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mardi 18 janvier 2011

500 permis de séjour.be retirés

Melchior Wathelet , le 13/01/2011, à la députée CD&V Nahima Lanjri :

Quelque 500 permis de séjour ont été retirés au cours de l'année dernière :

  • Un peu plus de 150 citoyens de l'Union européenne ont perdu l'an dernier leur permis de séjour car ils n'étaient pas réellement travailleurs ou indépendants. (C'est une condition légale afin de pouvoir en bénéficier)

  • Les 343 autres permis ont été retirés par l'Office des étrangers soit

    - parce qu'ils avaient été obtenus de manière frauduleuse
    - soit parce que l'intéressé avait exagéré ses demandes auprès du CPAS
    - soit parce qu'il ne satisfaisait plus aux conditions originelles pour habiter en Belgique

Melchior Wathelet, le secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations :
"La Belgique a expulsé l’année dernière 304 personnes étrangères qui ont « porté des atteintes sérieuses à l’ordre public ». Parmi elles, 300 étaient en séjour illégal et 4 disposaient d’un droit au séjour"


Lire aussi:
971.000 étrangers en Belgique
Forte de près de 500 millions d'habitants, l'Union européenne comptait, au 1er janvier 2008, 30,8 millions d'étrangers sur son territoire, soit 6,2%, dont 11,3 millions étaient ressortissants d'un autre pays de l'Union européenne, selon des chiffres publiés mercredi par l'Office européen de statistiques, Eurostat.
C'est le Luxembourg qui compte le plus fort contingent d'étrangers (lequel compte pour 43% de sa population totale), suivi de la Lettonie (18%) et l'Estonie (17%). En revanche, les étrangers ne représentent que moins d'1% de la population en Roumanie, en Pologne ou en Bulgarie.

En Belgique, les étrangers, au nombre de 971.000, représentent 9,1% de la population totale, dont les deux tiers sont issus d'un autre Etat membre de l'UE. Ce sont les Italiens (169.000) qui sont les plus nombreux chez nous, devant les Français (130.000) et les Néerlandais (123.000).

A l'échelle de l'Union, ce sont les Turcs (2,4 millions) qui représentent le plus fort contingent étranger, devant les Marocains (1,7 million) et les Roumains (1,7 million).

Fraude à la régularisation: quatre personnes arrêtées 07.12.09
Quatre personnes ont été placées sous mandat d'arrêt à Bruxelles dans le cadre d'un trafic de faux documents destinés à régulariser des sans-papiers. Certains inculpés exercent des fonctions de traducteurs ou sont actifs dans des ASBL à finalité sociale.
Ils auraient vendu de fausses attestations à des demandeurs d'asile.
L'enquête de la juge d'instruction bruxelloise Patricia Jaspis a permis de démanteler un trafic de faux documents à l'usage de candidats à la régularisation. Arrêtées mercredi, quatre personnes ont été inculpées et placées sous mandat d'arrêt. Elles comparaissent ce lundi après-midi devant la chambre du conseil.
Les inculpés exercent diverses fonctions au sein d'ASBL à finalité sociale. L'un d'entre eux dirige ainsi une école pour enfants en décrochage scolaire à Saint-Josse. Un autre s'occupe d'une ASBL forestoise. Trois des quatre suspects sont aussi proches des milieux politiques. Mustapha Zitouni figurait sur la liste cdH de la ville de Bruxelles lors des élections communales de 2006 avant d'en être écarté en dernière minute. Abdelkader El Moukhtari et Mohamed Mahou se sont présentés aux dernières élections régionales bruxelloises sur la liste du nouveau parti régionaliste Pro Bruxsel. Auparavant, Mohamed Mahou avait milité au sein d'Ecolo avant de rallier le PS.
D'après les premiers éléments de l'enquête, les quatre personnes arrêtées fournissaient contre paiement de fausses attestations de présence sur le territoire à des candidats à la régularisation. La date d'arrivée en Belgique est en effet l'un des critères pris en compte pour octroyer ou non la régularisation aux demandeurs d'asile.



Reportage de M. Baele
24.02.10
L'immigration des Balkans vers Bruxelles, un vrai business
Le nombre de demandeurs d'asile en provenance de Macédoine et de Serbie a littéralement explosé depuis le début de cette année. L'organisation de cette immigration entre les Balkans et Bruxelles est devenue un vrai petit business.
Les ressortissants de Serbie et de Macédoine semblent se prendre d'affection pour notre territoire. Il faut dire que, depuis le mois de décembre, ils n'ont plus besoin de visa pour venir en Europe. Ils ne peuvent pas pour autant travailler. Et, s'ils introduisent une demande d'asile, très peu l'obtiennent en définitive.
Et pourtant, ils affluent nombreux, depuis plusieurs semaines, au bureau d'accueil bruxellois pour demandeurs d'asile. Et la suppression du visa n'explique pas tout. L'office des Etrangers s'en est bien rendu compte. Il parle d'agences de voyages qui font miroiter le paradis aux demandeurs d'asile et organisent ces trajets pour 130 ou 150 euros. Ces bus prennent la route plusieurs fois par semaine, direction Bruxelles.
En général, ils arrivent le dimanche soir ou le lundi à la gare du nord. On promet alors un toit ou une aide financière à ces migrants. Mais cette promesse est stérile parce que FEDASIL n'a plus de place dans ses centres ni dans les hôtels qui normalement pallient les manques.
Dans les villages d'origine, cette migration soudaine n'est pas sans conséquence. Des villages entiers se vident.
Il n'aura fallu qu'un mois pour que naissent ces agences de voyages, marchands de rêves. Mardi, en une seule journée, 89 Macédoniens ont frappé à la porte du bureau d'accueil. C'est presqu'autant qu'en 6 mois l'an dernier
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15.000 € par mois pour le demandeur d’asile 12/11/2010

Pour payer cet argent, l’huissier de justice a saisi à l’État 4 voitures et 15 ordinateurs qui seront vendus dans 8 jours
Asile/ Courard : une concertation préalable avec les communes aurait été infructueuse
Ibra est un demandeur d’asile arrivé en Belgique le 18 août pour lequel une avocate – Me Latifa Baïtar – a obtenu du tribunal du travail de Bruxelles la condamnation de l’État belge à lui verser 500 € d’astreinte par journée pour laquelle Fedasil n’aura pu lui procurer un hébergement. 500 € par jour, c’est 15.000 € par mois… un salaire de ministre. Nous avons rencontré ce Sénégalais de 31 ans dont l’avocate a fait exécuter la condamnation par voie d’huissier de justice en faisant saisir chez Fedasil des véhicules et des ordinateurs.

mardi 21 septembre 2010

Origines culturelles des délinquants

Hugues Lagrange, sociologue investi, chercheur au CNRS, spécialiste de la violence et des politiques de la ville, le dit sans tomber de sa chaise:

"Refuser de s'intéresser aux origines culturelles des délinquants est une hypocrisie." Le propos est tranché, à rebours des précautions d'usage. Le spécialiste l'assume, après huit années d'une enquête inédite et scrupuleuse, au plus près des Français d'origine étrangère - du Bassin parisien à la banlieue nantaise. Surtout, il l'explique, comme personne avant lui, dans un livre limpide publié le 16 septembre, Le Déni des cultures (Seuil).



Lire aussi:
L‘affaire des Roms n’a pas plombé les débats
Le secrétaire d’État aux affaires étrangères, Pierre Lellouche, a fait une visite éclair à Évian en cette fin de semaine. Quelques heures, pas plus, qu’il a dédiées aux grands chefs d’entreprise français et allemands, réunis à l’hôtel Royal.
Un temps studieux pour la trentaine d‘acteurs de la vie économique qui, à l’invitation de Pierre Lellouche et de son homologue allemand Werner Hoyer, ont notamment planché sur des projets de coopération économique entre leurs deux pays. « Projets qu’ils vont proposer au Président Sarkozy et à la Chancelière Merkel ».
Lesquels ? On n’en saura pas plus. Le secrétaire d’État laisse le soin aux intéressés d’en faire l’exposé.
Sinon, une séance de travail dite “intéressante” en présence de Jean-Claude Trichet (Banque centrale européenne), Pascal Lamy (Organisation mondiale du commerce) et Werner Hoyer a porté sur la future présidence française du G8/G20. « Nous avons évoqué les réactions communes, sur le plan de la politique monétaire et commerciale. »
« On a percé une énorme bulle d’hypocrisie qui pesait sur l’Europe »
Autre temps fort : son “long” entretien avec le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble. Entretien dans un “climat excellent” pas même rafraîchi par l’actualité. « La question des Roms n’a absolument pas été soulevée par nos partenaires allemands ».

lundi 28 juin 2010

"Il y a un décalage"

Twitter side


Fatima Zibouh, membre voilé du conseil d’administration du Centre pour l’égalité des chances : "Les résultats des dernières élections montrent que le pourcentage d’élus d’origine étrangère est inférieur au pourcentage de personnes d’origine étrangère dans la population. Il y a un décalage"


mehmetkoksal
Tensions, modifications et élections au MRAX: Ce dimanche (27/06/2010), le Mouvement contre le racisme, l’antisémi... http://bit.ly/dzWqrn


Selon une étude ULB, près de 50 % des musulmans votent socialiste

lundi 25 janvier 2010

Les Belges du bout du monde ...

Hugues du Roy de Blicquy, fondateur, administrateur-délégué et conseiller général en fiscalité de l'Union francophone des Belges de l'étranger (UFBE)

"Selon une évaluation des ambassades, environ 560.000 Belges ont actuellement le statut d’expatrié"

Une dizaine de raison pousse chaque année 40.000 compatriotes à quitter le sol belge. La plupart du temps, il s’agit essentiellement d’un séjour d’ordre professionnel, ils sont très nombreux à travailler pour des ONG ou des entreprises à l’étranger. D’autres, par contre, ont choisi d’ouvrir leur propre commerce ou d’exercer une profession libérale. L’essentiel de toutes ces expatriations a avant tout lieu dans les pays de l’Union Européenne.

Outre, un travail dans une autre contrée, deux autres motifs valent la peine d’être souligné : l’amour et le soleil. Ce dernier motif est davantage privilégié par les retraités (13% des expatriés annuels)

mardi 25 novembre 2008

Un(e) (mariage) sur cinq

Brève: Selon les chiffres de l'Office des étrangers, 6.808 mariages suspects pourraient s'avérer être des mariages blancs. Il s'agit de 5.030 mariages planifiés et 1.778 mariages conclus.
Un total de 9.000 dossiers est prévu au cours de l'année 2008.
Dans plus d'un tiers des dossiers en cours d'enquête (2.303), l'un des partenaires est ressortissant du Maroc. Les turcs et algériens suivent de près.


Lire aussi:
Une femme sur cinq victime de violence conjugale
Le gouvernement wallon a débloqué près d'un million d'euros pour intensifier la lutte contre les violences conjugales. On estime qu'en Wallonie près de 360.000 femmes seront, au cours de leur vie, victimes de violence conjugale, soit une femme sur cinq. Des centres d'accueil hébergent et accompagnent les victimes de violence conjugale.
Une maman sur cinq est seule
En Belgique, les familles monoparentales représentent 20,48 pc des ménages avec enfants. Ce phénomène a connu une augmentation importante (32,10 pc) entre 1991 et 2004, montre une étude de l'Office national d'allocations familiales pour travailleurs salariés (Onafts), relayée vendredi dans le quotidien Le Soir.
Dans une majorité écrasante des cas (86,17 pc), ce type de ménage a une femme à sa tête.En Belgique, près d'une mère sur cinq est donc désormais isolée, avec des nuances régionales importantes: 28,17 pc à Bruxelles, 22,99 pc en Wallonie et seulement 13,65 pc en Flandre. A l'inverse, les pères isolés ne constituent que 3,44 pc de tous les papas belges.
L'étude de l'Onafts démontre par ailleurs que le groupe des parents isolés se caractérise par un taux de chômage élevé (31,19 pc), soit cinq fois plus qu'auprès des parents en couple qui vivent avec des enfants. L'étude relève encore que les familles monoparentales sont, le plus souvent, de petits ménages. Près de la moitié ne compte pas plus d'un enfant.

lundi 19 mai 2008

Des crapules

Je me fais le relais d'un message reçu, dont je ne partage pas forcément les orientations, mais dont la sincérité et l'absence de haine justifie sa publication. Je suis également "interpellé" par l'atteinte aux droits de la défense et aux défenseurs.
Je n'ai pas vraiment d'avis tranché sur le sujet, autre que sur la forme: il y a des lois dans ce pays et il faut les respecter pour que la vie en société soit possible et donc vivable. Il est possible que des lois soient mauvaises ou à améliorer; mais si des lois ont été promulgées démocratiquement, il faut les respecter.
En clair, si des personnes doivent être expulsées, il faut les expulser et elles doivent se laisser expulser.


NOUS SOMMES DES CRAPULES QUI DEFENDONS DES CRAPULES

Certes, ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons recours à ce langage peu châtié, mais nous nous sentons tout à fait à notre place dans la confrérie des insultés inaugurée lors de la manifestation des sans-papiers, à Bruxelles, le 29 avril, alors qu’un avocat qui s’inquiétait du droit des étrangers s’est vu traité de crapule qui défend des crapules par un commissaire de police.
Ce serait un honneur, vraiment, d’y figurer.
Comme ce serait un privilège également, de faire partie de la liste noire établie par Brussels Airlines, aux côtés de Serge Ngajui Fosso, qui a mérité cette place après s’être insurgé contre l’expulsion violente d’un non-Belge (si l’on veut bien considérer qu’appliquer un coussin contre la figure d’un expulsé récalcitrant pour le refouler tranquillement n’est pas de la plus extrême douceur, merci).
A ce propos, Ebenizer Folefack Sontsa, l’expulsé récalcitrant, est mort depuis, dans le centre fermé où il avait été reconduit, en attendant qu’une prochaine tentative d’expulsion eut pu se faire sans crapule pour la perturber. Il s’est suicidé, dit l’Office des Etrangers ; c’est à voir, disent ses proches et son avocat.
C’est curieux d’ailleurs, quand on y pense, qu’un sans-papier puisse encore avoir des proches et un avocat, qui vont même jusqu’à discutailler sur sa façon de mourir. Est-ce normal? N’y aurait-il pas moyen de simplifier tout ça, de faire en sorte qu’un sans-papier soit aussi un sans-proche et un sans-avocat, surtout quand il devient un sans-vie? Ce serait plus facile pour la police, pour l’Office des Etrangers et pour Brussels Airlines, de vaquer à leurs petites affaires d’expulsion, d’étouffement et de maintien de l’ordre, sur la voie publique et dans les avions.
On suggère, c’est tout.
En attendant, des hommes, des femmes et des enfants sont traqués, arrêtés, envoyés dans des centres fermés, étouffés parfois, acculés au suicide, ou déclarés morts, chez nous, et non pas dans une quelconque république africaine qu’irait sermonner un Ministre des Affaires Etrangères féru des droits de l’homme (c’est juste un exemple). Mais les droits de l’homme sont à géographie variable, n’est ce pas?
Et pour quelle raison sont-ils traités de la sorte? Parce qu’ils existent et parfois même tentent de vivre- nous avons beau nous creuser la tête, nous ne voyons pas d’autres raisons - et que cela dérange.
Ainsi faut-il dire, pour résumer, qu’un sans-papier est un sans-rien, un sans-droit, un sous-humain qu’on peut jeter comme une chose quand elle n’est pas utile, à la seule différence que, contrairement à la chose, ce sans-gêne peut crier, et qu’il est donc nécessaire de recourir au coussin pour le faire taire, c’est un peu plus ennuyeux. Et il est évidemment crapuleux de sa part de revendiquer le droit d’exister et d’être traité en n’importe quel endroit de ce monde comme un être humain (un quoi ? demandent les non-crapules), avec respect et humanité.
Et alors, oui, il est tout aussi crapuleux de défendre ces crapules qui se targuent d’exister, crapuleux de se battre pour qu’ils soient… ce qu’ils sont en réalité, des êtres humains pareils à nous (pardon, des crapules), et crapuleux de le proclamer comme une évidence, haut et fort, que ce soit dans la rue, dans cette lettre, ou dans un avion de Brussels Airlines.
Ca fait un peu bête, dit comme ça, plat, trivial, genre vérité crapuleuse : un être humain égale un être humain, on va finir par se répéter…
Voilà pourquoi nous sommes, oui, décidément, des crapules (c’est à dire des citoyens ordinaires), fiers de l’être, mais honteux de la politique scandaleuse menée par notre Etat à l’égard des étrangers indésirables. Si vous aussi vous vous sentez un peu en colère, un peu écœuré, ou beaucoup, mais un peu seul, bienvenue au club des crapules, on ne sera jamais trop : en ce qui concerne notre qualité élémentaire que l’on appellera, pour faire vite, l’humanité (encore un gros mot c’est sûr), et qui constitue notre patrimoine commun, si si, y’a du boulot ; un boulot crapuleux.