mardi 1 décembre 2009
Michel, le bourlingueur
Lire aussi:
Louis Michel, l'encombrant sauveur?
Lors de la première émission de la saison de "Répondez à la question", le député européen, ancien ministre et ancien commissaire européen Louis Michel n'a pas dissimulé son différend avec le patron du MR, Didier Reynders. Se posant un peu là, il se ménage toutes les possibilités.
Lorsqu'on lui demande si oui ou non Didier Reynders doit quitter la présidence du Mouvement réformateur, Louis Michel ne répond pas directement "C'est à lui de répondre à cette question-là. C'est difficile de répondre par oui ou par non. Il a la légitimité jusqu'en 2012". Mais il précise très vite : "Lorsqu'en 2004, je n'ai pas été à même de conduire le parti dans les majorités régionales suite à ce qui s'est passé avec M. Di Rupo ; et bien je suis parti parce que j'avais le sentiment que quelqu'un, et qui d'autre que le président, doit prendre la responsabilité rédemptrice d'assumer". Peut-on mieux montrer le chemin à l'actuel président? "Je crois que c'est un signal que bon nombre de personnalités au parti attendent. Ceci étant dit, c'est lui qui a le pouvoir du dernier mot".
Louis Michel est fin politique. Il comprend que le style et le ton de Didier Reynders indispose une partie de l'opinion mais il sait aussi que l'affrontement direct avec le Liégeois pourrait déservir sa cause autant que celle de son fils. Il se dit "disponible pour reconquérir l'opinion", ce qui laisse la porte ouverte à bien des perspectives même s'il ne se dit pas "tenté" par la présidence. "Je suis très bien là où je suis mais je suis évidemment disponible pour aider". Pas tenté mais disponible, ça sent le sacrifice...
Didier Reynders, "pas un atout pour le MR"
Celui qui fut président du MR avant 2004 ne dit pas que Didier Reynders est directement responsable de l'échec. "Nous avions un bon programme, le même que celui qui avait permis la victoire triomphale de 2007", souligne-t-il, rappelant au passage que la stratégie d'affrontement de Didier Reynders avait alors fonctionné. "Cette stratégie de bipolarisation offrait un choix très clair à l'électeur". Alors ce qui n'a pas marché cette fois-ci? "Peut-être l'affaire Fortis, même si je prétends qu'il a fait exactement ce qu'il fallait faire, et il a assumé sa mission d'homme d'Etat."
Mais après les fleurs, les épines : "Ici et maintenant, on ne peut pas dire que [Didier Reynders] soit un atout pour le MR. Manifestement, il y des courants contraires". Mais il ne faut pas s'attendre de sa part "à des coups fourrés, à des coups sordides". "Il n'y a pas de clan Michel ! ", tranche-t-il à destination de ceux qui en douteraient. Il nie d'ailleurs fermement avoir téléguidé les attaques contre Didier Reynders émanant de personnes proches, comme Jean-Paul Wahl, député wallon et son successeur sur le trône mayoral jodoignois.
S'élevant du reste avec une certaine majesté contre ceux qui le penseraient coupable de tels forfaits, il tonne, indigné : "Est-ce que vous croyez vraiment Louis Michel assez stupide pour envoyer au casse-pipes pour attaquer Didier Reynders celui qui est son successeur à Jodoigne? Je dois d'ailleurs vous dire que j'ai dit à Jean-Paul Wahl que ça m'embarrassait, sa démarche, parce que si quelqu'un d'autre le fait, bon soit, mais que ce soit mon successeur à Jodoigne qui est un ami proche qui le fasse, ça donne évidemment à supposer... (...) Ceci étant dit, ils ont exprimé tout haut ce qu'ils entendaient autour d'eux, pas seulement dans l'opinion publique mais aussi dans le parti". Même pas vraiment fâché, quoi.
Une affaire de "body langage"
Pas de réelle différence à ses yeux entre le MR façon Louis Michel et le MR dirigé par Didier Reynders. "Didier Reynders n'a pas modifié la ligne politique". "Il n'est pas plus à droite", et si certains le disent, c'est seulement "l'impression qu'il donne ; et il est évident que le style de Didier Reynders, son vocabulaire, sa sémantique, même son 'body langage' donnent le sentiment qu'il est beaucoup plus carré, moins empathique". On a connu des compliments moins ambigus. Persistant à ne voir aucune différence entre le MR d'hier et celui d'aujourd'hui, il relève toutefois que "dans la manière de porter le message", le style de Didier Reynders est "évidemment différent".
Pour un "libéralisme à visage humain"
Louis Michel refuse de se positionner sur un axe gauche-droite, contrairement à la volonté affirmée de Didier Reynders de positionner le MR au centre-droit. "Je suis pour un 'libéralisme à visage humain' ", souligne le Jodoignois, qui manie manifestement les références historiques avec un humour tout particulier. Il serait donc, lui, le mieux placé pour animer le 'printemps des réformes', même s'il ne dit pas -l'humour à ses limites- que Didier Reynders jouerait alors le rôle du gardien de l'orthodoxie.
L'homme qu'on annonce à la tête de l'Assemblée générale des Nations Unies pour la prochaine session n'insiste pas trop sur ce départ éventuel. Au contraire, n'ayant de cesse de manifester sa disponibilité à l'égard de son parti et de la scène nationale, il répète -convoquant les mânes de son prédécesseur à ce poste, le socialiste Paul-Henri Spaak- qu'il est un homme politique à part entière.
Et il se délecte, tous comptes faits, d'avoir amené les vice-premières Laurette Onkelinx et Joëlle Milquet à lui rappeler son devoir de neutralité. Car qui pourrait douter de sa loyauté ?
mardi 13 octobre 2009
"Oh, Carla Bruni, elle est pas si terrible que ça "
- Paul Magnette à Charles Michel : "On est tous jaloux. Toi, tu as eu de la chance à New York, tu as participé à une réunion avec Carla Bruni "
- Charles Michel à Paul Magnette :
"Ça, Paul, c’est l’effet 07"(0,7 %, pour le budget de la Coopération)
- Sabine Laruelle : "Oh, Carla Bruni, elle est pas si terrible que ça "
(Pour la suite, deux versions)
Charles Michel :
"Nos regards se sont croisés et elle a quand même un regard impressionnant"(version de Charles Michel) ou
Charles Michel :
"A un moment, j’ai croisé son regard, et il s’est passé quelque chose"
Source anonyme
Les "fins limiers" de "Voici" : "Carla Bruni draguée par le ministre belge Charles Michel ! [ ] Pour ceux qui ne connaissent pas ce libéral belge, il est ministre de la coopération au développement et un fieffé dragueur. Jamais un homme politique ne s’était laissé aller à faire une déclaration aussi enflammée, brisant du même coup le respect dû au Chef de l’Etat Français dans le protocole"
Le "Daily Mail", évoque un incident qui menait la Belgique et la France au bord de la querelle diplomatique. Et en rapportant ces commentaires de la part d’une source à l’Elysée :
"les propos tenus par Charles Michel sont insultants [ ] La première Dame est très heureuse en mariage"
... ce que confirme la maman de Charles Michel (Martine) :
"Charles !, Carla Bruni est une femme mariée"
La seule chose qui me choque dans cette histoire (outre les ragots colportés par la presse à partir de conversations d'ordre privé, mais de personnages publics - avec les (in)conséquences prévisibles) , c'est le
"Oh, Carla Bruni, elle est pas si terrible que ça "
qui devrait valoir effectivement à la Belgique une déclaration de guerre (minimum), dans les heures qui suivent.
En final, on peut encore constater de nouveaux coups sous la ceinture, afin d'essayer de discréditer ce type de membre de l'Exécutif; la source de l'info étant anonyme et visiblement d'origine francophone sur un panel de 5-1 ...
Il est donc clair que la source doit être Sabine Laruelle, verte-bleue de jalousie.
Voir aussi, le "Clan Michel":
Lire aussi:
Trois cas de gale à l'Elysée
Il s'agit de trois sous-officiers en service au palais...
Une maladie qui fait tache au milieu des ors du palais présidentiel. « Trois suspicions de cas de gale ont été signalées durant la période estivale sur trois sous-officiers en service au palais de l'Elysée », a affirmé, lundi, le service de presse de la présidence de la République.Regard entre Charles Michel et Carla Bruni ? "Une taquinerie" d'un collègue
Inquiet d'un éventuel effet boule de neige négatif sur son image, Charles Michel s'est empressé de publier un communiqué de presse concernant un échange de regard qui aurait eu lieu entre le secrétaire d'Etat à la coopération et la First Lady française, Carla Bruni-Sarkozy. Il dit avoir subi une simple "taquinerie" d'un collègue.
Maingain lassé des sorties répétées contre Reynders
Le président du FDF, Olivier Maingain, se dit lassé des sorties répétées dans la presse de certains mandataires du MR. Il invite par ailleurs Louis Michel à mettre son talent au service du parti.
lundi 5 octobre 2009
"Politique laibérale de dérégulation ..."
Un accord de vingt pays mais pas de retour aux quotas
Vingt pays dont la Belgique se sont toutefois mis d'accord pour exiger autre chose que les simples lois du marché. Ils veulent aussi de vraies décisions dans 15 jours à Luxembourg.
Du côté des agriculteurs certains demandent que les producteurs puissent se rassembler et fixer ensemble le prix auquel ils vendront leur lait, ce qui pourrait poser des problèmes de concurrence dit on du côté de la Commission.
La commissaire Marianne Fischer-Boel propose quant à elle l'installation d'un groupe d'experts issus des Etats membres et de la Commission. Elle n'entend pas se laisser impressionner par les manifestations: les images de lait répandu dans les champs ont choqué, at-elle dit aux ministres. Certains pays où l'on crève de faim n'ont pas compris que des agriculteurs puissent gaspiller de la nourriture pour obtenir davantage de subsides, a-t-elle tenté d'expliquer. Pas de quoi calmer les producteurs installés devant les bâtiments du conseil.
Agriculteurs excédés
Les agriculteurs, mis au courant de la non décision des ministres européens, déversent actuellement du lisier sur les forces de l'ordre et lancent des projectiles. Selon la VRT, ils enverraient également des cocktails Molotov. Les policiers ont du faire usage des auto-pompes à plusieurs reprises.
MatinPremière : Un petit mot Paul Magnette… Vous avez entendu comme moi, qu'il y a beaucoup d'agriculteurs mobilisés aujourd'hui, qui se donnent rendez-vous à Bruxelles. Vous connaissez très bien la politique européenne, vous l'avez étudiée pendant longtemps. On pense bien qu'ils vont avoir du mal à obtenir une décision au niveau européen. Quelle est la solution, au niveau belge, qu'il faut trouver pour ces agriculteurs, selon vous, côté PS ?
PaulMagnette : Il faut agir à tous les plans. Il faut d'abord, je crois, pas renoncer au plan européen et j'entends que Benoît Lutgen et Sabine Laruelle, continuent de dire : si le système des quotas, un moment donné, doit être arrêté, il faut un autre système de régulation. Un marché agricole pure, de pure concurrence, ne marchera pas. Il nous faut aussi des mesures au plan belge, le PS a demandé un observatoire des prix, il existe, j'ai demandé des enquêtes sur le prix du lait, qui ont montré que quelqu'un se sucre sur la marge du prix du lait, entre le producteur et le consommateur. Il faut aller plus loin dans ces enquêtes. J'entendais que Louis Michel préconisait de faire un observatoire des prix au plan européen, et bien sur ce plan il aura tout le soutien du PS.
Lire aussi:
Nationalisons le secteur du lait!
Il faut nationaliser le lait.
La situation du secteur laitier est catastrophique.
Le ministre Lutgen nous a mis sur la voie. Régulation, subventions, quotas.
(Là où l'on peut se demander s'il n'a pas passé l'après-midi avec « Papa » et partagé bien autre chose que des idées, c’est quand Lutgen propose d'introduire un « marché à terme du lait », marché où, par définition, vont se retrouver les « monstrueux spéculateurs capitalistes qui ont provoqué la crise ». Et où certains vendront du lait qu’ils n’ont pas encore produit, quelle honte !
Pardonnons donc au ministre cet écart de langage. Il n’a pas dû comprendre ce qu’il disait.)
Lait : 20 pays pour une nouvelle régulation
Vingt Etats membres de l'Union européenne, dont la Belgique, se sont mis d'accord sur la nécessité d'une nouvelle régulation du secteur laitier. Ils veulent renforcer les agriculteurs face aux autres acteurs du marché, comme l'industrie transformatrice et les supermarchés. Le retour des quotas n'est pas à l'ordre du jour. La Commissaire européenne à l'Agriculture est sceptique.
A voir et à lire : Les tracteurs sont entrés dans Bruxelles
jeudi 30 avril 2009
Camarade Elio, plus de clarté, svp !
Maurice Bayenet:
"Nous voterons le décret même si nous avons des réserves sur la légalité de certains points"
Sur le fond, je ne suis pas si sur qu'il y avait cette urgence ... l'éthique, n'est pas instinctif chez les parlementaires wallons ?
Un avis du Conseil d'Etat sur le texte commun auquel ont abouti le PS, le MR, le CDH et Ecolo est-il réellement un luxe ?
Michel (WTF, un ministre fait des recommandations à sa tutelle, pour un projet dans lequel -en plus- il affirme depuis des lustres ne plus être impliqué ???!? - mais pourrait l'être ?) et Frédéric Daerden ont demandé à José Happart de ne pas demander l'avis du Conseil d'Etat (qui s'est déjà prononcé sur les propositions de décret déposées par les groupes PS, MR et Ecolo) et "de mettre fin à cette saga qui a déjà trop duré" et qui ne les rendait que plus visible sur ce mauvais profil. Existe-t-il un bon, d'ailleurs ?
De toute façon, l'objectif final est de toute façon de trouver à le contourner ... alors ?
Effectivement, dans le prolongement, il y avait le "Répondez à la Question !" , avec un débriefing à ne pas rater, ce jeudi à 15H :
Au menu, ce qui est devenu un grand classique : la Walifornie !
Dans les réponses, on relèvera des choses douteuses et inadmissibles pour un Grand Leader Charismatique et patron d'un organisme qui vit maintenant grâce au financement public :
"ce sont des moyens financiers du groupe parlementaire wallon"
"J'imagine que quelqu'un va s'assurer que ce sera remboursé"
"le groupe parlementaire, d'après ce que j'en sais, rembourse pour aller très vite par rapport au Parlement"
"Je ne connais pas les situations individuelles et il ne faut pas m'en vouloir si je ne suis pas derrière chaque parlementaire pour demander s'il a fait un versement ou pas"
"Le groupe socialiste s'en préoccupe"
"j'ai appris qu'il y a un engagement pour rembourser et j'espère qu'il en sera ainsi"
Lire aussi:
Réviseurs: Happart n'enverra pas le texte au Conseil d'Etat
Le président du parlement wallon, José Happart, n'enverra pas la proposition de décret relative aux réviseurs d'entreprises au Conseil d'Etat, a-t-il fait savoir jeudi, au début de la séance plénière du parlement wallon.
Elio Di Rupo: "Les patrons de banque devant la Justice"
"Les patrons de banques devraient être trainés devant la justice, c'est un minimum". Voilà une phrase d'Elio Di Rupo qui n'est pas passée inaperçue mercredi soir dans "Question à la Une".
Remboursez !
Elio Di Rupo était l'invité de l'émission politique de la RTBF, "Répondez à la Question !"
CALIFORNIA GATE : Arrêtons de prendre les citoyens pour des idiots !
Arrêtons de prendre les citoyens pour des idiots !
Ce mercredi, le Président du PS, Elio Di Rupo, était l’invité de l’émission répondez@laquestion de la RTBF.
A propos du remboursement des frais de la mission :
Le vendredi 10 Avril, le PS et ensuite José Happart, communiquent que l’intégralité des frais exposés par la Mission Californienne sera remboursée.
Remboursez !
Prestation assez lamentable de l'invité sur le fond, mais beaucoup plus surprenant pour ce PDG de boite de com', sur la forme; le camarade-président s'est montré plus d'une fois fort énervé, hors de lui, dépassé par la situation, destructuré dans ses réponses et très régulièrement à côté des sujets fort précis abordés par ses contradicteurs, qui cette fois étaient à la hauteur dont un Christian Carpentier assez impressionnant d'impassibilité ... avec à l'occasion un François de Brigode, plus souvent pris de pitié, qu'intraitable avec son invité mis sur le gril, non par l'émission elle-même, mais par l' "immensitude" des "affaires" inextricables, injustifiables et autres batteries de casseroles traînées par ses "petits" camarades.
Une foultitude d' "affaires" ont été abordées, comme sujets.
Un des clous des réponses foireuses, autant qu'inadmissibles a été l'histoire du remboursement du voyage dans l'Eldorado ...
Autre exemple et fait remarquable, un des sujets (brûlant d'actualité et de scandale) avait été visiblement et spécifiquement "réarrangé" en vue/à cause de l'émission: J. Happart réticent à la proposition sur les réviseurs
Malgré les réticences affichées par le président du parlement wallon, José Happart (PS), les groupes socialistes et CDH du parlement wallon entendent que la proposition de décret relative aux réviseurs d'entreprises soit votée ce jeudi en séance plénière. C'est également ce qu'ont demandé les Daerden père et fils.
Lire aussi:
Répondez à la question, Monsieur Di Rupo, émission de cette semaine de la rtbf.
Difficile de regarder et en même temps noter. Il n'empêche qu'à une question concernant l'afflux de capitaux, moyens publics et autres concentrés sur Mons, tels la venue de Google, Microsoft, Mons capitale culture européenne..., ceux qui écoutaient ont pu entendre quelque chose du genre qu'en Wallonie il y avait des talents, des potentiels, des pôles ... dont "Namur, Liège, Charleroi sont..." (et là, malheureusement, je n'ai plus les termes exacts).
mercredi 28 janvier 2009
L'ennemi, c'est le MR !
"D'ailleurs au PS on s'entend bien, vous verrez bien; il y a des grands accords qui se font, ... allons"
Sabine Laruelle, extrait de l'Invité sur RTL du 25 janvier 09:
Lire aussi:
Le "couac sur la KBC"
vendredi 10 octobre 2008
RAQ#1: Débriefing sauvach’
C'est le deuxième, après le débriefing "sain et courageux" de Johanne Montay et François De Brigode
Lire aussi:
La blogosphère flingue la RTBF
Hier soir, en écrivant mon billet précédent, je me sentais un peu mal à l’aise (à moins qu’en réalité, j’aime plutôt ça…) à l’idée d’avoir à prendre la défense de Bart De Wever que la RTBF avait confronté à quatre inquisiteurs que j’avais trouvé plutôt agressifs et partiaux, peu intéressés aux réponses apportées à leurs questions.
Je me trompais. Dans la blogosphère, aujourd’hui, l’opinion est à peu près unanime: ce premier numéro de Répondez @ la question pouvait à la rigueur séduire les amateurs de catch à cinq (4 contre 1) et de télé-réalité un peu trash, mais comme émission politique, c’était partial, facile et de mauvaise foi. Et le grand vainqueur de la confrontation a été Bart. Ce qui n’était probablement pas le but recherché…
Bart @ R@Q (I)
Répondez @ laquestion fait réagir
La nouvelle émission politique de la RTBF a suscité la polémique sur son site Web. L’audience, elle, était au rendez-vous
Oui … le pire est arrivé : un bide total !
Quelle déception !
Il serait temps que les journalistes qui se veulent être des référents politique aillent voire ce qui se passe en France (Serge Calvi entre autre) …
Il semble que ma déception est partagée par nombreux internaute (voir sur le site de la RTBF)… car l’attente provquée par la chaine de service publique a été distillée dans tout les médias.
“Répondez @ la question !” mais surtout “Fermez-la !” by Pascal Alberty
Ce mercredi 8 octobre se déroulait la première de l’émission “Répondez @ la question !” sur la Une télé (RTBF). Premier invité (de choix), Bart De Wever, président de la N/VA.
Je totalement contre les propos et les idées de Bart De Wever, mais je trouve encore plus scandaleux la manière dont cette émission se déroule. Parle-t-on de journalisme ou de mascarade ?
Mauvaise foi de journalistes Author: Francois
Mercredi soir, la RTBF proposait une nouvelle émission politique : “NOUS AVONS LES MOYENS DE VOUS FAIRE PARLER” ou plus sérieusement “REPONDEZ A LA QUESTION”.
Le microcosme de la blogo-twitto bulle francophone est assez unanime sur la façon pernicieuse dont l’émission s’est déroulée. Tom, Diederick, Baudouin, Melissa, Zoltan, Damien, Charles, etc.
jeudi 9 octobre 2008
Bart @ R@Q (I)
Ce n'est pas spécialement juste un titre abscons; je faisais la promotion de cette nouvelle émission politique de la RTBF ici dont la première diffusion se tenait ce mercredi 8 octobre en direct des halles Saint-Géry à Bruxelles.L'invité était Bart (De Wever), le président de la N-VA.
Comme le suggérait fort aimablement Damien Van Achter dans une communication, je vous propose "mes remarques et idées pour améliorer le schmilblick, qui est "une première fois" et comme toutes les premières fois, il y aura sûrement moyen de faire mieux à la suivante :-)" précisait-il justement fort à propos. Et décidément, ce Damien est dans le coup de beaucoup de nouvelles émissions à la RTBF- bientôt même une nouvelle télé, Damien ?
Préambule: je n'ai assisté qu'à l'émission à la télé, mais je n'ai pas participé (surprenant, n'est-il pas ?) à la partie "Ouaib" - himself est parti dormir, car fiévreux comme une bourse en attente d'une reprise de cotation de l'action Fortis.
Dans le désordre, bien que ... ou dans l'ordre, bien que, du moins un début de quelque chose :
- Certains aspects de la promotion de l'émission passée en boucle à la retebef (et les promotions en boucle à la retebef m'irritent déjà beaucoup) semblaient un peu "populeux" ou "cheap" et reflétaient ou laissaient transparaître déjà les faiblesses télégéniques de la vraie émission, pourtant très colorée "nouvelle tendance".
Je ne veux pas être désobligeant avec Bertrand Henne qui est un excellent homme de radio, mais son style a mis du temps à se fondre dans l'ensemble; sa première question -excellente du reste, tout comme la réponse pleine de dérision cynique (reprise dans le best-of maison) a été le premier (et aussi rapide que redouté) "plat" dans l'émission.
La remarque est la même que pour Johanne Montay et Luc Van der Kelen, un "petit bonjour" (pour la forme à la télé, même si je suis certain que cela s'est passé avant l'émission dans la vraie vie) est de mise, tout comme 3 mots d'introduction avant la première question par chacun, permettent une entrée en matière "moins brute de décoffrage" ou moins "peloton d'exécution" anonymisé, sans les sommations d'usage dans une parodie de justice stalinienne (Vichy, c'était déjà pris).
Question accueil, François de Brigode va même jusqu'à serrer la main de l'invité, jouant ainsi peut-être au gentil (journaliste/policier), voire même décontracté pour ne pas dire familier en s'asseyant plus tard, semble-t-il sur le desk; les autres jouaient-ils donc le rôle des méchants (et malpolis) ?
Le choix d'un panel de journalistes contradicteurs issus de médias différents était fort intéressant dans le concept.
Toujours côté prom', un "teaser trailer full embedded" aurait été sympa, d'autant plus que la deuxième partie était spécifiquement dédicacée ouaip. Cela aurait facilité la tâche des webophiles, mais peut-être quelque chose m'a échappé.
La vidéo prom de Damien possède ce côté sympa qu'on lui connaît et l'article associé est assez exemplaire, de même que les divers reportages qui seront projetés: pertinents, ad'hoc, légers, dynamiques et "punchy".
Le choix de l'invité
Le choix de ce Samuel Beckett du théâtre politique belge était bon dans l'absolu et en valeur relative, car Bart est un homme (politique) mort ou qui prépare ses obsèques (et je ne fais pas référence aux inadmissibles menaces réelles de mort à son égard), malgré des propos surprenants de pari sur une victoire de la N-VA lors des prochaines élections ... ??? alors que les sondages mettent déjà hors-jeu la N-VA. C'est aussi une personne qui répond de bonne grâce à toutes les questions - ce n'est pas un adepte de la langue de bois. Un bon client , quoi.
Mais/et il fallait faire vite, car dans un an, si on le ressortait de sa boite, ce sera déjà une antiquité, sauf si comme pour Dehaene, c'était pour le propulser président d'une grande banque "belge" ou mieux, flamande.
(to be continued)
Lire aussi:
Répondez @ la question Mis en ligne par melissa
Détournée par un ami à la sortie du bureau, je suis rentrée prendre au vol la nouvelle émission politique de la RTBF qui essuyait les plâtres à deux pas de chez moi. J’ai rejoint Marie, Baudouin, Zoltán, Frédéric et Thomas , tous branchés à leurs appendices (iPhones ou portables afin de Twitter tout cela en live) lors de la deuxième partie qui se déroulait uniquement sur internet. Le principe? les journalistes posent leurs questions, et celle du public qu’il soit sur place, par sms, e-mail ou webcam.
Alors, vu depuis le petit écran, qu’est-ce que ça donne?
Bart De Wever: ten points
Ils sont fous, à la Retebe??!? Hier soir, la nouvelle émission “Répondez @ la question” a remis un concept au goût du jour: le tribunal médiatique.
La première de RAQ, RTBF pur style
Le concept de l'émission "Répondez à la Question" réside dans l'interactivité proposée par la RTBF, avant, pendant et après le débat, en télé et sur le web.
Ce soir, les Halles Saint-Géry accueilleront une nouvelle émission politique de la RTBF : Répondez@laquestion qui sera diffusée en direct ce soir à 20 h 20 sur la Une.
Comment rendre Bart De Wever (presque) sympathique Published by Somebaudy
La réaction d’un homme politique quand un journaliste lui pose une question devant les caméras est de prendre la parole, pas forcément de répondre à la question. En ce sens, l’initiative de la RTBF est plutôt une bonne idée. L’émission d’hier soir ressemblait plus à un numéro zéro qu’à une version définitive