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mardi 10 novembre 2009

Didier +/-

Petit clin d'oeil à mon ami Chaos Theory, à propos du point faible de Didier Reynders:




Et des propos un peu étonnant de Louis Michel qui était l'invité de Matin Première, ce matin ...


BH : Est-ce qu'il faut revoir la composition interne du Gouvernement ? Vous avez cité Didier Reynders. Est-ce que vous croyez vraiment à un Premier ministre francophone ?
- Je crois en tout cas qu'il est inconvenant, comme je l'ai entendu dans la bouche de certains Francophones, de rejeter cette idée …de manière, je dois dire, assez je vais presque qualifier la manière, de vulgaire. Je pense que ce serait quand même important, un jour, de briser la fatalité qui consiste à accepter comme un fait définitivement acquis, qu'un Premier ministre ne peut jamais être un Francophone. Dans un pays comme notre pays, ce sera assez logique qu'il y ait de temps en temps une alternance.

BH : Si le Premier ministre n'est pas Didier Reynders, est-ce que le MR doit demander, par exemple, le poste du Ministre des Affaires étrangères ?
- Je n'ai pas à entrer dans ce genre de réflexion-là.

BH : Est-ce que vous trouveriez ça normal qu'il y ait une compensation ?
- Je ne vais pas commencer à faire des supputations et à exprimer des exigences de ce type-là. Je constate simplement que la famille libérale est aujourd'hui au Parlement fédérale, la première famille du pays et qu'au sein de la famille libérale, le premier parti c'est le MR et que le chef de ce parti, c'est Didier Reynders et que donc il est assez logique que Monsieur Reynders apprécie quels sont les équilibres qu'il pourra dégager, quel est le poids politique qu'il pourra dégager, au sein d'un futur gouvernement, s'il échet… parce qu'on n'est pas encore dans ce cas de figure-là que je sache.

BH : Le climat est à nouveau serein au Mr, Louis Michel ?
- Je dois vous dire que « oui », parce que dans le fond…

BH : Comme si rien ne s'était passé ?
- Vous savez …comme si rien ne s'était passé… il ne faut quand même pas exagérer. Il faudra sans quelques semaines pour… mais pour le moment en tout cas ça se passe remarquablement bien. Je regrette vraiment très sincèrement qu'il y ait une petite divergence d'appréciation stratégique qui a…

BH : Plus que petite quand même, Louis Michel ?
- Vous avez grandement aidé à ce que ça se complique…

BH : C'est-à-dire que tous les MR qui sont venus ici à ce micro ont chaque fois montré qu'ils étaient en désaccord entre eux. Ce n'est pas nous qui avons poussé sur le bouton.
- Non, mais enfin… je pense très sincèrement qu'on a grossi la cause du désaccord. Personne n'a jamais remis en cause, ni le leadership, ni la fonction du vice-Premier ministre ou de Ministre des Finances, de Monsieur Reynders, qui exerce cela à la plus grande satisfaction de tous nos électeurs et donc ce n'est pas ça qui a été le problème. Le problème a été simplement une divergence d'appréciation stratégique. Bon…sur la question du cumul… POINT… Maintenant on a trouvé une solution, qui moi me paraît tout à fait acceptable et qui peut vraiment relancer la dynamique du parti. Je vais m'engager à fond dans cette relance. J'ai qualifié ça de reconquête de l'opinion. Et je crois que nous allons réussir.

BH : Didier Reynders est toujours un handicap pour le MR, Louis Michel ?
- Didier Reynders a toujours été un atout pour le MR, en tant que vice-Premier et en tant que Ministre des Finances…

BH : Mais avec le cumul c'est un handicap ?
- Non ! Que les problèmes qu'il a connus (de manière très injuste d'ailleurs) aient pu un moment donné poser certaines difficultés - « oui » - mais tout ça est maintenant dépassé.

vendredi 17 octobre 2008

Links 17/10/08

Je vous propose un peu de lecture pour le week-end, à défaut du dernier BBQ de l'année:

En priorité :Avoir tort ne donne pas raison à l'autre...
Notre ami Chaos Theory revient sur l'empapilloné du Boulevard de l'Empereur [qui] semble jouir d'une possibilité de justification du socialisme par la négation du libéralisme (voire du capitalisme vu qu'il confond tout). Un peu dans le prolongement de mon "Libéralisme débridé ? " et de sa "Leçon d'économie et de politique..." et la Crashdenmania c'est ici.


Glissant plus sur le côté économique des choses, Echocynique nous évoque La belgique, le troisième pays le plus taxé. et plein de choses encore (parce qu'il fait écho à l'actualité avec une fibre économique et cynique et qu'il jette un regard acerbe), telle qu'une définition du petit actionnaire chez Fortis ...

Toujours côté décryptage de l'actualité économique, je propose un article intéressant de Benoît Hellings sur Freddy & Fannie in Belgium .

Dans un autre registre Diederick Legrain nous proposait un débat sur les blogs, (débriefing à guetter) ... et entre temps revenait sur cet étonnant silence à propos de cette gravissime suspicion légitime envers la probité de magistrats.

Pour en revenir sur le "débat sur les blogs", il s'organisait avec le compère Damien Van Achter et sans doute (effet hasard sur le calendrier ?) dans le prolongement des deux derniers sursauts de la blogosphère belge: Répondez à la question! (et autre produit dérivé: "La pratique du off dans les contacts entre les journalistes et les politiques (et les autres)" ou "vu de Flandre" et aussi légèrement plus ancien: Sermons à la Une (grâce à notre bonne vieille valeur Charles Bricman, bien plus solide qu'une action Fortis; idem en version germanique; itou avec un parfum iodé, quand il ne nous parle pas du "fait du prince" ) .

Plus léger et féminin chez Marie Véja (cette autre "autre fille de 1973") , un petit billet d'ambiance plein de saveurs à propos des hommes, ces produits de consommation…

Plus communautaire, vous retrouverez un florilège de Citations et opinions cinq étoiles de Flamands chez Olivier Salomé.
"Pour une fois, il faut reconnaitre que le service presse de la Communauté Française de Belgique a bien fait les choses … nous déclare Alexandre Plennevaux, car les autres fois ...

Comment ne pas terminer ce micro tour de blogorizon, en ne citant pas le Politique Show, sorti quelque peu de son hibernation estivale, qui nous propose en dernier, l'étoile filante de la politico-blogosphère: "meilleure plume du milieu politique", voire "prix Nobel de littérature…" auto-rétrogradé en quelques heures à "bonne plume du milieu politique".

Excellent WE et à très bientôt pour de nouvelles aventures !

jeudi 2 octobre 2008

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Leçon N°12: et si on n'était pas intervenu ?


"Je sais qu'Echo se pose la question. Je serais d'ailleurs intéressé que quelqu'un développe le scénario"

Philippe Gassot nous brosse la situation américaine ...où on avait décidé de ne (plus) rien faire au niveau aide fédérale pour le système financier jusqu'à ce mercredi, car le Sénat américain a voté le plan de sauvetage via ses sénateurs américains, parmi lesquels les candidats à la Maison Blanche Barack Obama et John McCain.
C'est un plan de soutien historique au secteur bancaire, d'un montant de 700 milliards de dollars, présenté par le Trésor pour stabiliser le système financier. Le processus n'est pas fini et doit encore continuer son petit chemin legislatif. Le vote crucial devrait avoir lieu vendredi.
Et pourtant Toronto et New York rebondissaient après leur lundi noir , il est vrai en attente de "quelque chose".
Le "quelque chose" est peut-être l'attente de l'envoi de notre as de la finance (prévoir une enveloppe triple (buse ou Westmael) du budget "Pékin"), Michel Daerden qui pourra leur expliquer comment on met un Plan Marshall en route, pour leur histoire de plan Paulson.
Quoi qu'il en soit, il semble être le spécialistes des affaires qui ne sentent pas bon.


Lire aussi:
Le plan Paulson a franchi l'obstacle du Sénat
Le texte révisé introduit une augmentation de la garantie par l'Etat des dépôts des clients dans les banques, de 100.000 à 250.000 dollars. Des crédits d'impôts à la classe moyenne et aux entreprises ont également été introduits. Le plan doit désormais être voté par les représentants vendredi.

Le premier obstacle est franchi : le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi le plan Paulson de soutien au système financier américain. Le plan a été remanié, mais le sauvetage reste un financement public géant, d'un coût de 700 milliards de dollars, doit désormais franchir l'épreuve autrement redoutable des représentants.

leçon N°4

L'Etat dans Fortis, une bonne idée?
Le 29 septembre 2008, l'Etat prend 49% dans Fortis.
Les Etats en fait, l'Etat belge, l'Etat luxembourgeois et l'Etat néerlandais.
Tous les commentaires sont unanimes: il fallait le faire. Certains sont très critiques, d'autres considèrent que c'est une bonne chose.
Il est donc périlleux de se poser la question:
"Fallait-il vraiment que l'Etat intervienne?"

Une crise historique
Pas de chronique, ce mardi dans Le Soir, Marthoz et moi on s’est fait virer pour laisser la place, cette semaine, aux commentateurs de l’Apocalypse financière en cours. Normal. Je pensais justement en parler. Pour signaler notamment que pour une fois, à mon humble avis, le gouvernement belge s’était montré à la hauteur, ce week-end.
Et même que la rue de la Loi avait, sur le coup, fait mieux que Capitol Hill.
Pour un aperçu des petits jeux politiciens auxquels on s’adonne maintenant là-bas, voyez notamment le
New York Times, le Washington Post (It’s possible that a lot of members still aren’t taking any of this seriously enough), The Huffington Post, Time… Parce que si vous ne le saviez pas encore, la Chambre des Représentants U.S. a rejeté le plan de sauvetage proposé par Bush et longuement négocié et amendé ce week-end par les leaders démocrates et républicains.


Les Bourses terminent en hausse
Quasi nationalisation de Fortis dimanche et nationalisation de Dexia ce mardi à l’aube. Ces mesures radicales, et inimaginables il y a quelques jours à peine, ont apaisé les marchés ce mardi. Comme les Bourses européennes, Wall Street a rebondi.

L'oeil du cyclone ?
L'émotion ? La distraction ? Je ne sais pas, mais en tout cas, j'ai écris une grosse bêtise hier soir en anticipant un pseudo effet positif de l'adoption du plan Paulson.
Car (pour l'instant), ce ne sera resté qu'un voeu pieux: le plan de sauvetage n'a finalement pas été adopté.
Seconde session: jeudi.
A cette annonce, et après la dérouillée de Wall Street hier soir, on s'attendait à une de ces séances dont on commence à avoir malheureusement l'habitude, et finalement, il n'en fut rien....
Comme quoi, l'irrationalité qui semble avoir pris les rennes des marchés semble toujours être dominante. Mais dans le bon sens du terme, cette fois.
Mais ne boudons pas notre plaisir de retrouver, enfin, une jolie petite séance qui se termine en vert pour le Bel-20.


Les efforts pour l'adoption du plan Paulson se poursuivent
Le président américain Bush a assuré que les efforts pour faire adopter le plan de sauvetage du système financier américain se poursuivaient. "La réalité, c'est que nous sommes dans une situation urgente, dont les conséquences seront pires chaque jour si nous n'agissons pas", a-t-il averti depuis la Maison Blanche.

Dexia: les clients ont retiré 100 millions d'euros
Depuis le début de cette semaine, des clients inquiets ont retiré l'équivalent de 100 millions d'euros de leurs comptes

Le plan de sauvetage de Fortis

Joseph Stiglitz prédit une longue récession
Le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz s'attend à une longue période de récession aux États-Unis et prédit la victoire de Barack Obama lors de la présidentielle en raison du rejet par les électeurs de la politique du Parti républicain.

samedi 7 juin 2008

La "conversion" de Bertrand selon Chaos

Chaos Theory, qui aime partager ses réflexions sur la vie politique, économique et sociale avait été visiblement interpellé par mon articulet "«le libéralisme est le mot de nos adversaires»" dans lequel, je relatais simplement et succinctement les propos assez surprenant de Bertrand Delanoë : «je suis libéral», critiqué en cela vertement par Ségolène Royal.

Chaos a poussé assez loin les recherches sur ces propos et je vous invite à lire le résultat, dont voici un embryon:
"La gauche a toujours été le parti des fonctionnaires, c'est à dire des agents de l'Etat (...) La gauche a toujours été le parti de l'impôt, c'est à dire des revenus de l'Etat: elle doit avoir le courage de le rester, à l'heure où la justification même de la contribution collective à la richesse de la nation est remise en cause. (...) contester le principe de fiscalité, c'est porter atteinte à l'équilibre même du pays."

En marge de l'article, Francois s'est engagé à poster rapidement, sur "les phénomènes d'inflation normative en Région wallonne" ! Guettons le Périscope.

Que des choses intéressantes en perspective !

lundi 21 avril 2008

A force de crier Laloux

Beaucoup s'interrogent aujourd'hui sur le sort du futur de l'ex-secrétaire d'Etat à la Pauvreté, avec un soupçon de remords et des trémolos dans l'écriture.

Je lis ici et là des culpabilisants "Finalement ce n'était pas si grave", à presque se réjouir de la foultitude de mandats qu'il cumulait déjà .... jugez du peu:

"L'ex-secrétaire d'État avait pour occupation majeure un poste d'attaché de cabinet auprès du ministre wallon Michel Daerden (PS), mais il additionnait aussi les fonctions de président de la société de logements sociaux "La Joie du Foyer", de membre du conseil d'exploitation de la succursale "Meuse amont" de la Société wallonne des eaux, d'administrateur du Port autonome de Namur et d'administrateur de la société de logements sociaux "Le Foyer jambois", pour ne parler que des mandats rémunérés."
En ce qui concerne le Tec Namur, Mr Laloux avait fait savoir qu'il n'y est plus administrateur depuis juin dernier.

A noter que -est-ce lié à sa formation de base- après avoir été un peu tarte au pays des borgnes du Parti Scandaliste, c'était déjà le Roi de l'éclair pas au chocolat et pas seulement dans la carrière de Secrétaire d'Etat, jugez plutôt:
Je reprends également ici, une réponse à une réaction à Chaos Theory sur un autre billet dont l'objet était fondamentalement une autre dérive du système particratique : la foire au népotisme.

Sur strictement l'après-Laloux:

""… je ne suis pas pro-PS… dieu m’en garde… mais Laloux fait vraiment office de victime expiatoire de je ne sais trop quoi…"

Laloux est la victime expiatoire d'un ras-le-bol d'un jeu non démocratique joué depuis belle lurette (la "surprise du chef") qui vise à placer des ("petites") gens à des postes

1- pour des niveaux de pouvoir pour lesquels ils ne sont pas élus
2- pour lesquels – à défaut- ils n'ont ni l'expérience, ni le bagage ni la fulgurante expertise
3- pour être visibles dans des stratégies d'un autre niveau.
Et ce parfois pour des enjeux cruciaux ou importants, tel que le climat, l'énergie, la pauvreté, où déjà des parlementaires s'étaient cassé les dents ou avaient dormi pendant l'ensemble de leur mandat, avant de leur découvrir les meilleurs atouts du monde dans d'autres fonctions et domaines (Dupont, Donfut, ...) …

Laloux incarne toute une série de petites choses, dont la somme n'est plus digeste tant on est loin d'une saine démocratie et proche d'une très vilaine particratie.

Je pense qu'on n'a pas encore vu les dégâts à terme d'un Magnette (placé là pour être visible, juste pour essayer de récupérer la donne à Charleroi, essentiellement pour des raisons de dissensions internes au PS – Charleroi= Beyrouth), mais on a pu sentir fortement ceux engendré par le plus bel exemple: l'obtuse Maria Arena et ses décrets sectaires.
A-t-on déjà aussi oublié la fameuse Christiane Vienne et sa gestion de l'AWIPH… ?

On a l'air d'oublier aussi vite que les choses arrivent: le leitmotiv: "il faut tourner la page des affaires du passé" fonctionne bien à plein régime.
Restons critiques et soyons la mémoire du temps, raison d'être de ce blog."


Plus sur le sujet:

Di Rupo sort du bois et riposte à l'affront
Des camarades de parti ont osé qualifier d'erreur de casting le choix de Frédéric Laloux au gouvernement. Pour prix de leur forfaiture, ils risquent de devoir encore subir Di Rupo à la présidence du PS après 2011...
Ceux qui espéraient le voir gentiment s'éclipser et faire place nette à la tête du PS en seront pour leurs frais. C'est fort mal connaître Elio Di Rupo que de l'imaginer reconnaître l'erreur d'avoir sorti de l'anonymat Frédéric Laloux pour en faire un éphémère Secrétaire d'Etat.


Laloux aimerait reprendre ses anciens postes
L'ex-secrétaire d'État avait pour occupation majeure un poste d'attaché de cabinet auprès du ministre wallon Michel Daerden (PS), mais il additionnait aussi d'autres fonctions.

PS : Communiqué des jeunes socialistes bruxellois
La Fédération Bruxelloise des Jeunes Socialistes (FBJS) ne peut rester silencieuse dans le débat qui agite le Parti Socialiste autour de la composition de l’équipe au Gouvernement fédéral.
En tant que militant-e-s socialistes, nous nous inquiétons de ce qui nous paraît comme une tendance lourde de la part de certains dirigeants du parti à étouffer le débat au sein du PS, ne laissant plus aux diverses instances que le rôle de chambre d’entérinement des décisions prises dans des cénacles fermés et de plus en plus éloignés de la base militante. Un constat qui vaut autant pour la désignation de ministres ou de secrétaires d’Etat – quel que soit le niveau de pouvoir – que pour des décisions d’ordre idéologique, comme la signature du Pacte des Générations pour ne revenir que sur un exemple relativement récent.

Spiderman de la tv redevances
C'est ainsi que l'on pourrait appeler Frédéric Laloux, engagé à la RW et passé directement au cabinet Daerden, ce qui n'a pas eu l'heur de plaire au député ecolo, Marcel Cheron, qui interpelle donc le ministre Daerden sur le sujet. Le ministre a un mois pour répondre.