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Bart De Wever à Namur: "Ca passe ou ça casse"
Bart De Wever était à Namur pour une conférence devant un parterre d'hommes d'affaire wallons. Il s'est voulu rassurant mais ne veut plus perdre de temps et désire conclure les négociations actuelles tout en restant sceptique sur leur aboutissement.
Beaucoup de monde et du beau monde pour écouter Bart De Wever au Cercle de Wallonie à Namur où il a joué la carte du dialogue et de l'ouverture devant les patrons wallons : "Je dis toujours la même chose en Flandre et en Wallonie".
En bon historien, le président de la N-VA a commencer par retracer l'évolution du mouvement flamand, le décrivant comme un mouvement de réforme qui s'est radicalisé face à la résistance des classes dominantes francophones. Rappelant que la soif d'autonomie des Flamands n'a rien à voir avec une rancoeur issue du passé, mais correspond à un désir de meilleure gestion, il a abordé les thèmes du rôle de l'état, de la criminalité, de la justice et de l'emploi, pour souligner les différences d'approche qui existent entre Flamands et francophones.
mardi 30 novembre 2010
De Wever au Cercle de Wallonie
lundi 18 octobre 2010
Reynders et la Secret Story
vendredi 27 août 2010
Les francophones sont bien mal défendus
Un : le préformateur Elio Di Rupo, avec l'appui du CDH et d'Ecolo, a délibérément choisi d'exclure le MR des négociations, « peut-être parce qu'on a envie d'abandonner des positions francophones qui étaient communes ». Et il n'a pas réuni les présidents des partis francophones pour adopter une position commune. « Je n'ose imaginer ce que vous auriez écrit si je n'avais jamais réuni les francophones en 2007 ! Mais ici, comme c'est le PS qui le fait, ça paraît moins grave… », nous lance-t-il.
Deux : Joëlle Milquet, dont la légende de « Madame Non » n'est pas usurpée assure Didier Reynders, est responsable de la montée de la N-VA, et de l'échec de 2007, voulant « coller » au PS.
Trois : les négociateurs sudistes n'ont aucun projet pour les francophones ; ils se contentent de mettre des limites aux revendications flamandes. Le MR, lui, a un projet rassemblant Wallons et Bruxellois.
Quatre : la presse accepte le « secret » qui entoure les discussions, voire s'en réjouit comme d'un bon signe, alors que l'avenir du pays est en jeu. Drôle de façon de suivre l'actualité, juge-t-il.
Conclusion : sans le MR, les francophones sont bien mal défendus…
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Un difficile atterrissage pour Milquet
C’est le CDH qui a le plus à perdre (ou à gagner) en périphérie bruxelloise.
Et maintenant, on va parler BHV. C’est à moi de gagner". C’est ainsi, selon un négociateur, que la présidente du CDH, Joëlle Milquet, a conclu à voix basse la réunion de mardi après-midi où un accord sur la révision de la loi de financement avait été trouvé. Car, enfin, même si cela ulcère d’autres négociateurs francophones, c’est bel et bien Joëlle Milquet qui épouvante les négociateurs des partis flamands
"Avec le PS, on peut trouver un deal sans problème sur la périphérie, explique l’un d’entre eux, les socialistes se fichent éperdument de la périphérie, et Ecolo, on ne les sent pas trop. Mais Milquet, pas moyen de passer outre sur BHV". Un francophone : "c’est faux, archifaux, d’ailleurs, Milquet n’a pas parlé de toute la journée de mercredi" Soit.
C’est d’abord, et avant tout, une logique comptable pure. Prenez les six communes à facilités de la périphérie bruxelloise (Linkebeek, Crainhem, Wezembeek, Wemmel, Drogenbos et Rhode-Saint-Genèse) : des trois partis francophones qui siègent à la table des négociations - PS, CDH et Ecolo - c’est, et de loin, les humanistes qui ont le plus à défendre dans ces six communes. Ainsi le CDH est-il le plus représenté dans la périphérie bruxelloise en termes de mandataires locaux (conseiller, échevins et même une bourgmestre à Rhode) derrière le FDF. Comme le parti amarante n’est pas à la table des négociations. Joëlle Milquet sait pertinemment bien qu’elle est attendue au tournant par ses électeurs de la périphérie. Ajoutez à cela que l’absence des libéraux francophones et du FDF dans les négociations - le principal concurrent du CDH en périphérie bruxelloise - fait encore monter la pression sur le CDH. C’est (quasi) mathématique : l’encre d’un éventuel accord ne sera pas encore sèche que les libéraux pilonneront les humanistes en les accusant d’être des "traîtres à la cause francophone"
vendredi 11 juin 2010
Je viens d'une famille modeste
@Phineas_Barnum
#Kiadi : "Je peux vous dire aussi que je viens d'une famille modeste, que mon père a travaillé très dur, pour ne pas gagner beaucoup mais pour permettre à ses enfants de faire des études" ?
Indice complet: "Dans l'acharnement de quelques autres formations politiques, j'ai parfois été blessé car on laisse entendre que je ne voudrais pas lutter contre la fraude. Je peux vous dire que tous les fonctionnaires du ministère des Finances ont carte blanche en la matière. Je peux vous dire aussi que je viens d'une famille modeste, que mon père a travaillé très dur, pour ne pas gagner beaucoup mais pour permettre à ses enfants de faire des études. Moi, je ne suis pas lié à des multinationales ou au monde de la finance. J'ai une conviction profonde: pour être solidaire, il faut aussi baisser les charges sur le travail. Mais entendre sans arrêt que je serais là pour éviter que des gens ne paient ce qu'ils doivent, ça me blesse quand je sais à quelle famille j'appartiens et quand je sais quel est mon engagement politique".
lundi 8 février 2010
Geert Noels à Matin Première
GN - Je crois que les pays ont intérêt que la Grèce puisse elle-même résoudre le problème mais qu'il ne faut pas intervenir parce que le prochain domino peut être l'Espagne et bon, ça devient tôt ou tard, trop grand pour résoudre. Il y a des problèmes, ce sont des problèmes grecs, le problème est également que pour la Grèce, la devise est trop forte, que les taux sont trop bas et que ça n'amène pas à le discipline. Alors bon, disons, résoudre tout cela, c'est très difficile mais on peut renverser la chose aussi pour l'Allemagne qui finalement paie toute la facture, les Pays Bas et quelques autres pays qui suivent, la discipline, ceci devient aussi quelque chose qui pèse sur leurs populations. Parce qu'en Allemagne et aux Pays Bas, on dit, tiens finalement, est-ce que cet Euro est aussi notre devise ou que ça devient une devise Club Med?
BH - Oui, c'est ça, devise Club Med, oui, c'est une expression qui a fait fleurette. Il y a une autre expression qui a fait fleurette la semaine passée, c'était la "wallonisation" de la Flandre. Alors, on en a parlé dans tous les journaux, expliquez-nous, alors c'est de vous, cette expression, enfin, c'est vous qui l'avez remise au goût du jour. Expliquez-nous ce que vous avez voulu dire par là.
Ca veut dire quoi, "wallonisation" de la Flandre ?
GN - Mais je l'ai dit la première fois à une émission de télévision,
BH - A la VRT ?
GN - A la VRT, j'ai dit, dans les mêmes circonstances, dans la même situation, on réagit de la même façon, c'est-à-dire quand les grandes sociétés sont menacées, on réagit d'une même façon avec un nouvel étatisme, le Gouvernement qui veut résoudre le tout, avec un syndicalisme qui devient plus agressif, avec disons un vent de popularité des chefs d'entreprise, avec une certaine inertie, etc, etc. Regardons un peu plus loin parce que la Wallonie a déjà un peu plus d'expérience avec cet, disons, ce déclin industriel, tôt ou tard, la reprise va se faire via les PME, les spin off, les universités, regain de, disons d'optimisme via de petits projets et non plus via les très grands projets. Alors on peut dire qu'il y a beaucoup de parallèles entre le déclin industriel de la Wallonie et disons, l'étatisme qui a été créé et puis ce qui se passe aujourd'hui en Flandre.
BH - Est-ce que c'est la fin du miracle flamand ? Est-ce qu'aujourd'hui, la Flandre se réveille en se disant, tiens, c'est fini, le miracle flamand des années 90, c'est terminé ; on n'en est, je ne vais pas dire au même niveau que la Wallonie, puisque ce n'est pas du tout la même histoire économique mais voilà, est-ce qu'il y a un réveil, je veux dire, une prise de conscience, que la Flandre, elle n'est pas toute puissante face à l'économie mondiale ?
GN - Je ne veux pas aller aussi loin mais je crois qu'il y a aujourd'hui quand même des problèmes économiques, qu'on voit un peu partout, disons, si on prend le chômage dans le sens large, aujourd'hui, disons, c'est presque proportionnel entre la Flandre et la Wallonie.
BH - Il y a autant de chômeurs en Flandre que, par rapport à la population, qu'en Wallonie, quoi, à peu de choses près ?
NG - Si on prend ça dans le sens large, pas uniquement, les 700.000 chômeurs officiels, mais disons 1,4 million de l'ONEM, on voit que c'est presque en équilibre, côté Sud et Nord, déjà ça, c'est une constatation. Ca veut dire qu'aujourd'hui, on voit que les problèmes économiques touchent autant la Flandre que la Wallonie. Et que bon, dans ce contexte avec disons les problèmes industriels, la Flandre était très vulnérable pour la récession économique.
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La VRT critique la gestion de Didier Reynders
L'émission "Panorama" diffusée dimanche soir sur Canvas a présenté un terrible réquisitoire contre la gestion du plus gros ministère du pays (30 000 agents, répartis dans 800 bureaux), celui des Finances, rapporte la presse.
Derrière le malaise de l'administration, la démotivation des agents ou la politisation du sommet de l'administration, c'est Didier Reynders, ministre des Finances au cours de la dernière décennie, qui se retrouve sur le banc des accusés.
L'émission se réfère à une étude relevant que l'économie souterraine représente chez nous 21,5 %du produit intérieur brut (PIB), situant la Belgique juste derrière la Grèce (28,3 %) mais très loin devant nos voisins français (14,8 %) ou néerlandais (12,8 %). Ce très mauvais classement a des conséquences pour le Trésor: des moindres recettes à hauteur de 30 à 35 milliards. Autre point noir stigmatisé dans le reportage: l'absence de contrôles. Henri Maus, professeur de Droit à l'Université d'Anvers, souligne que 32.000 entreprises n'ont pas rentré de déclarations en 2008, contre 28.581 qui l'ont fait et ont été contrôlées. Les assujettis à la TVA ne sont que 2,4 %à être contrôlés. Ce laxisme nourrit la fraude fiscale. Le même Maus ajoute qu'en dépit de son énorme pression fiscale (44 % du PIB), la Belgique (grâce au secret bancaire) est citée par l'OCDE parmi les paradis fiscaux que sont le Luxembourg ou Monaco.
dimanche 31 janvier 2010
Au feu, les pompiers
"Depuis le 10 décembre dernier, nous attendons que Didier Reynders veuille bien discuter du problème des services d’incendie et nous ne voyons rien venir"
"Le Premier ministre a chargé Didier Reynders de convoquer un groupe de travail sur les services d’incendie et je lui demande de ne pas traîner"
Le problème, c'est que c'est la ministre de l’Intérieur Annemie Turtelboom qui est responsable des services d’incendie ...
Opportunisme populiste.
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Furlan: Une assurance-incendie obligatoire
Le MR veut également rendre l'assurance-incendie obligatoire, tant pour les locataires que pour les propriétaires. Le ministre Didier Reynders et le député Olivier Hamal ont annoncé qu'ils allaient déposer des propositions en ce sens.
mardi 10 novembre 2009
Didier +/-
Et des propos un peu étonnant de Louis Michel qui était l'invité de Matin Première, ce matin ...
BH : Est-ce qu'il faut revoir la composition interne du Gouvernement ? Vous avez cité Didier Reynders. Est-ce que vous croyez vraiment à un Premier ministre francophone ?
- Je crois en tout cas qu'il est inconvenant, comme je l'ai entendu dans la bouche de certains Francophones, de rejeter cette idée …de manière, je dois dire, assez je vais presque qualifier la manière, de vulgaire. Je pense que ce serait quand même important, un jour, de briser la fatalité qui consiste à accepter comme un fait définitivement acquis, qu'un Premier ministre ne peut jamais être un Francophone. Dans un pays comme notre pays, ce sera assez logique qu'il y ait de temps en temps une alternance.
BH : Si le Premier ministre n'est pas Didier Reynders, est-ce que le MR doit demander, par exemple, le poste du Ministre des Affaires étrangères ?
- Je n'ai pas à entrer dans ce genre de réflexion-là.
BH : Est-ce que vous trouveriez ça normal qu'il y ait une compensation ?
- Je ne vais pas commencer à faire des supputations et à exprimer des exigences de ce type-là. Je constate simplement que la famille libérale est aujourd'hui au Parlement fédérale, la première famille du pays et qu'au sein de la famille libérale, le premier parti c'est le MR et que le chef de ce parti, c'est Didier Reynders et que donc il est assez logique que Monsieur Reynders apprécie quels sont les équilibres qu'il pourra dégager, quel est le poids politique qu'il pourra dégager, au sein d'un futur gouvernement, s'il échet… parce qu'on n'est pas encore dans ce cas de figure-là que je sache.
BH : Le climat est à nouveau serein au Mr, Louis Michel ?
- Je dois vous dire que « oui », parce que dans le fond…
BH : Comme si rien ne s'était passé ?
- Vous savez …comme si rien ne s'était passé… il ne faut quand même pas exagérer. Il faudra sans quelques semaines pour… mais pour le moment en tout cas ça se passe remarquablement bien. Je regrette vraiment très sincèrement qu'il y ait une petite divergence d'appréciation stratégique qui a…
BH : Plus que petite quand même, Louis Michel ?
- Vous avez grandement aidé à ce que ça se complique…
BH : C'est-à-dire que tous les MR qui sont venus ici à ce micro ont chaque fois montré qu'ils étaient en désaccord entre eux. Ce n'est pas nous qui avons poussé sur le bouton.
- Non, mais enfin… je pense très sincèrement qu'on a grossi la cause du désaccord. Personne n'a jamais remis en cause, ni le leadership, ni la fonction du vice-Premier ministre ou de Ministre des Finances, de Monsieur Reynders, qui exerce cela à la plus grande satisfaction de tous nos électeurs et donc ce n'est pas ça qui a été le problème. Le problème a été simplement une divergence d'appréciation stratégique. Bon…sur la question du cumul… POINT… Maintenant on a trouvé une solution, qui moi me paraît tout à fait acceptable et qui peut vraiment relancer la dynamique du parti. Je vais m'engager à fond dans cette relance. J'ai qualifié ça de reconquête de l'opinion. Et je crois que nous allons réussir.
BH : Didier Reynders est toujours un handicap pour le MR, Louis Michel ?
- Didier Reynders a toujours été un atout pour le MR, en tant que vice-Premier et en tant que Ministre des Finances…
BH : Mais avec le cumul c'est un handicap ?
- Non ! Que les problèmes qu'il a connus (de manière très injuste d'ailleurs) aient pu un moment donné poser certaines difficultés - « oui » - mais tout ça est maintenant dépassé.
mercredi 4 novembre 2009
Un monument
Notons à nouveau les déclarations indéquates de Dirk Van der Maelen, et le comportement totalement déplacé des deux compères de la RTBF.
Didier Reynders, Premier ministre?
Si Herman Van Rompuy venait à quitter son poste de Premier ministre pour aller présider l'Union européenne, qui pourrait bien le remplacer? Si Yves Leterme est souvent cité, la presse flamande évoque aussi, très sérieusement, la possibilité de voir Didier Reynders lui succéder au 16, rue de la Loi. En effet, depuis l'éclatement du cartel CD&V/N-VA, c'est le MR qui est la première force du pays. La presse belge spéculait mercredi sur la possibilité que le Premier ministre Herman Van Rompuy soit désigné à la présidence du Conseil européen, ainsi que sur les scénarios de son remplacement. Le Soir estime que "faute d'alternatives, son successeur éventuel au Seize ne serait autre qu'Yves Leterme". L'ancien Premier ministre pourrait faire valoir "sa légitimité électorale", mais aussi "son droit à la réhabilitation", près d'un an après sa démission dans le cadre de l'affaire Fortis. La Libre Belgique place également Yves Leterme en "pole position". L'actuel vice-Premier ministre du CD&V, Steven Vanackere, n'a pas l'assise électorale nécessaire, tandis que la présidente du parti, Marianne Thyssen, n'est "absolument pas intéressée par ce poste", croit savoir le quotidien. La presse flamande avance une autre possibilité. Selon De Morgen et De Standaard, les libéraux francophones pourraient revendiquer la fonction. Un dirigeant du MR, cité anonymement dans De Morgen, juge "logique" que le poste revienne à Didier Reynders. Le MR est en effet la plus grande force politique du gouvernement depuis l'éclatement du cartel CD&V/N-VA, rappelle le quotidien. Alternativement, le MR pourrait revendiquer de nouveaux portefeuilles ministériels, note De Standaard. En cas de nomination d'Yves Leterme au Seize, la poste vacant de ministre des Affaires étrangères pourrait ainsi échoir à Charles Michel.
Reynders a hésité à quitter la politique
"On a voulu ma tête" et "j’ai hésité à quitter la politique", a déclaré le ministre des Finances, Didier Reynders, dans les colonnes du Soir Magazine ce mercredi, évoquant "l'année écoulée chargée", marquée par la crise financière, l'affaire Fortis et le coup de force au MR.Le ministre des Finances avoue avoir vacillé lors du "coup de force" mené récemment par une partie des militants libéraux. Il dit avoir douté et hésité à quitter la politique. "J'ai connu un gros moment d'hésitation, de tension. Je m'étais fixé le dimanche comme échéance", se rappelle Didier Reynders. Mais le samedi, il a reçu de nombreux messages de soutien, qui lui ont permis de prendre du recul et de le rassurer suite à une "impression d'acharnement", voire d'une "chasse à l'homme". Il n'a donc pas craqué. "Si on m'avait convaincu qu'un projet ou une équipe différents allaient faire mieux que moi pourquoi pas. Mais c'était loin d'être le cas!", a-t-il conclu, refusant toutefois de verser dans une "victimisation".
Fortis, le début des déboires
Les difficultés du chef de file des libéraux n’avaient pas commencé là, puisqu’elles ont débuté lors de l'éclatement de la crise financière, suivi par celui du dossier Fortis. Dans ce dernier, Didier Reynders dénonce l'attitude de l'opposition, principalement dans le chef du parlementaire socialiste flamand Dirk Van der Maelen et du ministre Jean-Marc Nollet. "Il devrait de temps en temps se poser des questions sur son attitude durant cette période, lorsqu'il a surfé sur une vague de critiques qui s'avèrent aujourd'hui non fondées", a commenté Didier Reynders, dénonçant un "acharnement" et soulignant qu'à ce moment, beaucoup de gens ont vu une occasion de le faire tomber.
Puis Elio et les autres qui le rejettent
Mais le ministre n'est pas tombé. Les coups durs se sont pourtant accumulés. Ainsi notamment lorsque, lors d'un débat électoral, le président du PS, Elio Di Rupo, a exclu toute majorité avec le MR. Ou encore au lendemain des élections quand personne ni au cdH ni chez Ecolo "n'a pris aucun risque personnel". "C'est décevant au niveau humain", a remarqué le libéral.
Didier Reynders responsable d’un trou de 1,8 milliard, selon une députée Groen!
La fraude et sa régularisation créent un trou de 909 millions à 1,8 milliards pour le Trésor public, selon Meyrem Almaci, députée Groen!. Elle en impute la responsabilité au ministre des Finances Didier Reynders ainsi qu'aux secrétaires d'Etat chargés de la lutte contre la fraude, Bernard Clerfayt et Carl Devlies.
La Belgique, paradis fiscal opaque
Selon le nouvel indice d'opacité financière FSI (Financial Secrecy Index), la Belgique se classe à la neuvième place du classement des paradis fiscaux les plus opaques, peut-on lire dimanche dans un communiqué du Réseau pour la justice fiscale (RJF - Tax Justice Network). Cet indice, qui a examiné 60 juridictions, a été établi par une équipe de chercheurs pour le Tax Justice Network afin d'évaluer "le degré de secret atteint par chaque juridiction et sa résistance à coopérer avec des autorités administratives ou judiciaires étrangères". Il s'inscrit dans le cadre d'une campagne internationale visant à une plus grande transparence des places financières et centres offshore.
La Belgique perd 2,8 milliards de TVA
La Commission européenne a évalué quels revenus potentiels sont perdus à cause de fraudes à la TVA. Les 25 Etats européens perdent ensemble quelque 106 milliards d’euros.
L’Etat allemand recapitalise Hypo Real Estate à hauteur de 3 milliards
La banque allemande nationalisée Hypo Real Estate (HRE), toujours en grande difficulté, a annoncé avoir obtenu une recapitalisation supplémentaire de l’Etat allemand de 3 milliards d’euros. L’Etat fédéral a déjà déboursé plus de 3 milliards d’euros pour monter à 100 % du capital de la banque début octobre, et a fourni 100 milliards d’euros de garanties depuis plus d’un an pour l’aider à se refinancer. Après sa nationalisation totale en octobre, la banque de Munich (sud de l’Allemagne), qui ne prévoit pas de redevenir rentable avant 2012, avait estimé avoir besoin d’une recapitalisation publique supplémentaire de 7 milliards d’euros.
mercredi 21 octobre 2009
"Didier Reynders doit rester président"
Daniel Ducarme, son camp c'est celui de l'ensemble des réformateurs:
"Nous devons collectivement lancer un appel à l'ensemble des réformateurs.
L'heure est à choisir une certaine forme de réconciliation"
"Faites en sorte que les réunions qui vont se tenir dans les jours qui viennent à l'initiative de Didier Reynders soient l'opportunité de se retrouver, de s'unir pour permettre au MR de remplir sa mission, qui est uniquement de vouloir être ce centre de gravité face à des coalitions régionales et communautaire de gauche"
"Didier Reynders doit rester président. Ça ne fait aucun doute"
"Ne dites pas aux gens qu'ils doivent s'intéresser à l'essentiel si vous, vous ne vous intéressez qu'à l'accessoire, c'est-à-dire aux luttes d'influence"
"Ne faites pas injure à tout le travail qui a été fait au début de cette décennie, à l'effort qui a été fait pour que le Mouvement Réformateur soit le centre de gravité de la politique francophone belge, simplement avec des positionnements de type individuel"
"Aujourd'hui à partir du moment où Didier Reynders fait en sorte de nous positionner comme il le faut dans le cadre de la politique fédérale, de lancer à l'intérieur du mouvement les moyens pour nous remettre en marche ; et enfin de montrer le signe de l'ouverture et de l'écoute pour rassembler, alors je leur dis venez autour de la table et trouvons une solution".
"C'est très grave !"
Il faut "lancer cet appel que je sais partagé par énormément de personnes"
"Un siège en Wallonie, un siège à Bruxelles, et un siège à l'Europe, et on va en faire une maladie ? C'est quoi ce comportement ?"
Actu24 - La réponse de Louis Michel à Di Rupo
par actu24
Lire aussi:
Où passe la ligne de fracture du MR divisé
C'est une évidence depuis lundi: le MR est divisé entre ceux qui soutiennent Didier Reynders et ceux qui souhaitent qu’il remette son mandat de président en jeu. Il n’est pas aisé de définir la ligne de fracture entre les deux camps.
D’abord la ligne de fracture n'est pas entre laïcs et chrétiens. Les Michel et Olivier Chastel incarnent clairement le courant laïc du MR, mais avec eux on retrouve le MCC, qui est l'aile chrétienne du parti.
La ligne de fracture n'est pas non plus entre aile gauche et aile droite du MR. Le FDF, qui aime apparaître comme le courant le plus social du parti, est derrière Didier Reynders et non derrière Louis Michel, qui incarne le libéralisme social.
MR : Louis Michel se trompe, estime Daniel Ducarme
Le fondateur et ancien président du MR Daniel Ducarme lance un appel à la réconciliation aux membres du parti, autour de la personne de Didier Reynders. Par ailleurs, alors qu’Olivier Maingain continue de défendre des listes FDF en Wallonie, Daniel Ducarme juge cela « pas normal ».
« Restaurer l'unité » du MR, la priorité de Reynders
mardi 20 octobre 2009
Torpiller Didier Reynders (Bis)
D'abord 36, puis 37, 38, ... une quarantaine (!??!), selon le JP RTBF de 7H00 de ce mardi 20 octobre (updated) et du JP #RTBF de 8H00 du mercredi 21 octobre, mais 33 têtes seulement de la fronde au MR ... les têtes ont-elles roulé, mises dans le sac ou le sable ?
La Libre a retrouvé LE 37ème ...
Phineas_Barnum 36 élus MR au Soir et 37 à la Libre ... combien à la DH ?
MBux @Phineas_Barnum Oui, oui, on fait (toujours) mieux que Le Soir... !-)
Signataires, frustrés de l'opposition mutin, ou putschistes ? ... notamment Louis et Charles Michel, Olivier Chastel, Philippe Collard, Marie-Christine Marghem et Willy Courtois ainsi que Gérard Deprez, Willy Borsus, Christine Defraigne, Olivier Destrebecq, Olivier Hamal, Hervé Jamar, Frédéric Ries, Jean-Paul Wahl, Jacqueline Galant, Jacques Brotchi.
Se souviennent-ils encore de la destructrice opposition face à l'intégration de Rudy Aernoudt ? Seul Olivier Maingain en a pris la pleine mesure, semble-t-il.
Quoi qu'il en soit, les mêmes qui reprochent à Didier Reynders d' "avoir perdu les élections" et avoir affaibli le MR, font bien évidemment mieux en terme de reconstruction et de reconquête/maintien du pouvoir.
On assiste à un lamentable spectacle, tel celui présenté depuis des lustres par le PS français.
Il est vrai que la double casquette de Reynders est un problème, mais qui pour le remplacer valablement ?
Personne parmi les putschistes qui lui arrive à la ceinture, abstraction du fils Michel qui arrive juste au dessus ... mais qui ne semble pas avoir la carrure de président de parti, ni les compétences pour reprendre les Finances ...
Réaction du président du MR
Au micro d'Alain Carlier, Didier Reynders a été clair:
"J'ai déjà dit plusieurs fois que j'allais poursuivre ma tâche à la tête du Mouvement Réformateur. Ce n'est pas la voie des élections qui est choisie. La voie de l'apaisement, ce n'est pas de se demander les uns aux autres de démissionner. La voie de l'apaisement, c'est trouver ensemble la meilleure façon de travailler et de s'organiser."
Lire aussi:
Defraigne
Christine Defraigne est l'invitée de Matin Première
Bertrand Henne reçoit Christine Defraigne ce vendredi matin. Ce jeudi après-midi, elle a perdu sa place de chef de groupe MR au Sénat. Elle met en cause depuis quelques jours le clan Reynders. Est-ce une vengeance? La guerre est-elle ouverte au MR ?
“torpiller Didier Reynders”
Présidentielles au CDH : l’après Milquet pointe à l’horizon
On doit connaître ce lundi la date de l’élection présidentielle au CDH.
Jean-Luc Crucke: "Ce qu’on fait à Didier Reynders est scandaleux"
de Martin Buxant
Jean-Luc Crucke est député wallon. Il livre son analyse de la situation du Mouvement réformateur après la lettre de 36 mandataires à Didier Reynders.
Que pensez-vous de la lettre des 36 mandataires hostiles au président Didier Reynders?
Je n’ai pas connaissance du contenu exact de la lettre. Mais j’estime que tout débat concernant les structures du MR doit se mener en interne. Et pas à l’extérieur.
Donc, vous demandez que cessent ces comportements?
Moi, j’en ai marre de la tribu des "Y a qu’à", j’en ai marre de ceux qui ne pensent qu’à casser. Je ne joue pas là-dedans. Je suis dans un mouvement parce que j’adhère à sa philosophie, j’ai un président qui a ma totale confiance. Et je ne changerai pas d’un iota, ce serait trop facile. Qu’on fasse des erreurs dans la vie, ça tout le monde en fait, cela peut arriver à tout le monde. Mais il faut arrêter de se plaindre, on est là pour travailler, on est en politique pour travailler. La tribu des "y a qu’à", parce qu’il n’y a qu’à casser, ce n’est pas mon genre!
La dynamique ne peut être relancée tant que la critique est incessante, c'est cela que vous dites?
Je ne perdrai pas mon temps avec ces critiqueurs: il n’y a rien de positif là-dedans! La critique doit être positive pour exister.
Mais on pensait la critique circonscrite à quelques contestataires: voilà le feu qui s'étend à 36 mandataires...
Moi, on ne m’a rien demandé! Je ne fais pas partie de ces gens-là, et pourtant je suis un mandataire
Peut-être qu'on ne vous a rien demandé parce que vous êtes réputé être très proche du président Didier Reynders...
Dans ces mêmes mandataires qui ont signé la lettre, j’en ai entendu ce lundi au Bureau de parti dire et répéter qu’ils faisaient confiance au président Didier Reynders. Ils lui ont assuré de leur soutien pour rester à la tête du Mouvement réformateur. Alors, est-ce que ces gens-là sont bien conscients de ce qu’ils signent? J’ai l’impression qu’ils ne savaient pas ce qu’ils signaient alors puisqu’ensuite ils viennent dire qu’ils ont une totale confiance en Didier Reynders. Qu’est-ce qui les gêne? Si c’est le principe du cumul entre la présidence du parti et le poste de vice-Premier ministre dont on veut débattre, c’est très bien, il n’y a absolument aucun problème. On le fait: le MR est en mouvement, on a un programme qui porte sur la revitalisation du Mouvement réformateur. Et toutes les questions, dont celle-là, sont ouvertes. Tout doit aboutir lors du Congrès
Donc, pour vous, tout roule au sein du Mouvement réformateur?
Je vais même aller un pas plus loin: je dirais que les structures du Mouvement réformateur n’ont jamais aussi bien fonctionné qu’aujourd’hui. Et ce parti, laissez-moi vous dire que je le connais puisque j’y ai adhéré à l’époque de Jean Gol. Cela fait un bout de temps que je roule ma bosse au sein de ce parti
Expliquez-nous ce qui fonctionne si bien.
Le travail de l’équipe, la manière dont les mandataires et les collaborateurs sont alimentés, il faut dire cela. Cela n’a jamais aussi bien fonctionné qu’à l’heure actuelle. Et ça, c’est parce que Didier Reynders a su remettre de l’ordre au sein du parti.
Donc, pas question, par exemple, que le président décumule ses deux fonctions pour apaiser les tensions avant le Congrès?
Non, non et non, il n’en est pas question! Didier Reynders a été élu avec 90 %, les militants ont pu s’exprimer ensuite, comme ils l’ont fait à Redu. C’est un soutien massif. Je trouve que critiquer Didier Reynders comme certains le font actuellement, c’est totalement scandaleux. Je ne fonctionnerai jamais comme cela. Jamais !
L'éviction de la chef de groupe au Sénat, Christine Defraigne, a quand même mis le feu aux poudres...
Là, j’ai deux choses à dire. Et je le lui ai d’ailleurs dit, à Christine. Primo, s’il y a bien un parti où la liberté d’expression est tolérée, c’est le nôtre, quand je vois tout ce qui est raconté dans les médias sur nous. Mais cela fait partie de la culture libérale qui est la nôtre. Donc, que Christine dise tout ce qu’elle veut, si un jour on le lui interdit, je serai le premier à me lever pour qu’on la laisse parler. Secundo, quand on est chef de groupe, on a une autre attitude à avoir. On se doit d’être en phase totale avec la présidence du parti. J’ai l’impression que Christine voulait le beurre et l’argent du beurre.
Reynders, la présidence et les fantômes
C’est une carte de visite à deux étages : Didier Reynders , vice premier-ministre en charge des finances et président de parti. Deux casquettes pour un seul homme. Une concentration de pouvoir qui en fait une sorte d’hyper président et c’est bien sur ce cumul que finit par se cristalliser le débat. Ecoutez bien ce que disent les contestataires du MR : ils ne critiquent pas le positionnement politique du parti, non il critique son organisation interne, son manque de débat, le style hyper personnalisé de sa direction. On parle bien de personne, pas vraiment d’options politiques, même si les personnes bien sur, incarnent les options.
lundi 19 octobre 2009
“torpiller Didier Reynders”
Lire aussi:
Vers le dossier spécial Fortis de la Libre
Fortisgate bis
Didier Reynders "choqué" par l'attitude de Dirk Van der Maelen
Fortis: 'politici nog niet witgewassen'
Volgens SP.A-Kamerlid Renaat Landuyt mogen er niet overhaast conclusies getrokken worden uit het eindverslag van onderzoeksrechter-raadsheer Henri Heimans. Ook Stefaan Van Hecke (Groen!) wijst erop dat het gerecht niet de bedoeling had te onderzoeken of er sprake was van politieke beïnvloeding. Voormalig voorzitter Bart Tommelein van de Fortis-onderzoekscommissie reageert in dezelfde zin.
De Standaard schreef vrijdag dat het onderzoek van Heimans (dat bijna is afgerond) geen bewijzen van politieke beïnvloeding bij Fortisgate aan het licht heeft gebracht.
Landuy wijst erop dat dat niet de taak was van de onderzoeksopdracht van Heimans. Hij onderzocht de lekken bij het Fortisarrest. In die zaak stelde hij drie mensen in verdenking.
Fortisgate : un autre scénario se dessine
Un nouveau scénario se dessine dans les contacts qu’ont eus les magistrats de la 18ème chambre de la cour d’appel de Bruxelles avant de rendre l’arrêt Fortis le 12 décembre. La juge Mireille Salmon et le président Paul Blondeel ont été entendus par les enquêteurs.
Jusqu’à présent, c’étaient les contacts de la juge Schurmans, menant indirectement vers les cabinets Leterme et Reynders qui étaient cités, peut-on lire dans la Libre Belgique.
La juge Mireille Salmon, étiquetée PS, a eu des contacts avec un banquier d’affaires qui était en relation avec Deminor et le cabinet Modrikamen.
Le président Paul Blondeel, étiqueté sp.a, a, de son côté, eu de nombreux contacts téléphoniques avec le député sp.a Van der Maelen, ajoute le journal.
Les deux magistrats ont été entendus cette semaine par les enquêteurs.
La composition de la chambre est également très étonnante. Le premier président Guy Delvoie, proche du VLD, hostile à une vente de Fortis à BNP, aurait ainsi écarté un magistrat considéré comme indépendant pour le remplacer par Mme Salmon dans la chambre à trois juges.
Peu avant l’arrêt, Mme Salmon a eu de nombreux contacts avec le banquier Lionel Perl. Ce dernier était en relation avec les cabinets Modrikamen et Deminor. Il leur a notamment écrit comment se conformer à l’arrêt de la cour et sera désigné, en avril 2009, administrateur de Fortis Holding sur proposition des deux cabinets.
De son côté, Paul Blondeel, également entendu par les enquêteurs à Gand, a peiné à expliquer ses nombreux contacts avec M. Van der Maelen. Ce dernier dit que l’unique objectif était de “torpiller Didier Reynders”
EXCLUSIF: Voici le nouveau scénario du "Fortisgate"
de Martin Buxant
C’est un raté. C’est un boulevard à côté duquel sont passés enquêteurs, journalistes ou députés de la commission d’enquête parlementaire Fortis sans l’apercevoir. Mais, aujourd’hui, la toile qui a mené à la chute du gouvernement Leterme en décembre 2008 est en passe d’être reconstituée.
Grâce à un travail de fourmi, grâce à une reconstitution minutieuse des évènements pratiquée par des enquêteurs chevronnés, grâce à des confrontations entre les témoignages des dizaines d’acteurs de ce thriller qui navigue entre trois mondes : le politique, le judiciaire et le financier. Et voilà, déjà, une conclusion qui s’impose : le vrai scénario du "Fortisgate" est bien différent de celui servi depuis un an
Bref rappel. La ligne "officielle" et dominante jusqu’à aujourd’hui est la suivante : Christine Schurmans, conseillère à la cour d’appel de Bruxelles, appelée à rendre un arrêt dans l’affaire Fortis en décembre 2008 au sein de la 18e Chambre, est le "maillon faible". C’est elle qui a averti son mari Jan De Groof, c’est elle qui a averti le président de la Cour de cassation Ivan Verougstraete, c’est elle qui a averti son amie Nicole Diamant d’irrégularités au sein de la 18e Chambre. Le refrain est connu : Hans D’Hondt et Olivier Henin, les directeurs de cabinet de Yves Leterme et de Didier Reynders, auraient mis les mains dans le cambouis avec l’aide de l’avocat de l’Etat Christian Van Buggenhout. Et voilà, à peu de chose près, le scénario "officiel" du "Fortisgate" ficelé.
Si ce scénario se contentait d’être inexact, ce serait (déjà) gravissime. Mais il y a pire : il masque une autre version du "Fortisgate" - plus terrible.
La voici.
A l’origine des doutes des enquêteurs, il y a cette question : qu’avait à gagner la magistrate Schurmans à claironner et à avertir ses supérieurs que l’arrêt était biaisé ? Pas grand-chose. Elle est en fin de carrière et ne peut in fine que ternir sa réputation A l’arrivée, les enquêteurs étudient les contacts d’une alliance objective entre certains magistrats, responsables politiques et associations de défense des actionnaires. A l’arrivée, c’est une étrange collusion entre partenaires occasionnels qui partagent un point commun : leur hostilité à la vente de Fortis Banque aux Français de BNP-Paribas. Plongée en eaux troubles.
La composition de la 18e Chambre de la cour d’appel ayant rendu un arrêt dans l’affaire Fortis le 12 décembre dernier est la suivante : Christine Schurmans, Mireille Salmon et Paul Blondeel. Ces trois magistrats sont placés sous l’autorité du premier président Guy Delvoie. Déjà, une pierre d’achoppement. Il apparaît, en effet, que Mireille Salmon n’aurait pas dû faire partie de cette Chambre. Initialement, un autre conseiller de la cour d’appel devait siéger à sa place : Koen Moens. Celui-ci est considéré comme "indépendant" dans un monde judiciaire où chaque magistrat a une couleur politique.
Koen Moens était-il "trop" indépendant ? Toujours est-il que Guy Delvoie, connu pour ses accointances avec les libéraux flamands, décide de l’écarter du siège et de désigner Mireille Salmon à sa place. Pourquoi ? Guy Delvoie n’explique pas clairement cette révocation. Et sa version contredit celle du conseiller Koen Moens. Guy Delvoie est l’ex-beau-frère de Patrick Dewael, mais c’est aussi une connaissance de Karel De Gucht. Pour mémoire : ces deux responsables VLD se sont férocement opposés à la vente de Fortis à BNP - allant jusqu’à débarquer dans le bureau d’Yves Leterme un dimanche après-midi (le 5/10/2008) pour le sensibiliser à la nationalisation de Fortis.
Toujours est-il que Koen Moens est écarté du siège. Et que la conseillère Mireille Salmon entre dans la danse.
Vives tensions au sein du parti socialiste flamand SP.a.
Le sp.a tirera des conclusions sur son fonctionnement interne lors d'une réunion organisée le 5 décembre. C'est ce qu'il est ressorti samedi d'une discussion menée à huis clos, entre la tête du parti et les militants, en prélude au Congrès des socialistes flamands.
"Quand on négocie avec un Etat, il faut le respecter"
"Quand on négocie avec un Etat, il faut le respecter"
Le gouvernement belge a exigé de GDF Suez, au lendemain des déclarations de Gérard Mestrallet, patron du groupe français, un accord signé sur les engagements pris de manière informelle par la maison mère d'Electrabel. Gérard Mestrallet s'est fait descendre en flèche par plusieurs politiques (Onkelinx, Reynders, ...) lors de l'émission dominicale et dispose de quelques jours pour signer un accord avec la Belgique. Pour jeudi, au plus tard.
Lire aussi : "Suez menace de quitter la Belgique"
250 millions du nucléaire et 650 millions des banques
Le gouvernement fédéral s'est mis d'accord, cette nuit, sur son projet de budget 2010-2011 qui sera présenté ce mardi après-midi à la Chambre. Le Vice-premier ministre, Didier Reynders, en a donné les grandes lignes dans Matin Première.
"Lourde" erreur de Mestrallet selon Reynders
Le ministre fédéral des Finances, Didier Reynders (MR), a assuré dimanche que le groupe énergétique GDF Suez s'acquitterait bel et bien de sa contribution attendue au budget de l'Etat pour l'année en cours.
"Il y aura des mesures à prendre pour un paiement en 2009", a assuré dimanche midi le ministre des Finances sur la Une. "Soit il y aura un accord, ce qui serait plus simple, sinon il y aura une loi qui prévoira ce mécanisme", a-t-il ajouté, qualifiant au passage "d'erreur assez lourde" les déclarations du patron de GDF Suez, Gérard Mestrallet, jeudi passé.
"Quand on négocie avec un Etat, il faut le respecter", a-t-il insisté
vendredi 16 octobre 2009
Defraigne
Bertrand Henne reçoit Christine Defraigne ce vendredi matin. Ce jeudi après-midi, elle a perdu sa place de chef de groupe MR au Sénat. Elle met en cause depuis quelques jours le clan Reynders. Est-ce une vengeance? La guerre est-elle ouverte au MR ?
Extrait:
BH - En tout cas, un de vos collègues Sénateurs vous a dit, c'est Didier Reynders qui m'a demandé de vous dégommer, quoi ?
CHD - Mais évidemment, mais vous savez, moi, je voudrais dire que je n'ai rien contre Didier Reynders à titre personnel. Moi, je lui conserve mon, j'ai envie de dire, même mon affection, mon estime, j'ai de l'admiration pour lui, pour ses grandes qualités intellectuelles, je pense qu'il a fait face à une crise financière et boursière absolument incroyable et qu'il a réagi en homme d'Etat. Simplement, je pense que ici, ce n'est pas en dégommant quelqu'un, en éjectant quelqu'un, quels que soient ses qualités, ses défauts, qu'on va pouvoir apaiser les choses, construire, travailler. Imaginez, je pense qu'en m'éjectant, il donne peut-être raison à tous ceux qui se sont exprimés mais qui, en off, et moi, je suis peut-être, on est peut-être trois, quatre à nous être exprimés publiquement. Vous savez, à un moment donné, c'est un choix et comme je vous l'ai dit tout à l'heure, vous avez entendu la chanson que j'ai choisie, vous savez, il y a des gens qui ont dit des choses terribles, mais bien plus terribles que moi, mais qui ne se sont pas mouillés, c'est, c'est leur responsabilité, c'est leur liberté évidemment, puis moi, à un moment donné, j'ai fait le choix de m'exprimer et beaucoup de gens m'ont dit, mais tu as dit tout haut ce qu'on pensait tout bas, mais j'en fais les frais, point.
BH - Vous avez quand même été assez rude, j'ai regardé vos notes, parce que vous dites, c'est vrai, j'ai toujours respecté mes collègues, eux, ne le pensent pas, quoi, vous dites nano-oligarchiques qui confisquent le pouvoir avec des gens qui restent tout près de Didier Reynders pour des raisons alimentaires, c'est vrai que c'est rude !
CH - Bon, c'est peut-être un peu rude quand je dis nano-oligarchie, ce n'est pas nano dans le sens de "nain", c'est une petite oligarchie, c'est quelques,
BH - Un petit nombre de gens ?
CHD - Un petit nombre de,
BH - Qui confisquent le pouvoir, c'est ce que vous dites ?
CHD - De gens, mais oui, parce que vous savez, j'ai parfois l'impression que Didier n'a pas toujours été bien conseillé, qu'on ne lui a pas toujours donné les bonnes réactions et que, eh bien, c'est mon sentiment, mais que si les personnes aimaient vraiment Didier et ne pensaient pas à leur intérêt, à elles, d'abord, je ne citerai pas de nom, c'est pas la peine, c'est pas un règlement de compte, si les personnes aimaient vraiment Didier, l'intérêt de Didier, elles lui auraient peut-être donné d'autres conseils, c'est tout.
Lire aussi:
Tilmans remplace Defraigne
Comme on pouvait s’y attendre (voir mon article précédent) Christine Defraigne a donc été défenestrée par le groupe MR du sénat. La liégeoise n’est donc plus chef de groupe et est remplacée à cette fonction par Dominique Tilmans.
Dominique Tilmans: "Christine a dérapé... "
Nouvel épisode, sanglant, dans la guerre des tranchées que se livrent, depuis plusieurs mois, les deux clans rivaux au sein du MR: les pro- et les anti-Reynders.
La bombe Reynders prête à exploser - TéléMoustique n°4368 du 14/10/2009
Le président du MR est de plus en plus contesté au sein même de son parti. Après les seconds couteaux, des poids lourds sortent du bois.
"On ne peut pas dire qu'on soit à l'aise au MR." - Louis Michel
On pensait le feuilleton estival anti-Reynders étouffé. Ou du moins, l'omniprésident du MR le croyait-il, après avoir mis le couvercle sur la casserole de la contestation, en promettant une grande réforme interne... pour le printemps 2010. Mais l'image de Didier Reynders est de plus en plus exécrable. Au dernier baromètre politique La Libre/RTL-TVI, il perd encore 5 %. Des élus et beaucoup de militants en sont convaincus: avec lui, le MR va une nouvelle fois dans le mur aux prochaines élections fédérales de 2011. La saga a donc repris de plus belle en ce début d'automne.
Et cette fois, ce sont des poids lourds du parti qui sortent du bois. Christine Defraigne est chef de groupe MR au Sénat. Aux dernières régionales, elle a récolté 20.000 voix à Liège. Ce qui n'est pas rien, dans le fief Reynders. Après avoir dénoncé la mainmise du Grand bleu et de son clan sur le MR liégeois la semaine passée dans Le Soir, elle appelle ici à une rapide refonte des pratiques du parti. Pour la toute première fois, Frédérique Ries brise elle aussi l'omertà. Pas question d'attendre le printemps pour apaiser le parti. L'affaire doit être pliée pour la fin de l'année. Si la députée européenne ne fait pas partie des cadres du parti, elle pèse plus de 100.000 voix aux élections européennes. C'est du lourd.
[...]
Christine Defraigne
Vendredi dernier, Christine Defraigne nous appelle en catastrophe pour nous demander de ne pas faire paraître cette interview. Après l'entretien critique paru la veille dans Le Soir, la sénatrice craint qu'une deuxième interview dans Télé Moustique soit, à tort, interprétée comme un geste de provocation et de défiance: "Je ne veux pas bouter le feu au parti". Dans la soirée, nous apprenons que Christine Defraigne affrontait en fait un dégommage pur et simple. Des sénateurs MR tentaient d'organiser la destitution de l'élue liégeoise en tant que chef de groupe au Sénat. Nous avons donc décidé de publier cette interview. Parce qu'elle est nuancée. Et qu'elle démontre par l'absurde le niveau de paranoïa atteint par la direction du MR et ses zélés soldats. Jugez vous-même.
Pourquoi vous exprimer publiquement?
Christine Defraigne. - Parce que les choses doivent pouvoir être entendues. Mais je voudrais d'abord dire que je ne fais aucune fixette sur Didier Reynders. J'ai pour lui de l'affection et de l'admiration. Il me fascine par sa fulgurance intellectuelle et sa capacité à dépiauter des dossiers. Ce serait trop facile de dire que tout est de sa faute. Mais il doit comprendre certaines choses. Et d'abord que des gens souffrent au MR. Il y a une richesse de personnalités pour porter les idées du parti. Or elles ne sont portées que par son entourage proche. Le MR ne se confisque pas. Le MR manque de démocratie interne. Le MR a bien besoin de toutes ses forces humaines. Le MR a l'urgent besoin d'un réchauffement climatique.
Defraigne, ce bon soldat devenu kamikaze
Il faut d’abord préciser ce dont nous parlons. Christine Defraigne, n’est plus chef de groupe, mais elle reste sénatrice de communauté, ce qui veut dire qu’elle siège aussi au parlement wallon et au parlement de la communauté française. Elle est également conseillère communale à Liège. Christine Defraigne conserve tous ces mandats. Seule la position de chef de groupe a donc été remise en question. Argument principal des sénateurs qui ont décidés de la faire descendre d’un cran : une chef de groupe ce n’est pas un parlementaire comme les autres. Il doit être au service de ses collègues parlementaires mais aussi au service de son parti et donc en phase avec son président. Christine Defraigne ne pouvait plus jouer ce rôle de capitaine d’équipe puisqu’elle conteste le sélectionneur. Les sénateurs y ont ajouté des critiques de fonctionnement interne, avec une tendance à utiliser le groupe du sénat pour sa promotion personnelle.
Defraigne prend le maquis
Christine Defraigne, pasionaria de la Résistance à Didier Reynders. L’ex-chef de groupe MR au Sénat, a été débarquée par ses troupes pour cause de déviationnisme, comme on aurait pu dire dans un Parti Communiste des années 50 !
Christine Defraigne est chef de groupe depuis 2003 et ce n’est qu’après avoir critiqué la gestion du parti par le président Reynders que subitement les autres sénateurs MR auraient remarqué sa mauvaise gestion du groupe !
Christine Defraigne a été confortablement réélue en juin dernier (tête de liste dans l’arrondissement, elle a recueilli près de 20 000 voix de préférence pour 17 000 à Didier Reynders, en fin de liste) et confirmée à son poste en juillet. D’ailleurs, Philippe Monfils (qui a gardé une rancœur de voir Christine Defraigne lui ravir le poste de chef de groupe en 2003) et Armand De Decker ont été clair. Il est temps que toutes ces petites phrases et ces déclarations cessent, a précisé ce dernier. Plus une tête ne doit dépasser, c’est un signal très fort, insiste le président du Sénat.
Didier Reynders a simplement rappelé que c’était là une initiative du groupe. Il n’aurait pas influencé la décision. Ce serait une première politique: le chef d’un groupe parlementaire aurait été désigné sans l’aval direct de son président de parti !
Fortisgate bis
Didier Reynders "choqué" par l'attitude de Dirk Van der Maelen
"On a placé des attaques personnelles à mon égard avant l'avenir du pays. C'est très choquant", a indiqué vendredi Didier Reynders.
Le vice-Premier ministre, ministre des Finances et président du MR Didier Reynders s'est dit "sidéré" et "choqué" à la lecture du scénario que nous vous annoncions hier sur de présumés contacts entre magistrats, représentants de la finance, voire députés dans l'affaire judiciaire Fortis. La Libre revenait notamment jeudi sur les nombreux contacts qui ont eu lieu durant cette période entre le magistrat Paul Blondeel et le député sp.a Dirk Van der Maelen qui a siégé dans la Commission d'enquête parlementaire Fortis. Selon ce dernier, l'unique objectif de ces contacts était de "torpiller Didier Reynders", rapporte La Libre.
"On a placé des attaques personnelles à mon égard avant l'avenir du pays. C'est très choquant", a indiqué vendredi Didier Reynders sur les ondes de Bel RTL. Le ministre des Finances a également jugé "lamentable" que certains se sont attachés à tout se permettre pour faire échouer une opération à l'heure où il tentait de sauver l'épargne en Belgique.
L'affaire, ou l'affaire bis, c'est celle mise au Grand Jour du Grand Soir par Martin Buxant dans la Libre, qui nous annonçait déjà depuis plusieurs jours "une affaire saignante":
L’article fait apparaître un jeu d’influence et un tissu de connivence et d’accords entre magistrats et hommes politiques. L’objectif ? Tout faire pour empêcher la vente de Fortis à la banque française BNP Paribas, mais aussi essayer de décrédibiliser Reynders par la même occasion, comme dans d'autres, égalment.
Quarante appels téléphoniques …
« Le président de la 18e Chambre, Paul Blondeel, ne reste pas non plus les bras croisés Ce magistrat est connu pour sa proximité avec les socialistes flamands du SP.A. – d’autres opposants à la revente de Fortis à BNP-Paribas. Il rencontre, à deux reprises au moins, le chef de file du SP.A au Parlement, Dirk Van der Maelen.
Et il téléphone : plus de quarante appels téléphoniques entre le parlementaire et le magistrat Blondeel sont échangés»
Qu’en penser ?
Et de ceci ?
« Dirk Van der Maelen, de son côté, explique ces appels téléphoniques d’une seule manière : le scalp du ministre des Finances Didier Reynders.
« C’est l’unique objectif de ces appels : torpiller Didier Reynders»
Mireille Salmon a été entendue lundi dernier par les enquêteurs chargés de l’instruction sur le "Fortisgate", à Gand.
La juge Salmon, elle, est connue pour des affinités avec le Parti socialiste. Elle fut l’avocate de Biac, gestionnaire de l’aéroport de Bruxelles-National jusqu’en 2007 - année où Biac passe entre les mains des Australiens de Macquarie. Là, Mireille Salmon fait un bond de la case "avocat" jusqu’à la case "cour d’appel". Une sacrée promotion, puisqu’elle n’a même pas transité par la case "tribunal de première instance" - voie la plus classique avant d’arriver à la cour d’appel. Mireille Salmon siège, aujourd’hui, sur le quota du PS dans plusieurs organismes. Par exemple la Commission de protection de la vie privée où elle choisit de se déporter lorsque certains dossiers touchent de près à la vie du Parti socialiste.
Mireille Salmon a un "ami" : Lionel Perl, qui à l’automne 2008, est candidat à un poste d’administrateur chez Fortis Holding.
Lionel Perl et Mireille Salmon sont donc de vieux "amis", expliquent-ils à plusieurs reprises. Pourtant, constatent les enquêteurs, les contacts entre ces deux-là sont quasi inexistants... jusqu’à ce que la juge Salmon soit désignée au sein de la Chambre chargée de rendre un arrêt sur Fortis. A partir de ce moment-là, les contacts téléphoniques entre Perl et Salmon s’intensifient jusqu’à connaître un pic au début du mois de décembre. Pour l’écrire clairement : le relevé des contacts téléphoniques entre ces deux personnes indiquent que les contacts se sont intensifiés de manière très nette à mesure que l’arrêt approchait de sa phase finale. Est-ce uniquement pour préparer les fêtes de fin d’année que ces deux "amis", qui ont très peu de contacts usuellement, multiplient les appels téléphoniques ? Est-ce pour trouver un des "experts" qui seront désignés dans l’arrêt ? Ou est-ce pour "nourrir" l’arrêt du 12 décembre ? A voir. Mais les versions livrées par Lionel Perl aux enquêteurs varient au gré des auditions
Interrogé, Sven Mary, l’avocat de Mireille Salmon, assure que sa cliente est parfaitement droite dans ses bottes.
"C’est une conseillère, dit-il, qui est exempte de toute suspicion. Elle fait son travail comme elle se doit de le faire."
"Et elle est victime d’avocats agressifs des parties adverses. Les sorties de la presse à son encontre sont parfaitement diffamatoires. C’est une stratégie de la partie adverse. Et nous nous réservons le droit de déposer plainte pour calomnie, poursuit Sven Mary. Mireille Salmon dément avoir parlé du délibéré de l’arrêt Fortis avec qui que ce soit. Elle n’a pas été inculpée. Alors, les théories du grand complot Nous en avons marre des déclarations injustifiées, notamment de Christine Schurmans, une conseillère entendue dans le cadre de faux, usage de faux et harcèlement"
Modrikamen:
Le nouveau scénario du Fortisgate n'est qu'un "contre-feu allumé par l'Etat"Yves Leterme
"Nous sommes sidérés et nous opposons un démenti formel: jamais, au grand jamais, nous n'avons eu connaissance du contenu de l'arrêt Fortis, rendu le 12 décembre 2008"
“c’est un devoir de faire toute la vérité et d’aller jusqu’au bout de l’enquête” sur le Fortisgate. “Mais il faudra vraiment que l’enquête aboutisse et qu’on y donne une suite pour que je retrouve confiance en la justice dans ce pays"
Lire aussi:
Fortis: « La Libre» s’emballe. Trop vite?
Je m’efforce toujours de rester à l’écart des polémiques qui concernent des gens ou des institutions avec qui je suis ou ai été en relations d’affaires ou assimilées. C’est une question de crédibilité, me semble-t-il. Et c’est en tout cas un domaine dans lequel il s’impose de faire preuve de la plus grande transparence.
Pour ceux qui l’ignoreraient, je mentionne donc explicitement ici que j’ai écrit un livre sur l’affaire Fortis avec l’avocat Mischaël Modrikamen, que j’entretiens avec lui des relations cordiales et que j’ai de la sympathie pour le combat des actionnaires qu’il défend, même si je n’en suis pas.
Cela étant posé, j’ai été réveillé un peu brutalement, ce matin, par un journal parlé qui faisait état d’un « nouveau scénario du Fortisgate« , cette sombre affaire qui a coûté son gouvernement et son poste de premier ministre à Yves Leterme. C’était dans La Libre, sous la plume de Martin Buxant.
Liège: Reynders affublé d’un bonnet d’âne !
Dans la nuit de jeudi à vendredi, les syndicalistes de la CSC et de la FGTB enseignement ont placardé près de 300 affiches à travers toute la ville de Liège.Des affiches qui montrent Didier Reynders, le ministre des Finances, affublé d’un bonnet d’âne.
Les affiches ont été placées partout: sur les banques, sur les écoles, sur les panneaux d’affichage public, sur les bulles à verres, sur les panneaux de signalisation...
Pourquoi le bonnet d’âne ? Parce que, pour les syndicats d’enseignants, Didier Reynders a dépensé sans compter pour la réforme fiscale, l’aide aux banques, les intérêts notionnels. Soit des milliards d’euros qui, selon eux, auraient dû être mieux utilisés “ en établissant une fiscalité plus juste, en combattant la fraude fiscale, en exigeant un retour des banques. ” Dans la journée, le ministre des Finances a réagi en qualifiant ces affirmations de “ caricatures ” et de “ simplismes ”.
quelles sanctions ?
Cette campagne, originale et très visible, a aussitôt fait grincer des dents. Michel Péters, conseiller communal MR, et aussi conseiller de Didier Reynders, s’est adressé par courrier au bourgmestre Willy Demeyer, et au commissaire en chef, Christian Beaupère: “ L’affichage a été fait sur des supports qui ne me semblent pas réglementaires. Je vous demande donc de faire procéder au constat des faits, de vérifier la conformité de l’affichage avec le règlement communal en la matière, éventuellement de me faire savoir le nombre d'infractions relevées, et de me faire connaître la suite de la procédure. ”
S’il apparaît en effet que l’affichage est illégal, cela risque de coûter cher aux syndicats: à 150 euros par affiche enlevée par les services communaux, cela pourrait se monter à plus de 40.000 euros d’amende.
Pour Michel Péters: “ Je trouve intolérable d’avoir ainsi utilisé des supports publics pour une telle campagne qui défigure la ville. ”
Les syndicats coiffent Didier Reynders d'un bonnet d'âne
Une campagne d'affichage a été organisée pendant la nuit de jeudi à vendredi à Liège, où la CGSP et la CSC ont collé près de 300 affiches sur les organismes financiers, les écoles et les panneaux d'affichage public de la ville.
Sur ces affiches, un dessin représente un écolier aux traits de Didier Reynders, coiffé d'un bonnet d'âne, et se faisant sermonner par un professeur d'école. Vendredi matin, une distribution de tracts reprenant cette affiche était en outre organisée à la gare des Guillemins de 7 à 8h00.
La CSC et la CGSP estiment que "Monsieur Reynders a dépensé sans compter: les intérêts notionnels (+ de 2 milliards), la réforme fiscale (+ de 10 milliards) et l'aide aux banques (près de 20 milliards)". Elles ont également rappelé que les organisations syndicales de l'enseignement ont rencontré la ministre Simonet lundi et, mardi, le ministre-président et les principaux ministres de la Communauté française.
"Lors de ces rencontres, les ministres ont certes annoncé l'abandon définitif de certaines pistes d'économies, mais les perspectives budgétaires restent inchangées et continuent à inquiéter sérieusement les enseignants".
"Plus que jamais en cette période de conclave budgétaire, les enseignants continuent la mobilisation", ont expliqué les syndicats qui estiment en outre que cette politique doit être radicalement revue. "Il s'agit d'investir dans l'avenir et l'éducation de nos enfants en établissant une fiscalité plus juste, en combattant la fraude fiscale, et en exigeant un retour des banques", conclut le front commun.
12.000 personnes dans les rues de Charleroi
Une dizaine d'agriculteurs, venus dans le centre de Charleroi avec leurs tracteurs, se sont joints à la manifestation contre la crise organisée vendredi par la CSC et la FGTB.
Quelque 12.000 travailleurs ont défilé vendredi matin dans les rues de Charleroi lors de la manifestation organisée dans la ville contre la crise. En cortège, les manifestants sont montés de la place Emile Buisset jusqu'à la partie nord de la ville. Les travailleurs qui participaient à l'action venaient d'une multitude de secteurs. Les secteurs les plus touchés par la crise étaient représentés par des travailleurs venant notamment d'AGC Automotive Belgium, de Carsid ainsi que de la Sonaca où une grève a été décidée pour permettre une meilleure participation à l'action.
Les rangs des manifestants comptaient aussi une composante de travailleurs dont l'entreprise est moins concernée par les problèmes actuels. L'ensemble manifestait pour indiquer, à quelques heures d'importantes décisions budgétaires au niveau du gouvernement fédéral, le refus des travailleurs de payer pour les déboires consécutifs à la crise financière. Ils espèrent être entendus par le gouvernement fédéral.
Voici le Reynders nouveau
Il est toujours président du MR et ministre des Finances, mais le ton a changé
On lui promettait des lendemains qui déchantent et avec beaucoup moins de poésie dans le ton. Après les échecs électoraux de 2007 (fédéral) et 2009 (régions), Didier Reynders pouvait oublier la présidence du parti. Le clan Michel n'allait pas le louper... Mais la tornade bleue s'est transformée en petit courant d'air d'un soir d'été. Le président du MR entendait bien le rester. Tout comme ministre fédéral d'ailleurs, quelqu'un avait à y redire? Deux mois plus tard, Didier Reynders occupe donc toujours les deux fonctions... mais le ton a changé. Continuer à mener les deux missions de front? Pas sûr! S'il doit choisir, il restera assis sur son siège de président. Louis Michel peut-il dès lors se préparer à reprendre, au printemps 2010, son strapontin dans le gouvernement Van Rompuy? Pas si vite! La décision reste prérogative présidentielle et cela ne se fera qu'après débats et congrès promis à volonté.
Dans ses interviews de rentrée, le premier des Bleus francophones a laissé l'artillerie lourde au vestiaire: il ne flingue pas les 4,5% de la norme de croissance des soins de santé si chère à la socialiste Laurette Onkelinx, promet de combattre durement les parachutes dorés des banquiers, ne se dit pas hostile à la taxation des opérations boursières. Mieux: il taxe l'Olivier régional “ d'un préjugé, d'un a priori favorable ”, même s'il attend de voir les mesures concrètes.
Où est cette arrogance que ses adversaires lui reprochaient jusqu'au sein de son parti?Leterme et Vandeurzen « blanchis »
L'enquête sur les fuites dans l'arrêt Fortis est clôturée et selon ses conclusions il n'y a pas de preuve d'influence politique dans le dossier, selon la presse flamande qui précise qu'Yves Leterme et Jo Vandeurzen sont "blanchis".
mardi 25 août 2009
Francine De Tandt est suspendue
Lire aussi:
Bart De Smet, le nouvel administrateur délégué de Fortis holding, va débuter avec un salaire de base annuel brut de 500.000 euros. En 2010, son salaire sera rehaussé à 600.000 euros.
Sarkozy : "pas de bonus sans malus"
En découvrant que Christian Van Buggenhout, l'avocat du gouvernement dans le dossier Fortis, avait été informé préalablement du contenu de l'arrêt, l'enquête se précise. Pour le député Renaat Landuyt, on «s'approche de Reynders» car «un avocat ne demande pas la réouverture du dossier sans l'accord du client».
jeudi 2 juillet 2009
Conway: la voie du con, ou la voix des cons
Un parti nuit gravement à la démocratie depuis des décennies ; il dit se rénover, mais un duo de néo-éthico-melons cryptocommunistes lui offre pour la deuxième fois en 2 ans une nouvelle virginité, alors que l’électeur lambda a indiqué une envie de changement de mentalité, tandis qu’un nombre certain d’électeurs très bêtas, persistent et signent pour la déviance.
Trois axes majeurs, dont l’éthique, qu’ils disaient…

Un autre parti, joue le jeu de la démocratie et de l'opposition (le seul, d'ailleurs au niveau des régions, enjeu des élections – les autres sont tous partenaires dans un Exécutif ou l’autre) dénonce les graves dérives démocratiques ; mais à posteriori, on l'accuse de s'être trop "mêlé des affaires des autres".
Aujourd'hui on vient reprocher à ce parti d'opposition son fonctionnement interne (qui ne nuit potentiellement qu'à lui-même), de n'avoir pas réussi à par exemple convaincre 60000 abrutis de mordre la main qui les nourrit, de n'être pas assez lié à des syndicats menaçants et/ou les potentiels futurs disfonctionnement fédéraux ...
C'est vraiment marrant ce syndrome de Conway.
Ceci dit, même si à mon sens Reynders n'a pas trop de choses à se reprocher individuellement, c'était un mauvais signal que de vouloir d'emblée continuer à cumuler - éthiquement, psychologiquement, il fallait faire un choix et laisser monter un des très très rares hommes "de qualité" à la tête du parti, par exemple. C'est par ailleurs une constante des 3 "vieux partis" que de n'avoir que peu de personnes de premier plan, au premier plan, à l'inverse d'Ecolo qui se protège plus que les autres, de cette déviance.
Ps : paraît qu’on doit encore s’attendre « à des choses », ce matin avec Didier Gosuin, invité de Matin Première ...
Updated:
Gosuin : le cumul de Reynders « n’est pas la priorité »
Entretien Dans le débat sur le cumul ministre/président de parti, le FDF se range globalement dans le camp de Didier Reynders. Didier Gosuin, bourgmestre d’Auderghem et chef de groupe au Parlement bruxellois, invite toutefois à « un discours vérité au lendemain du 7 juin, contre une certaine langue de bois ». Mais il n’apprécie pas pour autant les interviews de certains collègues…
La Revue de Presse belge 2/7/2009
02.07.09 - 09:04
Le sort du président du MR suscite toujours beaucoup de commentaires dans la presse francophone. Alain Carlier a parcourru les principales gazettes belges et vous en dresse un consensé.
La Libre n'hésite pas à titrer en une "Danse du scalp autour de Didier Reynders". Le journal plonge dans le MR, un parti que le cumul de son président divise profondément. Mais Didier Reynders a son sort en main et a entamé une course contre la montre. Il est le seul habilité à convoquer un scrutin présidentiel anticipé. Ce qu'il n'a aucunement l'intention de faire . Les cadres du parti sont majoritairement pour qu'il abandonne l'une de ses deux casquettes.
Didier Reynders, est-il le génie politique qu'il croit être s'interroge Francis Vandewoestyne.
Sa vraie erreur a été de vouloir imposer un cumul inadapté à ses fonctions.La vraie erreur de ses partisans a été d'accepter ce cumul. Son salut ne sera pas dans la fuite, mais dans la capacité qu'il aura d'écouter, à démocratiser le fonctionnement interne du MR. Cela suppose une certaine modestie, une grande capacité à pratiquer l'autocritique, une forme d'abnégation au profit de son parti.
Peut il encore cultiver ces qualités ou est il déjà trop tard?
C'est dans La Libre.
Au MR , on attend Reynders écrit Le Soir, aprés les dissensions affichées ces derniers jours, quelle sera la réaction du chef de file libéral? Pas sur que ce sera avant la rentrée pense Martine Dubuisson
La DH analyse aussi la rébellion au MR, la menace pour les libéraux est une spirale négative comme pour le PSC de Nothomb écrit Christian Carpentier, avec des déballages incessants, une image de cafouillage. et à un moment , une crise qui deviendrat irréversible.
Le climat est à l'orage au MR, mais la vrai question, écrit Vers l'avenir , qui serait en mesure d'hériter de la présidence des libéraux francophones
Lire aussi:
A bord du Titanic
Je n’ai malheureusement pas retrouvé sur son site ni sur celui du Soir ce dessin de Pierre Kroll que j’aurais voulu citer ici parce que, sans être le plus drôle du caricaturiste, il était sans doute le plus pénétrant des éditos qu’on ait lu vu sur le MR ces jours-ci. Didier Reynders, les yeux cernés par la pelle du 7 juin, y constatait sobrement, après la réunion de l’intergroupe parlementaire des réformateurs: « Je le savais, ils n’ont pas de couilles» .
Le MR au bord de l’explosion
Comment certains élus du MR persistent à croire que tout va bien dans le meilleur des mondes au sein du MR et que Didier Reynders doit rester à la tête du parti, ministre et vice-ministre du fédéral. Il ne se passe pas deux jours sans que les médias relaient le malaise persistant depuis le soir des élections au sein du MR. Après Maingain la semaine dernière qui soutenait Reynders, puis Deprez qui menaçait de quitter le parti, c’était au tour de Sabine Laruelle hier dans Le Soir de défendre Reynders. En suivant ce feuilleton, on a la conviction que certains sont aveuglés par leur foi et leur indéfectible fidélité. Malheureusement, lorsqu’on analyse jour après jour l’impact médiatique de cette incapacité à se remettre en question plus rapidement au sein du MR, on ne peut que se rendre à l’évidence, la situation ira en s’empirant si le parti demeure dans l’incertitude. La politique de communication et d’information du MR continue à faire des ravages. Aujourd’hui, après l’intervention de Laruelle, c’est au tour de Jacqueline Galant (aidée par Jean-Paul Wahl dans Le Soir) d’obtenir une pleine page dans la libre Belgique pour aller dans le sens contraire de ce que Laruelle a dit hier. Rien que ces deux pages de visibilité du MR en deux jours démontrent l’urgence de trancher et de se remettre en question. La lucidité de certains est inversement proportionnelle à l’aveuglement des autres. Béatrice Delvaux résume très bien la situation dans son édito du jour: Reynders a tout cadenassé depuis le 7 juin pour le pire et non le meilleur.
"Pour une élection interne au MR"
Jacqueline Galant veut rendre la parole aux militants du MR : "Il faut organiser un scrutin pour la présidence à l'automne". "C'est indispensable !"
Jean-Paul Wahl a ciblé Didier Reynders
Jacqueline Galant monte dans les tours. La bourgmestre de Jurbise, auteur d’un carton en voix de préférence le 7 juin dernier dans le Hainaut, demande l’organisation d’une élection présidentielle.
Pourquoi sonnez-vous une nouvelle charge contre Didier Reynders ?
Ce n’est pas une nouvelle charge. Il s’agit simplement de dire que le débat interne au MR est loin d’être clos. J’ai cru comprendre que certains entendaient remettre un couvercle sur la casserole, qu’ils niaient les évidences - à savoir que nous avons perdu les élections et que notre stratégie a été mauvaise - et qu’ils ne voulaient plus en débattre. Je les avertis : c’est la meilleure façon de faire tout exploser Aujourd’hui, je demande que l’on rende la parole aux militants du Mouvement réformateur !
Lundi, l’artificier Jean-Paul Wahl a ciblé Didier Reynders
C'était au tour du député- bourgmestre de Jodoigne de contester le président.
Ping-pong. A Charles Michel lundi ("Matin Première"), venu placer son refrain préféré "c’est à Didier Reynders à tirer lui-même les conséquences de la défaite du 7 juin", a succédé Sabine Laruelle mardi ("Le Soir") pour marteler que cette défaite était "une défaite collective" et que Didier Reynders conduirait bien le parti pour le scrutin de 2011. Aucun doute là-dessus, a assuré la Namuroise.
mardi 23 juin 2009
Accroche-toi Margaux !
Charles Bricman est aussi revenu sur cet article que je mentionnais dans "Il a bon dos, Reynders"Je réagissais de cette façon à son analyse:
J’ai trouvé aussi que cette interview était assez remarquable sur le fond des propos.D’autre part, j’ai lu et entendu moult fois l’axiome suivant :
« leur campagne s’est limitée presque exclusivement à taper sur le PS »
Il faudrait que l’on puisse se souvenir que le MR est le seul et unique des 4 premiers partis, à être mis dans toutes les oppositions au niveau régional et qu’à ce titre, il joue sainement son rôle. Au-delà du débat contradictoire, pierre angulaire de notre démocratie, il y a aussi la veille saine de notre fonctionnement démocratique, salement mis à mal.
Qu’à l’inverse, on est en droit de se poser des questions concernant la « certaine complaisance » des partenaires, par rapport à une série de dérives aussi nombreuses qu’inquiétantes ; de pouvoir aussi déclarer les bilans des législatures bonnes, quant objectivement elles sont mauvaises ou cata, comme à Bruxelles.
Bizarrement, Ecolo au pouvoir (cfr vidéo de Céline Fremault du cdH) en perd subitement tout son pouvoir critique et d’indignation. Ne pensons qu’aux simples problèmes, d’enseignement/formation, emploi et spécifiquement des jeunes, mobilité, logements, …
Ceci est d’autant plus cocasse que lors des émissions politiques traditionnelles du dimanche, je n’ai rien entendu d’autre que des critiques à l’égard de Reynders, alors que la campagne est terminée et que l’heure est à la construction et à la négociation (sans le MR, Reynders et les siens, s’il fallait encore le préciser) d’un programme dont on ne sait absolument rien, après plus d’un semaine … On « rencontre des gens » ; à se demander comment ils ont écrit leur programmes politiques et surtout comment ils ont pris en compte les réalités socio-économiques du terrain pendant la dernière législature … alors qu’ils étaient déjà au pouvoir ?
Pour un observateur attentif de la vie politique, il est aussi assez cocasse qu’on semble déjà « oublier » les critiques sempiternelles et féroces d’Ecolo (mais justes) pendant tout la législature en RW et de voir du jour au lendemain un Marcel Cheron et au soir du Conseil de Fédé expliquer penaud, pourquoi il est bon de s’associer aux mêmes que l’on a critiqué inlassablement pendant 5 ans … après avoir aussi expliqué pendant une semaine que l’éthique était un axe majeur de la politique à mener.
Quand la realpolitik est du realcomik.
Lire aussi:
S. Vanackere, P. Magnette et J. Fernandez-Fernandez ne prêteront pas serment ce mardi
Les deux ministres fédéraux Steven Vanackere (CD&V) et Paul Magnette (PS), ainsi que la secrétaire d'Etat Julie Fernandez-Fernandez (PS) ont été élus le 7 juin, l'un au parlement bruxellois et les deux autres au parlement wallon. Ils ne prêteront pas serment ce mardi en raison de l'absence du Roi.
En effet, pour pouvoir prêter serment, les trois ministres doivent démissionner de leur poste ministériel pour quelques heures. Comme c'est devenu une tradition, les élus démissionnent de leur fonction, prêtent serment en tant que parlementaires et immédiatement après sont renommés ministres et reprêtent serment entre les mains du Roi. Ce qui n'est pas possible mardi, en raison de l'absence du souverain.
Cette procédure devrait être respectée, même si le nom de MM. Vanackere et Magnette sont cités pour entrer l'un dans l'exécutif bruxellois et l'autre dans l'exécutif wallon.
Comment compose-t-on le gouvernement bruxellois?
Négociations pour la Région bruxelloise
Les négociations pour la formation d'un nouveau gouvernement bruxellois avancent. Francophones et néerlandophones se rencontrent pour la première fois ce jeudi. Autour de la table: un représentant de chaque parti. On n'attend pas de décision concrète.
Cette réunion est une première prise de contact. Il faut dire que les règles pour former un gouvernement bruxellois sont très claires. L'idée c'est de ne pas faire jouer les rapports de force entre francophones et néerlandophones. Chacun choisit (à son tour) ce que l'on appelle un paquet de compétences.
Une loi spéciale fixe la répartition des attributions entre ministres du gouvernement bruxellois. Au moment de se répartir les portefeuilles, les membres du futur gouvernement se retrouvent face à cinq paquets de compétences. Des paquets fixés une fois pour toutes mais pas spécialement homogènes puisque emploi et économie, par exemple, font partie de paquets différents.
En pratique, les partis francophones bénéficient des deux premiers choix. Vient ensuite le tour des partis flamands. Le choix du quatrième paquet revient aux francophones, les flamands héritant du cinquième et dernier choix.
Ensuite, rien n'empêche les partenaires, de commun accord, de faire glisser une compétence d'un paquet à l'autre. C'est ainsi que le cdH Benoît Cerexhe a géré l'emploi et l'économie, au départ logés dans des paquets différents.
Quant aux secrétaires d'état, ils reçoivent des attributions piochées par les ministres au sein de leur propre paquet de compétences. Ainsi, par exemple, les attributions d'Emir Kir et de Françoise Dupuis, dans le gouvernement précédent, provenaient du paquet du ministre-président Charles Picqué.
La méthode est compliquée. Mais elle permet à chaque groupe linguistique de prendre en charge des compétences substantielles, sans faire jouer les rapports de force entre communautés.
De son côté, le parti bilingue Pro Bruxsel critique ce critère de coalition symétrique qui prévaut dans l'installation des gouvernements. Bruxelles mériterait un gouvernement mis sur pied par les Bruxellois en tenant compte des résultats des urnes et pas d'un lien factice avec la Wallonie, dit-il.