen te betrekken.
Zowat 90 dagen na de verkiezingen dreigt ons land volgens Van Rompuy “onbestuurbaar” te worden. “Ik ben pessimistischer dan ooit”, klonk het. Volgens Van Rompuy kunnen de preformatiegesprekken enkel opnieuw opgestart worden als er van bij het begin duidelijkheid is over de financiering. Volgens John Crombez (sp.a) en Stefaan Van Hecke (Groen!) lag er echter op het moment van het afspringen van de gesprekken voldoende op tafel dat kon dienen als basis om verder te onderhandelen.


Deux fois, SP.A et MR ont eu des rendez-vous

Ce n’est évidemment pas cela que l’histoire, la grande, retiendra. Après tout, que des hommes politiques du Nord et du Sud, se voient, discutent, échangent leurs informations, quoi de plus normal. Evidemment, quand ces discussions réunissent des gens qui sont en négociations serrées, depuis 7 à 8 semaines, avec ceux qui ne le sont pas et qui rêvent d’y entrer, cela provoque quelques grincements de dents auprès des autres négociateurs. Ainsi, dimanche, sur le plateau de la VRT, Eric Van Rompuy a-t-il considéré que le déjeuner qui a réuni, le 28 août dernier, dans un restaurant étoilé de la capitale, Bart De Wever, Sigfried Brake pour la N-VA, Didier Reynders et Louis Michel pour le MR, était une vraie faute : " Cela constitue, a-t-il dit, une rupture de confiance. Cela ne fait qu’augmenter la méfiance du côté francophone."

En voici donc une autre. Rétroactes. Il y a quelques jours, le président du MR, Didier Reynders, regrettant sa mise à l’écart du côté francophone, avait affirmé qu’il avait eu des contacts avec tous les partis flamands, à l’exception de Groen ! Les socialistes flamands et les démocrates-chrétiens flamands s’étaient empressés de démentir ces contacts. Tandis que Didier Reynders confirmait sa version provoquant de nouvelles dénégations du côté du SP.A et du CD&V Qu’en est-il ?

"La Libre" est en mesure de poursuivre la rédaction de ce véritable "guide Michelin" de la négociation. Après "Bruneau" en compagnie de la N-VA, les libéraux francophones ont, par deux fois au cours de l’été, déjeuné avec l’ancien ministre et ancien président de parti du SP.A, Johan Vande Lanotte. La première fois, celui-ci était seul, mais il était accompagné d’autres membres du SP.A lors du second rendez-vous. L’un de ces déjeuners avec le président du MR, Didier Reynders, a eu lieu à "L’Ecailler du palais royal", un célèbre restaurant du Sablon, à Bruxelles. Bien entendu, ces contacts entre familles libérale et socialiste avaient comme objectif de faire le point sur les négociations en cours. Sauf à penser que Johan Vande Lanotte n’est plus membre du SP.A, il y a donc bien eu des contacts entre les libéraux francophones et les socialistes flamands.

dimanche 12 septembre 2010

"Des Martiens" ... ?

Phineas_Barnum
Le #FDF est sans-doute la formation politique belge qui défend le plus les droits démocratiques les plus fondamentaux


Lire aussi:
5,3 % de Flamands à Bruxelles
On savait que les Flamands étaient minoritaires dans leur capitale, Bruxelles. Ils le sont bien plus qu’on ne le pense selon une étude réalisée par deux démographes qui estiment que les néerlandophones ne constituent plus que 5,3 % de la population de la région Bruxelles-Capitale face à une majorité de francophones et d’étrangers venus de l’Union européenne et d’ailleurs.

PDF: Bruxelles en chiffres

Les libéraux isolent le FDF

L’amarante n’a plus la cote. Une actualité, discrète mais significative, s’est déroulée ce lundi au bureau politique du Mouvement réformateur. Avec des accents "gaulliens" dans la voix, dans une forme que d’aucuns ont jugé théâtrale, avec emphase, Olivier Maingain, le président du FDF, a estimé que les francophones devaient plus que jamais défendre la Région bruxelloise et son élargissement. "A l’entendre, soupire un libéral, il faudrait qu’on étende la Région bruxelloise jusqu’à Ostende "

Cette tirade d’Olivier Maingain a été suivie de commentaires assez acerbes de Daniel Bacquelaine et d’Armand De Decker. Mais c’est bel et bien Louis Michel qui a le plus nettement et le plus sèchement réduit Olivier Maingain au silence en se lançant dans une longue démonstration sur la nécessité, pour les libéraux, de rester branchés dans la réalité actuelle et de ne pas apparaître comme "des Martiens". Au fur et à mesure de cette discussion, rapportent plusieurs participants, une nouvelle ligne de fracture est apparue. Ou plutôt : une nouvelle unité. Ainsi le groupe Renaissance a-t-il appuyé la stratégie de Didier Reynders. Le MCC de Gérard Deprez s’est également rangé aux côtés du président du MR - laissant le FDF assez isolé...

Mais quelle est donc la stratégie de Didier Reynders ? Le président du MR a précisé qu’à son estime, il était possible de mener une autre négociation institutionnelle avec Bart De Wever. Tout en s’assurant au préalable de sa sincérité, de sa volonté de maintenir un Etat fédéral fort, il est possible, selon Didier Reynders, de définir de manière limitative les compétences qui demeurent celles de l’Etat fédéral et de décider ensuite que toutes les autres appartiennent aux Régions et aux Communautés. Une manière de mettre en œuvre le fameux article 35 de la Constitution. Pour le MR, il ne s’agit pas de rompre la solidarité interpesonnelle ni de toucher au caractère fédéral de la sécurité sociale, mais bien de parvenir à un nouvel équilibre, dans un Etat largement fédéralisé en partant des entités fédérées plutôt qu’en utilisant la "vieille" méthode de négociation qui est celle d’Elio Di Rupo...

Didier Reynders a aussi précisé, devant son bureau élargi, qu’il avait eu des contacts avec tous les partis flamands, à l’exception de Groen ! En revanche, les libéraux francophones n’ont eu aucun contact avec les partis francophones...

mercredi 18 août 2010

Négociateur socialiste, sous l’autorité de Di Rupo

#Kiadi: "Puisque le MR n’est ni associé ni même informé, il me paraît simple et normal qu’au moins dans l’enceinte parlementaire, publiquement, on puisse parler des enjeux bruxellois de la réforme qui est en cours de négociations aujourd’hui, et ce d’autant plus que Charles Picqué (PS) paraît plus être un négociateur socialiste, sous l’autorité de Di Rupo, qu’un ministre-président défendant l’intérêt des Bruxellois " ?

lundi 21 juin 2010

Le MR au fédéral

Twitter side

Phineas_Barnum
#Kiadi #WTF "Au MR, nous sommes 18 députés : 15 libéraux qui voteront comme un seul homme ce que l'on aura négocié et 3 FDF. Didier Reynders sait fort bien qu'il y a des éléments de réforme de l'Etat que cdH, PS et nous -c'est-à-dire le front francophone- nous pouvons accepter. Mais peut-être pas le FDF… On surestime terriblement son poids… "

Mruns2bri De Decker plaide pour le MR au fédéral: "poids électoral, tradition, ancienneté du parti" Ca sent vraiment la naphtaline et le velours rouge
@dreynders Bonjour. Une réponse/un commentaire ? http://twitter.com/Phineas_Barnum/status/16672796430 Merci.

Updated:
"Le FDF a fait son travail pour enrayer le recul du MR à Bruxelles et, sans nous, le MR n’aurait pas obtenu un résultat satisfaisant dans la capitale. Nous avons toujours cherché à faire l’unité au sein du MR. Si certains sont dans une logique de division, c’est très regrettable. J’ai entendu certains libéraux au sein du MR qui ne comprenaient pas les propos de M. De Decker. Je voudrais donc savoir si M. De Decker est soutenu et par qui"


Lire aussi:
Tentative de décryptage avec Dave Sinardet, politologue de l'Université d'Anvers et Philippe Walkowiak, du service politique de la RTBF

Dès lors, sur le plan des coalitions, le jeu semble assez ouvert. Et le MR fait clairement des offres de service, ce qui arrangerait bien Bart de Wever.

Dave Sinardet confirme que l'option privilégiée par l'informateur, qui n'est du reste pas démentie par le formateur pressenti, consisterait à prendre le MR dans l'attelage fédéral, afin d'éviter, sur le socio-économique au moins, un gouvernement penchant trop vers la gauche.

Paradoxe : le souhait prêté à Bart De Wever d'appeler le MR à la table ramènerait par la même occasion le FDF à la négociation. "Oui, c'est assez paradoxal", avoue Dave Sinardet, "mais en même temps, un MR avec le FDF dans l'opposition est plus dangereux" pour le PS. "Peut-être que de cette manière le FDF pourrait être un peu neutralisé, si c'est cela le prix à payer pour être autour de la table pour le MR".

Pour Philippe Walkowiak, beaucoup de choses se joueront peut-être en fonction du calendrier électoral, qui ne prévoit plus d'élections -sauf les communales - avant 2014. Si on a une réforme de l'Etat, dit-il, "au PS on peut faire le pari que d'ici 2014, on aura un peu oublié les concessions qu'on aura du faire". De ce point de vue, il n'est pas absolument nécessaire pour le PS d'embarquer les libéraux. Du reste, se pose également la question de la parité nord-sud, l'Open VLD ayant manifestement fait le choix de l'opposition au nord du pays.

vendredi 18 décembre 2009

7 inculpations à Libramont

Paul Furlan, ministre wallon des Pouvoirs locaux, aurait confirmé avoir reçu un courrier du parquet l'informant des sept inculpations en série à Libramont.

Jacques Langlois aurait inculpé le 26 novembre dernier (dans le cadre d'une prise d'intérêts relative à l'attribution de 11 chantiers de travaux publics à la SA Jérouville -dont l'administrateur délégué et actionnaire est le premier échevin Paul Jérouville, en charge des Travaux publics- entre 1996 et 2005) le bourgmestre de Libramont Pierre Arnould, le secrétaire communal, ainsi que plusieurs échevins de l'actuel et l'ancien collège,.

Les inculpés -tous sont MR- seraient :
- Pierre Arnould, bourgmestre de Libramont
- Paul Jérouville, anciennement premier échevin en charge des Travaux publics
- Etienne Goffin, l'échevin de l'Agriculture
- Nestor Talbot, échevin entre 2002 et 2005
-Charles de Fierland Dormer, échevin entre 1996 et 2002
- Pol Lejeune, l'échevin de l'Urbanisme
- Eddy Jacquemin, le secrétaire communal qui lui est inculpé pour sa part de faux et usage de faux.


Lire aussi:
Corruption à la Régie des bâtiments: 71 inculpés
Le parquet de Bruxelles vient de clôturer une vaste enquête dans un dossier qui compte 71 inculpations, des entrepreneurs, mais aussi des fonctionnaires et des hauts responsables de la Régie des bâtiments.
Ces 71 inculpations concernent des des fonctionnaires et des responsables de la Régie des Bâtiments qui auraient fonctionné avec des dessous de table pour attribuer des marchés publics.


mardi 1 décembre 2009

Michel, le bourlingueur

Extrait de "Répondez @ la Question!" de la RTBF du 30/09/09





Lire aussi:
Louis Michel, l'encombrant sauveur?


Lors de la première émission de la saison de "Répondez à la question", le député européen, ancien ministre et ancien commissaire européen Louis Michel n'a pas dissimulé son différend avec le patron du MR, Didier Reynders. Se posant un peu là, il se ménage toutes les possibilités.

Lorsqu'on lui demande si oui ou non Didier Reynders doit quitter la présidence du Mouvement réformateur, Louis Michel ne répond pas directement "C'est à lui de répondre à cette question-là. C'est difficile de répondre par oui ou par non. Il a la légitimité jusqu'en 2012". Mais il précise très vite : "Lorsqu'en 2004, je n'ai pas été à même de conduire le parti dans les majorités régionales suite à ce qui s'est passé avec M. Di Rupo ; et bien je suis parti parce que j'avais le sentiment que quelqu'un, et qui d'autre que le président, doit prendre la responsabilité rédemptrice d'assumer". Peut-on mieux montrer le chemin à l'actuel président? "Je crois que c'est un signal que bon nombre de personnalités au parti attendent. Ceci étant dit, c'est lui qui a le pouvoir du dernier mot".

Louis Michel est fin politique. Il comprend que le style et le ton de Didier Reynders indispose une partie de l'opinion mais il sait aussi que l'affrontement direct avec le Liégeois pourrait déservir sa cause autant que celle de son fils. Il se dit "disponible pour reconquérir l'opinion", ce qui laisse la porte ouverte à bien des perspectives même s'il ne se dit pas "tenté" par la présidence. "Je suis très bien là où je suis mais je suis évidemment disponible pour aider". Pas tenté mais disponible, ça sent le sacrifice...

Didier Reynders, "pas un atout pour le MR"

Celui qui fut président du MR avant 2004 ne dit pas que Didier Reynders est directement responsable de l'échec. "Nous avions un bon programme, le même que celui qui avait permis la victoire triomphale de 2007", souligne-t-il, rappelant au passage que la stratégie d'affrontement de Didier Reynders avait alors fonctionné. "Cette stratégie de bipolarisation offrait un choix très clair à l'électeur". Alors ce qui n'a pas marché cette fois-ci? "Peut-être l'affaire Fortis, même si je prétends qu'il a fait exactement ce qu'il fallait faire, et il a assumé sa mission d'homme d'Etat."

Mais après les fleurs, les épines : "Ici et maintenant, on ne peut pas dire que [Didier Reynders] soit un atout pour le MR. Manifestement, il y des courants contraires". Mais il ne faut pas s'attendre de sa part "à des coups fourrés, à des coups sordides". "Il n'y a pas de clan Michel ! ", tranche-t-il à destination de ceux qui en douteraient. Il nie d'ailleurs fermement avoir téléguidé les attaques contre Didier Reynders émanant de personnes proches, comme Jean-Paul Wahl, député wallon et son successeur sur le trône mayoral jodoignois.

S'élevant du reste avec une certaine majesté contre ceux qui le penseraient coupable de tels forfaits, il tonne, indigné : "Est-ce que vous croyez vraiment Louis Michel assez stupide pour envoyer au casse-pipes pour attaquer Didier Reynders celui qui est son successeur à Jodoigne? Je dois d'ailleurs vous dire que j'ai dit à Jean-Paul Wahl que ça m'embarrassait, sa démarche, parce que si quelqu'un d'autre le fait, bon soit, mais que ce soit mon successeur à Jodoigne qui est un ami proche qui le fasse, ça donne évidemment à supposer... (...) Ceci étant dit, ils ont exprimé tout haut ce qu'ils entendaient autour d'eux, pas seulement dans l'opinion publique mais aussi dans le parti". Même pas vraiment fâché, quoi.

Une affaire de "body langage"

Pas de réelle différence à ses yeux entre le MR façon Louis Michel et le MR dirigé par Didier Reynders. "Didier Reynders n'a pas modifié la ligne politique". "Il n'est pas plus à droite", et si certains le disent, c'est seulement "l'impression qu'il donne ; et il est évident que le style de Didier Reynders, son vocabulaire, sa sémantique, même son 'body langage' donnent le sentiment qu'il est beaucoup plus carré, moins empathique". On a connu des compliments moins ambigus. Persistant à ne voir aucune différence entre le MR d'hier et celui d'aujourd'hui, il relève toutefois que "dans la manière de porter le message", le style de Didier Reynders est "évidemment différent".

Pour un "libéralisme à visage humain"

Louis Michel refuse de se positionner sur un axe gauche-droite, contrairement à la volonté affirmée de Didier Reynders de positionner le MR au centre-droit. "Je suis pour un 'libéralisme à visage humain' ", souligne le Jodoignois, qui manie manifestement les références historiques avec un humour tout particulier. Il serait donc, lui, le mieux placé pour animer le 'printemps des réformes', même s'il ne dit pas -l'humour à ses limites- que Didier Reynders jouerait alors le rôle du gardien de l'orthodoxie.

L'homme qu'on annonce à la tête de l'Assemblée générale des Nations Unies pour la prochaine session n'insiste pas trop sur ce départ éventuel. Au contraire, n'ayant de cesse de manifester sa disponibilité à l'égard de son parti et de la scène nationale, il répète -convoquant les mânes de son prédécesseur à ce poste, le socialiste Paul-Henri Spaak- qu'il est un homme politique à part entière.

Et il se délecte, tous comptes faits, d'avoir amené les vice-premières Laurette Onkelinx et Joëlle Milquet à lui rappeler son devoir de neutralité. Car qui pourrait douter de sa loyauté ?

mardi 10 novembre 2009

Didier +/-

Petit clin d'oeil à mon ami Chaos Theory, à propos du point faible de Didier Reynders:




Et des propos un peu étonnant de Louis Michel qui était l'invité de Matin Première, ce matin ...


BH : Est-ce qu'il faut revoir la composition interne du Gouvernement ? Vous avez cité Didier Reynders. Est-ce que vous croyez vraiment à un Premier ministre francophone ?
- Je crois en tout cas qu'il est inconvenant, comme je l'ai entendu dans la bouche de certains Francophones, de rejeter cette idée …de manière, je dois dire, assez je vais presque qualifier la manière, de vulgaire. Je pense que ce serait quand même important, un jour, de briser la fatalité qui consiste à accepter comme un fait définitivement acquis, qu'un Premier ministre ne peut jamais être un Francophone. Dans un pays comme notre pays, ce sera assez logique qu'il y ait de temps en temps une alternance.

BH : Si le Premier ministre n'est pas Didier Reynders, est-ce que le MR doit demander, par exemple, le poste du Ministre des Affaires étrangères ?
- Je n'ai pas à entrer dans ce genre de réflexion-là.

BH : Est-ce que vous trouveriez ça normal qu'il y ait une compensation ?
- Je ne vais pas commencer à faire des supputations et à exprimer des exigences de ce type-là. Je constate simplement que la famille libérale est aujourd'hui au Parlement fédérale, la première famille du pays et qu'au sein de la famille libérale, le premier parti c'est le MR et que le chef de ce parti, c'est Didier Reynders et que donc il est assez logique que Monsieur Reynders apprécie quels sont les équilibres qu'il pourra dégager, quel est le poids politique qu'il pourra dégager, au sein d'un futur gouvernement, s'il échet… parce qu'on n'est pas encore dans ce cas de figure-là que je sache.

BH : Le climat est à nouveau serein au Mr, Louis Michel ?
- Je dois vous dire que « oui », parce que dans le fond…

BH : Comme si rien ne s'était passé ?
- Vous savez …comme si rien ne s'était passé… il ne faut quand même pas exagérer. Il faudra sans quelques semaines pour… mais pour le moment en tout cas ça se passe remarquablement bien. Je regrette vraiment très sincèrement qu'il y ait une petite divergence d'appréciation stratégique qui a…

BH : Plus que petite quand même, Louis Michel ?
- Vous avez grandement aidé à ce que ça se complique…

BH : C'est-à-dire que tous les MR qui sont venus ici à ce micro ont chaque fois montré qu'ils étaient en désaccord entre eux. Ce n'est pas nous qui avons poussé sur le bouton.
- Non, mais enfin… je pense très sincèrement qu'on a grossi la cause du désaccord. Personne n'a jamais remis en cause, ni le leadership, ni la fonction du vice-Premier ministre ou de Ministre des Finances, de Monsieur Reynders, qui exerce cela à la plus grande satisfaction de tous nos électeurs et donc ce n'est pas ça qui a été le problème. Le problème a été simplement une divergence d'appréciation stratégique. Bon…sur la question du cumul… POINT… Maintenant on a trouvé une solution, qui moi me paraît tout à fait acceptable et qui peut vraiment relancer la dynamique du parti. Je vais m'engager à fond dans cette relance. J'ai qualifié ça de reconquête de l'opinion. Et je crois que nous allons réussir.

BH : Didier Reynders est toujours un handicap pour le MR, Louis Michel ?
- Didier Reynders a toujours été un atout pour le MR, en tant que vice-Premier et en tant que Ministre des Finances…

BH : Mais avec le cumul c'est un handicap ?
- Non ! Que les problèmes qu'il a connus (de manière très injuste d'ailleurs) aient pu un moment donné poser certaines difficultés - « oui » - mais tout ça est maintenant dépassé.

mercredi 21 octobre 2009

"Didier Reynders doit rester président"

Daniel Ducarme était l'invité "surprenant " et encore "vert", de Bertrand Henne, à Matin Première, ce matin.

Daniel Ducarme, son camp c'est celui de l'ensemble des réformateurs:
"Nous devons collectivement lancer un appel à l'ensemble des réformateurs.
L'heure est à choisir une certaine forme de réconciliation"
"Faites en sorte que les réunions qui vont se tenir dans les jours qui viennent à l'initiative de Didier Reynders soient l'opportunité de se retrouver, de s'unir pour permettre au MR de remplir sa mission, qui est uniquement de vouloir être ce centre de gravité face à des coalitions régionales et communautaire de gauche"

"Didier Reynders doit rester président. Ça ne fait aucun doute"


"Ne dites pas aux gens qu'ils doivent s'intéresser à l'essentiel si vous, vous ne vous intéressez qu'à l'accessoire, c'est-à-dire aux luttes d'influence"
"Ne faites pas injure à tout le travail qui a été fait au début de cette décennie, à l'effort qui a été fait pour que le Mouvement Réformateur soit le centre de gravité de la politique francophone belge, simplement avec des positionnements de type individuel"


"Aujourd'hui à partir du moment où Didier Reynders fait en sorte de nous positionner comme il le faut dans le cadre de la politique fédérale, de lancer à l'intérieur du mouvement les moyens pour nous remettre en marche ; et enfin de montrer le signe de l'ouverture et de l'écoute pour rassembler, alors je leur dis venez autour de la table et trouvons une solution".

"C'est très grave !"
Il faut "lancer cet appel que je sais partagé par énormément de personnes"
"Un siège en Wallonie, un siège à Bruxelles, et un siège à l'Europe, et on va en faire une maladie ? C'est quoi ce comportement ?"


Actu24 - La réponse de Louis Michel à Di Rupo
par actu24




Lire aussi:
Où passe la ligne de fracture du MR divisé

C'est une évidence depuis lundi: le MR est divisé entre ceux qui soutiennent Didier Reynders et ceux qui souhaitent qu’il remette son mandat de président en jeu. Il n’est pas aisé de définir la ligne de fracture entre les deux camps.

D’abord la ligne de fracture n'est pas entre laïcs et chrétiens. Les Michel et Olivier Chastel incarnent clairement le courant laïc du MR, mais avec eux on retrouve le MCC, qui est l'aile chrétienne du parti.

La ligne de fracture n'est pas non plus entre aile gauche et aile droite du MR. Le FDF, qui aime apparaître comme le courant le plus social du parti, est derrière Didier Reynders et non derrière Louis Michel, qui incarne le libéralisme social.

MR : Louis Michel se trompe, estime Daniel Ducarme

Le fondateur et ancien président du MR Daniel Ducarme lance un appel à la réconciliation aux membres du parti, autour de la personne de Didier Reynders. Par ailleurs, alors qu’Olivier Maingain continue de défendre des listes FDF en Wallonie, Daniel Ducarme juge cela « pas normal ».

« Restaurer l'unité » du MR, la priorité de Reynders

mardi 20 octobre 2009

Torpiller Didier Reynders (Bis)

La porte était fermée de l'intérieur.
D'abord 36, puis 37, 38, ... une quarantaine (!??!), selon le JP RTBF de 7H00 de ce mardi 20 octobre (updated) et du JP #RTBF de 8H00 du mercredi 21 octobre, mais 33 têtes seulement de la fronde au MR ... les têtes ont-elles roulé, mises dans le sac ou le sable ?

La Libre a retrouvé LE 37ème ...


Phineas_Barnum 36 élus MR au Soir et 37 à la Libre ... combien à la DH ?
MBux @Phineas_Barnum Oui, oui, on fait (toujours) mieux que Le Soir... !-)


Signataires, frustrés de l'opposition mutin, ou putschistes ? ... notamment Louis et Charles Michel, Olivier Chastel, Philippe Collard, Marie-Christine Marghem et Willy Courtois ainsi que Gérard Deprez, Willy Borsus, Christine Defraigne, Olivier Destrebecq, Olivier Hamal, Hervé Jamar, Frédéric Ries, Jean-Paul Wahl, Jacqueline Galant, Jacques Brotchi.

Se souviennent-ils encore de la destructrice opposition face à l'intégration de Rudy Aernoudt ? Seul Olivier Maingain en a pris la pleine mesure, semble-t-il.

Quoi qu'il en soit, les mêmes qui reprochent à Didier Reynders d' "avoir perdu les élections" et avoir affaibli le MR, font bien évidemment mieux en terme de reconstruction et de reconquête/maintien du pouvoir.
On assiste à un lamentable spectacle, tel celui présenté depuis des lustres par le PS français.

Il est vrai que la double casquette de Reynders est un problème, mais qui pour le remplacer valablement ?
Personne parmi les putschistes qui lui arrive à la ceinture, abstraction du fils Michel qui arrive juste au dessus ... mais qui ne semble pas avoir la carrure de président de parti, ni les compétences pour reprendre les Finances ...


Réaction du président du MR
Au micro d'Alain Carlier, Didier Reynders a été clair:

"J'ai déjà dit plusieurs fois que j'allais poursuivre ma tâche à la tête du Mouvement Réformateur. Ce n'est pas la voie des élections qui est choisie. La voie de l'apaisement, ce n'est pas de se demander les uns aux autres de démissionner. La voie de l'apaisement, c'est trouver ensemble la meilleure façon de travailler et de s'organiser."



Lire aussi:
Defraigne
Christine Defraigne est l'invitée de Matin Première
Bertrand Henne reçoit Christine Defraigne ce vendredi matin. Ce jeudi après-midi, elle a perdu sa place de chef de groupe MR au Sénat. Elle met en cause depuis quelques jours le clan Reynders. Est-ce une vengeance? La guerre est-elle ouverte au MR ?

“torpiller Didier Reynders”

Présidentielles au CDH : l’après Milquet pointe à l’horizon
On doit connaître ce lundi la date de l’élection présidentielle au CDH.

Jean-Luc Crucke: "Ce qu’on fait à Didier Reynders est scandaleux"
de Martin Buxant
Jean-Luc Crucke est député wallon. Il livre son analyse de la situation du Mouvement réformateur après la lettre de 36 mandataires à Didier Reynders.
Que pensez-vous de la lettre des 36 mandataires hostiles au président Didier Reynders?
Je n’ai pas connaissance du contenu exact de la lettre. Mais j’estime que tout débat concernant les structures du MR doit se mener en interne. Et pas à l’extérieur.
Donc, vous demandez que cessent ces comportements?

Moi, j’en ai marre de la tribu des "Y a qu’à", j’en ai marre de ceux qui ne pensent qu’à casser. Je ne joue pas là-dedans. Je suis dans un mouvement parce que j’adhère à sa philosophie, j’ai un président qui a ma totale confiance. Et je ne changerai pas d’un iota, ce serait trop facile. Qu’on fasse des erreurs dans la vie, ça tout le monde en fait, cela peut arriver à tout le monde. Mais il faut arrêter de se plaindre, on est là pour travailler, on est en politique pour travailler. La tribu des "y a qu’à", parce qu’il n’y a qu’à casser, ce n’est pas mon genre!
La dynamique ne peut être relancée tant que la critique est incessante, c'est cela que vous dites?

Je ne perdrai pas mon temps avec ces critiqueurs: il n’y a rien de positif là-dedans! La critique doit être positive pour exister.
Mais on pensait la critique circonscrite à quelques contestataires: voilà le feu qui s'étend à 36 mandataires...

Moi, on ne m’a rien demandé! Je ne fais pas partie de ces gens-là, et pourtant je suis un mandataire
Peut-être qu'on ne vous a rien demandé parce que vous êtes réputé être très proche du président Didier Reynders...

Dans ces mêmes mandataires qui ont signé la lettre, j’en ai entendu ce lundi au Bureau de parti dire et répéter qu’ils faisaient confiance au président Didier Reynders. Ils lui ont assuré de leur soutien pour rester à la tête du Mouvement réformateur. Alors, est-ce que ces gens-là sont bien conscients de ce qu’ils signent? J’ai l’impression qu’ils ne savaient pas ce qu’ils signaient alors puisqu’ensuite ils viennent dire qu’ils ont une totale confiance en Didier Reynders. Qu’est-ce qui les gêne? Si c’est le principe du cumul entre la présidence du parti et le poste de vice-Premier ministre dont on veut débattre, c’est très bien, il n’y a absolument aucun problème. On le fait: le MR est en mouvement, on a un programme qui porte sur la revitalisation du Mouvement réformateur. Et toutes les questions, dont celle-là, sont ouvertes. Tout doit aboutir lors du Congrès

Donc, pour vous, tout roule au sein du Mouvement réformateur?

Je vais même aller un pas plus loin: je dirais que les structures du Mouvement réformateur n’ont jamais aussi bien fonctionné qu’aujourd’hui. Et ce parti, laissez-moi vous dire que je le connais puisque j’y ai adhéré à l’époque de Jean Gol. Cela fait un bout de temps que je roule ma bosse au sein de ce parti

Expliquez-nous ce qui fonctionne si bien.
Le travail de l’équipe, la manière dont les mandataires et les collaborateurs sont alimentés, il faut dire cela. Cela n’a jamais aussi bien fonctionné qu’à l’heure actuelle. Et ça, c’est parce que Didier Reynders a su remettre de l’ordre au sein du parti.
Donc, pas question, par exemple, que le président décumule ses deux fonctions pour apaiser les tensions avant le Congrès?
Non, non et non, il n’en est pas question! Didier Reynders a été élu avec 90 %, les militants ont pu s’exprimer ensuite, comme ils l’ont fait à Redu. C’est un soutien massif. Je trouve que critiquer Didier Reynders comme certains le font actuellement, c’est totalement scandaleux. Je ne fonctionnerai jamais comme cela. Jamais !


L'éviction de la chef de groupe au Sénat, Christine Defraigne, a quand même mis le feu aux poudres...
Là, j’ai deux choses à dire. Et je le lui ai d’ailleurs dit, à Christine. Primo, s’il y a bien un parti où la liberté d’expression est tolérée, c’est le nôtre, quand je vois tout ce qui est raconté dans les médias sur nous. Mais cela fait partie de la culture libérale qui est la nôtre. Donc, que Christine dise tout ce qu’elle veut, si un jour on le lui interdit, je serai le premier à me lever pour qu’on la laisse parler. Secundo, quand on est chef de groupe, on a une autre attitude à avoir. On se doit d’être en phase totale avec la présidence du parti. J’ai l’impression que Christine voulait le beurre et l’argent du beurre.

Reynders, la présidence et les fantômes
C’est une carte de visite à deux étages : Didier Reynders , vice premier-ministre en charge des finances et président de parti. Deux casquettes pour un seul homme. Une concentration de pouvoir qui en fait une sorte d’hyper président et c’est bien sur ce cumul que finit par se cristalliser le débat. Ecoutez bien ce que disent les contestataires du MR : ils ne critiquent pas le positionnement politique du parti, non il critique son organisation interne, son manque de débat, le style hyper personnalisé de sa direction. On parle bien de personne, pas vraiment d’options politiques, même si les personnes bien sur, incarnent les options.

vendredi 16 octobre 2009

Defraigne

Christine Defraigne est l'invitée de Matin Première
Bertrand Henne reçoit Christine Defraigne ce vendredi matin. Ce jeudi après-midi, elle a perdu sa place de chef de groupe MR au Sénat. Elle met en cause depuis quelques jours le clan Reynders. Est-ce une vengeance? La guerre est-elle ouverte au MR ?

Extrait:

BH - En tout cas, un de vos collègues Sénateurs vous a dit, c'est Didier Reynders qui m'a demandé de vous dégommer, quoi ?

CHD - Mais évidemment, mais vous savez, moi, je voudrais dire que je n'ai rien contre Didier Reynders à titre personnel. Moi, je lui conserve mon, j'ai envie de dire, même mon affection, mon estime, j'ai de l'admiration pour lui, pour ses grandes qualités intellectuelles, je pense qu'il a fait face à une crise financière et boursière absolument incroyable et qu'il a réagi en homme d'Etat. Simplement, je pense que ici, ce n'est pas en dégommant quelqu'un, en éjectant quelqu'un, quels que soient ses qualités, ses défauts, qu'on va pouvoir apaiser les choses, construire, travailler. Imaginez, je pense qu'en m'éjectant, il donne peut-être raison à tous ceux qui se sont exprimés mais qui, en off, et moi, je suis peut-être, on est peut-être trois, quatre à nous être exprimés publiquement. Vous savez, à un moment donné, c'est un choix et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, vous avez entendu la chanson que j'ai choisie, vous savez, il y a des gens qui ont dit des choses terribles, mais bien plus terribles que moi, mais qui ne se sont pas mouillés, c'est, c'est leur responsabilité, c'est leur liberté évidemment, puis moi, à un moment donné, j'ai fait le choix de m'exprimer et beaucoup de gens m'ont dit, mais tu as dit tout haut ce qu'on pensait tout bas, mais j'en fais les frais, point.

BH - Vous avez quand même été assez rude, j'ai regardé vos notes, parce que vous dites, c'est vrai, j'ai toujours respecté mes collègues, eux, ne le pensent pas, quoi, vous dites nano-oligarchiques qui confisquent le pouvoir avec des gens qui restent tout près de Didier Reynders pour des raisons alimentaires, c'est vrai que c'est rude !

CH - Bon, c'est peut-être un peu rude quand je dis nano-oligarchie, ce n'est pas nano dans le sens de "nain", c'est une petite oligarchie, c'est quelques,

BH - Un petit nombre de gens ?

CHD - Un petit nombre de,

BH - Qui confisquent le pouvoir, c'est ce que vous dites ?

CHD - De gens, mais oui, parce que vous savez, j'ai parfois l'impression que Didier n'a pas toujours été bien conseillé, qu'on ne lui a pas toujours donné les bonnes réactions et que, eh bien, c'est mon sentiment, mais que si les personnes aimaient vraiment Didier et ne pensaient pas à leur intérêt, à elles, d'abord, je ne citerai pas de nom, c'est pas la peine, c'est pas un règlement de compte, si les personnes aimaient vraiment Didier, l'intérêt de Didier, elles lui auraient peut-être donné d'autres conseils, c'est tout.








Lire aussi:

Tilmans remplace Defraigne

Comme on pouvait s’y attendre (voir mon article précédent) Christine Defraigne a donc été défenestrée par le groupe MR du sénat. La liégeoise n’est donc plus chef de groupe et est remplacée à cette fonction par Dominique Tilmans.


Dominique Tilmans: "Christine a dérapé... "
Nouvel épisode, sanglant, dans la guerre des tranchées que se livrent, depuis plusieurs mois, les deux clans rivaux au sein du MR: les pro- et les anti-Reynders.

La bombe Reynders prête à exploser
- TéléMoustique n°4368 du 14/10/2009

Le président du MR est de plus en plus contesté au sein même de son parti. Après les seconds couteaux, des poids lourds sortent du bois.

"On ne peut pas dire qu'on soit à l'aise au MR." - Louis Michel

On pensait le feuilleton estival anti-Reynders étouffé. Ou du moins, l'omniprésident du MR le croyait-il, après avoir mis le couvercle sur la casserole de la contestation, en promettant une grande réforme interne... pour le printemps 2010. Mais l'image de Didier Reynders est de plus en plus exécrable. Au dernier baromètre politique La Libre/RTL-TVI, il perd encore 5 %. Des élus et beaucoup de militants en sont convaincus: avec lui, le MR va une nouvelle fois dans le mur aux prochaines élections fédérales de 2011. La saga a donc repris de plus belle en ce début d'automne.

Et cette fois, ce sont des poids lourds du parti qui sortent du bois. Christine Defraigne est chef de groupe MR au Sénat. Aux dernières régionales, elle a récolté 20.000 voix à Liège. Ce qui n'est pas rien, dans le fief Reynders. Après avoir dénoncé la mainmise du Grand bleu et de son clan sur le MR liégeois la semaine passée dans Le Soir, elle appelle ici à une rapide refonte des pratiques du parti. Pour la toute première fois, Frédérique Ries brise elle aussi l'omertà. Pas question d'attendre le printemps pour apaiser le parti. L'affaire doit être pliée pour la fin de l'année. Si la députée européenne ne fait pas partie des cadres du parti, elle pèse plus de 100.000 voix aux élections européennes. C'est du lourd.

[...]

Christine Defraigne

Vendredi dernier, Christine Defraigne nous appelle en catastrophe pour nous demander de ne pas faire paraître cette interview. Après l'entretien critique paru la veille dans Le Soir, la sénatrice craint qu'une deuxième interview dans Télé Moustique soit, à tort, interprétée comme un geste de provocation et de défiance: "Je ne veux pas bouter le feu au parti". Dans la soirée, nous apprenons que Christine Defraigne affrontait en fait un dégommage pur et simple. Des sénateurs MR tentaient d'organiser la destitution de l'élue liégeoise en tant que chef de groupe au Sénat. Nous avons donc décidé de publier cette interview. Parce qu'elle est nuancée. Et qu'elle démontre par l'absurde le niveau de paranoïa atteint par la direction du MR et ses zélés soldats. Jugez vous-même.

Pourquoi vous exprimer publiquement?
Christine Defraigne. - Parce que les choses doivent pouvoir être entendues. Mais je voudrais d'abord dire que je ne fais aucune fixette sur Didier Reynders. J'ai pour lui de l'affection et de l'admiration. Il me fascine par sa fulgurance intellectuelle et sa capacité à dépiauter des dossiers. Ce serait trop facile de dire que tout est de sa faute. Mais il doit comprendre certaines choses. Et d'abord que des gens souffrent au MR. Il y a une richesse de personnalités pour porter les idées du parti. Or elles ne sont portées que par son entourage proche. Le MR ne se confisque pas. Le MR manque de démocratie interne. Le MR a bien besoin de toutes ses forces humaines. Le MR a l'urgent besoin d'un réchauffement climatique.

Defraigne, ce bon soldat devenu kamikaze

Il faut d’abord préciser ce dont nous parlons. Christine Defraigne, n’est plus chef de groupe, mais elle reste sénatrice de communauté, ce qui veut dire qu’elle siège aussi au parlement wallon et au parlement de la communauté française. Elle est également conseillère communale à Liège. Christine Defraigne conserve tous ces mandats. Seule la position de chef de groupe a donc été remise en question. Argument principal des sénateurs qui ont décidés de la faire descendre d’un cran : une chef de groupe ce n’est pas un parlementaire comme les autres. Il doit être au service de ses collègues parlementaires mais aussi au service de son parti et donc en phase avec son président. Christine Defraigne ne pouvait plus jouer ce rôle de capitaine d’équipe puisqu’elle conteste le sélectionneur. Les sénateurs y ont ajouté des critiques de fonctionnement interne, avec une tendance à utiliser le groupe du sénat pour sa promotion personnelle.


Defraigne prend le maquis

Christine Defraigne, pasionaria de la Résistance à Didier Reynders. L’ex-chef de groupe MR au Sénat, a été débarquée par ses troupes pour cause de déviationnisme, comme on aurait pu dire dans un Parti Communiste des années 50 !
Christine Defraigne est chef de groupe depuis 2003 et ce n’est qu’après avoir critiqué la gestion du parti par le président Reynders que subitement les autres sénateurs MR auraient remarqué sa mauvaise gestion du groupe !
Christine Defraigne a été confortablement réélue en juin dernier (tête de liste dans l’arrondissement, elle a recueilli près de 20 000 voix de préférence pour 17 000 à Didier Reynders, en fin de liste) et confirmée à son poste en juillet. D’ailleurs, Philippe Monfils (qui a gardé une rancœur de voir Christine Defraigne lui ravir le poste de chef de groupe en 2003) et Armand De Decker ont été clair. Il est temps que toutes ces petites phrases et ces déclarations cessent, a précisé ce dernier. Plus une tête ne doit dépasser, c’est un signal très fort, insiste le président du Sénat.
Didier Reynders a simplement rappelé que c’était là une initiative du groupe. Il n’aurait pas influencé la décision. Ce serait une première politique: le chef d’un groupe parlementaire aurait été désigné sans l’aval direct de son président de parti !

jeudi 2 juillet 2009

Conway: la voie du con, ou la voix des cons

C'est vraiment marrant ce syndrome de Conway.

Un parti nuit gravement à la démocratie depuis des décennies ; il dit se rénover, mais un duo de néo-éthico-melons cryptocommunistes lui offre pour la deuxième fois en 2 ans une nouvelle virginité, alors que l’électeur lambda a indiqué une envie de changement de mentalité, tandis qu’un nombre certain d’électeurs très bêtas, persistent et signent pour la déviance.

Trois axes majeurs, dont l’éthique, qu’ils disaient…



Un autre parti, joue le jeu de la démocratie et de l'opposition (le seul, d'ailleurs au niveau des régions, enjeu des élections – les autres sont tous partenaires dans un Exécutif ou l’autre) dénonce les graves dérives démocratiques ; mais à posteriori, on l'accuse de s'être trop "mêlé des affaires des autres".
Aujourd'hui on vient reprocher à ce parti d'opposition son fonctionnement interne (qui ne nuit potentiellement qu'à lui-même), de n'avoir pas réussi à par exemple convaincre 60000 abrutis de mordre la main qui les nourrit, de n'être pas assez lié à des syndicats menaçants et/ou les potentiels futurs disfonctionnement fédéraux ...

C'est vraiment marrant ce syndrome de Conway.

Ceci dit, même si à mon sens Reynders n'a pas trop de choses à se reprocher individuellement, c'était un mauvais signal que de vouloir d'emblée continuer à cumuler - éthiquement, psychologiquement, il fallait faire un choix et laisser monter un des très très rares hommes "de qualité" à la tête du parti, par exemple. C'est par ailleurs une constante des 3 "vieux partis" que de n'avoir que peu de personnes de premier plan, au premier plan, à l'inverse d'Ecolo qui se protège plus que les autres, de cette déviance.

Ps : paraît qu’on doit encore s’attendre « à des choses », ce matin avec Didier Gosuin, invité de Matin Première ...


Updated:
Gosuin : le cumul de Reynders « n’est pas la priorité »

Entretien Dans le débat sur le cumul ministre/président de parti, le FDF se range globalement dans le camp de Didier Reynders. Didier Gosuin, bourgmestre d’Auderghem et chef de groupe au Parlement bruxellois, invite toutefois à « un discours vérité au lendemain du 7 juin, contre une certaine langue de bois ». Mais il n’apprécie pas pour autant les interviews de certains collègues…

La Revue de Presse belge 2/7/2009
02.07.09 - 09:04
Le sort du président du MR suscite toujours beaucoup de commentaires dans la presse francophone. Alain Carlier a parcourru les principales gazettes belges et vous en dresse un consensé.
La Libre n'hésite pas à titrer en une "Danse du scalp autour de Didier Reynders". Le journal plonge dans le MR, un parti que le cumul de son président divise profondément. Mais Didier Reynders a son sort en main et a entamé une course contre la montre. Il est le seul habilité à convoquer un scrutin présidentiel anticipé. Ce qu'il n'a aucunement l'intention de faire . Les cadres du parti sont majoritairement pour qu'il abandonne l'une de ses deux casquettes.
Didier Reynders, est-il le génie politique qu'il croit être s'interroge Francis Vandewoestyne.
Sa vraie erreur a été de vouloir imposer un cumul inadapté à ses fonctions.La vraie erreur de ses partisans a été d'accepter ce cumul. Son salut ne sera pas dans la fuite, mais dans la capacité qu'il aura d'écouter, à démocratiser le fonctionnement interne du MR. Cela suppose une certaine modestie, une grande capacité à pratiquer l'autocritique, une forme d'abnégation au profit de son parti.
Peut il encore cultiver ces qualités ou est il déjà trop tard?
C'est dans La Libre.

Au MR , on attend Reynders écrit Le Soir, aprés les dissensions affichées ces derniers jours, quelle sera la réaction du chef de file libéral? Pas sur que ce sera avant la rentrée pense Martine Dubuisson

La DH analyse aussi la rébellion au MR, la menace pour les libéraux est une spirale négative comme pour le PSC de Nothomb écrit Christian Carpentier, avec des déballages incessants, une image de cafouillage. et à un moment , une crise qui deviendrat irréversible.
Le climat est à l'orage au MR, mais la vrai question, écrit Vers l'avenir , qui serait en mesure d'hériter de la présidence des libéraux francophones


Lire aussi:
A bord du Titanic
Je n’ai malheureusement pas retrouvé sur son site ni sur celui du Soir ce dessin de Pierre Kroll que j’aurais voulu citer ici parce que, sans être le plus drôle du caricaturiste, il était sans doute le plus pénétrant des éditos qu’on ait lu vu sur le MR ces jours-ci. Didier Reynders, les yeux cernés par la pelle du 7 juin, y constatait sobrement, après la réunion de l’intergroupe parlementaire des réformateurs: « Je le savais, ils n’ont pas de couilles» .

Le MR au bord de l’explosion
Comment certains élus du MR persistent à croire que tout va bien dans le meilleur des mondes au sein du MR et que Didier Reynders doit rester à la tête du parti, ministre et vice-ministre du fédéral. Il ne se passe pas deux jours sans que les médias relaient le malaise persistant depuis le soir des élections au sein du MR. Après Maingain la semaine dernière qui soutenait Reynders, puis Deprez qui menaçait de quitter le parti, c’était au tour de Sabine Laruelle hier dans Le Soir de défendre Reynders. En suivant ce feuilleton, on a la conviction que certains sont aveuglés par leur foi et leur indéfectible fidélité. Malheureusement, lorsqu’on analyse jour après jour l’impact médiatique de cette incapacité à se remettre en question plus rapidement au sein du MR, on ne peut que se rendre à l’évidence, la situation ira en s’empirant si le parti demeure dans l’incertitude. La politique de communication et d’information du MR continue à faire des ravages. Aujourd’hui, après l’intervention de Laruelle, c’est au tour de Jacqueline Galant (aidée par Jean-Paul Wahl dans Le Soir) d’obtenir une pleine page dans la libre Belgique pour aller dans le sens contraire de ce que Laruelle a dit hier. Rien que ces deux pages de visibilité du MR en deux jours démontrent l’urgence de trancher et de se remettre en question. La lucidité de certains est inversement proportionnelle à l’aveuglement des autres. Béatrice Delvaux résume très bien la situation dans son édito du jour: Reynders a tout cadenassé depuis le 7 juin pour le pire et non le meilleur.


"Pour une élection interne au MR"
Jacqueline Galant veut rendre la parole aux militants du MR : "Il faut organiser un scrutin pour la présidence à l'automne". "C'est indispensable !"
Jean-Paul Wahl a ciblé Didier Reynders
Jacqueline Galant monte dans les tours. La bourgmestre de Jurbise, auteur d’un carton en voix de préférence le 7 juin dernier dans le Hainaut, demande l’organisation d’une élection présidentielle.
Pourquoi sonnez-vous une nouvelle charge contre Didier Reynders ?
Ce n’est pas une nouvelle charge. Il s’agit simplement de dire que le débat interne au MR est loin d’être clos. J’ai cru comprendre que certains entendaient remettre un couvercle sur la casserole, qu’ils niaient les évidences - à savoir que nous avons perdu les élections et que notre stratégie a été mauvaise - et qu’ils ne voulaient plus en débattre. Je les avertis : c’est la meilleure façon de faire tout exploser Aujourd’hui, je demande que l’on rende la parole aux militants du Mouvement réformateur !


Lundi, l’artificier Jean-Paul Wahl a ciblé Didier Reynders
C'était au tour du député- bourgmestre de Jodoigne de contester le président.
Ping-pong. A Charles Michel lundi ("Matin Première"), venu placer son refrain préféré "c’est à Didier Reynders à tirer lui-même les conséquences de la défaite du 7 juin", a succédé Sabine Laruelle mardi ("Le Soir") pour marteler que cette défaite était "une défaite collective" et que Didier Reynders conduirait bien le parti pour le scrutin de 2011. Aucun doute là-dessus, a assuré la Namuroise.



mardi 23 juin 2009

Accroche-toi Margaux !

Charles Bricman est aussi revenu sur cet article que je mentionnais dans "Il a bon dos, Reynders"
Je réagissais de cette façon à son analyse:

J’ai trouvé aussi que cette interview était assez remarquable sur le fond des propos.D’autre part, j’ai lu et entendu moult fois l’axiome suivant :

« leur campagne s’est limitée presque exclusivement à taper sur le PS »

Il faudrait que l’on puisse se souvenir que le MR est le seul et unique des 4 premiers partis, à être mis dans toutes les oppositions au niveau régional et qu’à ce titre, il joue sainement son rôle. Au-delà du débat contradictoire, pierre angulaire de notre démocratie, il y a aussi la veille saine de notre fonctionnement démocratique, salement mis à mal.
Qu’à l’inverse, on est en droit de se poser des questions concernant la « certaine complaisance » des partenaires, par rapport à une série de dérives aussi nombreuses qu’inquiétantes ; de pouvoir aussi déclarer les bilans des législatures bonnes, quant objectivement elles sont mauvaises ou cata, comme à Bruxelles.


Bizarrement, Ecolo au pouvoir (cfr vidéo de Céline Fremault du cdH) en perd subitement tout son pouvoir critique et d’indignation. Ne pensons qu’aux simples problèmes, d’enseignement/formation, emploi et spécifiquement des jeunes, mobilité, logements, …

Ceci est d’autant plus cocasse que lors des émissions politiques traditionnelles du dimanche, je n’ai rien entendu d’autre que des critiques à l’égard de Reynders, alors que la campagne est terminée et que l’heure est à la construction et à la négociation (sans le MR, Reynders et les siens, s’il fallait encore le préciser) d’un programme dont on ne sait absolument rien, après plus d’un semaine … On « rencontre des gens » ; à se demander comment ils ont écrit leur programmes politiques et surtout comment ils ont pris en compte les réalités socio-économiques du terrain pendant la dernière législature … alors qu’ils étaient déjà au pouvoir ?

Pour un observateur attentif de la vie politique, il est aussi assez cocasse qu’on semble déjà « oublier » les critiques sempiternelles et féroces d’Ecolo (mais justes) pendant tout la législature en RW et de voir du jour au lendemain un Marcel Cheron et au soir du Conseil de Fédé expliquer penaud, pourquoi il est bon de s’associer aux mêmes que l’on a critiqué inlassablement pendant 5 ans … après avoir aussi expliqué pendant une semaine que l’éthique était un axe majeur de la politique à mener.

Quand la realpolitik est du realcomik.


Lire aussi:
S. Vanackere, P. Magnette et J. Fernandez-Fernandez ne prêteront pas serment ce mardi
Les deux ministres fédéraux Steven Vanackere (CD&V) et Paul Magnette (PS), ainsi que la secrétaire d'Etat Julie Fernandez-Fernandez (PS) ont été élus le 7 juin, l'un au parlement bruxellois et les deux autres au parlement wallon. Ils ne prêteront pas serment ce mardi en raison de l'absence du Roi.
En effet, pour pouvoir prêter serment, les trois ministres doivent démissionner de leur poste ministériel pour quelques heures. Comme c'est devenu une tradition, les élus démissionnent de leur fonction, prêtent serment en tant que parlementaires et immédiatement après sont renommés ministres et reprêtent serment entre les mains du Roi. Ce qui n'est pas possible mardi, en raison de l'absence du souverain.
Cette procédure devrait être respectée, même si le nom de MM. Vanackere et Magnette sont cités pour entrer l'un dans l'exécutif bruxellois et l'autre dans l'exécutif wallon.

Comment compose-t-on le gouvernement bruxellois?
Négociations pour la Région bruxelloise

Les négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement bruxellois avancent. Francophones et néerlandophones se rencontrent pour la première fois ce jeudi. Autour de la table: un représentant de chaque parti. On n'attend pas de décision concrète.
Cette réunion est une première prise de contact. Il faut dire que les règles pour former un gouvernement bruxellois sont très claires. L'idée c'est de ne pas faire jouer les rapports de force entre francophones et néerlandophones. Chacun choisit (à son tour) ce que l'on appelle un paquet de compétences.
Une loi spéciale fixe la répartition des attributions entre ministres du gouvernement bruxellois. Au moment de se répartir les portefeuilles, les membres du futur gouvernement se retrouvent face à cinq paquets de compétences. Des paquets fixés une fois pour toutes mais pas spécialement homogènes puisque emploi et économie, par exemple, font partie de paquets différents.
En pratique, les partis francophones bénéficient des deux premiers choix. Vient ensuite le tour des partis flamands. Le choix du quatrième paquet revient aux francophones, les flamands héritant du cinquième et dernier choix.
Ensuite, rien n'empêche les partenaires, de commun accord, de faire glisser une compétence d'un paquet à l'autre. C'est ainsi que le cdH Benoît Cerexhe a géré l'emploi et l'économie, au départ logés dans des paquets différents.
Quant aux secrétaires d'état, ils reçoivent des attributions piochées par les ministres au sein de leur propre paquet de compétences. Ainsi, par exemple, les attributions d'Emir Kir et de Françoise Dupuis, dans le gouvernement précédent, provenaient du paquet du ministre-président Charles Picqué.
La méthode est compliquée. Mais elle permet à chaque groupe linguistique de prendre en charge des compétences substantielles, sans faire jouer les rapports de force entre communautés.
De son côté, le parti bilingue Pro Bruxsel critique ce critère de coalition symétrique qui prévaut dans l'installation des gouvernements. Bruxelles mériterait un gouvernement mis sur pied par les Bruxellois en tenant compte des résultats des urnes et pas d'un lien factice avec la Wallonie, dit-il.

vendredi 19 juin 2009

L'argent des partis

Un contentieux oppose le fisc et quelques chefs de groupe politique dans les parlements, qui veulent obtenir l'exonération sur une partie de leur salaire complémentaire et l'autorisation de dépasser le montant forfaitaire maximum.

Daniel Bacquelaine, chef de groupe MR à la Chambre:
"Les réunions, les restaurants, les conférences de presse, tout le relationnel, cela coûte de l'argent"

Jean-Marc Nollet:
"ce qu'on reçoit suffit amplement"

L'administration, elle, attend une nouvelle réponse du ministre des Finances, interpellé en 2008, qui avait rendu une réponse favorable à cette demande, contre l'avis de son administration, ce qui a abouti à geler les dossiers fiscaux de plusieurs chefs de groupe, dont égalementcelui du PS au parlement wallon.

Lire aussi:
L'argent des partis après les élections

Ecolo devrait voir sa dotation publique grimper à 1,87 million d'euros, soit un bonus de 1,156 million d'euros, grâce à son score aux élections régionales de dimanche dernier, selon des calculs effectués par la presse francophone de mercredi.
Chaque groupe politique reçoit en effet une dotation de 33.095 euros par an au Parlement wallon, 15.411 euros au Parlement de la Communauté française et 12.970 euros au Parlement bruxellois. S'y ajoute une dotation au parti par voix obtenue (2,33 euros par voix) mais uniquement au Parlement wallon. A ce jeu-là, Ecolo est le grand gagnant des élections. Le PS devrait perdre 470.428 euros dans l'opération, le MR 98.340 euros et le cdh 90.048 euros. Enfin, le FN paie cher son éradication des Parlements: 239.421 euros.

lundi 15 juin 2009

La vraie crise libérale

... nous est proposée par le Pan, avec plan de montage, s'il vous plaît bien !


Ni Waterloo, ni Berlin : le Mur n’est pas tombé. Pas plus de Grand soir. Mais il reste une claque, une gifle, une correction… Appelez-la comme vous voulez, mais ce 7 juin 2009 fut une élection de perdants. Qui, tous et contrairement à leurs rodomontades, écopent d’une magistrale leçon d’humilité.


Lire aussi:
Wallonie-Bruxelles: attendre Ecolo et le cdH qui se réunissent lundi soir
Le Bureau politique d'Ecolo se réunit lundi matin. Les verts réunissent ensuite à 19 heures le Conseil de fédération. Celui-ci devrait donner à la direction du parti un mandat de négociation en vue de la formation des gouvernements wallon, bruxellois et de la Communauté ...

PS ou MR : avec qui Écolo et CDH vont-ils négocier ?
Ce dimanche, sur les plateaux de télévision, rien n’a filtré. La journée de lundi devrait être décisive pour l’ouverture de négociations effectives pour la formation des gouvernements régionaux et communautaire du côté francophone. Écolo et CDH, qui ont la main, devraient annoncer avec qui du MR ou du PS ils veulent entamer les discussions.

Olivier pour le Parlement Wallon, Jamaïquaine pour le Parlement Bruxellois : fiction ou réalité ?

Javaux : Milquet est formatrice ? 29/06/07
Reynders avisé du « non » au Sud
Dix-neuf jours sans gouvernement. Di Rupo, Picqué, Arena, puis Kris Peeters ont été reçus chez l'informateur, vendredi. Tir groupé contre la réforme de l'Etat : Wallonie, Bruxelles et Communauté font barrage.En fait de « ministres-présidents des entités fédérées », Didier Reynders a surtout pu acter hier le « non » francophone à toute réforme de l'État qui consisterait à réduire les compétences de l'État fédéral, ou à modifier la loi de financement. À l'Hôtel des Finances, le « front » francophone était socialiste en l'occurrence, incarné par Elio Di Rupo, Charles Picqué et Marie Arena, les trois chefs des gouvernements wallon, bruxellois, et de la Communauté française, représentant leurs majorités PS-CDH (+ Écolo à Bruxelles).

mardi 9 juin 2009

Plus d'éthique: merci Didier !

Au MR, suivant l'excellent article de Francis Van de Woestyne de la Libre, on s’étriperait à fleurets mouchetés, Didier Reynders devant faire face à des critiques internes légitimes.

Je tiens en préambule à le préciser encore une fois pour les esprits chagrins et belliqueux, je ne suis ni membre ni militant du MR, ni d'aucune autre formation politique ou politisée, hier aujourd'hui et plus que vraisemblablement demain aussi.

Depuis le temps que le cirque des affaires existe et continue dans une relative indifférence politiquement correcte des acteurs et observateurs politiques, il fallait bien qqun pour faire le sale boulot. Didier. Who else ?
Les "deux autres" de "la bande des quatres" étant liés (avant on disait "scotchés") dans des majorités exécutive, soit en Wallonie, soit à Bruxelles. Fallait-il que cela "continue durer" ?




Si on prend un peu de recul, en envisageant que l'on fait de la politique pour "le citoyen" et non pour soi, le résultat ne sera-t-il pas immanquablement plus éthique ou niveau de la gouvernance du bien commun et pour le mieux de notre démocratie et de notre Société ?
On peut comprendre les frustrations de certains devant la nigauderie des électeurs, la perfidie de leurs tentateurs et la pâleur des éléments ostensibles qui font que la valorisation semble difficile à ceux qui se sont certainement investis corps et âmes dans un combat qu'ils pensaient juste.
Mais quelles que soient les formules de concrétisation des forces exécutives, demain un changement en matière de gouvernance sera en marche - petit ou grand, l'avenir nous le dira-, mais il existera et pour cela, un peu à l'image des fantassins parti à la conquête des plages normandes en quête de Liberté: merci, Didier !

Le comble de cette histoire, c'est que le chevalier bleu de la gouvernance périra peut-être sur la plage de la gouvernance. Comme le précisait Gérard Deprez, ce matin à la RTBF, il convient également de voir si, en des temps difficiles, il était bien idéal que le président du MR cumule la fonction présidentielle avec un haut poste ministériel ...


PS: Francis Van de Woestyne signe également une remarquable analyse de la Méthode Javaux: Ecolo et CDH, le petit Olivier :

Il semble évident qu’une négociation avec le MR, dirigé par Didier Reynders, sera délicate, voire vouée à l’échec. Pour le CDH en particulier. Et si le MR tombait entre les mains de Louis Michel ? Certains ont CDH se sont posé la question. Trop tôt pour y répondre.
Donc, à l’heure actuelle et même si le MR semble prêt à faire d’énormes concessions pour être dans la majorité bruxelloise, il semble que la préférence des écologistes et des humanistes soit de tenter de constituer une majorité de type Olivier avec le PS, à tous les niveaux de pouvoir.
Cela dit, ce choix met Ecolo face à un terrible dilemme. Car beaucoup d’électeurs ont, sans conteste, voté Ecolo dans l’espoir qu’il s’allie, in fine avec le MR et CDH et constitue ainsi une "Jamaïcaine’". Car une partie du progrès Ecolo, dans plusieurs endroits, résulte d’un vote anti-PS. Le MR et Ecolo ont été le réceptacle de suffrages anti-PS. Les électeurs Ecolo ne seront sans doute pas ravis de voir que les verts pourraient ramener le PS à la Région wallonne. Certains de ces électeurs en votant Ecolo, ont marqué leur réel désir de voir du changement en Région wallonne. Prendre les mêmes partenaires en ajoutant un peu de vert dans le programme gouvernemental et le Plan Marshall..., il risque d’y avoir des déçus chez les verts.
La difficulté, pour Ecolo, vient du fait que d’autres électeurs ont dû choisir Ecolo pour la raison inverse: sanctionner le PS tout en gardant l’espoir qu’Ecolo constitue quand même une majorité à gauche. C’est bien là une des ambiguïtés du vote Ecolo.



Lire aussi:
Une forme de “cartel” Ecolo - cdH?- 8 juin 2009
Tant pour faire jouer un effet de levier que pour se prémunir contre toute mauvaise surprise, Ecolo et cdH ont maintenant intérêt à s’encorder l’un avec l’autre. Ne cherchez pas ailleurs la raison pour laquelle Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant
ont annoncé une rencontre avec les humanistes ce mardi, pour donner le coup d’envoi des “consultations” préalables à la formation des gouvernements régionaux et communautaires.

Une grosse baffe pour Reynders 8 juin 2009
Je reviendrai demain sur les résultats des élections européennes et régionales en Belgique. Là, je reviens de RTL-TVi, où j’ai vécu une fort instructive (et bien sympathique) soirée électorale que je vous raconterai bien sûr.
A cette heure, contentons-nous d’en retenir l’essentiel: alors que toute l’Europe vire résolument ou consolide
à droite, Bruxelles et la Wallonie restent globalement “à gauche“, avec un gros rééquilibrage de celle-ci au profit du pôle écologiste.

vendredi 5 juin 2009

Eth(n)ique politique

ou quand les élections, "c'est du chinois" ...

Après la campagne d'Emir Kir en turc ainsi que du cdH Halis Kokten, la campagne ethnique se traduit aussi en chinois.



Lire aussi:
"Communautarisme de plus en plus assumé"

Moi pour ce que j'en dis... de Marc Oschinsky

Le VOILE INVISIBLE de la semaine : Comment se fait-il qu'une candidate CDH, qui avait posé pour l'affiche électorale avec un voile islamique, se retrouve sans sur ladite affiche ? Demandons-le à Joëlle Milquet : « Ecoutez, je ne suis pas infographiste. C'est le graphiste qui a mal compris, il a mis du fond orange partout et quand il a vu une tache de couleur, il l'a mise en orange » (sic) .


Angelina Chan (MR) - regardez son interview en bilingue chinois/français
Candidate sur la liste MR en Région bruxelloise, Angelina Chan est la première élue d’origine chinoise dans notre pays. Nous avons demandé à cette conseillère communale de Schaerbeek ce que la communauté chinoise de Belgique pensait de notre monde politique. Angelina Chan : « Les Chinois ne s’intéressent pas trop à la politique belge. Mais depuis que je suis élue, ils connaissent un peu mieux nos Ministres ».