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samedi 16 octobre 2010

Chine réformiste

La Chine pourrait-elle adopter un plan de réformes politiques et sociales sur trente ans ?

C'est ce qu'affirme une série d'articles publiée jeudi sur les sites Internet de journaux chinois. Ils confirment une offensive du courant réformiste, à quelques heures de l'ouverture, le 15 octobre, à Pékin, du 5e plénum du Parti communiste chinois.

Cette réunion à huis clos du "cerveau du régime communiste" (environ trois cents personnes) devait à l'origine être consacrée à l'examen du 12e plan quinquennal (2011-2015) et aux questions économiques et sociales. Les observateurs attendaient également de voir si Xi Jinping, dauphin présumé du régime, censé diriger la prochaine génération de dirigeants communistes (qui devrait arriver au pouvoir à l'automne 2012), était accepté par les militaires.

Mais l'ordre du jour a été bousculé par l'attribution la semaine dernière du prix Nobel de la paix à un intellectuel incarcéré, Liu Xiaobo, qui avait fait circuler sur Internet en décembre 2008 une charte réclamant la liberté d'expression et des élections libres. L'attribution de cette distinction a été censurée par les médias locaux et la police maintient toujours l'épouse de Liu Xiaobo en résidence surveillée. Cette "affaire du prix Nobel" a révélé l'intensité des luttes internes au sein du Parti communiste sur la question de l'ouverture politique de la Chine.

mardi 12 octobre 2010

La N-VA est contournable

même pour une "grande réforme de l'Etat" ...

ou encore ...

Phineas_Barnum

N-VA + PS + MR +CD&V +SP.A = majorité des 2/3 au Parlement Ce qui bloque donc, ce sont les exclusives et exigences d' @Elio #CQFD



jeudi 23 septembre 2010

Absence de débats bruxellois

Un pseudo groupe d'experts de très "haut niveau" périmétrés vendent Bruxelles aux flamands, en l'absence de débats et de bruxellois ...

Phineas_Barnum
#Kiadi "Mais de débats sur Bruxelles au sein du Parlement des Bruxellois il n'y aura pas!" ? #onpréfèreyparlerdegaza

avanpraet
La 'Staline' du Parlement bruxellois en prend légèrement pour son grade... #AForce!

MR: Françoise Dupuis refuse un débat sur l'avenir de Bruxelles http://bit.ly/b9Vivb @lalibrebe

Phineas_Barnum

Ce qui est clair: le groupe de très "haut niveau", ce n'est certainement pas le Parlement bruxellois qui réalise une OPA du débat démocratik

Phineas_Barnum

@baptiste La confiscation du débat public, démocratique et contradictoire (avec les parties concernées) est un acte totalitaire. #khmers



Lire aussi:
Pas de débat sur l'avenir de Bruxelles, accuse le MR

Les chefs de file du groupe MR au parlement bruxellois Didier Gosuin et Vincent De Wolf ont accusé mercredi la présidente du parlement bruxellois, Françoise Dupuis (PS), de refuser un débat au sein de cette assemblée sur l'avenir de Bruxelles.


Charles Picqué : Les déclarations du PS ? De la légitime défense !

Depuis la démission d'Elio Di Rupo comme Pré-Formateur, le PS muscle le ton et tient des déclarations qui commencent à déplaire à la NVa.
L'ambiance des négociations n'est pas sereine, la méfiance règne d'autant plus que le groupe de haut niveau chargé de plancher sur la loi de financement a débuté ses travaux. Pour rappel, le groupe d'experts détermine précisément les règles qui dicteront la nouvelle répartition des revenus de l'Etat belge notamment au profit des entités fédérées.
Dans ce contexte,
Charles Picqué, Ministre-Président (PS) de la Région de Bruxelles Capitale estime que les pessimistes, ceux qui pensent que ces négociations peuvent se solder par un échec n'ont pas tort : "… Je suis réaliste, je pense qu'on a mis sur la table des choses fondamentales pour notre vivre ensemble belge, pour l'avenir, à savoir notamment la loi de financement… On pose la question du statut de nos populations, de leur qualité de vie, pour le moment on est dans des discussions très (…) difficiles qui ne portent pas sur le sexe des anges linguistiques !".
Ces discussions, ajoute Charles Picqué, auront des conséquences sur l'avenir même des communautés : les tarifs des transports en commun, les soins de santé et leurs coûts, les services publics en
Wallonie et Bruxelles.
Au sein du groupe d'experts, deux méthodes de travail doivent s'accorder : les francophones souhaitent définir le cadre d'actions et les objectifs de la réforme. Les neerlandophones pointent davantage le résultat chiffré : le pourcentage de l'IPP à reverser aux entités fédérées. Dès lors, peut-on espérer une issue positive ? "Du côté PS et du côté francophone en général, il y a cette volonté de faire fonctionner l'Etat,... ce n'est peut-être pas un objectif poursuivi par tout le monde…" estime Charles Picqué en pointant explicitement la responsabilité de la NVa.
Charles Picqué met donc de nouveau la pression sur le parti nationaliste flamand : "… Il s'agit vraiment de légitime défense ici ! … Les discours sur Bruxelles sont tellement injustes que nous ne sommes plus dans un débat rationnel,… nous sommes dans des préjugés anti-bruxellois notamment et anti-wallons aussi... Il faut garder son sang froid et être ferme en rispostant par des arguments…".

vendredi 10 septembre 2010

une "incongruité démocratique"

Gérard Deprez, sur Matin Première:

Si le MR participait aux négociations, on pourrait discuter entre francophones pour d'abord définir un "projet belge" qui listerait ce que l'on veut garder en commun (par exemple, toute la sécurité sociale et la Justice), et "tout le reste, on peut discuter".

Et c'est tout à fait possible avec le FDF:
"On peut reprocher à monsieur Maingain de le dire maintenant, mais il n'est pas le seul à l'avoir dit et que dit-il fondamentalement ? Que la situation dans la périphérie serait plus facile si les six communes à facilités autour de Bruxelles étaient rattachées à la Région bruxelloise et s'il y avait un lien territorial organique entre Bruxelles et la Wallonie. C'est une évidence".


Elargir Bruxelles est une bonne revendication, "cela réglerait tous les problèmes dans les communes à facilités", mais elle est difficile à matérialiser : les Flamands n'en veulent pas. Mais ce n'est pas pour cela qu'il faut l'abandonner, pense-t-il : "Regardez, il a fallu 30 ans pour faire aboutir la revendication flamande de séparation de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ils n'ont jamais abandonné. Nous devons continuer à plaider pour la solution la plus simple et la plus rationnelle".

mardi 7 septembre 2010

Réfléchir à un plan A cohérent

said:

#Kiadi : "Madame Onkelinx découvre tout d'un coup qu'il faut un plan B. Mais, avant de commence, il aurait fallu réfléchir à un plan A cohérent qui fasse vraiment respecter

jeudi 2 septembre 2010

Dank U voor le café

Phineas_Barnum @alouini Si, le seul projet.fr est le blocage de @dreynders à l'arrivée à la table de négociation (W/ @eliodirupo ) #PStalinien

Phineas_Barnum @Caro_Bxl : "@ElioDiRupo probeerde CD&V-interimvoorzitter Wouter Beke te passeren door rechtstreeks met Kris Peeters te gaan praten" #begov.



Lire aussi:
Le texte intégral de la conférence de presse d'Elio Di Rupo
du 30.08.10

Elio Di Rupo s'est exprimé devant la presse ce lundi matin. Il s'est expliqué après qu'il se soit présenté chez le Roi dimanche soi pour être déchargé de sa mission, ce que le Roi a refusé de faire. Voici le texte intégral, en français, de son intervention.

"Le Roi m'a reçu hier en audience. Je lui ai fait un nouveau rapport de ma mission de pré-formation.

Suite aux réponses négatives de 2 partis, je lui ai demandé d'être déchargé de ma mission. Il a refusé. Par sens de l'Etat, j'ai donc accepté de la poursuivre.

J'ai dû préalablement constater qu'à ce stade des discussions tous les partis autour de la table n'ont pu aboutir à un compromis.

Depuis le début de la période de préformation, j'ai tenté de rapprocher les points de vue des 7 partis qui avaient accepté de procéder à une réforme de l'Etat approfondie.

Des compétences importantes sont susceptibles d'être transférées aux entités fédérées. Cela représente plus de 15 milliards d'euros.

Dans ces conditions, il est clair que le centre de gravité peut se déplacer - de manière déterminante - de l'Etat fédéral vers les entités fédérées.

Outre ces compétences transférables, tous les partis autour de la table ont accepté d'ouvrir le débat sur un nouveau mode de financement entre Etat fédéral, Régions et Communautés. Tous se sont engagés à désigner une personnalité de haut niveau pour y travailler. Ensemble, ces personnalités ont pour mission d'élaborer de nouveaux modèles de financement après des études sérieuses sur les conséquences possibles des modèles envisagés.

Je rappelle à cet égard que, lorsqu'on parle de recettes fiscales et de dépenses publiques de l'Etat fédéral et des Régions, il s'agit ni plus ni moins de l'avenir de notre pays et donc de l'avenir de tous les Belges, Flamands, Wallons, Bruxellois et Germanophones.

Je répète ce que j'ai dit la dernière fois. Si l'objectif de certains est l'appauvrissement d'une partie de la population, les travaux ne pourront qu'échouer. En revanche, si l'objectif est de responsabiliser les entités fédérées tout en évitant l'appauvrissement des gens, les travaux ne pourront que réussir.

Pour ma part, je plaide pour que les 7 personnalités se mettent au travail le plus vite possible. Qu'elles proposent des nouveaux modèles de financement. Que ces modèles soient simulés en toute objectivité par le Bureau du Plan. Ainsi, pour chaque modèle financier proposé, tout le monde pourrait mesurer les conséquences concrètes pour les citoyens. Et à la lumière de ces conséquences, une décision politique pourrait intervenir.

Mesdames et Messieurs,

Outre les transferts de compétences, qui représentent plus de 15 milliards d'euros, ainsi que l'ouverture d'un nouveau mode de financement de la Belgique, une proposition équilibrée est sur la table pour enfin sortir des difficultés du dossier BHV, avec à la clé le refinancement de Bruxelles-Capitale.

Pour BHV, il est important d'avoir un équilibre entre le respect du principe de territorialité et le respect du principe des droits des gens.

En ce qui concerne le refinancement de la Région de Bruxelles-Capitale, il est indispensable pour assurer la viabilité de la Région bruxelloise et garantir la qualité de vie de l'ensemble des Bruxellois, tant francophones que néerlandophones.

Les partenaires bruxellois, flamands comme francophones, ont tant dans la note Octopus de 2008 que dans les dernières revendications dans le cadre du fédéralisme de coopération (avril 2010) approuvé la nécessité d'un refinancement structurelle de Bruxelles. Un chiffre précis est nommément cité, approuvé par les Bruxellois du CD&V, de l'Open VLD, du Spa et de Groen.

L'Agence de notation Standard & Poors a dit dans son rapport du 11 janvier 2010 : "Malgré une gestion rigoureuse de ses finances et les économies importantes réalisées, sans un refinancement [...] dans les mois qui viennent, la Région verra sa position financière se dégrader, le coût de sa dette fortement augmenter et risque un emballement de celle-ci".

Dans son rapport du 1er juin 2010, la même agence a changé les perspectives de l'évolution du rating de la Région de Bruxelles-Capitale de "stables" à "négatives", à cause de l'incertitude sur son refinancement. L'agence considère que si le refinancement de Bruxelles est encore postposé ou s'il est plus bas que le montant indiqué, la capacité de la Région de rétablir sa situation financière serait entravée.

Le Roi m'a chargé de poursuivre ma mission sur BHV, le refinancement de Bruxelles, les modalités de préparation de la nouvelle loi de financement sur base des 12 principes convenus et sur les liens entre ces 3 sujets afin de rétablir la confiance entre les négociateurs.

La N-VA souhaite en effet, dans le cadre du dossier sur BHV et Bruxelles, recevoir des garanties sur la mise en œuvre de la réforme de la loi de financement.

Le CD&V considère pour sa part qu'il est nécessaire d'approfondir la question de la révision de la loi de financement et la façon dont le prochain Gouvernement trouvera 25 milliards d'euros.

Mesdames et Messieurs,

Il est vrai qu'il est urgent de se préoccuper de l'assainissement des finances publiques. Je le répéterai dans un moment.

Mais jusqu'ici certains étaient d'avis que la première urgence était de parler des réformes institutionnelles et de BHV.

C'est pourquoi nous discutons depuis deux mois et demi des questions institutionnelles.

La proposition que j'ai formulée samedi sur BHV et Bruxelles résolvait à mon avis complètement ce problème qui empoisonne la vie des Belges depuis tant d'années.

Mesdames et Messieurs,

Je m'attèlerai avec les 7 partis autour de la table à fournir des réponses à ces différentes questions, dans les plus brefs délais.

Nous devons rétablir la confiance entre les négociateurs.

Nous devons être clairs entre nous.

Si le mot "confiance" signifie que l'on doit accepter unilatéralement ce que certains veulent, je crains alors que l'on rentre dans le champ de l'impossible.

Si la confiance signifie un compromis équilibré, alors nous restons dans le champ du possible.

Ni la N-VA avec ses 27 sièges, ni le PS avec ses 26 sièges à la Chambre, seuls ou ensemble, ne peuvent imposer unilatéralement leurs points de vue aux autres partis.

Mesdames, Messieurs,

Nous avons cette chance d'avoir autour de la table des partis qui représentent une large majorité des 2/3. Un futur accord offrirait automatiquement la garantie de pouvoir ensemble redessiner positivement la Belgique.

Je suis convaincu que la réforme qui est envisagée peut être bénéfique pour toute la population, les Wallons, les Bruxellois, les Germanophones et les Flamands.

Nous avons la possibilité de construire la Belgique du 21ème siècle.

J'espère qu'un sursaut de responsabilité se fera jour et qu'une voie de solution se dégagera.

Si tel n'était pas le cas, les partis qui refuseraient un compromis équilibré conduiraient le pays vers l'aventure, voire le chaos politique.

Je ne crois pas que c'est le mandat que leur ont donné leurs électeurs.

J'espère que la raison finira par l'emporter.

Un mot encore. Notre pays doit assainir ses finances publiques. Il faut trouver 25 milliards d'euros d'ici 2015 !

Cette tâche est une obligation morale si on ne veut pas laisser notre pays, ses Régions et ses Communautés aux mains des spéculateurs. J'espère que chacun en est conscient et que le sursaut de responsabilité dont j'ai parlé aura bien lieu.

Les défis socio-économiques que nous devons relever sont gigantesques. La relance de notre économie, le soutien de l'emploi, la sauvegarde de notre modèle social n'attendent pas. Il y a urgence !

Mesdames et Messieurs,

Je ne peux terminer cette déclaration sans le répéter. Nous n'avons jamais été aussi loin dans les discussions ces 3 dernières années.

Un accord est à portée de main si tous les partis autour de la table sont raisonnables.

La responsabilité des femmes et des hommes politiques est énorme.

Enfin, vous le savez, le Roi m'a chargé de réunir les partenaires sociaux. Je les rencontre cette après-midi.

Je vous prie de bien vouloir m'excuser mais je ne répondrai pas aux questions aujourd'hui.

Merci pour votre attention".




L'axe De Wever-Di Rupo est brisé

BART STURTEWAGEN, Rédacteur en CHEF du «Standaard»

Le sens de l'Etat d'Elio Di Rupo est usé. Sa mission de préformation a échoué. Personne ne sait plus que faire avec ce pays divisé. Comment pourra-t-on encore éviter de nouvelles élections cet automne ?

Di Rupo était parvenu à faire surmonter aux francophones leur allergie à une profonde réforme de l'Etat.

Les circonstances l'y ont poussé après dix ans de refus qui ont couronné Bart De Wever roi de Flandre. La chance de gouverner sans les libéraux et de lui permettre de s'installer au « 16 » ont constitué un formidable stimulant.

Mais ce qui est le plus frappant, c'est que pour les francophones, tout tournait autour de l'argent : quitte à avaler un accord indigeste sur les compétences, la responsabilisation et BHV, donnez-nous alors de l'argent pour Bruxelles, histoire de faire passer la pilule. Comment Di Rupo peut-il donc faire rimer ces centaines de millions versés en faveur de Bruxelles avec l'absolue nécessité de réduire le déficit budgétaire de 25 milliards d'euros dans les quatre ans à venir ? Si l'on ne contraint pas les entités fédérées à faire preuve d'une plus grande responsabilité financière en échange de leurs nouvelles compétences, la fédération irait droit dans le mur budgétaire.

Di Rupo a attaqué de front hier la N-VA (et le CD&V). De Wever ne s'est pas laissé mettre sous pression. Et le CD&V s'est immédiatement aligné sur la N-VA. Groen et le SP.A ont envoyé des signaux aux Flamands qui ne souhaitent pas la confrontation avec les francophones. Quant au PS, il sait que la stature de Di Rupo n'est pas entamée et ne craint pas le crash électoral.

Il était clair au soir du 13 juin que l'on ne pouvait s'en sortir qu'à la seule condition que De Wever et Di Rupo puissent conclure un mariage de raison.

De Wever brisa cette fraîche alliance en jetant la loi de financement par surprise sur la table. Di Rupo s'est évidemment senti attiré trop loin de son camp par De Wever et a choisi hier de battre en retraite. L'axe est brisé.

Nous n'en sommes pas encore aux négociations finales sur la grande séparation des Belges. Les esprits et les projets ne sont pas encore mûrs pour cela.

Mais depuis dimanche soir, nous avons fait un pas de plus vers ce scénario.


« Un accord à tout prix ? Non »

Pour le politologue Pierre Vercauteren, des Fucam, invité de notre chat cet après-midi, il ne faut pas chercher à aboutir à un accord à tout prix.

Pourquoi ne peut-on pas mettre sur pied un gouvernement d’union nationale, avec tous les partis ?

En théorie, cela n’est pas exclu, mais la réalité politique et la tradition depuis des dizaines d’année, n’imposent pas ce type de solution. En outer, les résultats des élections de juin dernier ont actuellement pour effet de laisser sur la touche l’ensemble de la famille libérale. Enfin, je retiens dans la question le fait que cela ne concerne que les partis démocratiques. Par contre, il me semble que la table des négociations actuelles est largement entourée et que cela n’exclut pas, au moment du vote, des soutiens extérieurs.

Quelles seraient les conséquences principales d’un non-accord?

La conséquence principale serait de contraindre tôt ou tard les mêmes négociateurs ou éventuellement d’autres, de revenir à la table des négociations. La question qui se posera alors est de voir d’une part si l’on repart de tout ce qui a été acquis jusqu’à présent, ou si l’on rouvre des discussions. Enfin, la question restera ouverte sur le fait de savoir si on souhaitera encore un accord sur tout ou bien si, face à des blocages persistants, on acceptera un accord seulement sur certains points pour former un gouvernement. Pour l’instant, nous sommes toujours dans l’hypothèse de recherche d’un accord sur tous les points.

On est entré dans une phase de musculation “ Dites, est-ce que le citoyen-électeur peut accepter cela encore longtemps ?

Il faut être prudent sur la contrainte du temps. Les négociations portant sur des questions à ce point fondamentales pour l’avenir de l’Etat, il vaut mieux que les négociateurs prennent tout le temps nécessaire pour aboutir à un accord qui doit répondre à trois impératifs: une Belgique stable, une Belgique durable, une Belgique viable.

Cependant, et le discours d’Elio Di Rupo va quelque part part dans ce sens, les négociations institutionnelles ne doivent pas occulter la nécessité d’agir sur les enjeux économiques, sociaux et budgétaires.

Croit-on vraiment que la N–VA et le CDV pourraient maintenant dire oui a l’offre pour laquelle ils ont dit non hier. ce serait perdre la face.

Je pense que cela dépend de deux éléments. D’abord, du fait de savoir si le refus exprimé hier portait sur les garanties permettant de rétablir la confiance ou bien si la demande de garantie ne cachait pas, en particulier dans la N-VA, le refus du compromis sur BHV et Bruxelles. D’autre part, cela dépend aussi de la réaction du CD&V et de la N-Va au discours d’Elio Di Rupo ce matin.

Ces négociations ont-elles un sens, si le but des flamands est la scission à long terme?

Observons sur cette question que la majorité des Flamands ne souhaite pas la fin de la Belgique. Cela étant, la victoire électorale de la N-VA lui donne politiquement les moyens d’avancer au minimum vers le confédéralisme et tout au plus de forcer une étape vers l’objectif d’indépendance de la Flandre. On ne peut cacher ici que les négociations sont marquées par une ambiguïté sur l’avenir de l’Etat belge du côté des partis flamands. A court terme, les Flamands convergent vers la confédéralisation de la Belgique, mais les opinions divergent en Flandre sur les étapes ultérieures.

Les énormes concessions francophones sur la périphérie peuvent-elles rendre caduque toute idée d’une continuité territoriale entre la Wallonie et Bruxelles - futur Etat francophone - quand la scission adviendra ?

D’abord il convient de voir quelles seront les conditions précises de la scission de BHV. D’autre part, cela dépend aussi de la durabilité de la solution qui peut émerger de ces négociations. Si dans les conditions est stipulé que l’accord est pour une durée de 20 ou 30 ans, cela peut couper l’herbe sous le pied de ceux qui l’envisagent comme une étape intermédiaire. Toutefois on ne peut jamais présager de l’avenir, dans un sens ou l’autre.

Enfin, n’oublions pas que au principe du droit du sol d’un coté répond toujours le principe du droit des personnes de l’autre, et la question reste alors ouverte de la réaction de la Communauté internationale en cas de scission.

Globalement, Elio Di Rupo n’ affaiblit-il pas la position des francophones ?

Je pense qu’Elio Di Rupo est soumis à plusieurs contraintes. Une contrainte objectivement générale, la difficulté des questions en présence. Deuxièmement, il y a la difficulté des résultats des dernières élections. Un vainqueur nationaliste flamand d’un côté, et un autre vainqueur d’une couleur tout à fait différente du côté wallon. Il y a aussi le poids des attentes, très différentes entre le Nord et le Sud du pays, auxquels s’ajoute un contexte économique et budgétaire très difficile.

Enfin, il y a aussi l’ambition d’Elio Di Rupo de réussir ce nouveau challenge. Cela fait beaucoup de pression pour réussir là où beaucoup ont échoué jusqu’à présent.

Un gouvernement à majorité simple ne serait-il pas suffisant ?

Un gouvernement de majorité simple ne serait suffisant que pour la gestion des enjeux économiques, sociaux, et d’environnement. Les questions communautaires, elles, imposent d’avoir une majorité spéciale. Cela étant, si les négociations actuelles, en cas d’accord, permettent d’avoir cette majorité spéciale, rien n’oblige l’ensemble des négociateurs à accepter de faire partie du gouvernement. Il est théoriquement possible d’imaginer qu’un gouvernement à majorité simple soit mis en place pour les questions non communautaires et institutionnelles, mais que pour obtenir le vote de ces questions institutionnelles, le nouveau gouvernement bénéficie d’appuis extérieurs. J’observe cependant que l’attitude de la plupart des partis autour de la table indique davantage une éventuelle participation au gouvernement.

Je pense que les francophones désirent de moins en moins “vivre ensemble” avec les flamands. La radicalisation de l’opinion est une évidence depuis le 13 juin. Et les reculades des négociateurs ne font qu’accentuer le mouvement... Comment dans ce contexte construire une réflexion francophone crédible après avoir mis le MR sur la touche?

Je ne partage pas l’idée selon laquelle les Francophones ont moins le désir qu’avant de vivre avec les Flamands. par contre, il y a une radicalisation par rapport aux revendications des Flamands. Les études et sondages d’opinion ne permettent pas de conclure que la radicalisation implique une volonté francophone de divorce.

Par ailleurs, reste effectivement ouverte la question du MR. pourquoi le MR n’est pas actuellement à la table des négociations? Je vois actuellement trois éléments:

- tout d’abord son échec électoral de juin dernier.

- ensuite, les tensions internes qui ont agité ce parti

- Troisièmement, le fait que l’Open VLD qui a également enregistré un échec électoral refuse de s’asseoir à la table de négociations.

- Enfin, si la participation du MR aux discussions était préférée par Bart De Wever, pour renforcer un accent libéral dans un accord budgétaire, pour cette même raison elle n’était pas souhaitée par Elio Di Rupo

Ma question sera très simple : faut-il aboutir à tout prix à un accord ? Quel prix les francophones sont-ils prêts à payer pour un accord ?

Répondons en deux temps :

- il y a nécessité impérative d’aboutir à un accord tôt ou tard. Faut il aboutir à tout prix? Je ne le crois pas. Et je me réfère à ma réponse à question précédente, sur trois impératifs que devra rencontrer un accord ultime, à savoir, une solution stable, durable et viable pour l’avenir de la Belgique.

- Enfin, en dépit des impatiences qui se manifestent, compte tenu de la difficulté des problèmes à résoudre, il vaut mieux donner du temps au temps.


mercredi 18 août 2010

Négociateur socialiste, sous l’autorité de Di Rupo

#Kiadi: "Puisque le MR n’est ni associé ni même informé, il me paraît simple et normal qu’au moins dans l’enceinte parlementaire, publiquement, on puisse parler des enjeux bruxellois de la réforme qui est en cours de négociations aujourd’hui, et ce d’autant plus que Charles Picqué (PS) paraît plus être un négociateur socialiste, sous l’autorité de Di Rupo, qu’un ministre-président défendant l’intérêt des Bruxellois " ?

jeudi 5 août 2010

Les trois réformes de l’Etat

Petit rappel historique par @rdandoy .

La préhistoire de ces réformes de l’Etat se situe en 1962 avec la mise en place de la frontière linguistique et en 1963 avec l’instauration de l’unilinguisme régional en Flandre et en Wallonie.

La première réforme eut lieu en 1970 avec la création et la mise en place des communautés culturelles, ancêtres des actuelles communautés. La mise en place des régions wallonne et flamande n’eut lieu que lors de la seconde réforme de l’Etat, celle de 1980. Celles-ci (ainsi que les communautés) reçurent de nombreuses compétences, un parlement et un gouvernement. En 1989, c’est au tour de la région Bruxelloise d’être installée et d’autres compétences furent prises à l’Etat central pour les donner aux régions et communautés.


Mais ce n’est que lors de la troisième réforme de l’Etat, celle de 1993, que la véritable révolution copernicienne s’effectua. En effet, la Constitution belge, une nouvelle fois révisée, stipulait désormais dans son article premier que "La Belgique est un Etat fédéral". La Belgique unitaire, même fortement régionalisée, avait vécu. Elle entrait désormais dans le cercle des Etats fédéraux. Qui plus est, il a été décidé d’attribuer la compétence résiduaire aux entités fédérées. En d’autres mots, l’Etat ne dispose plus que des compétences qui sont listées dans la Constitution, les autres compétences appartenant "par défaut" aux régions et communautés.

Mais, faute de pouvoir s’accorder sur le contenu de cette liste, ce pan de la réforme ne fut jamais appliqué. L’article 35 de la Constitution portant sur cette compétence résiduaire attend encore et toujours son entrée en vigueur. Les réformes de l’Etat qui suivirent - 1999 et 2001 - furent comparativement de moindre ampleur et concernèrent principalement l’autonomie fiscale des entités fédérées ainsi que l’acquisition de nouvelles compétences.

mercredi 8 octobre 2008

Bruxelles, c'est capitale

Bruxelles, capitale de la Flandre ?
Capitale des flamands, rendu possible par la fusion de la Communauté et Région.

Le déménagement de la capitale flamande devrait faire partie des prochaines discussions à propos des réformes de l'Etat.


Extrait JT RTBF du 09/08


Comment dit-on "décapitalisation" en flamand ? "Verhofstadt" ?




Extrait du 7ème Jour du 28/09/08: les flamands chassés du paradis ?

La "thèse flamande" pour Bruxelles, suivant Y. Mayeur ... et "c'est très grave", précise-t-il ...
La "thèse flamande", c'est la Goed Bestuur, si je comprends bien les propos de ce pape du culot de la mauvaise foi; SOS Racisme se penchera-t-il, néanmoins sur ce cas ?


Extrait de "Points de Vue", de l'émission "Mise au Point" du 05/10/08



Et pour finir, le Bulldozer qui n'a (plus) rien à dire à propos de BHV ... vous vous souvenez ?
Le bourgmestre qui incitait les autres bourgmestres à boycotter les élections dans le Brabant Flamand ...


Lire aussi:
PRO BRUXSEL, seul et unique parti politique bilingue, a de l'ambition pour Bruxelles !

Bruxelles, c'est un petit besoin ...

50% des sièges à des Bruxellois !
Tant du côté néerlandophone que du côté francophone, la moitié des négociateurs qui se réuniront aujourd'hui sous la houlette de Kris Peeters pour préparer la réforme de l’Etat habitent Bruxelles. On peut s’en étonner, mais faut-il s’en réjouir ?
Le dialogue ne se passera pas entre les 3 Régions, mais bien entre les deux Communautés.
Le fait que de nombreux négociateurs sont domiciliés à Bruxelles n’a dû échapper à personne, mais de là à en conclure que les intérêts de Bruxelles seront bien défendus …
Ces délégués sont désignés par leurs instances ou leurs partis, toutes et tous communautaires. C’est bien sûr là qu’ils iront prendre leurs consignes et iront rendre des comptes et non au gouvernement de la Région de Bruxelles.
Il faut cependant souhaiter que ce dialogue, qualifié par certains « de la dernière chance », ouvre la voie à un nouvel Etat belge qui repose sur 3 Régions adultes et solidaires.

Chou vert ou vers Maingain

jeudi 11 septembre 2008

"Des interlocuteurs crédibles"

On a entendu souvent les flamands traiter les francophones d'arrogants.

Kris Peeters s'est dit "inquiet" de la crédibilité du dialogue et ne veut pas d'un scénario où les résultats "seraient réduits à zéro".

"Je ne serai apaisé que lorsque le dialogue commencera et tout à fait apaisé lorsqu'il débouchera sur des résultats concrets"
"Si c'est une discussion de comptoir, je passe mon tour et je ne demanderai pas au gouvernement flamand d'y participer"

"J'attends que des deux côtés, il y ait des gens compétents et sérieux"


Dégage, alors !

Updated:
Vlaamse regering blijft bij standpunt na crisisberaad

Zizanie autour de Kris Peeters
Réunion extraordinaire mercredi soir au gouvernement flamand. On y a « éclairci » les choses et confirmé l’accord conclu vendredi passé à propos du dialogue interinstitutionnel selon lequel il appartient à chaque communauté de former une délégation. Kris Peeters, accusé de jouer cavalier seul, a été rappelé à l’ordre

mercredi 3 septembre 2008

Suppression des administrations dès 2009

Çà c'est de la réforme institutionnelle !

Ce n'est pas en Wallonie ni en Belgique, ... mais en Libye, car pour le colonel Kadhafi,
"partout dans le monde, la corruption est liée à l'administration"
Mouammar Kadhafi a annoncé devant le Congrès populaire qui fait office de Parlement en Libye que les administrations seraient supprimées en Libye à partir de 2009 et que les revenus du pétrole seraient désormais distribués directement à la population:


"Les Libyens doivent être prêts à recevoir chacun la part qui lui revient des revenus de pétrole à partir du début de l'année prochaine"



Lire aussi:
Réparés, les crimes de la colonisation
Après quatre décennies d'incompréhensions et de menaces réciproques, les relations entre l'Italie et la Libye semblent vouloir s'apaiser. Silvio Berlusconi s'est rendu en grandes pompes à Benghazi, reçu par un colonel Kadhafi dans ses meilleurs jours, pour signer un "Traité d'amitié et de coopération".

vendredi 15 août 2008

Antidémocratique, suite

La sortie de Jean-Marie Dedecker, relayée ici, n'a pas vraiment pas plu au VB et à la mégère flamande "de bruxelles", qui trouve que la représentation garantie des Flamands de Bruxelles constitue la contrepartie logique aux garanties accordées aux Francophones au niveau fédéral.

Contrepartie, peut-être; logique, certainement pas et inversement, certainement négociable dans le sort de Bruxelles et dans le cadre des "réformes institutionnelles" réclamées (exigées) pas nos compatriotes du nord.




vendredi 1 août 2008

Soeur Marianne ne voit rien venir

Frère Bart non plus par ailleurs, mais on pourra l'entendre sur Matin première ...

Je ne partage pas fondamentalement les vues de ce personnage, par contre, je trouve que -contrairement à beaucoup de nos Politiques-, il a le mérite d'être clair et franc- et le rend pour la cause respectable.

Je ne partage pas du tout les vues de M. De Wever, mais je le félicite d'être venu à la RTBF et de bien vouloir s'exprimer en français.
Rédigé par: Axel
le 01 août 2008 à 08:43


Il a mis en avant le respect de la Constitution pour "la scission" de BHV ... mais réclame une négociation bipolaire et communautaire de la "réforme de l'Etat". Cherchez l'erreur.




Monsieur De Wever
vous exigez le respect de la Constitution pour le règlement de BHV, au motif que les francophones de la périphérie ne peuvent être représentés à Bruxelles. Pourquoi, alors exigez-vous que les flamands de Flandre puissent décidez du sort de Bruxelles en niant la démocratie locale des 1000000 d’habitants ?
La Région bruxelloise existe bel et bien comme telle dans la Constitution.NB : la Communauté germanophone aussi.
Rédigé par:
himself le 01 août 2008 à 08:47


Monsieur de Wever,
vous venez d'affirmer que vous ne désirez pas changer la destination de Bruxelles et qu'il vous faut accepter la francophonisation de BXL.
Puis-je aimablement vous remettre en mémoire votre "manifest" : Vlaanderen eerste referentiepunt
Le point 2 est assez clair:
2. Vlaams-Brussel maakt deel uit van VlaanderenVlaanderen omvat ook de Vlamingen in Brussel; Vlaams-Brussel. Brussel wordt in onze visie een echt stadsgewest, uitsluitend bevoegd voor plaatsgebonden aangelegenheden. In dat stadsgewest en zijn gemeenten eisen we als Vlamingen onze rechtmatige plaats op.Wij moeten Vlaams-Brussel institutioneel opnemen in ons geheel-Vlaams beleid en er Vlaamse instellingen inplanten, eerder dan er eigen, lokale instellingen uit te bouwen. Op die manier kunnen we steeds meer inwoners van Brussel/Vlaams-Brusselaars ertoe aanzetten om te kiezen voor een volle deelname aan onze gemeenschap, ons Vlaanderen.
Rédigé par:
himself le 01 août 2008 à 09:00

Lire aussi:
Updated:
Les francophones en Flandre sont des "immigrants qui doivent s'adapter"
Pour le président de la NV-A, Bart De Wever, il n'existe pas de minorité francophone en Flandre, mais seulement des "immigrants qui doivent s'adapter".

Arabe, langue officielle
"Je pense qu'il n'y a pas de minorité francophone en Flandre, il y a des immigrants qui doivent s'adapter. On demande cela à des Marocains, des Turcs. On ne leur dit pas: Vous êtes nombreux, donc l'arabe va devenir une langue officielle. C'est dingue", a déclaré M. De Wever sur les ondes de La Première (RTBF), où il répondait à des questions d'auditeurs. "Nulle part dans le monde on accepte cette logique", a-t-il poursuivi, réfutant être un "homme intolérant".

Arrêter le colonialisme
"Tout le monde est le bienvenu en Flandre. On peut continuer à y parler français. Tout ce qu'on demande, c'est que la langue de gestion soit le néerlandais", a encore dit le président de la NV-A, en exhortant à "arrêter le colonialisme" de Bruxelles vers la Flandre.
Bilinguisme
A ses yeux, la proposition flamande d'un bilinguisme général, rejetée par les francophones dans les années '20 et '30, aurait pu "sauver la Belgique comme nation". "C'est très ironique", a-t-il ajouté.

Bruxelles
Evoquant Bruxelles, "ville historiquement flamande qu'on a francophonisée", c'est là que se trouve "l'identité belge qu'on a inventée au XIXe siècle", estime-t-il. Et "puisque c'est l'enfant de la Belgique, je pense que les deux parents doivent s'en occuper", a-t-il dit à propos de la Flandre et de la Wallonie, refusant de reconnaître la Région bruxelloise comme région à part entière.

Comment la N-VA a piégé le CD&V
CD&V et N-VA ont publié les garanties devant être sur la table en septembre. La barre est (beaucoup) trop haute. La N-VA mettra les voiles sans regret. Quid du CD&V ?
Le cartel ne voit rien venir, la N-VA menace

Les responsables du cartel CD&V/N-VA ont descendu en flammes le rapport des trois sages, moins d’une heure après qu’ils l’eurent révélé à la presse. Marianne Thyssen, présidente des démocrates chrétiens flamands et Bart De Wever, chef de file de la N-VA, regrettent que les médiateurs royaux ne soient pas parvenus à rencontrer les garanties exigées par les partis flamands pour remettre sur les rails un dialogue communautaire.
Le cartel flamand auquel, rappelons-le, appartient le Premier ministre, énumère ses sept exigences, préalables pour lui à toute réforme institutionnelle.
1. Les discussions doivent mener à une structure confédérale dont le centre de gravité doit se situer dans les entités fédérées.
2. Pour y parvenir, un dialogue de communauté à communauté doit être piloté par les deux ministres-présidents des deux grandes communautés linguistiques.
3. Les deux ministres-présidents doivent impliquer le gouvernement fédéral et les parlements dans les discussions et, d’une manière appropriée et lorsque cela concerne leurs compétences, la Région de Bruxelles-Capitale et la Communauté germanophone.
4. La structure du dialogue doit garantir que l’accord entre les communautés soit transposé dans la Constitution et dans les lois fédérales.
5. Le dialogue démarre sur un agenda ouvert.
6. Les accords institutionnels et financiers sont régis par les principes de respect mutuel, d’intégrité territoriale, de solidarité, de subsidiarité, d’efficacité et de responsabilisation.
7. La procédure parlementaire relative à la scission de l’arrondissement de Bruxelles- Hal-Vilvorde doit se poursuivre, à l’écart de toute initiative du gouvernement fédéral en la matière.
Dans les rangs des démocrates-chrétiens flamands, on ne cache pas sa déception face à l’absence de toute avancée. « Je ne m’attendais pas à des miracles mais, là, il n’y a rien. Les médiateurs n’ont rien apporté, ne se sont accordés sur rien, n’ont pas avancé d’un pouce, ni sur la procédure, ni sur le timing, ni sur le contenu », déplore Eric Van Rompuy, député CD&V au Parlement flamand. Qui s’interroge : « Ce gouvernement peut-il poursuivre sa route sans réforme de l’Etat à la rentrée ? » Le deuxième mardi d’octobre, nouvelle date butoir pour la majorité ? La N-VA annonce qu’elle tiendra son congrès le 21 septembre et que faute d’élément institutionnel nouveau, elle quittera la majorité.


« Ce n’est pas la crise la plus grave que le pays ait connue »
Didier Reynders, treize mois après le scrutin de juin 2007, les médiateurs accouchent d’une énième date butoir

vendredi 18 juillet 2008

Démission refusée

Notre champion olympique de la courbe rentrante est confirmé comme Premier ministre: Leterme 1er, Leterme I bis, Leterme survival , Leterme-le-retour, ... ?
Quel nom retiendra l'Histoire pour cette dernière bonne blague belge ?

3 médiateurs pour trouver des « garanties » sur l'institutionnel :


  • - Niemand voor les garanties, les exclusives, les menaces, les brimades, ...
Lire aussi:
La presse francophone divisée sur le scénario de sortie de crise

La presse francophone était divisée vendredi sur le scénario de sortie de crise proposé par le Palais après son refus de la démission du premier ministre Yves Leterme. Si Le Soir (Drôle de sketch au palais) ou La Dernière Heure (Le niet CD&V force le Roi) se montraient acerbes, La Libre Belgique (Leterme, le retour de la demi-portion) et Sud Presse, en revanche, reconnaissaient quelques mérites au scénario royal.

La presse flamande sceptique

jeudi 17 juillet 2008

Constitution belge

A l'attention de quelques politiciens flamands ...
DE LA BELGIQUE FÉDÉRALE, DE SES COMPOSANTES ET DE SON TERRITOIRE

Art. 1er-La Belgique est un État fédéral qui se compose des communautés et des régions.

Art. 2-La Belgique comprend trois communautés : la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone.

Art. 3-La Belgique comprend trois régions : la Région wallonne, la Région flamande et la Région bruxelloise.

Art. 4-La Belgique comprend quatre régions linguistiques : la région de langue française, la région de langue néerlandaise, la région bilingue de Bruxelles-Capitale et la région de langue allemande.Chaque commune du Royaume fait partie d'une de ces régions linguistiques.Les limites des quatre régions linguistiques ne peuvent être changées ou rectifiées que par une loi adoptée à la majorité des suffrages dans chaque groupe linguistique de chacune des Chambres, à la condition que la majorité des membres de chaque groupe se trouve réunie et pour autant que le total des votes positifs émis dans les deux groupes linguistiques atteigne les deux tiers des suffrages exprimés.

Art. 5-La Région wallonne comprend les provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxembourg et Namur. La Région flamande comprend les provinces suivantes : Anvers, le Brabant flamand, la Flandre occidentale, la Flandre orientale et le Limbourg.Il appartient à la loi de diviser, s'il y a lieu, le territoire en un plus grand nombre de provinces.Une loi peut soustraire certains territoires dont elle fixe les limites, à la division en provinces, les faire relever directement du pouvoir exécutif fédéral et les soumettre à un statut propre. Cette loi doit être adoptée à la majorité prévue à l'article 4, dernier alinéa.

Art. 6-Les subdivisions des provinces ne peuvent être établies que par la loi.

Art. 7-Les limites de l'État, des provinces et des communes ne peuvent être changées ou rectifiées qu'en vertu d'une loi.

Texte coordonné du 17 février 1994



Lire aussi:

Le MR bruxellois défend l’implication la Région-capitale

Le groupe MR du parlement bruxellois a lancé mercredi une mise en garde contre toutes les tentations qui viseraient à mettre hors jeu la Région bruxelloise, dans le cas où discussions sur l’avenir institutionnel du pays seraient organisées au niveau des entités fédérées.
Par la voix de son chef de groupe Françoise Schepmans, la principale force de l’opposition au parlement régional a ainsi rejoint le ministre-président Charles Picqué (PS) pour qui il ne pourrait y avoir de grande réforme de l’Etat sans associer dûment la Région-capitale.
« Que cela concerne l’éventuel élargissement de la capitale à certaines communes périphériques, le refinancement de ses structures et, bien évidemment, l’extension de la régionalisation de compétences fédérales, il ne saurait y avoir de solution à la crise sans un dialogue franc mais respectueux, sans exclusives ni tabous, entre toutes les communautés linguistiques et les régions du pays », a souligné Françoise Schepmans.
Pour elle, il y a lieu de s’inquiéter devant les propos récents du ministre-président flamand Kris Peeters qui, comme certains élus du Nord du pays, s’est exprimé en faveur d’un fédéralisme à deux, Bruxelles n’étant pas considérée comme une Région égale aux deux autres.
« Le fédéralisme renouvelé se fera avec une Région bruxelloise égale à la Flandre et à la Wallonie, ou il ne se fera pas », a-t-elle averti.


La Wallonie consacre fédéralisme et Fédération
Le parlement wallon a approuvé une proposition de résolution affirmant un fédéralisme fondé sur trois Régions et la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles au travers de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La résolution établit une série de balises dans le cadre du débat communautaire : maintien de la solidarité interpersonnelle, par le biais de la sécurité sociale, et interrégionale, par le biais de la loi de financement, opposition à toute concurrence fiscale entre Régions ou à tout transfert de compétences qui ne s'accompagnerait pas des moyens adéquats, etc. Le texte insiste en outre sur la nécessité de reconnaître la Région bruxelloise comme une Région à part entière et soutient l'élargissement de celle-ci ainsi qu'une ratification sans réserve et sans délai de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales. Dans les couloirs du parlement, le ministre-président Rudy Demotte s'est réjoui du consensus auquel ont abouti le PS, le MR, le CDH et Ecolo.


Que faire de la dette en cas de partition du pays ?
Le rendement que le Trésor belge devrait offrir s'il émettait maintenant un nouvel emprunt est au plus haut depuis trois mois. Il s'agit là d'une conséquence de la crise politique, indique mercredi le site internet du journal De Standaard. Le risque étant devenu plus grand, le rendement des obligations d'Etat belges est à son plus haut niveau depuis trois mois, selon les chiffres d'ING et de la Deutsche Bank. Sur les marchés financiers, on attribue cette situation à "la plus grave crise politique qu'a connu le pays en 177 ans d'histoire". L'étranger "découvre" aussi tout à coup que l'inflation est plus grande en Belgique (5,7%) que dans la moyenne de la zone euro (4%). "Si la Belgique éclate", commente un spécialiste d'ING cité par De Standaard, "un débat gigantesque va avoir lieu pour savoir quelle région va supporter quelle part de la dette publique, avec tous les risques que cela comporte sur le paiement à temps des intérêts et pour le remboursement à temps des obligations qui arrivent à échéance". Un spécialiste de la Deutsche Bank se fait également du souci par rapport à un éventuel éclatement du pays. "La Belgique risque d'être bloquée pendant longtemps au niveau politique. Cette incertitude va maintenir la pression sur les obligations d'Etat", estime-t-il.

Updated
Négocier avec Bxl, exigent les députés bruxellois
17.07.2008, 12:13 Le parlement bruxellois se prononcera sur une proposition de résolution visant à exiger une participation de la Région bruxelloise aux négociations institutionnelles. Ainsi en ont décidé l’ensemble des formations démocratiques francophones et flamandes du parlement régional, non sans une certaine hésitation du groupe CD&V. Pour permettre l’examen de cette proposition de dernière minute, il a fallu procéder à une modification de l’ordre des deux jours derniers jours de séance plénière avant les vacances.


La Communauté germanophone veut également être présente
Si un dispositif de négociations impliquant les entités fédérées est mis en place, la Communauté germanophone veut y être présente, sans toutefois revendiquer un rôle en vue. "Nous voulons une petite place au coin de la table", a déclaré jeudi le ministre-président germanophone Karl-Heinz Lambertz.Cette revendication ne fait pas oublier à M. Lambertz que les Germanophones constituent en Belgique une minorité "jusqu'à la fin des temps". Ils n'ont donc, en dehors de la présence qu'ils revendiquent, aucune ambition particulière à faire valoir au cours de la négociation institutionnelle. Même si la Communauté germanophone ne s'est guère exprimée dans le contexte de la crise politique actuelle, il y a une chose qui n'est pas négociable aux yeux de M. Lambertz: "l'existence même de la Communauté germanophone comme entité fédérée".

mardi 15 juillet 2008

Où est le débat parlementaire ?

Le terminus pour le minus Leterme ?
La fausse Marseillaise du 21 était prémonitoire de la fausse Brabançonne du 14 juillet ?
Les tremblements de terre étaient-ils aussi prémonitoires ?

Ne tirons pas sur le pianiste: Dave Sinardet peut soutenir des propos complètement surréalistes dans un pays qui ne peut être que surréaliste et non plus démocratique:


"parce qu'il est vrai que c'est les partis politiques qui doivent trouver une solution pour la réforme de l'Etat"




Suite à la démission d’Yves Leterme, la réunion qui devait avoir lieu à la Chambre a été annulée.

Les jours passent mais ne se ressemblent pas
Faut-il se remémorer que la Région de Bruxelles-capitale devra attendre 1989 pour exister réellement, vu l'hostilité flamande à un fédéralisme à trois (et même au fédéralisme tout cours comme on le vit lors de la démission du Premier Ministre Léo Tindemans annoncée en pleine Chambre - fait sans précédent - en octobre 1978, démission qui torpille les projets de régionalisation du gouvernement et qui vaudra à son auteur l'hostilité du roi Baudouin Ier ?

mercredi 9 juillet 2008

Un plan B

Brève expresse: Bart De Wever, a déclaré qu’il fallait songer à un plan B, soit faire le saut vers le confédéralisme, en référence aux négociations difficiles sur la réforme de l’état.
"Nous sommes arrivés à un moment-clef"
"Le pire que nous pourrions faire serait d'accepter le statu quo"


Lire plus: Bart mandaté pour signer les demandes de congés

vendredi 4 juillet 2008

« Pour ceux qui doivent chauffer leurs piscines »

« Je suis un homme raisonnable, conscient des difficultés, je sais que c'est très difficile d'être au gouvernement, ce qu'on peut faire et ce qu'on ne peut pas faire, il y a l'épure budgétaire, mais je ne comprendrais pas que l'on ne réponde pas aux besoins des gens, aujourd'hui et pour l'hiver. »
Interviewé dans Le Soir, le président du PS a expliqué que la participation de son parti au gouvernement était en jeu.
Il est revenu à la charge, et aimerait:
un bonus fiscal de 1.250 euros par an pour tous les travailleurs au revenu imposable inférieur ou égal à 50.000 euros ; une hausse du salaire minimum, 1.300 euros au moins pour un temps plein ; 18 % d'augmentation des pensions en cinq ans, en tenant compte de l'index et de la liaison au bien-être ; des initiatives de soutien aux familles pour leurs frais de chauffage, via le fonds mazout, la baisse de la TVA sur le gaz et l'électricité, à 6 % (« elle est réduite en Grande-Bretagne, au Portugal… »), tout « en gardant, voire en relevant » le taux actuel de 21 % en fonction de la consommation, « pour ceux qui doivent chauffer leurs piscines » ; un 13e mois d'allocations familiales ; la mise à feu de l'Observatoire des prix…


[64] lmpg envoyer un message personnel dit le 4/07/2008, 11:27
sacré Di Rupo... Il avait déjà fait le coup du francophone bilingue en s'exposant aux caméras avec des journaux flamands sous le bras. Pas de chance: il parle le néerlandais comme une vache espagnole. Il nous avait déjà fait le coup du grand politique responsable qui-s'occupe-du-vrai-problème-des-gens (lui). Pas de chance, non plus: il ne pense qu'à son parti et à son avenir personnel. Il nous a aussi donné du "Le Roi a dit que", "le Roi pense que" pour parfaire son image de premier ministre potentiel, Grand Homme d'Etat. Pas de bol, le type n'a pas une once de crédibilité. Avec ou sans noeud pap', il restera toujours un clown...et un opportuniste.



[59] Alceste envoyer un message personnel dit le 4/07/2008, 10:51
C'est la fin Chacun essaye de se donner le beau rôle en vue des futures élections. Di Rupo essaye de ratisser large: il veut aider les contribuables gagnant moins de 50.000 €. C'est largement au-delà des cibles habituelles du PS. Comme on n'est jamais sûr des résultats des élections et de la composition des futurs gouvernements, les têtes pensantes du PS se recasent en urgence dans les administrations. Dernier exemple en date: Frédéric Delcors, chef de cabinet de Di Rupo au PS va prendre la tête de l'administration de la Communauté française et ce sur base de sa seule compétence, n'en doutons pas un seul instant (source: édition papier du Soir). Les rats quittent le navire, le naufrage est proche.



[70] chev envoyer un message personnel dit le 4/07/2008, 11:52
Maingain sert donc de bouc émissaire pour le PS en cas d'échec des négociations. Ca ne mange pas de pain, le FDF étant membre du MR. Di Rupo, qui ne fait pourtant absolument rien pour que la négociation avance( ses "exigences" le prouvent) , voit là un moyen de barrer le MR en cas d'élections anticipées. Ce n'est que de la stratégie pré-électorale. Et pendant ce temps-là, rien n'évolue... Quant à Maingain, il ne voit pas que ses déclarations se retourneront contre lui, car Milquet et Di Rupo préféreront l'en rendre responsable plutot que les partis flamands.



[74] Barjomen envoyer un message personnel dit le 4/07/2008, 12:04
scandalleux Petit monsieur, mettre sur le même pied la nva et le fdf montre que c'est un dangereux personnage, si j'étais le fdf je l'attaqueras en justice pour injure grave, décidement , il est vraiment temps qu'il s'en aille