
Honneur à une dame, au
cdHet au
Brabant wallon dans l'interview de la semaine.
Sylvie Roberti; qui êtes-vous ?Une jeune femme de 30 ans, engagée dans la vie active entendez par là la vie familiale, associative et professionnelle. Originaire de Perwez, je vis actuellement à Hélécine, commune du Brabant wallon.
J’ai 30 ans, mariée et maman de deux petits garçons de un et 4 ans.
Mon parcours se décline en deux thèmes principaux :
1. La jeunesse et l’éducation permanente. Je me suis engagée dans les mouvements de jeunesse dés mon plus jeune âge pour ensuite prendre les fonctions de présidente fédérale d’une grande fédération de mouvements de jeunesse foulard. Je suis aujourd’hui directrice d’une asbl d’éducation permanente qui mène des projets citoyens et je suis responsable du centre de formation du cdH
2. L’accompagnement et la santé. Psychologue de formation, je me suis spécialisée dans l’accompagnement des enfants et des ados confrontés au deuil et à la maladie grave et dans le soutien de leurs familles.
Donc, bien ancrée dans la vie associative et…familiale !
Quelles sont vos valeurs/convictions appliquées au quotidien ?L’entraide, la créativité, le fait de relever des défis, prendre des responsabilités, l’esprit d’entreprendre, le vivre ensemble, l’esprit critique et voir positif ! Ces valeurs sont celles que j’ai notamment apprises dans les mouvements de jeunesse !
Le fait de travailler avec des familles en difficulté, me permet de relativiser beaucoup de choses ! Je suis impressionnée par leurs capacités à rebondir et à avancer car la vie en vaut la peine ! C’est cela qui m’a donné envie de faire de la politique, porter ces combats à un autre niveau avec les convictions qui m’ont toujours guidée ! C’est aussi
le fameux CRACS que l’on évoque souvent dans le secteur associatif jeune ! Citoyen Responsable Actif Critique et Solidaire ! Pour moi, ça résume ce qui a toujours été et est toujours un beau défi !
Quelle est votre implication politique actuelle ?
Je suis d’abord une militante, qui croit en un certain projet de société et qui essaye par les gestes du quotidien, les rencontres avec les citoyens et les débats d’idées de rendre plus agréable notre existence et celle des autres qui nous entourent.
Sinon, je n’ai pas encore de mandat, pour bientôt peut-être… Pouvoir mettre tous ces temps d’écoute et de partage vécus avec certains depuis quelques années, à la disposition d’un plus grand nombre de citoyens serait un beau pas supplémentaire dans mon engagement.
Pour rappel, je suis entrée en politique en 2007, avec les élections fédérales, j’étais 3e sur la liste du sénat. Cela m’a permis d’être dans le bain tout de suite et d’être en contact avec les citoyens. Après cette immersion, j’ai eu besoin de prendre un peu de recul, j’ai eu mon 2e garçon et des soucis de santé qui m’ont permis de garder les pieds sur terre et de garder mon cap : représenter les citoyens et particulièrement ceux qui s’engagent pour d’autres. Je pense au secteur associatif bien sûr mais aussi aux jeunes qui pour s’engager ont besoin d’être rassurés sur leur avenir et sur le fait d’obtenir un emploi et d’avoir un logement décent !
Par mon travail, et en pleine forme, j’avance vers ce cap-là !
Et à venir, surtout ? J’espère vraiment siéger au parlement wallon et à la communauté française !
Quels sont vos projets politiques principaux et ceux défendus par votre parti ?
Je compte orienter l’action politique vers l’avenir et la créativité !
Concrètement pour moi, cela implique de :
- Soutenir
les jeunes en relayant leurs projets pour les amener à devenir des citoyens actifs et responsables en mettant notamment en œuvre avec et pour les jeunes
un plan « 15-25 ».
- Favoriser à l’école
l’éducation citoyenne, la créativité, l’esprit critique, des relations constructives et respectueuses avec ses pairs et les adultes, et ce de manière transversale dans tous les cours.
- Accompagner
les enfants et familles qui traversent des difficultés comme le deuil, la maladie et le handicap.
- Equilibrer de façon harmonieuse
vie privée et vie professionnelle ( créativité dans les modes de garde d’enfants, activités extra-scolaires, dans la mobilité et en matière de logement…)
-
Investir dans le secteur associatif en valorisant les professionnels du secteur
- Promouvoir l’épanouissement personnel de chacun et
l’engagement collectif de tous en valorisant l’engagement bénévole (jeunesse, associatif santé, intergénérationnel,…)
- Sensibiliser chacun aux gestes quotidiens pour préserver
un environnement sain pour les générations actuelles et futures
La Belgique, la Francophonie et Bruxelles, dans tout cela ?
La Belgique : oui, encore et toujours. La Francophonie, si c’est la Communauté française bien sûr. Pour moi, il est important d’avoir un cap commun ! Notamment pour le plan « 15-25 ». Si nous voulons un plan fort au sein de l’espace francophone, il est important d’impliquer et de mobiliser l’ensemble des ministres compétents (enseignements, sports, culture, jeunesse, aide à la jeunesse, familles, insertion,…) en vue d’augmenter le soutien et la qualité de vie des jeunes ! La législature qui s’achève le démontre en suffisance : là où il y a synergies entre les entités fédérées, la majorité a réussi de belles politiques : les mesures liées aux pouvoirs d’achat, à la création de crèches…
Quand j’étais présidente d’un mouvement de jeunesse, c’était pour tous les jeunes et il est important, à l’heure où la mobilité des jeunes, la mobilité des travailleurs est importante d’avoir une approche globale et décloisonnée.
Il est important d’avoir une coordination entre les différents niveaux de pouvoir
Et Hélécine ... ?L’idée globale est de ne pas saucissonner le jeune ! Les politiques de l’enfance, de la jeunesse, de l’enseignement, du sport et de la culture sont étroitement liées, chacune concerne le parcours de la vie d’un jeune. Elles devraient être menées de façon concertée et transversale.
A Hélécine, l’équipe en place met toute son énergie pour proposer une politique globale, transversale et concertée ! Le chantier est entamé et il y a beaucoup de défis à relever. Notamment, celui du logement des jeunes familles et de la garde des enfants ! Encore une fois place à la créativité ; et le bourgmestre et son équipe en ont !
Joëlle Milquet, un ou une chef(fe) ? Une présidente ! ;-)
Un petit avis sur:
Francorchamps : au delà d'un outil sportif de qualité, ce qui est reconnu par tous, c'est aussi un outil économique et donc une vitrine pour la Région wallonne. D'autant plus utile dans le contexte de relance économique qui est le nôtre. Mais évidemment cela a un coût qui est très élevé, j'en conviens. Je fais le vœu que les nouveaux organes de gestion puissent rapidement permettre l'équilibre financier du circuit, et pourquoi pas, dégager des bénéfices afin de permettre des investissements utiles à notre économie.
Les intercommunales : leur nombre a diminué de moitié, passant de 112 à 56. Et évidement, avec une réduction conséquente du nombre d'administrateurs. Le but est double : économies d'échelle et gestion plus efficace. Tout bénéfice pour le citoyen. Mais il restera des choses à faire pour encore améliorer leur gouvernance, notamment en termes de transparence et d'amélioration du service au public. Ce qui est leur premier rôle, est-il besoin de le souligner.
Missions parlementaires : c’est maintenant encadré et c’est une bonne chose. Il est important de mettre des limites et un cadre clair pour que les élus et les citoyens puissent s’y retrouver !
La conciliation vie professionnelle-vie familiale : un vrai défi ! et j’en parle en connaissance de cause ! On a pas encore trouvé les solutions qui permettent d’accompagner les parents, et en particulier les femmes dans ce domaine ! Pour moi, il faut réfléchir dans sa globalité en prenant en compte les problèmes de mobilité, de logement, de garde des enfants, d’accueil extra-scolaire et de réseau associatif qui peut soutenir les parents dans leurs choix professionnels et familiaux
L’accompagnement des enfants et des familles qui vivent des difficultés… est un thème qui me tient particulièrement à cœur, quand tout bascule, quand les familles sont sous le choc, (maladie, deuil, accident,…) il est important de leur proposer un lieu, un espace où elles peuvent s’exprimer sur ce qu’elles vivent, être informées de ce qui existe, de ce qui est possible de faire pour prendre alors leurs propres choix.Beaucoup d’initiatives et d’asbl existent avec des personnes formidables qui ne comptent pas leurs heures ! Il est important que leur travail soit reconnu et soutenu. C’est là une des raisons de mon engagement en politique !
L’enseignement francophone : je fais confiance aux enseignants, directeurs et PO ! C’est eux qui sont sur le terrain et en travaillant ensemble et pas l’un contre l’autre, politique, monde de l’école et monde extra-scolaire, on arrivera à donner toutes les chances aux jeunes ! Le chantier est ouvert !
J'aime/j'aime pas ...J’aime répondre à cette interview ! J’aime ce que je fais, J’aime avoir le sentiment d’être utile et de prendre part à la société de demain !
Je n’aime pas l’agressivité gratuite et les critiques faciles et non- construites !
En dehors de la politique …
J’aime faire des rencontres, lire, discuter, philosopher et surtout passer des moments entre amis et bien sûr…en famille, mon mari et mes p’tits lous !
Je voulais aussi ajouter pour terminer que …. j’ai un blog
http://www.sylvieroberti.be et
un compte twitter qui attend vos remarques, suggestions, coups de gueule et … coups de cœur !
Merci !
C'est moi qui vous remercie pour la clareté et la maturité de vos explications; il est toujours agréable de faire la connaissance de nouvelles têtes motivées, pour s'occuper du bien commun.Lire aussi:
Sylvie Roberti (CDH) : « L’associatif ne connaît pas la crise »
Ancienne Présidente des grandes fédérations de mouvement de jeunesse, Sylvie Roberti a rejoint le parti de Joëlle Milquet en 2007. « Je me suis rendu compte que le CDH faisait beaucoup pour les mouvements de jeunesse. »