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samedi 20 novembre 2010

Willy Demeyer et l'ALG ...

Crédis et sa loge au Standard - 6 janvier 2010
Intercommunales Polémique naissante à l’ALG

Crédis, SCRL de crédit née en extension du Travailleur chez lui (crédit social) et bénéficiant d’un prêt de l’ALG pour fonctionner, loue une loge au Standard depuis août dernier. L’ex-mayeur de Flémalle Gilbert Vanbouchaute (PS) venait de prendre la direction de ladite société quand il a décidé de la doter de cette loge. Et la chose commence à faire jaser au vu du montant que ça représente : environ 40.000 euros par saison pour la location, auxquels il faut ajouter les repas (660 euros pour la table de douze hors boissons, cela une trentaine de fois/an). Sans oublier les suppléments de 2.000 euros demandés pour les matches de coupe d’Europe…
Bref, voici près de 80.000 euros par an sortis par cette société dont à peu près tout le monde, au sein de l’ALG, semble ne jamais avoir entendu parler. « Crédis a été créée pour répondre à un besoin, explique Gilbert Vanbouchaute. Celui des personnes qui sollicitent un crédit social auprès du Travailleur chez lui” et ne peuvent pas le décrocher, par exemple parce qu’ils ont déjà un prêt. On leur propose alors de se tourner vers Crédis… qui a effectivement décidé de prendre une loge au Standard. Nous travaillons avec des courtiers et ces loges sont le meilleur des cadres dans le monde des affaires à Liège. Mais la société fonctionne avec des capitaux obtenus sur le marché des capitaux et il n’y a aucun problème à agir de la sorte ». Des juristes pourraient être plus sceptiques : « Crédis a la même adresse et le même conseil d’administration que le Travailleur chez lui, note cet initié. En regard du droit des sociétés, c’est un consortium de facto et donc le rapport annuel de l’ALG devrait faire mention de Crédis… ». Qui ne serait donc pas vue comme étant tout à fait privée.
A quoi sert donc réellement Crédis ? Est-ce le rôle de l’ALG de lui prêter de l’argent appartenant aux communes pour fonctionner ? Pourquoi un conseil d’administration constitué uniquement de politiques dans une société de crédit privée ? Pourquoi à nouveau Gilbert Vanbouchaute à la direction ? Peu savent vraiment répondre à ces questions. Pas même Philippe Dodrimont (MR), qui fut administrateur-délégué de l’ALG ces deux dernières années : « J’ai essayé d’avoir des informations sur le Travailleur chez lui, j’ai demandé quelle était sa légitimité dans le giron de l’ALG qui n’a pas du tout la même vocation que le crédit social, mais je n’ai jamais eu de réponse à la question. Et Crédis, je n’en n’ai pas entendu parler », s’offusque-t-il.
Un audit de l’ALG
Au sein du PS, on semble n’en savoir pas beaucoup plus sauf dans le chef de Willy Demeyer, président de l’ALG. Ce dernier a démissionné de Crédis en 2006, au moment où il a quitté ses mandats au sein de la SLF et du Country Hall. « L’argent est prêté à un taux de 4 %, ce qui n’était peut-être pas un taux très intéressant à l’époque, mais qui l’est aujourd’hui, explique-t-il. Si le public participe aux câblos via Tecteo, pourquoi ne pourrait-il pas participer à du crédit privé ? Il n’y a pas d’illégalité ».
Certains diront que pour Tecteo, tout le monde était au courant... Pas pour le prêt de l’ALG à Crédis, ce qui pose la question de savoir à quoi servent les représentants des partis siégeant au sein de l’intercommunale. Ce qui ramène le débat à une certaine opacité qui régnerait au sein de l’ALG : « Je suis administrateur à l’ALG et chez Intradel. Quand les administrateurs posent une question dans la première, ils se font remballer, confie Fabian Culot (MR). Quand ils le font dans la deuxième, leur répond illico avec tous les détails. Entre les deux, c’est le jour et la nuit ».
Un audit de l’ALG va être demandé par Willy Demeyer avant qu’il ne cède sa présidence. La question de Crédis va sans nul doute y figurer. Mais le dossier devrait arriver au Parlement wallon avant, via une interpellation de faire Philippe Dodrimont.

Repères
Travailleur chez lui
Cette société de crédit social a été créée en 1929 dans l’élan de l’intercommunale dont elle dépend, l’ALG, qui en est aujourd’hui actionnaire à 92 %. Elle brassait, en 2008, quelques 470 millions d’euros pour des prêts destinés à des personnes ne bénéficiant pas de gros revenus. Crédis a été créée bien plus tard, avec un peu de capitaux privés comme l’explique Gilbert Vanbouchaute (elle a tourné, les premières années, avec quelques millions d’euros), puis avec un gros prêt de 20 millions d’euros amené par l’ALG l’an dernier.
Presotra
Crédis s’appelait Presotra (Prévoyance et solidarité des travailleurs) lors de sa constitution, au début des années 90. En 2004, elle portait toujours ce nom et avait pour président Willy Demeyer, comme administrateur Gilbert Vanbouchaute et comme réviseur DC and Co, représentée par Frédéric Daerden (il y siège en son nom propre depuis 2008). Le changement de nom est repérable dans le rapport annuel déposé en 2005… Avec les mêmes président et réviseur mais un Gilbert Vanbouchaute devenu administrateur-délégué.
Gilbert Vanbouchaute.
Il est directeur de l’ALG, gérant du Travailleur chez lui et désormais directeur général de Crédis. Il détenait, en 2008, 23 mandats, fonctions et professions dont 10 rémunérés.




Lire aussi:
L’ALG en grève contre la fusion avec Tecteo
Suite à une réunion de concertation avec la direction de l'Association liégeoise du gaz (ALG), les syndicats réunis en front commun ont décidé de débrayer. Ils protestent contre les conditions du projet de fusion par absorption de l'intercommunale par Tecteo (réseau électrique multimédia).

dimanche 30 août 2009

Passe par Liège ...

On se demandait à quoi pouvaient encore servir les Provinces ...








Updated
Lire aussi:
Redéploiement de Liège: “Ca bouge !”

Comment rendre Liège plus séduisante, plus attractive ? McKinsey a été chargé de réfléchir sur la question. Et pour son rapport, le bureau d’études a consulté les patrons et les responsables politiques. Résultat : 10 axes de développements sont pointés, de l’aéronautique à l’agroalimentaire, en passant par l’énergie ou la formation. Le rapport relève des manquements dans la gouvernance économique de la province de Liège… trop de politique, trop de projets et pas assez de visibilité, bref… il faut une plus grande implication des entrepreneurs, une meilleure stratégie,…

« Une analyse consensuelle », estime Didier Van Caillie (HEC-ULg) dans les colonnes de La Libre Belgique. Qui ajoute quand même une note positive : « cela fait 20 ans, dit-il, qu’on parle de redéploiement dans la province de Liège, et je peux vous dire que les choses ont évolué ».

mercredi 1 juillet 2009

Un Eros Center à Liège

Brève: La question du projet de création d’un Eros-Center rue Varin a été évoquée lundi soir au conseil communal de Liège. Pour Willy Demeyer, c’est clair:
“ A titre personnel, je souhaite que l’Eros Center se fasse. Mais, en attendant, la balle est dans le camp des asbl qui s’occupent des prostituées et qui doivent constituer elles-mêmes une nouvelle asbl qui sera chargée de gérer la prostitution autorisée dans les bungalows. ”

Fun:


vendredi 3 avril 2009

Philip Hermann ... 2ème partie

Suite de L'interview de Philip Hermann ... 2ème partie.

Je demandais à Philip quels étaient les projets politiques principaux défendus par son parti et il avait commencé par nous expliquer qu'il fallait faire basculer le centre de gravité en région wallonne et à Bruxelles pas simplement pour prendre la place de ceux qui sont actuellement aux responsabilités mais pour apporter le changement auquel la population aspire.

- En matière de gouvernance publique: la vague de scandales, qui a emporté trois ministres-présidents successifs au cours de cette législature, exige de profondes réformes et pas un traitement au cas par cas pour étouffer les incendies lorsqu'ils se déclarent. Il est nécessaire de prendre les mesures qui permettront d'éviter durablement les conflits entre les intérêts privés ou particratiques, et l'intérêt général. Les mesures cosmétiques prises par la majorité PS-CDH actuelle, ne permettent, par exemple, toujours pas de régler les conflits d'intérêts révélés par l'affaire "Onkendaele", le cabinet révisoral Daerden, les nominations politiques récentes dans l'administration publique wallonne, les manques de gestion au Forem, ou encore le détournement de budgets publics à des fins de propagande électorale par André Antoine.

- Il s'agira également de remédier aux incompréhensibles lacunes dans la gestion du patrimoine public, sauf si on ose les attribuer au point précédent, ce que je me garderai de faire. On peut penser à la dégradation continue de notre réseau routier ou fluvial, à nos réseaux d'égouttage, qui sont les seuls à exploser en Europe dès les premières gelées prolongées. On semble préférer en Wallonie lancer de vastes et coûteux chantiers de rénovation après que les dégradations soient devenues irréversibles, voire se lancer dans de nouveaux projets, plutôt que de d'abord en assurer l'entretien quotidien en bon père de famille.


- En matière d'enseignement et plus généralement de formation: plutôt que d'imposer à des écoles où on se précipite d' accepter certains élèves plutôt que d'autres, il est urgent de relever le niveau des écoles où on ne se précipite pas et particulièrement de revaloriser l'enseignement technique et professionnel en lui permettant d'offrir des formations qualifiantes permettant une réelle chance d' insertion professionnelle à chacun de ses diplômés. L'objectif d'un cours de langue, par exemple, doit être de parler la langue et pas de donner une formation à une culture étrangère. Un mécanicien ne doit pas seulement être capable de démonter une deux chevaux mais surtout d'utiliser les outils logiciels nécessaires pour réaliser l'entretien d'une voiture d'aujourd'hui. Il faut pour y parvenir, associer plus les entreprises et les fabricants d'équipement avec l' Ecole et pas seulement avec certains centres de formation du Forem.


- Les enjeux seront particulièrement cruciaux en matière d'emploi. Il faut arrêter de croire et de faire croire que les solutions pourront provenir du public, surtout au niveau d'endettement et aussi de prélèvement que nous connaissons tant sur le plan fédéral que régional. Les solutions aux problèmes d'emplois ne pourront venir que des entreprises privées, qui visent à faire des profits, il est temps d'accepter cette réalité aussi en Wallonie. Il sera ainsi nécessaire de stimuler plus encore la création d'activités (statut des entrepreneurs, accès au capital-risque, coaching et accompagnement notamment en matière de transmission d'entreprises, soutien aux réseaux d'entreprises et animation, etc.) et d'attirer chez nous des entreprises, qui font des bénéfices, en renforçant encore la position concurrentielle de notre région, notamment par la qualité de nos infrastructures (routes, chemins de fer, aéroports, parcs industriels), grâce à la formation de notre main d'oeuvre mais aussi en utilisant de préférence l'outil fiscal plutôt que la subsidiation conditionnelle des entreprises, qui a révélé toute son inefficacité.

- Enfin et c'est un thème, qui me tient particulièrement à coeur, il faudra réorienter l'économie et la croissance vers des objectifs qui permettront de diminuer notre dépendance énergétique et de résoudre les enjeux climatiques.
Contrairement à ce que certains intellectuels à tricot prétendent, la décroissance, et son cortège de chômage, de pauvreté et de misère, n'est pas la réponse à ces enjeux. Les solutions à ces questions seront technologiques et devront être industrialisées, si elles veulent atteindre leurs objectifs. Jusqu'à preuve du contraire, on n' a encore rien trouvé de mieux que l'économie de marché pour réussir à industrialiser des technologies.
Certes, les pouvoirs publics peuvent et doivent contribuer à cette réorientation, notamment en assumant leurs responsabilités en tant qu'acteurs économiques, gestionnaires de parcs immobiliers (y compris de logements sociaux), automobiles, et aussi en tant qu'opérateurs de services publics. En dépit de tonitruantes déclarations d'intention, il s'agit aussi en priorité de rattraper le retard accumulé en matière de transposition dans la législation wallonne de dispositions, déjà décidées au niveau européen.

On peut citer, par exemple, la certification énergétique des bâtiments, la rénovation et l'isolation des bâtiments scolaires ou encore le fait que 5% des logements sociaux se chauffent encore avec des convecteurs électriques. Ces chantiers sont gigantesques, de même nature que l'adaptation de nos sociétés à la démocratisation de l'automobile, et capables de générer une croissance économique proportionnelle. Il est urgent de saisir cette opportunité de redéployer durablement l'économie wallonne et de remettre sa population au travail.


- La Belgique, la Francophonie et Bruxelles, dans tout cela ?

Comme beaucoup, les questions communautaires m'attristent plus qu'elles ne me passionnent. Je me réjouis pourtant que la fédération du MR compte une importante et influente composante FDF (même si je ne suis pas d'accord, pour le dire calmement, avec la manière dont celle-ci exerce parfois cette influence), qui a à cœur de défendre les intérêts de Bruxelles et aussi des habitants de la périphérie.

Pour le bien même de nos compatriotes flamands, il est important de ne pas céder sur un certain nombre de principes comme le respect du suffrage des électeurs et la nomination des trois bourgmestres de la périphérie, ou le refus de conditionner l'octroi de prestations sociales ou l'exercice de droits civils à des exigences linguistiques (Wooncode, achats de terrain, accès à une plaine de jeu, etc.), particulièrement dans les communes de la périphérie bruxelloise.

Ces questions, même si elles sont instrumentalisées avec verve par les chantres du mouvement nationaliste flamand, portent en elles les germes d'un repli identitaire nauséabond. Il ne s'agit donc pas d'un problème de communication mais de questions de principes, qui, vues de l'étranger et même si elles peuvent parfois s'expliquer par rapport à une histoire commune, où les francophones n'ont pas toujours eu le beau rôle, peuvent même apparaître comme de dangereuses et, en tout cas, inacceptables dérives.

Quant à une réforme de l'état profonde, qui transférerait de larges pans de compétences au niveau régional, il me semble urgent de parvenir à des compromis équilibrés si nous voulons éviter une séparation de notre pays dont chacun sortira d'ailleurs perdant.
Quelques bémols: cette réforme ne peut consister en une énième tentative de réaliser le grand rêve des nationalistes flamands, d'une flamandisation de Bruxelles en vue d'une indépendance à terme d'une Flandre, qui engloberait Bruxelles.

Octroyer des droits et avantages supplémentaires aux Bruxellois, qui feraient allégeance à la Flandre, est simplement inacceptable et justifie le renforcement de la région bruxelloise et de son indépendance financière.Ces compromis doivent être équilibrés.
Il est donc parfaitement illusoire de poser de quelconques préalables à la négociation. Tous les problèmes doivent être sur la table et seule une solution globale, où chacun devra faire des concessions douloureuses, peut être envisagée.

A la date anniversaire des précédentes élections législatives, j'ai créé un sondage sur internet comme un outil d'aide à la décision pour nos politiques: http://www.jevotepourlabelgique.be/, où les nœuds à trancher sont présentés et où chacun peut exprimer son avis. Il reste d'ailleurs encore aujourd'hui en ligne.


- Et Liège, aussi ...

Liège, c'est ma ville. Même si j'ai beaucoup voyagé, si j'ai habité, étudié, travaillé ailleurs, parfois durant de longues périodes d'ailleurs, je n'ai jamais perdu le contact avec "ma" ville. Quand je retourne dans le "carré" ou sur la place du marché, même si je suis resté longtemps absent, je suis toujours sûr d'y retrouver des amis et de passer une bonne soirée.

J'y suis viscéralement attaché et j'ai mal à ma ville !!! Elle m'a vu grandir, je l'ai connue joyeuse, trépidante, festive, j'en connais les secrets, les trésors aussi et j'ai malheureusement aussi assisté à son déclin, à sa paupérisation "inéluctable". Même si aujourd'hui, un timide frémissement semble se faire jour, je suis vraiment en colère contre la majorité PS-cdH aux commandes de celle-ci depuis plus de 25 ans. Je ne parviens pas à comprendre que sa population renouvelle ce mandat depuis si longtemps sans jamais sembler s'étonner d'un si pitoyable bilan.

A Liège, nous avons vécu d'incroyables feuilletons politico-judiciaires où d'anciens ministres se sont faits assassiner ou se sont suicidés après avoir été inculpés d'assassinat, où la place principale, au cœur de la ville, a été laissée à l'abandon pendant plus de 20 ans, où on a creusé des trous partout pendant plusieurs années pour un métro qui n'a finalement jamais existé, le reste est à l'avenant, les pouvoirs publics se sont tellement discrédités, que plus personne ne semble croire désormais qu'un changement soit même possible. Me battre contre une telle résignation, est au cœur de mon engagement en politique...il faut bien que certains s'y collent !!! ;-)


- En dehors de la politique …

Je ne suis venu à la politique que sur le tard et après avoir connu quelques réussites professionnelles. Mon existence, mon horizon ne se réduit donc pas à la politique. J'ai la passion de comprendre, d'observer, d'analyser. Je lis donc beaucoup et je m'informe constamment, j'adore le débat, la confrontation des idées, convaincre...mais je n'ai jamais cessé d'apprendre. J'aime également l'enthousiasme de la création, monter des projets, les réaliser, les voir prendre vie, et aussi se confronter aux innombrables difficultés. J'adore l'intensité des moments décisifs, déterminants, où la réalité bascule.
De manière plus anecdotique, j'aime aussi beaucoup jouer au poker avec des amis, aux échecs. Par dessus tout sans doute, j'aime la mer, la plongée sous-marine, la voile. J'ai longtemps skipper professionnellement des voiliers et leur équipage pendant mes vacances. J'ai aussi convoyé, avec un ami, un petit voilier de 12 mètres de Nieuwpoort jusqu'en Martinique au lendemain de mon service militaire, juste avant d'entrer dans la vie active. Une expérience inoubliable... et pas oubliée. Toujours au creux de l'âme, l'envie de reprendre la mer pour ne plus jamais revenir et... se dire aussi que c'est possible. :-)


-Je voulais aussi ajouter pour terminer que …

Même si cela a souvent été dit, même si la plupart des gens se désintéresse aujourd'hui de la politique, ce scrutin du 7 juin prochain sera déterminant. Faire basculer le centre de gravité n'est pas un vain mot, n'est pas une illusion. Jamais depuis plusieurs dizaines d'années, nous n'avons été aussi près d'un véritable changement en Wallonie et avec cette crise financière, qui n'est que le reflet de crises plus profondes (énergétique, climatique, eau, alimentaire), jamais ce changement n'a été plus nécessaire. Alors la campagne sera dure, nous assistons depuis plusieurs mois à une véritable chasse à l'homme contre Didier Reynders. Les attaques personnelles n'ont pas cessé depuis sa victoire au dernière élections fédérales alors que son action comme ministre des finances a certainement permis de sauver le système bancaire belge et aussi européen. Avant le sauvetage de Fortis, souvenons nous que les banques...on les laissait parfois faire faillite: Bear Stern, Northern Rock, Lehman Brothers ou encore Kaupthing.

Mais il ne faut pas avoir peur. Si ce changement est nécessaire et même si les adversaires politique du MR ne manqueront d'agiter les épouvantails, je suis convaincu qu'il est possible de sortir par le haut de ces crises. Cela exigera des efforts, du travail et ce ne sera pas facile...mais le désespoir n'est pas permis, ces crises sont aussi des opportunités qu'il nous faudra saisir. Le programme du MR se décline en propositions concrètes, qu'il est possible de mettre en oeuvre immédiatement. Il est réaliste et crédible, ce ne sont pas ses moindres qualités.Et encore merci de me donner l'occasion de me présenter sur ton blog.


C'est avec grand plaisir, Philip.

A bientôt !

mardi 24 février 2009

Liège ne sera pas candidate pour 2015

Brève: Malheureusement, la consultation populaire organisée ce dimanche à Liège n’a pas récolté le minimum légal de votants. Les votes ne seront même pas dépouillés.

Lire aussi:
Liège 2015: chronique d'un grand fiasco politico-culturel

Seules 18.446 personnes sont allées voter dimanche entre 8h et 13h dans les 48 bureaux de vote répartis sur le territoire de la ville, au lieu des 19.010 requises pour que Liège puisse devenir candidate au titre de capitale européenne de la culture en 2015. C'est trop peu. Et Liège ne sera donc pas candidate, laissant la voie complètement libre à la ville de Mons. Chronique d'une candidature qui était loin d'être seulement culturelle.
Dimanche soir, le bourgmestre de Liège confirmait que le dépouillement des 18.446 votes des Liégeois qui se sont déplacés aux urnes dimanche dans le cadre de la consultation populaire "Liège, capitale européenne culturelle 2015", n'aurait pas lieu, le quorum de 10% n'ayant pas été atteint. "Les faits sont là, les chiffres sont là, le quota n'a pas été atteint". Certes, Willy Demeyer tentait de tirer les enseignements de ce referendum, notamment en terme de démocratie participative. Mais pour le collectif Liège 2015, la défaite est d'autant plus amère que "nous avons vu une vraie participation de masse, une réelle envie des Liégeois qui se sont déplacés aux urnes avec beaucoup de conviction et d'enthousiasme".

Mons compte plus de 9500 ambassadeurs.
En présentant ses vœux à tout ce que la région compte de forces vives, le bourgmestre de Mons n’a pas manqué de rappeler le formidable challenge que représente Mons 2015. C’est toute la région qui va augmenter son attractivité et créer des activités.
Rédaction en ligne
“ Je vous invite à dépasser les critiques, à regarder loin devant et à travailler ensemble pour donner un avenir meilleur à notre région. ”Car Mons n’est pas seule concernée par la candidature au titre de capitale européenne de la culture. Tout le Borinage, les villes du Hainaut, de Wallonie telles que Namur, de Flandres telles Malines ou Gand, de France comme Maubeuge, Lille, Valenciennes... sont déjà partenaires du projet.
S’appuyant sur l’exemple de Lille 2004, Elio Di Rupo a rappelé des chiffres édifiants: 1€ investi en a rapporté 6; 9 millions de participants aux manifestations; 4.000 journalistes reçus; 17.000 artistes mobilisés; 2.500 manifestations; 1.341 salariés engagés pour Lille 2004; 350 commerçants adhérents; 27 % de nuitées en plus dans les hôtels; 1,5 % d’emplois en plus dans la région Nord-Pas de Calais et 7 % à Lille intramuros...



Mons. Échanges de bons procédés. Mons 2015 sera un peu à Linz 2009 et à Marseille Provence 2013. Et vice versa.

Autant mettre toutes les chances de son côté. Mercredi soir, à Mons Métropole, l'équipe organisatrice de Mons 2015 avait sous la main non pas un, mais deux directeurs de projets de capitales européennes de la culture ! Et Ulrich Fuchs (Linz 2009) et Pierre Hivernat (Marseille-Provence 2013) ont largement distillé leurs conseils.
« Le fond du projet ne suffit pas à gagner. Il faut aussi pratiquer le lobbying, a prévenu Pierre Hivernat qui chapeaute cent millions d'euros de budget et un projet qui couvrira une zone de 2,2 millions d'habitants s'étendant bien au-delà de la cité phocéenne. Le politique doit également trouver son équilibre par rapport à la candidature. » Selon M. Hivernat, le secret réside dans un savant dosage de soutien discret et de distanciation vis-à-vis de l'artistique. Par contre, l'engagement financier du politique, lui, est capital. « Saint-Etienne, qui avait pourtant un dossier que nous redoutions, a été éliminé au premier tour. Tout ça, parce qu'ils ont été lâchés par le conseil général du Rhône au détriment de Lyon. »


Ouf: Hupkens ne soutient plus Mons 2015
Échevin (PS) de la Culture à Liège, Jean-Pierre Hupkens est un homme heureux en cette fin d’année 2008. La belle unanimité obtenue, lundi minuit, autour de Liège 2015, démontre qu’ils sont nombreux à vouloir mettre les atouts culturels liégeois en valeur.

dimanche 18 janvier 2009

Daerden et Mathot font la loi

Pour mémoire, il y a 6 ans, Françis Van de Woestyne publiait dans la libre sous ce titre.

La liste du PS à Liège est un modèle de népotisme. Alain Mathot, le fils de l'autre, a été préféré à Thierry Giet, député sortant. L'arrivée de Guy Coëme a été combattue... par ses amis. L'ouverture aux nouveaux comporte des risques.

La constitution des listes électorales révèle souvent l'état de santé d'un parti, sa vitalité, la transparence de ses structures, les influences internes qui y sévissent. Dans la plupart des formations politiques, il y a évidemment des luttes internes, des combats fratricides, des revanches amères.
Au PS, la liste provinciale de Liège semble constituer, à quelques exceptions près, l'exemple à ne pas suivre: basses manoeuvres, népotisme, petits arrangements ont présidé à sa constitution. Une chose est sûre, cette liste est le fruit de la réflexion de deux hommes qui s'entendent à Liège comme larrons en foire: Guy Mathot, bourgmestre de Seraing, et Michel Daerden, vice-président du gouvernement wallon.



Lire aussi:
Paul Magnette
“Le PS est un parti qui a une capacité extraordinaire à se régénérer”

jeudi 18 décembre 2008

Pffuuuiiiit

Le collectif qui milite depuis des mois pour que Liège pose sa candidature au titre de capitale culturelle européenne déclare
« préférable d’unir les forces liégeoises pour soutenir des projets à long terme plutôt que de se diviser ».

Ah bon ? Les Liègeois étaient divisés ?
Blablabla ... : candidature au titre de « métropole culturelle » wallonne en 2009-2010, blalblabla contribution à la candidature de Maastricht au titre de capitale culturelle en 2018 et blabla organisation d’une exposition internationale en 2017.

Pffuuuiiiit
No other comment.

lundi 17 novembre 2008

les Liégeois défient Mons

Un vrai travail citoyen en lieu et place à, et face à des politiques qui jouent à des jeux politiciens et antidémocratiques: Liège capitale culturelle de l’Europe en 2015

"Le "Comité Liège 2015" a obtenu assez de signatures pour obliger la Ville à organiser une consultation populaire. Les Liégeois vont pouvoir voter pour que leur ville soit candidate au titre de capitale culturelle européenne"

Lire aussi:
Plus que...
0
signatures pour l'organisation de la consultation
Notre objectif : 19 006 est à présent atteint !

mercredi 5 novembre 2008

Monopoly

C'est connu, le Meir à Anvers et la rue Neuve à Bruxelles sont les rues commerçantes les plus chères de Belgique.
Dans ce classement des rues commerçantes les plus onéreuses de Belgique les prix de location atteignent jusqu'à 1.600 euros/m² dans ces deux rues, puis on retrouve

la Veldstraat de Gand (1.350 euros/m²),
le Vinâve d'Ile à Liège (1.200 euros/m²)
la Steenstraat de Bruges (1.100 euros/m²).

vendredi 31 octobre 2008

Danièle Reynders reste procureur

Brève: Le recours en annulation déposé à l'encontre de Danièle Reynders, procureur du Roi à Liège depuis le printemps 2007, a été rejeté par le Conseil d'Etat et notifié aux parties.

samedi 18 octobre 2008

Capitale européenne de la Culture 2015

Il y a un peu plus d'un mois, l'appel à candidatures était lancé en vue de sélectionner la ville belge qui portera le titre de Capitale européenne de la Culture en 2015.
Conçue pour
« contribuer au rapprochement des peuples européens »
alors qu'il a déjà permis de diviser bon nombre de wallons ou de francophones par le processus sauvage et anti-démocratique emprunté jusqu'à présent par les acteurs en place ayant, semble-t-il, usé de marchandages médiocres et malsains, la manifestation Capitale européenne de la Culture est une action communautaire qui vise pourtant
"à mettre en valeur la richesse, la diversité et les traits caractéristiques communs des cultures européennes et à contribuer à améliorer la compréhension mutuelle entre citoyens européens."


Lire aussi:

Le reportage de Françoise Bonivert sur RTC

Liège 2015 : quand la Communauté française accélère (!)

Marseille sera capitale européenne de la culture en 2013

L’appel à candidatures relatif à la manifestation "Capitale européenne de la Culture 2015" a été publié au "Moniteur belge" le 10 septembre par la Communauté française, en concertation avec la Communauté flamande.

Cet appel fait suite à la décision du 21 mai 2008 du Comité de concertation, qui réunit entités fédérées et fédérale, chargeant la Communauté française et la Communauté flamande de la gestion administrative conjointe, au nom de la Belgique, de la procédure de désignation de la ville belge qui sera Capitale européenne de la Culture en 2015.



La Wallonie veut faire classer ses sites miniers
Le ministre wallon du Patrimoine, Jean-Claude Marcourt, a décidé de proposer, pour inscription sur la liste définitive du patrimoine mondial de l'Unesco, le dossier des quatre sites miniers majeurs de Wallonie: Bois-du-Luc, Grand Hornu, Bois du Cazier et Blegny-Mine. Pour justifier son choix, le ministre a tenu compte de la complémentarité entre les quatre sites sélectionnés. Ainsi, le Grand Hornu (cité idéale) est d'une qualité architecturale exceptionnelle, de même que la réaffectation contemporaine et culturelle du site. Le site du Bois-du-Luc présente quant à lui une cité ouvrière complète et différents éléments qui rendent la vie sociale à l'époque particulièrement "lisibles". En ce qui concerne le Bois du Cazier, outre le siège d'exploitation, la valeur symbolique de la catastrophe et son rôle de témoin est à souligner. Quant à Blegny, ce site est le seul en Wallonie qui permette encore la descente au fond de la mine et ainsi de ressentir le calvaire vécu par les mineurs. Le choix des autorités de l'Unesco sera connu en juillet ou août 2009, durant la session annuelle du Comité du patrimoine mondial.

http://liege2015.eu/

vendredi 3 octobre 2008

Mons, Liège, Charleroi, La Louvière et Seraing

Ces belles villes -sauf erreur, socialistes dans leur "gestion"- pleurent via L'Union des Villes et Communes de Wallonie (UVCW) .
On pourrait même dire pleurnichent auprès de notre cher Premier Ministre: elles estiment que la politique des grandes villes est

"essentielle pour leur permettre de développer de nécessaires actions en faveur de la cohésion sociale, par la prévention et l'action de proximité"
Pour mémoire, le programme triennal 2005-2007 portait sur un total de près de 200 millions d'euros, soit un budget annuel de plus de 66 millions, dont les grandes villes wallonnes recevaient un peu moins d'un tiers.

Depuis les élections fédérales de juin 2007, la politique des grandes villes est cependant en attente d'une réflexion stratégique sur son devenir de la part du gouvernement fédéral.


En effet le Grand Manitou en charge de cette compétence, qui s'occupait des intérêts de ses camarades dans ce dossier était Christian Dupont, et qui se souvient que le cdH rejoignait le PS sur la Politique des Grandes Villes quand il participait aux négociations pour tenter de former une majorité de type orange bleue, soutenant la proposition de prolonger d'un an l'ensemble des contrats de la Politique des Grandes Villes et de stabiliser les 1.000 emplois qui en dépendaient directement.

La politique fédérale des Grandes villes profite à quinze villes et communes dont certains quartiers partagent les mêmes caractéristiques de pauvreté.


Lire aussi:
Coopération décentralisée Sénégal - Belgique : Plus-value des Migrants et de leurs organisations


Communiqués du 24/07/2008
Aides Tonus : Près de 42 millions € en faveur de 15 villes et communes
Ce jeudi, le Gouvernement wallon a décidé d’accorder un total de 41.850.000 euros d’aides Tonus au profit de 15 villes et communes.
Il s’agit des dernières aides Tonus qui seront accordées puisque le Parlement wallon vient de voter la réforme du Fonds des communes qui permet un refinancement conséquent de l’ensemble des communes wallonnes.


Seize villes et communes n’ont pas rentré de plan communal de logement : un manque de solidarité
Le Député-Bourgmestre PS, Laurent Devin, a interrogé le Ministre en charge du Logement André Antoine, mercredi 9 juillet, en séance plénière du Parlement wallon, sur le nombre de Plans communaux du Logement non rentrés parmi les 262 villes et communes de Wallonie.

Celles-ci étaient en effet invitées à rentrer leur dossier, qui fait de l’entité communale un levier de la politique régionale du logement, avant le 30 juin.

Dans sa réponse, le Ministre Lutgen, qui suppléait à l’absence du Ministre Antoine, a précisé que 16 villes et communes, soit 6% des entités de la Région wallonne n’ont pas rentré de dossier.

vendredi 19 septembre 2008

Les boulets liégeois reconnus patrimoine mondial de l'humanite


Envie de voir votre très liégeois "boulet sauce lapin" exporté aux quatre coins du monde et servi à toutes les sauces ?

Lire aussi:
Liège 2015 : quand la Communauté française accélère (!)

lundi 14 juillet 2008

Muriel-la-riposte

Nous nous posions la légitime question de savoir ce que fabriquait la (dernière) Secrétaire d'État à la Personne handicapée ... et notre appel avait été entendu.

Il était clair que les éléments avancés étaient un peu de l'esbrouffe et qu'il ne fallait que peu gratter pour que la réalité ne se fasse; c'est Muriel Gerkens qui s'y est collée, il y a peu, lors des questions à la Commission des Affaires Sociales de la Chambre:


02 Questions de Mme Gerkens à la secrétaire d’État aux Personnes handicapées, adjointe à la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, sur "le nouveau plan de gestion de la SNCB et l’attention portée à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite" (nos 6628 et 6779)
02.01 Muriel Gerkens (Ecolo-Groen !) : Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, la SNCB a présenté les avancées qu’elle nous promet en termes d’accessibilité.
Cependant, l’intitulé “accessibilité pour les personnes à mobilité réduite dans au moins 103 gares sur le territoire belge” est devenu “assistance aux personnes à mobilité réduite” au lieu d’accessibilité, ce qui pour moi est fondamentalement différent ! En effet, "accessibilité" signifie "autonomie" tandis que "assistance" signifie qu’il faut réserver à l’avance une aide pour accéder aux quais et pour monter ou descendre du train. Cela ne rencontre évidemment pas les soucis et les demandes des personnes à mobilité réduite, même si c’est un pis-aller.

Le 9 juin, Mme Fernandez-Fernandez, secrétaire d’État aux personnes handicapées, se réjouissait du nouveau contrat de gestion de la SNCB et de la prise en compte des difficultés et de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. Le 17 juin, nous avons eu droit à une conférence de presse faisant état du bilan après trois mois au pouvoir, ce qui peut être sympathique sur le plan médiatique, bien que ce soit la concrétisation de mesures décidées auparavant, si ce n’est la modification relative au plafond du "prix de l’amour".

Ensuite, des visites d’institutions ont eu lieu en région liégeoise. Aller sur le terrain est évidemment positif, même si on a l’impression qu’il s’agit surtout de montrer sa présence.
Par contre, à la gare de Liège-Guillemins, il apparaît que les personnes mal ou non voyantes, qui, à plusieurs reprises, ont demandé à être impliquées, ne l’ont pas été. Dès lors, celles-ci ne disposeront que d’un chemin balisé correctement pour elles-mêmes. Pourtant, je pensais vraiment que, depuis des années, les associations de personnes handicapées étaient impliquées dans les constructions et les aménagements des nouvelles gares, qui représentent parfois un travail long et compliqué. Cela a notamment été le cas à Namur. Or, pour cette nouvelle gare de Liège-Guillemins, tout était permis car il ne s’agissait pas de travaux d’aménagement compliqués à réaliser. La réponse qui leur a été donnée, c’est que cela coûterait trop cher de rendre cette gare plus accessible dans toutes ses dimensions, notamment aux mal et aux non voyants.
Vous comprendrez dès lors, madame la secrétaire d’État, mon énervement qui m’a poussée à vous adresser cette question.
On met en avant, on valorise les contrats de gestion de la SNCB, alors que, dans les faits, on se rend compte qu’il n’y a pas accessibilité dans les 103 gares, dont la gare de Liège-Guillemins. Pourtant, la secrétaire d’État, en plus de sa mission fédérale, est échevine à la Ville de Liège et, à ce titre, elle a été impliquée dans le suivi de la gare de Liège-Guillemins. Je trouve réellement regrettable que cette problématique ne soit pas davantage prise en charge.
J’aurais donc voulu demander à la secrétaire d’État si elle était intervenue auprès de la SNCB pour la gare des Guillemins, spécifiquement à propos de la problématique mise en avant par les personnes à mobilité réduite et non voyantes, et si elle était vraiment satisfaite du plan de gestion de la SNCB et n’y voit pas d’autre positionnement.


02.02 Julie Fernandez-Fernandez, secrétaire d’État : Madame la présidente, madame la députée, dès le début de mon mandat, j’ai rencontré des associations afin de leur confirmer mon implication dans l’amélioration de l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. Je poursuivrai la rencontre de ces acteurs de terrain pour être à leur écoute et me montrer efficiente dans la politique réaliste que je veux mener. Au sujet de la gare des Guillemins à Liège, mon cabinet a eu divers contacts avec l’ASBL Gamah, membre du Collectif Accessibilité Wallonie-Bruxelles. Ils m’ont notamment informée des manquements qu’ils avaient observés lors de leur visite sur le chantier. Cette association doit encore me procurer certaines informations sur la base desquelles je ne manquerai pas d’interpeller Mme la ministre Vervotte afin qu’elle puisse prendre les mesures correctives indispensables. En ce qui concerne le contenu du nouveau contrat de gestion, une augmentation du nombre de gares accessibles est planifiée. Dès 2012, les 52 gares desservant 60% du trafic des voyageurs seront accessibles ; dès 2018, un réseau de 100 gares accessibles sera créé. Enfin, dès 2028, toutes les gares seront accessibles aux personnes à mobilité réduite.
À l’heure actuelle, 70 gares peuvent fournir de l’assistance. Je me réjouis en effet qu’à partir du 1er novembre 2008, 103 gares seront dans l’obligation de fournir de l’assistance et ce, pour tous les trains roulant. De plus, tout achat de matériel roulant doit prendre en compte l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.
Enfin, outre l’adaptation du site internet de la SNCB aux personnes mal voyantes, les personnes à mobilité réduite seront informées en temps réel en cas de modification ou de situation imprévue. À cet effet, il est prévu que ces informations soient distillées vocalement mais également sous format écrit à destination des personnes mal entendantes.
J’ajouterai pour conclure que, pour la première fois, le ministre ou son secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées accompagnent l’élaboration des plans d’amélioration de l’accessibilité des transports ferroviaires. Ainsi, je ne manquerai pas d’analyser minutieusement la cohérence en matière d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite de la proposition que déposera la SNCB pour la fin 2008.


02.03 Muriel Gerkens (Ecolo-Groen !) : Madame la secrétaire d’État, je note dans votre réponse l’intention d’assurer le suivi de la concrétisation des mesures et l’examen des projets déposés. Au sujet de la gare des Guillemins, je ne suis pas satisfaite de votre réponse. Pourtant, vous connaissez bien le dossier. On en arrive à devoir obtenir à nouveau des informations de l’ASBL Gamah alors qu’on est en fin de parcours ; cela ne va pas. Il fallait le faire avant, dans l’ensemble de vos fonctions.
Pour le reste, j’espère que vous allez vous impliquer davantage et qu’on mettra en évidence qu’accessibilité et assistance sont deux choses différentes. À la Gare centrale, dans l’état actuel des choses, j’imagine qu’on ne peut faire autrement malheureusement mais dans toutes les nouvelles gares et celles où on procède à de nouveaux aménagements, nous n’avons plus aucune excuse pour ne pas garantir l’autonomie de n’importe quelle personne à mobilité réduite.
Je me permets d’insister sur l’existence d’associations comme “Plain-pied” et d’autres, côté francophone et côté néerlandophone, dont la mission est de mesurer l’accessibilité des lieux depuis l’entrée dans l’espace public, pour qu’on ne se retrouve pas avec un intérieur totalement accessible défendu par une marche à l’entrée. Pour les gares, j’espère que vous allez travailler en amont avec ces associations et je vous interrogerai régulièrement sur la suite des événements.

L’incident est clos.

mardi 27 mai 2008

Les dessous de Jean-Pierre Grafé

On le croyait mort, les Liégeois le savent vivant.
Lire aussi ci-après: "un authentique festival de connerie"
Dans la continuation du dossier qui brûle de la désignation de la capitale européenne de la culture en 2015 , le Soir nous fait quelques révélations qui valent leur pesant de béton:

« Nous avons promis à Elio Di Rupo de respecter l’accord de 2004 sur Mons 2015 en lui demandant de respecter l’accord sur la réalisation de la liaison autoroutière CHB »(Jean-Pierre Grafé)


C’est qu’au sein du gouvernement wallon, la tentation de « déprioriser » la réalisation de l’autoroute existe dans le chef de certains ministres.
Dans la balance se retrouve également
la « part du lion » obtenue par la région liègeoise en matière de fonds européens.



« Des projets essentiels comme le Trilogiport ou le Giga »

(la ministre Simonet)
« Nous préférons l’investissement culturel durable aux paillettes du titre de capitale »
(Jean-Pierre Grafé)

« Ce qui est important c’est le flux de visiteurs. D’ici 2018,avec la rénovation de l’Opéra, du Mamac, l’ouverture du Grand Curtius et les transformations des Guillemins nous serons parfaitement prêts pour être capitale culturelle avec Maastricht »
(Michel Firket)

Plus sur le sujet:
Liège 2015 : la particratie a parlé !

Ce n’est un secret pour personne, j’assistais hier soir aux débats publics du conseil communal de la Ville de Liège. Deux points devaient toucher à la candidature de Liège au titre de capitale européenne de la culture en 2015 : une motion de l’opposition appuyant cette candidature et un protocole de la majorité visant à soutenir la candidature de Mons. Le conseil communal s’est prononcé contre Liège 2015, majorité contre opposition. Le conseil communal s’est prononcé pour Mons 2015, majorité et MR contre opposition (Ecolo). L’article qui suit est un peu long mais me semble intéressant à lire pour bien clarifier les enjeux.




Particratie 1 - démocratie 0, le match continue
Majestueux acte de bravoure hier soir au conseil communal : la majorité a baqué, le doigt sur la couture du pantalon, la proposition de déposer une candidature liégeoise pour 2015 avec des arguments plus foireux les uns que les autres (lire la dépêche Belga pour avoir un premier aperçu). Entre la “solidarité wallonne” qui a bon dos et les promesses délirantes d’un Demeyer qui a annoncé sans rire qu’il espérait une… expo universelle à Liège en 2017 !, entre les grandes déclarations pompeuses complètement hallucinées (”Liège est déjà capitale culturelle de fait” ) et la commisération pour Mons (la candidature de Mons serait, à en croire certains, de l’”aide au développement), on a eu droit à un authentique festival de connerie dont l’enregistrement, qui sait, pourrait ouvrir avec bonheur le “off” de 2015…
Tout cela s’est déroulé sous l’oeil inquisiteur d’un délégué de Di Rupo venu - en BMW avec chauffeur - prendre discrètement note des déclarations des pieds nickelés du PS liégeois qui auront sans doute un bon bulletin puisqu’ils ont été sages.
Surtout, que cette illustre bande de bras-cassés n’aille pas s’imaginer que le mouvement va en rester là…

lundi 26 mai 2008

Liège 2015 : le point sur la situation et rdv ce lundi‏

De : liege2015-bounces (at) listes.agora.eu.org au nom de Liège 2015

Madame, Monsieur,
Nous avons rencontré le bourgmestre de Liège, Willy Demeyer, ce samedipour évoquer l'appel que nous avons lancé et que vous avez signé - avecplus de 7000 personnes - pour que Liège présente sa candidature au titrede capitale européenne de la culture en 2015. La discussion a été courtoise mais n'a pas débouché sur des avancéessignificatives. Tout en maintenant son opposition du dépôt d'unecandidature, le bourgmestre nous a annoncé vouloir prendre uneinitiative pour un projet culturel important à Liège. Nous prenons bonnenote de cette annonce, qui ne nous semble cependant pas suffisammentconcrète en l'état actuel des choses pour que nous retirions notreexigence : la candidature liégeoise au titre de capitale européenne dela culture en 2015. Nous avons donc décidé de maintenir la mobilisation ce lundi 26 mai :nous donnons rendez-vous à celles et ceux qui soutiennent l'appel dès18h à l'hôtel de ville de Liège pour soutenir les élus qui auront lecourage de voter en faveur de la candidature. Alors qu'au cours des dixdernières années, bon nombre d'entre eux, issus de tous les partisdémocratiques représentés au conseil, majorité comme opposition, ontplaidé en sa faveur, il nous semble que le moment est venu deconcrétiser cette aspiration en approuvant dès ce lundi le principe dela candidature de Liège. Nous appelons donc tous les élus à prendre danscette affaire un peu de recul sur le jeu politique et à se poser laquestion suivante : une telle opportunité pour Liège sereprésentera-t-elle avant longtemps ? Nous espérons que le vote nominatif sera demandé et, si tel est le cas,nous ne manquerons pas de faire savoir largement qui a voté quoi lors dece vote capital pour l'avenir de la ville. D'ici là, faites tourner la pétition autour de vous aussi largementpossible, prenez le temps de convaincre votre entourage de soutenirl'appel : chaque signature renforcera le poids de cet appel. Par ailleurs, nous avons tenu une conférence de presse vendredi, quevous pouvez écouter en ligne : http://blog.liege2015.eu/2008/05/23/conference-de-presse/ en vous remerciant,

Alain De Clerck et François Schreuer --Signez l'appel : http://liege2015.eu/
Visitez notre blog : http://blog.liege2015.eu/

vendredi 23 mai 2008

Démocratie contre particratie

Nous avons vu fleurir récemment quelques candidatures spontanées pour concourir à la sélection toujours ouverte de "capitale européenne de la culture" en 2015.


Vous y apprendrez notamment que Fadila Laanan a vendu la mèche en affirmant que

Maintenant, il faut considérer que la procédure est partie pour quelques mois, si pas plus, avant que l’on ne désigne officiellement la capitale culturelle 2015 (...).
C’est vrai que Mons a déjà beaucoup investi dans cette capitale culturelle qui était déjà une décision prise en 1999 par le Président du Gouvernement de la Communauté française.

Soutenez l'appel public pour que Liège soit capitale européenne de la culture en 2015:


Et venez inciter la classe politique liégeoise à adopter une attitude constructive par
un rendez-vous ce lundi 26 mai, à partir de 18h, à la séance publique du conseil communal.

Et que le meilleur gagne !

lundi 5 mai 2008

Namur Capitale européenne de la Culture

Cela devient une obsession ... je reprenais dans ma sélection de liens du WE, une proposition relayée par François pour Liège capitale européenne de la culture 2015 au doux motif que ... cela ferait la nique à Élio ...

Ce jour, c'est Diederick Legrain qui nous refait le coup pour Namur en lieu et place de Mons qui est la candidate belge pour 2015, au doux motif que ... Mons, c’est Di Rupo!


Conclusion: elle s'impose d'elle-même ...

dimanche 4 mai 2008

Liens blogs 04-05-08

La priorité, en 3 lettres…
BHV?

Non, H²0!
Les océans ont une zone où le niveau d’oxygène dans l’eau est trop rare pour que la vie puisse s’y développer, que l’on qualifie de “zones hypoxiques”. Ces zones sont en expansion verticale et horizontales.
Les causes identifiées sont de manière globale, le réchauffement climatique, en combinaison avec les rejets d’engrais et pesticides issus de l’agriculture intensive sur un plan local.
Permettez-moi deux secondes de populisme effréné: il serait grand temps de fiche le feu à ce gouvernement de particrates myopes, et in extenso à tous ces gouvernements qui ne font rien, et de prendre le destin de notre planète en main. Voilà, j’ai fini, je suis soulagé. Et vous, vous pouvez retourner à vos activités quotidiennes d’homo sapiens, je vous remercie de m’avoir lu.


Au Forem wallon, on travaille en famille
Mardi, Véronique Cornet s’interrogeait sur le budget du Forem: 960 millions d’euros, soit 1/6e du budget wallon. Il est de 23% plus élevé que celui de son alter ego flamand et de 28% que le bruxellois. Or, en Wallonie, le chômage est passé de 16%en 1998 à 19,4% actuellement. Cherchez l’erreur….Afin de parfaire l’information de la députée MR, proposons lui un petit tour de l’organigramme du Forem.
On s’y retrouve presque en famille socialiste. Là où l’administrateur général, Jean-Pierre Méan, voit sa compagne, Christine Van den Noortgate, oeuvrer comme directrice de la Communication, Pierre Perot, directeur administratif de Forem formation, a une femme qui y travaille également. Plus endessous, on découvre trois anciens du cabinet Van Cau (...)


Saga Belgica : une mascarade politique érigée en art
Je sais, les histoires politiques belges sont vraiment minables vues de l’étranger et j’imagine bien, chers amis français, que vous n’en avez pas grand-chose à cirer puisque vous avez Sarkozy pour alimenter vos réflexions et afficher votre désenchantement. Une fois de temps en temps, je me dois néanmoins de vous tenir informés de ce qui ce passe dans le landerneau d’Outre-Quiévrechain, chez vos voisins que vous appréciez tant.(...)
Pour les non-initiés ou, tout simplement, pour bien appréhender le problème belgo-belge, il peut être utile de lire ou relire les articles de la Saga Belgica et en particulier “Le coup d’Etat institutionnel“.


Liège capitale européenne de la culture 2015
Un appel public a été lancé ce jour par François Schreuer et Alain De Clerck avec pour objectif de faire de Liège la capitale européenne de la culture en 2015 (...)
En plus cela ferait la nique à Élio et au doudou, patrimoine mondial de l’UNESCO (Mons est aussi candidate)!


TAK-aktie“dag” au siège du FDF


Ce samedi 26 avril, 50 militants du TAK (Taalaktiekomitee) avaient fait le voyage en car jusque Saint-Gilles afin de mener une action contre le secrétariat du FDF.

Bernard Clerfayt, bourgmestre : une signature qui gêne
Le chef de file du CDH schaerbeekois Denis Grimberghs regrette que le journal communal continue à mettre le secrétaire d'État en valeur

Improv Everywhere, sur Au Quotidien