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mardi 14 septembre 2010

CD&V : c’est non aux libéraux

Eric Van Rompuy, sur le plateau du "Zevende dag":

"le retour des libéraux n’est pas une option. Nous voulons continuer à sept pour trouver une solution"


MR : 18 sièges
CD&V: 17 sièges
OPen VLD 13 sièges
CDH: 9 sièges

Libéraux: 31 sièges >< "centristes": 26 sièges

#WTF #démocratie


Lire aussi:
Eric in Zevende Dag

Vanochtend nam ik deel aan een debat in de Zevende Dag over de regeringsonderhandelingen.

Druk op onderstaande balk om de video te zien:
http://www.deredactie.be/permalink/1.861341

Weinig animo voor MR-FDF in regering
De politieke impasse is erger dan in 2007. Dat heeft Vlaams parlementslid Eric Van Rompuy (CD&V) zondag gezegd in het VRT-programma De Zevende Dag. In het politieke debat bleek ook dat er bij CD&V, SP.A en Groen! weinig animo is om de MR bij de regeringsonderhandelingen te betrekken.
Zowat 90 dagen na de verkiezingen dreigt ons land volgens Van Rompuy “onbestuurbaar” te worden. “Ik ben pessimistischer dan ooit”, klonk het. Volgens Van Rompuy kunnen de preformatiegesprekken enkel opnieuw opgestart worden als er van bij het begin duidelijkheid is over de financiering. Volgens John Crombez (sp.a) en Stefaan Van Hecke (Groen!) lag er echter op het moment van het afspringen van de gesprekken voldoende op tafel dat kon dienen als basis om verder te onderhandelen.


Deux fois, SP.A et MR ont eu des rendez-vous

Ce n’est évidemment pas cela que l’histoire, la grande, retiendra. Après tout, que des hommes politiques du Nord et du Sud, se voient, discutent, échangent leurs informations, quoi de plus normal. Evidemment, quand ces discussions réunissent des gens qui sont en négociations serrées, depuis 7 à 8 semaines, avec ceux qui ne le sont pas et qui rêvent d’y entrer, cela provoque quelques grincements de dents auprès des autres négociateurs. Ainsi, dimanche, sur le plateau de la VRT, Eric Van Rompuy a-t-il considéré que le déjeuner qui a réuni, le 28 août dernier, dans un restaurant étoilé de la capitale, Bart De Wever, Sigfried Brake pour la N-VA, Didier Reynders et Louis Michel pour le MR, était une vraie faute : " Cela constitue, a-t-il dit, une rupture de confiance. Cela ne fait qu’augmenter la méfiance du côté francophone."

En voici donc une autre. Rétroactes. Il y a quelques jours, le président du MR, Didier Reynders, regrettant sa mise à l’écart du côté francophone, avait affirmé qu’il avait eu des contacts avec tous les partis flamands, à l’exception de Groen ! Les socialistes flamands et les démocrates-chrétiens flamands s’étaient empressés de démentir ces contacts. Tandis que Didier Reynders confirmait sa version provoquant de nouvelles dénégations du côté du SP.A et du CD&V Qu’en est-il ?

"La Libre" est en mesure de poursuivre la rédaction de ce véritable "guide Michelin" de la négociation. Après "Bruneau" en compagnie de la N-VA, les libéraux francophones ont, par deux fois au cours de l’été, déjeuné avec l’ancien ministre et ancien président de parti du SP.A, Johan Vande Lanotte. La première fois, celui-ci était seul, mais il était accompagné d’autres membres du SP.A lors du second rendez-vous. L’un de ces déjeuners avec le président du MR, Didier Reynders, a eu lieu à "L’Ecailler du palais royal", un célèbre restaurant du Sablon, à Bruxelles. Bien entendu, ces contacts entre familles libérale et socialiste avaient comme objectif de faire le point sur les négociations en cours. Sauf à penser que Johan Vande Lanotte n’est plus membre du SP.A, il y a donc bien eu des contacts entre les libéraux francophones et les socialistes flamands.

mardi 1 décembre 2009

Michel, le bourlingueur

Extrait de "Répondez @ la Question!" de la RTBF du 30/09/09





Lire aussi:
Louis Michel, l'encombrant sauveur?


Lors de la première émission de la saison de "Répondez à la question", le député européen, ancien ministre et ancien commissaire européen Louis Michel n'a pas dissimulé son différend avec le patron du MR, Didier Reynders. Se posant un peu là, il se ménage toutes les possibilités.

Lorsqu'on lui demande si oui ou non Didier Reynders doit quitter la présidence du Mouvement réformateur, Louis Michel ne répond pas directement "C'est à lui de répondre à cette question-là. C'est difficile de répondre par oui ou par non. Il a la légitimité jusqu'en 2012". Mais il précise très vite : "Lorsqu'en 2004, je n'ai pas été à même de conduire le parti dans les majorités régionales suite à ce qui s'est passé avec M. Di Rupo ; et bien je suis parti parce que j'avais le sentiment que quelqu'un, et qui d'autre que le président, doit prendre la responsabilité rédemptrice d'assumer". Peut-on mieux montrer le chemin à l'actuel président? "Je crois que c'est un signal que bon nombre de personnalités au parti attendent. Ceci étant dit, c'est lui qui a le pouvoir du dernier mot".

Louis Michel est fin politique. Il comprend que le style et le ton de Didier Reynders indispose une partie de l'opinion mais il sait aussi que l'affrontement direct avec le Liégeois pourrait déservir sa cause autant que celle de son fils. Il se dit "disponible pour reconquérir l'opinion", ce qui laisse la porte ouverte à bien des perspectives même s'il ne se dit pas "tenté" par la présidence. "Je suis très bien là où je suis mais je suis évidemment disponible pour aider". Pas tenté mais disponible, ça sent le sacrifice...

Didier Reynders, "pas un atout pour le MR"

Celui qui fut président du MR avant 2004 ne dit pas que Didier Reynders est directement responsable de l'échec. "Nous avions un bon programme, le même que celui qui avait permis la victoire triomphale de 2007", souligne-t-il, rappelant au passage que la stratégie d'affrontement de Didier Reynders avait alors fonctionné. "Cette stratégie de bipolarisation offrait un choix très clair à l'électeur". Alors ce qui n'a pas marché cette fois-ci? "Peut-être l'affaire Fortis, même si je prétends qu'il a fait exactement ce qu'il fallait faire, et il a assumé sa mission d'homme d'Etat."

Mais après les fleurs, les épines : "Ici et maintenant, on ne peut pas dire que [Didier Reynders] soit un atout pour le MR. Manifestement, il y des courants contraires". Mais il ne faut pas s'attendre de sa part "à des coups fourrés, à des coups sordides". "Il n'y a pas de clan Michel ! ", tranche-t-il à destination de ceux qui en douteraient. Il nie d'ailleurs fermement avoir téléguidé les attaques contre Didier Reynders émanant de personnes proches, comme Jean-Paul Wahl, député wallon et son successeur sur le trône mayoral jodoignois.

S'élevant du reste avec une certaine majesté contre ceux qui le penseraient coupable de tels forfaits, il tonne, indigné : "Est-ce que vous croyez vraiment Louis Michel assez stupide pour envoyer au casse-pipes pour attaquer Didier Reynders celui qui est son successeur à Jodoigne? Je dois d'ailleurs vous dire que j'ai dit à Jean-Paul Wahl que ça m'embarrassait, sa démarche, parce que si quelqu'un d'autre le fait, bon soit, mais que ce soit mon successeur à Jodoigne qui est un ami proche qui le fasse, ça donne évidemment à supposer... (...) Ceci étant dit, ils ont exprimé tout haut ce qu'ils entendaient autour d'eux, pas seulement dans l'opinion publique mais aussi dans le parti". Même pas vraiment fâché, quoi.

Une affaire de "body langage"

Pas de réelle différence à ses yeux entre le MR façon Louis Michel et le MR dirigé par Didier Reynders. "Didier Reynders n'a pas modifié la ligne politique". "Il n'est pas plus à droite", et si certains le disent, c'est seulement "l'impression qu'il donne ; et il est évident que le style de Didier Reynders, son vocabulaire, sa sémantique, même son 'body langage' donnent le sentiment qu'il est beaucoup plus carré, moins empathique". On a connu des compliments moins ambigus. Persistant à ne voir aucune différence entre le MR d'hier et celui d'aujourd'hui, il relève toutefois que "dans la manière de porter le message", le style de Didier Reynders est "évidemment différent".

Pour un "libéralisme à visage humain"

Louis Michel refuse de se positionner sur un axe gauche-droite, contrairement à la volonté affirmée de Didier Reynders de positionner le MR au centre-droit. "Je suis pour un 'libéralisme à visage humain' ", souligne le Jodoignois, qui manie manifestement les références historiques avec un humour tout particulier. Il serait donc, lui, le mieux placé pour animer le 'printemps des réformes', même s'il ne dit pas -l'humour à ses limites- que Didier Reynders jouerait alors le rôle du gardien de l'orthodoxie.

L'homme qu'on annonce à la tête de l'Assemblée générale des Nations Unies pour la prochaine session n'insiste pas trop sur ce départ éventuel. Au contraire, n'ayant de cesse de manifester sa disponibilité à l'égard de son parti et de la scène nationale, il répète -convoquant les mânes de son prédécesseur à ce poste, le socialiste Paul-Henri Spaak- qu'il est un homme politique à part entière.

Et il se délecte, tous comptes faits, d'avoir amené les vice-premières Laurette Onkelinx et Joëlle Milquet à lui rappeler son devoir de neutralité. Car qui pourrait douter de sa loyauté ?

mardi 9 juin 2009

Plus d'éthique: merci Didier !

Au MR, suivant l'excellent article de Francis Van de Woestyne de la Libre, on s’étriperait à fleurets mouchetés, Didier Reynders devant faire face à des critiques internes légitimes.

Je tiens en préambule à le préciser encore une fois pour les esprits chagrins et belliqueux, je ne suis ni membre ni militant du MR, ni d'aucune autre formation politique ou politisée, hier aujourd'hui et plus que vraisemblablement demain aussi.

Depuis le temps que le cirque des affaires existe et continue dans une relative indifférence politiquement correcte des acteurs et observateurs politiques, il fallait bien qqun pour faire le sale boulot. Didier. Who else ?
Les "deux autres" de "la bande des quatres" étant liés (avant on disait "scotchés") dans des majorités exécutive, soit en Wallonie, soit à Bruxelles. Fallait-il que cela "continue durer" ?




Si on prend un peu de recul, en envisageant que l'on fait de la politique pour "le citoyen" et non pour soi, le résultat ne sera-t-il pas immanquablement plus éthique ou niveau de la gouvernance du bien commun et pour le mieux de notre démocratie et de notre Société ?
On peut comprendre les frustrations de certains devant la nigauderie des électeurs, la perfidie de leurs tentateurs et la pâleur des éléments ostensibles qui font que la valorisation semble difficile à ceux qui se sont certainement investis corps et âmes dans un combat qu'ils pensaient juste.
Mais quelles que soient les formules de concrétisation des forces exécutives, demain un changement en matière de gouvernance sera en marche - petit ou grand, l'avenir nous le dira-, mais il existera et pour cela, un peu à l'image des fantassins parti à la conquête des plages normandes en quête de Liberté: merci, Didier !

Le comble de cette histoire, c'est que le chevalier bleu de la gouvernance périra peut-être sur la plage de la gouvernance. Comme le précisait Gérard Deprez, ce matin à la RTBF, il convient également de voir si, en des temps difficiles, il était bien idéal que le président du MR cumule la fonction présidentielle avec un haut poste ministériel ...


PS: Francis Van de Woestyne signe également une remarquable analyse de la Méthode Javaux: Ecolo et CDH, le petit Olivier :

Il semble évident qu’une négociation avec le MR, dirigé par Didier Reynders, sera délicate, voire vouée à l’échec. Pour le CDH en particulier. Et si le MR tombait entre les mains de Louis Michel ? Certains ont CDH se sont posé la question. Trop tôt pour y répondre.
Donc, à l’heure actuelle et même si le MR semble prêt à faire d’énormes concessions pour être dans la majorité bruxelloise, il semble que la préférence des écologistes et des humanistes soit de tenter de constituer une majorité de type Olivier avec le PS, à tous les niveaux de pouvoir.
Cela dit, ce choix met Ecolo face à un terrible dilemme. Car beaucoup d’électeurs ont, sans conteste, voté Ecolo dans l’espoir qu’il s’allie, in fine avec le MR et CDH et constitue ainsi une "Jamaïcaine’". Car une partie du progrès Ecolo, dans plusieurs endroits, résulte d’un vote anti-PS. Le MR et Ecolo ont été le réceptacle de suffrages anti-PS. Les électeurs Ecolo ne seront sans doute pas ravis de voir que les verts pourraient ramener le PS à la Région wallonne. Certains de ces électeurs en votant Ecolo, ont marqué leur réel désir de voir du changement en Région wallonne. Prendre les mêmes partenaires en ajoutant un peu de vert dans le programme gouvernemental et le Plan Marshall..., il risque d’y avoir des déçus chez les verts.
La difficulté, pour Ecolo, vient du fait que d’autres électeurs ont dû choisir Ecolo pour la raison inverse: sanctionner le PS tout en gardant l’espoir qu’Ecolo constitue quand même une majorité à gauche. C’est bien là une des ambiguïtés du vote Ecolo.



Lire aussi:
Une forme de “cartel” Ecolo - cdH?- 8 juin 2009
Tant pour faire jouer un effet de levier que pour se prémunir contre toute mauvaise surprise, Ecolo et cdH ont maintenant intérêt à s’encorder l’un avec l’autre. Ne cherchez pas ailleurs la raison pour laquelle Jean-Michel Javaux et Isabelle Durant
ont annoncé une rencontre avec les humanistes ce mardi, pour donner le coup d’envoi des “consultations” préalables à la formation des gouvernements régionaux et communautaires.

Une grosse baffe pour Reynders 8 juin 2009
Je reviendrai demain sur les résultats des élections européennes et régionales en Belgique. Là, je reviens de RTL-TVi, où j’ai vécu une fort instructive (et bien sympathique) soirée électorale que je vous raconterai bien sûr.
A cette heure, contentons-nous d’en retenir l’essentiel: alors que toute l’Europe vire résolument ou consolide
à droite, Bruxelles et la Wallonie restent globalement “à gauche“, avec un gros rééquilibrage de celle-ci au profit du pôle écologiste.

vendredi 3 avril 2009

Philip Hermann ... 2ème partie

Suite de L'interview de Philip Hermann ... 2ème partie.

Je demandais à Philip quels étaient les projets politiques principaux défendus par son parti et il avait commencé par nous expliquer qu'il fallait faire basculer le centre de gravité en région wallonne et à Bruxelles pas simplement pour prendre la place de ceux qui sont actuellement aux responsabilités mais pour apporter le changement auquel la population aspire.

- En matière de gouvernance publique: la vague de scandales, qui a emporté trois ministres-présidents successifs au cours de cette législature, exige de profondes réformes et pas un traitement au cas par cas pour étouffer les incendies lorsqu'ils se déclarent. Il est nécessaire de prendre les mesures qui permettront d'éviter durablement les conflits entre les intérêts privés ou particratiques, et l'intérêt général. Les mesures cosmétiques prises par la majorité PS-CDH actuelle, ne permettent, par exemple, toujours pas de régler les conflits d'intérêts révélés par l'affaire "Onkendaele", le cabinet révisoral Daerden, les nominations politiques récentes dans l'administration publique wallonne, les manques de gestion au Forem, ou encore le détournement de budgets publics à des fins de propagande électorale par André Antoine.

- Il s'agira également de remédier aux incompréhensibles lacunes dans la gestion du patrimoine public, sauf si on ose les attribuer au point précédent, ce que je me garderai de faire. On peut penser à la dégradation continue de notre réseau routier ou fluvial, à nos réseaux d'égouttage, qui sont les seuls à exploser en Europe dès les premières gelées prolongées. On semble préférer en Wallonie lancer de vastes et coûteux chantiers de rénovation après que les dégradations soient devenues irréversibles, voire se lancer dans de nouveaux projets, plutôt que de d'abord en assurer l'entretien quotidien en bon père de famille.


- En matière d'enseignement et plus généralement de formation: plutôt que d'imposer à des écoles où on se précipite d' accepter certains élèves plutôt que d'autres, il est urgent de relever le niveau des écoles où on ne se précipite pas et particulièrement de revaloriser l'enseignement technique et professionnel en lui permettant d'offrir des formations qualifiantes permettant une réelle chance d' insertion professionnelle à chacun de ses diplômés. L'objectif d'un cours de langue, par exemple, doit être de parler la langue et pas de donner une formation à une culture étrangère. Un mécanicien ne doit pas seulement être capable de démonter une deux chevaux mais surtout d'utiliser les outils logiciels nécessaires pour réaliser l'entretien d'une voiture d'aujourd'hui. Il faut pour y parvenir, associer plus les entreprises et les fabricants d'équipement avec l' Ecole et pas seulement avec certains centres de formation du Forem.


- Les enjeux seront particulièrement cruciaux en matière d'emploi. Il faut arrêter de croire et de faire croire que les solutions pourront provenir du public, surtout au niveau d'endettement et aussi de prélèvement que nous connaissons tant sur le plan fédéral que régional. Les solutions aux problèmes d'emplois ne pourront venir que des entreprises privées, qui visent à faire des profits, il est temps d'accepter cette réalité aussi en Wallonie. Il sera ainsi nécessaire de stimuler plus encore la création d'activités (statut des entrepreneurs, accès au capital-risque, coaching et accompagnement notamment en matière de transmission d'entreprises, soutien aux réseaux d'entreprises et animation, etc.) et d'attirer chez nous des entreprises, qui font des bénéfices, en renforçant encore la position concurrentielle de notre région, notamment par la qualité de nos infrastructures (routes, chemins de fer, aéroports, parcs industriels), grâce à la formation de notre main d'oeuvre mais aussi en utilisant de préférence l'outil fiscal plutôt que la subsidiation conditionnelle des entreprises, qui a révélé toute son inefficacité.

- Enfin et c'est un thème, qui me tient particulièrement à coeur, il faudra réorienter l'économie et la croissance vers des objectifs qui permettront de diminuer notre dépendance énergétique et de résoudre les enjeux climatiques.
Contrairement à ce que certains intellectuels à tricot prétendent, la décroissance, et son cortège de chômage, de pauvreté et de misère, n'est pas la réponse à ces enjeux. Les solutions à ces questions seront technologiques et devront être industrialisées, si elles veulent atteindre leurs objectifs. Jusqu'à preuve du contraire, on n' a encore rien trouvé de mieux que l'économie de marché pour réussir à industrialiser des technologies.
Certes, les pouvoirs publics peuvent et doivent contribuer à cette réorientation, notamment en assumant leurs responsabilités en tant qu'acteurs économiques, gestionnaires de parcs immobiliers (y compris de logements sociaux), automobiles, et aussi en tant qu'opérateurs de services publics. En dépit de tonitruantes déclarations d'intention, il s'agit aussi en priorité de rattraper le retard accumulé en matière de transposition dans la législation wallonne de dispositions, déjà décidées au niveau européen.

On peut citer, par exemple, la certification énergétique des bâtiments, la rénovation et l'isolation des bâtiments scolaires ou encore le fait que 5% des logements sociaux se chauffent encore avec des convecteurs électriques. Ces chantiers sont gigantesques, de même nature que l'adaptation de nos sociétés à la démocratisation de l'automobile, et capables de générer une croissance économique proportionnelle. Il est urgent de saisir cette opportunité de redéployer durablement l'économie wallonne et de remettre sa population au travail.


- La Belgique, la Francophonie et Bruxelles, dans tout cela ?

Comme beaucoup, les questions communautaires m'attristent plus qu'elles ne me passionnent. Je me réjouis pourtant que la fédération du MR compte une importante et influente composante FDF (même si je ne suis pas d'accord, pour le dire calmement, avec la manière dont celle-ci exerce parfois cette influence), qui a à cœur de défendre les intérêts de Bruxelles et aussi des habitants de la périphérie.

Pour le bien même de nos compatriotes flamands, il est important de ne pas céder sur un certain nombre de principes comme le respect du suffrage des électeurs et la nomination des trois bourgmestres de la périphérie, ou le refus de conditionner l'octroi de prestations sociales ou l'exercice de droits civils à des exigences linguistiques (Wooncode, achats de terrain, accès à une plaine de jeu, etc.), particulièrement dans les communes de la périphérie bruxelloise.

Ces questions, même si elles sont instrumentalisées avec verve par les chantres du mouvement nationaliste flamand, portent en elles les germes d'un repli identitaire nauséabond. Il ne s'agit donc pas d'un problème de communication mais de questions de principes, qui, vues de l'étranger et même si elles peuvent parfois s'expliquer par rapport à une histoire commune, où les francophones n'ont pas toujours eu le beau rôle, peuvent même apparaître comme de dangereuses et, en tout cas, inacceptables dérives.

Quant à une réforme de l'état profonde, qui transférerait de larges pans de compétences au niveau régional, il me semble urgent de parvenir à des compromis équilibrés si nous voulons éviter une séparation de notre pays dont chacun sortira d'ailleurs perdant.
Quelques bémols: cette réforme ne peut consister en une énième tentative de réaliser le grand rêve des nationalistes flamands, d'une flamandisation de Bruxelles en vue d'une indépendance à terme d'une Flandre, qui engloberait Bruxelles.

Octroyer des droits et avantages supplémentaires aux Bruxellois, qui feraient allégeance à la Flandre, est simplement inacceptable et justifie le renforcement de la région bruxelloise et de son indépendance financière.Ces compromis doivent être équilibrés.
Il est donc parfaitement illusoire de poser de quelconques préalables à la négociation. Tous les problèmes doivent être sur la table et seule une solution globale, où chacun devra faire des concessions douloureuses, peut être envisagée.

A la date anniversaire des précédentes élections législatives, j'ai créé un sondage sur internet comme un outil d'aide à la décision pour nos politiques: http://www.jevotepourlabelgique.be/, où les nœuds à trancher sont présentés et où chacun peut exprimer son avis. Il reste d'ailleurs encore aujourd'hui en ligne.


- Et Liège, aussi ...

Liège, c'est ma ville. Même si j'ai beaucoup voyagé, si j'ai habité, étudié, travaillé ailleurs, parfois durant de longues périodes d'ailleurs, je n'ai jamais perdu le contact avec "ma" ville. Quand je retourne dans le "carré" ou sur la place du marché, même si je suis resté longtemps absent, je suis toujours sûr d'y retrouver des amis et de passer une bonne soirée.

J'y suis viscéralement attaché et j'ai mal à ma ville !!! Elle m'a vu grandir, je l'ai connue joyeuse, trépidante, festive, j'en connais les secrets, les trésors aussi et j'ai malheureusement aussi assisté à son déclin, à sa paupérisation "inéluctable". Même si aujourd'hui, un timide frémissement semble se faire jour, je suis vraiment en colère contre la majorité PS-cdH aux commandes de celle-ci depuis plus de 25 ans. Je ne parviens pas à comprendre que sa population renouvelle ce mandat depuis si longtemps sans jamais sembler s'étonner d'un si pitoyable bilan.

A Liège, nous avons vécu d'incroyables feuilletons politico-judiciaires où d'anciens ministres se sont faits assassiner ou se sont suicidés après avoir été inculpés d'assassinat, où la place principale, au cœur de la ville, a été laissée à l'abandon pendant plus de 20 ans, où on a creusé des trous partout pendant plusieurs années pour un métro qui n'a finalement jamais existé, le reste est à l'avenant, les pouvoirs publics se sont tellement discrédités, que plus personne ne semble croire désormais qu'un changement soit même possible. Me battre contre une telle résignation, est au cœur de mon engagement en politique...il faut bien que certains s'y collent !!! ;-)


- En dehors de la politique …

Je ne suis venu à la politique que sur le tard et après avoir connu quelques réussites professionnelles. Mon existence, mon horizon ne se réduit donc pas à la politique. J'ai la passion de comprendre, d'observer, d'analyser. Je lis donc beaucoup et je m'informe constamment, j'adore le débat, la confrontation des idées, convaincre...mais je n'ai jamais cessé d'apprendre. J'aime également l'enthousiasme de la création, monter des projets, les réaliser, les voir prendre vie, et aussi se confronter aux innombrables difficultés. J'adore l'intensité des moments décisifs, déterminants, où la réalité bascule.
De manière plus anecdotique, j'aime aussi beaucoup jouer au poker avec des amis, aux échecs. Par dessus tout sans doute, j'aime la mer, la plongée sous-marine, la voile. J'ai longtemps skipper professionnellement des voiliers et leur équipage pendant mes vacances. J'ai aussi convoyé, avec un ami, un petit voilier de 12 mètres de Nieuwpoort jusqu'en Martinique au lendemain de mon service militaire, juste avant d'entrer dans la vie active. Une expérience inoubliable... et pas oubliée. Toujours au creux de l'âme, l'envie de reprendre la mer pour ne plus jamais revenir et... se dire aussi que c'est possible. :-)


-Je voulais aussi ajouter pour terminer que …

Même si cela a souvent été dit, même si la plupart des gens se désintéresse aujourd'hui de la politique, ce scrutin du 7 juin prochain sera déterminant. Faire basculer le centre de gravité n'est pas un vain mot, n'est pas une illusion. Jamais depuis plusieurs dizaines d'années, nous n'avons été aussi près d'un véritable changement en Wallonie et avec cette crise financière, qui n'est que le reflet de crises plus profondes (énergétique, climatique, eau, alimentaire), jamais ce changement n'a été plus nécessaire. Alors la campagne sera dure, nous assistons depuis plusieurs mois à une véritable chasse à l'homme contre Didier Reynders. Les attaques personnelles n'ont pas cessé depuis sa victoire au dernière élections fédérales alors que son action comme ministre des finances a certainement permis de sauver le système bancaire belge et aussi européen. Avant le sauvetage de Fortis, souvenons nous que les banques...on les laissait parfois faire faillite: Bear Stern, Northern Rock, Lehman Brothers ou encore Kaupthing.

Mais il ne faut pas avoir peur. Si ce changement est nécessaire et même si les adversaires politique du MR ne manqueront d'agiter les épouvantails, je suis convaincu qu'il est possible de sortir par le haut de ces crises. Cela exigera des efforts, du travail et ce ne sera pas facile...mais le désespoir n'est pas permis, ces crises sont aussi des opportunités qu'il nous faudra saisir. Le programme du MR se décline en propositions concrètes, qu'il est possible de mettre en oeuvre immédiatement. Il est réaliste et crédible, ce ne sont pas ses moindres qualités.Et encore merci de me donner l'occasion de me présenter sur ton blog.


C'est avec grand plaisir, Philip.

A bientôt !

lundi 30 mars 2009

L'interview de Philip Hermann

(1ère partie)
Notre infatigable bloggeur libéral de Liège se présente à nous et à l'électeur ...

- Philip Hermann, qui es-tu ?

Je suis le produit de la rencontre improbable entre deux étudiants en médecine dans une université de la côte Est des Etats-Unis dans les années 60. Ma maman venait des Philippines d'une famille de juristes, et mon père venait de Seraing, d'une famille de commerçants.
A la fin de leur spécialisation, ils sont revenus s'installer à Liège, où je suis né.

Après des humanités classiques (latin-grec) dans un pensionnat catholique près de Ath, j'ai obtenu une licence en philosophie (option philosophie des sciences-logique) à l'ULG. J'ai rédigé un mémoire qui traitait des problématiques liées à la logique dans les recherches en intelligence artificielle. Je l'ai défendu auprès du Professeur Paul Gochet, qui était notamment lauréat du prix Francqui. Je suis également l'un des premiers étudiants Erasmus de cette faculté, j'ai eu l'occasion de séjourner un an à l'université de Hull, où j'ai obtenu un BA en Philosophie. J'ai complété cette formation par un diplôme en gestion des HEC.

Point de vue professionnel, j'ai d'abord exercé différentes fonctions commerciales pour différentes entreprises (Encyclopédie Universalis, Trends, Banksys) puis j'ai créé en 1997 une première entreprise: city.be. Nous rendions disponibles sur internet les informations utiles aux habitants des villes (infos pratiques, agenda culturel, et répertoire des commerçants, qui pouvaient présenter leurs activités et promotions à nos visiteurs et qui finançaient la création et la gestion de ces sites). Cette entreprise, créée avec presque rien, a connu une croissance très (trop) rapide et a finalement été capitalisée par Suez et La Poste en France...puis ceux-ci ont décidé de recentrer les activités sur la France et de fermer la filiale belge à l'occasion de l'éclatement de la bulle en 2001-2002. J'ai réinvesti le cash obtenu à cette occasion dans une entreprise qui commercialisait des nouveautés technologiques (GSM, PDA, GPS, etc) sur le net, PrimeUser.
C'est aussi à ce moment que j'ai commencé à m'intéresser à la politique belge. D'abord en participant à des forums de discussion sur le net, puis comme militant de base au sein du MR, où j'ai commencé par coller des affiches lors de la campagne régionale de 2004... c'est aussi cette année là, que le PS liégeois a enfin décidé de conclure des accords avec les autres formations politiques pour répartir équitablement la présence sur les panneaux d'affichage électoraux. ;-)

En 2006, j'ai été désigné comme 27 ème candidat sur les listes MR de Liège. A cette occasion, j'ai créé un blog de campagne qui s'est poursuivi jusqu'à aujourd'hui.
Ce blog a rencontré un certain succès puisqu'il compte plus de 150 000 visites depuis sa création. J' y analyse essentiellement l'actualité politique mais pas seulement, je parle aussi souvent d'économie voire même de philosophie.

Toutes ces idées, qui sont avant tout les miennes - je ne consulte jamais personne avant de rédiger une note sur mon blog et elles restent consultables en ligne pour ceux qui voudraient mieux me connaître - même si je me sens parfaitement en phase avec la ligne politique actuelle du MR, sont en débat et les discussions y sont parfois animées.

- Quelles sont tes valeurs (et appliquées au quotidien) ?

Fondamentalement, un engagement politique ne peut se justifier que s'il vise l'intérêt général, même si dans d'autres partis, certains événements récents ont fait la démonstration du contraire. En ces temps économiques difficiles, il est plus important que jamais d'aborder les problèmes avec pragmatisme. La doctrine libérale se fonde sur la primauté de la liberté individuelle, elle fait confiance à l'individu, à l'initiative privée pour résoudre les problèmes posés à la société. Cela ne signifie pas l'absence de règles, la loi de la jungle ou encore la loi du plus fort. Il faut une réglementation et c'est le rôle de la puissance publique de fixer le cadre dans lequel ces initiatives peuvent s'exprimer.

La crise financière n'est pas une crise du libéralisme. Elle n'est pas le résultat d'une absence ou d'un manque de règle au niveau belge, même s'il faudra sans doute améliorer aussi notre régulation et pallier à certaines des défaillances qui se sont fait jour. Mais cette crise résulte surtout de l'absence d'une instance de régulation internationale alors que les marchés financiers sont mondialisés, d'une crise énergétique liée à l'augmentation de la consommation dans les pays émergents et du conservatisme d'une administration US, qui a préféré nier ces problèmes et maintenir artificiellement une croissance forte en maintenant des taux de crédit faibles et en octroyant des prêts hypothécaires à des personnes précarisées puis en les revendant à la planète entière sous forme de produits dérivés.

Pour pouvoir s'exercer pleinement, cette liberté doit avoir pour cadre une certaine sécurité d'existence: c'est la sécurité sociale, qui répond aux besoins fondamentaux des gens (droit à l'éducation, à des soins de santé, à une pension, à des allocations de chômage, etc)... C'est la spécificité même du modèle politique européen, ce que certains appellent "démocratie libérale" ou "libéralisme à visage humain" ou encore "libéralisme social". Simplement, il est également légitime de s'interroger sur la manière dont toutes ces prestations sociales sont organisées surtout en Wallonie, où de nombreux dysfonctionnements se sont faits jour et ont révélé une instrumentalisation de notre système de sécurité sociale à des fins partisanes. Il est également devenu évident qu'il serait possible d'organiser tout cela à moindre coût et de manière plus efficace sans d'ailleurs diminuer le niveau de ces prestations sociales. Pour y parvenir, il faudra sans doute oser le changement, le pragmatisme et aussi oser dépasser l'implacable logique partisane, les corporatismes, les barrières idéologiques, les archaïsmes...en un mot, lutter contre le conservatisme de ceux qui actuellement contrôlent tous les leviers de pouvoir en région wallonne et qui n'ont donc aucun intérêt au changement.

Enfin du point de vue des valeurs, il me semble aussi important de stimuler le gout de l'effort, la recherche de l'excellence, la prise de risque, quelque soit le domaine d'activité d'ailleurs, en les récompensant mieux. Car comment justifier l'effort, l'excellence, la prise de risque...si ceux-ci ne sont jamais récompensé? L'égalitarisme, pourtant souvent présenté comme vertueux, a pour principal effet de décourager ces valeurs motrices dans toute société et de les remplacer par le copinage politique, le clientélisme, la bureaucratie...en fait, l'arbitraire le plus absolu.

- Quelle est ton actualité politique actuelle

Je suis actuellement, selon la formule consacrée, candidat à la candidature sur les listes du MR liégeois pour ces élections régionales. Cette attente semble interminable et n'est pas feinte. Il est de tradition au MR de préserver le secret et les surprises aux candidats-candidats, cette incertitude est, dans mon cas, totale et réelle. Mon blog se poursuit par ailleurs et j'espère bien le transformer à nouveau en un blog de campagne, au rythme plus soutenu...bientôt.

- Quels sont tes/les projets politiques principaux (défendus par ton parti) ?
  • L'enjeu de cette campagne électorale, est clair: il s'agit de faire basculer le centre de gravité en région wallonne et à Bruxelles pas simplement pour prendre la place de ceux qui sont actuellement aux responsabilités mais pour apporter le changement auquel la population aspire.
    En matière de gouvernance publique: la vague de scandales, qui a emporté trois ministres-présidents successifs au cours de cette législature, exige de profondes réformes et pas un traitement au cas par cas pour étouffer les incendies lorsqu'ils se déclarent. Il est nécessaire de prendre les mesures qui permettront d'éviter durablement les conflits entre les intérêts privés ou particratiques, et l'intérêt général. Les mesures cosmétiques prises par la majorité PS-CDH actuelle, ne permettent, par exemple, toujours pas de régler les conflits d'intérêts révélés par l'affaire "Onkendaele", le cabinet révisoral Daerden, les nominations politiques récentes dans l'administration publique wallonne, les manques de gestion au Forem, ou encore le détournement de budgets publics à des fins de propagande électorale par André Antoine.


  • Il s'agira également de remédier aux incompréhensibles lacunes dans la gestion du patrimoine public, sauf si on ose les attribuer au point précédent, ce que je me garderai de faire. On peut penser à la dégradation continue de notre réseau routier ou fluvial, à nos réseaux d'égouttage, qui sont les seuls à exploser en Europe dès les premières gelées prolongées. On semble préférer en Wallonie lancer de vastes et coûteux chantiers de rénovation après que les dégradations soient devenues irréversibles, voire se lancer dans de nouveaux projets, plutôt que de d'abord en assurer l'entretien quotidien en bon père de famille.

  • ... la suite de l'interview plus tard dans la semaine ...



Lire aussi:
Elections : l'UCM et l'UWE questionnent les candidats
Le monde de l'entreprise s'intéresse aux élections régionales
L'Union Wallonne des Entreprises et l'Union des Classes Moyennes partent en campagne en vue des élections de juin. Les deux organisations patronales demandent aux candidats ce qu'ils proposent pour favoriser l'activité économique.
L'UWE et l'UCM posent aux candidats des questions sur 15 thèmes dont 4 essentiels et dont les réponses sont évidemment induites. L'économie, l'aménagement du territoire et l'énergie, l'emploi et la formation et le fonctionnement public sont quatre thèmes majeurs pour l'UWE et l'UCM qui changent d'attitude : on ne dit plus "voilà pour qui ne pas voter", mais on pose des questions. Et les réponses doivent induire un choix, mais aussi orienter un cahier de revendications post électoral. Marie-Anne Ronveaux de l’UCM explique : « ce que nous voulons surtout, c'est pouvoir, dès le lendemain des élections, présenter un vrai cahier de revendications qui aura été construit en ayant l'écho des parlementaires actuellement en place et l'écho des entreprises, c'est vraiment ça l'objectif ».

samedi 21 mars 2009

Ceux qui crachotent ...

De l'énergie pour l'Europe ...
Louis Michel :
"le débat sera instrumentalisé pour diaboliser le libéralisme", par les responsables de gauche, "enfants honteux du marxisme", qui donnent une image fausse du libéralisme, en accréditant l'idée qu'il serait synonyme de capitalisme débridé.

Il a aussi apporté son soutien à Didier Reynders, qui a été victime selon lui
"d'attaques ad hominem, de la vindicte personnelle, de lynchage" de la part d'adversaires politiques animés par "un sentiment revanchard incompatible avec le débat démocratique".


Elio Di Rupo estime que l'actuel ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, est l'homme qui a la meilleure connaissance du monde économique et social et incarne une

modernité de l'économie plus juste pour une société plus humaine”.
"L'ambition du parti pour les élections de juin est de combattre la crise libérale"


Lire aussi:

Les faux amis des Belges de l’étranger
Les Belges de l'étranger ne pourront pas participer aux prochaines élections régionales du 7 juin. Merci le PS, merci le cdH !

Le MR a toujours été à la pointe du combat en faveur du droit de vote des Belges de l'étranger. Un droit démocratique qui répond à une large attente de tous nos compatriotes qui, bien que résidant à l'étranger, continuent à s'intéresser à notre pays, leur pays, et souhaitent contribuer au débat politique. Ils furent très nombreux à profiter de ce droit lors des derniers scrutins législatifs fédéraux de 2003 et 2007. Le 10 juin 2007, ils étaient au nombre de 122.140.

Dès l'entame de cette législature, le Groupe MR a déposé à la Chambre des propositions de loi afin de simplifier les procédures inutilement complexes, d'étendre ce droit de vote des Belges de l'étranger pour les élections régionales, ainsi que pour les élections européennes pour les Belges qui résident hors Union.

Ces textes furent présentés en Commission de l'Intérieur dès janvier 2008, ont rappelé ce matin les Députés MR Corinne De Permentier et Denis Ducarme. Mais, la Commission de l'Intérieur, présidée par le Député PS André Frédéric, suspendit les discussions pour ne les reprendre qu'aujourd'hui, c'est à dire à un moment où le timing devient extrêmement serré pour voir les textes votés et applicables aux scrutins du 7 juin prochain. Difficile, mais pas impossible, à condition que l'on ne traîne plus.

Didier Reynders gekwetst na alle kritiek
Minister van Financiën Didier Reynders (MR) is voor heel wat mensen de grote boeman geworden door zijn rol in de zaak-Fortis en na het veranderen van de belastingaangifte. De aanvallen op zijn persoon kwetsen hem zeer, liet de liberaal verstaan op een MR-partijcongres.
Louis Michel trad Reynders bij. De voormalige minister van Buitenlandse Zaken noemde de minster "het slachtoffer van een lynchpartij" en had het ook over "persoonlijke aanvallen".

lundi 16 février 2009

Crise du libéralisme ?

“Aaaaaah ! Di-di-er Rey-n-ders ! Ce n’est pas encore le gouvernement, que je sache, hein ! C’est encore une déclaration qui crée de l’inquiétude alors qu’on a déjà dépensé tant d’argent – plus de 20 milliards – pour aider les banques en pensant au sort des épargnants ! Ce qui importe, aujourd’hui, c’est de travailler avec la discrétion voulue sans ajouter à cette crise libérale un climat d’incertitude…”


lundi 29 décembre 2008

A la poursuite d’un Premier

WANTED: 1er Ministre (h/f) !
Reynders, who else ?

Depuis le split du CD&V avec la N-VA, les libéraux sont la première force politique du pays.
Ce poste revient démocratiquement à la personne proposée par l'entièreté de la famille libérale réunie. Le véto socialiste n'est que pure manoeuvre électoraliste; sont-ils d'ailleurs capables d'autre chose ?
D'emblée, le nom de Reynders a été rejeté par le Parti socialiste. Non pas pour une question d'homme, selon les explications du Boulevard de L'Empereur, mais parce que le PS d'Elio Di Rupo souhaitait «quelqu'un d'irréprochable». L'homme fort du MR ayant participé au sauvetage controversé de Fortis, il ne pouvait, aux yeux des socialistes, endosser le costume de Premier.
J'ignore la(es) vraie(s) raison(s) du véto des libéraux à la nomination de Jean-Luc Dehaene, il faut néanmoins se souvenir qu'il faisait partie de ces fameux bourgmestres qui refusaient la tenue d'élections démocratiques dans BHV non-splité à la sauce flamingante.

De son côté, Herman Van Rompuy ne se dit pas intéressé par la charge, même si on lui a forcé la main - ce n'est pas un leader créatif, à ma perception. Ne parlons même pas de Marianne Thyssen, cette sectaire jeunette (en politique nationale) ...
L'extrêmiste de frère du formateur affirmait à une autre époque:

"En mettant le couteau sur la gorge de Leterme, les francophones ne réalisent pas à quel point ils mettent le couteau sur la gorge de la Belgique"
Et quand c'est Leterme qui se coupe lui-même la gorge, il faut en conclure quoi ?

Conclusion générale: si on désire continuer avec cette entité belge et accessoirement régler ce problème BHV, il serait plus qu'urgent de mettre sur pied cette fameuse circonscription nationale pour identifier clairement nos futurs primo-ministrables désignés par l'électeur et non ces jeux particratiques.


Lire aussi:
Premier Ministre, un choix cornélien
La Belgique a besoin d’un nouveau capitaine, sans tarder, c’est une évidence pour tout le monde.
Le choix qu’il s’agit de poser ne peut être pour autant pris sans une réflexion approfondie.


Ciel, Dehaene revient ! 06/07/2007
Jean-Luc Dehaene a accepté une mission de médiation et de négociation du Roi. Il prend comme modèles les héros de... "Mission impossible"... Contrairement à Reynders, il sera très, très discret et ne reverra la presse que mardi.

Belgique use les premiers Ministres. Un nouveau. Mais jusqu’à quand ?
Le chrétien-démocrate flamand Herman Van Rompuy a été chargé dimanche de former un gouvernement belge, dix jours après la démission d’Yves Leterme, mais sa nomination difficile a mis en lumière les tensions entre les partis. Herman Van Rompuy va avoir devant lui la double tâche de répondre à une sévère crise économique et de faire face au conflit toujours vif entre Flamands et francophones de Belgique sur l’avenir d’un pays en crise quasi-ininterrompue depuis dix-huit mois.

Herman Van Rompuy, la Belgique et les Francophones
Le roi des Belges Albert II a chargé dimanche 29 décembre 2008 le chrétien-démocrate flamand (CD&V) Herman Van Rompuy, actuel président de la chambre des députés, de former un nouveau gouvernement après la démission d'Yves Leterme il y a dix jours. M. Rompuy n'a pas encore formellement le titre de Premier ministre mais la formation de son gouvernement ne devrait pas poser de gros problème. Les cinq partis de la coalition sortante se sont mis d'accord dès vendredi pour reconduire le même gouvernement, en changeant seulement le Premier ministre et le ministre de la Justice, Jo Vandeurzen, tous deux accusé de pressions sur la justice pour qu'elle valide son plan de sauvetage de la banque Fortis (lire: La Belgique dans le chaos politique depuis 18 mois).
Herman Van Rompuy est en faveur de l'application du "principe d'homogénéité du territoire" et il lui semble évident de scinder l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). "C'est logique. La Belgique a une frontière linguistique. On a scindé le Brabant dans cette logique, par exemple. On scinde donc partout à cause de la frontière linguistique … il faut excécuter l'accord gouvernemental flamand" (Lien:
La DH: "BHV: normal de ne pas pouvoir voter pour des francophones"). Autrement dit la remise en cause de droits électoraux et judiciaires spécifiques accordés aux francophones vivant dans la périphérie de Bruxelles et l'enclavement définitif de la Région de Bruxelles, 90% francophone, dans un Etat-fédéré Flamand (lire: La Flandre décide d'isoler et d'enclaver Bruxelles).

Nous ferez-vous un gouvernement pour Noel ? (épisode 7)

dimanche 2 novembre 2008

LiDé pour Libéral et Démocrate

Il devait sortir, il est sorti ... LiDé, pour Libéral et Démocrate.
Le contraire d'un oxymore, comme le présentent déjà des illettrés de la politique et du sens politique et démocratique.

« Libéral, pour la libération de l’esprit d’initiative de l’ensemble des citoyens, quel que soit leur statut dans la société. Cet esprit implique la construction d’une société responsabilisante et le développement transparent d’une éthique tant dans la vie des citoyens que dans la politique »



Quatre lettres bleues sur fond blanc.
LiDé se veut différent des autres formations politiques, tout en reprenant partiellement dans son logo la symbolique politique des couleurs ayant cours en Belgique francophone : d’abord le fond blanc car nous voulons que la politique devienne claire et transparente. Nous voulons convaincre les citoyens démobilisés votant nul ou blanc que leur voix compte plus que jamais et qu’enfin une formation politique a des projets dans lesquels les gens de bon sens se retrouvent ;
  • puis le bleu pour le sens de l’initiative, qui est la dynamique fondamentale du mouvement
  • un point rouge sur le i affirme notre sens social. Nous voulons une société plus juste et équitable respectant l’investissement de chacun dans la société
  • un accent aigu vert car la nature à ses droits. La nature doit être une préoccupation majeure qui doit s’intégrer d’une façon plus naturelle dans notre développement
  • un sous-titre en orange car la solidarité humaine au sens large, liée à la responsabilité et indépendante de la langue parlée, doit rester le socle d’une société qui assure la dignité à tout un chacun.

A suivre, donc.







Lire aussi:
LiDé d'Aernoudt prend vie!

'LiDé' de Rudy Aernoudt est lancé
L'ancien haut fonctionnaire flamand et chef de cabinet de divers ministres, Rudy Aernoudt, a annoncé que le nouveau parti qu'il fonde s'appellera LiDé pour Libéral et Démocrate.

Le MoDem rêve de bénéficier de la «guerre interne» au PS