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mardi 18 janvier 2011

500 permis de séjour.be retirés

Melchior Wathelet , le 13/01/2011, à la députée CD&V Nahima Lanjri :

Quelque 500 permis de séjour ont été retirés au cours de l'année dernière :

  • Un peu plus de 150 citoyens de l'Union européenne ont perdu l'an dernier leur permis de séjour car ils n'étaient pas réellement travailleurs ou indépendants. (C'est une condition légale afin de pouvoir en bénéficier)

  • Les 343 autres permis ont été retirés par l'Office des étrangers soit

    - parce qu'ils avaient été obtenus de manière frauduleuse
    - soit parce que l'intéressé avait exagéré ses demandes auprès du CPAS
    - soit parce qu'il ne satisfaisait plus aux conditions originelles pour habiter en Belgique

Melchior Wathelet, le secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations :
"La Belgique a expulsé l’année dernière 304 personnes étrangères qui ont « porté des atteintes sérieuses à l’ordre public ». Parmi elles, 300 étaient en séjour illégal et 4 disposaient d’un droit au séjour"


Lire aussi:
971.000 étrangers en Belgique
Forte de près de 500 millions d'habitants, l'Union européenne comptait, au 1er janvier 2008, 30,8 millions d'étrangers sur son territoire, soit 6,2%, dont 11,3 millions étaient ressortissants d'un autre pays de l'Union européenne, selon des chiffres publiés mercredi par l'Office européen de statistiques, Eurostat.
C'est le Luxembourg qui compte le plus fort contingent d'étrangers (lequel compte pour 43% de sa population totale), suivi de la Lettonie (18%) et l'Estonie (17%). En revanche, les étrangers ne représentent que moins d'1% de la population en Roumanie, en Pologne ou en Bulgarie.

En Belgique, les étrangers, au nombre de 971.000, représentent 9,1% de la population totale, dont les deux tiers sont issus d'un autre Etat membre de l'UE. Ce sont les Italiens (169.000) qui sont les plus nombreux chez nous, devant les Français (130.000) et les Néerlandais (123.000).

A l'échelle de l'Union, ce sont les Turcs (2,4 millions) qui représentent le plus fort contingent étranger, devant les Marocains (1,7 million) et les Roumains (1,7 million).

Fraude à la régularisation: quatre personnes arrêtées 07.12.09
Quatre personnes ont été placées sous mandat d'arrêt à Bruxelles dans le cadre d'un trafic de faux documents destinés à régulariser des sans-papiers. Certains inculpés exercent des fonctions de traducteurs ou sont actifs dans des ASBL à finalité sociale.
Ils auraient vendu de fausses attestations à des demandeurs d'asile.
L'enquête de la juge d'instruction bruxelloise Patricia Jaspis a permis de démanteler un trafic de faux documents à l'usage de candidats à la régularisation. Arrêtées mercredi, quatre personnes ont été inculpées et placées sous mandat d'arrêt. Elles comparaissent ce lundi après-midi devant la chambre du conseil.
Les inculpés exercent diverses fonctions au sein d'ASBL à finalité sociale. L'un d'entre eux dirige ainsi une école pour enfants en décrochage scolaire à Saint-Josse. Un autre s'occupe d'une ASBL forestoise. Trois des quatre suspects sont aussi proches des milieux politiques. Mustapha Zitouni figurait sur la liste cdH de la ville de Bruxelles lors des élections communales de 2006 avant d'en être écarté en dernière minute. Abdelkader El Moukhtari et Mohamed Mahou se sont présentés aux dernières élections régionales bruxelloises sur la liste du nouveau parti régionaliste Pro Bruxsel. Auparavant, Mohamed Mahou avait milité au sein d'Ecolo avant de rallier le PS.
D'après les premiers éléments de l'enquête, les quatre personnes arrêtées fournissaient contre paiement de fausses attestations de présence sur le territoire à des candidats à la régularisation. La date d'arrivée en Belgique est en effet l'un des critères pris en compte pour octroyer ou non la régularisation aux demandeurs d'asile.



Reportage de M. Baele
24.02.10
L'immigration des Balkans vers Bruxelles, un vrai business
Le nombre de demandeurs d'asile en provenance de Macédoine et de Serbie a littéralement explosé depuis le début de cette année. L'organisation de cette immigration entre les Balkans et Bruxelles est devenue un vrai petit business.
Les ressortissants de Serbie et de Macédoine semblent se prendre d'affection pour notre territoire. Il faut dire que, depuis le mois de décembre, ils n'ont plus besoin de visa pour venir en Europe. Ils ne peuvent pas pour autant travailler. Et, s'ils introduisent une demande d'asile, très peu l'obtiennent en définitive.
Et pourtant, ils affluent nombreux, depuis plusieurs semaines, au bureau d'accueil bruxellois pour demandeurs d'asile. Et la suppression du visa n'explique pas tout. L'office des Etrangers s'en est bien rendu compte. Il parle d'agences de voyages qui font miroiter le paradis aux demandeurs d'asile et organisent ces trajets pour 130 ou 150 euros. Ces bus prennent la route plusieurs fois par semaine, direction Bruxelles.
En général, ils arrivent le dimanche soir ou le lundi à la gare du nord. On promet alors un toit ou une aide financière à ces migrants. Mais cette promesse est stérile parce que FEDASIL n'a plus de place dans ses centres ni dans les hôtels qui normalement pallient les manques.
Dans les villages d'origine, cette migration soudaine n'est pas sans conséquence. Des villages entiers se vident.
Il n'aura fallu qu'un mois pour que naissent ces agences de voyages, marchands de rêves. Mardi, en une seule journée, 89 Macédoniens ont frappé à la porte du bureau d'accueil. C'est presqu'autant qu'en 6 mois l'an dernier
.


15.000 € par mois pour le demandeur d’asile 12/11/2010

Pour payer cet argent, l’huissier de justice a saisi à l’État 4 voitures et 15 ordinateurs qui seront vendus dans 8 jours
Asile/ Courard : une concertation préalable avec les communes aurait été infructueuse
Ibra est un demandeur d’asile arrivé en Belgique le 18 août pour lequel une avocate – Me Latifa Baïtar – a obtenu du tribunal du travail de Bruxelles la condamnation de l’État belge à lui verser 500 € d’astreinte par journée pour laquelle Fedasil n’aura pu lui procurer un hébergement. 500 € par jour, c’est 15.000 € par mois… un salaire de ministre. Nous avons rencontré ce Sénégalais de 31 ans dont l’avocate a fait exécuter la condamnation par voie d’huissier de justice en faisant saisir chez Fedasil des véhicules et des ordinateurs.

dimanche 9 janvier 2011

19.941 demandes d’asile

En 2010, 19.941 demandes d’asile ont été introduites en Belgique.
Une augmentation de 16% par rapport à l’année 2009 (17.186 demandes )

L’augmentation des demandes d’asile s’est à nouveau particulièrement accentuée lors des quatre derniers mois de 2010 (8086 demandes de septembre à décembre, soit 40% du total de l’année).

Entre 2008 et 2009, il y avait eu + 40% d'augmentation, déjà ...

Dirk Van den Bulck, commissaire général aux réfugiés et aux apatrides:
« Nous constatons de manière structurelle que chaque année, le nombre de demandes d’asile augmente de manière significative durant les derniers mois de l’année pour diminuer ensuite durant les mois suivants »



Lire aussi:
Nationalité, regroupements, mariages blancs: le MR veut un "momentum" pour renforcer les règles
Pour Didier Reynders, ce serait une manière de modifier à l'étranger l'image d'une Belgique qui ferait preuve de "grande souplesse
Plusieurs formations politiques au nord comme au sud du pays vont dans le sens d'un renforcement des règles en matière d'acquisition de la nationalité, de regroupement familial et de lutte contre les mariages de complaisance, a estimé lundi le président du MR Didier Reynders, qui y voit un "momentum" pour avancer dans cette voie au Parlement. "Je constate que depuis quelques semaines, plusieurs formations politiques vont dans notre sens", a affirmé M. Reynders au cours d'une conférence de presse, se référant non seulement aux partis flamands, mais aussi à de récentes déclarations du président du PS Elio Di Rupo.


Près de 80 demandeurs d'asile mineurs d'âge seuls à l'hôtel - 15/11/2010
Près de 80 demandeurs d'asile mineurs d'âge séjournent seuls et sans accompagnement dans des hôtels à Bruxelles, ce qui engendre une situation parfois ingérable. Plusieurs incidents ont notamment été signalés, écrit lundi De Standaard.

Les 76 mineurs sont répartis dans trois hôtels. L'un de ceux-ci, le B&B Botanique, qui accueille plus de la moitié des jeunes, est confronté à plusieurs problèmes.

Les jeunes sont surtout des garçons, rarement âgés de moins de 17 ans, qui ramèneraient dans leurs chambres de l'alcool et des filles. Certains auraient aussi commis des vols. Un comportement nuisible pour l'hôtel, qui préfère toutefois ne pas faire de commentaires.



dimanche 2 janvier 2011

"les réfugiés ne sont pas des criminels"

400 demandeurs d'asile vont emménager dans 1 mois dans le centre de vacances des Fourches du petit village d'Herbeumont dans les Ardennes.

La direction flamande du centre dont les affaires ne marchent plus trop bien, a décidé de renflouer les caisses en hébergeant 400 demandeurs d'asile aux frais du gouvernement fédéral pour 10 000 € la journée.

Catherine Mathelin, la bourgmestre de Herbeumont dénonce :
"Humainement, c'est clair qu'il faut trouver des solutions, mais je trouve dégoûtant de remettre les responsabilités sur une petite collectivité locale qui va devoir gérer au quotidien"


Philippe Courard "refuse tout préjugé en précisant que le débat tourne autour d'êtres humains qui sont en difficultés. Il propose de relancer les discussions dans les trois mois. Car les réfugiés ne sont effectivement pas des criminels, loin de là, et en tout état de cause, ils viendront s'installer dans le mois à Herbeumont"



Lire aussi:
La Grèce veut clôturer sa frontière avec la Turquie face aux migrants

"La société grecque a dépassé ses limites en matière de capacité d'accueil des migrants clandestins.
La Grèce se prépare à clôturer sa frontière terrestre avec la Turquie, principale porte d'entrée de l'immigration irrégulière en Europe, a annoncé samedi le ministre grec chargé de l'Immigration, Christos Papoutsis.

"La société grecque a dépassé ses limites en matière de capacité d'accueil des migrants clandestins. La Grèce n'en peut plus (...). Aux frontières terrestres, nous planifions la création d'une clôture pour bloquer l'immigration irrégulière", a déclaré le ministre à l'agence de presse grecque Ana.

C'est la première fois que M. Papoutsis fait état d'un tel projet, alors que la frontière terrestre gréco-turque, qui court sur quelque 150 km, est devenue le principal point de passage des sans-papiers dans l'Union européenne avec près de la moitié des entrées illégales détectées.

De janvier à début novembre, 32.500 interceptions ont été effectuées sur son seul tronçon de 12,5 km où le fleuve d'Evros, fait un saillant en territoire turc. En contrepartie, les interceptions ont décru de près de 80% sur les îles proches des côtes turques, auparavant visées par les réseaux de passeurs.S'affirmant débordée, la Grèce a obtenu de ses partenaires que soient déployés le long de l'Evros en novembre plus de 200 garde-frontières de l'agence européenne Frontex. En novembre, selon Frontex, leur présence avait fait chuter de 44% le nombre des entrées irrégulières repérées, passées de quelque 250 à environ 140 par jour.

mercredi 22 décembre 2010

Je vous laisse réfléchir deux minutes

La présidente

"ou bien vous reconnaissez que c’était bien vous qui avez commis les faits et il sera temps d’examiner les sanctions ou mesures de faveur à prendre, ou vous niez la chose, et le tribunal relira le dossier avant de dire si oui ou non vous êtes coupable.
Je vous laisse réfléchir deux minutes"


Le prévenu campe sur ses positions :
"Ce n’est pas moi. Je n’ai rien fait. Cela fait 13 ans que je suis en Belgique, j’attends mes papiers, tout le monde me connaît dans le quartier, vous croyez que je prendrais de tels risques dans ma position, je pourrais tomber pour une connerie comme ça ?"



Lire aussi:
Hassan refuse de collaborer
Le second braqueur de la bijouterie Olivet à Tubize est revenu sur place pour repartir presque aussi vite
Le braquage de la bijouterie Olivet, située rue de Mons, dans le centre de Tubize, s’était soldé, le samedi 4 décembre, par la mort de l’un des braqueurs, le jeune Flavien – qui allait avoir 16 ans –, abattu par le bijoutier Paul Olivet.

Le second, Hassan Nassiri – 21 ans –, avait, lui, été maîtrisé en attendant l’arrivée de la police. Il a été inculpé de vol avec violence, en bande et avec arme, et est détenu sous les liens du mandat d’arrêt.

Hier, Hassan Nassiri est revenu sur place. Le juge d’instruction nivellois en charge du dossier, Georges Lobet, entouré des enquêteurs, a procédé à la reconstitution. Mais Hassan Nassiri a refusé catégoriquement d’y collaborer.

Amené dans une voiture banalisée vers 13 h 30, l’intéressé a été introduit dans la bijouterie. Mais moins de cinq minutes après, il repartait. “Il a précisé qu’il ne souhaitait pas faire de déclarations” , indiquait, hier après midi, le procureur du Roi de Nivelles, Jean-Claude Elslander, descendu sur place en fin de reconstitution.

Bien qu’inculpé, Hassan Nassiri a le droit de ne pas s’exprimer. Durant près de trois heures, la reconstitution s’est toutefois poursuivie sans lui.

samedi 11 décembre 2010

Asile et astreinte

#Kiadi : "La pratique du "test phallométrique" est dégradante, non conforme aux droits de l'Homme ; le refus de s'y soumettre ne peut constituer un motif de refuser l'asile" ?

Merci #Courard 'n Co : 600 demandeurs d'asile demandent une astreinte à l'Etat http://bit.ly/h3myd5


Environ 600 demandeurs d'asile ont introduit 420 dossiers devant la justice pour réclamer une astreinte à l'Etat belge qui ne les loge pas.
Estimation du coût de ces astreintes : 730.000 €.
Selon la députée CD&V Nahima Lanjri, ces derniers mois 82 demandeurs d'asile ont reçu environ 330.000 € et FEDASIL dispose d'une provision de 400.000 € pour de tels cas.


Paminaaah
@Phineas_Barnum ou on lit que Fedasil provisionne son incapacité a remplir sa tache... Surréaliste!

Phineas_Barnum
La "procédure d'asile" actuelle est efficace, accélérée et simplifiée http://bit.ly/evA56j CC @ddermaux


Bob Pleysier, ancien directeur de FEDASIl, souligne dans le Morgen que la crise de l'asile n'existait pas sous le ministère de Patrick Dewael. La crise a, selon lui, commencé en 2007 avec les désaccords très vifs au sein du gouvernement Leterme. Selon Pleysier, l'annonce de la régulation de 2009 a fait croître le nombre de demandeurs restant en Belgique bien au delà de ce qu'il était en 2001, année pourtant record d'arrivées de réfugiés en Belgique.
Pleysier plaide pour un seul ministre de l'asile et l'émigration, des mesures d'expulsion drastiques pour les déboutés, un traitement rapide des dossiers, une prise en charge souple des réfugiés via des centres locaux. Ecolo soutient-il les propositions de M. Bob Pleysier? Sinon que propose-t-il?



Lire aussi:
Wathelet se défend contre les accusations de laxisme
M. Wathelet veut mettre sur pied un plan d'action pour améliorer la politique d'éloignement
Le Secrétaire d'Etat à la politique d'Asile et de Migration, Melchior Wathelet, a défendu la politique menée par la Belgique dans ce domaine et a rejeté les accusations de laxisme dans des entretiens accordés au Soir, à La Première et à De Morgen. M. Wathelet ne nie pas le problème actuel de l'accueil des demandeurs d'asile mais indique que les chiffres de 2010 sont comparables à ceux de 2009, et représentent la moitié de ceux de 2000.Le secrétaire d'Etat s'insurge contre les accusations de laxisme dans le retour des illégaux: environ 9.000 expulsions auront eu lieu en 2010, soit plus que les années précédentes.M. Wathelet veut mettre sur pied un plan d'action pour améliorer la politique d'éloignement. Il vise en premier lieu les étrangers en séjour illégal qui finissent une peine de prison et réclame une meilleure collaboration entre l'Office des étrangers et les directeurs de prison. Il demande également un plus grand effort d'information de Fedasil pour les demandeurs d'asile déboutés et s'adresse aux communes, chargées de notifier les ordres de quitter le territoire. Une circulaire sera adressée aux bourgmestres pour leur rappeler la nécessité de leur collaboration afin d'accélérer le processus.L'outil le plus utile pour assurer les retours demeure les accords de réadmission à conclure avec les pays d'origine, estime le secrétaire d'Etat. Un accord avec le Kosovo sera ratifié en janvier, un autre est en négociation avec le Brésil. La prime de retour de 250 euros sera supprimée pour les ressortissants d'Albanie, de Bosnie et de Serbie. Elle était devenue un incitant au départ.

Nationalité, regroupements, mariages blancs: le MR veut un "momentum" pour renforcer les règles
Pour Didier Reynders, ce serait une manière de modifier à l'étranger l'image d'une Belgique qui ferait preuve de "grande souplesse
Plusieurs formations politiques au nord comme au sud du pays vont dans le sens d'un renforcement des règles en matière d'acquisition de la nationalité, de regroupement familial et de lutte contre les mariages de complaisance, a estimé lundi le président du MR Didier Reynders, qui y voit un "momentum" pour avancer dans cette voie au Parlement. "Je constate que depuis quelques semaines, plusieurs formations politiques vont dans notre sens", a affirmé M. Reynders au cours d'une conférence de presse, se référant non seulement aux partis flamands, mais aussi à de récentes déclarations du président du PS Elio Di Rupo.



Fedasil traite-t-il à Bruxelles avec des marchands de sommeil ?
Fedasil, l'agence fédérale chargée de l'accueil des demandeurs d'asile a un contrat depuis plusieurs mois avec la famille N., un clan pakistanais très actif dans l'hôtellerie à Bruxelles, qui fait l'objet d'une enquête du parquet. Certains membres de cette famille logeraient des étrangers dans des taudis moyennant de fortes sommes d'argent, lit-on samedi dans Le Soir.
L'enquête en cours ne vise toutefois pas la transaction avec Fedasil. Six hôtels des frères N. fourniraient 500 lits aux demandeurs d'asile. Des neveux logeraient pour leur part 300 demandeurs d'asile. En tout, Fedasil loueraient près de 800 lits à la famille N. sur un total de 1.190 lits loués à Bruxelles. Coût approximatif d'un lit: 30 euros pour un adulte et 15 euros pour un enfant.

mardi 7 décembre 2010

Asile : La Belgique a bonne réputation

Yves Leterme se félicite du discours tenu par le président du PS, Elio Di Rupo, selon lequel

il faut corriger l'image d'eldorado que véhicule la Belgique.


L'accueil d'un demandeur d'asile coûte environ 40 euros par jour.

Phineas_Barnum


#Kiadi :

"La qualité de la politique d’accueil de la Belgique a bonne réputation" ?

michelhenrion
Yves Leterme : " Deux ressortissants des Pays-Bas ont même demandé l'asile en Belgique" (Sud-Presse) #BeGov #sldb

olivierbaum
#kiadi: On a besoin de plus de fermeté maintenant parce qu'on a un flux qu'il est quasi impossible de maîtriser/ Non ce n'est pas Modrikamen



Lire aussi:
Bulgarian Roma Welcome in Belgium

17.378 demandes d'asile

Assumer sa politique

L’ONU sévère sur la politique d’asile de la Belgique
Le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) se montre très critique à l’égard de la politique belge en matière d’asile.
Il y a quelques semaines, l’organisation avait déjà demandé au gouvernement belge de réagir à la menace d’une crise humanitaire. « La situation n’a jamais été aussi problématique qu’aujourd’hui. Cet hiver n’arrive pas par surprise. Les décisions ont été prises trop tard », insiste le HCR.

Politique d'asile: "Club Med" ou modèle de non gestion?

Près de 40% d'augmentation des demandes d'asile en un an : même si le phénomène n'est pas neuf, il interpelle politiques et société civile. Matin Première ouvre le débat avec la députée MR Jacqueline Galant et la directrice du Coordination et Initiatives pour les Réfugiés et les Etrangers (CIRE) Frédérique Mawet.

Le problème n'est pas du tout réglé avec les 2000 places d'accueil supplémentaires, estime Jacqueline Galant, la députée-bourgmestre de Jurbise. "Il y a vraiment eu un appel d'air, une image idyllique de la Belgique", dit-elle : "Quand les étrangers entendent que lorsqu'on arrive en Belgique on est accueilli dans un hôtel (...) vous vous rendez compte de l'image -à la limite du Club Med- qu'on donne de cette Belgique ? Et donc je pense qu'au-delà des mesures de prévention qui sont prises pour le moment, il faut vraiment des mesures au niveau des flux d'entrée et des flux de sortie."

"Il faut savoir qu'on est aussi le seul pays européen à encore accepter des demandes d'asile de ressortissants d'autres pays européens !", s'exclame la députée MR. "Il faut absolument que le gouvernement prenne des mesures d'ensemble car aujourd'hui il y a une grave crise de l'accueil en Belgique", poursuit-t-elle

Hotelasiel goudmijn voor familieclans

Terwijl er voor een kleine 7.000 asielzoekers koortsachtig naar opvang wordt gezocht, worden twee Pakistaanse familieclans in Brussel slapend rijk met het verhuren van kamers aan Fedasil. Asielzoekers worden in hun hotels gestapeld als haringen in een ton. In totaal zitten 1.190 asielzoekers op hotels, tegen 900 euro per maand. Achthonderd van hen slapen bij dezelfde familie.
Zo'n 500 asielzoekers worden gehuisvest in de hotels van Saleem en Aslam Nayani, twee Pakistaanse broers die in de jaren zeventig in Brussel aankwamen, begonnen als poetsjongens en nu behoorlijk rijk moeten zijn. Het duo bezit in Brussel zes hotels, waaronder Hotel Continental en Hotel de France, allebei aan het Zuidstation. Al deze hotels zitten volgestouwd met asielzoekers tegen het vaste tarief van 30 euro per volwassene en 15 euro per kind.

Een rivaliserende Nayani-clan wordt geleid door twee neven van de twee broers. De neven zijn eigenaar van Hotel Solys, eveneens vlak bij het Zuidstation. De twee clans trachten zoveel mogelijk Fedasil-overnachtingen te veroveren op elkaar. De Groep Solys verwierf op korte tijd drie hotels en verhuurt zo'n 300 bedden aan Fedasil. Dat maakt dat ongeveer 800 van de 1.190 Fedasil-bedden worden betaald aan één familie. De netwerken van de Nayani's verspreiden zich als olievlekken over Brussel. De clan van broers Saleem en Aslam is nu ook eigenaar van het statige Auberge du Souverain in Watermaal-Bosvoorde.

De meeste Fedasil-hotels zijn zonder meer smerig. Het merendeel kreeg voor de asielcrisis amper bezoekers, na klachten over schimmels, ratten en muizen en een totaal gebrek aan hygiëne. Op 26 oktober sloot de burgemeester van Sint-Gillis Hotel de France. Een inspectierapport maakte melding van een muizenplaag en schurft. De Nayani's inden 30 euro per dag voor 70 asielzoekers die ze hadden ondergebracht in een verkrotte achterbouw waar snel-snel twee douches waren geïnstalleerd. Hotel de France heropende inmiddels de deuren.

18 miljoen euro
Sinds de overheid asielzoekers in Brusselse hotels opvangt, beloopt de factuur van die operatie al meer dan 18 miljoen euro. Vorig jaar was het bedrag 7,2 miljoen euro, maar in de eerste tien maanden van 2010 liep de rekening op tot 11,2 miljoen euro. Per overnachting van een asielzoeker trekt de overheid 36 euro uit: 30 euro voor het hotel en 6 euro voor de dagelijkse maaltijdcheque. Daarmee kost hotelopvang 1 euro meer dan opvang in overheidscentra, waar extra begeleiding is voorzien.



“Crise humanitaire” à Bruxelles

Les associations plient sous la demande des sans-abri et des demandeurs d’asile. Une réunion de crise a été organisée entre P. Courard et les “acteurs liés à l’accueil”.

Si le manteau qui recouvre Bruxelles depuis hier est blanc, les signaux sont, eux, au rouge foncé pour toutes les personnes n’ayant pas un toit dans la capitale. “On fait face à une crise humanitaire. C’est insupportable”, explique Christophe Thielens du Samu social qui précise qu’aux 2000 sans-abri “habituels”, se sont rajoutés cette année des milliers de demandeurs d’asile pour lesquels le gouvernement fédéral “n’a pas de solution”. Une “majorité” des 6 000 demandeurs d’asile qui seraient dans cette situation vit ainsi à Bruxelles.

Les critiques les plus vives sont tombées hier sur la politique d’accueil de ces demandeurs d’asile en Belgique (voir p 8). Si le Ciré parle aussi de “crise humanitaire” à Bruxelles, le Haut commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR) rappelle lui, par la voie de sa porte-parole européenne citée par “De Standaard”, que la Belgique traitait il y a dix ans plus de 40 000 demandes d’asile. “Aujourd’hui, on n’arrive pas à en traiter environ la moitié. […] Aucun Belge ne peut accepter que des enfants dorment dans le froid”, plaide-t-elle. Ce qui est pourtant le cas à Bruxelles, où squats et logements de fortune dans les stations de métro, entre autres, se multiplient depuis plusieurs semaines.


Bart De Wever: "Le dossier 'asile' est essentiel pour la N-VA"
C'est lundi que les négociations avec le conciliateur, Johan Vande Lanotte, doivent reprendre autour de la note amendée qu'il présentera sur la loi de financement. Mais un autre dossier pourrait tout bloquer : l'asile et l'immigration.
Un autre dossier s'invite dans l'actualité, et il risque de ne pas être sans conséquences sur le processus de formation du gouvernement. Il s'agit du dossier "migration" et en particulier de l'accueil des demandeurs d'asile.
Ce midi, le président de la N-VA, Bart De Wever, était l'invité de la VRT. Il a rappelé que son parti était favorable à un durcissement de la loi et que des propositions allant dans ce sens avait été déposée au Parlement.
A l'issue de l'émission, notre journaliste lui a demandé s'il considérait que ce dossier "asile et migration" était aussi important que le volet institutionnel de la négociation. "Naturellement, a répondu celui-ci. Tout le monde peut voir qu'il y a de gros problèmes. (...) On attend un nouveau gouvernement mais le Parlement a une tâche aussi. Et si tout le monde est d'accord que c'est devenu un drame, comme l'a dit Elio Di Rupo, c'est au Parlement de corriger ce drame et au gouvernement d'exécuter ce que le Parlement a voté. Le dossier 'asile et immigration' a toujours été un sujet essentiel pour la N-VA".

lundi 6 décembre 2010

Assumer sa politique

Phineas_Barnum


Courard dit avoir écrit à tous ses collègues ministres. Quand ? Juste avant le 6
décembre dans sa lettre à Saint-Nicolas ?

On en avait presque oublié le coup de torchon de Leterme à Milquet ...


Philippe Courard :

"Regardez qui gère la Régie des Bâtiments. Elle pourrait elle aussi mettre des espaces à disposition des demandeurs d'asiles"

Didier Reynders :

"Mais nous avons mis des bâtiments à disposition, par exemple ceux de la protection civile de Gembloux, sauf que nous n'en faisons pas un communiqué à chaque fois"
"Je comprends que la situation soit difficile, l'hiver arrive, il y a beaucoup de demandeurs d'asile. Mais le secrétaire d'Etat lance chaque jour une nouvelle polémique."


"Je ne comprends pas que, alors que nous en avons encore parlé vendredi en
conseil des ministres,
le secrétaire d'Etat à la Politique d'asile ne veuille pas assumer sa politique et critique le travail de ses collègues en la
matière"


Pieter De Crem avait attaqué vertement son collègue Philippe Courard, secrétaire d’Etat en charge de l’accueil des demandeurs d’asile, mercredi dernier en Commission de la Chambre et reproché de n’avoir pas voulu dans un premier temps mettre à disposition des demandeurs d’asile des casernes situées en Wallonie, en précisant qu’à Florennes, 250 places attendaient les demandeurs d’asile depuis un an.


Lire aussi:
Droit d’asile
Sont désignées par le terme de réfugié·e·s les personnes qui fuient le pays dont elles ont la nationalité ou sont contraintes de le fuir pour se mettre en sécurité dans un autre pays. Comme elles ont quitté leur patrie, elles ne peuvent profiter des droits humains garantis par leur propre Etat. C’est la raison pour laquelle le droit des réfugiés garantit une protection internationale aux réfugié·e·s.

La pierre angulaire du droit des réfugié·e·s est le principe de non-refoulement, qui interdit à un Etat de renvoyer un·e réfugié·e dans un pays où sa vie pourrait être menacée. Le droit des réfugié·e·s contient en outre des garanties minimales en matière de droits humains comme par exemple le droit à la sécurité, la liberté de pensée et de religion, le droit à la protection contre la torture et les traitements dégradants. Les réfugié·e·s ont également accès aux droits économiques et sociaux, comme un traitement médical, l’éducation et le marché du travail.


Clash frontal entre le PS et le CDH 10/11/2010
Un accrochage verbal violent, selon plusieurs témoins, a eu lieu mercredi matin lors du Conseil des ministres entre la présidente du CDH Joëlle Milquet et la vice-Première ministre socialiste Laurette Onkelinx. En cause: le dossier Asile/Immigration.
Laurette Onkelinx a dénoncé le "double discours du CDH sur l'Asile". Yves Leterme a indiqué à Joëlle Milquet qu'il n'était pas "un torchon"...

Le gouvernement fédéral devait décider d'ouvrir certains établissements militaires pour accueillir des demandeurs d'asile (2400 places) mais cette décision a été reportée sur ordre du Premier ministre Yves Leterme - à cause de l'opposition du CDH.

Joëlle Milquet a, en effet, indiqué qu'elle avait "un problème" avec la localisation de 500 places d'accueil à Bastogne en province de Luxembourg. La présidente du CDH a alors demandé qu'une notification spéciale soit faite: "il faut, en outre, a-t-elle dit, qu'une concertation au niveau local ait lieu avant de s'embarquer là-dedans"…

-Yves Leterme a alors lancé: "Joëlle, il n'y a pas de problème, j'ai déjà eu une concertation avec Benoît Lutgen à ce sujet"... Rappel, Benoît Lutgen, un Bastognard, est appelé à devenir le président du CDH. Un contact a effectivement eu lieu entre Yves Leterme et Benoît Lutgen à ce sujet lors des funérailles du libéral Antoine Duquesne mardi. Le Premier ministre a demandé que Philippe Courard se rende à Bastogne pour régler le problème.

Le CDH rappelle que Philippe Courard ne s'est même jamais déplacé à Bastogne pour tenter de régler ce dossier. "C'est tout ce que nous demandons: une concertation avec le autorités locales, dit-on au CDH. Il faut que le ministre Courard accepte de se concerter avec le bourgmestre Philippe Collard. C'est du bon sens, sinon on va droit vers le chaos!" Une manifestation contre l'implantation de ce centre d'accueil est prévue à Bastogne. Et mardi soir, le conseil communal a demandé à l'unanimité qu'une concertation avec Philippe Courard puisse avoir lieu.

Joëlle Milquet (CDH) et Didier Reynders (MR), dans ce dossier de Bastogne, apparaissent être sur la même longueur d'ondes: une concertation avec les autorités locales avant de décider d'implanter des places d'accueil.

-"Ce n'est pas la question de la présence ou non de Benoît Lutgen dans cette concertation qui pose problème, a donc répliqué Joëlle Milquet. Je demande qu'une concertation au niveau local ait lieu"...

-La vice-Première ministre socialiste Onkelinx est alors intervenue très sèchement dans le débat: "ça suffit ces doubles discours du CDH sur l'Asile!, a-t-elle lancé devant tous les ministres médusés. C'est quoi ces positions du CDH avec un discours sur l'asile à Bruxelles et un autre en Wallonie? On est en train d'essayer de régler un problème local du CDH sur le dos des demandeurs d'asile! Joëlle, tu prends en otage les demandeurs d'asile!"

Plusieurs témoins confirment que Laurette Onkelinx a littéralement "explosé" de colère.

-Le ministre socialiste de tutelle, Philippe Courard, a alors placé: "Si on ne prend pas de décision rapidement, ce sont des milliers de demandeurs d'asile qui vont se retrouver dans la rue ou devoir rester dans des hôtels". Une suggestion d'introduire dans la décision que "les pouvoirs locaux se chargeraient des modalités pratiques d'application" a alors été faite. Mais elle est restée sans suite.

Le Premier ministre a décidé de reporter la décision. Les points suivants ont été discutés au gouvernement.

Puis, au moment de lever la séance, Laurette Onkelinx est encore intervenue: "Je rappelle qu'on a obtenu aucune avancée sur le point 48 concernant les demandeurs d'asile. Si j'entends une seule personne dire que c'est la responsabilité de Philippe Courard, je raconte tout ce qui s'est déroulé durant ce Conseil des ministres"…

-Joëlle Milquet a répliqué en annonçant qu'elle n'était "pour rien" dans ce report de la décision. Ce qui a provoqué la colère du Premier ministre:" Joëlle, s'est-il fâché, arrête de me prendre pour un torchon! C'est ma compétence, c'est moi le ministre de tutelle de Philippe Courard. Et je constate qu'on dû reporter la décision".

Rappel: le gouvernement Leterme est en affaires courantes mais doit décider de plusieurs mesures urgentes - dont la création de places pour les demandeurs d'asile à la veille de l'hiver…

Courard: "On prend en otage les demandeurs d'asile" 12/11 12h46

Philippe Courard (PS), le secrétaire d'Etat qui a en charge l'accueil des demandeurs d'asile, estime que l'heure n'est pas à une longue concertation avec le bourgmestre de Bastogne pour savoir si on peut ou non y installer un centre provisoire pour réfugiés.

dimanche 5 décembre 2010

Ik probeer hier een vraag te stellen



L'explication de Charles Bricman sur FB est intéressante .... extrait :

"Il me semble que dans une interview, le bon sens le plus élémentaire amène à répondre à la question qui est posée, non à développer imperturbablement le ... message qu'on a formaté.
Il y a les communications gouvernementales pour ça. De Vadder, en outre, n'est pas un interviewer "agressif et prétentieux", c'est un journaliste qui fait son métier. Cela dit, les animateurs de certaines émissions dominicales, ceux dont la devise semble être "toujours plus bas" parce qu'ils prennent leurs téléspectateurs pour des cons - ce qui est au demeurant le cas de la plupart des auteurs de sms baveux qu'on voit défiler sur antenne"

jeudi 2 décembre 2010

17.378 demandes d'asile

#Kiadi:
"La Belgique traitait il y a dix ans plus de 40.000 demandes d'asile.
Aujourd'hui, on n'arrive pas à en traiter environ la moitié" ?

phineas_barnum
17.378 demandes d'asile ont déjà été introduites en 2010 en Belgique.
Estimation finale 2010 : 26.000 demandeurs


GeoffroyCoomans
@phineas_barnum Et pour l'ensemble de l'Allemagne, on devrait arriver à +/- 31.000 demandeurs, cherchez l'erreur ! #demandeursdasile

Phineas_Barnum
7.665: nombre de personnes chez #Fedasil depuis 2009 sans place d'accueil et qui ont reçu un document #non-désignation


Lire aussi:
Politique d’asile en Belgique : une opinion publique manipulée
25 novembre 2010 - Depuis plusieurs semaines, nous sommes spectateurs de mensonges et déformations de la réalité émanant de personnalités politiques, qui consistent à faire des demandeurs d’asile les boucs émissaires idéaux d’un système politique en panne.
Ils utilisent la crise de l’accueil pour mettre en œuvre leurs projets de durcissement de la réglementation belge en matière d’asile et de droit des étrangers en général. Dans ce contexte, il nous est apparu urgent de remettre à plat un certain nombre de soi-disant évidences et de confronter de manière rationnelle les fantasmes aux faits.

De manière très résumée, le discours politique dominant est le suivant :

(1) La Belgique est confrontée à un afflux incontrôlable et incontrôlé de demandeurs d’asile depuis deux ans ;

(2) La conséquence est que le gouvernement fédéral n’arrive même plus à faire face à cet afflux et à mettre à disposition des demandeurs d’asile des places d’accueil en suffisance ;

(3) Pendant ce temps là, de nombreux demandeurs d’asile « se la coulent douce » dans des hôtels que Fedasil (Agence fédérale pour l’accueil des demandeurs l’asile) est obligée de mettre à leur disposition ;

(4) Tandis que d’autres « profitent » des astreintes versées par Fedasil lorsqu’elle est condamnée par la justice ;

(5) La solution est de créer davantage de places d’accueil mais aussi de limiter la procédure d’asile et de l’accélérer afin de diminuer le nombre de demandeurs d’asile hébergés en centre d’accueil.
Analyse de l’intoxication


Les demandes d'asile dépassent déjà celles de 2009
17.378 demandes d'asile ont été introduites cette année en Belgique. Ce nombre est déjà plus élevé que pour l'ensemble de l'année 2009 (17.186). Comme ces demandes concernent souvent des familles, on peut estimer que 26.000 personnes sont demandeuses d'asile, lit-on vendredi dans Het Laatste Nieuws. Le Commissariat général aux réfugiés estime que le nombre de demandes sera de 20.000 d'ici le 31 décembre prochain. Il s'agit du pic le plus important depuis la crise de l'asile en 1998-2001. En 2000, 42.691 demandes d'asile avaient été introduites.


Asile: Yves Leterme sera ferme sur l'exécution des expulsions
Le Premier ministre démissionnaire Yves Leterme entend suivre personnellement et de très près dans les prochaines semaines l'exécution de la politique d'expulsion des demandeurs d'asile déboutés, a-t-il indiqué lundi.
"Il faut être plus ferme également concernant les flux entrants. Les chiffres doivent à nouveau refléter une situation normale", a-t-il précisé lundi dans une interview accordée au quotidien De Standaard.
Selon le Premier ministre, la Belgique a depuis dix quinze ans l'image d'un pays permissif où "tout est possible, et tôt ou tard on pourra bénéficier d'un régularisation". Il faut "en finir avec cette image", a indiqué Yves Leterme, appelant à une "indispensable politique d'expulsions, plus rapides et plus fermes, des demandeurs d'asile déboutés".
Yves Leterme a également rappelé que la suppression de visas deviendra une réalité pour les citoyens albanais à partir du 15 décembre. Il a assuré que l'effet de cette mesure sera étudié de très près. "Si on constate un afflux important, nous agirons directement. La décision politique est de soutenir l'intégration des pays des Balkans en Europe, mais en cas d'abus, nous freinerons des quatre fers. S'il y a des abus au départ de l'Albanie, nous réintroduirons le visa", a-t-il averti.



Les demandeurs d'asile pas contents de l'accueil à Uccle
Fedasil a décidé de ne pas renouveler la convention qui la lie jusqu'au 31 décembre prochain au centre d'accueil privé pour demandeurs d'asile "L'Espoir", situé place Saint-Job à Uccle, en Région bruxelloise. L'agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'asile se base sur des plaintes de résidents relatives à leur conditions de vie. Celles-ci sont jugées sans fondement par le directeur du centre, Jean-Marc Stassart."Nous avons été avertis par Fedasil de la fermeture prochaine du centre mi-octobre", explique Jean-Marc Massart, "sans motif, sur base de plaintes de quelques résidents qui ont été frapper à la porte de Fedasil. Certains se plaignent de ne pas avoir de nourriture halal, d'autres de ne pas bénéficier des médicaments qu'ils souhaitent", poursuit le directeur de ce centre ouvert en février 2010, après la fermeture de la maison de repos qui occupait les lieux. "Nous avons toujours donné les médicaments nécessaires aux personnes qui en avaient besoin. Et nous tenons également à ce qu'aucune discrimination, ni privilège ne soient permis à L'Espoir," souligne-t-il.Chez Fedasil, la fermeture du centre se justifie pleinement du fait des plaintes de résidents et d'associations "concernant des faits graves quant à l'accueil des demandeurs d'asile", explique Benoît Mansy, porte-parole de Fedasil. "Nous avons réalisé un audit en août 2010. Malgré nos remarques, la situation est restée inchangée. Avec le contexte de l'accueil en Belgique, nous n'avons pas pris cette décision inédite à la légère", a-t-il conclu.


dimanche 28 novembre 2010

Accord entre la Confédération suisse & EC

:
Pas de problèmes de conformité avec les accords internationaux de la votation suisse à propos expulsion étrangers délinquants. Selon l’accord Conclu le 21 juin 1999 entre la Confédération suisse, d’une part,
et la Communauté européenne et ses Etats membres,
d’autre part, sur la libre circulation des personnes :


Art. 5 Ordre public
(1) Les droits octroyés par les dispositions du présent accord ne peuvent être limités que par des mesures justifiées par des raisons d’ordre public, de sécurité publique et de santé publique.

Libre circulation des personnes


Lire aussi:
Les Suisses votent l'expulsion des étrangers condamnés
Une majorité de Suisses a approuvé dimanche par référendum une proposition de l'UDC (droite) visant à expulser les étrangers reconnus coupables de meurtre, de viol, de trafic de drogue ou d'abus à l'aide sociale, selon les résultats annoncés à la télévision nationale.

Un trafic de faux papiers démantelé à Bruxelles (2009)
La police a démantelé ce week-end à Bruxelles un trafic de naturalisations avec de faux documents ayant permis, des années durant, à de nombreux étrangers de régulariser leur situation en Belgique, avec la complicité de fausses asbl implantées en Belgique. C'est ce qu'indique lundi La Dernière Heure.

Selon le quotidien, quatre mandats d'arrêt pour faux et usage ont été délivrés par la juge d'instruction Patricia Jaspis. Parmi les suspects, on trouve un traducteur juré auprès du parquet de Bruxelles et du tribunal de la jeunesse. Il est en aveux complets. Trois dirigeants d'asbl feraient aussi partie des suspects.

Les organisateurs du trafic réclamaient des prix exorbitants pour les faux documents qu'ils fournissaient (faux certificats de mariage, fausses attestations de scolarité, faux contrats de travail, etc...). Ils réclamaient ainsi jusqu'à 4.000 euros pour un faux contrat de travail en Belgique.

Les quatre individus sous mandat comparaissent mercredi devant la chambre du conseil de Bruxelles.

mardi 21 septembre 2010

Origines culturelles des délinquants

Hugues Lagrange, sociologue investi, chercheur au CNRS, spécialiste de la violence et des politiques de la ville, le dit sans tomber de sa chaise:

"Refuser de s'intéresser aux origines culturelles des délinquants est une hypocrisie." Le propos est tranché, à rebours des précautions d'usage. Le spécialiste l'assume, après huit années d'une enquête inédite et scrupuleuse, au plus près des Français d'origine étrangère - du Bassin parisien à la banlieue nantaise. Surtout, il l'explique, comme personne avant lui, dans un livre limpide publié le 16 septembre, Le Déni des cultures (Seuil).



Lire aussi:
L‘affaire des Roms n’a pas plombé les débats
Le secrétaire d’État aux affaires étrangères, Pierre Lellouche, a fait une visite éclair à Évian en cette fin de semaine. Quelques heures, pas plus, qu’il a dédiées aux grands chefs d’entreprise français et allemands, réunis à l’hôtel Royal.
Un temps studieux pour la trentaine d‘acteurs de la vie économique qui, à l’invitation de Pierre Lellouche et de son homologue allemand Werner Hoyer, ont notamment planché sur des projets de coopération économique entre leurs deux pays. « Projets qu’ils vont proposer au Président Sarkozy et à la Chancelière Merkel ».
Lesquels ? On n’en saura pas plus. Le secrétaire d’État laisse le soin aux intéressés d’en faire l’exposé.
Sinon, une séance de travail dite “intéressante” en présence de Jean-Claude Trichet (Banque centrale européenne), Pascal Lamy (Organisation mondiale du commerce) et Werner Hoyer a porté sur la future présidence française du G8/G20. « Nous avons évoqué les réactions communes, sur le plan de la politique monétaire et commerciale. »
« On a percé une énorme bulle d’hypocrisie qui pesait sur l’Europe »
Autre temps fort : son “long” entretien avec le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble. Entretien dans un “climat excellent” pas même rafraîchi par l’actualité. « La question des Roms n’a absolument pas été soulevée par nos partenaires allemands ».

mercredi 15 septembre 2010

Roms, « Il faut être ferme contre l’illégalité »



Une charge déraisonnable

said:

DIRECTIVE 2004/38/CE DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres

(10) Il convient cependant d'éviter que les personnes exerçant leur droit de séjour ne deviennent une charge déraisonnable pour le système d'assistance sociale de l'État membre d'accueil pendant une première période de séjour.


LB2S

Jour 1: Paris à Bruxelles: "Hypocrites!" Jour 2: Bruxelles à Paris: "C'est une honte!". Jour 3: Paris à Bruxelles: "Dérapaaage!"

vendredi 10 septembre 2010

Etat de droit déviant

Brève:

46 personnes qui campaient devant l'Office des Etrangers "ne seront donc pas hébergées dans un hôtel. Elles y resteront jusqu'à ce que leur dossier soit entièrement traité"
Selon Fedasil, il s'agit surtout de personnes en séjour illégal, qui ont épuisé toutes les procédures ou qui ont introduit plusieurs demandes d'asile.

Cherchez les erreurs ...



Lire aussi:

Roms : comment contourner une reconduite à la frontière ?

Mettre un pied en Belgique Ce matin, à Armentières, rue Léon-Blum, trois Roms ont franchi la frontière franco-belge, pour obéir à leur obligation de quitter le territoire.

Campement évacué: une trentaine de demandeurs d'asile à l'ULB
Une trentaine de demandeurs d'asile, partis du parc Gaucheret à Schaerbeek, occupent un parcelle de l'Université Libre de Bruxelles depuis vendredi soir. Le vice-recteur de l'ULB a autorisé leur présence à proximité de l'avenue Paul Héger jusqu'à 6 heures samedi matin, rapporte Oscar Flores, porte-parole de la Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation (CRER).
Une centaine de sans-papiers ont été évacués vendredi à 14 heures du campement en face de l'Office des étrangers. Un autre groupe, dont faisait partie une quinzaine d'enfants, s'est rendu à l'appel de la ministre Evelyne Huytebroeck, jusqu'au parc régional Gaucheret et y ont passé l'après-midi. Ces familles ont été accueillies au Samu Social de Bruxelles vendredi soir. Les autorités régionales et communales compétentes appellent à un règlement urgent de la situation au niveau fédéral.


"Le Parlement européen se décrédibilise sur les Roms"
Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Pierre Lellouche a estimé vendredi que le Parlement européen (PE) était en train "de se décrédibiliser" au lendemain d'une résolution demandant à la France de "suspendre immédiatement" les expulsions de Roms.

"Je réponds au Parlement européen qu'ils sont en train de se décrédibiliser et je leur ai dit en face", a déclaré M. Lellouche à la radio France Inter, rappelant qu'avec le traité de Lisbonne cette institution avait un "pouvoir considérable de co-décision avec le Conseil".

Le PE a voté jeudi une résolution qui demande à Paris et à d'autres Etats européens de suspendre les expulsions de Roms vers leurs pays d'origine. Ce texte à forte valeur symbolique n'a pas de caractère obligatoire.

"Quand le Parlement européen viole lui-même les textes, c'est-à-dire les directives sur les mouvements internes dans l'Union européenne et dit 'non, vous n'avez plus le droit d'expulser', ça veut dire quoi ? L'article 3 du traité n'a plus aucune valeur ?", a poursuivi M. Lellouche.

"La loi européenne, c'est que la liberté de circulation s'applique dans les 27 Etats. C'est trois mois de résidence - pas 30 ans - et c'est pas au frais de la princesse: personne n'a le droit d'aller s'installer sans ressources à l'autre bout de l'Europe aux frais du pays d'accueil", a-t-il martelé.


Faut-il supprimer les aides au retour humanitaire des Roms
Le ministre de l'Immigration, Eric Besson, qui était jeudi en Roumanie, a déclaré vendredi sur France Info que Bucarest avait suggéré à Paris de "supprimer l'aide au retour volontaire" pour les Roumains, ce qu'a confirmé un ministre roumain dans un entretien avec le Monde.
"Le gouvernement roumain nous a dit qu'il trouvait que c'était une mauvaise idée de leur donner de l'argent (à des Roumains) pour revenir dans leur pays et qu'il nous suggérait de supprimer cette aide au retour volontaire humanitaire", a-t-il déclaré. "La France se singularise en Europe par le fait que nous avons le droit des étrangers en situation irrégulière le plus protecteur d'Europe, que nous travaillons en permanence sous le contrôle du juge. La France se singularise par le fait que lorsqu'elle renvoie dans son pays un étranger en situation irrégulière, dont des Roumains, elle leur apporte une aide financière de 300 euros par personne et de 100 euros par enfant et une aide à la réinsertion", a poursuivi le ministre.

mardi 7 septembre 2010

Des sans-papiers en grève ...

said:

Kiadi: "Je suis en grève depuis onze mois, je ne peux pas rester comme ça. Cela fait maintenant plus d'un mois et je n'ai toujours rien. J'ai déposé mon dossier le 3 août et je devais avoir une réponse rapide" ?



Lire aussi:
Des sans-papiers en grève se rassemblent près du ministère de l'immigration
Environ 200 travailleurs sans papiers en grève se sont rassemblés, lundi 6 septembre, près du ministère de l'immigration, à Paris, pour exiger des réponses quant à l'avancée de leurs demandes de régularisation. La plupart de ces travailleurs, soutenus par un collectif de cinq syndicats et six associations, sont en grève pour leur régularisation depuis octobre 2009.

En juin dernier, après huit mois de mobilisation, ils avaient obtenu du gouvernement un accord harmonisant les critères de régularisation par le travail et garantissant l'égalité de traitement entre salariés.
Depuis, 1 600 dossiers ont été déposés en préfecture, mais seulement une dizaine de travailleurs ont obtenu un titre de séjour. A chaque dépôt de dossier auprès des préfectures, l'application de l'accord reste problématique et les critères ne sont pas respectés, dénoncent les syndicats.


jeudi 26 août 2010

"accélérer" les reconduites de Roms

Brève:

La France s'est dite mercredi 28 août déterminée à "accélérer" les reconduites de Roms, avec déjà plus de 8.000 Roumains et Bulgares renvoyés cette année, un chiffre annoncé en pleine visite à Paris de ministres roumains et au moment où Bruxelles a exprimé son "inquiétude".

Environ 15.000 Roms vivent en France, où ils bénéficient des règles de libre-circulation de l'UE mais vivent souvent dans des abris de fortune. Après trois mois passés en France, sans domicile ni sources de revenus, ils sont dans l'illégalité et deviennent expulsables.

samedi 28 novembre 2009

Les "mariages gris"

Eric Besson va-t-il porter plainte contre Stéphane Guillon ?





Lire aussi:
Salariés sans papiers : 64% des Français pour une régularisation "au cas par cas"
Près des deux tiers des Français (64%) se disent favorables à une régularisation "au cas par cas" des salariés sans papiers, dont plusieurs milliers sont actuellement en grève, selon un sondage Ifop paru dans L'Humanité de lundi.
D'après cette enquête d'opinion, 24% des personnes interrogées se prononcent pour une régularisation "de l'ensemble de ces salariés" alors que 12% se disent opposés à toute régularisation.
Une très large majorité (78%) reconnaît que les salariés immigrés en situation irrégulière jouent un "rôle important" dans l'économie, 22% pensant le contraire.
Sondage Ifop réalisé les 26 et 27 novembre auprès d'un échantillon de 955 personnes.


Mariage et Divorce: Statistiques

Il suffit de regarder dans son entourage pour constater que la notion de couple est de plus en plus fragilisée. Avant de se lancer dans l'aventure décidément de plus en plus hasardeuse du mariage, beaucoup d'amoureux aimeraient savoir, statistiquement, quelle probabilité a leur union de capoter.

Or, cette notion est extrêmement difficile à quantifier, car si l'on dispose des chiffres relatifs au nombre de mariages et de divorces par année, on ne peut en déduire des statistiques fiables, sans introduire la notion de durée du mariage. En effet, parmi les 150 000 couples divorcés en 2005, combien s'étaient mariés en 1970? combien en 2004? Tous les chiffres annoncés sur le taux de divorce par rapport aux mariages durant les années précédentes sont donc le fruit d'extrapolations, et doivent prendre en considération une durée de mariage médiane.

jeudi 24 septembre 2009

Les Assises de l'interculturalité sont lancées

Mardi matin, il y avait un invité de première sur Matin Première: Guy Haarscher, philosophe et professeur à l'ULB, extrait:

BH : Vous faites partie du comité de pilotage des assises de l’inter culturalité. D’abord pourquoi est-ce que vous avez accepté ? Vous étiez déjà dans la précédente commission, commission du dialogue interculturel, dont les conclusions sont restées un petit peu pendantes. Elles sont toujours dans un tiroir, bien à dormir, à part quelques-unes qui ont été appliquées, on le dira quand même ; mais est-ce que ça va vraiment servir à quelque chose, ce grand nouveau machin ?


- La première n’a pas eu beaucoup de résultats, mais enfin comme on disait : il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre. Je pense que face à des problèmes qui sont des problèmes tellement importants, donc réussir cette coexistence, vivre ensemble et pourquoi pas que les gens s’aiment et s’apprécient, dans nos sociétés …c’est tellement important… que j’étais prêt à y participer. Alors je vous dirais : « je ne suis pas du tout sûr que ça réussisse, parce qu’elle est très hétérogène »



BH : Finalement c’est une manière de refaire un point assez général sur notre modèle entre guillemets, d’intégration. On se souvient d’il y a quelques années : « le modèle d’intégration est un échec »… cette phrase de Daniel Ducarme qui avait fait beaucoup parlé d’elle. Quelle vision avez-vous de notre modèle d’intégration. Diriez-vous que c’est un modèle réussi, qui a porté ses preuves, à améliorer… ou est-ce que vous portez un regard un peu plus dur ?




- Non, je porte un regard critique, mais enfin je sais que peu de pays modernes et démocratiques ont réussi ce type d’intégration. C’est un problème extrêmement difficile aujourd’hui ; et je dirais que c’est la raison pour laquelle il faut absolument …d’abord éduquer les gens, éviter le racisme, faire en sorte que nous ne soyons pas dans une sorte de forteresse de la vieille Europe… Nous devons accueillir ceux qui viennent du monde entier et qui respectent les valeurs démocratiques et les droits de l’homme et que la société soit métissée, qu’elle soit de plusieurs couleurs …cela peut être un enrichissement extraordinaire… Mais il y a deux conditions … La première condition, je vous l’ai dit : c’est d’éviter le racisme. Et le racisme existe des deux côtés. Le racisme existe aussi dans les minorités. Ce n’est pas parce que vous êtes opprimé, que vous n’êtes pas raciste. Il y a dans la majorité, un très fort sentiment de rejet, parfois de la part d’une frange d’extrême droite, qui est anti arabes, antiturcs, antimusulmans. Il y a dans le monde arabo musulman un antijudaïsme, un antisémitisme, qui est très présent, il y a dans d’autres groupes, des haines, d’autres groupes, de vieilles histoires, sur lesquelles il faut travailler. C’est un grand enjeu de l’éducation. Donc c’est très, très important. La deuxième chose contre laquelle il faut lutter c’est l’intégrisme religieux, parce que quand il y a des problèmes, quand il y a des conflits, quand les gens sont dans une position de vulnérabilité, ils sont évidemment captés par des groupes intégristes et il faut absolument l’éviter ; et pour cela je pense que le modèle de la laïcité est un modèle tout à fait fondamental. Et je pense qu’il faut expliquer cela aux gens. La laïcité c’est un Etat et qui est l’Etat de tout le monde. Laos, cela veut dire « peuple »… L’Etat est l’Etat de tout le peuple et pas de ceux qui pratiquent une religion ou une autre ; et ça a été un grand combat en Belgique, contre la domination du catholicisme. Et donc l’idée que la sphère publique, l’Etat, l’école, soit à distance des pressions religieuses, est un élément essentiel. Il faut l’expliquer. C’est bien avant l’arrivée des communautés musulmanes ou d’autres communautés. Et je pense que ça c’est un élément tout à fait essentiel. Il faut lutter contre le racisme, mais il faut préserver ce modèle de laïcité. Cela veut dire : l’Etat pour tous, liberté pour chacun et l’Etat ne prend pas parti en fonction d’un groupe. Mais pour cela il faut éviter que les religions, d’où qu’elles viennent, recolonisent l’Etat.


Lire aussi:
"Ça fait bien longtemps que je ne prononce plus mon prénom quand je me présente au téléphone"

Brice Hortefeux a trop d'humour. Je le sais, il m'a fait une blague un jour. Jeudi 24 avril 2008. Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale doit me recevoir dans son majestueux bureau. Un rendez-vous pour parler des grèves de sans-papiers dans des entreprises. Je ne l'avais jamais rencontré. Je patiente avec ma collègue Laetitia Van Eeckhout dans cet hôtel particulier de la République. Brice Hortefeux arrive, me tend la main, sourit et lâche : "Vous avez vos papiers ?"


Pour Libé, le peuple c'est comme le cholestérol ...
Ce sont « les parias de Calais. » Leur misère, écrivent en substance les journalistes de Libération, est le résultat de la jungle que laisse s'installer une Union européenne qui n'a pas su instaurer une politique digne de ce nom. Et, poursuivent-ils, puisque « l'immigration est une nécessité économique et démographique dans une Europe vieillissante », il faut ouvrir les frontières. Qu'importe que cette nécessité démographique soit contestée par bien des démographes. Qu'importe si la liberté d'immigrer stimule une xénophobie rampante en Espagne, en Italie ou même en Angleterre (sans même parler de la France). Qu'importe si les pays d'accueil ne sont pas capables d'offrir autre chose à ces clandestins que des ghettos. Qu'importe si cette immigration illégale favorise le patronat qui fait jouer la concurrence du moins-disant salarial. Qu'importe si elle fait aujourd'hui du trafic de clandestins le deuxième secteur d'activité de la mafia derrière la drogue...