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vendredi 10 septembre 2010

une "incongruité démocratique"

Gérard Deprez, sur Matin Première:

Si le MR participait aux négociations, on pourrait discuter entre francophones pour d'abord définir un "projet belge" qui listerait ce que l'on veut garder en commun (par exemple, toute la sécurité sociale et la Justice), et "tout le reste, on peut discuter".

Et c'est tout à fait possible avec le FDF:
"On peut reprocher à monsieur Maingain de le dire maintenant, mais il n'est pas le seul à l'avoir dit et que dit-il fondamentalement ? Que la situation dans la périphérie serait plus facile si les six communes à facilités autour de Bruxelles étaient rattachées à la Région bruxelloise et s'il y avait un lien territorial organique entre Bruxelles et la Wallonie. C'est une évidence".


Elargir Bruxelles est une bonne revendication, "cela réglerait tous les problèmes dans les communes à facilités", mais elle est difficile à matérialiser : les Flamands n'en veulent pas. Mais ce n'est pas pour cela qu'il faut l'abandonner, pense-t-il : "Regardez, il a fallu 30 ans pour faire aboutir la revendication flamande de séparation de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ils n'ont jamais abandonné. Nous devons continuer à plaider pour la solution la plus simple et la plus rationnelle".

lundi 4 janvier 2010

Les paiements Icesave

Près du quart des électeurs islandais (56.089 personnes) ont signé une pétition demandant au chef de l'Etat d'opposer son veto à une la loi sur le remboursement d'environ 3,5 milliards d'euros perdus par des épargnants britanniques et néerlandais en raison de la faillite des principales banques d'Islande en 2008.

La pétition demande aussi au président Olaf Ragnar Grimsson d'organiser un référendum sur cette question. Nombre de contribuables jugent injuste de devoir payer les erreurs des banques.

"Je considère qu'il est raisonnable de demander que le fardeau économique imposé aux générations actuelle et futures d'Islandais sous la forme d'une garantie d'Etat pour les paiements Icesave aux gouvernements britannique et néerlandais soit soumis à un référendum national"


La constitution islandaise prévoit une consultation populaire si le président refuse de promulguer une loi. Le cas ne s'est présenté qu'une seule fois en 65 ans; le gouvernement avait alors renoncé à son projet.

La crise financière a non seulement provoqué la chute des principales banques islandaises mais précipité le pays dans une récession brutale qui a fait plonger sa monnaie. L'économie devrait avoir chuté de 8% en 2009 et elle ne devrait pas renouer avec la croissance avant 2011.

Reykjavik a été contrainte de négocier avec le FMI un plan d'aide de 10 milliards de dollars.

mardi 15 septembre 2009

l'Islande est techniquement une sorte de membre de l'UE

Jean-Claude Juncker, soulignant qu'il souhaite que l'ouverture officielle des négociations avec l'Islande ait lieu "avant la fin de la présidence suédoise" :

"Le processus d'adhésion de l'Islande doit être accéléré"
"J'ai toujours été de l'avis que l'élargissement ne devait pas être envisagé sans que le traité de Lisbonne soit en vigueur, mais l'Islande agit et est techniquement une sorte de membre de l'UE"
"En ce qui concerne la Croatie et l'Islande, je n'établirai pas de lien entre la ratification du traité de Lisbonne et l'adhésion de ces pays"



Lire aussi:
Irlande : les nonistes n’ont pas de parole…

Declan Ganley, l’homme d’affaires qui avait pris la tête de la campagne du non lors du premier Declanganley référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, au printemps 2008, a annoncé aujourd’hui son retour dans la campagne pour la seconde consultation qui aura lieu le 2 octobre. Pourtant, après la claque géante que son parti transeuropéen, Libertas, a prise lors des élections européennes de juin 2009, il avait annoncé qu’il ne participerait plus à la vie politique de son pays. Un homme d’une rare constance, comme on le voit…

samedi 12 septembre 2009

L'Istrie au frigo

Brève: Borut Pahor, Premier ministre Slovène, accompagné de son homologue croate Jadranka Kosor ont annoncés que le gouvernement slovène avait décidé de
"proposer à la commission parlementaire slovène des Affaires étrangères et européennes que la Slovénie lève son blocage aux négociations d'adhésion de la Croatie à l'Union européenne"



Updated -Lire aussi:
Zagreb peut renouer avec son rêve européen

En mettant fin au différend frontalier avec son voisin slovène, le Croatie devrait voir les négociations pour son adhésion à l'Union Européenne avancer très vite.

Depuis des mois, la progression du dossier croate était bloquée à Bruxelles. La raison? Un différend frontalier entre la Croatie et la Slovénie: depuis leur indépendance en 199A, les deux ex-républiques yougoslaves s'opposent sur le tracé de leur frontière terrestre et maritime dans le golfe de Piran, sur l'Adriatique.

La Slovénie, membre de l'Union Européenne depuis 2004 et soucieuse de conserver un accès aux eaux internationales via une étroite bande côtière, bloquait l'adhésion de Zagreb à l'UE. Depuis décembre 2008, Ljubljana bloquait l'ouverture de tout nouveau chapitre de négociation sur les 35 qui jalonnent le processus d'adhésion de la Croatie à l'UE, estimant que Zagreb avait transmis à Bruxelles des documents préjugeant de la délimitation de leur frontière commune.

Le blocage a cessé ce vendredi.

vendredi 17 juillet 2009

L'Islande aux portes de l'UE

L'Islande veut entrer dans l'Union européenne, titre la Neue Zürcher Zeitung.

Le journal bernois nous explique que cette demande a été surtout provoquée par la crise économique qui frappe l'île. Mais c'est surtout le délicat dossier de la pêche qui va être difficile à négocier entre Reykjavik et Bruxelles, bien que la capitale européenne salue cette décision qui était attendue par l'Union.
Pour le commentateur du
Tages-Anzeiger , une adhésion de l'Islande à l'UE aurait des conséquences pour la Suisse. L'association européenne le libre échange, dont nous faisons partie, va être ainsi affaiblie.
Et si la Norvège entend se rapprocher de Bruxelles, nous ne resterions plus qu'en compagnie du Liechtenstein, d'où un certain sentiment d'isolement. Dans une phrase empruntée à Mikhaïl Gorbatchev, le Tages-Anzeiger avertit:
"qui arrive trop tard est pénalisé le reste de sa vie... "


Lire aussi:
La Turquie dans l'Union Européene
Les sénateurs ont supprimé un amendement introduit par les députés dans la réforme des institutions rendant obligatoire une consultation du peuple français par referendum sur l'entrée de la Turquie dans l'Union Européene.Nicolas Sarkozy à d'abord fait revoir la constitution balayant ainsi d'un revers de manche le choix de 55% de français, et comme si cela ne suffisait pas fait annuler par la suite toute chance de consultation du peuple sur l'entrée de la Turquie contrairement au promesses faites aux français. Cet amendement rendait le référendum obligatoire sur la question de l'entrée dans l'UE, pays représentant plus de 5% de sa population, ce qui concerne tout particulièrement la Turquie.