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vendredi 12 juin 2009

"le petit prince de Waremme"

Updated 14 juin 09




Juillet 1991, assassinat d'André Cools et commencement de mise au grand jour d' "affaires" au PS, à n'en plus finir jusqu'à aujourd"hui, encore ...

"Un pour tous, tous pourris", comme dirait l'autre ?

En avril 1996, "le petit prince de Waremme" était condamné pour faux, usage de faux, escroquerie et corruption passive dans l'affaire Inusop, cet institut de sondage proche de l'ULB.
Alors ministre de la Défense à l'époque, il écopait de 2 ans de prison avec sursis et 5 ans de privation des droits civils et politiques.
En décembre 1998, il était acquitté dans l'affaire Agusta, mais épinglé dans le volet Dassault et était condamné une nouvelle fois à 2 ans de prison avec sursis et l'interdiction d'exercer une fonction publique pour une durée de 5 ans."

Il tirait visiblement une carte de chance, car il était donc condamné 2X avec sursis ... sans "passez par la case départ, allez directement en prison". De novembre 1981 à avril 1996, il avait été député fédéral et sa carte de chance était de le redevenir suites aux élections du 10 juin 2007.




Plus récemment, il s'illustrait à nouveau dans le cadre de "la crise libéraaale" Fortis en s'appuyant sur tout le poids de son intégrité légendaire et de sa fine connaissance de la finance :
Le 8 octobre 2008, Jean-Paul Servais, le président de la CBFA défendait longuement en commission de la Chambre et du Sénat, les actions de son organisme au long de la crise bancaire. "La CBFA a disposé des moyens suffisants pour réagir de manière correcte" affirmait-il, relevant qu'il n'était pas question d'un manque de budget ou de personnel. Il défendait également le système de contrôle financier belge - "un des meilleurs au monde d'après le FMI" - et la coopération étroite entre la CBFA et la Banque nationale.
Jean-Paul Servais soulignait le caractère fulgurant et exceptionnel de la crise.

Guy Coëme de son côté critiquait le "plaidoyer pro domo" de M. Servais, pointant du doigt le "mimétisme" qu'opèrait la CBFA sur un système ultracapitaliste !

Selon Actu24, de janvier 2008 à mars 2009, Guy Coëme aurait facturé 60 000€ à une ASBL financée par des intercommunales liégeoises. Une ASBL dont il était directeur jusqu'à fin 2007.
Le 12 mai dernier, Guy Coëme aurait mis un terme à la convention qui liait sa société de consultance (Canyon International) avec l'APRIL, l'association chargée de la promotion des intercommunales liégeoises.
De janvier 2008 à mars 2009, le député-bourgmestre de Waremme a donc été consultant pour une ASBL qu'il connaissait particulièrement bien: il en était le directeur jusqu'à octobre 2007. Pour l'ensemble de sa prestation, Guy Coëme a facturé 60 000€, à charge de l'ASBL qui est financée par les deniers publics des intercommunales.




"Que cette histoire sorte aujourd'hui n'est pas anodin, on veut déstabiliser le PS. Je n'ai rien à me reprocher."


En fait, on connait la chanson.

Guy Cöeme était devenu directeur de l'Association pour la Promotion des Intercommunales Liégeoises en 1996 à l'époque pendant laquelle il était privé de ses droits politiques suite à sa condamnation dans l'affaire Inusop. D'où la légitime impression de certains de pouvoir se servir dans la caisse publique, bien qu’en ayant été écartés par la puissance publique - cela s'était passé de la même façon pour Jacques Van Gompel chez Igretec. On peut prendre la mesure de toute l'ampleur de ces Intercommunales, dont le seul but premier est de pouvoir fournir at libitum des postes rémunérés à des camarades.
L'ASBL APRIL est une association destinée « à promouvoir les intercommunales liégeoises » dont il avait été le directeur. Le comble du comble : le "machin" inutile qui doit faire la promotion de tous les autres "machins" inutiles ...

Le consultant "intéressé" évoque un mauvais procès. Il est vrai qu’en huise de « bons procès », guy Coëme en sait quelque chose …Il estime que certains cherchent à nuire au Parti Socialiste. Je crois que les Camarades s'en chargent tout seul.

Il aurait quitté la direction d'APRIL fin 2007, mais de janvier 2008 à mars 2009, il a continué à travailler pour l'ASBL, comme consultant indépendant. Cela me rappelle quelque chose ....

Il était chargé, dit-il, d’encadrer temporairement le nouveau directeur, l'ancien bourgmestre faisant fonction d'Ans, Fernand Gingoux, ou comment fabriquer des générations de parvenus, par des parvenus.

Un "Système Socialiste" ? Jamais !

Lire aussi:
Le passé e(s)t l'avenir de la Wallonie ?

Coëme : « Une attaque politique désolante »
Guy Coëme est l’objet d’accusations dans certains médias. On lui reproche d’avoir touché 60.000 euros pour une mission de consultance auprès de l’ASBL April. « Tout est clean, légal. C’est une attaque politique désolante », se défend le député bourgmestre de Waremme.

Vanbrabant (président de l'APRIL): 48 000€, ce n'est pas cher du tout pour un an
Éric VANBRABANT est président du conseil d'administration de l'APRIL, l'association financée par des intercommunales et qui a payé Guy Coëme comme consultant.
Lire aussi:
M. Vanbrabant, vous êtes président du conseil d'administration de l'APRIL, sur quoi portait le travail de consultance de Guy Coëme ?
Il s'agissait d'un travail préparatoire. La volonté est de donner une autre image à l'APRIL, de lui donner un travail complémentaire. Vu que les intercommunales sont très décriées, l'APRIL pourrait devenir une sorte de syndicat de défense des intercommunales.M. Coëme était chargé des relais avec les autres instances de pouvoir mais aussi avec les intercommunales. Il a organisé, entre autre, des sondages pour connaître la perception que les gens ont des intercommunales, des jeux...
Il remettait aussi un rapport annuel et avait pris des contacts avec des députés européens.
Et ce travail ne pouvait pas être réalisé par l'équipe de l'APRIL ?
Non car c'est une équipe de 4 ou 5 personnes qui doit déjà gérer les revues de presse, l'édition d'un magazine...
Mais 48 000€, ça fait quand même beaucoup, non ?
Ce n'est pas cher du tout. Cette somme est basée sur un barême mais je ne sais pas vous en dire plus car ça a fait l'objet d'une discussion lors d'un conseil d'administration avant que je ne devienne président (ndlr : le 1/1/2008). Il s'agit d'une consultance classique.
Pourtant les 48 000€ ont mis le compte 2008 dans le rouge...
Cette mission ne savait pas être faite en interne mais cela a un prix. Il fallait donc que les cotisations des intercommunales soient revues à la hausse. Mais toutes ne l'ont pas fait. On a donc décidé d'arrêter la consultance car ce n'est pas normal que certains paient pour d'autres.
Ha bon ! Ce n'est pas Guy Coëme qui a mis fin au contrat ?
Si, également. La convention entre l'APRIL et Guy Coëme portait sur 3 ans. Finalement, son travail arrivait déjà à terme. Et puis Guy Coëme ne voulait pas mettre en danger la survie de l'APRIL.
Comment Guy Coëme a-t-il été choisi comme consultant ?
Je ne sais pas vous dire, il faudrait voir avec l'actuel directeur Fernand Gingoux (qui ne savait pas non plus car il affirme n'être pas encore à l'APRIL lorsque cela s'est décidé)
Lorsque les comptes de l'APRIL seront assainis, vous repartirez sur une nouvelle consultance ?
Il n'est pas dit que nous ferons une nouvelle consultance.

Reynders aux Ecolos : "On n'attend plus que vous !" - 29/05/2009 09:00
Le président du MR, Didier Reynders, piaffe de virer le couple PS-CDH du pouvoir en Wallonie, voire d'éjecter le PS du fédéral. Didier Reynders formule sans ambages une demande en mariage à Ecolo. En s'impatientant du refus des Verts de se positionner... au mépris de leur propre programme électoral.
Le Vif/L'Express : La cuvée électorale 2009 est du même tonneau que le scrutin de 2007 : une guerre totale au PS ?
Didier Reynders : C'est l'aboutissement de l'effondrement d'un système englué entre camarades. Depuis vingt ans, ce parti est incapable de faire le ménage en son sein, il est sans cesse rattrapé par des affaires. Cela dure depuis l'assassinant d'André Cools (NDLR : en juillet 1991).
Ça suffit ! Le PS dérape chaque fois qu'il se sent dans son système de majorité absolue, sans contre-pouvoir. Je ne crois pas en la possibilité de ce parti de changer la Wallonie en profondeur. Une cure d'opposition serait la seule façon pour lui de se régénérer.
Les camarades sont-ils vraiment incorrigibles ?
Nous avons eu droit aux affaires INUSOP, Agusta, Dassault, avec à la clé de lourdes condamnations en Cassation pour corruption. Puis sont venues les affaires à Charleroi, et à présent le cas Donfut. Faut-il rappeler que c'est ce même Donfut, lorsqu'il était ministre régional de l'Action sociale, qui trouvait normal qu'il y ait des crèches étiquetées PS et d'autres CDH ? Jusqu'où va-t-on ? A chaque affaire, le PS clame : « plus jamais ça, nous allons remettre de l'ordre ! ». Ce n'est pas moi qui ai un jour décidé de vouloir « chasser les parvenus »...

Guy Coeme, une consultance à 60 000 euros pour l'asbl des intercommunales liégeoises
Entre 2008 et 2009, le socialiste Guy Coëme a touché 60 000 euros comme consultant à l'ASBL APRIL, une association destinée à promouvoir les intercommunales liégeoises dont il avait été le directeur . L'intéressé évoque un mauvais procès. Il estime que certains cherchent à nuire au Parti Socialiste. .
Guy Cöeme était devenu directeur de l'Association pour la Promotion des Intercommunales Liégeoises en 1996. Il était , à l'époque, privé de ses droits politiques suite à sa condamnation dans l'affaire Inusop. Il a quitté la direction d'APRIL fin 2007, mais de janvier 2008 à mars 2009, il a continué à travailler pour l'ASBL, comme consultant indépendant. Il était chargé, dit-il, d' encadrer temporairement le nouveau directeur, l'ancien bourgmestre faisant fonction d'Ans, Fernand Gingoux.
Il a également travaillé pou accroître le rayonnement d'APRIL en Wallonie et même en Europe. Ce travail lui a valu une rémunération brute mensuelle de 4000 euros.

Guy Coëme : des mesures drastiques ! - 18/04/2009
Les membres PS de la Commission "crise financière" s’expriment. Ils ont émis des recommandations avant le rapport d’experts.
Avant même que ne soit transmis ce samedi, aux membres de la Commission spéciale chargée d’examiner la crise financière et bancaire, le rapport reprenant les recommandations des experts, les membres socialistes de cette Commission ont tenu à diffuser leurs propres recommandations prophylactiques. Le député fédéral PS Guy Coëme nous en a exposé les grandes lignes.
Pourquoi devancer la diffusion des recommandations des experts ?
Parce que cette commission a travaillé à huis clos, ce qui lui a donné moins de portée médiatique malgré quelques fuites, mais surtout parce que ce qui y a été dit était prodigieusement intéressant ! Je tiens à souligner à ce propos la grande qualité du travail des experts qui ont rendu un rapport très lisible, vulgarisé. Enfin, nous voulions donner un éclairage spécifique pour nous positionner avant le débat sur la question en Commission.
Notamment sur la structure des institutions bancaires ?
Oui, nous sommes favorables à une mesure drastique: la séparation des activités bancaires de dépôts et de banque d’affaires.
N'est-ce pas une attitude révolutionnaire face à un secteur en grande difficulté?
Mais qu’est-ce qui est encore "révolutionnaire" aujourd’hui face à ce qui s’est passé dans cette crise? Les experts eux-mêmes évoquent une nationalisation des agences de notation. Ça ne vient pas du PS!
Vous avez aussi des propositions en matière de gestion financière et comptable?
En effet, nous souhaitons, comme en Espagne, que les banques provisionnent de manière dynamique en fonction de la capacité de crédits distribués. Nous voulons que la Commission relève les exigences européennes en matière de liquidité et de régulation.
Vous évoquez aussi les rémunérations dans le secteur financier?
Bien sûr, nous nous opposons à la rémunération liée purement et simplement à la performance: pas de bonus sans malus! Attention, nous restons favorables à la performance, mais il faut que la rémunération soit liée à la vie de l’entreprise. Nous faisons une distinction entre le gestionnaire et le trader, avec un cautionnement lié au risque financier et à celui d’une fraude éventuelle, avec le concours des partenaires sociaux dans les entreprises. Nous avons déposé une série de propositions de loi récemment en ce sens, qui seront amendées en fonction des résultats de ces travaux.
Quid des autorités de contrôle? Vous souhaitez notamment une intégration de la CBFA à la BNB?
Ici aussi, nous souhaitons une intégration technique de ces entités pour des raisons d’efficacité. En intégrant la Commission bancaire, financière et des assurances à la BNB, on redistribuerait aussi certaines compétences qui pourraient être exercées différemment. Mais nous voulons aussi intégrer les partenaires sociaux au conseil de surveillance de la CBFA. Nous voulons donner aussi aux autorités de contrôle la possibilité de refuser la mise sur le marché de produits trop complexes ou trop risqués à destination des investisseurs.
C'était déjà une prérogative de la CBFA que de valider ces produits, avant la crise financière?
Oui, mais nous insistons sur une plus grande transparence: nous avons, à cet égard, vu témoigner des patrons de grandes banques qui nous ont avoué ne pas avoir été capables de mesurer le risque lié à certains produits.


Coëme / Canyon International, une société bien pratique
Depuis 2005, les élus doivent déclarer les mandats, fonctions et professions qu'ils occupent. Idem au niveau de leur patrimoine. La déclaration 2008 de Guy Coëme pose question.
Lire aussi:
Rétro acte. En décembre 2006, après une longue traversée du désert, Guy Coëme redevient bourgmestre de Waremme. Il doit dès lors se conformer à la loi et déposer la liste des mandants qu'il occupe ; dont celui de directeur général de l'APRIL.
Ce qu'il fait : dans la déclaration de 2007, publiée en août, ledit mandat est clairement mentionné pour le mois de décembre 2006. Dans la case jouxtant, il est précisé que ce dernier est rémunéré. Bref, tout est en ordre d'un point de vue légal.
Une case vide en 2008
Malgré ses promesses (avant les élections communales d'octobre 2006) de choisir entre mayorat et gérance de l'APRIL s'il était élu et désigné bourgmestre, Guy Coëme reste finalement directeur général de l'APRIL les trois premiers trimestres de l'année 2007.Or, dans sa déclaration de mandats 2008 parue au Moniteur en août - celle qui porte sur l'année 2007 - on ne trouve aucune trace de ce poste qu'il occupait.
Curieux : en 2006, le mandat est mentionné en toute lettre, et en 2007, il n'y est plus.Par contre, est (toujours) mentionné une autre profession de Coëme : celle de consultant pour la société de son fils, Canyon International.
C'est donc probablement par ce biais que son salaire 2007 de directeur général de l'APRIL lui a été versé. Un système certes légal (à première vue) mais très pratique aussi : il permet à Guy Coëme de camoufler aux yeux du public un de ses mandats - celui de directeur d'APRIL.


mardi 5 mai 2009

Sondages ?

L'enseignement est la priorité numéro un des Wallons et des Bruxellois

C'est ce que montre un sondage réalisé par le Cevipol de l'ULB (pour le compte du journal pour Le Soir et de la RTBF) dont je disais déjà beaucoup de bien dans l'articulet: "L'Inusop n'est pas mort ..." .

NB: Ce sera l'occasion de le répéter lors du chat "avec le politologue Pascal Delwit (Cevipol – ULB) ce mercredi de 12 à 13 heures"

Bordel, fallait-il vraiment un sondage pour dépatouiller cette évidence ?
Il est même précisé: L'enseignement est la priorité numéro un des Wallons et des Bruxellois ... "pour les prochaines élections" (et après plus, alors et "avant", jamais ?!?)


On peut mettre le sujet en relation avec les récentes déclarations d'Elio Di Rupo (lors du chat de débriefing de l'émission "Répondez à la Question!") qui ne manque vraiment pas d'air, à défaut de culot fanfaron et mensonger:

15h22 Elio Di Rupo: à himself : c'est juste le contraire d'une catastrophe.
Jamais notre enseignement n'a fait un bond en avant aussi important même si certains ne retiennent que des éléments négatifs.


15h45 Elio Di Rupo: à Léon : je vous remercie de votre témoignage. Je pense que les objectifs poursuivis par la communauté française sont louables mais manifestement les concepteurs de la mesure ont sous estimé l'ampleur des difficultés. Sous la prochaine législature, nous devrions tirer les leçons de ce qui s'est passé. Je préconise dès la rentrée de septembre une conférence de plusieurs jours mettant autour de la table des représentants des familles, des enseignants et les PO (pouvoirs organisateurs) pour trouver une autre méthode plus appropriée.

15h42 Elio Di Rupo: à Aurélie : ce serait avec le plus grand plaisir que je passerais une journée avec les enseignants. Pour avoir été ministre de l'éducation, j'en connais toutes les difficultés. Je continuerai à me battre pour valoriser leur statut mais il ne faut pas être hypocrite. Un enseignant est financé par les deniers de l'Etat et ce n'est pas en vidant les caisses de l'Etat qu'on va mieux les rémunérer.


NB: Juste pour mémoire, et cibler quelque peu, sur les 100.000 chômeurs bruxellois, 90% ne connaissent pas le néerlandais (pourtant obligatoire à Bruxelles dans l'enseignement francophone) , mais pire: 3/4 ne possèdent pas de diplôme de fin de cycle du secondaire.
Je ne pense pas que cela a été jamais pire; si cela, ce n'est pas une catastrophe et une véritable bombe ?!?
Comble du cynisme, Elio Di Rupo réclame à nouveau le ministère de l'enseignement. (le ?)

Et ceci:
Une enquête réalisée Vekmo, spécialiste en matière d’environnement, d’hygiène alimentaire, d’ergonomie et de sécurité, au sein de plusieurs dizaines d’établissements scolaires en communauté française le démontre: la qualité de vie est loin d’être au top.


Dans le même genre de couillonnades électoralistes, faut-il relever le sondage commandé par le ministre Daerden concernant l’autoroute Cerexhe-Heuseux/Beaufays:


"Les résultats d’un sondage d’opinion peu ordinaire viennent de paraître. Réalisé par IPSOS pour le compte du Service Public de Wallonie (SPW) sur une idée originelle – et originale – du Ministre Daerden, ce sondage avait pour but de déterminer la « popularité » du projet de liaison autoroutière A 605 dite CHB (Cerexhe-Heuseux-Beaufays) à l’est de Liège. Résultat des courses : 82% des personnes interrogées trouvent ce projet "utile".
Reste à savoir quel enseignement tirer de ces résultats tant la méthode appliquée paraît biaiser les enjeux et les réponses."




Lire aussi:
République sondagière
Chère lectrice, cher lecteur, ceci est le 400 ème post publié sur Périscope. Inutile de souhaiter bon anniversaire ; attendons le millième pour faire la fête.
En revanche, l’occasion est trop belle de parler chiffres, en ce jour où les chiffres font l’actualité de manière incessante et font même - hé oui! - les politiques publiques. Les chiffres font les politiques publiques! Ce n’est pas une boutade, c’est un fait avéré, que Michel Daerden confirme avec un panache flamboyant en commanditant un sondage sur l’opinion publique relative à la construction de l’autoroute “CHB”. Les opposants
y voient une “manoeuvre” (de ce côté aussi, le terme est “manoeuvre” est employé).
Au-delà de tout aspect instrumental (manipulation d’un sondage à des fins électorales ou en guise de justification d’une politique entreprise), la nature même du sondage comme instrument de politique publique pose question.


Un sondage pour rien
Les résultats du sondage commandé par le ministre Daerden concernant l’autoroute Cerexhe-Heuseux/Beaufays, à présent connus, n’ont guère surpris que ceux qui veulent bien faire semblant de l’être. Ils confirment les préventions que nous avons exprimées dès l’annonce de ce sondage


La démocratie selon M. Daerden : le sondage d’opinion au lieu du débat public
En confirmant son intention, déjà annoncée au printemps dernier, de faire réaliser un sondage d’opinion concernant l’autoroute Cerexhe-Heuseux/Beaufays (CHB), envisagée à l’Est de Liège, entre la E40 et la E25, le ministre Michel Daerden montre à quel point il est aux abois : incapable d’emporter l’adhésion sur le projet qu’il défend depuis des années, il s’en remet au sondage d’opinion, auquel il fera dire ce qu’il veut. Aveu de faiblesse ou manœuvre pré-électorale ?

Daerden vous sonde sur CHB: électoraliste?
Manœuvre électoraliste de Michel Daerden, dit Bernard Wesphael.
Le ministre Daerden a commandé un sondage pour savoir ce que pensait l’opinion publique du projet CHB, qui vise à terminer le ring autoroutier de Liège. Une manœuvre électoraliste, juge l’Ecolo Bernard Wesphael. Qui réclame une sanction.
Peut-être êtes-vous parmi les 1500 Liégeois à avoir été contactés par l’institut de sondage IPSOS afin de connaître votre avis sur le projet de liaison autoroutière entre Cerexhe-Heuseux et Beaufays?

Matin Première: un face-à-face Wallonie-Bruxelles
Ce mardi 5 mai, le quotidien Le Soir publie (en partenariat avec la RTBF) le résultat d'un sondage qui tente de répondre à ces questions. Un "face-à-face" Wallonie-Bruxelles, en quelque sorte, que Bertrand Henne propose aussi avec ses invités: Jules Gheude, fondateur des Etats généraux de Wallonie, et Alain Deneef, coordinateur des Etats généraux de Bruxelles.

Tripatouiller les statistiques, la sale manie du gouvernement
Bloquer les études qui dérangent, ne retenir que les données favorables, changer de thermomètre quand la fièvre monte : des professionnels des chiffres dénoncent les dérives, toujours plus graves, du pouvoir.
Ils sont arrivés au rendez-vous discrètement, d’épais dossiers sous le bras, l’air décidé de ceux qui n’ont plus rien à perdre. Dans un café anonyme de Montparnasse, une poignée de statisticiens de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) du ministère de l’Education nationale ont décidé de tout déballer : le stress, la pression du cabinet et surtout la censure dont ils estiment faire les frais. En tant que service ministériel de statistique, la Depp a pour mission de réaliser des études, normalement rendues publiques, sur des sujets aussi variés que la scolarisation des enfants handicapés ou l’absentéisme dans les classes. “Montre-lui la liste des études qui n’ont pas été publiées”, lance l’un d’entre eux. Une bonne quinzaine au total. Vérification faite sur le site Internet du ministère : à la mi-avril, aucune note d’information n’avait été mise en ligne depuis décembre 2008. Le robinet avait déjà commencé à se fermer l’an passé avec la publication de 39 notes seulement sur douze mois, contre 51 en 2007. “Comment nourrir le débat public si plus rien ne sort ?” interroge amèrement une des statisticiennes, à la Depp depuis une dizaine d’années. “L’information chiffrée est verrouillée rue de Grenelle. Mais c’est le cas aussi à Bercy, aux ministères du Travail, de la Santé ou de la Justice”, affirme un autre.

mercredi 29 avril 2009

L'Inusop n'est pas mort ...

"Le président Di Rupo est bien perçu", nous annonce un article scandaleux du journal Le Soir à propos d'un "sondage" organisé par le CEVIPOL, dont -sauf erreur- fait encore partie Paul Magnette et dont Pascal Delwit est loin de démontrer une indépendance réelle.

David Coppi, le rédacteur de cet article est lui-même un ancien du Bld de L'Empereur et semble-t-il un ancien membre du Cabinet de Philippe Busquin.

Un véritable Gomorrhe incestueux de la désinformation.

L'Inusop était l'institut de sondage, proche de l'ULB, dans les années 80, dont tout le monde se souvient de la saga qui avait défrayé les Unes à la mi 1996. Le procès visait en réalité des conventions qui avaient été passées par certains socialistes francophones avec l'institut.
La justice leur reprochait des préventions de faux, d'usage de faux, d'escroquerie, d'abus de confiance et de corruption.

Dans ce cas et à l'heure où Falidila Laanan désire favoriser "la presse d'investigation", nous avons affaire à de l'abus de confiance moral et de la corruption intellectuelle.

Lire aussi:
La politique en test…
Je viens d’effectuer moi-même le test mis en ligne par RTL. Elaboré en collaboration avec le Cevipol, il est censé déterminer votre proximité idéologique avec les partis politiques francophones. D’autres sur la blogosphère ont écrit sur les limites de l’exercice, mais il reste amusant de se prêter au jeu.
Pour faire ce test, les partis politiques ont collaborés avec le Professeur Delwit pour indiquer la réponse « officielle » pour chaque question, se basant sur leur programme électoral. Je n’ai pas participé à ce travail là ; je me suis par contre, bien évidemment, fort investi personnellement dans l’élaboration du programme du PS. J’ai eu plusieurs fois l’occasion d’en parler sur ce blog.


Aide à la presse: à vot' bon coeur...
Fadila Laanan, ministre de la Culture, va donc créer un fonds pour le journalisme de qualité. Plus exactement, “une enveloppe budgétaire qui sera consacrée à la mise en place d’un instrument d’aide indépendant destiné à soutenir le journalisme d’investigation” (re-sic).Deux cent cinquante mille boules pour commencer, qui seront saucissonnées en subventions aux éditeurs nécessiteux, en vue de leur permettre de financer des projets que, sans cela, ils n’auraient pas les moyens de mettre en oeuvre.