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mardi 8 décembre 2009

Des milliers de lettres !

On se souviendra des perquisitions qui ont eu lieu dans les locaux de la CILE à Angleur, qui faisait la une de l'actualité il y a un an et demi : en cause, l’attribution d’un marché public sans avoir lancé d’appel d’offres ... mais il était également question d'une filiale de la CILE, la SA Versô, dont le financement de la société intriguait les experts de la section économique et financière de la police judiciaire fédérale de Liège ... la filiale devait être ... liquidée
Avec 600.000 € de capital de départ, la société était considérée comme importante dans son secteur d’activité, la consultance. Versô aurait reçu des sommes importantes et les enquêteurs tentaient de savoir où l'argent avait disparu ...


Offres d'emplois : la CILE recrute 5 ingénieurs
Cette offre vous intéresse ? téléchargez-là en cliquant ici

Collège des Contrôleurs aux comptes
: BCG et associés

Soyons surpris ...

Aujourd'hui, la CILE opèrerait des recrutements politisés, en "étiquetant" les candidats placés sur une liste de réserve de recrutement (après avoir réussi des examens) selon les noms des hommes politiques qui les font bénéficier de leurs recommandations ...
On parle de Michel et Frédéric Daerden, Isabelle Simonis, Marc Tarabella, Jean-Claude Marcourt, etc...

Un éternel recommencement ou continuation ...





Voir aussi (Daerden et mourir) :
Un autre coup médiatique contre lui ... à l'insu de son plein gré ...

Paris Match dit avoir sollicité une interview du ministre, "comme prévu". Son attaché de presse a cependant demandé que celle-ci se fasse à proximité de la diffusion de la soirée de divertissement présentée mardi sur la Une, pour en favoriser l'audience.







Twitter Side:
nblanchart Thielemans trompé par Daerden trompé par Paris Match... des machiavéliques à Paris Match c'est sûr

GeoffroyCoomans
Maintenant qu'il est mis à mal, le bougmestre préfère mettre fin à la discussion en refusant la parole à l'opposition :-/ #Daerden #photo

catherine_lem
il paraît que personne n'a remarqué que les photos de Michel et Aurore Daerden avaient été faites dans le bureau du bourgmestre, c'est vrai?

GeoffroyCoomans
Le bourgmestre tente de se justifier concernant les photos de #Daerden et de la fille, mais ne regrette rien #fail

marienagy
photos chez le bourgmestre c'est la faute à Paris Match.... mais Daerden & famille ont tout foiré par manque de goût!

GeoffroyCoomans
@JacopoGio Je doute vraiment que Thielemans fasse payer son pote #Daerden pour occuper son bureau, tant pis pour les finances communales :-/

GeoffroyCoomans
interpellera cet après-midi le Bourgmestre concernant les photos de #Daerden et de sa fille à l'hôtel de Ville de #Bruxelles #clown #fail


GeoffroyCoomans: On m'apprend qu'Aurore #Daerden courait en ptite culotte dans les couloirs de l'hôtel de Ville durant le shooting, ...

Phineas_Barnum Et si Daerden se déguisait en Empereur Donfut, qu'il avait sollicité comme expert ... http://bit.ly/7MedXy #voieroyale

Phineas_Barnum @olivierbaum Le Daerden qui cache les Daerden et ses 63.580 ****** #AveElioMorituriTeSalutant

Michel_Peters Daerden nous réapprend que l'art, parfois, peut être de très mauvais goût ! Quand je pense que 60.000 personnes ont... http://fb.me/3kpiqro

Quentin_be La #rtbf qui va faire une émission spéciale Michel Daerden ... ils ont rien d'autres à foutre ?!


Lire aussi:
Des sacs à vomi pour un quizz VRT sur De Crem

La ministre flamande de l'Audiovisuel a appelé la VRT à faire la part des choses entre satire et déontologie, après une émission au cours de laquelle l'animateur a offert des sacs à vomi à des candidats qui s'apprêtaient à répondre à des questions sur le ministre Pieter De Crem.
L'incident qui se voulait humoristique est survenu au cours d'une émission du quizz populaire de la VRT
Canvascrack, à la mi-septembre. Interpellée sur le sujet par le député flamand Bart Tommelein (Open Vld), la ministre flamande des Médias Ingrid Lieten (sp.a) a observé que la satire, et plus spécifiquement la satire politique, relevait de la programmation classique de la VRT, mais qu'il convenait de tenir compte de certains principes déontologiques. Elle a ainsi évoqué un comportement respectueux et honnête vis-à-vis de l'intéressé, ainsi qu'une déontologie qui doit tenir compte du contexte. En même temps, ajoute-t-elle, "la VRT est un organe créatif qui doit pouvoir jouer sur les limites et les déplacer".


Investissement de 240 millions d'euros en 5 ans à la CILE

La Compagnie Intercommunale des Eaux de Liège (CILE) va investir 240 millions d'euros dans les 5 années à venir, grâce à l'augmentation du prix de l'eau. La moitié de la somme sera prêtée par la Banque Européenne d'Investissement (BEI) avec une garantie de 100 millions de la province de Liège. L'autre moitié sera financée sur fonds propres. Les 240 millions d'euros seront remboursés en 20 ans, grâce à l'augmentation du prix de l'eau.

Cette augmentation sera cependant limitée pour le citoyen, a annoncé la CILE. Ainsi, par exemple, l'impact de l'augmentation du CVD (Coût Vérité de Distribution) sur un ménage moyen est de 14,95 euros pour l'année 2010, soit 1,25 euro/mois/ménage.


A Liège, certains transformaient-ils l’eau en or ?

En juin dernier, des perquisitions avaient lieu dans les locaux de la Compagnie Intercommunale Liégeoise des Eaux (CILE) à Angleur. En cause, les allégations d’un informateur qui dénonçait des entorses aux règles sur l’attribution de marchés publics, des surfacturations et des faux et usage de faux. Ce témoin, Benoît Nicolay se confie pour la première fois dans le cadre de « L’Info Confidentielle Paris Match ».

Complément à l’article publié dans Paris Match

Effet d’annonce ?

Le 2 mai 2007, dans son rapport de gestion, la SA VerSô déplorait une perte de 291.000 euros et expliquait ce mauvais résultat par « l'absence de chiffre d'affaire » et « les aléas du marché ». Ce même document attaquait Benoît Nicolay sans citer son nom : « Depuis la clôture de l'exercice au 31 décembre 2006, la société Proxibel et la société VerSô ont été victimes de propos indélicats, mensongers et calomnieux tenus par un salarié suite à son licenciement pour faute grave notifié par la société Proxibel. Ces faits ont porté atteinte à l'image et à la réputation de la société VerSô ainsi qu'à celle de ces mandataires sociaux. En conséquence, nous vous informons que les conseils de la société Proxibel ont été mandatés par le Groupe Proxiserve pour déposer plainte contre ce salarié ».

Réaction amusée de Benoît Nicolay : « C’est du vent comme le reste. Cette plainte je ne l’ai jamais venu venir ! Maintenant qu’ils vont me lire, peut-être vont-ils la déposer pour avoir un autre effet d’annonce mais cela ne m’impressionne pas ». Au Parquet de Liège, on nous indique qu’à la date du 28 novembre 2008 aucune plainte en diffamation n’avait été enregistrée à charge de M. Nicolay… Hector Magotte (CDH), le président du CA de Verso reconnaît n’avoir jamais vu cette plainte : « C’est les gens de Proxibel qui en ont parlé. Moi, je ne suis pas au courant du contentieux entre les Français et M. Nicolay dans le cadre de Proxibel… ».

Jean-Claude Phlyppo : « Je tombe des nues »
Au moment où Benoît Nicolay a commencé à remplacer des compteurs pour la CILE et quand Proxibel est entré en scène, trois personnes composaient le Comité de direction de l’intercommunale. José Stes, désormais pensionné, se refuse à commenter les propos de M. Nicolay. « Je ne veux pas polémiquer dans les médias. Si les enquêteurs ou le juge m’interpellent, je leur répondrai ». Roger Husson, l’actuel directeur ff de la CILE ne désire pas non plus s’exprimer, vu qu’une instruction est en cours. Jean-Claude Phlypo (PS) qui a aussi été président du CA de VerSô au moment de sa création en 2005 explique qu’il lui semble tout à fait impossible que la CILE ait attribué des marchés à Proxibel ou à n’importe quel autre prestataire de travaux sans appel d’offre préalable. Il affirme n’avoir jamais entendu parlé de surfacturations ou de manipulation des stocks par Proxibel. « Je n’ai pas été entendu par la justice. Je ne connais même pas ce Monsieur Nicolay. S’il avait passé des contrats avec la CILE, j’aurais du le savoir. Je tombe des nues ».

M. Phlypo explique aussi avoir été à la manœuvre pour la constitution de la société VerSô qui est née à la suite de contacts avec les français de Véolia. Il admet que cette société n’a pas très bien réussi… Raison pour laquelle lui et les autres administrateurs ont renoncé après un an de participation au CA d’être rémunérés. M Phlypo signale enfin que, depuis deux ans, il ne joue plus aucun rôle au sein de la CILE ou de VerSô.

Photos de Daerden : Thielemans dit avoir été trompé


Paris Match stupéfait par les propos de Michel Daerden

A la suite des allégations de Michel Daerden, dimanche dernier, sur le plateau de RTL-TVI, laissant sous-entendre qu’il aurait été piégé par Paris Match et qu’il avait refusé de poser en photo aux côtés de sa fille déguisée en Cléopâtre, Paris Match confirme que le ministre et son attaché de presse Jérémie Demeyer avaient bien donné leur accord pour cette séance de photos basée sur le thème « César et Cléopâtre », Michel Daerden étant jugé comme un empereur en Wallonie.

Après avoir été averti que les clichés seraient publiés dans Paris Match, son collaborateur a confirmé cet accord, et s’est même inquiété de savoir si une interview accompagnerait les photos et si Paris Match comptait « faire une couverture » avec le sujet. Un autre collaborateur du ministre a ensuite précisé que Michel Daerden ne se déguiserait pas « de la tête aux pieds », ce que Paris Match comprenait parfaitement.

jeudi 13 août 2009

De hauts magistrats corrompus?

Brève information relayée par L'Echo et De Tijd:
La police judiciaire fédérale de Bruxelles a informé le ministre de la Justice de l'existence de poursuites visant de hauts magistrats.
Selon les sources citées, la police suspecterait le parquet général de Bruxelles et le parquet général auprès de la Cour de cassation de vouloir protéger ces magistrats. Faire intervenir le ministre de la Justice serait le seul moyen de faire avancer la procédure. Il serait question d'un système de corruption et de faux en écriture mettant en cause "la magistrature de Bruxelles et en dehors".

De source informée, on affirme que si ce dossier
"caché au public depuis des années éclate au grand jour, les conséquences pour la crédibilité de la magistrature seront incalculables".
De quoi jeter un regard tout autre sur de nombreux dossiers comme "la faillite de la Sabena et Sobelair et récemment l'affaire Fortis"


De Clerk devrait proposer que l'on conserve les e-mails et les SMS des juristes incriminés pendant deux ans.

Extrait du Forum du journal le Soir:
[40] Degenève dit le 13/08/2009, 10:34

Je crois que vous n'avez pas compris grand chose au mal qui ronge la Belgique. Ce n'est pa uen question de trop (ou trop peu) d'état. Le problème vient de la colonisation des institutions publique et de la fonction publique par les partis politiques. Cette main mise à tué le sens du service de l'état au profit du service du parti. Plus aucun ministère n'est à l'abri de cette dérive. Résultat, les administrations sont dirigées par des créatures politiques rarement compétentes, dont le sens de l'état est inversément proportionnel à la fidélité au parti, ce qui démotive en règle générale tous ceux qui, dans les administrations, souhaiteraient faire leur travail sans se voir mettre des entraves dont les motivations politiques sont trop souvent évidentes.

Lire aussi:
L'enquête disciplinaire à l'encontre de Van Walleghem classée
L'enquête disciplinaire à l'encontre de Pim Van Walleghem, conseiller de l'ancien Premier ministre Yves Leterme (CD&V), inquiété dans le cadre de l'affaire Fortis, a été classée sans suite, peut-on lire mercredi dans De Morgen. Le magistrat est retourné au parquet de Bruxelles.

Politie legt fraudedossier magistraten in handen De Clerck

Minister van Justitie Stefaan De Clerck werd per brief op de hoogte gebracht van de fraude.


De federale gerechtelijke politie van Brussel heeft minister van Justitie Stefaan De Clerck (CD&V) op de hoogte gebracht van een strafdossier tegen hoge magistraten in Brussel. Dat bericht De Tijd. De politie heeft aanwijzingen dat zowel het parket-generaal van Brussel als het parket- generaal bij Cassatie de verdachte magistraten in bescherming wil nemen. Voor de Brusselse recherche was de enige uitweg het dossier door te spelen aan de minister van Justitie.

lundi 6 avril 2009

L'Awex interrogée par la police

Brève: M. Suinen et des dirigeants de l’agence ont été entendus dans le cadre d’une enquête impliquant une société aidée. En cause, une pompe à eau défectueuse, mais subsidiée.
Pour mémoire, Philippe Suinen a été chef de cabinet de Di Rupo, qui l'avait envoyé comme vice-président du conseil d'administration de la Sabena et représentant de l'Etat.


Lire aussi:
Suinen aux relations internationales francophones

Philippe Suinen a été nommé administrateur général de Wallonie-Bruxelles International (WBI). Il s’agit de l’administration publique chargée des relations internationales Wallonie-Bruxelles. Philippe Suinen avait déjà été redésigné au début du mois de mars au poste d’administrateur général de l’Agence wallonne à l’exportation (Awex). Il a également été vice-président de la Sabena.


La liste 2001 de Sabena
Ils étaient nombreux, les libres parcours Sabena. Mais voici les plus connus d'entre-eux.
Toute la famille Royale: le Roi, ses enfants et petits enfants.
Jacques Van Ypersele, chef de cabinet du Roi.
Guy Verhofstadt, le Premier ministre.
Tous les ministres du gouvernement fédéral: Laurette Onkelinx, Isabelle Durant, Louis Michel, André Flahaut, Antoine Duquesne, Didier Reynders, Rik Daems, Johan Vande Lanotte...
Certains chefs de cabinet bénéficiaient également du privilège à savoir ceux de Rik Daems (Charles-Louis d'Arenberg et Emiel Vandenbosch), d'Isabelle Durant (Olivier Colla), de Guy Verhofstadt (Luc Coene), de Johan Vande Lanotte (Jannie Haek, au titre d'ancien administrateur de la compagnie) et de Louis Michel (Francis Burstin, au titre d'ancien administrateur).
Tous les anciens ministres de Transports bénéficiaient aussi du précieux sésame: Elio Di Rupo, Herman De Croo, Jos Chabert, Michel Daerden...
Biac, la société gestionnaire de l'aéroport disposait également de libres parcours notamment pour Pierre Klees, son administrateur délégué.
Belgocontrol, l'organe de gestion de notre espace aérien, en disposait également, notamment pour Jean-Claude Tintin, son administrateur délégué.
Tous les anciens patrons de la compagnie disposaient également d'un libre parcours, l'affaire étant même bouclée dans les statuts de la société. Parmi eux, Pierre Godfroid...
Enfin, tous les administrateurs et anciens administrateurs de la société avaient droit à ce libre parcours. Parmi eux Ferdinand Chaffart, Valère Croes, Philippe Suinen... et Clair Ysebaert qui porte la triste réputation d'être une de celles qui en a le plus profité... Du moins, c'est ce qu'on dit chez Sabena.
Tout cela sans compter toute une série d'avantages ponctuels dont bénéficiaient toute une série de gens sur la compagnie...

vendredi 19 septembre 2008

Il y a de la rumba dans l'air ...

Lufthansa rachète Brussels Airlines
La compagnie aérienne allemande Lufthansa va prendre le contrôle à 100 % de sa concurrente belge Brussels Airlines (ex-Sabena). L’opération qui doit encore être approuvée par les conseils d'administration des deux groupes et par les autorités eropéennes se fera en deux phases.




Sabena: 2,5 milliards de dettes cachées
L'actionnaire Swissair a utilisé la Sabena pour acheter 34 avions Airbus A320/319 au constructeur européen en 1997. Pour acheter ces avions, la compagnie belge devait réaliser des leasings financiers engendrant un endettement de 100 milliards de FB (2,5 milliards d'euros). Il ressort aujourd'hui que la direction de la Sabena a utilisé "un tour de passe-passe" pour considérer ces leasings financiers comme des leasings opérationnels, affirme l'hebdomadaire "Soir Magazine" dans son édition à paraître mercredi. Sans cela, les leasings financiers, avec le montant de l'endettement, auraient dû figurer dans la comptabilité. Or, il était prévu que la compagnie suisse monte à 80 pc dans le capital de la Sabena dès 2000, ce qui signifiait la publication des comptes consolidés et de l'endettement qui ne serait dès lors pas passé inaperçu. Selon l'hebdomadaire, "des courriers échangés entre la Sabena et Swissair attestent de ce très illégal tour de passe-passe et montrent qu'en Suisse comme en Belgique, les réviseurs des deux sociétés étaient au courant".

lundi 23 juin 2008

Philippe Suinen, CEO of AWEX

Dans le cadre du dossier le plus scandaleux de ces dernière décennies, mêlant politique, népotisme, économie, mauvaise gestion publique, je vous relatais que Jean-Claude Van Espen avait inculpé dans le dossier Sabena 9 personnes pour faux et usage de faux, blanchiment, fraude fiscale et sociale et abus de confiance fiscale ... le nom du « 10ème ministre wallon » serait souvent cité; normal, Philippe Suinen lauréat du Prix du Wallon de l'année 1999 et ancien chef de cabinet de Di Rupo était vice-président du conseil d'administration de la Sabena et représentant de l'Etat.

En 2001, ce dernier s'exprimait comme suit:
"«La situation me rend immensément triste et je dois m'exprimer» gémit Suinen dans une lettre au Soir. «M'exprimer pour dire aux sabéniens mes regrets et mes excuses.» Mais les sabéniens ne veulent ni regrets ni excuses. Ils veulent leurs emplois et leur entreprise. Et pour cela, ils demandent des comptes à tous ceux qui, comme Suinen, ont mené à terme la privatisation complète de Sabena.
D'ailleurs, Suinen n'en démord pas: la privatisation était la seule voie possible. «En 1995 sans le partenariat avec Swissair, sans l'action, à l'époque, d'Elio Di Rupo, la Sabena n'aurait pas survécu car, compte tenu de son réseau, la survie passait par un partenariat avec un opérateur». Donc, Elio Di Rupo est bien le ministre de la privatisation de la Sabena. Venant de la part d'un de ses chefs de cabinet, cela a le mérite d'être clair."

Actuellement, Philippe Suinen est devenu "C.E.O" (mazette !) de l' Agence wallonne à l'Exportation et aux Investissements Etrangers .
Il n'y a pas de nominations politiques en Région wallonne, il n'y a que des mauvaises langues et d'excellents gestionnaires.

Lire aussi:
À Paris, un coût élevé aussi !
Les travaux prévus au bâtiment de la délégation Wallonie Bruxelles ont été réduits par la ministre. Ils ont été de 6,5 millions d'€
Procès Swissair : Corti acquitté en appel
La Cour suprême du canton de Zurich a confirmé vendredi le jugement du Tribunal de district de Bülach et acquitté en 2ème instance Mario Corti. La Cour a écarté l'ensemble des accusations à l'encontre du dernier patron de Swissair pour sa responsabilité dans la faillite de la compagnie aérienne.
Les points examinés faisaient référence au défaut d'information des créanciers lors de manœuvres financières opaques à l'intérieur du groupe Swissair. Durant l'assemblée générale du 25 avril 2001, Mario Corti était accusé d'avoir mentionné de fausses données : il prétendait que Swissair bénéficiait d'un crédit d'un milliard de francs suisses, crédit garanti par plusieurs banques. Or, au moment de l'assemblée générale, le contrat en vue de l'obtention de ce prêt n'avait pas encore été signé. Selon le tribunal, Mario Corti avait menti, mais pas de manière intentionnelle.

lundi 9 juin 2008

Inculpations dans le dossier Sabena

Dans le cadre du dossier le plus scandaleux de ces dernière décennies, mêlant politique, népotisme, économie, gestion publique, ... Jean-Claude Van Espen a inculpé (préventions pour faux et usage de faux, blanchiment, fraude fiscale et sociale et abus de confiance fiscale) 9 personnes dont plusieurs anciens membres du comité de direction de Sabena : Pierre Godfroid, administrateur délégué entre 1991 et 1996, Paul Reutlinger, patron de 1996 à 2000, et Patrick du Bois, ancien secrétaire général.
Axa Banque Luxembourg ferait également partie du lot.

Les inculpations ne concerneraient ni les anciens administrateurs de la Sabena ni les personnalités politiques proches du dossier.


samedi 1 mars 2008

Les privatisations en Belgique

Je rapportais ici un-et-le message pré-formaté, du type dont on a déjà diserté ici.

Je tombe sur un article d'un intérêt extrême sur "Les privatisations en Belgique. La mutation des entreprises publiques 1988-2008", de Jacques Moden, Collaborateur extérieur du Crisp que voici:
« Les privatisations n’ont guère contribué à la réduction de la dette publique » 28 février 2008

En vingt ans, l’État belge a privatisé les institutions publiques de crédit et la plupart des entreprises publiques, partiellement ou totalement. Exit la RTT, devenue Belgacom, société privée cotée en Bourse, dans laquelle l’État détient encore la majorité ; exit la Sabena, qui s’est « crashée » après un mariage raté avec Swissair ; exit la CGER, aujourd’hui intégrée au premier groupe financier du pays, Fortis ; etc.

La privatisation des entreprises publiques était devenue, dès le début des années 80, l’un des leitmotivs de la vague néolibérale. Notre pays est resté longtemps à la traîne. Mais, quand bien même l’idéologie n’a jamais été un moteur des privatisations en Belgique, le niveau d’endettement public suffisait à nourrir le désir des différents gouvernements successifs de céder les « bijoux de famille ».

Il n’existe aucun rapport officiel qui trace le bilan des privatisations.
  • Quelle fut la motivation principale des privatisations ?
  • Permettre à ces entreprises de se développer, en leur facilitant l’accès au marché des capitaux ou en les adossant à un partenaire présumé solide ?
  • Ou, de manière opportuniste, permettre au gouvernement de boucler, année après année, son budget ?

Le mouvement de privatisation a commencé dès la fin des années 70 en Grande-Bretagne, quand Margaret Thatcher est devenue Premier ministre.
En France, l’essentiel des privatisations a eu lieu dans les années 80.
En Belgique, les privatisations n’ont commencé qu’en 1992-1993. D’une part, il fallait respecter les critères du Traité de Maastricht pour pouvoir intégrer l’Union économique et monétaire – et, partant, réduire l’endettement public.
D’autre part, ces entreprises avaient besoin d’argent frais que l’État, impécunieux, était incapable de leur fournir.
Ainsi, par exemple, les fonds propres des institutions publiques de crédit (Crédit communal, CGER, SNCI, OCCH…) étaient insuffisants au regard des normes bancaires. Le problème était manifeste à la CGER. Il était beaucoup moins pressant au Crédit communal. Mais, après la fusion avec le Crédit local de France, les communes, qui détenaient 50 % du nouvel ensemble, n’ont pas beaucoup hésité quand elles ont vu ce qu’elles pouvaient retirer de la vente de leur participation (NDLR : le holding communal détient encore 15 % de Dexia).


En règle générale, l’État, incapable de recapitaliser ses entreprises, a dû rechercher des partenaires privés. C’est évident dans le cas de La Poste : le partenaire danois a apporté du capital dans La Poste (et non dans les caisses de l’État), en échange d’une participation.
Les objectifs ont-ils été atteints ?
Les privatisations n’ont guère permis de réduire la dette publique, tous niveaux de pouvoir confondus.


Combien les privatisations ont-elles rapporté à l’État ?
Les estimations vont de 15 à 25 milliards d’euros. Mais les chiffres sont contestés et contestables. Ainsi, par exemple, l’État a revendu le portefeuille de crédit de l’OCCH pour 3 milliards de francs, après avoir réinjecté… 5 milliards de francs pour effacer l’endettement et éviter la faillite de l’institution. Je propose une estimation prudente : 17 milliards d’euros (y compris la vente de Cockerill par la Région wallonne et de la participation de la Région flamande dans Sidmar, mais hors ventes de biens immobiliers).
En comparaison, la dette a culminé à 300 milliards d’euros ! Les privatisations n’ont donc pas contribué à améliorer de manière décisive nos finances publiques.

Pour les entreprises, si l’on fait exception de la Sabena et de la RTM (Régie des transports maritimes) le bilan est plutôt positif : globalement, elles sont en meilleure santé qu’il y a quinze ans, ayant été confortées (par exemple, Belgacom ou le Crédit communal) ou intégrées dans des ensembles plus solides (comme la CGER ou Distrigaz). Un nombre relativement restreint est passé sous contrôle étranger : c’est le cas de Distrigaz, du Crédit agricole, de la SPE, de Biac, de Cockerill Sambre.
Mais l’emploi a trinqué. Chez Belgacom, par exemple, les effectifs ont été réduits de 42 % !
Les réductions d’emploi ont été importantes. Vous citez Belgacom, mais toutes les entreprises de téléphonie ont considérablement réduit leurs effectifs. Peut-être l’emploi aurait-il moins diminué si ces entreprises étaient restées publiques. Mais les effectifs de la SNCB, par exemple, se sont également contractés, de 19 % en quinze ans.








Dans le cas de la Sabena, l’alliance avec Swissair devait permettre le sauvetage de la compagnie aérienne nationale. Mais l’aventure s’est terminée par un naufrage. Les responsabilités de l’État dans cette mésaventure n’ont jamais été éclaircies. On a même accordé la décharge aux représentants de l’État belge au Conseil d’administration de la compagnie…
Une commission parlementaire a été mise sur pied, mais aucun responsable n’a été désigné nommément.
En réalité, quarante gouvernements successifs portent une responsabilité : la Sabena n’a jamais disposé des moyens financiers dont elle avait besoin et s’était hyperendettée. Air France, un moment intéressée, s’est retirée. Je crois qu’il était trop tard pour sauver la compagnie. L’alliance avec Swissair n’a rien arrangé.
On a souvent reproché à l’État de vendre ses participations au rabais. L’exemple le plus souvent cité est celui de la CGER, dont la première tranche de 25 % a été cédée contre 15 milliards de francs, et la quatrième, contre 50 milliards…
Au moment où l’État a cédé la première tranche du capital de la CGER, personne n’a dit qu’on vendait trop bon marché… Il est exact que l’État a vendu pour une bouchée de pain la SNI, qui détenait une participation de 50 % dans Distrigaz. Mais à l’époque, tout le monde se réjouissait de l’opération.

En revanche, les ventes d’immeubles publics en vue de leur relocation ont suscité plus de controverses…
Les opérations de vente puis de relocation d’immeubles (sale and rent-back) – l’essentiel des ventes d’immeubles par l’Etat – ont rapporté deux milliards d’euros. Mais selon la Cour des comptes, elles coûteront plusieurs milliards sur le long terme.
Pourquoi les avoir réalisées ?
Parce qu’il fallait boucler le budget de l’État. Ainsi, il est symptomatique que les ventes d’immeubles aient généralement été décidées au mois de décembre !


"[3] PAPY2 envoyer un message personnel dit le 28/02/2008, 22:26
Sale and rent-back Si on n’a pas d’argent et des immeubles inadaptés, il est préférable de les vendre avant qu’ils ne tombent en ruine.--- Après remise aux normes modernes l’acheteur les louera à l’Etat généralement pour une longue période---. Les immeubles sont souvent récupérés à la fin du bail dans l’état où ils se trouvent et le loyer prévoit généralement un montant pour la rénovation tous les 25 ans. ----Les fonctionnaires travailleront ainsi dans des conditions décentes, l’Etat est généralement un mauvais gestionnaire d’immeuble, l’acheteur qui possède souvent plusieurs immeubles dans le même quartier à intérêt à conserver un certain standing aux immeubles et il dispose pour ce faire d’un personnel spécialisé.----Pour le budget ce procédé permet d’éviter des fluctuations importantes obligeant à postposer et à attribuer des priorités source de conflits
"







Il n’y a jamais eu de rapport officiel sur les privatisations. Pourquoi ?
Le Bureau du Plan a réalisé deux bilans comptables des privatisations. Mais au delà, rien. Le parlement a pu de temps en temps poser l’une ou l’autre question sur telle ou telle opération… Mais le débat annuel sur lequel s’était engagé en son temps le ministre des Finances, Philippe Maystadt, n’a jamais eu lieu. Il est vrai qu’à la différence d’autres pays, la Belgique n’a pas eu de loi qui fixait le cadre des privatisations. Et puis, il existait, en Belgique, un consensus, toutes familles politiques confondues.

Pensez-vous que le processus de privatisation soit achevé ?
L’État est encore actionnaire de grandes entreprises, soit totalement – la SNCB – soit majoritairement – Belgacom ou La Poste. La cession de la participation dans Belgacom ne poserait pas de problème ; elle pourrait intervenir très rapidement.
La SNCB, quand elle aura retrouvé la rentabilité financière, pourrait suivre – à l’exemple des chemins de fer allemands, qui sont prêts à être introduit en Bourse.
La Loterie nationale pourrait être privatisée – bien que la perspective de voir l’entreprise perdre son monopole en réduise la valeur – ou les autoroutes. Voire la Sécu, comme en Suisse, mais dans ce dernier cas, cela ne rapporterait rien à l’État.

Ouvrage à lire d'urgence, donc !