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vendredi 10 septembre 2010

une "incongruité démocratique"

Gérard Deprez, sur Matin Première:

Si le MR participait aux négociations, on pourrait discuter entre francophones pour d'abord définir un "projet belge" qui listerait ce que l'on veut garder en commun (par exemple, toute la sécurité sociale et la Justice), et "tout le reste, on peut discuter".

Et c'est tout à fait possible avec le FDF:
"On peut reprocher à monsieur Maingain de le dire maintenant, mais il n'est pas le seul à l'avoir dit et que dit-il fondamentalement ? Que la situation dans la périphérie serait plus facile si les six communes à facilités autour de Bruxelles étaient rattachées à la Région bruxelloise et s'il y avait un lien territorial organique entre Bruxelles et la Wallonie. C'est une évidence".


Elargir Bruxelles est une bonne revendication, "cela réglerait tous les problèmes dans les communes à facilités", mais elle est difficile à matérialiser : les Flamands n'en veulent pas. Mais ce n'est pas pour cela qu'il faut l'abandonner, pense-t-il : "Regardez, il a fallu 30 ans pour faire aboutir la revendication flamande de séparation de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ils n'ont jamais abandonné. Nous devons continuer à plaider pour la solution la plus simple et la plus rationnelle".

mardi 9 juin 2009

Plus d'éthique: merci Didier !

Au MR, suivant l'excellent article de Francis Van de Woestyne de la Libre, on s’étriperait à fleurets mouchetés, Didier Reynders devant faire face à des critiques internes légitimes.

Je tiens en préambule à le préciser encore une fois pour les esprits chagrins et belliqueux, je ne suis ni membre ni militant du MR, ni d'aucune autre formation politique ou politisée, hier aujourd'hui et plus que vraisemblablement demain aussi.

Depuis le temps que le cirque des affaires existe et continue dans une relative indifférence politiquement correcte des acteurs et observateurs politiques, il fallait bien qqun pour faire le sale boulot. Didier. Who else ?
Les "deux autres" de "la bande des quatres" étant liés (avant on disait "scotchés") dans des majorités exécutive, soit en Wallonie, soit à Bruxelles. Fallait-il que cela "continue durer" ?




Si on prend un peu de recul, en envisageant que l'on fait de la politique pour "le citoyen" et non pour soi, le résultat ne sera-t-il pas immanquablement plus éthique ou niveau de la gouvernance du bien commun et pour le mieux de notre démocratie et de notre Société ?
On peut comprendre les frustrations de certains devant la nigauderie des électeurs, la perfidie de leurs tentateurs et la pâleur des éléments ostensibles qui font que la valorisation semble difficile à ceux qui se sont certainement investis corps et âmes dans un combat qu'ils pensaient juste.
Mais quelles que soient les formules de concrétisation des forces exécutives, demain un changement en matière de gouvernance sera en marche - petit ou grand, l'avenir nous le dira-, mais il existera et pour cela, un peu à l'image des fantassins parti à la conquête des plages normandes en quête de Liberté: merci, Didier !

Le comble de cette histoire, c'est que le chevalier bleu de la gouvernance périra peut-être sur la plage de la gouvernance. Comme le précisait Gérard Deprez, ce matin à la RTBF, il convient également de voir si, en des temps difficiles, il était bien idéal que le président du MR cumule la fonction présidentielle avec un haut poste ministériel ...


PS: Francis Van de Woestyne signe également une remarquable analyse de la Méthode Javaux: Ecolo et CDH, le petit Olivier :

Il semble évident qu’une négociation avec le MR, dirigé par Didier Reynders, sera délicate, voire vouée à l’échec. Pour le CDH en particulier. Et si le MR tombait entre les mains de Louis Michel ? Certains ont CDH se sont posé la question. Trop tôt pour y répondre.
Donc, à l’heure actuelle et même si le MR semble prêt à faire d’énormes concessions pour être dans la majorité bruxelloise, il semble que la préférence des écologistes et des humanistes soit de tenter de constituer une majorité de type Olivier avec le PS, à tous les niveaux de pouvoir.
Cela dit, ce choix met Ecolo face à un terrible dilemme. Car beaucoup d’électeurs ont, sans conteste, voté Ecolo dans l’espoir qu’il s’allie, in fine avec le MR et CDH et constitue ainsi une "Jamaïcaine’". Car une partie du progrès Ecolo, dans plusieurs endroits, résulte d’un vote anti-PS. Le MR et Ecolo ont été le réceptacle de suffrages anti-PS. Les électeurs Ecolo ne seront sans doute pas ravis de voir que les verts pourraient ramener le PS à la Région wallonne. Certains de ces électeurs en votant Ecolo, ont marqué leur réel désir de voir du changement en Région wallonne. Prendre les mêmes partenaires en ajoutant un peu de vert dans le programme gouvernemental et le Plan Marshall..., il risque d’y avoir des déçus chez les verts.
La difficulté, pour Ecolo, vient du fait que d’autres électeurs ont dû choisir Ecolo pour la raison inverse: sanctionner le PS tout en gardant l’espoir qu’Ecolo constitue quand même une majorité à gauche. C’est bien là une des ambiguïtés du vote Ecolo.



Lire aussi:
Une forme de “cartel” Ecolo - cdH?- 8 juin 2009
Tant pour faire jouer un effet de levier que pour se prémunir contre toute mauvaise surprise, Ecolo et cdH ont maintenant intérêt à s’encorder l’un avec l’autre. Ne cherchez pas ailleurs la raison pour laquelle Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant
ont annoncé une rencontre avec les humanistes ce mardi, pour donner le coup d’envoi des “consultations” préalables à la formation des gouvernements régionaux et communautaires.

Une grosse baffe pour Reynders 8 juin 2009
Je reviendrai demain sur les résultats des élections européennes et régionales en Belgique. Là, je reviens de RTL-TVi, où j’ai vécu une fort instructive (et bien sympathique) soirée électorale que je vous raconterai bien sûr.
A cette heure, contentons-nous d’en retenir l’essentiel: alors que toute l’Europe vire résolument ou consolide
à droite, Bruxelles et la Wallonie restent globalement “à gauche“, avec un gros rééquilibrage de celle-ci au profit du pôle écologiste.

samedi 21 février 2009

Le « cas » Rudy Aernoudt

Didier Reynders est convaincu que le laisser se présenter sous la bannière LiDé aux élections du 7 juin coûterait de précieux pour cent (ou dixièmes de pour cent) dans sa lutte électorale avec le PS.

Vendredi soir, après une réunion de deux heures clôturée par un vote, Aernoudt devient le bienvenu au MR, dans le cadre d'un contrat en trois points:

1- la troisième place sur la liste européenne lui est réservée.
2- son adhésion et celle de ses acolytes se feront à titre individuel :Ce n'est pas LiDé qui entre au MR.
3- seul le programme du MR compte ; pas question du manifeste en dix points.


Lire aussi:
Reynders accusé par le Conseil d’Etat d’avoir bâclé la réforme des Finances
Dans un arrêt récent, le Conseil d'Etat a annulé la composition du comité de direction du SPF Finances. Dans cet arrêt, il juge insignifiante la manière dont s'est attaqué le ministre des Finances à Coperfin, la réforme de l'administration des finances.

Lidé, c'est (déjà) fini
Emballez, c’est pesé. Pour prix de son adhésion au Mouvement réformateur, Rudy Aernoudt empoche un moelleux siège au parlement européen, soit un CDD de 5 ans assorti d’une plus que confortable rémunération et de quelques avantages extra-légaux. Ce sera certes un peu plus dur pour lui, depuis Strasbourg, de rendre aux Wallons l’espoir et la fierté qu’il leur avait promis, mais faut bien vivre, non?