mercredi 15 décembre 2010
Responsable d'un trafic d'organes
L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe accuse Hashim Taci, le Premier ministre du Kosovo d'avoir agi comme le "parrain" de réseaux criminels responsables d'un trafic d'organes de prisonniers serbes et albanais avant et après l'intervention de l'Otan en 1999.
jeudi 28 mai 2009
Une "insulte au sentiment religieux"
qui relève de la liberté d'expression et qui ne devrait pas être sanctionné, estime le Conseil de l'Europe.
Lire aussi:
Scoop: Joëlle Milquet et Nadia Geerts sont d'accord
Pur bonheur, ce mercredi matin, pour un confrère du Soir... Dans l'édition du jour, il aura réussi à faire grimper aux rideaux et Nadia Geerts et Joëlle Milquet: la pasionaria de l'athéisme et la présidente de l'ex-parti social-chrétien! Bel exercice de pondération!La première crache son venin sur son blog. La seconde, plus experte, a préféré jouer la pression hiérarchique, confiant son courroux au management éditorial.Le crime de notre pondéré confrère? Avoir livré à ses 580.000 lecteurs une... lecture de l'info qui n'était pas faite pour répondre aux intérêts particuliers des deux protestataires.
Philippe Goisse (PSH): “Les islamistes sont des fous manipulés mais c’est moins grave que ces sales curés”
“Ma grande théorie est que le communisme n’a jamais vraiment existé, voyez-vous ? Il y a eu, tout au plus, un capitalisme d’Etat qui faisait semblant de s’inspirer des théories de Marx ou de Jaurès mais le communisme ou le socialisme n’ont jamais vraiment existé dans nos sociétés. Prenez par exemple Emile Vandervelde, l’ex-ministre socialiste de l’Intendance, qui n’a pas hésité à envoyer des ouvriers, flamands comme francophones, à la boucherie de la guerre. Je vous signale aussi que si Léon Degrelle n’a jamais pu revenir en Belgique après la guerre, c’est à cause des combines du socialiste Paul-Henri Spaak car l’autre savait sans doute certaines choses que ce dernier voulait cacher. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est revenir aux grandes valeurs défendues par des personnalités comme Jean Jaurès, Julien Lahaut ou même Jean-Maurice Dehousse, abolir l’Europe du Traité de Lisbonne et refonder une Europe des travailleurs où tous les salaires varieront de 2.500 euros minimum à 25.000 euros maximum, une Europe avec une seule langue officielle différente de ce celle des Etats-Unis comme le français ou l’espagnol“, explique Philippe Goisse, candidat tête de liste et Président National du PSH (Parti Socialiste Humaniste) – un nouveau parti bruxellois qu’il a co-cofondé en été 2008 avec l’ancien militaire Alain Desmarest – dans le cadre des élections régionales du 7 juin 2009.
mercredi 27 mai 2009
Vive l'Europe
"L'ECRI s'interroge sur la réelle efficacité de mesures présentées comme visant à intégrer les non-néerlandophones" et appelle les autorités belges à "veiller à ne pas adopter de mesures qui pourraient avoir un effet discriminatoire sur les personnes dont la langue maternelle n'est pas le néerlandais"
"Le ministre Keulen garde la réglementation actuelle. Il s'agit d'une décision du gouvernement flamand fixée dans un accord gouvernemental"
"Le ministre continue à considérer le code du logement comme un outil d'intégration. Nous n'excluons personne. Grâce aux requis linguistiques, nous encourageons les personnes à apprendre le néerlandais"
Lire aussi:
EU adopts Blue Card scheme for skilled migrants
The EU on Monday (25 May) adopted plans for a European Union work permit aimed at attracting highly skilled foreigners to the bloc, similar to the US' Green Card.
Dubbed the Blue Card, it will allow foreign workers to be employed in any EU member state except Great Britain, Ireland and Denmark and enjoy limited social and welfare rights for themselves and their family members for a renewable period from one to four years.
Facebook: les navetteurs flamands traités de "vermine"
Le Vlaams Belang a déposé une plainte contre un groupe Facebook "Bruxelles élargie, libérée et surtout francisée". Dans ce groupe, les navetteurs flamands sont traités de "vermine pullulante".
Le Vlaams Belang a déposé plainte au Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme, qui ne l'a pas suivi, et en justice. Il parle de racisme anti-flamand, rapporte la VRT.
Le groupe, qui compte 96 membres, demande, entre autres, de "taxer les travailleurs sur leur lieu de travail", ajoutant "et dire que certains au nord osent encore prétendre qu'ils donnent trop à la capitale, alors que cette vermine pullulante, c'est chaque matin qu'on la voit envahir le marché du travail bruxellois et le soir rentrer chez elle pour verser sa dote à l'ennemi".
Parmi les membres de ce groupe, se trouvait, jusqu'il y a peu, Caroline Persoons, membre du FDF et députée au parlement bruxellois. Celle-ci s'en est tout de suite retirée après avoir été interrogée à ce sujet par un journaliste de la RTBF.
dimanche 12 avril 2009
L'intransigeance du ministre Keulen
Le 1er avril, le Conseil de l'Europe avait une nouvelle fois interpellé le gouvernement flamand pour qu'il nomme les trois bourgmestres. Dans sa réponse, Marino Keulen avait réitéré son refus. En réaction, Michel Guégan, le rapporteur que le congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l'Europe avait dépêché il y a un an en Belgique se dit profondément préoccupé de l'intransigeance du ministre Keulen.
Le rapporteur du Conseil de l'Europe encourage donc les bourgmestres non nommés de Linkebeek, Wezembeek-Oppem et Crainhem à porter l'affaire devant les juridictions compétentes. Par ailleurs, une nouvelle mission de monitoring de la démocratie locale sera menée en Belgique, par le Conseil de l'Europe, après les élections régionales et européennes du 7 juin.
lundi 30 mars 2009
Luc Van den Brande, secrétaire général du Conseil de l’Europe ?
Question posée et répondue:
30.03.09 - 08:30 - himself
Madame, vous êtes candidate "à l'Europe" ...
Que pensez-vous de la candidature de Luc Van den Brande, officiellement présentée par le gouvernement belge du temps du Premier Ministre flamand Yves Leterme, comme prochain secrétaire général du Conseil de l’Europe, l'organisation intergouvernementale qui s’occupe principalement des droits de l’homme ... ?
N'est-ce pas un suicide déguisé des droits fondamentaux des francophones ?Merci. répondre
En gros la réponse d'Isabelle Durant est la suivante:
Ce n'est pas moi, c'est le gouvernement.
Van den Brande, ce n'est pas très malin ... même si l'homme est charmant.
NB: Les propos exacts d'Isabelle Durant, c'est sur Matin Première.
Lire aussi (et surtout):
Luc Van den Brande et les idéaux du Conseil de l'Europe
Le prochain secrétaire général du Conseil de l’Europe, une organisation intergouvernementale qui s’occupe principalement des droits de l’homme (dont le siège est à Strasbourg), pourrait bien être le sénateur démocrate-chrétien flamand (CD&V), Luc Van den Brande, ancien ministre-président du gouvernement flamand (1995-1999) et président du Comité des Régions de l’Union européenne depuis le 6 février 2008 (Le Soir: "Le flamingant...Luc Van den Brande convoite le Conseil de l’Europe!"). Sa candidature a été officiellement présentée par le gouvernement belge du temps du Premier Ministre flamand Yves Leterme et elle est soutenue par le gouvernement d’Herman Van Rompuy. Luc Van den Brande bénéficie également de l’appui du PPE, le groupe parlementaire chrétien-démocrate au Conseil de l’Europe, dont Van den Brande est le chef de groupe depuis 2005 (Libération: "Quand l’Europe recycle les flamingants"). Avec les trois autres candidats (un Polonais, un Hongrois et un Norvégien), il sera auditionné le 15 avril prochain. Une source interne au Conseil de l’Europe a confié au journal Le Soir "Luc Van den Brande est à la fois très connu et très mal connu à Strasbourg. Et il ne s’agirait pas, dans son propre intérêt, que son passé le rattrape… ".
mercredi 3 décembre 2008
La dérive fascisante de la Flandre
Les élus locaux du Conseil de l'Europe ont voté en faveur des trois Bourgmestres et recommandent aussi un monitoring de la Belgique afin de cerner comment la charte sur la démocratie locale (signée en 1985 par la Belgique) est observée au quotidien.
Fons Borginon a expliqué aux médias qu'ils n'avaient rien compris aux manoeuvres fallacieuses francophones qui tentent désespérément de nuire à la Flandre en exportant un problème belgo-belge "à l'Europe".
La RTBF à son JT de 19H30 du 2/12 n'a rappelé en rien l'atteinte grave aux droits fondamentaux démocratiques, parlant en gros de vote qui n'allait pas apaiser les choses. (*)
Qu'on le dise et qu'on le répète: cette histoire est loin d'être un détail ou une différence de point de vue et encore moins un problème communautaire: c'est une atteinte grave à nos droits démocratiques !
(*)
Bravo à Bertrand Henne pour ses questions directes et pertinentes.
On retrouve du bon Matin Première. Merci.
Rédigé par: himself le 03 décembre 2008 à 08:05
Lire aussi:
Bourgmestres: le nationaliste Fons Borginon représentera la Flandre à Strasbourg Le Congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l’Europe examinera ce mardi 2 décembre 2008 à Strasbourg le rapport sur la non-nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie (Liens: Le Conseil de l'Europe épingle les dénis d'égalité de traitement et de démocratie; Violence politique à Bruxelles: capitulation francophone, intervention européenne). Ceux-ci feront tous les trois le déplacement à Strasbourg. Le Ministre des Affaires Intérieures, de la politique urbaine, du logement et de l’intégration civique de la Région flamande, Marino Keulen (Open VLD, "Démocrates Libéraux Flamands") a refusé de se déplacer. C’est Fons Borginon qui le représentera. Au cabinet de Marino Keulen, on souligne qu’il connaît bien la législation linguistique et les relations communautaires en Belgique. Il connaît aussi très bien le fonctionnement du Conseil de l’Europe.
Strasbourg recommande de nommer les trois bourgmestres de la périphérie
Ce que Kris Peeters n’a pas pu obtenir
Voici le résultat de trois mois de dialogue de Communauté à Communauté. Le ministre-Président flamand Peeters n’a pu sceller aucune avancée décisive. Des tiraillements inattendus ont vu le jour entre négociateurs francophones.
Praatbarak": l’expression suivra le ministre-Président flamand un bout de temps. Alors que le dialogue de "Communauté à Communauté" présidé par Kris Peeters (CD&V) est en état de mort clinique à la suite de la non-nomination des trois bourgmestres francophones de la périphérie bruxelloise, voici le résultat de trois mois de palabres communautaires
Sur la forme, d’abord ; selon plusieurs négociateurs, quelques "différences d’appréciation" ont vu le jour entre francophones - notamment entre Olivier Maingain (FDF) et son collègue de parti Armand De Decker (MR). A couteaux tirés alors que le FDF brigue la tête de liste en Région bruxelloise pour le scrutin de juin, De Decker, bourgmestre d’Uccle et président du Sénat, s’est montré plus enclin à lâcher du lest face aux négociateurs flamands, rapportent plusieurs sources francophones comme flamandes. Mais d’autres tiraillements ont eu lieu - notamment entre Ecolo et le MR - à propos de la régionalisation de la loi sur les implantations commerciales.
Sur le fond, nous y voilà, Kris Peeters escomptait engranger plusieurs points avant la nouvelle année: caramba, encore raté!
Pieter De Crem à Matin Première
Comment Frank Vandenbroucke veut régionaliser l'Emploi
"De impact op het terrein is nihil"
Minister Keulen veegt de aanbeveling van de Raad van Europa in verband met de niet benoemde burgemeesters, resoluut van tafel.
mercredi 18 juin 2008
La "dernière offre"
Notre infatigable e-ami Guillaume nous propose un "étonnant" article du Monde, qui titre:Pour l'autonomiste flamand Geert Bourgeois, en Belgique, "le confédéralisme est la seule solution possible".
"Il faut aller vite maintenant. L'insatisfaction croît en Flandre, où l'on veut, notamment, plus de maîtrise sur la fiscalité, l'emploi, la politique familiale et la santé", explique au Monde Geert Bourgeois, ministre du gouvernement régional de Flandre pour les relations extérieures et ex-président de la Nouvelle Alliance flamande (NVA), la formation nationaliste associée aux chrétiens-démocrates flamands.
"Un refus persistant des francophones nous mènerait à une crise grave, une crise de régime", diagnostique le responsable autonomiste qui s'exprime "à titre personnel". Refusant le terme de "séparatiste", "trop négatif, évoquant le repli alors que je veux une Flandre ouverte sur l'Europe et le monde", Geert Bourgeois avance sa solution pour la Belgique : le confédéralisme. "Une Flandre et une Wallonie indépendantes, oeuvrant ensemble dans un cadre confédéral et insérées dans l'ensemble européen". Et Bruxelles, troisième région du pays ? "C'est sa situation particulière qui fait du confédéralisme la seule solution possible. Bruxelles ne peut être une région à part entière. Elle est dépendante de la Flandre et de la Wallonie - mais surtout de la Flandre dont elle doit rester la capitale - et elle joue un rôle particulier en Europe."
STATUT PARTICULIER POUR BRUXELLES
Selon M. Bourgeois, il faut trouver pour Bruxelles, qui accueille le siège des institutions européennes, un statut particulier, sui generis. Le ministre reprend l'idée d'une sorte de district européen, calqué sur le modèle de Washington DC, la capitale fédérale américaine, et d'une cogestion de la ville par la Flandre et la Wallonie. Il dénonce l'attitude du président de la région de Bruxelles, Charles Picqué, qui a ébauché il y a quelques semaines un rapprochement politique entre Bruxelles - enclavée dans la Flandre historique bien que majoritairement francophone - et la Wallonie. "Cette fédération wallo-bruxelloise serait contraire à la réalité institutionnelle du pays", estime-t-il.
M. Bourgeois affirme qu'une solution concertée est toujours possible. Mais il met en garde contre un blocage persistant "alors que tous les partis démocratiques flamands réclament plus d'autonomie".
Le ministre flamand assure que l'image internationale de sa région n'est "pas mauvaise", "même si le monde francophone nous décrit comme des semi-racistes ou des crypto-fascistes". Il minimise les mesures discriminatoires prises ces derniers mois par une série de municipalités flamandes pour affirmer leur "caractère flamand" en excluant toute autre langue que le néerlandais de la vie publique ; ou le refus d'agrément de maires dans des villes à majorité francophone en Flandre. Ces incidents ont valu à la Flandre des critiques du Conseil de l'Europe et du comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale."
Moureaux : « Oser le confédéralisme »
« Essayons de négocier une nouvelle Belgique, sur une base confédérale. »
Philippe Moureaux, ça secoue
Réagissant à l'interview de Philippe Moureaux dans Le Soir mercredi, qui ouvrait à l'idée d'un modèle confédéral pour la Belgique, basé sur les Régions, et qui encourageait les francophones à négocier une réforme de l'Etat substantielle, le CDH enrage, Ecolo critique, le MR temporise, le PS soutient. Le CD&V voit une « ouverture ».
mardi 27 mai 2008
Le rapport Guégan
Les Conseilleurs de l’Europe, ne sont pas les payeurs.Le rapporteur du Conseil de l’Europe sur la situation des trois bourgmestres non-nommés de la périphérie bruxelloise, a relevé (les 13 et 14 mai) cinq lacunes en périphérie, ou plutôt cinq « manquements » à la Charte européenne de l’autonomie locale.
- le délai déraisonnable de l’absence de bourgmestre nommé dans ces trois communes, qui « entrave la bonne marche de la gestion de la commune ».
- L'obligation de parler le néerlandais au Conseil communal de ces communes à majorité francophone, au motif qu’elle ne serait pas « de nature à encourager la participation à la vie politique locale ».
- La « disproportion » existant à son estime entre les infractions reprochées aux bourgmestres et la sanction qui en découle.
- La « tutelle forte » qu’exerce l’autorité régionale flamande sur ces communes et qui, à ses yeux, « frôle une ingérence du pouvoir exécutif ».
- L’absence de ratification par la Belgique de la convention-cadre sur la protection des minorités, contrairement à ses engagements.
'Niet-benoeming burgemeesters is buiten proportie'
De niet-benoeming van de drie burgemeesters in de Rand is buitenproportioneel. Maar de burgemeesters hebben niet alle mogelijkheden uitgeput om dat aan te vechten voor ze naar Europa trokken. Dat is vandaag gezegd in het Congres van de Lokale en Regionale Overheden.
Il(s) en parle(nt) : Himself.
____________________________________________________________
Michel Guégan, le rapporteur du Conseil de l'Europe sur la situation des trois bourgmestres non-nommés de la périphérie bruxelloise, a relevé dans ce dossier cinq "manquements" à la Charte européenne de l'autonomie locale, mardi à l'ouverture de la 15e session du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe, à Strasbourg.
vendredi 23 mai 2008
Salir la Flandre !
Kris Peeters:"Il est regrettable que les francophones fassent appel à des instances européennes pour leur donner raison. C'est anormal. Ce n'est pas correct"
"Je suis un Flamand sûr de lui, confiant et ambitieux. Je ne cède pas à la panique face à des critiques susceptibles d'égratigner l'image de la Flandre. Nous sommes économiquement très forts, nous disposons d'entreprises appréciées dans le monde. Même en sport, nos athlètes font des prouesses"
"Ce qui, au-delà de notre image, est essentiel, c'est de résoudre le problème des 20 % de chômage qui frappe Bruxelles. Faire en sorte que notre système de concertation, applaudi dans le monde entier et basé sur des constructions juridiques hi-tech (réglementation linguistique, protection des minorités, conflits d'intérêts…) ait tout de même pu générer chez nous une telle prospérité. Nous sommes un exemple pour le monde ; des délégations viennent de l'ex-Yougoslavie, de Palestine ou d'Irlande pour tenter de transposer notre modèle chez eux. Mais manifestement, certains tentent aujourd'hui de détruire, par masochisme, ce que nous sommes parvenus à construire après des années de concertations et de constructions intellectuelles subtiles. Et je m'y oppose."
No comment.
Lire aussi:
Et la Flandre découvrit la Belgique !
O rage, ô désespoir, la Flandre découvre la Belgique. Il faut se pincer pour y croire. Et pourtant ces mots-là sont dans la bouche du ministre-président flamand Kris Peeters : « Lorsqu'on abîme l'image de la Flandre, celle de la Belgique en souffre aussi. » Evoquant dans nos colonnes les recours des francophones contre des « pratiques flamandes », il dit regretter que « des Belges » utilisent ces méthodes pour « salir l'image de la Belgique ». La Belgique ? Mais comme c'est commode de la répudier quand elle dérange et de la ramener dans le jeu quand elle peut servir !
A.V. logements, non-néerlandophones s'abstenir
Marc Van Asch est bourgmestre de Vilvorde et successeur de l'ex-Premier ministre Jean-Luc Dehaene depuis le 1er août.
Sa commune vient de décider de mettre en vente 15 habitations avec des critères "de revenu, de propriété et de langue". Il s'agit de logements modestes, 14 d'entre eux étant mis en vente à moins de 100000 euros. Les candidats acheteurs doivent gagner moins de 35750 euros (davantage s'il ne s'agit pas de personnes isolées), ne pas être propriétaires ni usufruitiers d'un terrain ou d'un logement et... maîtriser le néerlandais.
dimanche 24 février 2008
La dimension morale suffisante
C'est l'argumentation juridique et politique reprise dans la réponse du ministre Keulen qui, interrogé par l'assemblée européenne, a quelque peu surpris le bureau du Congrès des pouvoirs locaux qui a décidé de l'envoi d'une mission d'investigation en Flandre, à la suite du refus du ministre flamand des Affaires intérieures, Marino Keulen de nommer les bourgmestres Arnold d'Oreye (Crainhem), Thiery (Linkebeek) et van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem).
Sans doute un peu dans la lignée du fameux et désormais célèbre humour flamand (aussi célèbre qu'une Marseillaise Belge) qui avait fait dire à Yves Leterme que les francophones n'avaient pas la capacité intellectuellepourparler le néerlandais.
Marino Keulen, "je ne suis absolument pas inquiet de cette arrivée : cet inspecteur est le bienvenu en Flandre et nous répondrons à toutes ses questions concernant Linkebeek, Wezembeek-Oppem et Crainhem. Nous avons, pour ces trois communes, de très bons dossiers, très argumentés juridiquement". (voir effectivement supra, en tête de post)
Après les missions précédantes du Conseil de l'Europe des Suisses Lili Nabholz-Haidegger en 1991 et Dumeni Columberg en 1998, c'est une délégation conduite par un Suédois, Anders Knapé, vice-président du congrès des pouvoirs locaux du Conseil de l'Europe, qui va débarquer en Flandre. Le gouvernement flamand va à nouveau devoir s'expliquer face aux instances européennes pour sa politique à l'égard de la périphérie bruxelloise.
Pour avoir enfreint les principes de la démocratie locale, la Flandre se retrouve aux côtés de la Turquie (en raison de l'éviction de maires kurdes pour usage de la langue kurde dans les conseils municipaux) et de la Lettonie (pour non-respect des droits de la minorité russe).
Vive la démocratie ! ... car par contre, la commune de Meise veut aider les personnes qui ont boycotté les dernières élections législatives !
La commune flamande de Meise, à quelques kilomètres de Bruxelles, a décidé d’aider financièrement les personnes qui ont été récemment condamnées par la Justice parce qu’elles avaient refusé de siéger dans un bureau de vote ou de dépouillement lors des dernières élections législatives.
Ces personnes voulaient ainsi protester contre l’absence de scission de l’arrondissement électoral Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Le Conseil provincial de Brabant flamand avait renoncé à les aider en rejetant un texte du Vlaams Belang prévoyant une intervention financière de la Province au profit de ces réfractaires. Le conseil provincial estime qu’une telle intervention ne relève ni des compétences provinciales, ni des compétences communales mais bien du domaine privé.
Mais à Meise, le Conseil communal a approuvé une décision de principe prévoyant d’aider ces personnes, à condition qu’elles habitent la commune et qu’elles aient « vraiment milité pour la scission », a précisé le bourgmestre de la localité, Marcel Belgrado (CD&V/NVA). Avec l’argent du contribuable local, cette commune a donc décidé d’aider des personnes qui ont eu une attitude incivique. Est-ce surprenant de la part d’un bourgmestre CD&V/NVA ?