Affichage des articles dont le libellé est purification linguistique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est purification linguistique. Afficher tous les articles

dimanche 26 octobre 2008

Overijse, la mort de l'âme

Je vous relatais les nécro-mesquineries linguistiques de la commune d'Overijse dans le billet : "L'Europe est ma patrie" .

Olivier Salomé reprend cette information sur son blog, mais la complète par les éléments suivants:

"Toujours sous la houlette de son bourgmestre Dirk Brankaer, la commune d’Overijse avait décidé le 10 mars 2008 de remplacer l’actuelle plaque commémorative du monument dédié à l’exploit de deux pilotes belges francophones par une plaque exclusivement en néerlandais. Il s'agit de la stèle qui évoque l’exploit de Léon Divoy et de Mike Donnet (...).
(Lire aussi:
Libération: clochemerle sur Overijse). "

Minable.

vendredi 26 septembre 2008

GPS flamingants

Un petit sujet pour "Témoignages d'un Francophone de Bruxelles" , dont le dernier (et très chaud et très subjectif et très suggéré par Chaos Theory) sujet n'est autre que les transferts interrégionaux , suite à la publication par la Banque Nationale d'une étude sur les transferts et mécanismes de solidarité via le budget des administrations publiques entre la Région Flamande, la Région de Bruxelles, et la Région de Bruxelles.

Ici, c'est plutôt du transfert linguistique dont il est question:
Belga nous rapporte l'histoire d'un automobiliste excédé suite à la monolinguisticité de son GPS intégré à son véhicule, qui s'entête à parler néerlandais à Bruxelles.

"J'ai beau encoder mes adresses en français, à Bruxelles, il me les traduit en néerlandais. Du coup, j'ai du mal à trouver les rues. Je me sens lésé dans mon droit fondamental et ma culture. Saviez-vous que la rue du Myosotis devient la Vergeet-me-nietjessrtaat? Bruxelles est pourtant à 85% d'expression francophone!"

Pas besoin de de consulter "Google Map" (aussi et invariablement néerlandophone sur Bruxelles), pour savoir -quand on habite Uccle- que la rue du Myosotis est une parallèle à la rue de Stalle.

Qui aurait connaissance d'une action à destination de Google à ce sujet ?



Lire aussi:
Fiscus laat Franstalige wanbetalers veel meer met rust dan Vlaamse

jeudi 20 décembre 2007

Purification linguistique en Belgique

Ils partagent aussi un lion et sont de culture germanique et pourtant ... purification linguistique et culturelle

Vues par nos voisins luxos:

Nouvelle preuve que la crise belge est profonde: une commune limitrophe de Bruxelles ne vend ses terrains qu’à des néerlandophones.
Imaginez que le Grand-duché ne vende plus que des terrains à ceux qui parlent luxembourgeois.

Cette politique clairement discriminatoire est à l’œuvre aux portes de Bruxelles, raconte Jean Quatremer, journaliste à Libération, sur son blog.
La commune de Zaventem, qui accueille l’aéroport international de Bruxelles, a décidé de ne vendre ses terrains qu’à des néerlandophones ou, à la limite, à ceux qui suivent des cours de langue.

Jean Quatremer poursuit ses explications:

Le seul élu francophone du Parlement flamant, Christian Van Eyken (UF), avait déposé une plainte auprès du gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, contre le règlement communal de Zaventem qu’il estimait discriminatoire envers les personnes non néerlandophones.

En vain.
Ce réglement communal « est un instrument important pour garantir le caractère flamand de communes comme Zaventem et favoriser la cohabitation entre les habitants d’un quartier », s’est réjoui l’adjoint au maire Eric van Rompuy (CD&V). Précisons que ce type de mesure existe aussi dans d'autres communes flamandes de la périphérie bruxelloise.

Pour un pays qui s’est battu pour accueillir la capitale de l’Europe, une telle politique de purification linguistique est proprement incroyable et surtout semble contraire aux traités européens qui interdisent toute discrimination. En pratique, cela signifie que si un fonctionnaire ou un député européen veut acheter en Flandre, il devra parler flamand…


Et la Loi 101 au Québec ?



La différence avec la "loi 101" du Qc:


Le préambule stipule que l'Assemblée nationale entend poursuivre l' objectif de définir le français comme langue unique de la Province « dans un esprit de justice et d'ouverture, dans le respect des institutions de la communauté québécoise d'expression anglaise et celui des minorités ethniques, dont elle reconnaît l'apport précieux au développement du Québec ».

Le préambule stipule également que l'Assemblée nationale « reconnaît aux Amérindiens et aux Inuit du Québec, descendants des premiers habitants du pays, le droit qu'ils ont de maintenir et de développer leur langue et culture d'origine. »



Et l'Europe, dans tout cela ?



L’Europe s’inquiète des critères linguistiques
La Commission européenne annonce son intention d’analyser les dispositions légales permettant à la commune de Zaventem de réserver l’acquisition de terrains à bâtir aux seules personnes s’exprimant en néerlandais ou qui suivent des cours de néerlandais dans une école reconnue.

Nous sommes en contact avec les autorités belges pour analyser ces mesures spécifiques », a indiqué jeudi Friso Roscam-Abbing, porte-parole du commissaire européen en charge des Libertés, Franco Frattini.


Cette affaire n’est pas sans en rappeler une autre. En décembre 2007, l’exécutif européen avait pour mémoire entamé une évaluation des dispositions du Code d’habitat flamand (« Wooncode »), lequel prévoit notamment d’obliger les locataires de logements sociaux à faire la preuve de leur disponibilité à apprendre le néerlandais.
Interrogé sur l’état d’avancement de cette évaluation, M. Roscam-Abbing a indiqué jeudi que l’exécutif européen attendait de recevoir les décrets d’application du projet controversé avant de se prononcer.
« Nous les attendons pour le début de l’année prochaine », a ajouté ce même porte-parole. Selon la Commission européenne, le Wooncode doit en effet pleinement entrer en application ce 1er janvier 2008.
Lors de l’ouverture de cette analyse, l’exécutif européen avait annoncé vouloir s’assurer que le code flamand du logement ne constitue pas « une discrimination indirecte en raison de la nationalité », lequel serait alors contraire aux règles européennes.