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mardi 11 mai 2010

J'enseigne à l'ULB



#Kiadi : "Moi... je continue à enseigner à l'ULB, j'ai beaucoup de collègues à l'ULB, je sais quel est l'état d'esprit-là... et je peux vous dire... je suis sur le terrain, j'enseigne à Charleroi... A Charleroi c'est l'ULB qui enseigne dans les locaux de l'Université de Mons, qui font les filières ensemble." ?


Comme quoi, on peut être Ministre fédéral, faire la sieste et d'autres choses, encore ...


Lire aussi:
Philo et lettres : l'ULB vote contre la réforme, malgré 200 étudiants

http://www.rtbf.be/info/matin-premiere/elections-paul-magnette-est-linvite-de-matin-premiere-215182

vendredi 17 juillet 2009

Ministre à vie ?

Je vous propose en réflexion l'édito complet de Francis Van de Woestyne

Précaution importante : la politique est un domaine difficile et cruel. Ceux qui s’y lancent sacrifient souvent une partie de leur santé, de leur famille. Mais la désignation des nouveaux ministres régionaux et communautaires et le remaniement du gouvernement fédéral sont interpellants.

Pour deux raisons.
La première.
La toute puissance des présidents de partis, drogués au pouvoir, est absolue en Belgique. Ils déplacent leurs ministres et secrétaires d’Etat comme des pions, selon les humeurs du moment, en fonction de considérations régionales et politiciennes qui échappent parfois à toute logique. Cette toute puissance et la longévité des mandats présidentiels est dangereuse car elle pousse souvent les candidats à une haute fonction à pratiquer la flatterie - ce mal qui ronge les entourages présidentiels - et réduit ou anéantit la capacité à critiquer la stratégie de ces présidents que souvent on craint plus qu’on admire. Bien sûr, tous les élus ne sont pas des "cirepompes". Mais la tendance à récompenser d’abord les affidés est grande.

La deuxième. On le voit ici, pour certain(e)s : quand un ministre est sanctionné, pour de bonnes ou mauvaises raisons, il faut souvent lui trouver un lot de consolation, une activité, utile ou pas, qui lui permette de sauver la face et sans doute une partie de son salaire. C’est affligeant. Le métier de politicien est, par nature, un métier à risques.

Il n’est écrit nulle part dans la Constitution qu’un ministre doit le rester toute sa vie.

Mais, lire aussi:
Les Pensions pour une arrière-saison
C’était en 1989, je pense, puisque les socialistes étaient revenus au pouvoir (qu’ils n’ont plus quitté depuis). Un matin, à la rédaction du Soir, ou je devais sans doute parcourir les journaux en sirotant un thé citron industriel et en fumant ma pipe (on pouvait encore pétuner librement, à l’époque). Le téléphone. Une voix suave et féminine me demande si elle peut me passer monsieur le Ministre, qui souhaite me parler. Ça ne se refuse pas, quand on est journaliste politique. Et celui-là en plus, je l’aimais bien.

La fin (temporaire) d'un parcours d'échecs...
Marie Arena est sans doute humainement exceptionnelle. Elle est courageuse, dévouée et fidèle.Maintenant, alors que pour l'instant elle n'a plus de pouvoir, force est de constater que, bombardée par son président à de nombreux postes de pouvoir, elle n'a jamais rien réussi.Que ce soit à l'emploi, à la présidence de la communauté française, à l'enseignement, à l'intégration sociale, il me semble que ses échecs sont plus nombreux que ses réussites. De la douche aux sans papiers en passant par les distributeurs de canettes et aux files de parents dans les écoles, elle aura accumulé les erreurs d'appréciation.Est-ce sa faute? Sans doute pas, lancée au feu trop vite, trop jeune avec comme seule expérience un poste de conseillère chez Michel Daerden (on fait mieux comme mentor :-)), elle a gâché son image dès le début et cela l'a suivi tout le reste du temps.Elio l'a grillée, comme il l'a fait avec Julie Fernandez-Fernandez depuis et comme il pourrait le faire avec Eliane Tilieux. Je pense que dans un PS machiste et peu démocratique, les femmes n'ont pas la vie facile.

La fine stratégie de Di Rupo
En apparence, le PS perd des départements importants : l'Emploi, les Finances, l'Enseignement. Il se replie sur des matières plus populaires.
Le casting socialiste, il faut bien l’admettre, ne correspond pas, en plusieurs points, aux rumeurs qui circulaient ces derniers jours. Même si Elio Di Rupo avait plaidé pour la stabilité des équipes, il a profité du moment pour jouer une habile partie de stratego.
En Région wallonne et en Communauté française, le choix des compétences opéré par Elio Di Rupo peut surprendre. Le PS perd en effet des matières très importantes. L’Emploi, l’Enseignement obligatoire mais aussi les Finances et le Budget. On sait que dans tout gouvernement la maîtrise budgétaire est essentielle et permet, si pas un contrôle, du moins une surveillance des autres départements. Mais en ces temps troublés, d’aucuns considèrent que le Budget, et toutes les débudgétisations pratiquées par Michel Daerden, était devenu un cadeau empoisonné.
Refiler cette patate chaude au CDH offrait également un excellent argument à Elio Di Rupo pour envoyer au fédéral cet objet ô combien encombrant qu’était devenu Michel Daerden. Et Di Rupo, faisant mine de céder au chantage des autres partis, Ecolo en particulier, qui ne voulaient plus de l’éthylique ministre d’Ans, a pu, de son côté, exiger que soient éloignées ou refusées deux personnes qu’il ne porte pas dans son cœur.
Bernard Westphael (Ecolo), jugé trop arrogant et imprévisible, mais aussi Catherine Fonck, ancienne ministre de la Petite enfance et de l’Aide à la Jeunesse que le PS a ouvertement refusée comme ministre de l’Enseignement obligatoire. Pour les socialistes, dès lors que ce portefeuille était promis au CDH, deux personnes pouvaient en devenir les titulaires : Joëlle Milquet ou Marie-Dominique Simonet. C’est la seconde qui a tiré le gros lot. Mais un gros lot qui pourrait bien être très lourd à porter. Car, passées les délicates questions des inscriptions et de la mixité, c’est aussi la gestion du budget enseignement - promis lui aussi à l’austérité - qu’il faudra gérer. Tout cela sous la surveillance quotidienne des syndicats d’enseignants bien décidés à ne plus subir les cures d’amaigrissement des années 90. Un mot encore sur Catherine Fonck.
Si le PS, et Elio Di Rupo en particulier, ont mis leur veto, c’est peut-être une manière de lui faire payer l’attitude très dure qu’elle avait adoptée dans l’affaire Donfut.


17.07.09 - 08:23 - galvadeg
Me Milquet,
région wallonne,bruxelloise et communauté française vont dans le même sens et pour y parvenir vous avez réussi à constituer des coalitions similaires,au besoin en faisant fi du résultat des élections..... puisqu'il en est ainsi,ne serait il pas plus honnête vis à vis de l'électeur de ne plus avoir qu'un seul gouvernement (communauté française) réunissant toutes les compétences? Mais quand je vois les grincements de dents des politiciens à l'heure du jeu des chaises musicales,je comprends que les partis politiques n'y mettent un frein,se retrouvant alors avec beaucoup trop de lapins pour le nombre de clapiers disponibles,mais ne serait ce pas là le signe REEL d'une volonté de changement,d'avancée et d'économie?
En ce qui concerne la régularisation des sans papiers,même si comme mr demotte lundi,vous vous targuez de représenter 75% des wallons,ne pensez vous pas que la véritable démocratie serait de soumettre cette question en referendum? tout d'abord,pour une fois le citoyen aurait l'impression que son avis importe,ensuite avec une reponse qui serait "oui" ou "non" il sera enfin possible de véritablement statuer sur le sort de ces gens (à condition de suivre la décision populaire) et enfin de faire de la Belgique une démocratie.

mardi 30 juin 2009

Maxime Prévot à Matin Première ce 30 juin

Maxime Prévot, invité de Matin Première, reçu par Bertrand Henne. "Maxime Prévot député régional (cdH) et pressenti à un poste de ministre. L'interview tournera autour du budget et des projets de l'olivier. "
D'abord, une que j'aime de Bertrand Henne, ce matin:

"Le lait, c'est plutôt à l'Europe que cela se traite"

Régis Warmont m'avait prévenu: "c'est un ministrable"
Je confirme après l'avoir entendu ce matin, il en a les dispositions: "langue de bois creuse"
Rien à retenir: totalement creux.
NB: L'autre grande variante fort répandue au sein de la caste politique, étant le populisme.
Autre remarque à propos du bonhomme, "les règles claires" réclamées en matière d'éthique et de cumul ... elle est belle la notion révolutionnaire de l'éthique chez notre melon namurois qui en ferait de l'ombre à la fraise de Wepion.

30.06.09 - 07:30 - Warmont Régis (passé à l'antenne)
Hello Max,
Tu sais l'estime que je porte envers ton travail et ton jugement. Néanmoins, vouloir faire passer l'impression que le cumul est nécessaire pour "garder un pied" dans les localités, ce n'est pas réellement crédible. Pour garder un pied dans les localités, pas besoin de cumul... Je conseille à nos grands cumulards d'essayer d'aller faire leurs courses dans les magasins, boire un verre en terrasse, faire les soldes, etc. Pas besoin d'être "mandataire" local pour garder un lien avec le terrain.
Les cumuls sont juste là pour gonfler certains revenus. Tout le reste n'est que littérature et s'il y avait moins de cumuls, on verrait peut-être plus vite les jeunes comme toi arriver à des tâches à responsabilités.
Qu'en penses-tu?
Amicalement,
Régis

30.06.09 - 08:37 - Anonymous
Ainsi être élu local, bourgmestre ou échevin, serait pour un député la seule manière de conserver contact avec la réalité de terrain. N'importe quoi. Qu'est ce qui empêche un simple député de parcourir la Région Wallonne, renconctrant industriels, citoyens..., s'intéressant à différentes thématiques... plutôt que de limiter son intérêt à 1/262° de la Région Wallonne uniquement ? Quoi donc que l'attrait du pouvoir ? Qui trop embrasse mal étreint;

30.06.09 - 08:00 - Jean-Paul Doeraene (passé à l'antenne)
Bonjour M. Prévot,Au niveau régional ou fédéral, les ministres n'ont qu'à larmoyer sur le sort des agriculteurs. Verser une larme ne mange pas de pain, et ça peut toujours rapporter des voix.
Mais les vraies décisions se prennent à l'Europe, et là votre parti, le PPE (ainsi d'ailleurs que celui des libéraux) n'est pas en reste pour prendre des décisions qui libéralisent les marchés et rendent l'agriculture belge invivable.Double langage, double langage, bouh ! c'est pas beau, ça !

30.06.09 - 08:47 - himself
Vous êtiez administrateur de la SOGEPA ...
Que pensez-vous de cette OIP ?
Utilité, redondance, coût, ...


30.06.09 - 08:44 - Anonymous
Attention, danger !Ce matin, on aurait cru entendre Mister Antoine : même bagout, même intonation, même arrogance, mêmes certitudes sur tout.Il a les dents longues, dit-on, j’en perçois déjà le tranchantMonsieur Prévost, successeur de Dédé ? Successeur spirituel en tous cas :-(



Twitter side:

MBuxSe dit que, du cote de Namur, certains doivent rayer le parquet tellement ils ont les dents longues. Sante, Max.

qui peut me dire le choix musical de l'invité de jour sur Matin Première ce matin? Pas pu écouter, j'étais en Vespa.
Phineas_Barnum : C'était effectivement peut-être le plus intéressant. http://bit.ly/Eo164

GeoffroyCoomans Bel exemple #bonnegouvernance PS-cdH, la compagne de G. Dallemagne (cdH) et Ch. Huyghens (PS) seraient nommés à la tête de 2 DG à la Ville !

Lire aussi:
Olivier : Comité parlementaire de prévention, d’éthique et de déontologie
Une de nos principales actions auprès des formations politiques depuis le mois de mai, consistait à prôner l’instauration d’un comité d’éthique parlementaire, neutre et crédible. Modèle basé sur ce qui se fait notamment au Canada et que nous avons déjà longuement traité à travers divers articles publiés sur ce blog.
Après avoir eu des réunions informelles avec les responsables des quatres formations politiques traditionnelles, ce nouvel outil semble être acquis, nous nous en réjouissons. Il restera à voir comment cet organe sera mis en place et les limites de sont rôles, sur ce point nous n’avons pas été consultés.
Ce qui apparaît comme primordial c'est d'assurer une pleine et entière crédibilité de cet organe au sein de l'opinion, en effet, à la lecture de nombreuses réactions, des citoyens probablement désabusés par les scandales et affaires répercutés dans l'actualité semblent y voir un 'bidule' de plus.

Parcours professionnel
J’ai débuté mon parcours professionnel au sein de PricewaterhouseCoopers Management Consulting (2001-2004). En ma qualité de consultant en performance organisationnelle des institutions publiques, j’ai été impliqué dans de nombreux dossiers ayant notamment trait à l’évaluation de politiques publiques. J’ai eu l’occasion de réaliser des missions en Belgique et à l’étranger (Europe, Afrique,…). Relevons à titre illustratif l’évaluation de la mise en oeuvre de la police intégrée à deux niveaux (réforme des polices), l’audit des processus de la coopération belge au développement, la réalisation du plan wallon d’allocation des quotas d’émission de gaz à effet de serre (processus Kyoto), l’amélioration des systèmes d’allocations familiales pour travailleurs salariés (ONAFTS), la réorganisation du ministère de l’Intérieur et de la Direction Médicaments du ministère de la Santé publique,… Depuis les dernières élections régionales de 2004 et jusqu’à ma prestation de serment comme échevin en décembre 2006, j’étais le Directeur politique du cdH et de sa Présidente Joëlle Milquet. Au travers de cette expérience professionnelle unique, j’ai eu l’opportunité de suivre et accompagner en première ligne les dossiers politiques généraux et plus sensibles des Exécutifs des entités fédérées et les sujets d’actualité du Gouvernement fédéral.
J’ai aussi pu exercer divers mandats (incompatibles depuis ma prestation de serment comme député) : Commissaire du Gouvernement wallon auprès de l’Agence wallonne de stimulation économique, Président de la Commission nationale Climat, Administrateur de la SOGEPA, Président de la Financière d’entreprise et de rénovation immobilière de la RTBF en Région wallonne,… Je siège actuellement au conseil d’administration du CHR de Namur en qualité de représentant du bourgmestre comme échevin de la santé et préside le CA de la société publique d’administration des bâtiments scolaires de la province de Namur.


Catherine Fonck ne déposera pas plainte contre Didier Donfut
La ministre cdH sortante Catherine Fonck ne portera finalement pas plainte pour diffamation contre Didier Donfut, a-t-elle indiqué mardi sur Bel-RTL. "J'ai voulu ramener de la sérénité dans les débats", explique la ministre sortante de l'Enfance et de la Santé

Les places seront chères dans l'Olivier
Si l'Olivier doit être planté en francophonie, il aura 10 jardiniers. Soit un de moins que sous la précédente législature, qui comptait 8 ministres wallons et 7 ministres de la Communauté française, dont 4 à la double casquette.
Dix postes pour trois partis : la tactique devrait être un 4-3-3, soit 4 PS, 3 Ecolo et 3 CDH. Le PS avait 7 ministres et le CDH, 4. Il y a donc surnombre. Qui de Daerden, Dupont, Laanan ou Tarabella chez les socialistes va-t-il devoir s'effacer ? Côté CDH, même si Lutgen devient comme déjà évoqué président du parti, les places restent chères. Cela explique sans doute pourquoi le jeune chouchou Maxime Prévot va devoir se limer les dents au poste (lot de consolation) de chef de groupe des humanistes au parlement wallon, où pourtant il vient seulement de faire son entrée.