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jeudi 25 février 2010

Serpillière humide, suite ...


Réponse d'un pro serpillière humide à l'envoyeur


Une serpillière humide ?

Nigel Farage à l'adresse de HVR, lors d'une session à Bruxelles :

"Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d'une serpillière humide et l'apparence d'un petit employé de banque"

"charisma of a damp rag" and the appearance of a "low-grade bank clerk"

"Qui êtes-vous ? Je n'avais jamais entendu parler de vous, personne en Europe n'avait jamais entendu parler de vous"
"Vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays"

"Mais je sens que vous êtes compétent, et capable et dangereux"




Jerzy Buzek, le président du Parlement:
"de telles atteintes personnelles ne sont pas tolérées dans cette enceinte"



Lire aussi:
Herman Van Rompuy insulté : l’euro-député ne risque pas grand chose


De Grande-Bretagne vous connaissiez les euro-sceptiques, ceux qui doutent de l’Europe. Parfois à un tel point qu’ils sont convaincus que l’Union européenne n’apporte que du négatif et qu’il faut en sortir au plus vite. Le chef de file de ce mouvement, Nigel Farage a fait fort hier en s’attaquant à Herman Van Rompuy, “Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’apparence d’un petit employé de banque”. Ou encore : “vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays”.
“Mais je sens que vous êtes compétent, et capable et dangereux“, a-t-il aussi ajouté, en affirmant que la Grèce est devenu un protectorat depuis qu’Herman Van Rompuy est à la présidence. Vous avez peut être vu les images hier soir sur RTL TVI : tollé des députés. Huées. Herman Van Rompuy, lui, s’est contenté de lever les yeux au ciel.

mardi 9 février 2010

"Ta gueule" en vert


Dany Cohn-Bendit-Investiture de la Commission Barroso II
envoyé par EurodeputesEE.

Entendre aussi:
"C'est sur le Net" du 11 février 2010


Lire aussi:
Cohn-Bendit et « la coalition des hypocrites » : un discours choc
A l'occasion de l'investiture de la nouvelle Commission européenne de José Manuel Barroso, mardi au Parlement européen, l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit (Europe Ecologie) s'est lâché. Jusqu'au « Ta gueule ! » final, déplacé mais bien placé.


Feu vert et dérapage

La Commission Barroso II a bien reçu le feu vert des eurodéputés. 488 voix pour, 137 contre et 72 abstentions ont scellé le débat.
Correspondante à Strasbourg

On s’attendait à la chronique d’une élection annoncée, on y a eu droit. Mais l’ambiance ne fut pas que ronronnante ce mardi matin dans l’hémicycle du Parlement européen de Strasbourg.

Si la commission Barroso II a bien reçu le feu vert des eurodéputés par 488 voix pour, 137 contre et 72 abstentions - un vote massif, plus confortable que celui qui avait marqué l’entrée en fonction de l’équipe Barroso I, il y a cinq ans - les débats ne manquèrent pas de piquant.

Tout débuta cependant de fort urbaine manière avec un José Manuel Barroso expliquant aux parlementaires que son équipe était à même de relever les défis économiques, sociaux ou climatiques qui l’attendaient et un Joseph Daul, président du Parti populaire européen (conservateurs), réitérant sa confiance en une Commission nouvelle largement composée de membres de sa famille politique.

Rien que du très attendu qui se pimenta avec l’intervention de Martin Schutz, président du groupe socialiste. En forme, celui-ci compara les vingt-sept commissaires bien rangés devant leur président lui-même flanqué d’une studieuse Catherine Ashton, future haute représentante de l’Union européenne, à l’ordre des Trappistes. "On dirait l’abbé José Manuel et ses novices" , ironisa Martin Schulz en se référant à la recommandation lancée par Barroso aux membres de son équipe avant leur audition respective par le Parlement européen et résumée en ces termes par le socialiste : "Ne dites rien plutôt que de dire des bêtises."

"La Commission sera forte si elle est collégiale. Nous avons besoin de synergie" , a-t-il alors lancé en avertissement avant d’annoncer un vote favorable de son groupe.

Même souhait et même annonce de la part de l’orateur suivant Guy Verhofstadt, président des libéraux.

Mais l’affaire se corsa avec l’intervention de Daniel Cohn-Bendit, bouillonnant président du groupe des Verts connu pour réveiller l’hémicycle plus souvent qu’à son tour, qui osa une interjection jamais encore lancée dans ce lieu solennel. Dénonçant "une coalition des hypocrites avant la Saint-Valentin" sur l’air de "Je t’aime moi non plus, on ne te croit pas mais on va voter pour toi quand même" , l’homme suscita une vive réaction du côté socialiste qui valut à Schulz un cinglant "Ta gueule, Martin !"

Martin ne s’y attendait pas à celle-là, mais prit le parti d’en rire cependant que le président du Parlement européen, Jerzy Buzek ne réagissait par aucun rappel à l’ordre.

La traduction polonaise avait sans doute zappé cette apostrophe peu protocolaire

samedi 23 janvier 2010

Mélenchon : "une bande d’illuminés monomaniaques"

Jean-Luc Mélenchon sur le plateau de l’émission « Parlons net » de France Info:
L’eurodéputé est tout bonnement « eurodépité » par cette institution « dirigée par une bande d’illuminés monomaniaques » qui « déréglementent, dérégulent ». Des dirigeants qu’ils trouvent « aussi hallucinés, ajoute-t-il, que les bureaucrates du Gosplan en URSS ».

mercredi 16 décembre 2009

"Je n'en peux plus ! "


Rachida dati incompetente


Lire aussi:
Quand Rachida Dati fait sa maligne !

Rachida Dati nie toute exaspération à l'égard du Parlement européen
Rachida Dati a réfuté mardi toute frustration à l'égard de son statut de députée européenne, après avoir été piégée par une caméra de télévision, et a jugé "indigne" sa mise en cause par son collègue écologiste Daniel Cohn-Bendit.

"Je suis très surprise par l'ampleur que ça a, c'est très microcosmique" mais "on ne m'a jamais rien épargné, cela je le savais", a-t-elle déclaré à l'AFP à Strasbourg où elle participait à une session du Parlement européen.

A l'origine de la polémique: un reportage diffusé dimanche soir sur M6 et remontant à septembre. Oubliant les micros, Mme Dati y confie sa lassitude par téléphone à une amie.

"Je suis dans l'hémicycle du parlement de Strasbourg. Je n'en peux plus, je n'en peux plus ! Je pense qu'il va y avoir un drame avant que je finisse mon mandat", explique-t-elle. "Je suis obligée de rester là, de faire la maligne, parce qu'il y a un peu de presse et, d'autre part, il y a l'élection de (José Manuel) Barroso" à la présidence de la Commission européenne, poursuit Mme Dati.

Rachida Dati au parlement européen : j’y suis, j’y peste !
L’ex-ministre française Rachida Dati s’ennuie-t-elle au Parlement de Strasbourg ? Les états d’âme de la nouvelle députée européenne, piégée par une télévision lors d’une conversation privée, embarrassent la majorité et suscitent des sarcasmes dans l’opposition. Rachida Dati nie toute exaspération, affirmant que ses propos se rapportaient à sa vie privée.


lundi 5 octobre 2009

L' AWEPA de Miet Smet

Brève: Lors de la conférence marquant le 25ème anniversaire de l' AWEPA, Miet Smet a été élue et entrera en fonction le 1er janvier 2010, comme présidente de l'Association des parlementaires européens pour l'Afrique (AWEPA) .


Lire aussi:
Médiation du président burkinabè lundi en Guinée, une semaine après le massacre

Le chef de l'Etat burkinabè Blaise Compaoré entame lundi une médiation à Conakry en vue de faire "baisser la tension" en Guinée, une semaine après le massacre de manifestants par les forces de sécurité, qui ont tué et violé en toute impunité.


mercredi 30 septembre 2009

La déclaration de mandat de Dati

Médiapart nous rapporte l'élément suivant:

C'est sans doute un détail – mais révélateur d'une certaine désinvolture chez Rachida Dati: au Parlement de Strasbourg, où elle siège désormais comme eurodéputée, l'ancienne ministre de la Justice a négligé de déclarer sa fonction (assortie d'indemnités) de maire du VIIe arrondissement de Paris, alors que le règlement «maison» l'y obligeait.


Lire aussi:
La folle rumeur: Dati veut habiter à Bruxelles

Une folle rumeur court dans certains milieux bruxellois. Rachida Dati, l’ancienne ministre de la Justice de la République française et protégée de Nicolas Sarkozy, pourrait venir habiter à Bruxelles.

Clearstream, Dati s'en mêle aussi

Le cirque Clearstream continue.

Après le pittbull à l'entendement limité, Fredo Lefebvre, le Premier Ministre à éclipses, Fillon, voici l'ex ministre de la Justice qui s'exprime.

Pour Rachida Dati, s'il y a des charges, il y a forcément des coupables. Faut pas lui en vouloir, Dati est souvent dans l'approximation, comme on a pu le voir au sujet de ses diplômes ou, beaucoup plus récemment, sur la déclaration de ses diverses indemnités.

On peut même voir des troisièmes couteaux s'exprimer sur Clearstream, comme le dénommé Charon, déniché par le Faucon. Là ou le Charon mythologique passait le Styx, le Charon actuel se contente, modestement, de se vautrer dans la boue, voyant en de Villepin un Chippendale, libre à lui.

vendredi 18 septembre 2009

Barroso et Rachida Dati




Lire aussi:
Martin Schulz : "Les socialistes français, c'est comme les pigeons de la cathédrale"

Le parti socialiste européen est la grande victime du scrutin du 16 septembre. Incapable de surmonter ses divisions internes, la famille socialiste européenne a étalé mercredi dernier ses rancoeurs. Publiquement et avec une violence verbale sans précédents.
Hughes Beaudouin, le correspondant "Europe" de LCI, a saisi un de ces "instants de fraternité socialiste". Alors que les parlementaires français critiquaient la consigne de vote de leur groupe (l'abstention), Martin Schulz, le patron du PSE, s'est adressé, au même moment, aux journalistes en ses termes : "Les socialistes français, c'est comme les pigeons de la cathédrale. Quand ils sont en haut, ils vous ch.. sur la gueule, et quand ils sont en bas il vous bouffent dans la main !".


Crise du lait: Bruxelles assouplit les règles

Actuellement, "ce sont des dizaines de milliers d'emplois qui sont détruits dans les zones rurales", a dénoncé de son côté le leader altermondialiste José Bové, membre du groupe des Verts.

La Commission européenne a proposé jeudi une série de mesures pour faire face à la crise du lait, dont un assouplissement des règles de recours à des sortes de "primes à la casse" pour la restructuration du secteur.

Les Etats de l'UE qui souhaitent "réellement" venir en aide au secteur doivent pouvoir permettre le maintien des producteurs laitiers "qui ont investi et aider ceux qui veulent quitter le secteur: c'est ça la bonne politique", a déclaré lors d'un débat au Parlement européen la commissaire européenne à l'Agriculture Mariann Fischer Boel. Concrètement, il s'agit de faciliter le système du "rachat de quotas" (plafonds de production) aux agriculteurs souhaitant quitter le secteur laitier.


Plus de droits aux gouvernements

Bruxelles propose d'assouplir les conditions dans lesquelles les Etats de l'UE peuvent prélever des pénalités en cas de dépassement des quotas laitiers, et d'affecter ces pénalités au financement d'aides à la reconversion. Actuellement, les gouvernements n'ont le droit de prélever ces pénalités chez des agriculteurs dépassant leurs quotas individuels que dans le cas où le quota national est dépassé. La Commission propose de les autoriser à les prélever quel que soit le niveau de la production nationale de lait. Ces pénalités collectées "pourraient alors être utilisées pour la restructuration" du secteur, a estimé Mme Fischer Boel.

samedi 13 juin 2009

Un statut pour les assistants parlementaires.eu

Article dédié à un ami

Les assistants deviennent employés du Parlement. Le Parlement européen appliquera dans quelques semaines un tout nouveau régime d'indemnisation pour les assistants parlementaires. Ainsi, les contrats des assistants parlementaires travaillant dans la circonscription électorale de leur député devront dorénavant obligatoirement être gérés par des organismes payeurs agréés. Le recours à des experts ou consultants extérieurs ponctuels sera par ailleurs plafonné.

D'un autre côté, les quelques 1.500 assistants parlementaires basés à Bruxelles seront dorénavant employés -et rémunérés- directement par l'administration du Parlement européen, et non plus par leur député. Le prochain Parlement verra également l'entrée en vigueur de nouvelles règles pour la rémunération des assistants parlementaires:17.000 euros par mois pour ses assistants, alors que jusqu'ici, chaque député européen disposait d'une enveloppe mensuelle de près de 17.000 euros pour payer ses assistants.
Cette modification du régime assurera plus de transparence pour les deniers publics, mais également une plus grande clarté pour ces assistants, dont le statut et les rémunérations étaient jusqu'ici pour certains très précaires.
Le choix des assistants, la durée de leur contrat, le niveau de leurs rémunérations (balisés par des barèmes toutefois), ainsi que les tâches à leur confier, restera à la discrétion des élus.

Des eurodéputés tels, Alain Hutchinson ou encore Gérard Deprez avaient embauché leur fille respective au cours de la dernière législature ; cette pratique népotique ne poura également plus s'appliquer dans la pratique, telle qu'engager sa femme, son fils ou tout autre membre de sa famille comme assistant parlementaire, après le prochain renouvellement du Parlement européen.

Un audit interne au Parlement mené il y a deux ans avait montré que le système précédant n'était pas imperméable aux fraudes et abus. L'enquête avait révélé des pratiques douteuses dans le chef de certains députés laissant penser que l'argent destiné à financer leurs assistants ou experts leur revenait en réalité de manière détournée... d'où ces nouvelles règles afin de remédier à ces faiblesses.

mardi 2 juin 2009

Les salaires de la peur des eurodéputés

Brève: Le Parlement européen veut faire le ménage et repartir après les élections sur des bases assainies pour les émoluments de ses élus, incluant un salaire uniforme ainsi qu'un contrôle renforcé des indemnités et défraiements, pour faire oublier de sérieux dérapages dans le passé.


Lire aussi:
Quel futur pour le financement public de nos partis?
Plus de 750 millions de $, c’est la somme que Barack Obama a mobilisée lors de sa campagne électorale. N’y pensez même pas, pareille chose n’arrivera pas en Belgique. Quand bien même cette fortune serait réunie, le candidat ou le parti politique devrait se tenir aux différentes règles en place, notamment la loi du 4 juillet 1989 qui plafonne les dépenses électorales (1 million d’euros par parti, jusqu’à 53 000 euros pour un candidat).(...)
Celui-ci, depuis la loi de 1971 et encore plus depuis l’encadrement strict des donations privées suite aux affaires Agusta et Inusop, consacre un financement des partis politiques par l’Etat. Il contribue à près de 85% des rentrées de nos partis. La Chambre et le Sénat subsidient ainsi les groupes représentés en leurs seins en leur octroyant une somme forfaitaire (161 692 euros au 1er février 2008) et une partie variable (1,38 euro par vote obtenu). Mais ce sont surtout les assemblées des régions et des provinces qui participent au financement de leurs partis politiques (de 75 à 80%). Et là, les règles ne sont parfois que de simples décisions du bureau de l’assemblée. Avec pour effet direct de limiter « la transparence et le contrôle démocratique » font remarquer Jean Faniel et Marie Göransson du CRISP (qui travaillent sur la situation en Belgique francophone).

samedi 7 mars 2009

Bien plus vieille que la démocratie européenne

Hillary Clinton à Bruxelles
Résultat, sans doute, du programme astreignant qu'elle s'est imposé depuis le début de sa tournée au Proche-Orient et en Europe, Hillary Clinton est très fatiguée. A deux reprises, vendredi, sa langue a fourché d'une façon plutôt fâcheuse, lors du déjeuner à Bruxelles avec les dirigeants européens. Commençant par appeler "Solano" son voisin de table, le porte-parole de la diplomatie européenne Javier Solana, elle a suscité des mines de plus en plus étonnées lorsque, s'adressant à la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, elle lui a donné du "Benito"... Mais quand l'ex First Lady a déclaré, en plein hémicycle du Parlement européen, que la démocratie américaine était
"bien plus vieille que la démocratie européenne"
devant des eurodéputés qui se targuent d'être les héritiers de la Grèce antique, on se dit que Hillary Clinton a un problème avec l'Histoire.
Grand seigneur, le président du Parlement européen a pourtant salué son intervention d'un généreux
:
"ce que vous avez dit pourrait, pour l'essentiel, avoir été dit par un Européen"...

vendredi 21 novembre 2008

« escapades » strasbourgeoises

« Elle nous salit, elle nous dénigre, alors qu'elle n'est presque jamais là et qu'elle n'existe pas par son travail »
C'est ainsi que réagissait Joseph Daul qui réclame des excuses auprès de Silvana Koch-Mehrin qui parlait des « escapades » strasbourgeoises des députés et de la prostitution dans la capitale alsacienne...

vendredi 22 août 2008

« Le ciel est tombé sur la tête des Français ! »

Gérard Onesta:
« La ligne Maginot vient de céder »
« Tout ceci montre que la position de Strasbourg est fragile. Mais n’ayons pas peur d’ouvrir le débat. Moi, je demande une remise à plat de tous les dossiers concernant les implantations des institutions européennes. On pourrait imaginer un système de pôles. Et Strasbourg pourrait par exemple devenir la capitale européenne de la justice. Mais soyons clairs : mon approche n’est pas du tout bruxellocentrée. »

Pour rappel, le 7 août en deux fois dans la soirée, des morceaux du faux plafond du parlement Européen tombaient : « 50 tonnes de matériaux divers, soit 250 mètres carrés de plafond, se sont détachées »
De quoi éventuellement relancer ce "sujet tabou" pour les Français, scellé en 1992 au sommet d’Edimbourg, qu'est cette triple implantation du Parlement européen, dont le siège est à Strasbourg, mais avec trois lieux de travail (Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg).

Chaque mois, pour un budget proche des 200 millions d’euros annuels, une « caravane » de plusieurs milliers de personnes, dont 785 députés, et le double en assistants divers, fonctionnaires (+ le reste) se rendent à Strasbourg.

jeudi 19 juin 2008

Treaty


Lire aussi:
Tenter de sauver le traité de Lisbonne
Les dirigeants de l'UE se retrouvent jeudi pour tenter de sauver le traité de Lisbonne, sérieusement mis à mal par le "non" irlandais, et redonner du lustre à l'Europe en montrant qu'ils agissent face au pétrole cher, en dépit de leurs divisions sur le sujet.

samedi 14 juin 2008

The Irish Noo

Le no l'a emporté avec 53,4% des voix, contre 46,6% de "yes", a annoncé à Dublin le président de la commission électorale.

Même topo qu'en France en son temps pour le référendum sur le Constitution (l'ancêtre de l'objet, ici) : un débat sur la place publique, dans lequel peu savent de quoi ils parlent ... sur lequel beaucoup plus doivent se prononcer... sans vraiment savoir de quoi il retourne.

Les Irlandais savent-ils que c'est grâce à l' "Europe" (et à leur travail - et comme aussi l' Espagne, par exemple) qu'ils sont passés du fond du panier économique vers le dessus ?

Je comprends mal ces processi qui visent à demander l'avis des citoyens, quand ces derniers ont déjà expressément mandaté des représentants pour se charger de ces matières complexes au Parlement européen.
Je comprends encore plus mal les Eurocrates, d'avoir mis les boeufs à l'arrière de la charrette: ne pas avoir mis au point une constitution quand cela était encore possible, vu le nombre: l'Europe s'est tirée une balle dans le pied en s'obligeant des échéances secondaires, avant un objectif majeur et prioritaire.

Lire aussi:
Peut-on se réjouir du « non » irlandais ?
Depuis que les résultats sont officiels, les communiqués triomphants des tenants du « non » français de 2005 pleuvent comme à Gravelotte. Autant il est logique que les souverainistes de droite se réjouissent d’un « non » qui plonge ses racines dans les mêmes sources idéologiques qu’eux (nation, famille, religion, libéralisme économique), autant on a quelques difficultés à comprendre l’enthousiasme du « non » de gauche qui se veut pro-européen. Sinon, au nom du principe que les ennemis de mes ennemis sont mes amis, ce qui est un rien primitif, on l’avouera.
Car le non irlandais est motivé par une série de raisons qui devraient faire réfléchir la gauche du « non » française.
Machiavel et le referendum irlandais
Lorsqu’elles sont en situation de pouvoir s’additionner sans avoir à s’entendre entre elles sur un projet alternatif, les oppositions l’emporteront toujours sur les propositions négociées de tout gouvernement, quel qu’il soit. La règle est immuable et ne souffre aucune exception.