Affichage des articles dont le libellé est ecologie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ecologie. Afficher tous les articles

samedi 11 décembre 2010

8 mesures énergétiques.vert

Phineas_Barnum



Ecolo propose 8 mesures concrètes pour lutter contre la précarité
énergétique, ... mais rien de précis en amont ...
#fail


Updated*

Lire aussi:

Ecolo propose donc 8 mesures concrètes pour lutter contre la précarité énergétique :


1. Relever les allocations sociales au dessus du seuil de pauvreté vu la corrélation évidente entre précarité énergétique et pauvreté


2. Encourager les propriétaires à renfoncer la qualité énergétique des logements afin de réduire le poids du poste du loyer dans le budget des ménages. (Alliance emploi-environnement)


3. Octroyer le tarif social sur base des revenus d’une personne et non sur base de son statut. Un plan d’apurement de la dette, s’il y en a une, et un audit énergétique gratuit doivent être proposés à ces clients


4. Mettre en place une tarification progressive de l’énergie afin que chacun dispose d’une quantité minimale d’énergie bon marché


5. Lutter contre les effets pervers de la libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité en renforçant les pouvoirs de la la CREG


6. Créer un guichet unique d’aide aux ménages face au marché libéralisé (calcul de la facture intermédiaire, choix du fournisseur, aide juridique en cas de problème, etc.) comprenant le service de médiation.


7. Prolonger les mesures de crédits d’impôts pour investissement destinés à économiser l’énergie et valoriser l’éco prêt et le prêt vert social


8. Renforcer les CPAS dans leur rôle de guidance énergétique via l’octroi de moyens humains et financiers supplémentaires et des formations supplémentaires des accompagnateurs sociaux.



*
Ecolo a aussi réfléchi en profondeur sur le rôle de la CREG
:
Quand le renforcement des pouvoirs de la CREG tourne au grand bluff !

Créée en 99 par le gouvernement arc-en-ciel, la Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG) avait été dotée d’importants pouvoirs de contrôle, de même qu’elle jouissait d’une grande indépendance, à la fois à l’égard des opérateurs et de l’autorité politique. Ce pouvoir et cette indépendance constituaient la condition sine qua non d’un fonctionnement loyal du marché libéralisé. Hélas, fin 2003, socialistes et libéraux ont décidé de désarmer ce jeune mais trop gênant gendarme, en le privant de nombre de ses pouvoirs ainsi que d’une partie de son indépendance.
Conséquence de ce striptease ? Chacun d’entre nous a vu ses factures de gaz et électricité augmenter, les marchés énergétiques, quasi monopolisés par Suez-Electrabel et Distrigaz, n’étant plus soumis à aucun contrôle.
Réveillés par les augmentations successives des prix, les partis traditionnels ont rejoint ECOLO - qui se battait seul depuis fin 2003 pour rendre ses pouvoirs d’origine à la CREG. La coalition Leterme l’annonçait par le biais de la proposition que déposerait le Ministre en charge de l’énergie, Paul Magnette(PS).
Malheureusement, force est de constater que le projet de loi de M. Magnette ne donne que des pouvoirs d’évaluation et de proposition de sanction qui l’obligent à faire un rapport au Ministre et au Conseil de la concurrence, sans que le Ministre ne soit contraint de suivre la CREG. Dans son analyse du projet du ministre, le Conseil d’Etat lui-même parle de propos « trompeurs » et relève l’imprécision volontaire des termes utilisés par le Gouvernement sur le pouvoir effectif de contrôle et de sanction dont la CREG disposerait. ECOLO condamne ce manque de courage politique et ce grand bluff particulièrement dommageable, car la pire des situations dans une économie libéralisée est d’instituer des organes et des méthodes de contrôle sans pouvoir.
La CREG, un gendarme progressivement désarmé
La Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG) a été instituée en 1999, lors de la transposition des directives européennes libéralisant les marchés du gaz et de l’électricité.

mercredi 8 décembre 2010

J'entends la sonnerie de l'ascenseur



#Kiadi : "vous présidez donc la délégation belge pour ce Sommet de l'ONU sur les changements climatiques donc à Cancun, vous partez dans quelques heures, tiens, j'entends la sonnerie de l'ascenseur" ?


#Kiadi : "Le Sommet de Copenhague, en décembre 2009, s’est soldé par un incroyable désastre; des rencontres multilatérales comme celles de Cancùn ne déboucheront jamais sur un accord"


Lire aussi:
Isabelle Durant sur Van Rompuy: "C'est son avis... il n'aurait pas dû le le dire tout haut

Isabelle Durant, Vice-Présidente du Parlement européen et Députée européenne était ce matin l'invitée de la Grande matinale de Twizz radio. Une occasion de commenter la grand-messe annuelle du climat qui se déroule à Cancun, au Mexique, un sommet planéaire qui réunit les dirigeants de plus de 190 pays. Quelles doivent être les mesures à prendre pour lutter contre le réchauffement climatique ? Hier, le Secrétaire général des Nations Unies a rappelé la nécessité de s'entendre sur la question... quitte à ne pas avoir un accord parfait !

Isabelle Durant commente la méthode de travail à Cancun où les questions classiques liées à la limitation des gazs à effet de serre sont moins abordées : "A Cancun... on est sur des choses plus précises, plus détaillées, la question des forêts, la question de l'indemnisation des pays les plus pauvres puisque les pays les plus pauvres sont ceux qui vivent le changement climatique... Les réfugiés climatiques vont un jour se retrouver sans terre, et ils en sont le moins responsables,... on parle d'un fond de 100 milliards de dollars". Isabelle Durant ajoute qu'il n'existe pas d'autre alternative à la négociation, étape par étape, à l'échelle internationale : "... Toutes les autres solutions sont inopérantes !".

Enfin, la Vice-Présidente du Parlement européen a commenté les propos que Wikileaks a prêté à Herman Van Rompuy, le Président du Conseil européen au sujet du sommet de Cancùn. Pour rappel, ce dernier aurait estimé que des rencontres multilatérales comme celles du sommet de Cancùn ne déboucheront jamais sur un accord. "C'est son avis, ça lui apparatient, peut-être qu'il n'aurait pas dû le le dire tout haut !". Isabelle Durant conclut et répète que la négociation doit se faire à un niveau international.

samedi 30 mai 2009

Le green deal wallon

Pour succéder au plan Marshall, Jean-Michel Javaux propose un nouveau plan, une sorte de "green deal wallon" car, dit-il, "ça crée de l’emploi immédiat.
Le problème de la crise actuellement, c’est qu’il y a non seulement un impact à moyen terme et à long terme sur les finances publiques, mais qu’il y a surtout un impact culturel à très court terme aussi parce qu’il y a énormément de gens ont peur de perdre leur boulot - et le perdent d’ailleurs pour l’instant - parce que voilà, il y a des responsables d’entreprises qui ont peur de faire des investissements à cause d’un contexte financier. Il faut reconnaître aussi que les familles traditionnelles n’ont pas vu venir cette crise. Alors qu’est-ce que je dis: le plan Marshall c’est une bonne idée, sur une prise de conscience on fait un sursaut, et on sert les moyens. Il y a 4 ans on a oublié un plan Marshall de la gouvernance et on a oublié d’y mettre un pôle stratégique sur les filières vertes, sur particulièrement l’isolation des maisons.
Alors ce n’est pas Ecolo tout seul qui le dit, c’est la confédération de la construction, ce sont les deux grands syndicats, CSC et FGTB, qui expliquent que non seulement ça va permettre d’améliorer le pouvoir d’achat, qu’il faut créer une société publique pour aller chercher toutes les primes et les incitants fiscaux, parce qu’aujourd’hui c’est un petit peu le labyrinthe pour savoir à quoi on a droit. Ceux qui n’ont pas beaucoup d’argent n’arrivent pas à faire les investissements qui leurs permettraient d’économiser de l’énergie. Ma crainte, lorsque l’économie repartira, ce n’est sûrement pas qu’elle reparte, sûrement pas qu’elle crée de l’emploi, mais c’est que le baril, donc les carburants vont repartir à la hausse, et là de nouveau être pris en otage, et on va de nouveau faire des chèques mazouts, et des mesures qui coûtent chers.
Donc un sixième pôle dans le plan Marshall sur notamment un grand plan d’isolation pour isoler toutes les maisons et également pour la mobilité. Non seulement ça permet de créer des nouveaux emplois, parce qu’il faut de nouveaux métiers comme par exemple dans les audits énergétiques, dans les installations de chauffage. Ca permet aussi de revaloriser l’enseignement qualifiant et professionnel de travailler par bassin et l’enseignement en alternance, parce qu’on a besoin de nouvelles filières, ça permet d’avoir de la main d’œuvre non qualifiée, puisque le secteur de la construction qui reste localisé chez nous. Je suggère d’ailleurs qu’on donne rapidement du soutien aux communes pour lancer des mini-plans triennaux d’améliorations des trottoirs et des écoles".



Lire aussi:
Bruyère : la candidate écolo huttoise qui ignore qu'on fabrique du bioéthanol à Wanze
Ce vendredi, c'est la Hutoise Delphine Bruyère, 3e suppléante sur la liste Écolo qui répondait à une question sur le thème : Le TEC vient d'acquérir trois bus prototypes qui rouleront au bioéthanol dans la zone de Namur.
Réponse de la candidate écologiste : C'est un bon début. Peut-être que ce bus sera sur la ligne Namur-Huy. Il faut un changement dans les énergies. Au niveau de la mobilité, on doit aussi augmenter la quantité et la fréquence des bus. Il faut aussi une meilleure cohérence entre les horaires de bus et la SNCB. Pour le bioéthanol, on peut espérer en fabriquer un jour en Wallonie. Comme ça, la boucle serait bouclée. Il faut aller vers les nouvelles technologies et promouvoir la recherche scientifique. Dans un premier temps, on ne pourra pas atteindre une consommation zéro. On ne fera pas encore rouler les voitures au vent...


Huytebroeck veut augmenter le prix des poubelles !
L’histoire se déroule récemment en réunion du gouvernement bruxellois : Évelyne Huytebroeck (Ecolo) propose à Charles Picqué (PS) et à Emir Kir (PS) de faire une étude pour savoir de combien on pourrait augmenter le prix des poubelles. Picqué manque de s’étouffer avec son café et hurle en chœur avec Kir que non

lundi 23 mars 2009

Emily Hoyos, en deux mots ...

Emily Hoyos, cette voisine de Rudy Aernoudt et ex-présidente de la FEF, mène la liste Ecolo de l'arrondissement de Namur pour les prochaines élections régionales. Elle répond à mes questions de façon concise en allant directement à l'essentiel :


Emily Hoyos, qui êtes-vous ?

Je suis une militante Ecolo qui est tombée dedans quand elle était petite !
Après avoir pris goût à l’exercice démocratique lorsque j’étais Présidente de la Fédération des Etudiant-e-s Francophones, j’ai occupé ma première place de combat sur une liste électorale à 22 ans. C’était il y a pile 10 ans, en 99. Depuis, je fais des aller-retours professionnels entre la politique et l’engagement associatif, façon pour moi de garder les idées vives et mon engagement intact.

Quelle est votre implication/actualité politique actuelle et à venir ?

Je suis conseillère communale à Profondeville, petite commune de 11 000 habitants au sud de Namur. Depuis un an et demi, mon occupation professionnelle et mon engagement politique ne font plus qu’un, puisque je travaille pour Ecolo. J’ai coordonné le processus participatif de remise à jour de nos programmes. Passionnant !
En juin prochain, je mènerai la liste namuroise d’Ecolo avec le défi de récupérer les deux sièges de députés que nous avons perdu en 2004. C’est ma 6e participation à une campagne électorale, mais la première à une place éligible.

Quels sont vos projets politiques principaux (défendus par votre parti) ?

A l’heure où notre société se retrouve aux carrefours de toutes les crises, financière et économique bien sûr, mais aussi sociale et environnementale, nous nous plaçons résolument du côté des solutions. Des solutions ambitieuses mais concrètes, construites et mises en œuvre avec les forces vives de la société civile, qui, avec nous, veulent agir à rendre notre monde plus juste et notre terre plus verte.

Dans l’immédiat, je voudrais cibler trois priorités pour y parvenir :

- rendre confiance aux acteurs de l’école pour qu’ils puissent mener chaque jeune sur la voie de l’émancipation ;
- ne pas se contenter de rustine, mais mettre en place un véritable green deal qui permette à nos régions d’être actrices d’un redéploiement à triple dividende, économique, environnemental et social ;
- et pour que ce green deal porte ses fruits en Wallonie, qu’on sorte des petits arrangements entre amis, mettre en place un véritable plan marshall de l’éthique politique et de la gouvernance.

La Belgique, la Francophonie, Namur et Bruxelles, dans tout cela ?

Je suis, par mon histoire familiale et mon expérience associative et politique, particulièrement attachée à la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles.
Je vois également toute la richesse que nous apporte notre collaboration avec Groen ! au parlement fédéral. Nos institutions démocratiques doivent être vivantes, garantes de la solidarité et du vivre ensemble.
Je ne me retrouve donc derrière aucun discours de repli sur soi, mais plutôt du côté de ceux qui veulent mieux faire fonctionner notre état, notamment en renforçant les coopérations utiles entre l’actuelle Communauté française et les Régions wallonne et bruxelloise.


En dehors de la politique …

J'aime gratouiller dans mon jardin quand le soleil pointe le bout de son nez (mais je n’aurai pas beaucoup le temps de le faire ce printemps)


Merci, à bientôt.


Lire aussi:
Interview croisée de Emily Hoyos et Patrick Dupriez
Les deux régionales de la province feront campagne main dans la main ; nos deux têtes de liste se sont prêtés au jeu de l’interview croisée pour les lecteurs de la Quinzaine.
Une manière de découvrir ces candidats tout terrain comme ils se sont qualifié non sans humour, faisant référence à leur rôle de “petite main” pendant l’interview, pour mettre sous enveloppe des invitations des régionales


«Un Plan Marshall pour l'éthique» - (02/10/2005)
Congrès du CDH détourné par l'actualité brûlante du moment
On ne devait y parler que des communes, à un an de l'échéance électorale les concernant. Mais au final, c'est surtout le nom de l'une d'elles qui aura monopolisé les lèvres, samedi matin, au congrès que le CDH tenait à Gembloux: Charleroi, bien sûr, et les déboires de son ténor déchu.
Du coup, le volumineux projet des démocrates humanistes pour des communes «à visages humains» aura été relégué à des années-lumière de l'actualité brûlante, dans ce que la présidente, Joëlle Milquet a elle-même qualifié une «ambiance politique grave».

jeudi 20 novembre 2008

A la tête des Verts allemands

Pour la première fois, un Allemand issu de l’immigration a pris la tête d’une formation politique nationale: Cem Özdemir a en effet été élu à la tête des Verts, qu’il coprésidera avec Claudia Roth, reconduite dans ses fonctions.


Lire aussi:
Ecolo cherche profil ACS pour poste président
« Mais quel est le con qui a été rédiger ces statuts ? ». Avec le départ de Mémé Durant à l’Europe en juin prochain, Ecolo est sur le point de s’offrir une nouvelle cartographie. Qui lui succèdera à la coprésidence du parti vert ? Statuts obligent, ce devrait être une Bruxelloise. Malheureusement, aucune pointure en vue. Va-t-on vers une fernandes-fernandesisation de la tête d’Ecolo ?

samedi 8 novembre 2008

Fermer les centrales en 2015 ?

"Pas praticable !", pour Joëlle Milquet.



"L'objectif, à terme demeurerait la sortie du nucléaire, mais on n'atteindra jamais les objectifs de Kyoto sans le nucléaire"


Réponse d'Ecolo à la néo-humaonisto-écolo







Lire aussi:
Ecolo: l'arrêt du nucléaire soutient l'essor de l'énergie renouvelable


Fermer les centrales en 2015 ? Pas praticable !

jeudi 11 septembre 2008

L'ire d'Ecolo

Magnette charge l’IRE et l’Agence nucléaire en exigeant des sanctions et parle

« Des erreurs inacceptables »

et de fautes d’appréciation à gogo lors du rejet radioactif.
Une telle accumulation « d’erreurs et de carences » dans un secteur manipulant des matériaux radioactifs est « inconcevable et totalement inacceptable ».

Elio (son chef) avait déjà parlé par le passé de sanctions exemplaires à propos des fautifs des "affaires" du passé et qu'il serait "intraitable". Il fallait certainement prendre le mot au sens "qu'il ne faut pas traiter", vu que rien ne s'est passé.
On doit s'attendre à la même chose "du côté de chez Magnette".



Ecolo compte réclamer des têtes à l’IRE
Depuis samedi, le niveau d’alerte a été rétrogradé et les riverains de l’Institut des radio-éléments de Fleurus peuvent à nouveau consommer leurs fruits et légumes. Ces deux mesures suffiront-elles à restaurer la confiance de la population locale ? Pas sûr. Pour Jean-Marc Nollet, le député Ecolo qui suit de très près ce dossier, il y a des fautifs et il faut les sanctionner.


BP - L'IRE, parlons-en en quelques minutes, l'Institut des Radioéléments à Fleurus, l'alerte a été levée ce week-end ; est-ce qu'on n'a pas été finalement un peu trop alarmiste ?
JMN - Non, je pense que dans un premier temps en tout cas, on ne l'a pas été assez. J'ai encore en tête les propos du Ministre Magnette,
BP - A l'usage, il ne s'est rien passé de grave finalement ?
JMN - Attendez, les résultats nous montrent que les limites de rejet, admises pour l'IRE, ont été largement dépassées. Je vous donne un chiffre : la limite mensuelle de rejet pour l'IRE, est de 9,8 giga Beckerels et en un week-end, en un week-end, l'IRE a craché 45 giga Beckerels, donc plus de 4 fois plus que la limite autorisée. Alors, si avec ça, vous, vous pouvez dire, on n'a rien dépassé, moi, je dis qu'il y a un problème.
BP - En tout cas, les examens qui ont été réalisés sur la population, montrent qu'il n'y a pas eu de conséquences sur la population ?
JMN - Heureusement, heureusement que pour l'instant, effectivement, sur la population, on n'a pas pu voir de conséquences, mais si les précautions ont été exigées dans la nuit du jeudi au vendredi et pendant la durée d'une semaine, c'est parce que les examens qui ont été effectués sur les salades, sur les fruits, sur l'herbe, sur l'eau et sur le lait, donnaient des chiffres particulièrement inquiétants.
Dans ce genre de situation avec une matière comme le nucléaire qui est à la fois inodore et incolore, on n'hésite pas, Monsieur Patrice, on ne peut pas hésiter. Or, ici, à la gestion de la crise à l'IRE, on a attendu 5 jours avant de prendre les mesures de précaution absolument nécessaires. Et si aujourd'hui, on peut lever ces mesures-là, c'est aussi parce que l'iode a une durée de vie qui est de 8 jours pour réduire sa nuisance de moitié. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on peut maintenant annoncer effectivement la levée des mesures, mais elles étaient bien nécessaires.
Et je trouve que la manière dont cette crise a été prise en main au début par le Ministre Magnette, était une manière irresponsable, il sait,
BP - Pour le moment, il réclame des sanctions ?
JMN - Ah oui, alors là, on a vu effectivement qu'une semaine après, il avait changé carrément de discours, effectivement, je crois qu'il s'est peut-être rendu compte qu'il s'était complètement planté dans un ...
BP - Où il était mal informé ?
JMN - Oui, mais attention, il a été mal informé, ce que moi, je vous dis sur les chiffres, à savoir, les 45 giga Beckerels qui avaient été crachés par la cheminée de l'IRE, était déjà une information disponible, le mardi, la veille de sa communication. Le mercredi, le lendemain, le Ministre Magnette vient à l'IRE, vient à Fleurus, dire, il n'y a pas de problème. Or, cette information-là est disponible; portant évidemment que son cabinet, que son administration connaisse, mais enfin, c'est une information qui est disponible sur Internet, 45 giga Beckerels, alors que la limite mensuelle est à 9,8 ; si avec ça, il n'avait pas les mesures suffisantes et par ailleurs, le Ministre Magnette savait très bien puisqu'il l'avait demandé lui-même, que des examens étaient en cours, encore, des examens de lait, sur l'herbe, etc. Donc il n'a pas les résultats à ce moment-là. Il sait que les examens sont en cours, il n'a pas les résultats, mais il dit, tout va bien. Je crois que là, il y a une erreur aussi.
BP - Donc vous réclamez des sanctions ?
JMN - Oui, mais attention, les sanctions pour moi, il ne faudrait pas tomber dans le travers et ça, les syndicats ont déjà raison d'attirer l'attention, on va, on va toucher le lampiste, on va toucher le travailleur, l'ouvrier qui aurait oublié telle ou telle chose, non, le responsable,
BP - La responsabilité.
JMN - Eh bien, le responsable ici, c'est la direction de l'entreprise et c'est le conseil d'administration et son président, Philippe Busquin et je ne tourne pas autour du pot. Ces gens-là avaient entre leurs mains, un audit.
Cet audit date de novembre 2007. Ils n'ont pas été à la hauteur, n'ont pas été en mesure de prendre les décisions nécessaires notamment en terme d'engagement pour la sécurité et notamment pour mettre en place, tout ce qui était déjà recommandé par cet audit-là.
BP - ... quand même qui a fait cet audit, dit, eh bien, on a quand même fait des progrès à l'IRE depuis lors ?
JMN - Oui, des progrès mais manifestement pas suffisants. On voit aujourd'hui un incident qui était quelque part déjà déclaré par l'audit. Et c'est ça, la responsabilité.
La vraie responsabilité, elle est dans les mains du conseil d'administration qui avait l'audit, qui avait aussi le constat devant lui d'un manque de sécurité.
BP - ... devraient démissionner ?
JMN - Moi, je pense qu'effectivement aujourd'hui, ils doivent prendre leurs responsabilités, ils n'ont pas été à la hauteur de la gestion de la crise et la manière dont l'IRE a communiqué ce week-end, est choquante, en accusant les gens de ne pas être assez informés, en méprisant aussi les incidents précédents, en les niant même, je crois qu'ils se complaisent dans l'erreur. Et je pense là aussi que des responsabilités doivent être tirées très rapidement.


Magnette, déjà la fin d'une brillante carrière dans le monde du spectacle ?
On dirait que mes emportements à l'égard de Paul Magnette sont contagieux... La carrière de cet homme de spectacle, arraché aux amphis de l'ULB par Di Rupo pour tenter de détourner l'attention et déjà usé par la scène, toucherait-elle à sa fin ? Les ficelles qu'il utilise sont si grosses, ses tours de passe-passe si éculés que l'illusion, déjà, se dissipe. A peine arrivé, il a l'air d'un vieux clown faisant son dernier tout de piste.

Nouveau groupe de gestion de crise à l’IRE (04 septembre 08)
Le conseil d’administration de l’Institut des Radio-Eléments de Fleurus, a décidé, au terme de plusieurs heures de réunion, de prendre une série de dispositions après l’incident survenu il y a une dizaine de jours. Il s’agit notamment de la mise en place de groupes de gestion de crise. Le directeur général a également été chargé d’enquêter sur les manquements humains ou organisationnels constatés et de prendre les éventuelles mesures nécessaires pour y remédier.

L'IRE renforce ses mesures de sécurité

lundi 25 août 2008

L'écodriving du PS

"Un foutage de gueule !" nous précise Jacky Morael sur son blog, dont Pan se fait également le relais sur son site.

Extrait:
"Selon La Libre d'hier, quatre parlementaires PS, dont je tairai les noms par charité (et puis j'y compte un ancien collègue très respectable et généralement mieux inspiré) viennent de déposer une proposition de résolution visant à favoriser l'apprentissage de l'ecodriving, via les auto-écoles, les incitants fiscaux et la promotion de cours en entreprises.
Selon ces quatre mousquetaires, le développement de l'écodriving permettrait aux conducteurs d'économiser des frais de carburants et de contribuer à la diminution des émanations de CO2. Nous voilà en plein coeur de l'écologie sociale ! Euréka, ils ont trouvé !
C'est tout simplement prendre les gens pour des imbéciles et les dissuader d'adopter des comportements qui soient réellement à la hauteur de l'énorme défi climatique. Et, au passage, détourner les gouvernants de leurs lourdes responsabilités."


Effectivement, est-il encore nécessaire (et je crains que Huy) de rappeler que la Belgique possède une lignée de Ministres de l'Energie particulièrement crétins.

mercredi 19 mars 2008

Un Grand Vert contre un « petit bleu » de Ministre

Jean-Pierre Jacqmin reçoit Bruno Tobback, député SPa, et Jean-Michel Javaux.

Question @JMJ:

Pourquoi Ecolo, (autre) vainqueur des élections, n’a-t-il pas pris ses responsabilités en participant aux négociations initiales (Val Duchesse) et en final au gouvernement (à majorité aussi francophone des 2/3) pour apporter cette expertise que lui seul maîtrise en matière environnementale ?

Cibler un pseudo-bling-bling de « Leterne I » est un peu manquer de pertinence. Croyez-vous réellement dans les vertus miracles, à défaut d’être Vert, du « petit bleu » de Ministre (encore actuel et sans-doute futur) du Développement durable, de l'Environnement, du Climat, de l'Énergie et de la Consommation ?

Est-ce bien raisonnable de laisser ces sujets aussi délicats et importants, entre les mains d’une personne, certes intelligente, mais totalement inexpérimentée en matière écologique et de pouvoir et qui a déjà montré toutes ses limites en matière de sectarisme analytique politique, un comble pour un politologue (aussi indépendant que certains autres juristes bien connus sur la place)N’avez-vous pas le sentiment que c’est juste un Cheval de Cinq, afin d’essayer de sauver la mise aux prochaines élections, à Charleroi d’abord et en francophonie d’une manière générale pour essayer de redonner à son parti une once de crédibilité et de respectabilité qu’il n’a toujours pas ?
Quand le Camarade Elio annonce hier soir au JT:
"il faut un gouvernement pour nos concitoyens et non un gouvernement pour les politiques"
Manifestement, il ne parlait QUE du gouvernement fédéral ; à la Région Wallonne, c'est un peu le contraire, semble-t-il, si on doit en croire une volée de parlementaires wallons, dont Monika Dethier, assez soucieux de la démocratie en Wallonie et de son fameux "Code".

Après avoir revendiqué le suffrage des électeurs, mais pas ce ministère de l'Environnement, n’est-pas être coupable de non assistance démocratique à planète en danger ?

Updated
Extrait de l'accord Gouvernemental

6. Un réel engagement environnemental au service des générations futures

Le Gouvernement choisit résolument le développement durable comme fil conducteur de sa politique et de son action. Il élaborera une stratégie fédérale de développement durable en coopération aves les Communautés et les Régions. En vue de renforcer la cohérence de son action, le Gouvernement évaluera les outils de coordination de la politique fédérale de développement durable et veillera notamment à mieux mesurer l’incidence des décisions Gouvernementales par rapport au développement durable. Il lancera une large consultation dans le souci d’aboutir le plus rapidement possible à des engagements concrets permettant d’assurer la meilleure coordination possible entre les différents mécanismes de programmation liés aux matières environnementales (plan environnement-santé, plan biodiversité, plan produits, …). À ce sujet, une concertation sera organisée avec les Régions.

Le Gouvernement proposera et soutiendra l’organisation régulière d’un sommet mondial de l’environnement, de l’énergie et du climat à Bruxelles, la première fois dans le cadre de la présidence belge de l’UE dans la deuxième moitié de 2010.


Dans le contexte du changement climatique et du réchauffement de la planète, le Gouvernement mènera une action visant à coordonner et à stimuler la réduction des émissions des gaz à effet de serre. Il poursuivra les efforts en vue d’atteindre les objectifs de réduction auxquels il s’est engagé en vertu du protocole de Kyoto. Il soutiendra activement l’objectif européen qui vise, d’ici 2020, à diminuer de 20% la consommation d’énergie, à réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre et à porter la part des énergies renouvelables à 20%.

Afin d’atteindre ces objectifs, la Commission Nationale Climat, sur la base des travaux d’une task force climat, regroupant les acteurs socioéconomiques, académiques et environnementaux, proposera au Comité de Concertation que le Gouvernement fédéral et les gouvernements régionaux établissent et mettent en œuvre un plan fédéral climat fixant des objectifs ambitieux et détaillés de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi qu’ une liste des mesures possibles pour les atteindre.
Le Gouvernement entreprendra des démarches afin d’inciter les pays industrialisés à participer à un accord international sur le climat de sorte notamment que l’engagement européen de réduction des gaz à effet de serre puisse être porté à 30%. À cette fin, de nouveaux investissements en énergie renouvelable devront être attirés, tenant compte des compétences régionales, dans le cadre d’un mixte énergétique suffisamment diversifié et favorable en termes de CO2 et toutes les mesures possibles et nécessaires seront prises afin de permettre l’exploitation optimale du potentiel éolien offshore de notre pays.

Le Gouvernement proposera aux Régions d’unir leurs efforts et ceux de l’autorité fédérale pour promouvoir les investissements en économie d’énergie et l’emploi dans ce secteur, chacun dans les limites des ses compétences et dans le cadre d’une alliance pour l’emploi et l’environnement. Ce plan se basera sur le financement par tiers-investisseur des investissements en matière de construction durable et d’efficacité énergétique.

Afin de respecter les objectifs de Kyoto et les obligations européennes et internationales notamment en matière d’énergies renouvelables et d’émissions de gaz à effets de serre, d’augmenter l’autosuffisance de notre pays et d’assurer la sécurité d’approvisionnement énergétique et des prix structurellement abordables, le Gouvernement mettra en place, avant la fin juin 2008, un groupe d’experts nationaux et internationaux, entre autres du
GIEC, chargé d’étudier quel devra être le mixte énergétique idéal de la Belgique à moyen et long terme. Ce groupe d’experts présentera son rapport afin de permettre au Gouvernement de prendre les décisions nécessaires avant la fin 2009. Le Gouvernement soutiendra la mise en place d’un réseau de production d’électricité décentralisée.

Le Gouvernement veille à ce que l’accès aux biocarburants soit assuré. Dans ce cadre, il veillera à garantir la durabilité de leur production à partir des matières premières tant importées que produites sur le sol belge. En plus, le Gouvernement prendra des mesures pour continuer à encourager la consommation de biocarburants à la pompe.
Le Gouvernement veillera à permettre à de nouveaux producteurs d’électricité de se déployer sur le marché belge et à créer les conditions d’une réelle concurrence, garante de prix raisonnables pour les utilisateurs.
Le Gouvernement optera résolument pour l’indépendance des gestionnaires de réseaux et et pour une gestion autonome des réseaux de transport par la réduction progressive et concertée de la part des producteurs/fournisseurs sous la barre des 25% et avec une présence substantielle du secteur public.

Le renforcement de la concurrence, au bénéfice des consommateurs et des entreprises, s’accompagnera d’une véritable politique énergétique sociale permettant aux particuliers, et singulièrement aux personnes à revenu modeste, de régler leur facture et de maîtriser leur consommation, notamment par une évaluation, une meilleure coordination et même une réforme éventuelle des outils existants, en vue de faciliter l’accès des particuliers aux possibilités d’aide qui leur sont offertes.

Les particuliers et les entreprises seront encouragés dans leurs démarches visant à réduire leurs dépenses énergétiques. La déductibilité des investissements économiseurs d’énergie sera augmentée et si possible préfinancée ou convertie en remboursement sur facture. Les entreprises pourront opérer un amortissement accéléré ou dégressif de leurs investissements.
Le Gouvernement lancera un vaste plan destiné à améliorer l’efficacité énergétique dans le secteur public (bâtiments, véhicules, marchés publics, déplacements fonctionnels).
Le Gouvernement encouragera les accords de branches au niveau régional.

Le Gouvernement élaborera une fiscalité favorisant les comportements responsables en
termes d’environnement. Il initiera, en collaboration avec les Régions, une réforme de la fiscalité environnementale articulée autour d’une évaluation de l’ensemble des mesures actuelles en vue de leur amélioration et de la définition d’une politique globale coordonnée de fiscalité et d’autres mesures environnementales afin d’orienter les comportements des citoyens, des entreprises et des pouvoirs publics. En attendant l’introduction obligatoire, le Gouvernement encouragera fiscalement le placement d’un filtre à particules sur une voiture. Un avantage fiscal appliqué directement sur le prix des voitures neuves sera accordé aux véhicules répondant aux normes Euro 5 et Euro 6 jusqu’à ce que celles-ci deviennent obligatoires.

Le Gouvernement mettra l’avantage fiscal des cartes multimobiles, qui permettent l’utilisation par les travailleurs de divers modes de transport, au même niveau que celui des véhicules de société.
Le Gouvernement facilitera la mise en œuvre de tout système de prélèvement relatif à l’utilisation du réseau routier tel qu’il serait organisé par les Régions.
Tenant compte du cycle de vie des produits et en concertation avec les secteurs, l’on vise par voie fiscale ou non, à aboutir à un remplacement plus rapide des produits plus anciens et plus polluants.

Pour les bâtiments scolaires, les hôpitaux, les maisons de repos, les maisons pour personnes handicapées, …, le Gouvernement étudiera la possibilité de réduire à 6% le taux de TVA sur les travaux de construction et de rénovation générateurs d’économies d’énergie et sur le recours aux énergies renouvelables, sans toutefois créer des distorsions de concurrence entre les secteurs public et privé. À défaut, le Gouvernement examinera des solutions alternatives.
Le Gouvernement adoptera des normes de produits en vue de réduire à la source la quantité de déchets et la consommation d’énergie. Il intensifiera la normalisation des produits et rationalisera la labellisation, notamment celle liée aux matériaux permettant une utilisation durable de l’énergie et l’empreinte écologique du produit, de façon à guider les choix de consommation.

Dans l’ensemble de la politique environnementale, le Gouvernement fournira des efforts particuliers pour les personnes disposant de revenus modestes.
Une mobilité autre, plus durable, peut et doit contribuer largement à réduire l’émission de gaz à effet de serre. Dans le nouveau contrat de gestion avec la SNCB, le Gouvernement
donnera des objectifs ambitieux en vue d’augmenter substantiellement le volume de voyageurs. À cet effet, il investira dans du nouveau matériel roulant et dans des projets ferroviaires innovateurs et il établira des liaisons plus rapides entre les grandes villes. Outre la poursuite de la réalisation du RER autour, dans et vers Bruxelles et du désenclavement ferroviaire des ports et aéroports, il entend déployer d’autres services ferroviaires suburbains. La ponctualité des trains, l’accessibilité des gares, la réouverture éventuelle de points d’arrêt, le réexamen et l’adaptation des conditions de gratuité et la sécurité des voyageurs et du personnel des trains occupent une place centrale dans la négociation du nouveau contrat de gestion avec la SNCB.

La SNCB encouragera les Communautés à ouvrir des crèches dans ou aux environs des gares.
Le Gouvernement poursuivra ses efforts en faveur du transport multimodal.
Le Gouvernement améliorera l’accessibilité des gares et des trains avec une attention particulière pour les ‘pré- et post-transports’ en ce qui concerne les personnes à mobilité réduite, les usagers faibles, les utilisateurs des trams et des bus et les automobilistes (parkings).

Afin de réduire l’utilisation de la voiture dans les déplacements entre le domicile et le lieu de travail, le Gouvernement entamera une concertation avec les partenaires sociaux sur le recours aux transports publics, la possibilité de remboursement généralisé des transports en commun par l’employeur en complément de l’intervention de l’Etat, la flexibilité des horaires de travail, le télétravail, la télématique, le covoiturage, le transport collectif organisé par les entreprises et le trafic lent.

vendredi 14 mars 2008

Isabelle Durant dans l'actualité

Sur Matin Première.

Question (en attente de publication) : "Madame,
Entre votre interview et les questions des auditeurs, les titres du Journal Parlé de la Première nous proposent une rubrique sur "la F1 et les bienfaits/nouveautés de la "nouvelle saison""
Est-ce à considérer comme une provocation ou une inconscience journalistique qui nous pollue subliminalement l'esprit ?"


Le podcast en cliquant ici
L'interview vidéo d'Isabelle Durant

Ecolo prêt à soutenir une réforme de l'Etat
Isabelle Durant, la coprésidente d'Ecolo, affirme que les verts sont prêts à réformer l'Etat.
Ils n'excluent pas d'entrer au gouvernement fédéral, mais :
« ni dupes des avances du MR, ni soumis au PS ou au CDH »

A compléter ...

dimanche 9 mars 2008

Energies illimitées

Le co-chef des chochottes ?

Interview de Javaux à la Libre ce samedi : "Leterme Premier ministre? Pas certain"

Audio - Jean-Michel Javaux



Extraits et commentaires sur cette interview de celui qu'avait qualifié Milquet de chochotte.

Jean-Michel Javaux, le coprésident d'Ecolo, n'exclut pas que les verts entrent un jour dans un gouvernement définitif qui durerait encore 3 ans.

Avez-vous crû un seul instant qu'Ecolo ferait partie du gouvernement définitif ?

Je dois avouer que je ne l'ai jamais exclu totalement depuis le 10 juin.
Je n'exclus toujours pas d'entrer dans le gouvernement cette année. On aurait très bien pu faire comme le SP.A et dire par téléphone : "Non merci, on ne vient pas." Mais on s'est déplacé.

Les trois partis francophones de la majorité (MR, PS et CDH) ont demandé qu'Ecolo rejoigne le gouvernement.
Chacun était persuadé que l'autre dirait non à Ecolo. Ils ont d'abord cru que les Flamands diraient non. Le MR a dit oui. PS et CDH se sont ensuite substitués à l'acteur qui devait prendre ses responsabilités : Yves Leterme. Lui a été très correct et nous a dit que ce ne serait pas décent ni respectueux pour Ecolo, un parti qui a gagné les élections, de devoir faire en cinq jours un travail de négociation qu'ils ont fait pendant neuf mois.
Joëlle Milquet a un problème. Leterme et Reynders ont indiqué qu'on pourrait peut-être entrer en négociation après le 20 mars...

Je pense que si, à un moment donné, nous avons la possibilité d'entrer dans un gouvernement pour trois ans avec un accord qu'on ne doit pas retoucher tous les trois mois, qu'on peut avoir des moyens budgétaires, l'amorce d'un grand ministère du Climat et de l'Environnement...
Mais il y a un ministère du Climat !
Non ! On vient encore de scinder les compétences : on a la Mobilité d'un côté, l'Environnement de l'autre. Il est évident qu'on n'aura pas de grand ministère du Climat. Et je le dis sans être dans la surenchère Javaux / Magnette : les verts sont vraiment prêts à aider Paul Magnette...
Donc, on peut faire de l'écologie sans Ecolo?
Je n'y crois pas : on peut parler d'écologie, on peut amorcer les choses mais les premiers barrages arriveront vite. Paul Magnette s'informe énormément, il a lu mon livre, il est de bonne volonté et je pense qu'il va dans le bon sens sur la réforme écologique. Nous sommes disposés à l'aider s'il reste mais nous sommes aussi disposés à prendre en main un grand ministère de l'Environnement au moment des choix budgétaires. L'état des lieux environnemental est beaucoup plus grave que ce que le Giec a annoncé. La réponse devra venir encore plus rapidement que ce que l'on pensait. Il y a urgence et ce n'est pas uniquement un message de campagne électorale. On ne peut pas faire campagne sur les thèmes écologiques, dire qu'il y a une urgence et puis dire non, on reste dans l'opposition. Donc, Ecolo est dans une position qui n'est pas facile : on ne va pas tirer à vue depuis l'opposition, flinguer. Mais si on veut nous faire entrer au gouvernement pour autre chose que mouiller Ecolo, on répondra à l'invitation.


Le "flirt" politique entre Jean-Michel Javaux et Didier Reynders, est-il sincère ou tactique ?

Honnêtement, il n'y a pas de "flirt". Je veux mettre les choses au point : ça devient une caricature d'utiliser Javaux et Reynders pour bipolariser le paysage politique. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi Joëlle Milquet tombe dans ce piège.

C'est devenu une stratégie de parler de Reynders/Javaux. Au départ, il y a eu un rapprochement PS et CDH et la réponse a été de dire : "Regardez Javaux est en majorité avec le MR à Amay et Durant l'est à Schaerbeek." C'est formidable...

Le PS s'allie avec le MR : à Molenbeek, par exemple, chez notre ami théoricien de la gauche, Philippe Moureaux. A Mons, à Huy,... Je ne veux pas qu'on instrumentalise Ecolo. Le PS a déjà essayé, on s'est affranchi de cette tutelle. Ce n'est sûrement pas pour tomber dans l'orbite du MR.
Sur le fond, y a-t-il des convergences de vue avec le MR, par exemple, au niveau de la gestion des affaires publiques ?
Oui.

Avec le MR, on partage un souci de rationalisation des outils socio-économiques : il y a un énorme travail à faire à ce niveau en Wallonie. Ceux qui ont porté le plus cela, ce sont les libéraux.
Il y a une amitié qui vous lie à Didier Reynders. Auriez-vous plaidé pour qu'il devienne Premier ministre francophone ?
Il y a deux dimensions à cette question. Primo : je n'ai pas honte de mes amitiés. Elles sont diverses.


Didier Reynders n'a pas exploité son image individuelle parce qu'il a fait la part des choses. Ces derniers mois, l'image qu'en ont donnée certaines émissions est injuste. On a opposé celui qui ne s'occupait pas de sa famille et ceux qui s'occupaient de leur famille. Je sais très bien à quel point il aime ses petits enfants et à quel point il aime passer des moments en famille. Mais il a décidé de ne pas la mettre dans la sphère publique, ce qui est un choix. On lui a parfois fait des mauvais procès. C'est quelqu'un d'intelligent et de drôle quand il n'utilise pas son humour aux dépens des autres.

Avec Joëlle Milquet ?
Ce matin (vendredi, NdlR), nous avons eu des échanges très francs : elle dit qu'elle ne comprend pas qu'Ecolo s'acharne contre elle. Ce n'est pas pour cela que c'est la guerre. Mais nous ne sommes pas dupes de la stratégie de communication du CDH qui essaye de faire passer Ecolo pour des "chochottes". Il y a des limites, à un moment donné, pour qu'il y ait de la confiance entre les partis.


Revenons au poste de Premier ministre : Ecolo aurait-il appuyé Didier Reynders ?

Oui. Mais il faut lire l'analyse du patronat flamand : eux ne demandent pas mieux que d'avoir Didier Reynders comme Premier, cela leur permettrait de faire un meilleur lobbying. Arithmétiquement, Didier Reynders pourrait être Premier ministre.
En a-t-il les capacités ?
Assurément.

Mais la question ne se pose pas de savoir si ce sera Reynders ou Leterme : c'est Leterme...
Ce n'est pas encore fait. A l'heure où nous parlons, je n'ai pas la certitude qu'ils réussiront à faire un accord de gouvernement d'ici au 20 mars.

mercredi 23 janvier 2008

3 euros la semaine

Updated
Ce n'est pas une obsession, mais Magnette a encore fait des siennes avec Jipi (comme il dit) ce matin.
Je crois que je suis fortement déçu du bonhomme, car il est de toute évidence intelligent, voire très, certainement... et pourtant. Je mentionnerai simplement qu'il s'est fait remettre les bretelles par LE Vicomte qui, m'est d'avis, s'est vendu à l'ennemi (franco-Suez).

Quoi donc encore ?
Le parachuté, qui a encore beaucoup de matière à connaître pour être opérationnel dans ses dernières nouvelles fonctions très stratégiques, a eu le temps d'honorer de sa présence la dernière inauguration du terminal aéroportuaire de Charleroi, construit sur mesure pour
Ryanair.
Rappelons que ce dernier n'est ni ministre régional, ni ministre des communications, mais justement ministre du climat ...

S'interpellant lui-même sur l'opportunité d'assister à cette réjouissance si pas opposée, mais du moins bien loin de ses responsabilités, il s'est dit que "c'était qant'même à Charleroi" ...

Je me range à son avis. Si effectivement, c'était à Charleroi .... cela justifie certainement les moyens.
Flahaut et son hélicoptère dépasse-t-il encore de loin le nouveau Wonder Boy ?


A sa place, j'en parlerais à mon psy: ce matin sur la Première, P. Magnette ventait les mérites d'une politique européenne en matière de climat, car ... cela aurait l'avantage d'être contraignant.
Conclusion: au PS, on ne bougerait et/ou réagirait que sous la contrainte ou la menace.


En fait, on l'avait remarqué, mais on espérait pourtant.

Promesses belges pour le climat
Le Premier ministre Guy Verhofstadt a salué le plan « très ambitieux et courageux » de la Commission européenne pour réduire les émissions de CO2 et promis que la Belgique investirait sans tarder dans le développement des énergies renouvelables.

L'Union sur la voie des énergies renouvelables
A l'issue d'ultimes tractations internes, la Commission européenne a déposé mercredi un vaste paquet législatif visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre du Vieux continent de 20% d'ici 2020, comme décidé unanimement en mars dernier par les chefs d'Etat et de gouvernements de l'Union.

La Belgique ne peut faire moins, dit EcoloLes objectifs chiffrés imposés par la Commission européenne à la Belgique dans sont Plan Climat ne peuvent être qu'un premier pas, a réagi Ecolo. La ministre bruxelloise de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck (Ecolo), souligne pour sa part que la Belgique n'a pas été pénalisée par l'Europe.

Un plan climat à 3 euros la semaine
La Commission européenne a trouvé un accord mercredi sur le « paquet de mesures le plus complet au monde » pour lutter contre le réchauffement climatique, pour un coût estimé à « 3 euros par semaine et par personne » d’ici 2020, selon son président, José Manuel Barroso.

La Belgique mauvaise en environnement
Belgique se situe à la 57e place des 149 nations en matière de performance environnementale et en queue de peloton européen alors que les Etats-Unis sont à la 39e place, selon une étude menée par des chercheurs des universités de Yale et Columbia, selon l’International Herald Tribune.

Les poubelles belges trop bien nourries
Chaque famille belge jette chaque semaine 1,86 kilo d’aliments, soit un total de 37,2 tonnes de déchets par mois pour toute la Belgique ou 10 % des quantités de nourriture achetées, selon une enquête.