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vendredi 12 juin 2009

Fraude à la Loterie nationale

Brève: La Loterie nationale aurait détecté – et caché – en 2008 une immense fraude impliquant des vendeurs véreux gardant pour eux des billets gagnants du Lotto.


Updated
Lire aussi:
Scandale: la Loterie vous cache une méga-fraude!

Des gagnants grugés de millions d’euros. La Loterie s’est tue.
Incroyable! La Loterie nationale a détecté (et caché) en 2008 une immense fraude impliquant des vendeurs véreux gardant pour eux des billets gagnants du Lotto. Des dizaines de joueurs lésés sans le savoir de plusieurs centaines de milliers d'euros.

Le scandale, volontairement caché par le grand patron de la Loterie Yvan Pittevils, remonte à 2007, quand une employée de son service s'en va valider un billet de Lotto dans une librairie de la région de Gembloux. L'employée avait vérifié ses numéros, et sait alors le ticket gagnant. La somme est minime, certes, mais le gestionnaire du point de vente, après avoir passé le billet dans le terminal de la Loterie lui affiche une mine déconfite: rien, nada, zéro. L'employée ne demande pas son reste: elle a compris que son vis-à-vis a subtilisé son ticket pour valider devant elle un autre billet, perdant. L'arnaque est découverte.
L'employée avertit alors son patron, Yvan Pittevils. Dont les services pondent une note assassine: le système de contrôle de la Loterie est défaillant, l'amateurisme règne, il faut réagir. Mais le scandale est là, et la note reste dans un tiroir.


Loterie et gros gagnants: Reynders scandalisé par la pratique
Le ministre des Finances Didier Reynders a qualifié de scandaleuse et inacceptable l'attitude de la Loterie nationale qui a menti délibérément sur l'identité des grands gagnants. Il a demandé un rapport au président du Conseil d'administration sur cette pratique.
Le ministre a été interrogé jeudi à la Chambre par Georges Gilkinet (Ecolo), Bruno Tuybens (sp.a) et Valérie Déom (PS) sur l'information selon laquelle la Loterie a menti pendant des années sur l'identité des grands gagnants.
Didier Reynders s'est dit "scandalisé" par l'annonce faite par un ancien directeur du marketing que la Loterie avait délibérément menti pendant des années sur l'indentité des gros gagnants. "C'est inacceptable", a-t-il ajouté.
"Je comprends que la Loterie ait voulu préserver l'anonymat des grands gagnants mais alors on ne donne pas d'information mais en tout cas pas de fausses informations", a encore dit Didier Reynders.
Le ministre a indiqué qu'il avait demandé un rapport au président du Conseil d'administration afin qu'il lui fournisse toutes les informations sur cette pratique de la Loterie. Il veut notamment savoir si la décision d'utiliser ce mode de communication a été prise par le seul directeur du marketing ou si d'autres personnes ou instances étaient concernées.
Il a ajouté qu'il communiquerait ce rapport à la Commission ad hoc de la Chambre.
"Je crois aussi qu'il serait bon que la commission organise une audition du président du Conseil d'administration de la Loterie", a-t-il conclu.

Olivier Henin nommé à la Loterie Nationale
Olivier Henin, le chef de cabinet du ministre des Finances Didier Reynders a été nommé, par un arrêté royal du 4 mars 2009, commissaire du gouvernement auprès de la Loterie nationale. Selon le journal De Morgen il s'agirait d'une "récompense".
Olivier Henin a été auditionné ces jours-ci devant la commission parlementaire sur la séparation des pouvoirs. Son témoignage au sujet d’une réunion avec les autres chefs de cabinet a été contredit par les trois autres directeurs de cabinet. Le ministre Didier Reynders a réaffirmé ce mercredi qu’Olivier Henin n’a pas eu connaissance du contenu de l’avis qu’allait émettre le ministère public le 6 novembre.


Edmée De Groeve a pris ses fonctions à la présidence du Conseil d’administration de BSCA
Le conseil d’administration de BSCA s’est réuni ce vendredi 16 juin.
Désignée par le Gouvernement wallon en date du 8 juin, Mme Edmée De Groeve y a pris ses fonctions de Présidente du conseil.

vendredi 7 mars 2008

Le SPF Finances est-il fiable ?

Des contacts que je puisse avoir au sein de cette administration, il en ressort que la particratie mène la guerrilla à outrance à la bonne gouvernance et donc au bon fonctionnement de cette administration.

On se souviendra de la tentative de déstabilisation orchestrée vers la fin de la campagne électorale, quand le supputé futur premier ministre francophone Elio I avait reçu très médiatiquement des organisations syndicales issues du sérail, venues se plaindre du Ministre en place; Elio I, médiateur impartial, évidemment.

Ceci se déroulait dans le long feu de l' affaire de l'administrateur général des impôts PS , Jean-Marc Delporte ("l'affaire des 800 millions € disparus dans la nature" ), qui perdait toutefois la compétence sur l'enrôlement... mais que l'on retrouvera dans la foulée à la Loterie nationale par un tout de passe-passe.

Que dire aussi de Marco Van Hees et de son ouvrage certes intéressant, mais qui ne recèle pas la moindre information autre, que celle de faire état d'une fiscalité libérale et non communiste, comme il le désirerait. "Tout ça, pour ça"

Dans la foulée, il y a ce déluge de crétineries débitées dans la presse, les blog, ... sur les intérêts notionnels: parfois de très bonne foi, parfois manipulés par des organes politiques retords.
J'ai traité moult fois et en désespoir de cause le sujet; ce monde est réellement désespérant.

Ces derniers jours, à peine approuvé, le budget 2008 de l’État sera difficile à tenir et est déjà malmené. Les prévisions de recettes et de trésorerie sont mauvaises. Le contrôle de juillet s’annonce délicat pour le gouvernement.

Le Ministre du Budget n'est-il pas monsieur Leterme, pourtant interpellé à ce sujet à la Chambre, c'est le ministre des Finances, Didier Reynders qui a indiqué incidemment, qu’il n’était pas responsable des estimations ayant servi à confectionner le budget.
Ces estimations, a dit le ministre, ont été établies par le service d’études du SPF Finances, auteur du rapport alarmiste sur les rentrées du mois de janvier…

Allez comprendre !

Lire plus:

Le coût des notionnels serait de 2 milliards
Une analyse du service d'études du SPF-Finances, qu'un vent favorable a acheminé à la rédaction de « L'Echo », conclut à un coût brut de 2 milliards d'euros pour le dispositif des intérêts notionnels. Divers éléments, dont le maintien de l'activité des centres de coordination en Belgique, ramènent le coût net à 763 millions, calcule l'administration. Initialement, la mesure devait être budgétairement neutre, pour un coût brut de 560 millions.L'étude ne voit pas trace, à l'heure actuelle, d'un effet des notionnels sur une hausse des investissements ou de la base taxable.
Une analyse du service d'études du SPF-Finances, qu'un vent favorable a acheminé à la rédaction de « L'Echo », conclut à un coût brut de 2 milliards d'euros pour le dispositif des intérêts notionnels. Divers éléments, dont le maintien de l'activité des centres de coordination en Belgique, ramènent le coût net à 763 millions, calcule l'administration. Initialement, la mesure devait être budgétairement neutre, pour un coût brut de 560 millions. L'étude ne voit pas trace, à l'heure actuelle, d'un effet des notionnels sur une hausse des investissements ou de la base taxable.
Par ailleurs, le SPF-Finances a recensé les recettes fiscales du premier mois de l'année.
Très inquiétant : une baisse de 9,3 % alors que le budget table sur une croissance annuelle de 6,25 % ! Cela crée un déficit de trésorerie de 723 millions.

La Belgique, pôle de croissance central pour la Deutsche Bank
La Deutsche Bank connaît une croissance spectaculaire dans notre pays, comme un peu partout en Europe.Mais la croissance interne, a priori moins chère que la recherche de la taille à tout prix, garde la priorité pour le groupe bancaire allemand. C'est en substance ce qu'a indiqué Rainer Neske, responsable du département banque de détail de la Deutsche Bank

indice pivot devrait être dépassé en avril
L’indice pivot pour les allocations sociales et les salaires dans le secteur public, qui a déjà été dépassé en décembre 2007, devrait à nouveau être franchi en avril 2008, soit un mois plus tôt que prévu, selon les prévisions mensuelles d’inflation du Bureau du plan rendues publiques vendredi.

La CBFA ouvre une enquête sur une fuite à l'intérieur de la BNB
La CBFA déterminer qui au sein de la Banque nationale a organisé une fuite révélant que l'institution financière a bénéficié du mécanisme des intérêts notionnels. Le ministre des Finances avait suggéré mercredi que le gouverneur de la Banque nationale, Guy Quaden, soit entendu au plus vite en Commission de la Chambre.

Après un cru 2006 hors norme, la CNP atterrit en douceur
Le holding amiral du groupe Frère, a dégagé à l'issue de 2007 un résultat courant consolidé restreint.

samedi 1 mars 2008

Les privatisations en Belgique

Je rapportais ici un-et-le message pré-formaté, du type dont on a déjà diserté ici.

Je tombe sur un article d'un intérêt extrême sur "Les privatisations en Belgique. La mutation des entreprises publiques 1988-2008", de Jacques Moden, Collaborateur extérieur du Crisp que voici:
« Les privatisations n’ont guère contribué à la réduction de la dette publique » 28 février 2008

En vingt ans, l’État belge a privatisé les institutions publiques de crédit et la plupart des entreprises publiques, partiellement ou totalement. Exit la RTT, devenue Belgacom, société privée cotée en Bourse, dans laquelle l’État détient encore la majorité ; exit la Sabena, qui s’est « crashée » après un mariage raté avec Swissair ; exit la CGER, aujourd’hui intégrée au premier groupe financier du pays, Fortis ; etc.

La privatisation des entreprises publiques était devenue, dès le début des années 80, l’un des leitmotivs de la vague néolibérale. Notre pays est resté longtemps à la traîne. Mais, quand bien même l’idéologie n’a jamais été un moteur des privatisations en Belgique, le niveau d’endettement public suffisait à nourrir le désir des différents gouvernements successifs de céder les « bijoux de famille ».

Il n’existe aucun rapport officiel qui trace le bilan des privatisations.
  • Quelle fut la motivation principale des privatisations ?
  • Permettre à ces entreprises de se développer, en leur facilitant l’accès au marché des capitaux ou en les adossant à un partenaire présumé solide ?
  • Ou, de manière opportuniste, permettre au gouvernement de boucler, année après année, son budget ?

Le mouvement de privatisation a commencé dès la fin des années 70 en Grande-Bretagne, quand Margaret Thatcher est devenue Premier ministre.
En France, l’essentiel des privatisations a eu lieu dans les années 80.
En Belgique, les privatisations n’ont commencé qu’en 1992-1993. D’une part, il fallait respecter les critères du Traité de Maastricht pour pouvoir intégrer l’Union économique et monétaire – et, partant, réduire l’endettement public.
D’autre part, ces entreprises avaient besoin d’argent frais que l’État, impécunieux, était incapable de leur fournir.
Ainsi, par exemple, les fonds propres des institutions publiques de crédit (Crédit communal, CGER, SNCI, OCCH…) étaient insuffisants au regard des normes bancaires. Le problème était manifeste à la CGER. Il était beaucoup moins pressant au Crédit communal. Mais, après la fusion avec le Crédit local de France, les communes, qui détenaient 50 % du nouvel ensemble, n’ont pas beaucoup hésité quand elles ont vu ce qu’elles pouvaient retirer de la vente de leur participation (NDLR : le holding communal détient encore 15 % de Dexia).


En règle générale, l’État, incapable de recapitaliser ses entreprises, a dû rechercher des partenaires privés. C’est évident dans le cas de La Poste : le partenaire danois a apporté du capital dans La Poste (et non dans les caisses de l’État), en échange d’une participation.
Les objectifs ont-ils été atteints ?
Les privatisations n’ont guère permis de réduire la dette publique, tous niveaux de pouvoir confondus.


Combien les privatisations ont-elles rapporté à l’État ?
Les estimations vont de 15 à 25 milliards d’euros. Mais les chiffres sont contestés et contestables. Ainsi, par exemple, l’État a revendu le portefeuille de crédit de l’OCCH pour 3 milliards de francs, après avoir réinjecté… 5 milliards de francs pour effacer l’endettement et éviter la faillite de l’institution. Je propose une estimation prudente : 17 milliards d’euros (y compris la vente de Cockerill par la Région wallonne et de la participation de la Région flamande dans Sidmar, mais hors ventes de biens immobiliers).
En comparaison, la dette a culminé à 300 milliards d’euros ! Les privatisations n’ont donc pas contribué à améliorer de manière décisive nos finances publiques.

Pour les entreprises, si l’on fait exception de la Sabena et de la RTM (Régie des transports maritimes) le bilan est plutôt positif : globalement, elles sont en meilleure santé qu’il y a quinze ans, ayant été confortées (par exemple, Belgacom ou le Crédit communal) ou intégrées dans des ensembles plus solides (comme la CGER ou Distrigaz). Un nombre relativement restreint est passé sous contrôle étranger : c’est le cas de Distrigaz, du Crédit agricole, de la SPE, de Biac, de Cockerill Sambre.
Mais l’emploi a trinqué. Chez Belgacom, par exemple, les effectifs ont été réduits de 42 % !
Les réductions d’emploi ont été importantes. Vous citez Belgacom, mais toutes les entreprises de téléphonie ont considérablement réduit leurs effectifs. Peut-être l’emploi aurait-il moins diminué si ces entreprises étaient restées publiques. Mais les effectifs de la SNCB, par exemple, se sont également contractés, de 19 % en quinze ans.








Dans le cas de la Sabena, l’alliance avec Swissair devait permettre le sauvetage de la compagnie aérienne nationale. Mais l’aventure s’est terminée par un naufrage. Les responsabilités de l’État dans cette mésaventure n’ont jamais été éclaircies. On a même accordé la décharge aux représentants de l’État belge au Conseil d’administration de la compagnie…
Une commission parlementaire a été mise sur pied, mais aucun responsable n’a été désigné nommément.
En réalité, quarante gouvernements successifs portent une responsabilité : la Sabena n’a jamais disposé des moyens financiers dont elle avait besoin et s’était hyperendettée. Air France, un moment intéressée, s’est retirée. Je crois qu’il était trop tard pour sauver la compagnie. L’alliance avec Swissair n’a rien arrangé.
On a souvent reproché à l’État de vendre ses participations au rabais. L’exemple le plus souvent cité est celui de la CGER, dont la première tranche de 25 % a été cédée contre 15 milliards de francs, et la quatrième, contre 50 milliards…
Au moment où l’État a cédé la première tranche du capital de la CGER, personne n’a dit qu’on vendait trop bon marché… Il est exact que l’État a vendu pour une bouchée de pain la SNI, qui détenait une participation de 50 % dans Distrigaz. Mais à l’époque, tout le monde se réjouissait de l’opération.

En revanche, les ventes d’immeubles publics en vue de leur relocation ont suscité plus de controverses…
Les opérations de vente puis de relocation d’immeubles (sale and rent-back) – l’essentiel des ventes d’immeubles par l’Etat – ont rapporté deux milliards d’euros. Mais selon la Cour des comptes, elles coûteront plusieurs milliards sur le long terme.
Pourquoi les avoir réalisées ?
Parce qu’il fallait boucler le budget de l’État. Ainsi, il est symptomatique que les ventes d’immeubles aient généralement été décidées au mois de décembre !


"[3] PAPY2 envoyer un message personnel dit le 28/02/2008, 22:26
Sale and rent-back Si on n’a pas d’argent et des immeubles inadaptés, il est préférable de les vendre avant qu’ils ne tombent en ruine.--- Après remise aux normes modernes l’acheteur les louera à l’Etat généralement pour une longue période---. Les immeubles sont souvent récupérés à la fin du bail dans l’état où ils se trouvent et le loyer prévoit généralement un montant pour la rénovation tous les 25 ans. ----Les fonctionnaires travailleront ainsi dans des conditions décentes, l’Etat est généralement un mauvais gestionnaire d’immeuble, l’acheteur qui possède souvent plusieurs immeubles dans le même quartier à intérêt à conserver un certain standing aux immeubles et il dispose pour ce faire d’un personnel spécialisé.----Pour le budget ce procédé permet d’éviter des fluctuations importantes obligeant à postposer et à attribuer des priorités source de conflits
"







Il n’y a jamais eu de rapport officiel sur les privatisations. Pourquoi ?
Le Bureau du Plan a réalisé deux bilans comptables des privatisations. Mais au delà, rien. Le parlement a pu de temps en temps poser l’une ou l’autre question sur telle ou telle opération… Mais le débat annuel sur lequel s’était engagé en son temps le ministre des Finances, Philippe Maystadt, n’a jamais eu lieu. Il est vrai qu’à la différence d’autres pays, la Belgique n’a pas eu de loi qui fixait le cadre des privatisations. Et puis, il existait, en Belgique, un consensus, toutes familles politiques confondues.

Pensez-vous que le processus de privatisation soit achevé ?
L’État est encore actionnaire de grandes entreprises, soit totalement – la SNCB – soit majoritairement – Belgacom ou La Poste. La cession de la participation dans Belgacom ne poserait pas de problème ; elle pourrait intervenir très rapidement.
La SNCB, quand elle aura retrouvé la rentabilité financière, pourrait suivre – à l’exemple des chemins de fer allemands, qui sont prêts à être introduit en Bourse.
La Loterie nationale pourrait être privatisée – bien que la perspective de voir l’entreprise perdre son monopole en réduise la valeur – ou les autoroutes. Voire la Sécu, comme en Suisse, mais dans ce dernier cas, cela ne rapporterait rien à l’État.

Ouvrage à lire d'urgence, donc !

mercredi 16 janvier 2008

Un audit sur les subsides de la Loterie Nationale

J'en parlais déjà ici, suite à la demande de Didier Reynders.

Ecolo/Groen! demande un audit
Deux députés Ecolo-Groen! ont sollicité la Cour des Comptes afin qu'elle réalise un audit sur les subsides de la Loterie Nationale répartis par le gouvernement fédéral, a indiqué le parti mercredi dans un communiqué. Les sommes concernées - plus de 225 millions d'euros redistribués chaque année - échappent à tout contrôle public, relèvent les députés Meyrem Almaci et Georges Gilkinet.

mercredi 9 janvier 2008

Audit à la Loterie nationale

La loterie a 30 ans cette année.
L'année dernière, elle a enregistré un chiffre d’affaires de 1,17 milliard d’euros.
Didier Reynders a la tutelle de la Loterie nationale dans ses attributions et veut faire mener un audit sur les flux financiers de l’institution.




"Pour la première fois depuis une dizaine d’années, la démarche va changer puisque le ministre de tutelle, qui doit quand même proposer la plupart des décisions de répartitions, est francophone »
Et se souvenir:

Ivan Pittevils - 10/05/2007

Passer de l'ombre à la lumière est souvent un exercice délicat. Et pour Ivan Pittevils, chef de cabinet de Marc Verwilghen qui deviendra le nouvel administrateur délégué de la Loterie nationale en juin, cela semble bien pire que cela.
Ce Louvaniste, âgé de 54 ans, est la discrétion même. Au point de fuir volontiers la presse. L'homme, qui a accompli l'essentiel de sa carrière au ministère des Finances, devra pourtant s'y faire.

En tant que patron de l'une des plus importantes institutions publiques, il sera souvent sous les feux des projecteurs.
Etiqueté VLD comme son prédécesseur Joseph-Emile Vandenbosch, Ivan Pittevils est l'un des passagers du dernier train de nominations politiques de la législature _ son nom avait aussi été cité pour prendre éventuellement les rênes de la CREG (Commission de régulation de l'électricité et du gaz).


Mais à sa nomination à la tête de la Loterie national - un poste qui revenait aux libéraux flamands, la présidence du conseil d'administration étant occupée par le socialiste Jean-Marc Delporte jusqu'en juillet 2008 _, le PS a posé une condition : retirer le recours que le futur CEO avait déposé devant le Conseil d'Etat contre la nomination de Jean-Marc Delporte au poste de numéro deux de l'administration fiscale. Un recours qu'il était en passe de gagner.

Enquête à la Loterie Nationale - 04 octobre 2006
L'entreprise de publicité Karamba dément être impliquée dans une possible magouille financière au sommet de la Loterie Nationale. Les enquêteurs s'intéressent à de possibles malversations de la part de la direction de la Loterie Nationale. Ils examineraient plus particulièrement le rôle du directeur marketing, Marc Frederix.
Dans un communiqué, Karamba a expliqué que l'attribution des contrats n'avait jamais été favorisée et qu'aucune commission n'avait été octroyée à Marc Frederix, le directeur marketing de la Loterie Nationale.
Marc Frederix, actuel directeur marketing de la Loterie Nationale a quitté Karamba en février 2003. Depuis cette date, rappelle Karamba, plus aucun contrat n'a été signé entre la Loterie Nationale et Karamba. L'entreprise précise qu'elle n'a jamais donné de commission à M. Frederix.
Karamba a déclaré qu'elle souhaitait collaborer pleinement avec la justice et cela dans "la plus grande transparence". La firme déplore que son nom ait été associé à d'éventuelles infractions.
La justice bruxelloise a mené mardi une perquisition au siège central de la Loterie Nationale. Les enquêteurs s'intéressent à de possibles malversations de la part de la direction de la Loterie Nationale. Ils examineraient plus particulièrement le rôle du directeur marketing, Marc Frederix. Le juge d'instruction Patrick De Coster a fait perquisitionner son domicile privé et plusieurs étages du siège central de l'institution à Bruxelles et ailleurs. Les perquisitions ont été confirmées par le parquet.
Depuis le premier mars 2003, la direction du marketing est aux mains de M. Frederix, qui a auparavant travaillé pour la Loterie via l'agence de publicité Karamba. La justice le soupçonne d'avoir en tant que directeur du marketing -même de manière indirecte- confié des contrats à Karamba et par là à des entreprises liées.


Carl De Moncharline
Vous êtes consultant pour la Loterie Nationale. Ca confirme le mythe selon lequel tous les proches de Di Rupo s’y retrouvent ?
Encore un mythe qui va tomber. Vincent Hotyat, l’un des administrateurs de la Loterie nationale, est un jour venu me voir en me disant qu’il me connaissait mais que je ne le connaissais pas. Il m’a proposé de lui donner des conseils pour faire des flyers, et ils ont apprécié mon travail…
Ce Vincent Hotyat fait bizarrement partie des témoins privilégiés qui ont déchargé Di Rupo dans l’affaire Trugsnach…
Sans être naïf, pourquoi n’y a t-il pas de guerre civile dans ce pays ? Parce qu’à un moment donné, il y a un partage du pouvoir dans sa globalité. Toutes familles politiques confondues, il y a, à un moment donné, des postes dans toute une série de domaines où l’on positionne des gens qu’on connaît, des gens de confiance. Est-ce du copinage pour autant ? Je ne pense pas. Mais de toute façon, chaque décision doit être acceptée en tripartite ou en quadripartite, donc ce n’est pas possible.