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mardi 30 décembre 2008

Un tribunal politique

Merci à la RTBF pour les divers extraits de son JT de 13H du 29/12/08 (ainsi que pour tous les autres, réalisés au cours de l'année), avec par exemple l'excellentissime Vincent de Coorebyter dont je ne me lasse jamais:



Et un petit reportage de la délicieuse Johanne Montay; à défaut de partager l'entièreté de ses analyses et propos, je partagerais bien son ordinaire (Le Fan Club de Johanne Montay):




Note Uyttendaele VS note Delpérée
Le PS et le cdH avaient soumis à l'explorateur Wilfried Martens des notes sur la commission d'enquête Fortis.

Les humanistes plaident pour deux commissions distinctes, les socialistes n'en veulent qu'une seule.
La note du cdH, rédigée par le sénateur Francis Delpérée, plaide pour que deux commissions parlementaires soient installées.


- La première porterait sur la gestion des dossiers économique et financier par l'exécutif Leterme. Les cas Fortis, Dexia, Ethias et KBC, entre autres, auraient été passés au crible.

- La seconde commission parlementaire devrait porter sur le fonctionnement du système judiciaire stricto sensu. Et donc sur les éventuelles pressions du pouvoir politique sur la magistrature.

Le PS avait soumis à Wilfried Martens une note rédigée par le juriste Marc Uyttendaele, plaidant pour une seule commission d'enquête.
N'est-ce déjà pas une faute de goût, voire de genre ou encore plus: l'implication forte d'une personne du monde judiciaire à destination d'une assemblée parlementaire ... pour une affaire d'implication du monde politique dans le monde judiciaire ?

mardi 23 septembre 2008

En attendant Gogol

C'est sous la houlette d'Yves Leterme et de Geert Bourgeois que le jour de la Saint-Valentin 2004 voit naître l'union sacrée scellant le sort du CD&V et de la N-VA désormais alliés au sein d'un cartel.

Les deux partis se présentent pour la première fois ensemble avec succès, aux élections régionales de 2004. Trois ans plus tard, en 2007, ils rééditeront l'exploit aux législatives fédérales....


Aujourd'hui Bart De Wever, ce Samuel Beckett du théâtre politique belge, estime que
"le cartel n'est pas encore tout à fait rompu",
mais il remarque quand même qu'
"avec son parti dans l'opposition fédérale et flamande, ce sera difficile de maintenir l'union. "

Comme le précisait Vincent de Coorebyter sur Matin Première, doit-on cet assainissement du paysage politique belge et flamand à la "pseudo petite phrase"de Didier Reynders ?

Extrait JT RTBF du 20/09/08

Comme quoi, la parano flamande ne se focalisait que sur "la personne qui compte vraiment" dans le paysage francophone.



Lire aussi:
Gouvernement flamand : le cartel explose, le gouvernement tient bon ...
L'ordre du jour a été un peu bouleversé au parlement flamand ce lundi. Un débat a été lancé avant la déclaration de rentrée du ministre président Kris Peeters. SI l’attitude la N-VA a bien sûr été évoquée, le gouvernement flamand est lui toujours debout....



MAP du 21/09/08 (section avec vidéo Reynders)



Un gugusse de moins, hop !

La NV-A dit "Niet"
Les médiateurs royaux ont remis hier matin leur rapport au Roi. “Insuffisant” pour les nationalistes flamands
Alors qu’on en était à la recherche des noms des six négociateurs francophones après que les trois médiateurs royaux aient remis leur rapport au Roi – le télétexte de la VRT annonçant déjà Jean-Claude Marcourt et Philippe Moureaux pour le PS; Olivier Maingain et Armand De Decker pour le MR; Marcel Cheron pour Écolo; André Antoine pour le CDH –, la NV-A lançait hier soir, aux alentours de 20 h, un pavé dans la mare. Le ministre flamand Geert Bourgeois a déclaré : “Dans l’état actuel des choses, la NV-A n’est pas prête à soutenir le dialogue institutionnel de Communauté à Communauté.”

mercredi 16 juillet 2008

Leterme weer ?

CD&V & N-VA




Les analystes à propos des fausses notes de la Marseillaise

L'excellentissime Vincent de Coorebyter du CRISP


Les crises s’accélèrent en Belgique, ne serait-il pas temps de débrancher le malade ?
En réalité, les crises s’accélèrent seulement depuis le 10 juin 2007. On n’en a pas connu sous les deux gouvernements Verhofstadt entre 1999 et 2007 et elles n’ont pas atteint cette ampleur au cours des années 90. Cela étant, on ne peut pas s’étonner que la négociation institutionnelle, qui a démarré seulement il y a un mois, ait abouti à un échec. Vu l’importance des sujets à traiter, la méthode choisie par Yves Leterme n’a pas permis d’aboutir.


Dave Sinardet, ce jeune anversois plein de promesses :


Il défend les sondages "scientifiques", par opposition à des coups de sonde que l'on peut retrouver ici et là, qui ne sont représentatifs que des geeks qui trouvent le temps et l'intérêt à passer du temps à donner leur avis à une potentielle foultitude de quidams et peureprésentative de ce qu'on peut retrouver dans
Plusieurs journaux, principalement néerlandophones, (qui) ont organisé des sondages en ligne abordant la démission du Premier ministre.
La question du successeur d'Yves Leterme revient dans les sondages du nord et du sud du pays.
D'après notre propre sondage, relevé à 8h45, les internautes plébiscitent le retour de Guy Verhofstadt (32,6%), alors qu'Yves Leterme est encore l'homme de la situation pour 28,2% des répondants. Seuls 9,9% des lecteurs pensent que Didier Reynders pourrait reprendre la charge de ce dernier.
D'après le sondage du quotidien Het Belang van Limburg, 43% des internautes pensent qu'Yves Leterme peut rester Premier ministre. Selon 36% des répondants sur le site du journal De Standaard, Guy Verhofstadt est le mieux placé pour diriger le gouvernement. Il est suivi par Yves Leterme (25%), Didier Reynders (20%) et Kris Peeters (18%).
Les sondages abordent également la question de la tenue d'élections anticipées. Pour 20,3% des internautes du Soir, la situation actuelle implique un retour aux urnes. Même son de cloche pour 60% des répondants sur le site de Gazet Van Antwerpen et pour 45% sur le site de Het Laatste Nieuws.
Les sondages au nord du pays posent également la question de la responsabilité de la crise. La faute est souvent rejetée sur les Francophones: 78% sur le site de Gazet van Antwerpen, et 75,6% sur le site du Belang van Limburg. Pour les internautes du Standaard, la paternité de la crise revient à Joëlle Milquet (33,39 %), Didier Reynders (31,76 %), Yves Leterme (13,79 %), Bart De Wever (13,69 %) ou à quelqu'un d'autre (7,36%).
La VRT et De Standaard ont posé la question de l'opportunité de la démission d'Yves Leterme. Une écrasante majorité (91%) ont indiqué sur les sites des deux medias qu'il a pris la bonne décision.
Enfin, 61% des répondants sur Gazet Van Antwerpen et 57% des internautes du Belang Van Limburg penchent pour l'indépendance de la Flandre.

lundi 17 mars 2008

Les analyses de Vincent de Coorebyter

L'excellent analyste était présent sur Matin première:

Monsieur,
Permettez-moi de vous transmettre mon plus profond respect, car vous comptez à mes yeux pour le plus fin analyste politique de ce pays.
Deux questions: le Centre d'étude de la vie politique (CEVIPOL) de l’ULB a-t-il encore une once de crédibilité, quand on connaît ses liens très forts avec le monde politique, voire du pouvoir ?


Mais où est donc la deuxième question ... ?

Extrait de l'interview:
"JPJA : Avec un Jean-Marie Dedecker qui est dans le trio de tête du baromètre de la « Libre Belgique » aujourd'hui. Un Gouvernement quand même, tout à fait particulier. Laurette Onkelinx parlait, lors de l'alliage, avec les Libéraux, simplement d'un Gouvernement contre nature. Ici, on se trouve réellement dans un Gouvernement d'adversaires… c'est-à-dire le mot qu'ils utilisent régulièrement. Ils sont adversaires pour une coalition ?

- Je pense que la clef c'est que ce Gouvernement a une composition qui est une composition de contrainte, qui est une composition dont plusieurs partis importants, ne voulaient pas. Au lendemain des élections, la donne la plus évidente c'était : on va profiter du résultat des élections, pour gouverner sans les Socialistes. Alors, qu'on s'imaginait au contraire qu'il pourrait se mettre en place, un Gouvernement Orange-rouge, très rapidement, y compris, au CD&V, on a pris l'option en faveur de l'Orange-bleue et ont d'ailleurs eu pendant des mois, des négociations très difficiles, très chaotiques, dans l'Orange-bleue, dit et répété qu'il n'y avait pas d'alternative sérieuse, qu'il fallait gouverner avec ces quatre-là. On gouverne malgré tout avec les Socialistes qui ont perdu les élections, qui sont assez fortement diabolisés en Flandre. Il faut se rappeler que la NV-A avait fait sa campagne électorale sur ce thème-là…

JPJA : Le nœud papillon d'Elio Di Rupo… comme un danger...

- Si vous ne voulez plus du PS, vous votez NV-A. Il faut quand même gouverner avec les Socialistes. C'est un premier motif, qui consiste à considérer ses partenaires, en réalité, comme un adversaire. D'autant qu'on fait l'analyse, en autre du côté de l'Open-VLD, selon lequel, sa chute électorale est liée à cette coalition trop longue avec les Socialistes, sous la violette. Et que la perte du VLD, aux alentours de 5%, correspond à peu de chose près et est même un tout petit peu inférieure à la Liste Dedecker : 6,5% en Flandre… C'est-à-dire une poussée vers la Droite. Mais il y a aussi, je crois, le souvenir de l'Orange-bleue. Et le malentendu en quelque sorte, qu'a présidé à cette formule de Gouvernement, je pense qu'on s'est convaincu du côté des deux partis libéraux et du côté du cartel CD&V-NV-A, qu'on allait gouverné au Centre Droit. C'était le sens global de l'élection. Il y avait une poussée forte à Droite en Flandre et il y avait cette victoire spectaculaire du MR sur le PS, en Wallonie, première fois que les Libéraux étaient premiers en Wallonie-même. On a cru qu'on gouvernerait au Centre Droit, voire à Droite dans certains domaines, avec un CDh prenant des positions inattendues. Cela a été très difficile, en définitive, impossible, parce que les questions institutionnelles et linguistiques s'y sont ajoutées. Il y a une sorte de dépit amoureux à l'égard d CDh et vous remarquerez avec quelle constance, aussi bien l'Open-VLD continue à dénoncer le CDh comme le PS, maintenant, le taxait de gauchiste et avec quelle constance, Didier Reynders parle du cartel PS-CDh

JPJA : Est-ce qu'on peut suivre Didier Reynders dans ce sentiment qu'il donne… que quelque part on est en train de trahir sa victoire et de trahir peut-être l'élection, en faisant revenir le Parti socialiste qui a été battu aux élections. Parti socialiste qui dit et qui rappelle bien, que le MR a aussi perdu…
- Le MR a perdu en sièges, mais il n'a pas perdu en voix. Au contraire, il a progressé en voix. L'Open-Vld, lui par contre a fortement diminué. Il est clair que le sentiment MR… c'est qu'on lui a volé sa victoire en le contraignant à gouverner au centre et dans un certain nombre de matière à devoir se relancer dans les bras-de-fer, notamment, pour une réforme fiscale, avec ces partis du Centre, du Centre Gauche, qui n'ont pas la même vision des équilibres globaux entre le fiscal et le social et quant à la manière d'opérer cette réforme fiscale et je prends cet exemple parmi d'autres… il y a aussi la perspective des élections d de 2009. Il semble quand même assez clair que le quasi échec du CDh, en Wallonie, au 10 juin 2007… il n'a progressé que d'un demi pourcent alors qu'il pouvait espérer un peu plus… est sans doute lié à la façon dont le MR est parvenu à créer dans les esprits… l'idée : le CDh est scotché, comme on disait à l'époque au PS et notamment englué, lui aussi, dans une mauvaise gestion de Charleroi…

JPJA : Ca a changé depuis ?

- …et je pense que le MR essaye de rester sur cette ligne en disant : au fond, vous avez un bloc qui est au Centre Gauche « PS-CDh ». Si vous voulez une véritable alternance, un véritable changement, il faut voter MR et éventuellement pourquoi pas entre eux, vous votez aussi Ecolo. Ils ne sont qu'à un siège de majorité au total, à la Chambre… MR-Ecolo… On n'est pas très, très loin d'une majorité absolue qui pourrait éventuellement se profiler à la Région wallonne, ou alors l'idée qu'à force de dénoncer le cartel, dans le langage du MR… MR, c'est PS-CDh… le MR commence à créer une inquiétude dans l'aide plus à droite, plus libérale ou plus conservatrice, du CDh et lui donne l'envie de rectifier en quelque sorte, la ligne et de la faire pencher autrement ou de dénouer l'alliance avec le PS, à l'approche des élections."

lundi 7 janvier 2008

Tous les partis parlaient d'environnement

L'excellentissime Vincent de Coorebyter, directeur du Crisp se livre à la Libre, extraits :

Il y a un an, tous les partis parlaient de l'environnement. Aujourd'hui, les écologistes sont dans l'opposition et cette problématique est quasi-absente des priorités.

Le gouvernement intérimaire : est une orange bleue doublement élargie : au PS et... à Guy Verhofstadt.

Il me semble aussi que ce gouvernement est éminemment centriste. On se passe de la droite nationaliste flamande, du Vlaams Belang, de la Lijst Dedecker et de la N-VA qui n'est pas au gouvernement et qui ne le soutient que mollement. On se passe aussi des trois partis de la gauche environnementale : le SP.A et les deux partis écologistes.


Le gouvernement "définitif" devra s'élargir. Le gouvernement intérimaire a certes une majorité des deux-tiers (101 sièges) mais il retombe dans une des difficultés de la virtuelle orange bleue : pour avoir cette assurance d'un vote aux deux-tiers, il faut compter sur les voix positives de la N-VA avec ses six députés. Même l'abstention de la N-VA, face à un vote négatif de l'opposition, ne suffirait pas à engranger une réforme aux deux tiers. Donc, dans sa version définitive, il faudra peut-être élargir la coalition aux socialistes flamands, comme le souhaite le PS... contre l'avis des libéraux qui rejettent la tripartie classique et contre la N-VA qui a fait une campagne électorale très anti-PS.