samedi 11 septembre 2010
"Ce n’est pas un manque de respect"
dimanche 16 août 2009
Tu veux bien être mon pote ?
Lire aussi:
Le président américain a accueilli Damon Weaver, 11 ans, à la Maison Blanche et lui a accordé une interview de dix minutes.
mardi 30 juin 2009
Maxime Prévot à Matin Première ce 30 juin
Maxime Prévot, invité de Matin Première, reçu par Bertrand Henne. "Maxime Prévot député régional (cdH) et pressenti à un poste de ministre. L'interview tournera autour du budget et des projets de l'olivier. "D'abord, une que j'aime de Bertrand Henne, ce matin:
"Le lait, c'est plutôt à l'Europe que cela se traite"
Régis Warmont m'avait prévenu: "c'est un ministrable"
Rien à retenir: totalement creux.
NB: L'autre grande variante fort répandue au sein de la caste politique, étant le populisme.
Autre remarque à propos du bonhomme, "les règles claires" réclamées en matière d'éthique et de cumul ... elle est belle la notion révolutionnaire de l'éthique chez notre melon namurois qui en ferait de l'ombre à la fraise de Wepion.
30.06.09 - 07:30 - Warmont Régis (passé à l'antenne)
Hello Max,
Tu sais l'estime que je porte envers ton travail et ton jugement. Néanmoins, vouloir faire passer l'impression que le cumul est nécessaire pour "garder un pied" dans les localités, ce n'est pas réellement crédible. Pour garder un pied dans les localités, pas besoin de cumul... Je conseille à nos grands cumulards d'essayer d'aller faire leurs courses dans les magasins, boire un verre en terrasse, faire les soldes, etc. Pas besoin d'être "mandataire" local pour garder un lien avec le terrain.
Les cumuls sont juste là pour gonfler certains revenus. Tout le reste n'est que littérature et s'il y avait moins de cumuls, on verrait peut-être plus vite les jeunes comme toi arriver à des tâches à responsabilités.
Qu'en penses-tu?
Amicalement,
Régis
30.06.09 - 08:37 - Anonymous
Ainsi être élu local, bourgmestre ou échevin, serait pour un député la seule manière de conserver contact avec la réalité de terrain. N'importe quoi. Qu'est ce qui empêche un simple député de parcourir la Région Wallonne, renconctrant industriels, citoyens..., s'intéressant à différentes thématiques... plutôt que de limiter son intérêt à 1/262° de la Région Wallonne uniquement ? Quoi donc que l'attrait du pouvoir ? Qui trop embrasse mal étreint;
30.06.09 - 08:00 - Jean-Paul Doeraene (passé à l'antenne)
Bonjour M. Prévot,Au niveau régional ou fédéral, les ministres n'ont qu'à larmoyer sur le sort des agriculteurs. Verser une larme ne mange pas de pain, et ça peut toujours rapporter des voix.
Mais les vraies décisions se prennent à l'Europe, et là votre parti, le PPE (ainsi d'ailleurs que celui des libéraux) n'est pas en reste pour prendre des décisions qui libéralisent les marchés et rendent l'agriculture belge invivable.Double langage, double langage, bouh ! c'est pas beau, ça !
30.06.09 - 08:47 - himself
Vous êtiez administrateur de la SOGEPA ...
Que pensez-vous de cette OIP ?
Utilité, redondance, coût, ...
30.06.09 - 08:44 - Anonymous
Attention, danger !Ce matin, on aurait cru entendre Mister Antoine : même bagout, même intonation, même arrogance, mêmes certitudes sur tout.Il a les dents longues, dit-on, j’en perçois déjà le tranchantMonsieur Prévost, successeur de Dédé ? Successeur spirituel en tous cas :-(
Twitter side:
MBuxSe dit que, du cote de Namur, certains doivent rayer le parquet tellement ils ont les dents longues. Sante, Max.
qui peut me dire le choix musical de l'invité de jour sur Matin Première ce matin? Pas pu écouter, j'étais en Vespa.
Phineas_Barnum : C'était effectivement peut-être le plus intéressant. http://bit.ly/Eo164
GeoffroyCoomans Bel exemple #bonnegouvernance PS-cdH, la compagne de G. Dallemagne (cdH) et Ch. Huyghens (PS) seraient nommés à la tête de 2 DG à la Ville !
Lire aussi:
Olivier : Comité parlementaire de prévention, d’éthique et de déontologie
Une de nos principales actions auprès des formations politiques depuis le mois de mai, consistait à prôner l’instauration d’un comité d’éthique parlementaire, neutre et crédible. Modèle basé sur ce qui se fait notamment au Canada et que nous avons déjà longuement traité à travers divers articles publiés sur ce blog.
Après avoir eu des réunions informelles avec les responsables des quatres formations politiques traditionnelles, ce nouvel outil semble être acquis, nous nous en réjouissons. Il restera à voir comment cet organe sera mis en place et les limites de sont rôles, sur ce point nous n’avons pas été consultés.
Ce qui apparaît comme primordial c'est d'assurer une pleine et entière crédibilité de cet organe au sein de l'opinion, en effet, à la lecture de nombreuses réactions, des citoyens probablement désabusés par les scandales et affaires répercutés dans l'actualité semblent y voir un 'bidule' de plus.
Parcours professionnel
J’ai débuté mon parcours professionnel au sein de PricewaterhouseCoopers Management Consulting (2001-2004). En ma qualité de consultant en performance organisationnelle des institutions publiques, j’ai été impliqué dans de nombreux dossiers ayant notamment trait à l’évaluation de politiques publiques. J’ai eu l’occasion de réaliser des missions en Belgique et à l’étranger (Europe, Afrique,…). Relevons à titre illustratif l’évaluation de la mise en oeuvre de la police intégrée à deux niveaux (réforme des polices), l’audit des processus de la coopération belge au développement, la réalisation du plan wallon d’allocation des quotas d’émission de gaz à effet de serre (processus Kyoto), l’amélioration des systèmes d’allocations familiales pour travailleurs salariés (ONAFTS), la réorganisation du ministère de l’Intérieur et de la Direction Médicaments du ministère de la Santé publique,… Depuis les dernières élections régionales de 2004 et jusqu’à ma prestation de serment comme échevin en décembre 2006, j’étais le Directeur politique du cdH et de sa Présidente Joëlle Milquet. Au travers de cette expérience professionnelle unique, j’ai eu l’opportunité de suivre et accompagner en première ligne les dossiers politiques généraux et plus sensibles des Exécutifs des entités fédérées et les sujets d’actualité du Gouvernement fédéral.
J’ai aussi pu exercer divers mandats (incompatibles depuis ma prestation de serment comme député) : Commissaire du Gouvernement wallon auprès de l’Agence wallonne de stimulation économique, Président de la Commission nationale Climat, Administrateur de la SOGEPA, Président de la Financière d’entreprise et de rénovation immobilière de la RTBF en Région wallonne,… Je siège actuellement au conseil d’administration du CHR de Namur en qualité de représentant du bourgmestre comme échevin de la santé et préside le CA de la société publique d’administration des bâtiments scolaires de la province de Namur.
Catherine Fonck ne déposera pas plainte contre Didier Donfut
La ministre cdH sortante Catherine Fonck ne portera finalement pas plainte pour diffamation contre Didier Donfut, a-t-elle indiqué mardi sur Bel-RTL. "J'ai voulu ramener de la sérénité dans les débats", explique la ministre sortante de l'Enfance et de la Santé
Les places seront chères dans l'Olivier
Si l'Olivier doit être planté en francophonie, il aura 10 jardiniers. Soit un de moins que sous la précédente législature, qui comptait 8 ministres wallons et 7 ministres de la Communauté française, dont 4 à la double casquette.
Dix postes pour trois partis : la tactique devrait être un 4-3-3, soit 4 PS, 3 Ecolo et 3 CDH. Le PS avait 7 ministres et le CDH, 4. Il y a donc surnombre. Qui de Daerden, Dupont, Laanan ou Tarabella chez les socialistes va-t-il devoir s'effacer ? Côté CDH, même si Lutgen devient comme déjà évoqué président du parti, les places restent chères. Cela explique sans doute pourquoi le jeune chouchou Maxime Prévot va devoir se limer les dents au poste (lot de consolation) de chef de groupe des humanistes au parlement wallon, où pourtant il vient seulement de faire son entrée.
jeudi 25 juin 2009
Régis Warmont, reloaded
Régis Warmont, répondait à nos questions il y a quelques semaines.Régis, à la relecture de tes propos lors de cette interview, des choses ont-elles changé, évolué ?
Avec le peu de recul, certains de tes propos maintenant t'étonnent-ils déjà ou mériteraient d'être approfondis plus encore ?
Oui, quelque chose a changé. Suite à la campagne électorale intelligente d'Ecolo et spécifiquement de Jean-Michel Javaux au niveau de la région et d'Emily Hoyos au niveau namurois, j'ai réécouté ce que les écolos avaient à dire.
J'ai repris contact avec quelques contacts Ecolo, anciens de la FEF comme moi. J'ai suivi les congrès Ecolo grâce à Internet et j'ai écouté et débattu avec certains de leurs positions programmatiques.
Je me suis rendu compte que les "convergences de gauche" étaient bien mortes et que l’état major d’Ecolo n'était plus prêt à être un oiseau pour le chat PS wallon.
Je suis d'ailleurs convaincu dans mon fors intérieur que si le MR avait fait un meilleur score ou le PS un moins bon, Ecolo serait engagé dans les discussions pour une alliance "plurielle" en tant que pilier "défenseur de l’enseignement, de l’écologie et de la solidarité" de la potentielle majorité. La gauche Ecolo n'est pas une gauche clientéliste, mais c'est une gauche solidaire. C'est une gauche intelligente, pas une gauche de potentats locaux.
Je suis moins certain qu'avant qu'Ecolo ne pourrait pas simplement devenir au niveau régional ou fédéral ce parti du centre auquel j'aspire, un parti de bon sens, où les démunis sont aidés mais les profiteurs sont stigmatisés.
On verra comment ils survivent à la constitution des Oliviers, où le particratique et baronnique PS wallon essayera sans doute de conserver ses privilèges et de casser un concurrent direct dès que possible ...
Qu'est devenu Le Mouvement Démocrate (MD)?
Suite à diverses rencontres avec une personne dont la connaissance théorique de la politique est une passion et qui nous a donné de nombreux conseils intéressants, le mouvement partirait plutôt dans une direction différente. Le but ne serait plus d’être un Ecolo de droite (comme je le disais auparavant) mais bien un mouvement avec une philosophie propre qui se veut un mouvement participatif citoyen qui lui laisse la parole s’il s’engage à suivre certaines valeurs. Il ne voudra pas se faire le porteur de nombreuses idées qu’il ne domine pas mais bien de l’un ou l’autre sujet important.
Le principal problème rencontré pour l’instant est que le citoyen râle facilement mais pour le faire « se prendre en main », c’est plus compliqué.
L’enseignement sera le seul point en débat pour l’instant, influencé par ce qui sortira du futur accord de gouvernement et l’évolution qui s’en suivra.
De plus, je suis maintenant convaincu, suite à la campagne électorale qui vient de passer, qu’un nouveau parti n’a aucune chance à un niveau autre que local. Je pense donc que si notre mouvement doit grandir, il ne le fera que pour les élections communales.
C’est pour cela que dans nos actions, nous proposons également de faire le suivi politique de projets locaux portés directement par l’un ou l’autre citoyen via le site http://www.objectif2012.be/.
Les négociations sont actuellement en cours pour la constitution de majorité.L'option de l'olivier a été prise finalement en francophonie. Un commentaire, une analyse ?
Au départ, j’étais comme beaucoup, dégoûté par le fait que le particratique PS wallon puisse encore faire la loi dans la future majorité. Ensuite, j’ai écouté les arguments d’Ecolo et je me dis que les résultats des élections ne leur laissaient pas la possibilité de faire une majorité alternative, qui n’aurait pas eu une majorité des 2/3 au parlement pour y changer le règlement. Je pense également qu’il n’aurait pas non plus pu compter pour faire changer les pratiques politiques sur un MR qui reste une machine particratique au niveau local et qui est toujours en mode « agressif » et pas en mode « politique de projets positifs ».
Il me semble que l’avenir du MR se situe du côté Charles Michel et le libéralisme social prôné par son père depuis des années et plus du côté Didier Reynders qui a accepté d’engager la lutte « droite » vs « gauche » en pleine crise économique quand les gens ont peur de l’avenir. Maintenant, cela laisserait libre la place à la droite d’un MR recentré… endroit trop à droite où je ne me situe certainement pas.
Je pense que le paysage politique va encore changer et qu’un Ecolo pourrait devenir la force de changement qu’un MR n’a jamais réellement pu être, tiraillé entre son centrisme solidaire et son aile droitière.
Il faudrait pour cela qu’Ecolo attire des militants plus bigarrés et se recentre également un peu dans son positionnement, permettant de s’allier sur base de projets aussi bien avec des partis qui se disent de gauche que de droite.
D'autres remarques et/ou une conclusion ?
Une remarque : je trouve dommage que l’on fasse tout un foin du score monstrueux de Michel Daerden dans son fief clientélisé. S’il s’était présenté à l’Europe, on aurait jaugé de sa popularité ailleurs que là où il ventile l’argent du contribuable pour aider les gens sans discernement et où les méthodes pour faire de la politique sont parfois à la limite de la démagogie, du populisme, voire pire envers ses opposants locaux (cfr l’émission de la RTBF « questions à la une »). J’ose espérer que son score n’aurait pas été aussi impressionnant par exemple face à un Louis Michel. Dans le cas contraire, c’est à désespérer de tout… :-)
Pour conclure, je dirais que le chemin est encore long et que rendre un intérêt au citoyen lambda envers la politique n’est pas un travail facile…
Merci beaucoup Régis et à bientôt !
lundi 11 mai 2009
Jennifer Maus de Herstal
« Tant que Papa est là, les subsides vont venir et les dossiers vont continuer à suivre»
« On peut se demander sur quelle base les subsides sont accordés par la Région wallonne. »
Illustration en image, avec l'extrait suivant:
Elle est belle, la nouvelle génération rénovée d'après élections, que nous a promis le camarade Elio ...
Lire aussi:
http://jennifermaus.skynetblogs.be/
Subsides wallons : 39 millions € pour les infrastructures sportives
Des subsides d'un montant de 39 millions d'euros seront accordés pour les infrastructures sportives wallonnes, a annoncé jeudi le gouvernement wallon. Ces investissements concernent d'une part des rénovations et des extensions, et d'autre part de nouvelles constructions.
En juillet 2000, le gouvernement wallon, confronté à une demande importante de la part des pouvoirs locaux et à un budget limité, a décidé de recourir à une formule de financement alternatif des grandes infrastructures sportives.
Depuis lors, des infrastructures d'envergure ont pu être réalisées comme le Country Hall de Liège, le Spiroudôme de Charleroi, les centres de formation de football de haut niveau de Blegny, Tubize et l'Académie Robert Louis-Dreyfus à Liège, d'une piscine olympique à La Louvière, d'une piscine thermale à Spa et de trois stades de football entièrement modernisés et agrandis (La Louvière, Mouscron et Mons).
La 2e phase du programme d'investissements et d'entretien va être mise en place, a annoncé le gouvernement. Cette deuxième enveloppe est scindée en deux parties;
- l'une destinée à la rénovation et à l'amélioration d'infrastructures existantes (20,6 millions d'euros pour 11 projets) ;
- l'autre à la réalisation d'infrastructures nouvelles (18,4 millions d'euros pour 9 projets).
Parmi elles, la construction d'un complexe au RFC Saive (Blegny), de halls omnisports à Ghlin, Silly, Thimister-Clermont, et Herstal; de piscines à Braine-le-Comte, Liège et Virton, où 4.000 personnes fréquentent chaque mois des infrastructures fort abîmées.
Le Country Hall, rêve devenu cauchemar
Le vaisseau amiral du spectacle liégeois revient de loin. Sauvé des eaux en 2007, il devrait bientôt être géré par une nouvelle équipe. L'appel d'offres est bouclé ce lundi. Retour sur une incroyable saga.
ENQUÊTE
Le pouvoir a une brique dans le ventre. Une vertu que François Mitterrand avait cultivée en bâtissant la Grande Bibliothèque de France, la Grande Arche de la Défense ou la pyramide du Louvre. Plus végétarien, Jacques Chirac avait opté pour le musée du quai Branly et ses cascades de verdure. Quelle que soit sa marotte, tout ego d'un puissant se cristallise autour de cet impérieux besoin d'ériger un Panthéon.
À sa mémoire.
Plus proche de nous, cette ambition foisonne avec la même intensité. Mais à moindre échelle. Quand il s'agit de laisser une trace de leur passage, nos éminences ne peuvent enfoncer leurs pas dans l'histoire d'une même pointure que les pharaons hexagonaux…Ici, une gare. Là, un circuit. Plus loin, une piscine ou un centre culturel. Voire un simple bouton de bretelle d'autoroute. Le tout surmonté d'une plaque commémorative authentifiant la signature du commanditaire, cisaillant fièrement le cordon de sa pérennité.
L'histoire du Country Hall de Liège illustre à merveille ce cocktail improbable où s'agitent tant de passions aux arômes contradictoires. Comme la responsabilité, l'ambition, la mégalomanie, l'impatience, l'amateurisme, l'aveuglement… Avec ce parfum tenace qui domine l'ensemble, la recherche inassouvie de reconnaissance, remède universel contre l'oubli.
Mons: 39.000 euros pour l’auberge de jeunesse
Benoît Lutgen, ministre wallon du Tourisme, a décidé d’octroyer une subvention de 39.392 euros pour permettre à l’auberge de jeunesse de Mons de réaliser des travaux de modernisation de son système de “ sécurité-incendie ”.
Rédaction en ligne
Ouverte depuis 2002, l’auberge de jeunesse de Mons est idéalement située, à deux pas de la Grand-Place. Elle offre aux visiteurs la possibilité de découvrir les nombreuses infrastructures culturelles et touristiques de la ville de Mons et de ses environs. L’établissement dispose d’une capacité d’accueil de 115 lits répartis en 29 chambres.
Pour la réalisation de ces aménagements, dont l’investissement est estimé à 63.653 €, une subvention de 39.392 € est octroyée par Benoît Lutgen, ce qui correspond à 60% du montant total des travaux. Le projet présenté permettra de maintenir l’auberge de jeunesse de Mons en activité et d’offrir une infrastructure sécurisée aux visiteurs. Pour le Ministre, il est impératif de soutenir les opérateurs touristiques wallons. Représentant 5% du Produit Intérieur Brut wallon et occupant 60.000 personnes en Région wallonne, le tourisme est un formidable atout pour le développement socio-économique de notre Région.
lundi 4 mai 2009
Sylvie, engagée à Hélécine
Honneur à une dame, au cdHet au Brabant wallon dans l'interview de la semaine.
Sylvie Roberti; qui êtes-vous ?
Une jeune femme de 30 ans, engagée dans la vie active entendez par là la vie familiale, associative et professionnelle. Originaire de Perwez, je vis actuellement à Hélécine, commune du Brabant wallon.
J’ai 30 ans, mariée et maman de deux petits garçons de un et 4 ans.
Mon parcours se décline en deux thèmes principaux :
1. La jeunesse et l’éducation permanente. Je me suis engagée dans les mouvements de jeunesse dés mon plus jeune âge pour ensuite prendre les fonctions de présidente fédérale d’une grande fédération de mouvements de jeunesse foulard. Je suis aujourd’hui directrice d’une asbl d’éducation permanente qui mène des projets citoyens et je suis responsable du centre de formation du cdH
2. L’accompagnement et la santé. Psychologue de formation, je me suis spécialisée dans l’accompagnement des enfants et des ados confrontés au deuil et à la maladie grave et dans le soutien de leurs familles.
Donc, bien ancrée dans la vie associative et…familiale !
Quelles sont vos valeurs/convictions appliquées au quotidien ?
L’entraide, la créativité, le fait de relever des défis, prendre des responsabilités, l’esprit d’entreprendre, le vivre ensemble, l’esprit critique et voir positif ! Ces valeurs sont celles que j’ai notamment apprises dans les mouvements de jeunesse !
Le fait de travailler avec des familles en difficulté, me permet de relativiser beaucoup de choses ! Je suis impressionnée par leurs capacités à rebondir et à avancer car la vie en vaut la peine ! C’est cela qui m’a donné envie de faire de la politique, porter ces combats à un autre niveau avec les convictions qui m’ont toujours guidée ! C’est aussi le fameux CRACS que l’on évoque souvent dans le secteur associatif jeune ! Citoyen Responsable Actif Critique et Solidaire ! Pour moi, ça résume ce qui a toujours été et est toujours un beau défi !
Quelle est votre implication politique actuelle ?
Je suis d’abord une militante, qui croit en un certain projet de société et qui essaye par les gestes du quotidien, les rencontres avec les citoyens et les débats d’idées de rendre plus agréable notre existence et celle des autres qui nous entourent.
Sinon, je n’ai pas encore de mandat, pour bientôt peut-être… Pouvoir mettre tous ces temps d’écoute et de partage vécus avec certains depuis quelques années, à la disposition d’un plus grand nombre de citoyens serait un beau pas supplémentaire dans mon engagement.
Pour rappel, je suis entrée en politique en 2007, avec les élections fédérales, j’étais 3e sur la liste du sénat. Cela m’a permis d’être dans le bain tout de suite et d’être en contact avec les citoyens. Après cette immersion, j’ai eu besoin de prendre un peu de recul, j’ai eu mon 2e garçon et des soucis de santé qui m’ont permis de garder les pieds sur terre et de garder mon cap : représenter les citoyens et particulièrement ceux qui s’engagent pour d’autres. Je pense au secteur associatif bien sûr mais aussi aux jeunes qui pour s’engager ont besoin d’être rassurés sur leur avenir et sur le fait d’obtenir un emploi et d’avoir un logement décent !
Par mon travail, et en pleine forme, j’avance vers ce cap-là !
Et à venir, surtout ? J’espère vraiment siéger au parlement wallon et à la communauté française !
Quels sont vos projets politiques principaux et ceux défendus par votre parti ?
Je compte orienter l’action politique vers l’avenir et la créativité !
Concrètement pour moi, cela implique de :
- Soutenir les jeunes en relayant leurs projets pour les amener à devenir des citoyens actifs et responsables en mettant notamment en œuvre avec et pour les jeunes un plan « 15-25 ».
- Favoriser à l’école l’éducation citoyenne, la créativité, l’esprit critique, des relations constructives et respectueuses avec ses pairs et les adultes, et ce de manière transversale dans tous les cours.
- Accompagner les enfants et familles qui traversent des difficultés comme le deuil, la maladie et le handicap.
- Equilibrer de façon harmonieuse vie privée et vie professionnelle ( créativité dans les modes de garde d’enfants, activités extra-scolaires, dans la mobilité et en matière de logement…)
- Investir dans le secteur associatif en valorisant les professionnels du secteur
- Promouvoir l’épanouissement personnel de chacun et l’engagement collectif de tous en valorisant l’engagement bénévole (jeunesse, associatif santé, intergénérationnel,…)
- Sensibiliser chacun aux gestes quotidiens pour préserver un environnement sain pour les générations actuelles et futures
La Belgique, la Francophonie et Bruxelles, dans tout cela ?
La Belgique : oui, encore et toujours. La Francophonie, si c’est la Communauté française bien sûr. Pour moi, il est important d’avoir un cap commun ! Notamment pour le plan « 15-25 ». Si nous voulons un plan fort au sein de l’espace francophone, il est important d’impliquer et de mobiliser l’ensemble des ministres compétents (enseignements, sports, culture, jeunesse, aide à la jeunesse, familles, insertion,…) en vue d’augmenter le soutien et la qualité de vie des jeunes ! La législature qui s’achève le démontre en suffisance : là où il y a synergies entre les entités fédérées, la majorité a réussi de belles politiques : les mesures liées aux pouvoirs d’achat, à la création de crèches…
Quand j’étais présidente d’un mouvement de jeunesse, c’était pour tous les jeunes et il est important, à l’heure où la mobilité des jeunes, la mobilité des travailleurs est importante d’avoir une approche globale et décloisonnée.
Il est important d’avoir une coordination entre les différents niveaux de pouvoir
Et Hélécine ... ?
L’idée globale est de ne pas saucissonner le jeune ! Les politiques de l’enfance, de la jeunesse, de l’enseignement, du sport et de la culture sont étroitement liées, chacune concerne le parcours de la vie d’un jeune. Elles devraient être menées de façon concertée et transversale.
A Hélécine, l’équipe en place met toute son énergie pour proposer une politique globale, transversale et concertée ! Le chantier est entamé et il y a beaucoup de défis à relever. Notamment, celui du logement des jeunes familles et de la garde des enfants ! Encore une fois place à la créativité ; et le bourgmestre et son équipe en ont !
Joëlle Milquet, un ou une chef(fe) ? Une présidente ! ;-)
Un petit avis sur:
Francorchamps : au delà d'un outil sportif de qualité, ce qui est reconnu par tous, c'est aussi un outil économique et donc une vitrine pour la Région wallonne. D'autant plus utile dans le contexte de relance économique qui est le nôtre. Mais évidemment cela a un coût qui est très élevé, j'en conviens. Je fais le vœu que les nouveaux organes de gestion puissent rapidement permettre l'équilibre financier du circuit, et pourquoi pas, dégager des bénéfices afin de permettre des investissements utiles à notre économie.
Les intercommunales : leur nombre a diminué de moitié, passant de 112 à 56. Et évidement, avec une réduction conséquente du nombre d'administrateurs. Le but est double : économies d'échelle et gestion plus efficace. Tout bénéfice pour le citoyen. Mais il restera des choses à faire pour encore améliorer leur gouvernance, notamment en termes de transparence et d'amélioration du service au public. Ce qui est leur premier rôle, est-il besoin de le souligner.
Missions parlementaires : c’est maintenant encadré et c’est une bonne chose. Il est important de mettre des limites et un cadre clair pour que les élus et les citoyens puissent s’y retrouver !
La conciliation vie professionnelle-vie familiale : un vrai défi ! et j’en parle en connaissance de cause ! On a pas encore trouvé les solutions qui permettent d’accompagner les parents, et en particulier les femmes dans ce domaine ! Pour moi, il faut réfléchir dans sa globalité en prenant en compte les problèmes de mobilité, de logement, de garde des enfants, d’accueil extra-scolaire et de réseau associatif qui peut soutenir les parents dans leurs choix professionnels et familiaux
L’accompagnement des enfants et des familles qui vivent des difficultés… est un thème qui me tient particulièrement à cœur, quand tout bascule, quand les familles sont sous le choc, (maladie, deuil, accident,…) il est important de leur proposer un lieu, un espace où elles peuvent s’exprimer sur ce qu’elles vivent, être informées de ce qui existe, de ce qui est possible de faire pour prendre alors leurs propres choix.Beaucoup d’initiatives et d’asbl existent avec des personnes formidables qui ne comptent pas leurs heures ! Il est important que leur travail soit reconnu et soutenu. C’est là une des raisons de mon engagement en politique !
L’enseignement francophone : je fais confiance aux enseignants, directeurs et PO ! C’est eux qui sont sur le terrain et en travaillant ensemble et pas l’un contre l’autre, politique, monde de l’école et monde extra-scolaire, on arrivera à donner toutes les chances aux jeunes ! Le chantier est ouvert !
J'aime/j'aime pas ...
J’aime répondre à cette interview ! J’aime ce que je fais, J’aime avoir le sentiment d’être utile et de prendre part à la société de demain !
Je n’aime pas l’agressivité gratuite et les critiques faciles et non- construites !
En dehors de la politique …
J’aime faire des rencontres, lire, discuter, philosopher et surtout passer des moments entre amis et bien sûr…en famille, mon mari et mes p’tits lous !
Je voulais aussi ajouter pour terminer que …. j’ai un blog http://www.sylvieroberti.be et un compte twitter qui attend vos remarques, suggestions, coups de gueule et … coups de cœur !
Merci !
C'est moi qui vous remercie pour la clareté et la maturité de vos explications; il est toujours agréable de faire la connaissance de nouvelles têtes motivées, pour s'occuper du bien commun.
Lire aussi:
Sylvie Roberti (CDH) : « L’associatif ne connaît pas la crise »
Ancienne Présidente des grandes fédérations de mouvement de jeunesse, Sylvie Roberti a rejoint le parti de Joëlle Milquet en 2007. « Je me suis rendu compte que le CDH faisait beaucoup pour les mouvements de jeunesse. »
lundi 27 avril 2009
Régis Warmont, qui es-tu ?
La Politique, ce sont pour la partie visible de l'iceberg des "Gros Bras" (ou des grandes gueules), mais ce sont aussi et surtout une foultitude de petites mains serviles, de gens engagés par/pour des valeurs, des croyances, des convictions, ... souvent mis sous pression, régulièrement manipulés, parfois intéressés, mais souvent passionnés.Régis Warmont, un habitué de l'Agora, ex-membre de LiDé (ce fameux nouveau parti, injustement décrié, à mon sens et humble avis), où il a essayé de réunir les forces vives de la section namuroise ... et initiateur actuel du Mouvement Démocrate, nous répond aimablement:
Régis Warmont, qui es-tu ?
Un Ingénieur Civil en "management & computer science" de formation, compagnon d'une charmante femme et papa de 2 superbes petites filles et qui a toujours essayé d'œuvrer pour plus de bon sens dans la société civile ou dans sa vie professionnelle.
Je fus par le passé, pèle-mêle: membre du comité exécutif de la FEF à l'époque des grandes manifestations étudiantes, membre de Mensa, membre de comités sportifs dont le tennis club de Temploux, participant à la vie de mon village dont sa réputée brocante et visant à la meilleure éducation possible pour mes enfants, et ceux des autres, via une participation active au comité des parents de l'école de Temploux. Grand amateur d'interpellation de nos élus, je participe depuis des années à toutes les émissions de type "questions publiques" et aux débats où le citoyen peut s'exprimer...
Quels sont mes valeurs?
L'éthique, le respect de l'autre et surtout, le bon sens et l'ouverture d'esprit à la discussion... Je reconnais avoir ce que l'on appelle des valeurs "judéo-chrétiennes" de par mon éducation, bien qu'étant laïque. J'ai horreur des dogmes et des traditions "irrationnelles". J'exècre tous les extrémismes.
Mon activité politique est passée, présente et peut-être future.
J'ai touché à (presque) tout:Ecolo dans les années 90 et l'écologie politique jusqu'aux convergences de gauche; PRL/MR dans le cadre du libéralisme social et d'un "enseignement de qualité" sous Pierre Hazette avant l'accession du MR au pouvoir à la région;CdH quand ils se sont dit non catholiques et parlaient d'une tornade éthique en arrivant au pouvoir wallon. Je pense que chacun de ces trois partis a actuellement une certaine cohérence entre ce qu'ils défendent et leurs actions journalières.
Seul le PS est selon moi intellectuellement malhonnête et agit souvent à l'opposé des valeurs qu'il revendique: ministres personnellement enrichis, démocratie référendaire bafouée à Huy, redistribution d'argent par copinage plus que par vrais besoins dans les logements sociaux carolos ou dans l'accès à l'emploi public et surtout, mauvaise fois permanente de certains responsables, démagogie (faire payer la crise belge aux riches... quels riches?
Actuellement, LiDé doit se reconstruire de zéro avec une image très négative (liens injustes avec l'extrême droite mais il restera toujours quelque chose de la rumeur et une image radicalement à droite). Mon pragmatisme et mon bon sens font que je préfère repartir de zéro avec un nouveau projet. Je ferai donc mon possible pour mettre en avant mon idée d'un "Ecolo (niveau démocratie, éthique et développement durable) de centre droite (laïcité, niveau d'excellence pour chacun selon ses capacités, esprit d'entreprendre, école où une certaine discipline expliquée et le respect qui va avec sont les premières étapes de tout, raison avant émotion dans les décisions)" à travers "le Mouvement Démocrate de Belgique" sur Namur, projet de deux ans qui espérons-le rendra goût à la politique pour certaines personnes qui ne se reconnaissent pas dans la politique actuelle et ne se sentent pas Ecolo, situé trop à gauche et partisan d'accords avec un PS particratique.
Personnellement, je pense que la chose la plus importante en politique, c'est focaliser sur l'enseignement (et l'éducation): revaloriser l'apprentissage de tous types et tout au cours de la vie, viser l'excellence pour chaque niveau personnel avec des rythmes différenciés et de la modularité et faire une véritable revalorisation de terrain de l'enseignement non purement intellectuel pour que la peur des écoles poubelles s'en aille et qu'une vraie mixité de bon sens (la proximité des écoles) prenne le relais.
Ce nouveau mouvement ne donnera peut-être rien, peut-être sera-t-il un jour prêt pour des élections locales, ou à un autre niveau... On verra bien, travaillons pas à pas et nous verrons où cela nous mènera.
La Belgique, je suis pour par pragmatisme car l'union fait la force dans tous les domaines et la diversité permet l'évolution. Le manque de dialogue et de connaissances mutuelles est tellement grand entre les communautés de ce pays que je ne suis néanmoins pas optimiste pour l'avenir.
La Francophonie, je suis pour par nostalgie de la culture enfantine de mon enfance et par facilité mais je pense que tout le monde devrait au moins avoir des bases dans une langue mondiale commune (malheureusement l'anglais dans les faits) afin d'avoir un minimum de communication possible partout.
Bruxelles est une ville très importante pour tout le monde en Belgique et il faut faire ce qui est nécessaire pour la conserver comme une ville capitale européenne mais elle m'intéresse peu d'un point de vue personnel: je suis un "provincial" dans l'âme et n'aime pas trop les "grandes villes". J'y ai habité un an pour me rapprocher de mon travail vu les encombrements du matin mais ne m'y suis jamais habitué et ne regrette pas d'en être reparti pour la province et la campagne namuroise.
En dehors de la politique?
Mon cocon temploutois et les bricolages constants à y faire, ma femme et mes filles, les amis très proches, la nostalgie de mon enfance des années 70/80 (http://www.generation80.be/), mon boulot,... Mais la sphère privée ne regarde que les "amis" proches, pas le reste du monde ;-)
Pour terminer, je voudrais ajouter qu'il n'y a qu'une maxime vraiment importante, que j'essaye d'appliquer chaque jour et qui dirige ma vie:
"La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n'est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d'être."
À peine parti, et déjà peu regretté. Le 9 mars dernier, dans un courriel envoyé au sympathisants de LiDé, Régis Warmont, coordinateur namurois du parti mort-né, laissait aller sa prose assassine sur son déjà ex-mentor : « Je reconnais quelques erreurs en tant que communicateur et je sais que certains ne m’apprécient pas, surtout du côté de Dinant/Philippeville. (…) S’il y a bien une chose que je ne peux laisser passer, c’est une accusation de collution (sic) avec l’extrême droite. Les allégations de Mr Aernoudt en ce jour –candidat contre vents et marées à l’Europe et vraisemblablement futur fondateur de la LRA, Liste Rudy Aernoudt, liste radicale à la droite de la droite dirigée de main de maître par un seul chef qui prend toutes les décisions– me touchent au plus haut point ». On constate que les membres de LiDé sont passés à côté d’une cohésion exemplaire de leurs troupes…
"Le changement en Wallonie, c'est ce qui nous a réunis; nous n'allons pas nous perdre à Bruxelles et à l'Europe", a indiqué le porte-parole de LiDé, Erik Bruckmann, proposé président ad interim du mouvement. La présence de LiDé à Bruxelles a été l'une des pierres d'achoppement d'un rapprochement avec le MR, le FDF notamment la voyant d'un très mauvais oeil. Elle était également affaiblie par la personnalité controversée de son coordinateur Pascal de Roubaix. Quant à Rudy Aernoudt, co-fondateur démissionnaire de LiDé, le mouvement a décidé à l'unanimité sa révocation de ses mandats d'administrateur et de président, mais non de membre, et le proposera "formellement" à la tête de son bureau d'études
Règlement de compte entre (ex-?) extrémistes de droite à LiDé : Georges-Pierre Tonnelier (dit « GPT ») a été exclu du parti fondé par Aernoudt. Provenant du Front national, GPT y fut pendant près de 10 ans le domestique préféré des présidents Féret et autre Delacroix (dit gammée !). GPT sera ensuite sévèrement condamné pour racisme. Pour éviter d’autres condamnations, comme par enchantement, GPT s’est converti à l’antifascisme (en oubliant de dire qu’il a été exclu du FN et qu’il ne l’a donc pas quitté de son plein gré, une sérieuse différence) et s’est « démocratisé » en adhérant (sans succès) au MR, au FDF, puis à LiDé. Estimant son passé « politiquement irrécupérable » (sic), Pascal de Roubaix, le patron de LiDé dans la capitale, a purgé récemment GPT. En précisant : « Eric (Bruckmann, le nouveau chef du parti), LiDé et moi-même avons dépassé (…) les limites du raisonnable et de la patience en ce qui vous concerne. Je ne répondrai plus à vos messages ». GPT, un as du harcèlement, a alors directement menacé de dénoncer à « intervalles réguliers » (sic) le propre passé d’extrême droite de de Roubaix.
lundi 30 mars 2009
L'interview de Philip Hermann
(1ère partie)Notre infatigable bloggeur libéral de Liège se présente à nous et à l'électeur ...
- Philip Hermann, qui es-tu ?
Je suis le produit de la rencontre improbable entre deux étudiants en médecine dans une université de la côte Est des Etats-Unis dans les années 60. Ma maman venait des Philippines d'une famille de juristes, et mon père venait de Seraing, d'une famille de commerçants.
A la fin de leur spécialisation, ils sont revenus s'installer à Liège, où je suis né.
Après des humanités classiques (latin-grec) dans un pensionnat catholique près de Ath, j'ai obtenu une licence en philosophie (option philosophie des sciences-logique) à l'ULG. J'ai rédigé un mémoire qui traitait des problématiques liées à la logique dans les recherches en intelligence artificielle. Je l'ai défendu auprès du Professeur Paul Gochet, qui était notamment lauréat du prix Francqui. Je suis également l'un des premiers étudiants Erasmus de cette faculté, j'ai eu l'occasion de séjourner un an à l'université de Hull, où j'ai obtenu un BA en Philosophie. J'ai complété cette formation par un diplôme en gestion des HEC.
Point de vue professionnel, j'ai d'abord exercé différentes fonctions commerciales pour différentes entreprises (Encyclopédie Universalis, Trends, Banksys) puis j'ai créé en 1997 une première entreprise: city.be. Nous rendions disponibles sur internet les informations utiles aux habitants des villes (infos pratiques, agenda culturel, et répertoire des commerçants, qui pouvaient présenter leurs activités et promotions à nos visiteurs et qui finançaient la création et la gestion de ces sites). Cette entreprise, créée avec presque rien, a connu une croissance très (trop) rapide et a finalement été capitalisée par Suez et La Poste en France...puis ceux-ci ont décidé de recentrer les activités sur la France et de fermer la filiale belge à l'occasion de l'éclatement de la bulle en 2001-2002. J'ai réinvesti le cash obtenu à cette occasion dans une entreprise qui commercialisait des nouveautés technologiques (GSM, PDA, GPS, etc) sur le net, PrimeUser.
C'est aussi à ce moment que j'ai commencé à m'intéresser à la politique belge. D'abord en participant à des forums de discussion sur le net, puis comme militant de base au sein du MR, où j'ai commencé par coller des affiches lors de la campagne régionale de 2004... c'est aussi cette année là, que le PS liégeois a enfin décidé de conclure des accords avec les autres formations politiques pour répartir équitablement la présence sur les panneaux d'affichage électoraux. ;-)
En 2006, j'ai été désigné comme 27 ème candidat sur les listes MR de Liège. A cette occasion, j'ai créé un blog de campagne qui s'est poursuivi jusqu'à aujourd'hui.
Ce blog a rencontré un certain succès puisqu'il compte plus de 150 000 visites depuis sa création. J' y analyse essentiellement l'actualité politique mais pas seulement, je parle aussi souvent d'économie voire même de philosophie.
Toutes ces idées, qui sont avant tout les miennes - je ne consulte jamais personne avant de rédiger une note sur mon blog et elles restent consultables en ligne pour ceux qui voudraient mieux me connaître - même si je me sens parfaitement en phase avec la ligne politique actuelle du MR, sont en débat et les discussions y sont parfois animées.
- Quelles sont tes valeurs (et appliquées au quotidien) ?
Fondamentalement, un engagement politique ne peut se justifier que s'il vise l'intérêt général, même si dans d'autres partis, certains événements récents ont fait la démonstration du contraire. En ces temps économiques difficiles, il est plus important que jamais d'aborder les problèmes avec pragmatisme. La doctrine libérale se fonde sur la primauté de la liberté individuelle, elle fait confiance à l'individu, à l'initiative privée pour résoudre les problèmes posés à la société. Cela ne signifie pas l'absence de règles, la loi de la jungle ou encore la loi du plus fort. Il faut une réglementation et c'est le rôle de la puissance publique de fixer le cadre dans lequel ces initiatives peuvent s'exprimer.
La crise financière n'est pas une crise du libéralisme. Elle n'est pas le résultat d'une absence ou d'un manque de règle au niveau belge, même s'il faudra sans doute améliorer aussi notre régulation et pallier à certaines des défaillances qui se sont fait jour. Mais cette crise résulte surtout de l'absence d'une instance de régulation internationale alors que les marchés financiers sont mondialisés, d'une crise énergétique liée à l'augmentation de la consommation dans les pays émergents et du conservatisme d'une administration US, qui a préféré nier ces problèmes et maintenir artificiellement une croissance forte en maintenant des taux de crédit faibles et en octroyant des prêts hypothécaires à des personnes précarisées puis en les revendant à la planète entière sous forme de produits dérivés.
Pour pouvoir s'exercer pleinement, cette liberté doit avoir pour cadre une certaine sécurité d'existence: c'est la sécurité sociale, qui répond aux besoins fondamentaux des gens (droit à l'éducation, à des soins de santé, à une pension, à des allocations de chômage, etc)... C'est la spécificité même du modèle politique européen, ce que certains appellent "démocratie libérale" ou "libéralisme à visage humain" ou encore "libéralisme social". Simplement, il est également légitime de s'interroger sur la manière dont toutes ces prestations sociales sont organisées surtout en Wallonie, où de nombreux dysfonctionnements se sont faits jour et ont révélé une instrumentalisation de notre système de sécurité sociale à des fins partisanes. Il est également devenu évident qu'il serait possible d'organiser tout cela à moindre coût et de manière plus efficace sans d'ailleurs diminuer le niveau de ces prestations sociales. Pour y parvenir, il faudra sans doute oser le changement, le pragmatisme et aussi oser dépasser l'implacable logique partisane, les corporatismes, les barrières idéologiques, les archaïsmes...en un mot, lutter contre le conservatisme de ceux qui actuellement contrôlent tous les leviers de pouvoir en région wallonne et qui n'ont donc aucun intérêt au changement.
Enfin du point de vue des valeurs, il me semble aussi important de stimuler le gout de l'effort, la recherche de l'excellence, la prise de risque, quelque soit le domaine d'activité d'ailleurs, en les récompensant mieux. Car comment justifier l'effort, l'excellence, la prise de risque...si ceux-ci ne sont jamais récompensé? L'égalitarisme, pourtant souvent présenté comme vertueux, a pour principal effet de décourager ces valeurs motrices dans toute société et de les remplacer par le copinage politique, le clientélisme, la bureaucratie...en fait, l'arbitraire le plus absolu.
- Quelle est ton actualité politique actuelle
Je suis actuellement, selon la formule consacrée, candidat à la candidature sur les listes du MR liégeois pour ces élections régionales. Cette attente semble interminable et n'est pas feinte. Il est de tradition au MR de préserver le secret et les surprises aux candidats-candidats, cette incertitude est, dans mon cas, totale et réelle. Mon blog se poursuit par ailleurs et j'espère bien le transformer à nouveau en un blog de campagne, au rythme plus soutenu...bientôt.
- Quels sont tes/les projets politiques principaux (défendus par ton parti) ?
- L'enjeu de cette campagne électorale, est clair: il s'agit de faire basculer le centre de gravité en région wallonne et à Bruxelles pas simplement pour prendre la place de ceux qui sont actuellement aux responsabilités mais pour apporter le changement auquel la population aspire.
En matière de gouvernance publique: la vague de scandales, qui a emporté trois ministres-présidents successifs au cours de cette législature, exige de profondes réformes et pas un traitement au cas par cas pour étouffer les incendies lorsqu'ils se déclarent. Il est nécessaire de prendre les mesures qui permettront d'éviter durablement les conflits entre les intérêts privés ou particratiques, et l'intérêt général. Les mesures cosmétiques prises par la majorité PS-CDH actuelle, ne permettent, par exemple, toujours pas de régler les conflits d'intérêts révélés par l'affaire "Onkendaele", le cabinet révisoral Daerden, les nominations politiques récentes dans l'administration publique wallonne, les manques de gestion au Forem, ou encore le détournement de budgets publics à des fins de propagande électorale par André Antoine.
- Il s'agira également de remédier aux incompréhensibles lacunes dans la gestion du patrimoine public, sauf si on ose les attribuer au point précédent, ce que je me garderai de faire. On peut penser à la dégradation continue de notre réseau routier ou fluvial, à nos réseaux d'égouttage, qui sont les seuls à exploser en Europe dès les premières gelées prolongées. On semble préférer en Wallonie lancer de vastes et coûteux chantiers de rénovation après que les dégradations soient devenues irréversibles, voire se lancer dans de nouveaux projets, plutôt que de d'abord en assurer l'entretien quotidien en bon père de famille.
- ... la suite de l'interview plus tard dans la semaine ...
Lire aussi:
Elections : l'UCM et l'UWE questionnent les candidats
Le monde de l'entreprise s'intéresse aux élections régionales
L'Union Wallonne des Entreprises et l'Union des Classes Moyennes partent en campagne en vue des élections de juin. Les deux organisations patronales demandent aux candidats ce qu'ils proposent pour favoriser l'activité économique.
L'UWE et l'UCM posent aux candidats des questions sur 15 thèmes dont 4 essentiels et dont les réponses sont évidemment induites. L'économie, l'aménagement du territoire et l'énergie, l'emploi et la formation et le fonctionnement public sont quatre thèmes majeurs pour l'UWE et l'UCM qui changent d'attitude : on ne dit plus "voilà pour qui ne pas voter", mais on pose des questions. Et les réponses doivent induire un choix, mais aussi orienter un cahier de revendications post électoral. Marie-Anne Ronveaux de l’UCM explique : « ce que nous voulons surtout, c'est pouvoir, dès le lendemain des élections, présenter un vrai cahier de revendications qui aura été construit en ayant l'écho des parlementaires actuellement en place et l'écho des entreprises, c'est vraiment ça l'objectif ».
lundi 23 mars 2009
Emily Hoyos, en deux mots ...
Emily Hoyos, cette voisine de Rudy Aernoudt et ex-présidente de la FEF, mène la liste Ecolo de l'arrondissement de Namur pour les prochaines élections régionales. Elle répond à mes questions de façon concise en allant directement à l'essentiel :Emily Hoyos, qui êtes-vous ?
Je suis une militante Ecolo qui est tombée dedans quand elle était petite !
Après avoir pris goût à l’exercice démocratique lorsque j’étais Présidente de la Fédération des Etudiant-e-s Francophones, j’ai occupé ma première place de combat sur une liste électorale à 22 ans. C’était il y a pile 10 ans, en 99. Depuis, je fais des aller-retours professionnels entre la politique et l’engagement associatif, façon pour moi de garder les idées vives et mon engagement intact.
Quelle est votre implication/actualité politique actuelle et à venir ?
Je suis conseillère communale à Profondeville, petite commune de 11 000 habitants au sud de Namur. Depuis un an et demi, mon occupation professionnelle et mon engagement politique ne font plus qu’un, puisque je travaille pour Ecolo. J’ai coordonné le processus participatif de remise à jour de nos programmes. Passionnant !
En juin prochain, je mènerai la liste namuroise d’Ecolo avec le défi de récupérer les deux sièges de députés que nous avons perdu en 2004. C’est ma 6e participation à une campagne électorale, mais la première à une place éligible.
Quels sont vos projets politiques principaux (défendus par votre parti) ?
A l’heure où notre société se retrouve aux carrefours de toutes les crises, financière et économique bien sûr, mais aussi sociale et environnementale, nous nous plaçons résolument du côté des solutions. Des solutions ambitieuses mais concrètes, construites et mises en œuvre avec les forces vives de la société civile, qui, avec nous, veulent agir à rendre notre monde plus juste et notre terre plus verte.
Dans l’immédiat, je voudrais cibler trois priorités pour y parvenir :
- rendre confiance aux acteurs de l’école pour qu’ils puissent mener chaque jeune sur la voie de l’émancipation ;
- ne pas se contenter de rustine, mais mettre en place un véritable green deal qui permette à nos régions d’être actrices d’un redéploiement à triple dividende, économique, environnemental et social ;
- et pour que ce green deal porte ses fruits en Wallonie, qu’on sorte des petits arrangements entre amis, mettre en place un véritable plan marshall de l’éthique politique et de la gouvernance.
La Belgique, la Francophonie, Namur et Bruxelles, dans tout cela ?
Je suis, par mon histoire familiale et mon expérience associative et politique, particulièrement attachée à la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles.
Je vois également toute la richesse que nous apporte notre collaboration avec Groen ! au parlement fédéral. Nos institutions démocratiques doivent être vivantes, garantes de la solidarité et du vivre ensemble.
Je ne me retrouve donc derrière aucun discours de repli sur soi, mais plutôt du côté de ceux qui veulent mieux faire fonctionner notre état, notamment en renforçant les coopérations utiles entre l’actuelle Communauté française et les Régions wallonne et bruxelloise.
En dehors de la politique …
J'aime gratouiller dans mon jardin quand le soleil pointe le bout de son nez (mais je n’aurai pas beaucoup le temps de le faire ce printemps)
Merci, à bientôt.
Lire aussi:
Interview croisée de Emily Hoyos et Patrick Dupriez
Les deux régionales de la province feront campagne main dans la main ; nos deux têtes de liste se sont prêtés au jeu de l’interview croisée pour les lecteurs de la Quinzaine.
Une manière de découvrir ces candidats tout terrain comme ils se sont qualifié non sans humour, faisant référence à leur rôle de “petite main” pendant l’interview, pour mettre sous enveloppe des invitations des régionales
«Un Plan Marshall pour l'éthique» - (02/10/2005)
Congrès du CDH détourné par l'actualité brûlante du moment
On ne devait y parler que des communes, à un an de l'échéance électorale les concernant. Mais au final, c'est surtout le nom de l'une d'elles qui aura monopolisé les lèvres, samedi matin, au congrès que le CDH tenait à Gembloux: Charleroi, bien sûr, et les déboires de son ténor déchu.
Du coup, le volumineux projet des démocrates humanistes pour des communes «à visages humains» aura été relégué à des années-lumière de l'actualité brûlante, dans ce que la présidente, Joëlle Milquet a elle-même qualifié une «ambiance politique grave».
lundi 9 mars 2009
Eric Bruckmann, qui êtes-vous ?
Le Grand Barnum innove et initie une série d'interviews "exclusives" dans le cadre du démarrage de la Campagne électorale 2009 ...Aernoudt pourrait perdre la tête de LiDé qui annonce la tenue mardi d’un Conseil d’administration avec pour sujets la « démission » de son président Rudy Aernoudt et l’élection d’un successeur. L’un des fondateurs du parti, Eric Bruckmann, reproche notamment à M. Aernoudt de décider seul et d’imposer sa propre volonté ...
Eric Bruckmann, qui êtes-vous ?
Je suis né le 9 août 1971 à Köln-Ehrenfeld de mère sicilienne et de père aux origines hongroises ; marié, deux enfants et habitant Sprimont. J’ai grandi dans les quartiers populaires de Renory entre Angleur et Ougrée, puis à Chênée.
Je suis gradué en Commerce extérieur et j'ai commencé à travailler comme superviseur chez LACHS-CAL (Israeli airline), puis chez DHL Food Logistics/Danzas LMV Köln/Gerlach à Liege Airport comme Office Manager. Depuis septembre 2002, je dirige comme Managing Director indépendant ma société de fret aérien Liege Cargo Agency, à Liege Airport.
Quelles sont vos valeurs (et appliquées au quotidien) ?
La remise en question perpétuelle. Les enfants d’abord.
Quelle est votre implication/actualité politique actuelle, passée et à venir ?
Aucun passé politique. Mon implication future est incertaine. J’ai fondé LiDé avec Jacques Litwak et Rudy Aernoudt pour créer un mouvement citoyen ayant pour but de forcer les partis traditionnels à changer la politique, le système, pour que nos enfants vivent dans un monde meilleur. La course à la communication, la médiatisation et l’acharnement des médias à nous donner une image populiste voire extrémiste suscite un écoeurement chez moi quant à la capacité des particrates de détruire la personne humaine, sans scrupule, sans même mal dormir la nuit suivante. Notre société ne veut pas d’une démocratie saine et ça me rend aussi inquiet que triste.
La publication de votre dernier communiqué sur votre site officiel de parti, est-elle un acte de révolution chez LiDé ?
Non. Il y a un C.A. de l'asbl de trois personnes et deux personnes ne sont plus d'accord que le mouvement ait dévié de sa vocation telle que la charte devait le caractériser.
C'est une leçon aux politiques: les citoyens sont capables de refuser que la course à la médiatisation et que la particratie régisse leurs vies. LiDé se veut un outil citoyen pacifique de révolution citoyenne et le Président en fait un ennemi d'autres partis et carrément d'une classe sociale. Les 5 couleurs du logo, c'était un sincère appel au rassemblement pour l'éthique, la démocratie, la solidarité, le développement durable et la bonne gouvernance. Laisser aller les choses comme ça, c'était tuer la révolution initiée.
Qui est Webmaster de ce site - qui en contrôle l'information ?
Le troisième co-fondateur (J. Litwak). Rien n'est censuré. Tout le monde a accès au forum et peut critiquer/attaquer LiDé. Liberté totale d'expression pour autant que des propos haineux ou grossiers ne soient proférés. Les coordinateurs ont le loisir de publier des billets.
Comment et depuis quand connaissez-vous Rudy Aernoudt, quelles ont été vos relations jusqu'à présent et comment vont-elles actuellement ?
Je l'ai rencontré la toute première fois lorsque j'ai été invité à un déjeuner débat chez Alain Destexhe (Sénat). La première fois que nous nous sommes parlé, c'est à une réunion de Medium4you où il était invité comme rédacteur (je suis moi-même rédacteur). Jacques lui et moi avons pris conscience que nous avions de bonnes idées mais qu'après une tape amicale dans le dos de nos "sympathisants", plus rien ne se passait. Jacques et moi avions déjà depuis longtemps prévu de faire un parti ou un mouvement un jour et la rencontre avec Rudy a tout précipité. C'est un type brillant, charmant et attachant.
Lorsque nous avons décidé de faire le parti, j'ai arrêté de lire les bouquins de Rudy. Non que ce soit inintéressant mais je voulais apprendre à le connaître en live sans me laisser impressionner par ses extraordinaires présentations littéraires.
Maintenant que j'ai fait le tour de l'homme, je peux recommencer à le lire.
Les relations actuelles sont pour moi ni bonnes ni mauvaises. Il est de toute façon persuadé que sans lui, rien ne fonctionnera et c'est vrai que je ne suis personne de très intéressant dans l'absolu. Pourquoi y aurait-il une relation maintenant entre un homme qui admire quelqu'un et ce quelqu'un qui méprise les autres, y compris ceux qui l'admirent?
Candidat à la présidence du parti ?
Oui, de l'asbl de gestion, ad interim. Je vais proposer aux membre un projet et une équipe puis on organisera des élections après le 7 juin. C'est un peu comme si on repartait à zéro. La médiatisation en moins, le coeur en plus. Entretemps, on va réfléchir à une asbl de parti avec un fonctionnement démocratique, original et participatif. Une sorte de parti ECOLO "de droite" par rapport à l'actuel.
Quels sont vos(les) projets politiques principaux (défendus par votre parti) ?
La charte des fondateurs de LiDé résume notre action politique en général : Etudier, proposer et mettre en œuvre au travers d’un parti une construction de notre organisation politique qui doit promouvoir les conditions nécessaires ou utiles à l’émancipation de chacun.
- L’axiome de base de notre démarche est que l’être humain est à la fois une individualité autonome et l’élément premier constitutif d’un tout qui est l’humanité. (...)
L’individu n’a pas de sens sans dimension sociale, et l’humanité n’a pas de sens en dehors de celui de ses individus.
Il découle de cet axiome, la nécessité, pour toutes les normes et pour toutes les autorités, d’un respect absolu de chaque personne humaine, dans sa singularité, quel que soit son état, son statut, son âge, son sexe, sa race, ou, ses sentiments, ses forces et ses faiblesses. L’intégrité de la vie de chaque personne est donc le bien premier, et le plus précieux, pour la Société. Elle doit donc être protégée en tant que telle.
- La Nature, l’environnement naturel dont l’homme fait partie, doit être protégée, et son exploitation gérée avec la plus grande prudence, comme étant le berceau de cette vie.
- De la naissance à l’âge adulte, se forme la personne. Son apprentissage de la liberté et de la responsabilité a pour nourriture les relations affectives les plus stables et sereines possibles, que lui apportent ses géniteurs au sein de la cellule élémentaire qu’est la famille, ou, à son défaut, une structure de substitution. Cette cellule, creuset d’une société de liberté, doit donc faire l’objet de toutes les attentions de l’organisation politique.
Nous voulons donc mener une démarche proprement politique, en ce sens que nous voulons mener une réflexion et porter des propositions relatives à la structure politique de notre société, et de son perfectionnement dans l’optique de l’émancipation de chacun.
Notre chemin est celui de la liberté et de la responsabilité individuelle de chaque personne, en vue du progrès de tous.
Les dimensions prioritaires de notre action est l'approfondissement renouvelé de la démocratie en restaurant le choix véritable offert au citoyen : choisir ce que l’on va faire et ensuite choisir qui va le faire. Il faut développer de nouvelles formes de démocratie : la démocratie directe et la démocratie par consensus, le tout avec respect et loyauté avant, pendant et après le débat.
Il faut restaurer la gouvernance publique et la relation Etat-citoyen par une limitation de la durée des lois ordinaires dans le temps (les lois biodégradables dans la société) , par une prise en charge de deux mandats publics maximum tant en nombre qu’en renouvellement et par une mise en place de l’efficience à tous les niveaux de l’Etat.
Il ne faudrait demander qu’une seule fois une même information à un administré.
Le règlement « définitif » de la dette publique (toutes institutions confondues) est nécessaire, avec une limitation de l’endettement à 50 % des actifs (les engagements hors bilan compris).
La libération de l’esprit d’initiative des personnes quelles qu’elles soient : fonctionnaires, sportifs, artistes mais aussi collaborateurs dans les entreprises est nécessaire.
Le développement transparent d’une éthique de la responsabilité individuelle est obligatoire.
La participation forte au développement de l’identité européenne et de l’identité locale est souhaitable, avec un développement de l’espèce humaine dans la nature :Prise en compte au travers de politiques différenciées des besoins des êtres en état de survie, en état de vie ou en état de nécessité, Gestion intégrée du patrimoine de l’humanité (au travers des quatre types de capitaux : naturels, humains, économiques et sociaux) : que le patrimoine soit individuel ou collectif, local ou global. En particulier, développer la régulation collective de l’accumulation d’un type de capitaux au détriment des autres.
La Belgique, la Francophonie et Bruxelles, dans tout cela ?
Bon gré, mal gré, nous vivons sur une planète. En l’état, administrativement, nous sommes en Europe. La Belgique doit rester unie non pour des questions philosophiques mais bien parce que nous sommes contraints d’exister en un Etat. Une Europe constituée de 350 régions serait (encore) plus ingérable.
Il faut une circonscription fédérale pour que tous les belges puissent voter pour tous les belges. Alors, on pourra scinder BHV et nommer les bourgmestres de la périphérie.
Faut-il d'abord splitter BHV, avant de nommer les bourgmestres démocratiquement élus ?
Les bourgmestres élus démocratiquement doivent être nommés sur le champ. S'ils contrevenaient à la loi ensuite, ils doivent être sanctionnés. Ne pas les nommer est une atteinte à la démocratie. Le VLD prône d'ailleurs l'élection directe des bourgmestres.
Splitter BHV ne serait acceptable que lorsque la conscription fédérale sera établie pour les élections fédérales: chaque belge pourra voter pour n'importe quel belge.
De plus, les seuls à qui on ne demande pas l'avis, c'est aux citoyens concernés. Les Wallons et les flamands se battent et les Bruxellois et les habitants de la périphérie n'ont pas droit au chapitre! C'est inacceptable.
L’élargissement de Bruxelles ?
Pourquoi pas mais alors pourquoi ne pas étendre Bruxelles à toute la Belgique ?
Les administrations partout dans ce pays devraient être quadrilingues. Français, Néerlandais, Allemand et Anglais. Le but n’est pas que ces langues soient parlées dans la rue mais que quel que soit l’appartenance linguistique d’un citoyen, les autorités puissent répondre, partout. Ca ne veut donc pas dire que tout institution privée doit respecter cette règle. Seulement la relation Etat-citoyen est concernée. Pourquoi l’anglais ? Pour donner une chance supplémentaires aux immigrés de se faire comprendre et de s’adapter lorsqu’ils arrivent mais surtout parce que nous accueillons beaucoup d’institutions internationales sur notre sol.
Bruxelles doit devenir la première ville de congrès du monde. Bruxelles doit être le ciment des peuples, pas une pomme de discorde.
L’enseignement notamment des langues est une priorité essentielle. La discipline, le respect des autres et la démocratie doivent être partie intégrante de l’instruction publique.
Je rêve d’une société RUGBY : vive le beau jeu, le respect du vis-à-vis, des règles claires, du fair-play mais de l’engagement, du jeu ouvert, du jeu fermé, la solidarité, l’initiative, essai, transformation et troisième mi-temps !
Et Liège ... ?
Je ne peux me prononcer sur la ville car j'habite à Sprimont et ne me suis intéressé qu'aux dossiers les plus connus. Une constante: plaisirs entre amis et clientélisme dans les choix de la cité sont toujours au rendez-vous: gare des Guillemins, expropriations pour le tram, stade du FC Liège contre la démission du président, subside pour la pelouse du Standard qui coûte trois fois le prix du marché, non présentation de la ville en tant que capitale européenne de la culture et j'en passe... c'est ma Province, ma Ville, ma vie, mes racines. Les liégeois ont toujours été capable de changer leur monde, j'espère être un jour digne de nos ancêtres.
J'aime/j'aime pas ...
J’aime : Les enfants, le sport, surtout ceux que j’ai pratiqués (Rugby, Handball, football, mini-foot, Taekwondo,…), l’anglais, mon métier, les questions internationales, la Grande-Bretagne, Londres, la Norvège, la Hongrie, Israël, la Jordanie… tellement de choses qui se mangent et qui ne se mangent pas….
Je n’aime pas : me réveiller en me demandant ce que je fous sur terre, la violence, surtout envers les enfants et les femmes, ceux qui m’assimilent à quelconques extrémistes et tant de choses qui sont à vomir…
En dehors de la politique …
Je bosse beaucoup et j’essaie de m’occuper de mes enfants. J’aime aller au Standard ou dans un stade londonien ou regarder un match de foot, de rugby avec une bonne choppe et un peu de junk food… mais tout le monde ne partage pas cette passion à la maison, c’est pas évident ;-)) J’essaie d’écrire sur http://www.medium4you.be/, par plaisir mais aussi parce que se taire est être complice. Se tromper n’est pas une tare pour autant qu’on n’en fasse pas un sport…
Je voudrais aussi ajouter pour terminer que …
J’espère qu’un jour les politiciens entendront les inquiétudes des citoyens avant qu’une société dégradée ne soit poussée à retourner se battre dans la rue pour un monde plus juste… c’est notre devoir aujourd’hui d’attirer leur attention sur la fragilité de la démocratie pour que nos petits-enfants ne soient pas obligés de prendre les armes comme nos grands-parents ont dû le faire.
J’ai encore plein de choses à dire mais est-ce bien raisonnable ? Merci de l’intérêt que vous portez à ma simple personne.
Merci pour cet échange et le temps pris en cette période plutôt chargée.
Lire aussi:
Bientôt sur ce blog: l'interview de Régis Warmont
Ballottage en Flandre puritaine
Un site flamand que je ne connaissais pas jusqu’ici (clint. be, 20.000 visiteurs uniques/jour, d’après Metriweb) s’offre une méga-pub, en Flandre, avec un mini-scandale. Pour lancer son blog sur les élections régionales et européennes de juin, il a confié à Think Media la conception d’une affiche qui subit les foudres du JEP, ordre de la retirer à l’appui.
Le forum de la semaine du 2 mars au 9 mars
8. Monsieur Laurent Nys ne nous a pas quittés !
7. Un mouvement responsable pour des citoyens responsables
6. Conseil d’administration le 10 mars
5. Réunion de travail à Bruxelles
4. Réunion LiDé pour l’arrondissement de Namur
3. LiDé Luxembourg : Prochaine réunion à Grandvoir (Neufchateau)
2. Aucun lien entre LiDé et Liberté Chérie
1. Un conseil d’administration a eu lieu le mardi 24 février.