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lundi 15 novembre 2010

Le retour d' XX qui devient numéro 2 du gouvernement

Un gouvernement gruyère, selon LaLibre ?


"Fadela Amara, qui avait pris fait et cause pour M. Borloo, et la turbulente Rama Yade quittent le gouvernement. Mme Amara a fustigé "le poids de l'inertie et du sectarisme.
Jeanette Bougrab, présidente de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), devient secrétaire d'Etat à la Jeunesse et à la Vie associative."



Lire aussi:
Le trombinoscope du nouveau gouvernement

Michel Mercier prend du galon.
De ministre quasi invisible de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, le patron du Conseil général du Rhône a été nommé par Nicolas Sarkozy à la tête d'un ministère régalien et par nature très exposé : la Justice. Après le départ d'Hervé Morin, cette nomination peut être lue comme la nécessité pour Nicolas Sarkozy d'accorder une place d'importance aux centristes. Mais Les magistrats lyonnais eux en auront une tout autre lecture. À l'annonce de la nouvelle, les responsables du parquet financier de Lyon ont certainement dû se demander comment ils allaient désormais gérer la délicate enquête préliminaire qui vise Michel Mercier dans l'affaire Rhônexpress, la liaison ultra-rapide entre l'aéroport de Lyon et la Part-Dieu lancé par le Conseil général du Rhône. Comment le parquet de Lyon va-t-il pourvoir légitimement enquêter sur une affaire politico-financière dans laquelle est mêlé leur patron-ministre ? Rappel du dossier révélé par Lyon Capitale il y a quelques mois.


Hervé Morin poussé vers la sortie, sans fausse note

Exit Hervé Morin. Confirmant lui-même son départ de la Défense, peu avant l’annonce du nouveau gouvernement, Hervé Morin (Nouveau centre) estime avoir accompli sa mission à la tête des armées, à qui il a dû faire avaler une réforme douloureuse en terme de réduction de budget et d’effectifs.

Lorsqu’il arrive à la Défense, rue Saint-Dominique, Hervé Morin est un quasi-inconnu pour les armées. Son seul fait d’arme : avoir été conseiller chargé des questions d’environnement de Francois Léotard alors ministre de la Défense de 1993 à 1995, un mentor auquel il rend hommage dès sa nomination le 18 mai 2007.

Hervé Morin endosse alors la fonction, tout en se sachant "attendu au tournant". Pas de fausse note donc. Comme tout bon ministre de la Défense, il apportera un soutien inconditionnel à ses troupes. Lorsque Ségolène Royal évoque l’idée d’utiliser des militaires pour encadrer les jeunes en rupture de ban, la réponse fuse. : "c’est pas le boulot des militaires, dira-t-il. Moi, j’étais contre la suppression du service militaire, ça a été fait, on ne reviendra jamais en arrière. Mais on ne peut pas demander à des militaires professionnels d’aller en Afghanistan et de s’occuper de la délinquance ".

mercredi 27 mai 2009

Vive l'Europe

"L'ECRI s'interroge sur la réelle efficacité de mesures présentées comme visant à intégrer les non-néerlandophones" et appelle les autorités belges à "veiller à ne pas adopter de mesures qui pourraient avoir un effet discriminatoire sur les personnes dont la langue maternelle n'est pas le néerlandais"
"Le ministre Keulen garde la réglementation actuelle. Il s'agit d'une décision du gouvernement flamand fixée dans un accord gouvernemental"
"Le ministre continue à considérer le code du logement comme un outil d'intégration. Nous n'excluons personne. Grâce aux requis linguistiques, nous encourageons les personnes à apprendre le néerlandais"



Lire aussi:
EU adopts Blue Card scheme for skilled migrants
The EU on Monday (25 May) adopted plans for a European Union work permit aimed at attracting highly skilled foreigners to the bloc, similar to the US' Green Card.
Dubbed the Blue Card, it will allow foreign workers to be employed in any EU member state except Great Britain, Ireland and Denmark and enjoy limited social and welfare rights for themselves and their family members for a renewable period from one to four years.

Facebook: les navetteurs flamands traités de "vermine"
Le Vlaams Belang a déposé une plainte contre un groupe Facebook "Bruxelles élargie, libérée et surtout francisée". Dans ce groupe, les navetteurs flamands sont traités de "vermine pullulante".
Le Vlaams Belang a déposé plainte au Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, qui ne l'a pas suivi, et en justice. Il parle de racisme anti-flamand,
rapporte la VRT.
Le
groupe, qui compte 96 membres, demande, entre autres, de "taxer les travailleurs sur leur lieu de travail", ajoutant "et dire que certains au nord osent encore prétendre qu'ils donnent trop à la capitale, alors que cette vermine pullulante, c'est chaque matin qu'on la voit envahir le marché du travail bruxellois et le soir rentrer chez elle pour verser sa dote à l'ennemi".
Parmi les membres de ce groupe, se trouvait, jusqu'il y a peu, Caroline Persoons, membre du FDF et députée au parlement bruxellois. Celle-ci s'en est tout de suite retirée après avoir été interrogée à ce sujet par un journaliste de la RTBF.

mardi 21 avril 2009

Encadrement différencié

Ne dites plus « discrimination positive »,
dites « encadrement différencié »

Le but est identique: mieux aider les écoles qui ont des publics plus compliqués mais les moyens et le mode de sélection vont changer.

L'encadrement différencié établit cinq catégories d'écoles.
Plus le public est défavorisé plus les écoles seront aidées. Elles seront libres d'utiliser comme elles le veulent ces moyens, plus d'enseignants, plus d'éducateurs, plus d'assistants sociaux ou plus de projets, au choix. 62 millions seront consacrés à cet encadrement différencié, trois fois plus que le budget des actuelles discriminations positives.


Comment est-ce encore possible, depuis le décret mixité ?


Lire aussi:
L'Open Vld fait de l'enseignement sa première priorité
Les libéraux flamands jugent que la Région bruxelloise a besoin d'une financement supplémentaire de 500 millions d'euros, dont une partie doit être investie dans l'enseignement afin notamment d'améliorer le multilinguisme, ont-ils affirmé samedi lors d'un congrès en vue des élections régionales du 7 juin. Ceux-ci entendent en outre mettre l'accès sur les problèmes de mobilité, et rendre les logements plus abordables dans la capitale. "Le montant de 500 millions que l'Open VLD réclame pour Bruxelles n'est pas sucé de notre pouce. C'est environ la moitié de ce que rapporterait l'impôt des personnes si celui-ci été perçu dans la région de travail", a commenté Sven Gatz, chef de groupe au Parlement flamand. Les libéraux flamands plaident en conséquence pour un partage plus juste et équilibré des moyens financiers entre les Régions, afin de tenir compte du million de Bruxellois qui vivent dans la capitale, et des 400.000 navetteurs qui utilisent en journée les facilités qu'offre la ville.

vendredi 23 janvier 2009

Discrimination dans le système d'assurance-dépendance

La Cour constitutionnelle, saisie par la Région wallonne et la Communauté française, a jugé mercredi que la Flandre devait ouvrir son système d'assurance-dépendance aux ressortissants d'autres Etats de l'Union européenne qui habitent en Wallonie et qui travaillent en Flandre.

Par contre, la Cour constitutionnelle n'a rien ordonné concernant les Wallons qui travaillent en Flandre.
Le système d'assurance-dépendance a déjà dû être revu à plusieurs reprises par la Région flamande, notamment suite à un arrêt de la Cour européenne de justice, mais jamais le cas des Wallons n'a été résolu.
La cour européenne avait noté qu'il s'agissait d'un problème belgo-belge, tandis que la cour constitutionnelle

"déplore l'absence de disposition analogue dans les décrets des Communautés française et germanophone; et le manque de mesures fédérales de sécurité sociale".


Lire aussi:
"Pact 2020"
Brève: La Flandre ratifie son plan d'avenir "Pact 2020"

Elargir Bruxelles? Pascal Smet n'est pas contre
Pascal Smet, le ministre bruxellois de la Mobilité, néerlandophone, n'est pas contre l'élargissement de la Région bruxelloise à des communes flamandes et wallonnes. Mais il y a d'autres chantiers à mener aussi, comme l'enseignement à Bruxelles, qui, bilingue, devrait selon lui être organisé conjointement par les deux Communautés, ou la gestion administrative, à simplifier.

Demotte en appelle au bon sens des Flamands

Trois mandataires FDF proposent

mardi 23 décembre 2008

Daniel Féret et sa peine de travail

Brève: Condamné par la Cour de cassation en 2006 pour incitation à la haine, à la discrimination et à la ségrégation raciale, Daniel Féret avait écopé d'une peine de travail de 250 heures, qu'il devait normalement prester endéans une année dans un organisme chargé de l'intégration des personnes étrangères. Il n'aurait en fait presté que 25 heures au sein du Centre de prévention de la Région bruxelloise.

Lire aussi:
Daniel Féret n’a pas exécuté sa peine de travail
L’ancien président du FN Daniel Féret n’a effectué qu’une infime partie de la peine de travail à laquelle il avait été condamné en 2006 pour incitation à la haine, à la discrimination et à la ségrégation raciale. Il a donc été incarcéré quelques heures à la prison de Forest avant d’être relâché.

Daniel Féret n'a pas exécuté sa peine de travail

Le FN est un vrai parti voyou - 1er décembre 2008
Le nouveau président ff du Front national sera élu ce lundi.
Mais l’essentiel est ailleurs. Le Front national est en état de délinquance avancée. Ni plus ni moins. ASBL en liquidation, déboires fiscaux, plaintes diverses, élus condamnés, le FN traîne des « casseroles » très très encombrantes.
L’histoire de la vidéo antisémite mettant en scène Michel Delacroix, sénateur et président ff, et diffusée récemment sur le web et à la télévision, en est le plus récent exemple. La fuite publique du scandaleux petit film aurait été organisée par Daniel Féret, l’ancien homme fort du FN, ennemi juré de Delacroix.

mardi 18 novembre 2008

Le taux de chômage des immigrés

J'abordais récemment le "chômage et immigrés " en France ... qu'en est-il en Belgique ?

Le taux de chômage des immigrés est supérieur d’environ 10 points de pourcentage à celui des autochtones. "Cet écart est bien plus flagrant que dans les autres pays de l’OCDE", affirme le nouveau rapport de l’OCDE qui semble en contradiction avec l'enquête française sur l' Emploi, réalisée par l'Institut national de la statistique ...

Toujours en Belgique, le taux d’emploi des immigrés issus de pays hors UE est particulièrement faible, en particulier chez les femmes, un tiers d’entre elles seulement ayant un emploi.
L’OCDE relève des signes de discriminations sur le marché du travail avec des disparités considérables, en ce compris pour les enfants nés en Belgique de parents immigrés et ayant été scolarisés dans notre pays.


Lire aussi:
Aider les immigrés et leurs enfants à trouver un emploi doit constituer une priorité

Les immigrés ont plus de risques que la population autochtone d’être au chômage ou d’occuper un emploi pour lequel ils sont surqualifiés en Belgique, en France, aux Pays-Bas et au Portugal, selon un nouveau rapport de l’OCDE. Leurs enfants, même s’ils sont nés dans le pays d’accueil et ont quitté l’école munis de diplômes, se heurtent aux mêmes difficultés que leurs parents pour trouver du travail.

mardi 14 octobre 2008

Des ministres plaintés

GDF Suez porte plainte contre Magnette
Le Fonds des salariés de GDF Suez a décidé de porter plainte contre le Ministre belge de l'Energie Paul Magnette (PS). Il s'interroge sur la baisse du cours de l'action GDF Suez la veille de l'annonce (dans une interview parue le 9 octobre) de la proposition du ministre de plafonner durant une période transitoire, les prix de l'énergie.

Fortis: L'association Dolor porte plainte contre Leterme
L'association d'actionnaires Dolor devait déposer une plainte, lundi après-midi, contre le premier ministre Yves Leterme dans le cadre du dossier Fortis. Selon l'association, la solution imaginée par le gouvernement en faveur des petits actionnaires du groupe bancaire, via la mise en place d'un fonds, est discriminatoire, a annoncé le président de Dolor, Hendrik Boonen.

vendredi 26 septembre 2008

Travail: enquête sur les discriminations

Impossible de trouver plus d'infos sur le sujet (au moment de la rédaction de ce billet).
Même les Communiqués de presse du Cdh n'en parlent pas ...

Si vous avez des infos à ce sujet, merci de les renseigner.

mardi 27 mai 2008

Le rapport Guégan

Les Conseilleurs de l’Europe, ne sont pas les payeurs.
Le rapporteur du Conseil de l’Europe sur la situation des trois bourgmestres non-nommés de la périphérie bruxelloise, a relevé (les 13 et 14 mai) cinq lacunes en périphérie, ou plutôt cinq « manquements » à la Charte européenne de l’autonomie locale.

  1. le délai déraisonnable de l’absence de bourgmestre nommé dans ces trois communes, qui « entrave la bonne marche de la gestion de la commune ».

  2. L'obligation de parler le néerlandais au Conseil communal de ces communes à majorité francophone, au motif qu’elle ne serait pas « de nature à encourager la participation à la vie politique locale ».
  3. La « disproportion » existant à son estime entre les infractions reprochées aux bourgmestres et la sanction qui en découle.
  4. La « tutelle forte » qu’exerce l’autorité régionale flamande sur ces communes et qui, à ses yeux, « frôle une ingérence du pouvoir exécutif ».
  5. L’absence de ratification par la Belgique de la convention-cadre sur la protection des minorités, contrairement à ses engagements.
Entre temps, les Conseilleurs de l’Europe passent et les aborigènes aboient, la vie continue en périphérie avec Zaventem qui vendra ses terrains aux seuls néerlandophones.

Meer lezen:
'Niet-benoeming burgemeesters is buiten proportie'

De niet-benoeming van de drie burgemeesters in de Rand is buitenproportioneel. Maar de burgemeesters hebben niet alle mogelijkheden uitgeput om dat aan te vechten voor ze naar Europa trokken. Dat is vandaag gezegd in het Congres van de Lokale en Regionale Overheden.


Il(s) en parle(nt) : Himself.
____________________________________________________________
Michel Guégan, le rapporteur du
Conseil de l'Europe sur la situation des trois bourgmestres non-nommés de la périphérie bruxelloise, a relevé dans ce dossier cinq "manquements" à la Charte européenne de l'autonomie locale, mardi à l'ouverture de la 15e session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe, à Strasbourg.

vendredi 23 mai 2008

Salir la Flandre !

Kris Peeters:
"Il est regrettable que les francophones fassent appel à des instances européennes pour leur donner raison. C'est anormal. Ce n'est pas correct"


"Je suis un Flamand sûr de lui, confiant et ambitieux. Je ne cède pas à la panique face à des critiques susceptibles d'égratigner l'image de la Flandre. Nous sommes économiquement très forts, nous disposons d'entreprises appréciées dans le monde. Même en sport, nos athlètes font des prouesses"

"Ce qui, au-delà de notre image, est essentiel, c'est de résoudre le problème des 20 % de chômage qui frappe Bruxelles. Faire en sorte que notre système de concertation, applaudi dans le monde entier et basé sur des constructions juridiques hi-tech (réglementation linguistique, protection des minorités, conflits d'intérêts…) ait tout de même pu générer chez nous une telle prospérité. Nous sommes un exemple pour le monde ; des délégations viennent de l'ex-Yougoslavie, de Palestine ou d'Irlande pour tenter de transposer notre modèle chez eux. Mais manifestement, certains tentent aujourd'hui de détruire, par masochisme, ce que nous sommes parvenus à construire après des années de concertations et de constructions intellectuelles subtiles. Et je m'y oppose."

No comment.

Lire aussi:
Et la Flandre découvrit la Belgique !
O rage, ô désespoir, la Flandre découvre la Belgique. Il faut se pincer pour y croire. Et pourtant ces mots-là sont dans la bouche du ministre-président flamand Kris Peeters : « Lorsqu'on abîme l'image de la Flandre, celle de la Belgique en souffre aussi. » Evoquant dans nos colonnes les recours des francophones contre des « pratiques flamandes », il dit regretter que « des Belges » utilisent ces méthodes pour « salir l'image de la Belgique ». La Belgique ? Mais comme c'est commode de la répudier quand elle dérange et de la ramener dans le jeu quand elle peut servir !

A.V. logements, non-néerlandophones s'abstenir
Marc Van Asch est bourgmestre de Vilvorde et successeur de l'ex-Premier ministre Jean-Luc Dehaene depuis le 1er août.
Sa commune vient de décider de mettre en vente 15 habitations avec des critères "de revenu, de propriété et de langue". Il s'agit de logements modestes, 14 d'entre eux étant mis en vente à moins de 100000 euros. Les candidats acheteurs doivent gagner moins de 35750 euros (davantage s'il ne s'agit pas de personnes isolées), ne pas être propriétaires ni usufruitiers d'un terrain ou d'un logement et... maîtriser le néerlandais.

jeudi 13 mars 2008

Le "wooncode" dans le collimateur international

UPDATED :
"Le ministre Keulen a lancé un nouvel appel à candidature pour les postes de bourgmestres de ces communes. Nous allons représenter les mêmes personnes. Nous donnons ainsi une deuxième chance au gouvernement flamand de montrer sa bonne volonté", a dit M. Maingain.

Wooncode : les députés flamands ne manquent pas d’humour….

"La Flandre est soupçonnée de discrimination linguistique", titre pudiquement le journal Le Soir.

"Shame on you", comme dirait l'autre.



Karel De Gucht a été interrogé jeudi à la Chambre par Olivier Maingain (MR-FDF), Mia De Schamphelaere (CD&V), Melchior Wathelet (CDH), Meyrem Almaci (Groen !) et Francis Van den Eynde (VB) sur le rapport du Comité des Nations Unies pour l'élimination de la discrimination. Celui-ci se dit préoccupé par le Wooncode adopté par la Flandre.

Plus généralement, ce comité pointe du doigt un certain nombre de discriminations en Belgique.
Dans sa réponse, le ministre a expliqué la procédure suivie par ce genre d'institution pour l'élaboration de ses rapports. L'institution transmet un certain nombre de questions à diverses instances. Dans ce cas-ci, son département n'a joué qu'un rôle purement administratif de transmission de documents.

« Je n'ai pas à dire, en tant que ministre fédéral des Affaires étrangères, ce que je pense du Wooncode»
Il a ajouté que ce rapport n'avait aucune valeur juridique.


Keulen connaissait la teneur du rapport ONU

Contrairement à ce qui déclare Marino Keulen, le représentant de la Flandre auprès des Nations unies, à Genève, a eu des contacts avec son administration et son cabinet avant la publication du rapport du Comité de l'ONU pour l'élimination de la discrimination raciale sur le wooncode.
Le représentant flamand a informé le cabinet du ministre flamand de la Politique extérieure, Geert Bourgeois (NV-A), de ces contacts, a indiqué le porte-parole de ce dernier, Ben Weyts.


Après que la possibilité d'une erreur de communication sur le wooncode ait été évoquée au Parlement flamand, le cabinet Bourgeois avait sollicité des explications auprès de l'administration d'Internationaal Vlaanderen et du représentant flamand au sein de la Représentation permanente de la Belgique auprès de l'ONU, à Genève.
Ce dernier a indiqué au cabinet Bourgeois qu'un document reprenant des questions du Comité des Nations unies, et une demande de réponse, avait été distribué par la représentation flamande à Genève à différents services gouvernementaux flamands.
Huit personnes de contact, dépendant notamment de l'administration du Logement et de la cellule Intégration, toutes deux placées sous l'autorité du ministre Keulen, ont fourni les réponses demandées.
Sur cette base, le représentant dit avoir participé à une réunion au Service public fédéral Affaires étrangères, les 25 et 26 février, en vue de préparer la présentation du rapport belge. Il a lui-même pris part à la présentation de celui-ci devant le Comité des Nations unies, a-t-il affirmé.
Durant cette réunion, le représentant aurait pris directement contact avec le cabinet Keulen, à la demande de l'administration flamande, à propos de questions techniques sur le code du logement et des terrains d'habitation à Zaventem. Le représentant dit avoir fait rapport de cette réunion à différents services gouvernementaux flamands et cabinets la première semaine de mars.


Les discriminations linguistiques restent un tabou
Ce n'est pas une pierre mais un énorme pavé que le Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale a jeté dans le jardin de la Communauté flamande. Les experts des Nations unies estiment le « wooncode » potentiellement discriminatoire. Ils invitent la Belgique à veiller à ce que les exigences linguistiques « ne conduisent pas à une discrimination exercée en raison de l'origine nationale ou ethnique ». Nationale ? Ethnique ? On ne parle pas uniquement ici des personnes d'origine étrangère qui, en méconnaissant le néerlandais, pourraient être écartées de l'accès au logement. Les Belges francophones en font partie et il n'y a pas qu'au FDF qu'on imagine que ce décret les vise particulièrement.

Les pratiques flamandes choquent ONU et Europe
La Flandre enrage d'être accusée de « discrimination linguistique » pour son code du logement. Pourtant, elle avait été prévenue. L'accès au logement social et l'achat de terrain réservés aux seuls néerlandophones sont dénoncés par l'ONU et l'Europe.


L’ONU mardi, la Commission européenne mercredi dénoncaient les discriminations fondées sur la langue, en Flandre dans le « wooncode » qui restreint l’accès des logements sociaux aux locataires parlant le néerlandais et à ceux qui s’engagent à l’apprendre. Zaventem est aussi dénoncée pour ne vendre ses terrains qu’à des néerlandophones.

Ce n'est pas nouveau, car déjà le Conseil de l’Europe avait demandé à la Belgique de ratifier la convention cadre sur la protection des minorités qui est cité dans le dernier rapport du Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination raciale se dit


« préoccupé par l’adoption par le gouvernement flamand en décembre 2006 d’un décret restreignant l’accès aux logements sociaux aux personnes qui parlent ou qui ont pris l’engagement d’apprendre le néerlandais » et demande aussi de « veiller à ce que les exigences linguistiques ne conduisent pas à une discrimination indirecte exercée en raison de l’origine nationale ou ethnique »
Mercredi, c'était donc la Commission européenne qui déclarait à ce sujet:



« la Belgique va devoir donner des explications »
Olivier Maingain, a déclaré :



« Avant d’envisager toute nouvelle réforme de l’Etat, les partis démocratiques francophones et les démocrates flamands doivent exiger que le gouvernement et le parlement flamands s’engagent à respecter la convention-cadre sur la protection des minorités nationales et toute autre convention internationale garantissant les droits fondamentaux. »
Alors que du côté néerlandophone, c'est encore et toujours l'incompréhension, en attribuant la culpabilité de la seule image au Vlaams Belang et on est irrité aussi par les critiques de l’ONU.
Le gouvernement flamand va répondre « rapidement » aux critiques de l’ONU.
Marino Keulen, le ministre du Logement et instigateur du « wooncode », a répété qu’il n’avait été guidé que par un souci d’« intégration sociale ».

Le même crétin avait déjà déclaré, concernant l'absence de nomination de bourgmestres de la périphérie que "les trois bourgmestres n'avaient pas la dimension morale suffisante pour exercer la fonction" et qu'il possédait "de très bons dossiers, très argumentés juridiquement".


Consulter aussi:

La périphérie bruxelloise : L'avenir de la périphérie de Bruxelles-Capitale

Vu par Philip Hermann: Le wooncode désapprouvé par l'ONU

"Wooncode" et minorités interpellent... l'Onu !
Décoiffant, le nouvel épisode du feuilleton "wooncode", le code du Logement social en Flandre, d'application depuis le 1er janvier ! Ce n'est ni plus ni moins qu'aux Nations Unies, cette fois, que l'on se dit interpellé par son dispositif querellé depuis sa gestation, voilà plus de 2 ans. C'est celui qui conditionne l'octroi de pareil logement à l'apprentissage du néerlandais pour les candidats locataires non néerlandophones.

André Antoine relance le dossier au niveau européen
André Antoine, vice-président du gouvernement wallon, a pris connaissance "avec beaucoup d'intérêt" des préoccupations du Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale à propos du "wooncode" de la Communauté flamande.

Les élèves flamands mauvais en français
A peine un quart d'entre eux parviennent à saisir l'essentiel d'un court texte qu'ils ont entendu, alors qu'un peu plus de la moitié comprend les principaux points d'un texte lu.

Le sénat est pour une solution négociée
La Commission des Affaires institutionnelles du Sénat a adopté mercredi, dans le cadre de la procédure en conflit d'intérêt relative à Bruxelles-Hal-Vilvorde, un avis qui renvoie à l'engagement, pris dans le projet de loi spéciale, de rechercher une solution négociée au problème.

jeudi 20 décembre 2007

Purification linguistique en Belgique

Ils partagent aussi un lion et sont de culture germanique et pourtant ... purification linguistique et culturelle

Vues par nos voisins luxos:

Nouvelle preuve que la crise belge est profonde: une commune limitrophe de Bruxelles ne vend ses terrains qu’à des néerlandophones.
Imaginez que le Grand-duché ne vende plus que des terrains à ceux qui parlent luxembourgeois.

Cette politique clairement discriminatoire est à l’œuvre aux portes de Bruxelles, raconte Jean Quatremer, journaliste à Libération, sur son blog.
La commune de Zaventem, qui accueille l’aéroport international de Bruxelles, a décidé de ne vendre ses terrains qu’à des néerlandophones ou, à la limite, à ceux qui suivent des cours de langue.

Jean Quatremer poursuit ses explications:

Le seul élu francophone du Parlement flamant, Christian Van Eyken (UF), avait déposé une plainte auprès du gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, contre le règlement communal de Zaventem qu’il estimait discriminatoire envers les personnes non néerlandophones.

En vain.
Ce réglement communal « est un instrument important pour garantir le caractère flamand de communes comme Zaventem et favoriser la cohabitation entre les habitants d’un quartier », s’est réjoui l’adjoint au maire Eric van Rompuy (CD&V). Précisons que ce type de mesure existe aussi dans d'autres communes flamandes de la périphérie bruxelloise.

Pour un pays qui s’est battu pour accueillir la capitale de l’Europe, une telle politique de purification linguistique est proprement incroyable et surtout semble contraire aux traités européens qui interdisent toute discrimination. En pratique, cela signifie que si un fonctionnaire ou un député européen veut acheter en Flandre, il devra parler flamand…


Et la Loi 101 au Québec ?



La différence avec la "loi 101" du Qc:


Le préambule stipule que l'Assemblée nationale entend poursuivre l' objectif de définir le français comme langue unique de la Province « dans un esprit de justice et d'ouverture, dans le respect des institutions de la communauté québécoise d'expression anglaise et celui des minorités ethniques, dont elle reconnaît l'apport précieux au développement du Québec ».

Le préambule stipule également que l'Assemblée nationale « reconnaît aux Amérindiens et aux Inuit du Québec, descendants des premiers habitants du pays, le droit qu'ils ont de maintenir et de développer leur langue et culture d'origine. »



Et l'Europe, dans tout cela ?



L’Europe s’inquiète des critères linguistiques
La Commission européenne annonce son intention d’analyser les dispositions légales permettant à la commune de Zaventem de réserver l’acquisition de terrains à bâtir aux seules personnes s’exprimant en néerlandais ou qui suivent des cours de néerlandais dans une école reconnue.

Nous sommes en contact avec les autorités belges pour analyser ces mesures spécifiques », a indiqué jeudi Friso Roscam-Abbing, porte-parole du commissaire européen en charge des Libertés, Franco Frattini.


Cette affaire n’est pas sans en rappeler une autre. En décembre 2007, l’exécutif européen avait pour mémoire entamé une évaluation des dispositions du Code d’habitat flamand (« Wooncode »), lequel prévoit notamment d’obliger les locataires de logements sociaux à faire la preuve de leur disponibilité à apprendre le néerlandais.
Interrogé sur l’état d’avancement de cette évaluation, M. Roscam-Abbing a indiqué jeudi que l’exécutif européen attendait de recevoir les décrets d’application du projet controversé avant de se prononcer.
« Nous les attendons pour le début de l’année prochaine », a ajouté ce même porte-parole. Selon la Commission européenne, le Wooncode doit en effet pleinement entrer en application ce 1er janvier 2008.
Lors de l’ouverture de cette analyse, l’exécutif européen avait annoncé vouloir s’assurer que le code flamand du logement ne constitue pas « une discrimination indirecte en raison de la nationalité », lequel serait alors contraire aux règles européennes.