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samedi 17 octobre 2009

Paul Magnette, en charge du développement durable des centrales nucléaires

Paul Magnette, le Ministre belge fédéral du Climat et de l'Energie en charge du développement durable et et de la protection des consommateurs ... qui après avoir dormi pendant deux ans, s'est réveillé pour renoncer à la sortie du nucléaire en Belgique ... en parfaite concertation avec ses homologues régionaux ...

La sortie de Paul Magnette, par voie de communiqué, indiquant que la durée de vie des centrales nucléaires devrait être prolongée de dix années supplémentaires a déjà fait du bruit la semaine dernière. Mais l'histoire ne s'arrêtera pas là. Car les ministres régionaux de l'Energie ont été profondément choqués par cette sortie unilatérale, effectuée sans aucune contestation avec les entités fédérées. Et ils ont tenu à le faire savoir.
Les trois ministres régionaux de l'Energie ont écrit une carte blanche dans Le Soir et De Morgen pour fustiger la sortie de Paul Magnette, le ministre de l'Energie au fédéral, concernant la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires.

"En Belgique, le gouvernement fédéral veut ramer à contre-courant", "Pareille décision unilatérale, nous ne pouvons la comprendre, ni même la tolérer"




Vous remarquerez dans le champs de vision, une colonnette de fumée qui ne sort pas du cerveau intelligent de cet Homme, qui a comme mission de reprendre coûte que coûte le bastion de Charleroi, quitte à sacrifier un poste ministériel fédéral pour plus de visibilité et une politique essentielle en matière de défis énergétiques et de protection des consommateurs, laissés à l'abandon.

Dommage qu’avec toute cette belle expertise, doublée d’un Ministre de l’Energie PS, dont le cabinet dispose d’une Cellule Energie, avec le brillantissime « Henri SIMONS – Expert» , « on» en arrive à demande un plan concret pour sortir de l’énergie nucléaire, afin d’ « éviter de se retrouver dans 5 ans à devoir constater que l’énergie nucléaire est encore nécessaire pour une longue période»

Twitter side:
Phineas_Barnum @PaulMagnette, le Ministre belge fédéral du #Climat et de l'#Energie en charge du #développementdurable des centrales #nucléaires #cop15


AMZinzin C'est une idée lumineuse et phyussante de laisser Thiange en fonction. Merci Paul.

Lire aussi:
Paul Magnette ou le syndrome des élus papillons

Vendredi matin. Le radio-réveil s’enclenche. Sur Vivacité Charleroi, les sujets s’enfilent comme des perles : Paul Magnette nommé au gouvernement fédéral, les pics de pollution enregistrés à Charleroi atteignent des niveaux records, reportage devant l’abri pour SDF de la métropole où, une fois encore, les travailleurs sociaux ont dû tirer au sort ceux qui auraient droit à loger là (les autres sont hébergés ailleurs)…

Sorti du brouillard, l’esprit analyse et relie tout cela.

Et là, nausée ! Voilà un ministre parachuté au plus fort de juillet qui, après cinq mois passés à découvrir les matières régionales qui lui étaient confiées (la santé et le social) et à se bâtir une image, quitte le navire régional pour le vaisseau fédéral. Comme si les compétences qui étaient siennes n’avaient nul besoin d’un ministre enfin rodé et prêt à prendre les problèmes, cruciaux pour la population, à bras-le-corps.

Les justifications ne manquent pas, depuis les qualités de Paul Magnette jusqu’à la nécessité d’adresser un signal positif à la Flandre. Et puis, les gens ne comprennent rien au découpage des matières entre les différents niveaux de pouvoir, dixit Di Rupo, et un politique, ça doit être capable de passer d’un sujet à un autre.

Mille fois non ! Ces élus qui papillonnent d’un niveau de pouvoir à un autre, candidats ici pour mieux siéger là-bas, cela accentue le caractère illisible de la politique pour une large part de la population. Et le fossé entre les élus, les citoyens et leur vécu. Et sur le plan électoral, cet effet papillon peut vite engendrer une théorie du KO.


Un compteur électrique qui tourne au ralenti coûte cher

S’il est trop vieux, votre compteur électrique risque de tourner au ralenti. Dès lors, vous payez des factures énergétiques inférieures à votre consommation réelle. Et lorsque le remplacement du compteur est effectué, cela se fait aussitôt sentir sur votre facture !

La prime photovoltaïque s'éclipse à Bruxelles également

La prime bruxelloise pour l'installation de panneaux photovoltaïques passe à la trappe dès 2010, comme c'est le cas également en Région wallonne, écrit vendredi le quotidien Le Soir.

"Cette décision a d'ailleurs été prise en concertation avec le ministre Jean-Marc Nollet", indique-t-on au cabinet de la ministre bruxelloise de l'Environnement Evelyne Huytrebroeck.

D'ici au mois de janvier, les Bruxellois peuvent cependant toujours introduire un dossier et bénéficier des conditions actuelles.

Sur le nucléaire, « Magnette fait fausse route »
Dans une carte blanche publiée dans le Soir, les trois ministres régionaux de l'Énergie, Jean-Marc Nollet, Evelyne Huytebroeck et Freya Van den Bossche, dénoncent l'annonce faite par le ministre fédéral de l'Énergie Paul Magnette visant à prolonger de dix ans la durée de vie des centrales nucléaires.

Electrabel devrait payer une rente annuelle "

"Décodage d'une fausse note"


Ecolo, vierge effarouchée ou putain respectueuse ?


Jean-Michel Javaux, coprésident d’Ecolo, bourgmestre d’Amay, s’oppose à Electrabel sauf pour recevoir ses subsides à Amay !
Vu la proximité avec la centrale de Tihange, la convention avec Electrabel GDF-SUEZ a été renouvelée par l’actuelle majorité communale en date du 13/10/2008 [et donc par le talentueux municipaliste Javaux]. Cette convention prévoit qu’en échange des 272.556 euros par an des subsides d’Electrabel, les autorités communales affichent même leur logo lors des manifestations publiques!
Il a même ajouté que si Ecolo revenait dans le gouvernement fédéral, le nucléaire ne serait plus un point de rupture. On pourrait appeler ça l’argent sale d’Ecolo…
Suivi par Evelyne Huytebroeck, Ministre bruxelloise de l’Environnement, de l’Energie, de la Rénovation urbaine et Ministre du Gouvernement de la Communauté française: “Il est assez irréaliste de vouloir sortir du nucléaire aujourd’hui”.


Le PS demande un plan concret pour sortir de l'énergie nucléaire

Les Régions et le fédéral doivent fixer des objectifs concrets en matière de consommation d'énergie et de production d'énergie renouvelable, et en assurer le suivi annuel, a proposé dimanche le président du PS, Elio Di Rupo, en revenant sur la sortie du nucléaire.

A ses yeux, il faut éviter de se retrouver dans 5 ans à devoir constater que l'énergie nucléaire est encore nécessaire pour une longue période. Si les résultats des actions menées par les uns et les autres sont suffisants, une fermeture des centrales nucléaires devrait être possible en 2025. "Chiche! Maintenant, un plan concret où l'on répartit la tâche entre les Régions et le fédéral, et dont on assure le suivi", a-t-il dit. Et le président du PS de rappeler son credo de l'écologie sociale qui ne peut déboucher sur de nouvelles injustices sociales. "Je ne veux pas d'une écologie punitive", a-t-il lancé.

Les Pensées d’Elio Di Rupo

Je n’aime pas trop démolir un bouquin. Solidarité sainte de l’artisanat: je pense à celle ou à celui qui l’a écrit, qui doit y avoir mis un peu de son cœur et de son ardeur. Généralement, je n’en parle pas. J’ai bien assez à dire de ceux qui me bottent.

Je ne fais exception, finalement, que pour les livres de circonstance, ceux qu’on écrit sur commande, parce qu’il le faut bien, et que la personnalité de leur auteur propulse à la Une. Tenez par exemple : ces soixante pages qu’Elio Di Rupo vient de consacrer au socialisme d’aujourd’hui, qui n’est pas vraiment un véritable essai, façon Delanoë, mais le premier tract de la campagne pour les élections du 7 juin 2009…

Le personnage m’intrigue. La première fois que je l’ai rencontré, il y a près de 30 ans, il était encore un simple attaché tout jeunot au cabinet de Philippe Busquin, un crâne d’œuf prometteur, spécialisé dans l’énergie. Raide et emprunté, hésitant à parler à ce journaliste que lui avait envoyé monsieur le Ministre, sans lui dire jusqu’où il pouvait aller dans les confidences…


dimanche 9 mars 2008

Energies illimitées

lundi 19 novembre 2007

Le Sahara générateur d'électricité ?

Je viens de tomber sur un article paru très récemment dans Le Monde qui explique en détail une de mes vieilles idées: récupérer l'energie solaire dans le Sahara.

Je ne peux resister à l'envie de vous le faire partager en entier:

Ouliez les réacteurs nucléaires en Lybie : l'avenir de l'énergie dans les pays du sud de la Méditerranée n'est pas l'atome, mais le soleil. Un groupe d'ingénieurs allemands en a convaincu le gouvernement de Berlin et des partenaires du pourtour de la mer. Leurs arguments progressent aussi à Bruxelles, où deux parlementaires européens, Rebecca Harms et Anders Wikjman, organisent un colloque le 28 novembre sur un des projets technologiques les plus ambitieux de l'époque.


LES PROMESSES DU SOLEIL

Deux techniques permettent de produire de l'électricité à partir du soleil.

- La première, photovoltaïque, convertit directement la lumière en électricité. Elle est adaptée aux toits des maisons, mais non à une production importante.

- La seconde, thermique, utilise l'énergie solaire pour chauffer de l'eau.
Elle permet de monter des centrales de bonne puissance (jusqu'à 100 MW), mais requiert une surface au sol importante (environ 2 hectares par MW).

L'énergie solaire représente, actuellement, 0,04 % de la consommation mondiale d'électricité.
Selon les promoteurs du projet TREC, près de 25 % de l'électricité européenne pourrait être fournie en 2050 par 19 000 km2 de Sahara : soit environ 1 millième de sa superficie globale.

L'idée est forte et simple : l'énergie solaire illuminant le Sahara est très abondante. Si l'on pouvait en récupérer une fraction, celle-ci couvrirait une part notable des besoins en énergie des pays méditerranéens, mais aussi de l'Europe. Or les technologies solaires ont suffisamment progressé pour que cette perspective devienne réaliste.




Sur le papier, le raisonnement est imparable : "Les déserts chauds couvrent environ 36 millions de km2 sur les 149 millions de km2 de terres émergées de la planète, explique le physicien Gerhard Knies, inspirateur du projet TREC (Trans-Mediterranean Revewable Energy Cooperation). L'énergie solaire frappant chaque année 1 km2 de désert est en moyenne de 2,2 térawattheures (TWh), soit 80 millions de TWh par an. Cela représente une quantité d'énergie si considérable que 1 % de la surface des déserts suffirait pour produire l'électricité nécessaire à l'ensemble de l'humanité." Dès lors, il devrait être possible, en multipliant les centrales solaires dans le désert, d'alimenter les pays riverains. Voire les pays européens.

L'idée, dans l'air depuis longtemps, commence à se formaliser en 2002, lorsque Gerhard Knies, convaincu de la première heure, contacte la section allemande du Club de Rome. Une réunion d'experts a lieu début 2003 : le gouvernement, séduit, accepte de financer une étude approfondie. Celle-ci, menée par le Centre aéronautique et spatial allemand (DLR, l'équivalent du CNES français) et rédigée par l'ingénieur Franz Trieb, est publiée en 2005 et 2006. Elle conclut à la faisabilité du projet avec les technologies existantes.



Concrètement, quelles infrastructures cela impliquerait-il ? La production d'énergie serait assurée par des centrales thermiques à concentration, dans lesquelles des miroirs font converger la lumière du soleil. La chaleur de celle-ci peut échauffer de la vapeur (employée pour faire tourner des turbines), mais elle peut aussi être stockée dans des réservoirs de sels fondus qui la restituent pendant la nuit. L'énergie résiduelle de la production d'électricité pourrait également servir, par le procédé dit de cogénération, à dessaler l'eau de mer - une préoccupation importante pour les pays du sud de la Méditerranée. Les experts estiment par ailleurs que le transport de l'électricité vers les pays du Nord, malgré d'inévitables pertes en ligne, resterait avantageux, dans la mesure où l'irradiation est deux fois supérieure dans le désert à ce que l'on observe en Europe.


Le point-clé du projet, bien évidemment, reste sa rentabilité économique. D'après ses défenseurs, celle-ci serait au rendez-vous. "Aujourd'hui, une centrale solaire thermique produit l'électricité à un coût situé entre 0,14 et 0,18 euro par kilowattheure (kWh). Si une capacité de 5 000 mégawatts (MW) était installée dans le monde, le prix pourrait se situer entre 0,08 et 0,12 euro par kWh, et pour 100 GW, entre 0,04 et 0,06 euro par kWh", précise Franz Trieb.



"L'idée de TREC tient la route, renchérit Alain Ferrière, spécialiste de l'énergie solaire au CNRS. Elle table sur le fait que l'on a besoin de développer la technologie pour en faire baisser le coût." Pour l'instant, en effet, les centrales solaires se comptent sur les doigts de la main, en Espagne, aux Etats-Unis, ou en Allemagne. De plus, elles s'installent souvent sur des zones agricoles ou végétales, ce qui, d'un point de vue environnemental, n'est guère satisfaisant. La centrale de 40 MW de Brandis, en Allemagne, couvrira ainsi de panneaux solaires 110 hectares de bonne terre. Dans le désert, ce gaspillage d'espace est moins préoccupant. D'où l'intérêt croissant porté au concept de TREC par plusieurs compagnies d'électricité en Egypte et au Maroc. Et, plus encore, en Algérie.

Détenteur d'un des potentiels solaires les plus importants de tout le bassin méditerranéen, ce pays a annoncé, en juin, un plan de développement assorti d'un calendrier, qui devrait être mis en oeuvre par la compagnie NEAL (New Energy Algeria). Le 3 novembre, l'acte fondateur du projet a été effectué par le ministre de l'énergie Chakib Khalil, qui a posé la première pierre d'une installation hybride, comprenant une centrale à gaz de 150 MW et une centrale solaire de 30 MW, dans la zone gazière de Hassi R'mel (Sahara). Son ouverture est prévue pour 2010. Une première étape vers ce qui pourrait, une fois réduits les coûts de production, devenir à terme une installation majoritairement solaire.

Le 13 novembre, une autre étape a été franchie : le PDG de NEAL, Toufik Hasni, a annoncé le lancement du projet d'une connexion électrique de 3 000 km entre Adrar, en Algérie, et Aix-la-Chapelle, en Allemagne. "C'est le début du réseau entre l'Europe et le Maghreb. Il transportera de l'électricité qui, à terme, sera solaire à 80 %", affirme M. Hasni, interrogé par Le Monde. L'Europe s'étant fixé un objectif de 20 % d'électricité d'origine renouvelable d'ici à 2020, cette perspective pourrait intervenir à point nommé. Les financements de la connexion Adrar - Aix-la-Chapelle restent cependant à boucler. Comme restent à aborder les conséquences négatives que pourrait avoir sur le paysage la création d'un réseau à haute tension entre le Maghreb et l'Europe.



Côté positif, le recours au soleil pourrait en retour contribuer à résoudre certains problèmes lancinants des pays arabes. Un volet du projet TREC envisage ainsi une centrale solaire dans le désert du Sinaï pour alimenter la bande de Gaza, qui manque cruellement d'électricité. Un autre imagine d'installer au Yémen une centrale permettant de dessaler l'eau de mer : une urgence pour la capitale, Sanaa, qui sera confrontée à l'épuisement de ses réserves d'eau souterraine d'ici quinze ans.
Plus globalement, le développement de l'énergie solaire, soulignent ses promoteurs, pourrait servir la cause de la paix en devenant un substitut crédible à l'énergie nucléaire. Celle-ci, comme le montre le cas iranien, pouvant toujours favoriser un développement militaire.


Hervé Kempf
Article paru dans l'édition du 18.11.07 du journal "Le Monde".