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vendredi 12 février 2010

Citta Verde à Farciennes

Qui veut la peau de Philippe Henry ? 12.02.10
Philippe Henry, ministre Ecolo de l'aménagement du territoire, est attaqué de toutes parts. On l'accuse de bloquer des dossiers de développement économique et de mettre des emplois en péril. La tension est vive au sein du gouvernement wallon. Ce matin il vient s'expliquer sur la Première.

"je ne pense pas que dans les communes les plus pauvres, c’est d’abord en multipliant les commerces, que l’on va forcément créer de l’emploi durable"


BH : Rudy Demotte a annoncé hier que ce dossier « Citta Verde », une promotion immobilière à Farciennes, que vous avez refusée, sera rediscutée en Gouvernement. Est-ce qu’en disant cela il ne court-circuite pas votre décision, Rudy Demotte ? Est-ce qu’il passe ce pas au-dessus de vous ?
- Mais non, parce qu’en fait la décision a été prise. On est au bout de la procédure, sur ce dossier-ci et ça a été bien acté au niveau du Gouvernement. C’est vrai qu’il y a une différence d’appréciation entre plusieurs ministres, sur ce dossier-là et c’est vrai que c’est un dossier qui est difficile. J’ai moi-même pris mon temps, pour prendre la décision et je vous avoue que ce n’était pas une décision facile. C’est une décision pour laquelle il fallait vraiment mesurer l’ensemble des aspects. Je pense simplement que ce que le Ministre-président a voulu dire, dans la mesure où il a en même temps tout à fait confirmé la confiance qu’il avait dans l’ensemble de ses ministres, c’est simplement qu’il était bien sûr utile que l’on ait des discussions au Gouvernement, sur un certain nombre de sujets à l’avenir et que l’on affine effectivement la discussion, sur un certain nombre de choses.
BH : Donc on va en rediscuter de ce dossier ?
- Et je l’ai moi-même dit au Gouvernement. Je n’ai aucun problème qu’on discute, qu’on s’explique, qu’on affine les choses, dans la mesure où dans le cadre de la déclaration de politique régionale, il est prévu qu’on travaille sur un schéma de développement commercial ; et donc on devra en parler. Mais ce dossier-ci…
BH : Mais de ce dossier-là, il est fini ou pas ? C’est ça que je voulais savoir. « Citta Verde » on va encore en parler en Gouvernement wallon ou pas ?
- On peut en parler, mais la procédure en tant que telle, est terminée…




Lire aussi:
Città Verde: le ministre Henry seul contre tous

La décision de casser le permis unique de Città Verde fait beaucoup de bruit. Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas l'attitude du ministre Ecolo, Philippe Henry, qui apparaît assez isolé dans ce dossier.



Philippe Henry : taper sur le maillon faible ?
Philippe Henry est clairement la cible de toutes les critiques depuis 48 heures. C’est vrai de la part de l’opposition. C’est le cas aussi de la part de la majorité. Tous les ministres du gouvernement wallon ont critiqués sa décision. Cela vaut la peine pour comprendre de revenir un peu en arrière. Nous sommes mercredi soir, un peu avant 19 heures, le conseil restreint du gouvernement wallon est réunit à Bruxelles. On décide dans l’urgence de convoquer Philippe Henry. Quelques heures plus tôt celui-ci a annoncé qu’il refusait le projet « Citta Verde », ce projet de méga complexe commercial à Farciennes.

Tollé des autres ministres, « tu ne nous as prévenus ». Réponde de Philippe Henry : « je suis dans mes compétences, c’est mon boulot d’arbitrer ce genre de dossier ». Sur le fond Philippe Henry déroule ses arguments : ce grand projet de 42 000 m2 n’est pas conforme à la déclaration de politique régionale, ou l’on parle de favoriser les centres urbains en perte de vitesse plutôt que les grands projets en périphérie. Et quand on évoque les 700 à 1000 emplois promis par les partisans du projet le ministre rétorquent que ces emplois auraient plus été déplacés que réellement crées.

vendredi 1 mai 2009

Justice links 01/05/09

Procès Wagner: deux ans avec sursis requis
Le parquet a requis deux ans de prison avec sursis, jeudi, dans le dossier impliquant l'homme d'affaires carolorégien Robert Wagner et l'ancien directeur à la Région wallonne Bernard Wang, Il s'agit de subventions non remboursées à la Région wallonne et de faits de corruption, active pour Robert Wagner, et passive pour Bernard Wang. Les parties civiles sont intervenues jeudi après-midi, pour estimer que les faits de non-remboursement de subvention étaient bien établis. Selon l'avocat de la Région wallonne, il y aurait bien eu une forme de montage financier, visant à obtenir des subventions à la création d'emplois, avant de réduire ou de faire glisser ces emplois à la faveur d'une absorption de Charleroi Découpe par Charleroi Construction, vers une nouvelle société.

Affaire Van Cau Jr : perquisition à Thuin
L’enquête dans le dossier Vandezande se poursuit : une perquisition a été menée à l’administration communale de Thuin autour de trois permis d’urbanisme relatifs à des chantiers privés.
Les enquêteurs de la police fédérale de Charleroi poursuivent leur enquête dans le dossier Vandezande, du nom de cet entrepreneur de Gilly impliqué dans plusieurs affaires brûlantes sur Charleroi, et notamment dans la construction litigieuse du hall omnisports de Beaumont et des travaux réalisés au domicile privé de Philippe Van Cauwenberghe.
Ce jeudi, une perquisition a été menée à l’administration communale de Thuin, au service de l’urbanisme. La Ville n’est nullement mise en cause puisqu’elle n’a jamais commandé aucun chantier à la S.A. Vandezande. Par contre, les enquêteurs s’intéressaient à trois permis d’urbanisme concernant des chantiers privés de l’entrepreneur sur l’entité de Thuin. Il s’agit d’une agence ING, d’un immeuble à appartements commandé par un promoteur privé et d’un bâtiment du Ministère de l’Agriculture (dont le permis n’a d’ailleurs pas été accordé).


UBS : la plainte aux Etats-Unis "viole" le droit suisse
La plainte déposée aux Etats-Unis contre la banque helvétique UBS dans une affaire de fraude fiscale, "viole" le droit suisse et les conventions entre les deux pays, selon les autorités suisses. Le fisc américain exige que les noms de 52.000 clients soupçonnés de fraude fiscale lui soient livrés, ce à quoi UBS s'oppose.


Arthur perd de nouveau contre Dieudonné
.L'opinion exprimée n'engage que son auteur.
La cour d'appel a condamné
Arthur pour "injure publique". En 2008, il avait dit que Dieudonné était "la dernière des pourritures".
3.000 euros d'amende : c'est ce que devra payer
Arthur pour avoir injurié Dieudonné. L'animateur de télé vient d'être condamné par la cour d'appel de Riom (Puy-de-Dôme). Il devra aussi donner un euro symbolique de dommages et intérêts à Dieudonné.La décision de la cour d'appel confirme donc la culpabilité mais la sanction est un peu plus douce qu'en première instance, où Arthur avait écopé de 4.000 euros d'amende et 1.500 euros de dommages et intérêts.

Corruption à la prison de Mons: acquittés !
Le tribunal correctionnel de Mons a acquitté sept personnes inculpées dans un dossier de corruption et de contrefaçon commises au sein de la prison de Mons. Le principal prévenu dans cette affaire, était Laurent T. (qui est né en 1976), gardien de la prison.
Rédaction en ligne
Il avait introduit deux bouteilles d'alcool et deux GSM dans l'enceinte de l'établissement pénitentiaire au profit d'un détenu, Robert Darvil (né en 1956). Ce dernier avait été condamné en 1994 à la peine de mort par la cour d'assises du Brabant wallon dans le cadre du dossier relatif à la 'bande à Haemers', un des dossiers les plus longs de l'histoire des assises belges.
Des logiciels informatiques, des jeux vidéos et des compilations musicales contrefaits avaient également été introduits frauduleusement entre janvier 1998 et mai 2003 au profit d'autres détenus, également poursuivis dans cette affaire.


Un escroc aux Finances: D. Reynders s'incline et relativise
Le ministre des Finances, Didier Reynders, a indiqué jeudi à la Chambre que le membre du personnel du SPF Finances réintégré après une condamnation pour escroquerie n'est pas chef de service.
Il s'agit d'un agent de grade C (anciennement niveau 2) qui est actuellement en congé de maladie et n'est donc pas physiquement présent dans le service.
En tout état de cause, il a été affecté à des tâches de secrétariat et n'est donc pas en contact avec les contribuables, a-t-il dit.
Le ministre répondait ainsi à une question de Brigitte Wiaux (CDH) après les informations parues dans la presse qui annonçaient qu'un escroc condamné lourdement en 2006 par la Justice pour avoir extorqué de l'argent à des assujettis à la TVA dans le cadre de son travail avait été réintégré à son poste de chef d'administration du département TVA au Service Public Fédéral Finances.
Didier Reynders a aussi souligné que la procédure disciplinaire contre l'agent en question avait repris 8 mois après la décision en appel.
"Que ce soit le Conseil d'Etat qui considère qu'il s'agit d'un délai trop long est assez cocasse quand on sait le temps qu'il faut à ce même Conseil d'Etat pour prendre ses propres décisions dans beaucoup de dossiers", a ironisé le ministre, qui a ajouté qu'il s'inclinait évidemment devant la décision d'annuler la mesure de démission d'office.