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mercredi 10 mars 2010

Ageas à l'amende

Fortis Holding a écopé d'une amende de 576.000 € par l'autorité néerlandaise de surveillance des marchés financiers pour avoir fait en juin 2008 des "déclarations qui auraient été incorrectes ou trompeuses quant à la solvabilité de Fortis"
"le 5 juin 2008 certaines déclarations auraient été incorrectes ou trompeuses
quant à la solvabilité de Fortis"



Lire aussi:
Fortis va verser un dividende au titre de 2009

Le groupe d'assurance a renoué avec les bénéfices l'an dernier. Fortis Holding a dégagé un bénéfice net de 1,192 milliard d'euros, et prévoit de verser un dividende de 8 centimes d'euros par action.

vendredi 29 janvier 2010

Francine De Tandt inculpée

Brève: Suite à une instruction judiciaire qui avait été ouverte contre Francine De Tandt fin août 2009, à la demande du ministre de la Justice Stefaan De Clerck sur base de suspicions de corruption et de faux en écriture, cette dernière, toujours présidente du tribunal de commerce de Bruxelles, a été inculpée du chef de faux en écriture, usage de faux et violation du secret professionnel.


Lire aussi:
La juge De Tandt inculpée de faux en écriture

Francine De Tandt aurait entretenu des liens trop étroits avec des hommes d'affaires et leurs avocats. La juge a été suspendue de ses fonctions, avant d'être à nouveau autorisée à exercer en novembre.

jeudi 19 novembre 2009

Délits d'initiés pour FORTIS

Brève: Alors que 600 personnes sont déjà interrogées/questionnées dans le cadre d'une enquête sur d'éventuels délits d'initiés dans l'affaire Fortis, la CBFA enquête sur les comptes et actions des membres du gouvernement Leterme I (mars 2008 - décembre 2008).
Il doivent répondre pour le 30 novembre.



Lire aussi:
La lettre de Christine Schurmans
La juge Schurmans a transmis un dossier au PG de Bruxelles. Extraits d’auditions et d’e-mails : la magistrate veut étayer le “faux en écriture”.

Fortisgate, nouvel acte. Tandis que le ministre de la Justice Stefaan De Clerck (CD&V) a confirmé jeudi au Parlement qu’il avait transmis un dossier aux procureurs généraux concernant le Fortisgate (lire ci-contre), il apparaît que la magistrate Christine Schurmans a porté à la connaissance du procureur général de Bruxelles, Marc de le Court, une série de nouveaux éléments - tirés de l’enquête du juge d’instruction gantois Henri Heimans.

Dans une lettre "strictement personnelle" de onze pages datée du 10 novembre dernier, la magistrate revient avec de nombreux détails inédits, extraits de déposition et extraits d’e-mails, sur cette saga économico-politico-judiciaire qui fit chuter le gouvernement d’Yves Leterme (CD&V) en décembre 2008. Cette lettre est disponible intégralement sur le site Internet de "La Libre". Tous les faits avancés par la magistrate Christine Schurmans sont destinés à appuyer la plainte pour "faux en écriture" qu’elle a déposée et qui est actuellement traitée par la Cour de Cassation.

lundi 19 octobre 2009

“torpiller Didier Reynders”



Lire aussi:

Vers le dossier spécial Fortis de la Libre

Fortisgate bis
Didier Reynders "choqué" par l'attitude de Dirk Van der Maelen


Fortis: 'politici nog niet witgewassen'

Volgens SP.A-Kamerlid Renaat Landuyt mogen er niet overhaast conclusies getrokken worden uit het eindverslag van onderzoeksrechter-raadsheer Henri Heimans. Ook Stefaan Van Hecke (Groen!) wijst erop dat het gerecht niet de bedoeling had te onderzoeken of er sprake was van politieke beïnvloeding. Voormalig voorzitter Bart Tommelein van de Fortis-onderzoekscommissie reageert in dezelfde zin.

De Standaard schreef vrijdag dat het onderzoek van Heimans (dat bijna is afgerond) geen bewijzen van politieke beïnvloeding bij Fortisgate aan het licht heeft gebracht.

Landuy wijst erop dat dat niet de taak was van de onderzoeksopdracht van Heimans. Hij onderzocht de lekken bij het Fortisarrest. In die zaak stelde hij drie mensen in verdenking.


Fortisgate : un autre scénario se dessine
Un nouveau scénario se dessine dans les contacts qu’ont eus les magistrats de la 18ème chambre de la cour d’appel de Bruxelles avant de rendre l’arrêt Fortis le 12 décembre. La juge Mireille Salmon et le président Paul Blondeel ont été entendus par les enquêteurs.
Jusqu’à présent, c’étaient les contacts de la juge Schurmans, menant indirectement vers les cabinets Leterme et Reynders qui étaient cités, peut-on lire dans la Libre Belgique.

La juge Mireille Salmon, étiquetée PS, a eu des contacts avec un banquier d’affaires qui était en relation avec Deminor et le cabinet Modrikamen.

Le président Paul Blondeel, étiqueté sp.a, a, de son côté, eu de nombreux contacts téléphoniques avec le député sp.a Van der Maelen, ajoute le journal.

Les deux magistrats ont été entendus cette semaine par les enquêteurs.

La composition de la chambre est également très étonnante. Le premier président Guy Delvoie, proche du VLD, hostile à une vente de Fortis à BNP, aurait ainsi écarté un magistrat considéré comme indépendant pour le remplacer par Mme Salmon dans la chambre à trois juges.

Peu avant l’arrêt, Mme Salmon a eu de nombreux contacts avec le banquier Lionel Perl. Ce dernier était en relation avec les cabinets Modrikamen et Deminor. Il leur a notamment écrit comment se conformer à l’arrêt de la cour et sera désigné, en avril 2009, administrateur de Fortis Holding sur proposition des deux cabinets.

De son côté, Paul Blondeel, également entendu par les enquêteurs à Gand, a peiné à expliquer ses nombreux contacts avec M. Van der Maelen. Ce dernier dit que l’unique objectif était de

“torpiller Didier Reynders”


EXCLUSIF: Voici le nouveau scénario du "Fortisgate"

de Martin Buxant

L'enquête prend un tour inédit dans l'affaire Fortis. Avec de nouvelles pistes. Lundi, la juge Salmon a été entendue. Hier, c'était au tour de Paul Blondeel.

C’est un raté. C’est un boulevard à côté duquel sont passés enquêteurs, journalistes ou députés de la commission d’enquête parlementaire Fortis sans l’apercevoir. Mais, aujourd’hui, la toile qui a mené à la chute du gouvernement Leterme en décembre 2008 est en passe d’être reconstituée.

Grâce à un travail de fourmi, grâce à une reconstitution minutieuse des évènements pratiquée par des enquêteurs chevronnés, grâce à des confrontations entre les témoignages des dizaines d’acteurs de ce thriller qui navigue entre trois mondes : le politique, le judiciaire et le financier. Et voilà, déjà, une conclusion qui s’impose : le vrai scénario du "Fortisgate" est bien différent de celui servi depuis un an

Bref rappel. La ligne "officielle" et dominante jusqu’à aujourd’hui est la suivante : Christine Schurmans, conseillère à la cour d’appel de Bruxelles, appelée à rendre un arrêt dans l’affaire Fortis en décembre 2008 au sein de la 18e Chambre, est le "maillon faible". C’est elle qui a averti son mari Jan De Groof, c’est elle qui a averti le président de la Cour de cassation Ivan Verougstraete, c’est elle qui a averti son amie Nicole Diamant d’irrégularités au sein de la 18e Chambre. Le refrain est connu : Hans D’Hondt et Olivier Henin, les directeurs de cabinet de Yves Leterme et de Didier Reynders, auraient mis les mains dans le cambouis avec l’aide de l’avocat de l’Etat Christian Van Buggenhout. Et voilà, à peu de chose près, le scénario "officiel" du "Fortisgate" ficelé.

Si ce scénario se contentait d’être inexact, ce serait (déjà) gravissime. Mais il y a pire : il masque une autre version du "Fortisgate" - plus terrible.

La voici.

A l’origine des doutes des enquêteurs, il y a cette question : qu’avait à gagner la magistrate Schurmans à claironner et à avertir ses supérieurs que l’arrêt était biaisé ? Pas grand-chose. Elle est en fin de carrière et ne peut in fine que ternir sa réputation A l’arrivée, les enquêteurs étudient les contacts d’une alliance objective entre certains magistrats, responsables politiques et associations de défense des actionnaires. A l’arrivée, c’est une étrange collusion entre partenaires occasionnels qui partagent un point commun : leur hostilité à la vente de Fortis Banque aux Français de BNP-Paribas. Plongée en eaux troubles.

La composition de la 18e Chambre de la cour d’appel ayant rendu un arrêt dans l’affaire Fortis le 12 décembre dernier est la suivante : Christine Schurmans, Mireille Salmon et Paul Blondeel. Ces trois magistrats sont placés sous l’autorité du premier président Guy Delvoie. Déjà, une pierre d’achoppement. Il apparaît, en effet, que Mireille Salmon n’aurait pas dû faire partie de cette Chambre. Initialement, un autre conseiller de la cour d’appel devait siéger à sa place : Koen Moens. Celui-ci est considéré comme "indépendant" dans un monde judiciaire où chaque magistrat a une couleur politique.

Koen Moens était-il "trop" indépendant ? Toujours est-il que Guy Delvoie, connu pour ses accointances avec les libéraux flamands, décide de l’écarter du siège et de désigner Mireille Salmon à sa place. Pourquoi ? Guy Delvoie n’explique pas clairement cette révocation. Et sa version contredit celle du conseiller Koen Moens. Guy Delvoie est l’ex-beau-frère de Patrick Dewael, mais c’est aussi une connaissance de Karel De Gucht. Pour mémoire : ces deux responsables VLD se sont férocement opposés à la vente de Fortis à BNP - allant jusqu’à débarquer dans le bureau d’Yves Leterme un dimanche après-midi (le 5/10/2008) pour le sensibiliser à la nationalisation de Fortis.

Toujours est-il que Koen Moens est écarté du siège. Et que la conseillère Mireille Salmon entre dans la danse.

Vives tensions au sein du parti socialiste flamand SP.a.
Le sp.a tirera des conclusions sur son fonctionnement interne lors d'une réunion organisée le 5 décembre. C'est ce qu'il est ressorti samedi d'une discussion menée à huis clos, entre la tête du parti et les militants, en prélude au Congrès des socialistes flamands.

L'ensemble des sections est invité à formuler des propositions portant sur l'organisation, le fonctionnement et la communication, et les écueils seront franchis lors d'un Conseil des président et secrétaires de parti. La position de la présidente Caroline Gennez ne fait plus l'objet de discussions, a-t-on appris. Les participants à la réunion de crise entendent regarder vers l'avenir et cesser avec les querelles intestines. Même sp.a Rood, l'aile gauche contestataire au sein du parti, s'est rallié à ce compromis, préférant attendre la réunion du 5 décembre

dimanche 18 octobre 2009

"Ce n’est même pas imaginable dans un Etat de droit"

Modrikamen et ses contradictions "fortes"




Martin Buxant continue son travail d'enquête, extrait d'une interview de Leterme:

Quel est votre sentiment, aujourd'hui, alors que les enquêteurs ont mis à jour d'autres pistes dans le cadre du Fortisgate ?

J’attends le rapport définitif de l’enquête. (...)

La commission d'enquête parlementaire sur Fortis est passée à côté de ces contacts et de cet autre scénario du Fortisgate. A-t-elle complètement manqué son objectif ?

Oui. Cette commission d’enquête parlementaire s’est complètement plantée. Elle n’a pas bien fait son travail et son président n’a pas bien fonctionné. C’est le passé, la page est tournée. Mais, aujourd’hui, la population a le droit de savoir de A jusqu’à Z ce qui s’est vraiment passé dans le Fortigate. C’est un devoir de faire toute la vérité et d’aller jusqu’au bout de l’enquête. Je dis aussi que chacun doit prendre ses responsabilités ! Jusqu’à aujourd’hui, seuls les politiques ont assumé leurs responsabilités et pour des choses qui sont tout à fait marginales Et encore, il n’y a que certains responsables politiques qui ont assumé, parce qu’à en croire les enquêteurs, on voit que d’autres responsables ont aussi passé pas mal d’appels téléphoniques

Vous visez le SP.A Dirk Van der Maelen qui a échangé de nombreux coups de téléphone avec un magistrat ?

Ce que je sais, c’est que de mon côté, je n’ai pas donné ou reçu un appel d’un magistrat. Je n’ai pas eu de contact ni avec Christine Schurmans, Mireille Salmon, Guy Delvoie, Paul Blondeel ou Ghislain Londers. Je ne les ai jamais contactés. D’autres ne peuvent pas en dire autant.


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Thierry Marchandise: "Si c’était vrai, ce serait extrêmement anormal"

Thierry Marchandise préside l’Association syndicale des magistrats. Nous lui avons demandé quel regard il porte sur les derniers développements du "Fortisgate" ainsi que sur de plus anciens, nouvellement éclairés.

Les proximités et contacts entre magistrats, avocats, banquiers et politiques évoqués dans le scénario développé par "La Libre" du 15 octobre vous paraissent-ils normaux ?

Si - et je dis bien si ! - c’est comme cela que les choses se sont déroulées, ce serait tout à fait anormal. On parle ici du principe du délibéré. Les gens qui doivent délibérer d’une affaire, en l’occurrence pour le dossier Fortis, ce sont les trois magistrats chargés du dossier et personne d’autre. Mais il est vrai que cela repose la question de savoir si l’on fait une consultation technique ou une consultation politique. Dans ce dernier cas, cela serait extrêmement anormal. En fait, ce n’est même pas imaginable dans un Etat de droit.

Fortisgate: Tommelein s'étonne des conclusions de Leterme

Le chef de groupe Open Vld à la Chambre, Bart Tommelein, s'est dit étonné par les conclusions que tire Yves Leterme des fuites parues dans la presse à propos de l'affaire Fortis. La Commission d'enquête parlementaire, que présidait M. Tommelein, s'est penchée sur la violation de la séparation des pouvoirs et pas sur le cas de M. Leterme, a-t-il fait remarquer.

Selon le chef de groupe libéral flamand, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions de l'instruction en cours. Il faut attendre de voir quels éléments en sortiront et, ensuite, décider si la Commission d'enquête doit reprendre ses travaux. Le sp.a a quant à lui réclamé que la Commission d'enquête se réunisse à nouveau. Le député Renaat Landuyt, rapporteur, veut confronter la chronologie établie par la Commission et celle qui ressort de l'instruction judiciaire.

vendredi 16 octobre 2009

Fortisgate bis

Updated:
Didier Reynders "choqué" par l'attitude de Dirk Van der Maelen

"On a placé des attaques personnelles à mon égard avant l'avenir du pays. C'est très choquant", a indiqué vendredi Didier Reynders.
Le vice-Premier ministre, ministre des Finances et président du MR Didier Reynders s'est dit "sidéré" et "choqué" à la lecture du scénario que nous vous annoncions hier sur de présumés contacts entre magistrats, représentants de la finance, voire députés dans l'affaire judiciaire Fortis. La Libre revenait notamment jeudi sur les nombreux contacts qui ont eu lieu durant cette période entre le magistrat Paul Blondeel et le député sp.a Dirk Van der Maelen qui a siégé dans la Commission d'enquête parlementaire Fortis. Selon ce dernier, l'unique objectif de ces contacts était de "torpiller Didier Reynders", rapporte La Libre.
"On a placé des attaques personnelles à mon égard avant l'avenir du pays. C'est très choquant", a indiqué vendredi Didier Reynders sur les ondes de Bel RTL. Le ministre des Finances a également jugé "lamentable" que certains se sont attachés à tout se permettre pour faire échouer une opération à l'heure où il tentait de sauver l'épargne en Belgique.


L'affaire, ou l'affaire bis, c'est celle mise au Grand Jour du Grand Soir par Martin Buxant dans la Libre, qui nous annonçait déjà depuis plusieurs jours "une affaire saignante":



L’article fait apparaître un jeu d’influence et un tissu de connivence et d’accords entre magistrats et hommes politiques. L’objectif ? Tout faire pour empêcher la vente de Fortis à la banque française BNP Paribas, mais aussi essayer de décrédibiliser Reynders par la même occasion, comme dans d'autres, égalment.

Quarante appels téléphoniques …

« Le président de la 18e Chambre, Paul Blondeel, ne reste pas non plus les bras croisés Ce magistrat est connu pour sa proximité avec les socialistes flamands du SP.A. – d’autres opposants à la revente de Fortis à BNP-Paribas. Il rencontre, à deux reprises au moins, le chef de file du SP.A au Parlement, Dirk Van der Maelen.
Et il téléphone : plus de quarante appels téléphoniques entre le parlementaire et le magistrat Blondeel sont échangés»

Qu’en penser ?
Et de ceci ?

« Dirk Van der Maelen, de son côté, explique ces appels téléphoniques d’une seule manière : le scalp du ministre des Finances Didier Reynders.

« C’est l’unique objectif de ces appels : torpiller Didier Reynders»


Mireille Salmon a été entendue lundi dernier par les enquêteurs chargés de l’instruction sur le "Fortisgate", à Gand.
La juge Salmon, elle, est connue pour des affinités avec le Parti socialiste. Elle fut l’avocate de Biac, gestionnaire de l’aéroport de Bruxelles-National jusqu’en 2007 - année où Biac passe entre les mains des Australiens de Macquarie. Là, Mireille Salmon fait un bond de la case "avocat" jusqu’à la case "cour d’appel". Une sacrée promotion, puisqu’elle n’a même pas transité par la case "tribunal de première instance" - voie la plus classique avant d’arriver à la cour d’appel. Mireille Salmon siège, aujourd’hui, sur le quota du PS dans plusieurs organismes. Par exemple la Commission de protection de la vie privée où elle choisit de se déporter lorsque certains dossiers touchent de près à la vie du Parti socialiste.

Mireille Salmon a un "ami" : Lionel Perl, qui à l’automne 2008, est candidat à un poste d’administrateur chez Fortis Holding.
Lionel Perl et Mireille Salmon sont donc de vieux "amis", expliquent-ils à plusieurs reprises. Pourtant, constatent les enquêteurs, les contacts entre ces deux-là sont quasi inexistants... jusqu’à ce que la juge Salmon soit désignée au sein de la Chambre chargée de rendre un arrêt sur Fortis. A partir de ce moment-là, les contacts téléphoniques entre Perl et Salmon s’intensifient jusqu’à connaître un pic au début du mois de décembre. Pour l’écrire clairement : le relevé des contacts téléphoniques entre ces deux personnes indiquent que les contacts se sont intensifiés de manière très nette à mesure que l’arrêt approchait de sa phase finale. Est-ce uniquement pour préparer les fêtes de fin d’année que ces deux "amis", qui ont très peu de contacts usuellement, multiplient les appels téléphoniques ? Est-ce pour trouver un des "experts" qui seront désignés dans l’arrêt ? Ou est-ce pour "nourrir" l’arrêt du 12 décembre ? A voir. Mais les versions livrées par Lionel Perl aux enquêteurs varient au gré des auditions

Interrogé, Sven Mary, l’avocat de Mireille Salmon, assure que sa cliente est parfaitement droite dans ses bottes.

"C’est une conseillère, dit-il, qui est exempte de toute suspicion. Elle fait son travail comme elle se doit de le faire."

"Et elle est victime d’avocats agressifs des parties adverses. Les sorties de la presse à son encontre sont parfaitement diffamatoires. C’est une stratégie de la partie adverse. Et nous nous réservons le droit de déposer plainte pour calomnie, poursuit Sven Mary. Mireille Salmon dément avoir parlé du délibéré de l’arrêt Fortis avec qui que ce soit. Elle n’a pas été inculpée. Alors, les théories du grand complot Nous en avons marre des déclarations injustifiées, notamment de Christine Schurmans, une conseillère entendue dans le cadre de faux, usage de faux et harcèlement"




Modrikamen:
Le nouveau scénario du Fortisgate n'est qu'un "contre-feu allumé par l'Etat"
"Nous sommes sidérés et nous opposons un démenti formel: jamais, au grand jamais, nous n'avons eu connaissance du contenu de l'arrêt Fortis, rendu le 12 décembre 2008"
Yves Leterme


“c’est un devoir de faire toute la vérité et d’aller jusqu’au bout de l’enquête” sur le Fortisgate. “Mais il faudra vraiment que l’enquête aboutisse et qu’on y donne une suite pour que je retrouve confiance en la justice dans ce pays"


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Fortis: « La Libre» s’emballe. Trop vite?

Je m’efforce toujours de rester à l’écart des polémiques qui concernent des gens ou des institutions avec qui je suis ou ai été en relations d’affaires ou assimilées. C’est une question de crédibilité, me semble-t-il. Et c’est en tout cas un domaine dans lequel il s’impose de faire preuve de la plus grande transparence.

Pour ceux qui l’ignoreraient, je mentionne donc explicitement ici que j’ai écrit un livre sur l’affaire Fortis avec l’avocat Mischaël Modrikamen, que j’entretiens avec lui des relations cordiales et que j’ai de la sympathie pour le combat des actionnaires qu’il défend, même si je n’en suis pas.

Cela étant posé, j’ai été réveillé un peu brutalement, ce matin, par un journal parlé qui faisait état d’un « nouveau scénario du Fortisgate« , cette sombre affaire qui a coûté son gouvernement et son poste de premier ministre à Yves Leterme. C’était dans La Libre, sous la plume de Martin Buxant.


Liège: Reynders affublé d’un bonnet d’âne !
Dans la nuit de jeudi à vendredi, les syndicalistes de la CSC et de la FGTB enseignement ont placardé près de 300 affiches à travers toute la ville de Liège.Des affiches qui montrent Didier Reynders, le ministre des Finances, affublé d’un bonnet d’âne.

Les affiches ont été placées partout: sur les banques, sur les écoles, sur les panneaux d’affichage public, sur les bulles à verres, sur les panneaux de signalisation...

Pourquoi le bonnet d’âne ? Parce que, pour les syndicats d’enseignants, Didier Reynders a dépensé sans compter pour la réforme fiscale, l’aide aux banques, les intérêts notionnels. Soit des milliards d’euros qui, selon eux, auraient dû être mieux utilisés “ en établissant une fiscalité plus juste, en combattant la fraude fiscale, en exigeant un retour des banques. ” Dans la journée, le ministre des Finances a réagi en qualifiant ces affirmations de “ caricatures ” et de “ simplismes ”.
quelles sanctions ?

Cette campagne, originale et très visible, a aussitôt fait grincer des dents. Michel Péters, conseiller communal MR, et aussi conseiller de Didier Reynders, s’est adressé par courrier au bourgmestre Willy Demeyer, et au commissaire en chef, Christian Beaupère: “ L’affichage a été fait sur des supports qui ne me semblent pas réglementaires. Je vous demande donc de faire procéder au constat des faits, de vérifier la conformité de l’affichage avec le règlement communal en la matière, éventuellement de me faire savoir le nombre d'infractions relevées, et de me faire connaître la suite de la procédure. ”

S’il apparaît en effet que l’affichage est illégal, cela risque de coûter cher aux syndicats: à 150 euros par affiche enlevée par les services communaux, cela pourrait se monter à plus de 40.000 euros d’amende.

Pour Michel Péters: “ Je trouve intolérable d’avoir ainsi utilisé des supports publics pour une telle campagne qui défigure la ville. ”

Les syndicats coiffent Didier Reynders d'un bonnet d'âne

Une campagne d'affichage a été organisée pendant la nuit de jeudi à vendredi à Liège, où la CGSP et la CSC ont collé près de 300 affiches sur les organismes financiers, les écoles et les panneaux d'affichage public de la ville.

Sur ces affiches, un dessin représente un écolier aux traits de Didier Reynders, coiffé d'un bonnet d'âne, et se faisant sermonner par un professeur d'école. Vendredi matin, une distribution de tracts reprenant cette affiche était en outre organisée à la gare des Guillemins de 7 à 8h00.

La CSC et la CGSP estiment que "Monsieur Reynders a dépensé sans compter: les intérêts notionnels (+ de 2 milliards), la réforme fiscale (+ de 10 milliards) et l'aide aux banques (près de 20 milliards)". Elles ont également rappelé que les organisations syndicales de l'enseignement ont rencontré la ministre Simonet lundi et, mardi, le ministre-président et les principaux ministres de la Communauté française.

"Lors de ces rencontres, les ministres ont certes annoncé l'abandon définitif de certaines pistes d'économies, mais les perspectives budgétaires restent inchangées et continuent à inquiéter sérieusement les enseignants".

"Plus que jamais en cette période de conclave budgétaire, les enseignants continuent la mobilisation", ont expliqué les syndicats qui estiment en outre que cette politique doit être radicalement revue. "Il s'agit d'investir dans l'avenir et l'éducation de nos enfants en établissant une fiscalité plus juste, en combattant la fraude fiscale, et en exigeant un retour des banques", conclut le front commun.


12.000 personnes dans les rues de Charleroi
Une dizaine d'agriculteurs, venus dans le centre de Charleroi avec leurs tracteurs, se sont joints à la manifestation contre la crise organisée vendredi par la CSC et la FGTB.

Quelque 12.000 travailleurs ont défilé vendredi matin dans les rues de Charleroi lors de la manifestation organisée dans la ville contre la crise. En cortège, les manifestants sont montés de la place Emile Buisset jusqu'à la partie nord de la ville. Les travailleurs qui participaient à l'action venaient d'une multitude de secteurs. Les secteurs les plus touchés par la crise étaient représentés par des travailleurs venant notamment d'AGC Automotive Belgium, de Carsid ainsi que de la Sonaca où une grève a été décidée pour permettre une meilleure participation à l'action.

Les rangs des manifestants comptaient aussi une composante de travailleurs dont l'entreprise est moins concernée par les problèmes actuels. L'ensemble manifestait pour indiquer, à quelques heures d'importantes décisions budgétaires au niveau du gouvernement fédéral, le refus des travailleurs de payer pour les déboires consécutifs à la crise financière. Ils espèrent être entendus par le gouvernement fédéral.

Voici le Reynders nouveau

Il est toujours président du MR et ministre des Finances, mais le ton a changé

On lui promettait des lendemains qui déchantent et avec beaucoup moins de poésie dans le ton. Après les échecs électoraux de 2007 (fédéral) et 2009 (régions), Didier Reynders pouvait oublier la présidence du parti. Le clan Michel n'allait pas le louper... Mais la tornade bleue s'est transformée en petit courant d'air d'un soir d'été. Le président du MR entendait bien le rester. Tout comme ministre fédéral d'ailleurs, quelqu'un avait à y redire? Deux mois plus tard, Didier Reynders occupe donc toujours les deux fonctions... mais le ton a changé. Continuer à mener les deux missions de front? Pas sûr! S'il doit choisir, il restera assis sur son siège de président. Louis Michel peut-il dès lors se préparer à reprendre, au printemps 2010, son strapontin dans le gouvernement Van Rompuy? Pas si vite! La décision reste prérogative présidentielle et cela ne se fera qu'après débats et congrès promis à volonté.

Dans ses interviews de rentrée, le premier des Bleus francophones a laissé l'artillerie lourde au vestiaire: il ne flingue pas les 4,5% de la norme de croissance des soins de santé si chère à la socialiste Laurette Onkelinx, promet de combattre durement les parachutes dorés des banquiers, ne se dit pas hostile à la taxation des opérations boursières. Mieux: il taxe l'Olivier régional “ d'un préjugé, d'un a priori favorable ”, même s'il attend de voir les mesures concrètes.

Où est cette arrogance que ses adversaires lui reprochaient jusqu'au sein de son parti?


Leterme et Vandeurzen « blanchis »
L'enquête sur les fuites dans l'arrêt Fortis est clôturée et selon ses conclusions il n'y a pas de preuve d'influence politique dans le dossier, selon la presse flamande qui précise qu'Yves Leterme et Jo Vandeurzen sont "blanchis".

dimanche 11 octobre 2009

Paul Dhaeyer, juge d’instruction à Charleroi ?

Brève : Le Conseil supérieur de la Justice viendrait de présenter la candidature de Paul Dhaeyer, chef en partance de la section financière du parquet de Bruxelles, au poste de juge d’instruction à Charleroi ( suite au départ de Jacqueline De Mol) , pas loin de France Baeckeland.


Lire aussi:

Charleroi: L. Cariat condamné à 3 mois avec sursis

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné vendredi à trois mois de prison l'ex-échevin de Charleroi Lucien Cariat, poursuivi pour le non paiement de cotisations sociales, tout comme l'ICDI dont il a été le président et le directeur général.

Ces infractions avaient eu lieu de 1998 à 2006 à l'ICDI (Intercommunale de Collecte et de Destruction des Immondices), mais le tribunal a rejeté l'argument de la prescription avancé par la défense. De même, il a écarté le fait que l'inspection sociale n'avait rien constaté d'anormal.


Les petits cadeaux de Jean-Pierre De Clercq


Entre souvenirs et promotion électorale, l'ancien député provincial a-t-il dépassé la norme ? La justice en débat.

Jean-Pierre De Clercq saura bientôt ce que pense le tribunal correctionnel de Charleroi de ses petits cadeaux.

Ancien député provincial PS, figure flamboyante de ce qu'on a appelé les archéo-socialistes carolorégiens, il en avait fait offrir, sur le budget de plusieurs ASBL qu'il présidait, pour une valeur de 11 000 euros, entre 2002 et 2005, sous des formes diverses.

Départs à la retraite et fêtes de fin d'année en étaient l'occasion, qu'il s'agisse de bics, de porte-clés puis d'horloges, qui ont eu un peu de mal à fonctionner.

Les plus folkloriques ont été des cougnols, dont la légende veut qu'ils aient porté l'effigie du député provincial, ce qu'il nie.

L'administrateur délégué d'une des ASBL para-provinciales a rechigné, il a déposé plainte et c'est l'objet du procès qui vaut à Jean-Pierre De Clercq de comparaître aux côtés de l'ancien directeur général des Affaires sociales de la province de Hainaut, devenu, à la retraite, son chargé de mission.

Sous le vocable des infractions de détournement et d'utilisation de subventions à des fins privées, se dissimule précisément le paiement de ces divers cadeaux, que le parquet soupçonne de n'avoir été que de l'auto-promotion de l'ancien élu à des fins bassement électorales.

Partie civile, l'Ecole clinique provinciale a souligné que jamais il n'y avait eu délibération au sein des responsables de l'établissement, avant de leur faire régler la facture de ces cadeaux. Un point de vue qu'a rejoint le premier substitut Sanhaji, quand il a dépeint Jean-Pierre De Clercq comme "un autocrate contrarié et arrogant", avant d'estimer qu'il y avait bien utilisation de subventions publiques : l'AWIPH (Agence wallonne pour l'intégration de la personne handicapée) est, en effet, un des pouvoirs subsidiants de l'Ecole clinique.

Dès lors, utiliser une partie de ces fonds à l'achat de cadeaux constitue une infraction, alors que ces cadeaux faits à des fins électoralistes auraient pu être payés de la poche personnelle de Jean-Pierre De Clercq.

Et d'épingler encore au passage, pour la bonne bouche, l'achat par l'ASBL Metalgroup d'un tableau peint par le co-prévenu Bricoult, pour 864 euros.

Le parquet a réclamé des peines de prison ferme avant d'envisager, au terme des plaidoiries, un possible sursis.

La nouvelle secrétaire communale de Charleroi dans la tourmente

La nouvelle secrétaire communale de Charleroi, Mireille Francotte, est soupçonnée d'avoir voulu orienter un rapport d'attribution de marché, peut-on lire jeudi dans plusieurs journaux. Elle aurait déposé sa lettre de démission mais l'aurait entre-temps retirée.

L'affaire concerne le marché public de l'audit des services communaux, qui doit coûter environ 200.000 euros. Le collège devait approuver mardi l'attribution du marché, parmi la douzaine de firmes spécialisées qui ont remis une offre. La secrétaire communale a appuyé une firme liégeoise mais certains membres du collège ont mis en cause l'indépendance de son travail. Le collège a finalement décidé de confier l'analyse des offres à une société juridique extérieure. Mireille Francotte aurait porté sa lettre de démission dès mercredi matin au bourgmestre Jean-Jacques Viseur. Selon un quotidien, elle y aurait toutefois renoncé.


Jean-Paul Procureur revient au Sénat
Le Bureau du cdH a désigné lundi Jean-Paul Procureur comme sénateur coopté. Arrivé au cdH en 2004, l'ancien journaliste de la RTBF est originaire de Soignies dans le Hainaut. Jean-Paul Procureur retrouve le Sénat après y avoir siégé en tant que sénateur de Communauté. Il poursuivra ainsi le travail entamé sous la précédente législature au sein de la Commission des Relations extérieures et de la Défense et siégera, par ailleurs, dans la Commission des Affaires sociales.

jeudi 3 septembre 2009

"Un débat public sur la justice"

Ghislain Londers, premier président de la Cour de cassation, lors de l'audience solennelle de rentrée de la Cour :
"Aucun sujet ne peut être passé sous silence. Ni les questions concernant le fonctionnement de la Justice, ni la problématique, par exemple, des tensions entre d'une part la liberté de la presse et d'autre part le secret de l'instruction et la présomption d'innocence, ou encore la question de savoir s'il est souhaitable qu'un service de police s'immisce de facto dans la question de l'opportunité des poursuites à entamer à l'égard de quelle personne et pour quels faits"



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Guy Delvoie, nouveau juge au TPI

Trois juges permanents, dont le Belge Guy Delvoie, ont prêté serment mercredi devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI), basé à La Haye. Ils resteront en poste jusqu’au 31 décembre 2010.

De Tandt va en appel de sa suspension
Francine De Tandt a décidé d'aller en appel de sa suspension confirmée mercredi jusqu'au 30 septembre inclus. Son avocat a précisé qu'une lettre recommandée a été envoyée à la première chambre de la Cour de Cassation.

Un commissaire de police belge inculpé et promu
Un commissaire de police belge inculpé de corruption, Eddy Muylaert, est annoncé pour présider le bureau exécutif du Collège européen de police (Cepol) durant la présidence belge de l'Union européenne en 2010, rapporte jeudi La Dernière Heure - Les Sports.
Le parquet de Bruxelles avait confirmé en 2008 l'inculpation pour corruption du commissaire, directeur responsable de toute la télématique de la police fédérale. L'instruction est toujours en cours. Eddy Muylaert est soupçonné d'avoir bénéficié, comme policier, d'avantages en nature impliquant une société de consultance.

mardi 25 août 2009

Francine De Tandt est suspendue

Brève: La présidente du tribunal de commerce de Bruxelles, Francine De Tandt, a été suspendue de ses fonctions par le président faisant fonction de la Cour d’appel de Bruxelles Charles-Philippe Vermylen. Elle devra être entendue dans les 10 jours par la Cour d’appel, qui pourra alors confirmer ou non sa suspension.


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Bart De Smet
, le nouvel administrateur délégué de Fortis holding, va débuter avec un salaire de base annuel brut de 500.000 euros. En 2010, son salaire sera rehaussé à 600.000 euros.


Sarkozy : "pas de bonus sans malus"

Fortisgate : «On s'approche de Reynders» (Landuyt, 18/08/2009)
En découvrant que Christian Van Buggenhout, l'avocat du gouvernement dans le dossier Fortis, avait été informé préalablement du contenu de l'arrêt, l'enquête se précise. Pour le député Renaat Landuyt, on «s'approche de Reynders» car «un avocat ne demande pas la réouverture du dossier sans l'accord du client».

vendredi 14 août 2009

Une "sensation d'enfermement"

Après une solidarité tactique dans le cadre des infinitésimales fuites de prison, le directeur de la prison de Gand se déclare contre les filets anti-évasion, au motif que:
"ça donne une sensation d'enfermement"


Je suis d'accord avec lui. Un comble pour une prison que de ne plus avoir un sentiment de liberté totale et absolue.


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Fortis : la Justice a voulu bâillonner un député

Selon plusieurs sources, le bâtonnier néerlandophone de Bruxelles, Alex Tallon, a tenté de museler le rapporteur de la commission d'enquête parlementaire Fortis, le député socialiste flamand Renaat Landuyt. Il aurait également essayé d'influencer sa conduite des débats parlementaires.

Cafouillage terroriste
Depuis une quinzaine de jours, un rapport officiel de chez officiel le confirme : le Comité R a décerné un bonnet d’âne à Johan Delmulle (procureur fédéral) et accroché de grosses casseroles (avec, dedans, l’annulation du feu d’artifice de la Saint-Silvestre, les policiers-Robocop à côté de chaque poubelle et tout le Saint-frusquin de la fin 2007) aux basques de l’OCAM (analyse de la menace) et autres « centres de crise ».

mercredi 10 juin 2009

Suspension de l’AG Fortis de Gand

Brève :Le cabinet d’avocats Modrikamen va demander la suspension de l’assemblée générale de Gand qui avait vu les actionnaires de Fortis holding approuver la vente de 75% de Fortis banque à BNP Paribas.


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Michel Tilmant administrateur de BNP Paribas

L'ancien patron d'ING Michel Tilmant sera l'un des deux administrateurs envoyés par l'Etat au Conseil d'Administration de BNP Paribas. C'est ce qu'a confirmé mercredi le Premier ministre Herman Van Rompuy en réponse à une question posée en Commission de la Chambre par Georges Gilkinet (Ecolo).
Le nom du deuxième administrateur, néerlandophone, n'est pas encore connu. La procédure suit son cours, a précisé le chef du gouvernement.

lundi 4 mai 2009

Menaces et intimidation

Brève: Le président de Dolor, Hendrik Boonen, qui avait appelé à se rallier au projet de BNP Paribas, a déposé deux plaintes la semaine dernière contre l'avocat Mischaël Modrikamen et contre X pour menaces et intimidation.


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Pelouse du Sporting de Charleroi : procès ajourné
Le tribunal correctionnel de Charleroi a décidé de remettre à huitaine la prochaine audience du dossier de la pelouse du Sporting. Dans l'intervalle, la défense aura reçu les pièces dont l'absence avait été signalée à l'audience de ce lundi matin. Le tribunal a également décidé de joindre au fond le problème de l'irrecevabilité et du respect des droits de la défense.

Justice links 01/05/09
Procès Wagner: deux ans avec sursis requis
Affaire Van Cau Jr : perquisition à Thuin
...

mardi 31 mars 2009

Ce type doit vraiment se faire soigner

Après s'être présenté dans un mouchoir de poche, côté francophone, à Matin Première, Mise au point et son concurrent èrtéhèlien, .... Yves Leterme ne viendra pas à la commission parlementaire :


Ce microgonadoclaste ne témoignera pas devant la commission parlementaire qui analyse la gestion de la crise financière. Il dit suivre l'aimable recommandation d'Herman Van Rompuy, qui lui avait conseillé de ne plus s’exprimer dans le dossier Fortis … mais dans les médias, triple buse !

Ce type a un problème comportemental grave.


En fait il n'est pas le seul; à côté de la schizophrénie de l'ex-premier, il y a aussi les névrosés obsessionnels ... et médiatiques - « D’abord, comme à son habitude, le PS a de nouveau demandé à ce que les auditions se fassent en séance publique. Il y a eu un petit débat autour de la question. Le huis clos n’a pas été levé par les rares membres de la commission qui étaient présents, ce qui a permis plus de sérénité » -:


Laurette Onkelinx :
a affirmé lundi devant les parlementaires que l’idée d’utiliser les 125 millions d’actions Fortis aux mains de l’État pour le vote lors de l’assemblée générale des actionnaires, en février dernier, venait en direct du ministre des Finances. Elle s’est montrée catégorique. Selon la socialiste, qui s’y est opposée d’emblée soutient-elle, Didier Reynders a proposé cette formule en conseil des ministres, la veille de l’AG ; et Luc Coene ainsi que l’avocat de l’État ont aussi plaidé en ce sens en comité ministériel, le soir, mais se sont heurtés à l’hostilité du gouvernement. On connaît la suite : le dérapage en AG, où l’accord Fortis-Paribas est recalé, notamment parce que la velléité d’utiliser les 125 millions d’actions a braqué certains actionnaires.

Yvan Mayeur :
« Didier Reynders est venu nous répéter que c’est en assistant au match Standard-Anderlecht, le vendredi 26 septembre 2008, qu’il a appris les grandes difficultés de Fortis ; dans les loges, avec Yves Leterme, alors Premier ministre, et Guy Quaden, gouverneur de la Banque nationale. Je suis très sceptique ». Le krach bancaire n’avait pas été « prévu » ? Le ministre des Finances exonère la commission de contrôle des banques et des assurances (CBFA) de toute responsabilité, et son pilote, Jean-Paul Servais : « En revanche, il cite… l’Organisation mondiale du Commerce et Pascal Lamy, le Fonds monétaire international et Dominique Strauss-Kahn, la Banque nationale et Guy Quaden… Trois institutions pilotées par des personnalités socialistes ! Suivez mon regard. Jean-Paul Servais, lui, son ami libéral, le plus concerné par tout cela, n’a rien à voir… »
"Il nous a expliqué la crise pour les nuls, confirmant ce que l'on savait déjà"
Yvan Mayeur ne pouvait mieux résumer sa situation.

samedi 21 mars 2009

Nouveau logo Fortis ?

Updated:
Interview étonnante de Karel De Boeck dans le journal De Morgen, qui déplore l'attitude des responsables politiques néerlandais que l'on connaissait, lors du sauvetage et du démantèlement de Fortis:


"Les Néerlandais n'ont pas joué leur rôle".
"Ils ont échoué dans la fourniture d'aide à une banque dans le besoin."

Mais surtout, Karel De Boeck nous apprend qu'un deal avec la Deutsche Bank devait être conclu avant l'intervention de l'Etat néerlandais:

"Nous avions prévu de conclure un deal avec la Deutsche Bank aux alentours du 3 octobre".
"Cela ne s'est pas passé parce que, le même jour, ABN Amro et Fortis Pays-Bas ont été vendus à l'état néerlandais. La Deutsche Bank était prête à reprendre toutes les activités d'ABN Amro. Cela aurait offert une somme d'argent suffisante pour permettre à Fortis de rester debout."


Entretemps, on sait quoi .... :




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CCB, BBL et CGER bientôt de retour ?
Je ne peux pas prédire l’avenir bien sur, mais il se pourrait que d’une façon ou d’une autre nos chères vieilles enseignes soient bientôt de retour.Si ça ne devait pas se passer, je plaiderai pourtant pour que ce soit le cas. Tout comme je plaide (ça fait au moins dix ans que j’en parle) pour le démantèlement des conglomérats et autres ensembles mastodontes. A ce jour d’ailleurs, rien ne prouve qu’ils aient été bénéficiaires aux stakeholders, quels qu’ils soient (clients, employés ou actionnaires).

samedi 14 mars 2009

Le président a pété un plomb

Bart Tommelein, président de la Commission "séparation des pouvoirs"


Si j'ai le temps, je reviendrai sur les événements surréalistes de cette semaine ...

L'Echo:
"Un vaudeville. La commission d'enquête parlementaire Fortis se transforme de plus en plus en un mauvais spectacle."





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Fortis réunira ses actionnaires le…
Un conseiller de la cour d'appel évoque un faux témoignage. Puis refuse de s'expliquer devant les parlementaires. Tollé.Bruxelles (L'Echo) - Un vaudeville. La commission d'enquête parlementaire Fortis se transforme de plus en plus en un mauvais spectacle.Mercredi, les députés ont achevé leurs auditions. Ils s'apprêtaient à passer le week-end «au vert», à Ostende, pour rédiger leur rapport final. Celui-ci devait être présenté en séance plénière de la Chambre jeudi 19 mars. Mais ce scénario a été ébranlé par la faute d'une lettre envoyée par la cour d'appel de Bruxelles. Et quelle lettre ! Jean Van der Eecken, conseiller de la cour d'appel chargé des procédures disciplinaires lancées contre des magistrats dans le dossier Fortis, écrit que certains témoignages faits devant la commission d'enquête parlementaire «ne correspondent pas à des déclarations du dossier disciplinaire, sur des points essentiels». Autrement dit, il y aurait eu au moins un faux témoignage. Soit devant la commission d'enquête. Soit durant l'enquête disciplinaire. La missive a fait l'effet d'une bombe au Parlement. Où beaucoup de députés étaient passablement énervés.

Fortis: le juge Blondeel écrit à la Commission
La Commission a suspendu ses travaux pour examiner cette lettre vu les risques de ... sur la séparation des pouvoirs a interrompu ses travaux lundi après-midi à l'issue ... Le président de la Commission, Bart Tommelein, a insisté lundi ...



jeudi 12 mars 2009

Caramba, encore raté !

De par la loi, aucun avocat ne peut témoigner pour ou contre son client. La loi est la même que son client soit l'Etat ou un quelconque quidam.

"L’avocat de l’Etat dans le dossier Fortis, Christian Van Buggenhout, indique dans une déclaration à son bâtonnier qu’il n’avait pas connaissance du contenu de l’avis que s’apprêtait à rendre le substitut D’Haeyer le 6 novembre dans l’affaire Fortis et accrédite la version de Didier Reynders.
L’avocat de l’Etat a été empêché par son bâtonnier de lire cette déclaration devant les commissaires. Me Van Buggenhout a fustigé les « petits malins » qui ont profité de son devoir de réserve dans cette affaire.

Le ministre des Finances Didier Reynders a envoyé un communiqué de presse reprenant en annexe la déclaration de M. Van Buggenhout, juste avant que le président de la Commission d’enquête la transmette aux membres. Dans son communiqué, le ministre des Finances répète que jamais, ni lui, ni son chef de cabinet, n’a été « au courant, au préalable », d’un avis ou d’une décision ou arrêt, en première instance ou en appel de la procédure Fortis. Le ministre avait témoigné en ce sens devant la Commission. Il souligne également que « l’éventualité d’un avis négatif et ses répercussions ont été évoquées par l’avocat, comme il se devait de le faire auprès de son client », et que « l’avocat de l’Etat confirme l’absence de connaissance du contenu de l’avis avant sa lecture à l’audience ». "


11.03.09 - 07:51 - himself
Chassez le naturel, il revient au galop:
La Commission anti-Reynders n'avait-elle pas comme objectif de savoir si des pressions ont été faites par l'exécutif sur le Judiciaire et si oui, par qui ?
Est-il par ailleurs normal que des membre de cette commission en plein travail (cfr Jeholet, ...) viennent s'exprimer de la sorte sur le sujet ?
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12.03.09 - 07:06 - himself
Caramba, "encore raté !", pour madame Lalieux et les siens ...
"L’avocat de l’Etat dans le dossier Fortis, Christian Van Buggenhout, indique dans une déclaration à son bâtonnier qu’il n’avait pas connaissance du contenu de l’avis que s’apprêtait à rendre le substitut D’Haeyer le 6 novembre dans l’affaire Fortis et accrédite la version de Didier Reynders. Me Van Buggenhout a fustigé les « petits malins » qui ont profité de son devoir de réserve dans cette affaire."
Je repose ma (partie de) question reprise hier, à laquelle il me semble K. Lalieux n'a finalement pas répondu:
Est-il normal que des membres de la Commission Anti-Reynders-Fortis viennent s'exprimer dans les médias, quand l'enquête parlementaire est encore en cours ... ?

N'est-il pas justement surréaliste, quand on est membre d'une Commission, de venir commenter les travaux de cette même Commission -qui sont toujours en cours- et que l'on met justement en évidence des suspicions concernant des "fuites" avant un prononcé ????
Lire aussi:
Au PS, on dit avoir assisté mercredi matin à « un spectacle fort regrettable ». D’après la députée Karine Lalieux, la publication de la déclaration par Didier Reynders après que M. Van Buggenhout eut refusé de prêter serment donne « l’impression d’une certaine collusion ».
Selon elle, Christian Van Buggenhout, qui avait fait des déclarations dans la presse faisant savoir qu’il souhaitait être entendu, pouvait aller à l’encontre de ce que lui enjoignait le bâtonnier et venir témoigner.
M. Van Buggenhout indique dans sa déclaration qu’il ne connaissait pas l’avis que s’apprêtait à rendre le substitut D’Haeyer le 18 novembre dans l’affaire Fortis, ce qui conforte les dires du chef de cabinet de Didier Reynders, Olivier Henin.
« Mais nous avions de nombreuses questions à poser à M. Van Buggenhout. Or, il décide de ne communiquer que sur ce qui l’intéresse, après avoir refusé de prêter serment. C’est inacceptable. On a court-circuité cette Commission et la séparation des pouvoirs, sur ce dont elle devait justement enquêter », estime-t-elle.

dimanche 8 mars 2009

Ont-ils foiré ?

Lire aussi:
De Boeck (Fortis) : «Si BNP Paribas s'en va, tout devient plus facile !»

Karel De Boeck, en tant que CEO de Fortis Holding, est à la recherche d'un nouvel accord permettant d'obtenir un triple «oui» lors de la prochaine assemblée générale. Et négocier à deux plutôt qu'à trois lui semble, dans ce cadre, naturellement plus aisé

mardi 3 mars 2009

"Merci de votre action !" , M. le ministre des Finances

Je le dis, je le répète: Didier Reynders a bien travaillé dans le dossier Fortis, du moins, avec les éléments en sa possession et dans le contexte connu de tous.
Comme disait l'autre, la Commission Fortis n 'est pas un instrument politique pour mouiller.

Drôle de "non information" dans la presse et par exemple sur le site de la RTBF sur lequel on peut lire :

Commission d'enquête: Leterme et Vandeurzen mais (à ce stade) pas Reynders
03.03.09 - 01:45 (Belga) La Commission d'enquête parlementaire s'est mise d'accord mardi à huis clos sur la liste des prochaines personnes à auditionner. Les anciens ministres Yves Leterme et Jo Vandeurzen seront entendus, à leur demande. Ce pourrait être lundi prochain. Le nom de Didier Reynders ne se trouve pas dans la liste non exhaustive qui a été arrêtée mardi sur proposition du président Bart Tommelein


Lire aussi:
Christian Arnsperger, professeur à l'UCL et chercheur à la chaire Hoover d'éthique économique et sociale, prévoit de publier "Ethique de l'existence postcapitaliste' (Cerf).
Quel avenir pour le capitalisme ? L'issue à la crise passe-t-elle par l'abandon d'un système vieillissant ? Le capitalisme est-il chevillé à l'être humain comme une mauvaise habitude ?

"Merci de votre action !, M. le ministre des Finances", a chaudement félicité Olivier Hamal (MR) en s’adressant à son président de parti. Dans la majorité toujours, mezzo voce, le Parti socialiste sonne la charge contre le ministre des Finances et demande "une prise de responsabilité de ceux qui ont joué un rôle clé dans ce dossier".

L’opposition francophone (les verts) apparaît, elle, plus mesurée que ses collègues flamands : "Je me refuse à demander la tête de Didier Reynders, explique Jean-Marc Nollet. Parce que nous sommes aujourd’hui dans un cercle de démissions et qu’il faut en sortir. A ce rythme-là, poursuit le chef de file d’Ecolo à la Chambre, nous n’aurons rapidement plus de gouvernement. Et ce sera pire que tout pour notre pays. Je demande que le gouvernement examine aujourd’hui toutes les pistes possibles pour Fortis. Et je ne parle pas d’une grande banque belge - comme certains l’appellent de leurs vœux : ça, c’est synonyme de carnage social."

Allez, "pas de stress", dirait-on au "12" rue de la Loi.


Fortis: le nouvel accord n'aura pas le soutien des actionnaires
Le cabinet d'avocats Modrikamen, qui représente près de 2.400 actionnaires de Fortis holding, a indiqué lundi soir que que "le deal 'renégocié"' ces derniers jours n'était en rien créateur de valeur pour les actionnaires de Fortis, l'Etat belge, les employés de Fortis et l'économie belge".

vendredi 20 février 2009

Un instrument politique pour mouiller

Une douche ?
Non, une Commission d'enquête parlementaire mise sur pied pour "porter sur le fonctionnement du système judiciaire stricto sensu et sur les éventuelles pressions du pouvoir politique sur la magistrature".

Le 14 février, dans une entretien accordé à la Libre Belgique, le ministre fédéral des Finances laissait clairement entendre qu'il ne doutait pas que la commission sur la séparation des pouvoirs soit un instrument politique pour le mouiller personnellement:
"Si vous me demandez si je sens autour de moi une solidarité sans faille, c'est que vous êtes très mal informé".

lundi 16 février 2009

(pas) question d'en faire "un outil de campagne"

C'est ce qu'assure Joëlle Milquet, à propos de cette Commission d'enquête parlementaire sur la séparation des pouvoirs qui, toujours selon elle, n'aurait
"aucune visée politicienne"

et "doit continuer le travail avec de nouveaux experts, des magistrats " C'est ce que le cdH appelle "une voie médiane"; Joëlle Milquet, professeure de nouvelle géométrie politique.


Elio, qui s'inquiète soudainement "de ces gens qui ont perdu beaucoup d'argent" "par la faute de la crise libérale", sans prendre la tangente, nous fait une démonstration sin xy², sans inconnues.
Il n'a jamais rien vu dans les Affaires du PS, dans la gestion de la ville de Charleroi, dans les manières du clan Daerden, ni dans la comptabilité d'Anne-Marie Lizin, mais sur Fortis, il a tout vu, tout su et possède déjà les conclusions de la Commission d'enquête, en affirmant:

"et puis; on s'est rendu compte que ces gens [petits actionnaires Fortis] ont été trompés - trompés par qui, on le verra, la Commission d'enquête le diront (sic)"


"j'ai préféré un dialogue plus transparent" - "l'absence de transparence" - "aujourd'hui on se rend compte que c'est véritablement catastrophique pour tous les citoyens" - "on aurait du éviter de mettre tant de milliards" - "on aurait pu, on aurait du éviter ce qui s'est produit"

On ne se demande même plus qui est le professeur qu’il débite à longueur de semaine des couillonnades ! Quel populiste, cet Elio.