Le Point sort un article que je trouve extrêmement intéressant sur les tentatives légales et illégales d'influence des résultats des élections américaines.
J'y ai appris par exemple que John F.Kennedy n'avait dû en 1960 son élection contre Nixon qu'à la fraude électorale organisée à Chicago par la machine du maire démocrate Richard Daley, qui lui avait permis de glaner les 100 000 voix qui lui avaient donné l'Illinois, et la Maison-Blanche. " Il y a eu cette année un nombre incroyable d'inscriptions irrégulières sur les listes électorales, qui peuvent très bien déboucher sur des fraudes électorales "
et aussi que En 2004, les Démocrates avaient affirmé que la victoire de Bush sur Kerry par 118 000 voix dans l'Ohio, qui avait permis au président républicain de conserver la Maison-Blanche, n'avait été obtenue que grâce à un autre type de fraude orchestrée par le secrétaire d'État (à l'époque républicain). Des centaines de milliers d'électeurs noirs, donc démocrates, auraient été empêchés de s'enregistrer sur les listes électorales ou de voter, par divers subterfuges et intimidations. Le Washington Post avait à l'époque qualifié ces accusations de " théories du complot " dénuées de tout fondement, et le New York Times avait conclu à l' " absence de preuves d'une fraude à grande échelle "
et encore que Le FBI a reconnu jeudi avoir ouvert plusieurs enquêtes sur les pratiques d'ACORN, qui s'était flatté d'avoir enregistré 1.300.000 citoyens sur les listes électorales à l'occasion d'une vaste campagne pour laquelle l'organisation avait mobilisé 13 000 personnes, dont 8000 rémunérées. Il est apparu, de l'aveu même d'ACORN, que plusieurs dizaines de milliers de fiches de ces nouveaux électeurs comportent des irrégularités, et qu'un certain nombre portent même des noms entièrement fictifs, ou reproduisent jusqu'à 83 fois celui de la même personne. ACORN a reconnu qu'environ 1% des fiches que ses salariés ont remises aux commissions électorales dans plusieurs États avaient été bidonnées. Mais les dirigeants du groupe ont expliqué qu'il s'agissait là d'initiatives individuelles d'employés indélicats désireux de remplir leurs poches, et que les coupables avaient été licenciés sur le champ.
La grimace de John McCain Pris sur le vif Le geste a quasi échappé aux caméras, mais pas aux photographes: John McCain a été immortalisé dans une attitude peu présidentielle, hier soir, au terme du débat l'opposant à Barack Obama.