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samedi 5 septembre 2009

"tout ça, c'est du baratin"

Jean-Claude Marcourt (le nouveau ministre de l'Enseignement supérieur et non le ministre supérieur de l'Enseignement ) déclarait envisager de plafonner le prix des kots si

"des propriétaires "véreux" continuent de profiter de la pénurie actuelle"


Me Jean-Jacques Loumaye de l'Association des propriétaires de kots namurois s'insurge:

"Tout ça, c'est du baratin"
"C'est un effet d'annonce. Il faudrait pour cela changer la loi fondamentale sur les loyers qui relève du code civil, en insérant des dispositions spécifiques pour les kots ou les petits logements, qui vont à l'encontre de la liberté contractuelle (article 1.134). Comment parvenir à justifier une telle modification ? Avant d'aboutir à un consensus et d'avoir une loi bien ficelée, il faudrait des années. En outre, les lois sur les baux à loyer dépendent du fédéral.
Le ministre Marcourt n'est donc pas compétent"

vendredi 20 mars 2009

Droit au logement Vs droit à la propriété

Extrait du site du MR, sur lequel on trouve des choses intéressantes, dingues et surréalistes:

La Majorité bascule du respect du droit au logement au collectivisme arbitraire

Les Députés bruxellois Michèle Hasquin-Nahum, Olivier de Clippele et Vincent De Wolf ont introduit une dizaine d'amendements à la proposition déposée par la majorité PS-CDH-ECOLO visant à sanctionner lourdement et de manière abusive les propriétaires de logements inoccupés.

«Nous sommes d'accord de lutter contre les logements abandonnés mais pas sans discernement»

Voici pour l'essentiel ce que les trois parlementaires dénoncent avec vigueur :

1) Le texte prévoit que constitue une infraction administrative, le fait de maintenir inoccupé une partie de bâtiment destiné au logement.

2) Un système de délation est mis sur pieds. « Les associations ayant pour objet la défense du droit au logement et jouissant de la personnalité civile pour autant qu'elles soient agréées par le Gouvernement » sont autorisées à déposer plainte en cas d'inoccupation.

3) Mieux encore, les fonctionnaires du futur service chargé de contrôler l'exécution de l'ordonnance peuvent visiter le logement entre 8h et 20h après un avertissement envoyé par recommandé au moins une semaine avant la visite.

4) Le système de taxation tel qu'instauré est totalement abusif puisqu'il augmente chaque année ce qui conduit par exemple à ce qu'une petite maison de 6 mètres de façade soit taxée, après 5 ans, à concurrence de 180 000€.

5) L'on croit rêver ou plutôt faire un cauchemar quand on lit à l'article 2, §5 qu'en cas de non paiement de l'amende, « le Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale fait procéder, prioritairement à toute autre voie d'exécution forcée, à la vente publique du logement ».

6) Enfin, le §8 de l'article 2 confirme que la taxation nouvelle s'ajoutera à la taxation communale sur les immeubles à l'abandon en manière telle que le principe NON BIS IN IDEM est totalement violé.

lundi 2 mars 2009

L'Etat belge, propriétaire et locataire de biens

Brève: Entre 2001-2008, le patrimoine immobilier de l'Etat belge, a diminué de 1,3 million de m²: 6,2 millions à 4,9 millions de mètres carrés, une diminution de 20%. Cela représente autant en moins à entretenir par la Régie des Bâtiments sur les deniers de l'Etat et des rentrées supplémentaires en terme de précompte immobilier.
Par contre, la location de ces bâtiments coûterait 83 millions d'euros par an.
La vente, puis location de ces bâtiments, permet de faire assumer les investissements dans ces bâtiments vétustes et en mauvais état par des partenaires privés et une plus grande mobilité possible des Services hébergés.

lundi 24 novembre 2008

La planète (habitée) des wallons

Alors que le Parlement Wallon vient de refuser un audit interne à propos de l'évaluation possible du Forem qui bouffe près d'1 milliard d'€ de budget ...

La Wallonie se trouve certainement sur une autre planète, car elle vient de décider de lancer le « prêt tremplin » à partir du 1er janvier 2009.
C'est une série de mesures qui faciliteront l’accès des citoyens à la propriété, alors qu'on est encore en train de comptabiliser les morts sur l'entière planète Terre, suite aux mêmes types de mesures aux USA - très connu, sous le terme de "Subprime".
En effet, par idéologie politique afin de doper cet indicateur (taux des propriétaires qui occupent/possèdent leur logement), l'administration Clinton avait fortement suggéré de booster l'accès au logement par des crédits plus faciles aux candidats acquéreurs; les opérateurs (Fannie Mae et Freddie Mac, voir ci-dessous) étaient mis à contribution et se sont exécutés de bonne grâce, vu que le risque était complètement garanti par l'Etat. Le résultat, on le constate à l'échelon mondial; un nouvel effet papillon wallon en vue ?

A nouveau la Région wallonne se trompe de cible et d'objectifs et cela semble être une véritable profession de foi, un véritable Modus Vivendi.

Lire aussi:
Fannie, Freddie suspendent les expulsions de mauvais payeurs
Les organismes américains de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac ont annoncé jeudi la suspension jusqu'au 9 janvier des expulsions de propriétaires incapables de rembourser leurs prêts immobiliers, et ce à compter de la fête de Thanksgiving, le 27 novembre. Ce sursis devrait bénéficier à plus de 10.000 emprunteurs chez Fannie Mae et 6.000 chez Freddie Mac, ont indiqué les deux groupes dans des communiqués. Le délai doit permettre à Fannie Mae et Freddie Mac, qui sont depuis le mois de septembre sous la tutelle de l'Etat fédéral, de mettre en place leur programme de renégociation des prêts des emprunteurs en difficulté. Ce plan, espèrent-ils, devrait être fonctionnel le 15 décembre. Il avait été présenté la semaine dernière par l'Agence fédérale pour le financement du logement (FHFA), qui exerce la tutelle sur les deux groupes. Son objectif est de permettre aux emprunteurs occupant leur logement au titre de résidence principale et "ayant manqué trois paiements" au moins de bénéficier rapidement d'une révision des conditions de leur emprunt.

Quand le virus du subprime contamine le monde
La crise immobilière aux Etats-Unis fait de plus en plus de dégâts. Non seulement aux Etats-Unis, où entre 1 et 2 millions de ménages seront obligés de vendre leur logement pour éponger leur dette, mais aussi chez nous. Hier, la Bourse de Bruxelles a encore plongé de 2,74 %. La valeur des grands groupes belges cotés a diminué en quelques mois d’une quarantaine de milliards d’euros. Et le moral des Belges commence à plonger.

Le prix Nobel d’Economie Joseph Stiglitz juge que "la crise des subprime n’est pas terminée" aux Etats-Unis et en Europe, et que cette crise est liée à la flambée des prix pétroliers et alimentaires, dans un entretien au journal français Libération samedi. "La crise des subprime", les prêts hypothécaires à risque américains, "n’est pas terminée", affirme M. Stiglitz, expliquant qu’avec la chute du marché immobilier aux Etats-Unis, de plus en plus d’Américains se retrouvent incapables de rembourser leurs prêts hypothécaires, liés à la valeur de leur logement. L’ex-économiste en chef de la Banque mondiale, qui fut également conseiller économique de l’ex-président américain Bill Clinton, ajoute que du côté de l’emploi "il y a moins d’heures de travail sur le marché", un "signe clair que l’économie est malade". Il prévoit aussi qu’en "2008, le déficit américain atteindra "500 milliards de dollars", et que les Etats-Unis n’ont donc "plus les moyens de stimuler l’économie". L’Europe va continuer à pâtir de la crise née aux Etats-Unis car "de nombreuses banques européennes ont acheté ces produits dérivés des subprime et en subissent le contrecoup", et parce que la faiblesse du dollar vis-à-vis de l’euro favorise les exportations américaines aux dépens des européennes. Pour M. Stiglitz, la flambée pétrolière, les émeutes de la faim, la crise financière et les menaces de récession sont "liées". "La crise pétrolière est liée à la situation de la guerre en Irak. Celle des subprime, une conséquence de la guerre et de la hausse du baril. La crise alimentaire, via l’essor des biocarburants, résulte de la crise pétrolière", argumente-t-il. (07/06/2008, L’Echo)

mercredi 30 juillet 2008

La maison à 15 euros par jour

«Le collectif doit être un des socles de l’accession populaire à la propriété»

Lire aussi:
Quelles sont dès lors, les options possibles?

Didier Reynders l'a évoqué à la RTBF : on pourrait prévoir une allocation logement, qui si elle indisposera les puristes, permettra aux locataires modestes d'accéder tant au logement social qu'au logement privé. On évite ainsi de construire des nouveaux logements sociaux mal gérés

Des HLM de haut standing