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mercredi 18 mars 2009

Les "coachings" au Forem

C'est cela, le mal wallon: (Hyper-)Politisation dans la République des Camarades.

La Commission de l'Emploi du parlement wallon a rejeté, majorité contre opposition, la proposition de résolution du MR et d'Ecolo demandant au gouvernement de faire la lumière sur les "coachings" dont ont bénéficié certains hauts dirigeants de l'Office régional de l'emploi et de la formation en vue d'un "assessment" au Selor. Au total, 71.000 euros ont ainsi été déboursés.
Marcourt a laissé entendre qu'il avait dû demander à l'administrateur-général de rembourser l'argent.
"Lorsqu'on décide pour soi-même, que ce soit légal ou non, on se fait couvrir et je l'ai dit à Méan. Suite à cet entretien, le remboursement a eu lieu"

Le comité d'audit du Forem se penche actuellement sur ces "coachings". S'il devait conclure à des fautes, le ministre ordonnera une enquête administrative, a-t-il précisé.
Marcel Cheron:

"Il ne s'agit pas de formation interne mais de bénéficier de l'argent de l'institution pour promouvoir sa carrière. J'espère que l'on pourra quand même se quitter en étant d'accord pour dire que ça ne va pas"

Willy Borsus a également attaqué le ministre sur les marchés passés par le Forem pour ces formations. Comme depuis quelques mois, les Réformateurs ont évoqué les montants importants dépensés, épinglant mardi une formation au Québec pour un montant de 480.000 euros, des marchés saucissonnés pour échapper à la loi sur les marchés publics, etc.
Le ministre n'a guère fourni de réponse. Il a renvoyé à l'audit demandé à la Cour des comptes et qui devrait être présenté au parlement au début du mois d'avril.


Et on se demande pourquoi la Wallonie est à la traîne ...

lundi 8 décembre 2008

Critiques à l'égard du patron du Selor

On se souviendra du GERFA qui avait introduit un recours au conseil d'Etat contre le renouvellement du mandat de Marc Van Hemelrijck à la tête de Selor, accusé d'avoir "accumulé erreur sur erreur dans le recrutement des 'top managers' et avoir commis plusieurs fautes déontologiques graves dans la gestion et l'organisation des jurys de sélection".
De nombreuses plaintes ont été introduites au Conseil d'Etat contre les épreuves du Selor relatives à la sélection pour de hautes fonctions.

C'est maintenant au tour d'Yves Leterme de se plaindre du patron du Selor pour la manière dont il a organisé l'épreuve pour désigner un patron de la Chancellerie.

"Marc Van Hemelrijk a commis une grosse faute. Et ce n'est pas la première fois"

L'épreuve pour désigner un patron à la Chancellerie a été annulée par le Conseil d'Etat après une plainte introduite par Jean-Claude Laes avait estimé avoir été floué par le président du jury, Marc Van Hemelrijk.
Ce dernier aurait amputé le temps imparti à l'épreuve les longues minutes que le candidat avait utilisées pour justifier au jury sa demande de récusation du président du Selor.
Ce implique l'ogranisation d'une nouvelle épreuve et remet en cause la nomination de l'actuel patron de la Chancellerie, Hans D'Hondt, par ailleurs chef de cabinet du Premier ministre.

lundi 4 août 2008

La mer, des vagues

La Nomination de treize Directeurs généraux continue à faire des vagues ... je reçois toute une série d'info à ce propos et spécifiquement à propos de "la vieille chaussette".




Difficile de distinguer l'essentiel dans une sphère qui semble à ce point politisée et où tout semble partisan, alors que "par définition", une administration se doit d'être apolitisée. Le fait même de pouvoir identifier une personne (du cadre) de par son appartenance politique dans cette structure est assez symptomatique.



Annexe:



Lettre ouverte au Gouvernement wallon

Réuni en assemblée générale ce 29 juillet 2008, le personnel de la
DGATLP a décidé d'adresser au Gouvernement wallon la lettre ouverte suivante :
Messieurs les Ministres,
L'Administration wallonne est en train de négocier un tournant important : rationalisation de sa structure et désignation de ses nouveaux hauts fonctionnaires. Ce processus est qualifié de « modernisation ».
Vous nous aviez annoncé une procédure de recrutement des hauts fonctionnaires, novatrice et objective.
Les mandataires sortants ont été évalués. L'appel aux nouveaux candidats devait être le plus large possible. Ils devaient être présélectionnés en toute indépendance par le
SELOR. Parmi les candidats ayant réussi l’ensemble des épreuves, un jury, composé des Ministres concernés, pouvait choisir pour chaque Direction générale la personne adéquate.
Ainsi, trois candidats ont réussi l’ensemble des examens pour le poste de Directeur général de la nouvelle DGO4. (Direction générale opérationnelle en charge de l’Aménagement du territoire, du Logement, du Patrimoine et de l’Energie). Au total, à eux trois, ils ont réussi 7 assessments. Aucun d’entre eux n’a pourtant été retenu à un poste de Directeur général.
Agissant de la sorte, vous invalidez la sélection opérée par le SELOR.
Nous reconnaissons la validité de la procédure de recrutement. Les observateurs syndicaux en ont confirmé le respect scrupuleux.
Nous nous étonnons cependant qu'aucun des lauréats des examens SELOR n'ait été sélectionné pour notre Direction générale. La raison invoquée serait l'insuffisance de leurs connaissances en matière d'énergie.
Les trois lauréats du SELOR ne « convenant » pas, vous prévoyez de recommencer la même procédure ! En quoi cette nouvelle « session » débouchera-t-elle sur des résultats plus significatifs ? La désignation sera-t-elle objective ? Ou bien, comme le craignent beaucoup, le futur mandataire est-il déjà pressenti ?
Nous pensons que l’indépendance et la transparence de l’Administration prônées par votre Gouvernement ne sont plus garanties. Pourtant, elles sont indissociables d’un service de qualité à la collectivité, mettant l’expertise de ses agents à la disposition du Ministre pour l’aider à définir une politique adéquate.
Nous souhaitons vivement des explications sur le refus de choisir un Directeur général parmi les trois lauréats des examens du SELOR et sur les dérives de la procédure de recrutement.
Ce qui nous apparaît comme des règlements de compte et des manœuvres nous interpelle et nous atteint personnellement. Ces pratiques, inconciliables avec le bon fonctionnement de notre Administration, ne peuvent que nuire à la qualité des services rendus aux citoyens et aux entreprises.
Des directions et des départements sont dépourvus d'encadrement depuis des années à la DGATLP. Votre décision du 24 juillet ne fait qu'augmenter cette vacance de postes.
On nous annonce pour ce vendredi un Directeur général faisant fonction, extérieur à la maison. A moins qu'il ne possède des compétences exceptionnelles dans l’ensemble des matières spécifiques de l’aménagement du territoire, du logement, du patrimoine et de l’énergie, comment pourrait-il être à même de remplir efficacement la lourde mission de notre Administration, mieux que n’aurait pu le faire pendant quelques mois encore la directrice en place ?
Cela reflète-t-il l’intérêt que vous portez à l’Administration en charge des matières parmi les plus sensibles, tant elles déterminent le redéploiement économique de la Wallonie et garantissent la gestion qualitative de son cadre de vie et le développement durable ?
Notre déontologie de fonctionnaires nous oblige à mettre en lumière ces problèmes et à vous interroger sur les solutions que vous comptez y apporter.
Cette démarche est citoyenne et non partisane.
Notre préoccupation est la même que la vôtre : le citoyen ! Et c’est bien lui la première victime d'un Service Public de Wallonie qui serait en rupture avec sa tête.
Dans l’attente de réponses à nos questions, sachez que nous restons vos loyaux partenaires. A aucun moment, nous n'interromprons notre service au public.
Pour la Wallonie, pour le service au public… !

Les agents de la DGO4

samedi 24 mai 2008

Le Gerfa introduit un recours

Il se passe immanquablement quelques chose. Comme un commencement d'odeur de fin de règne pendant laquelle on exécute le plus d'opérations possibles afin de ralentir l'ennemi, le tromper et essayer de sauver le plus possible de meubles, voire de fonctionnaires ou postes politisés.
Le GERFA (Groupe d'Etude et de Réforme de la Fonction Administrative) remet le couvert et a introduit un recours au conseil d'Etat contre le renouvellement du mandat de Marc Van Hemelrijck à la tête de Selor, accusé d'avoir "accumulé erreur sur erreur dans le recrutement des 'top managers' et avoir commis plusieurs fautes déontologiques graves dans la gestion et l'organisation des jurys de sélection".

Michel Legrand affirme dans son recours qu'il est "lui-même intéressé par la fonction et qu'il n'a pas eu l'occasion de s'y porter candidat"; un comble peut-être pour un organisme chargé d'organiser des recrutements ?

Le patron de Selor se défend et qualifie d'"hasardeuses" ces accusations.
Faits du hasard ?

« Dépolitiser l’administration », qu’ils disaient ! Loin de la vague éthique promise en Wallonie, l’administration et ses diverses institutions restent la chasse gardée des partis. Un an avant la fin de la législature régionale, le jeu de chaises musicales des nominations s’active comme à l’accoutumée. L’étiquetage politique pleut dans les fondations du pouvoir.
Dans la masse, quelques cas frôlent même le grotesque, tant ils sont caricaturalement symboliques d’un dysfonctionnement ancré. A qui la faute ? Le Selor, censé trancher impartialement sur la sélection des candidats, n’apparaît pas blanc comme neige !

avec le commentaire suivant auquel je ne résiste pas:

Bart Tagas dit : 23 mai 2008 at 10:30
Les mots manquent, j’ai donc consulté un répertoire :

Symptômes : abaissement, altération, avilissement, carie, charogne, concussion, contamination, corruption, décomposition, dégradation, déliquescence, dépravation, désagrégation, destruction, détérioration, gangrène, infection, moisissement, moisissure, ordure, perversion, pourri, pourrissement, purulence, putréfaction, putridité, rancissement, rancissure.

Réaction : abhorrer, abominer, aller au renard, chasser, cracher, débagouler, débecter, dégobiller, dégorger, dégueuler, dégurgiter, détester, dire, éructer, évacuer, exécrer, expectorer, expulser, fulminer, gerber, honnir, jeter son lest, , regorger, régurgiter, rejeter, renarder, rendre, rendre gorge, rendre tripes et boyaux, restituer.
Conséquence : abdiquer, casser, chasser, déboîter, débouter, démancher, démantibuler, démissionner, déplacer, déposer, désarticuler, destituer, détrôner, disloquer, donner congé, fouler, luxer, renvoyer, retirer, révoquer, suspendre.

Etat PS : abattre, achever, allonger, anéantir, assassiner, assommer, avoir, bousiller, brûler la cervelle, buter, casser, casser la tête, casser le cou, causer la mort, chagriner, chouriner, crever, décapiter, décimer, dégeler, dégringoler, démolir, dépêcher, descendre, désespérer, détruire, échiner, écraser, égorger, empoisonner, emporter, épuiser, éreinter, estourbir, étendre, étouffer, étrangler, étriper, excéder, exécuter, expédier, exténuer, exterminer, faire cesser, faire couler le sang, faire disparaître, faire la peau, faire mourir, faire sauter, fatiguer, faucher, flinguer, foudroyer, fusiller, gâcher, guillotiner, harasser, immoler, juguler, lapider, liquider, lyncher, massacrer, mettre à mort, meurtrir, miner, moissonner, navrer, nettoyer, noyer, occire, occuper, passer, passer par les armes, peiner, pendre, percer, poignarder, pourfendre, prendre, ratiboiser, refroidir, régler son compte, ruiner, sacrifier, saigner, se débarrasser, se défaire, servir, stériliser, supplicier, supprimer, suriner, tordre le cou, trancher la tête, trucider, user, vanner, verser le sang, zigouiller.


Lire aussi:
Politisation à la Région wallonne

je salue, avec un immense respect ce syndicat indépendant qu'est et que reste le Gerfa, le seul véritable vraiment encore syndicat de la fonction publique, le seul vraiment crédible ( et actif).

Le patron de Selor sur un siège éjectable
Le GERFA (Groupe d'étude et de réforme de la fonction administrative) réclame la démission de Marc Van Hemelrijck, patron de Selor.

«Il a désigné son jury!» (13/12/2005)
Grave accusation du Gerfa sur la nomination d'un top manager
C'est une grave accusation que lance le Gerfa dans la livraison de décembre de sa revue mensuelle, Diagnostic. Le Groupe d'étude et de réforme de la fonction administrative revient sur la nomination de Philippe Mettens à la tête du SPP Politique scientifique. Les SPP en question (diminutifs de Service Public de Programmation) sont les nouveaux noms donnés aux petits ministères lors de la réforme Copernic.

mardi 20 mai 2008

Les "méthodes agressives" du Selor

La Libre sort encore un article (T'as pas ta carte ?) sur la politisation de l'administration via les méthodes de recrutement du Selor. L'iceberg est en train de sortir de l'eau ... mais pas de fondre, malgré les rayons brûlants des critiques et des nombreux observateurs.

Quelques extraits:

  • "Les directeurs de l'administration ont la capacité de paralyser ou de booster l'action de leur ministre. Si après le scrutin de 2009, le PS quitte les majorités à la Région et à la Communauté, l'armada de directeurs socialistes constituera un gouvernement bis".
  • La composition des jurys, mélange de cadres du Selor, d'experts universitaires et de hauts fonctionnaires, suscite également des réserves. La "couleur politique" des hauts fonctionnaires est dénoncée par les candidats interviewés. Et à ce petit jeu-là, le PS, présent à tous les niveaux de pouvoir, rentre gagnant :
    "Le Parti socialiste est une machine de guerre à ce niveau, observe un CDH. Il place des hauts fonctionnaires dans tous les jurys même si ces hauts fonctionnaires n'ont absolument aucun rapport avec l'épreuve en cours."
    Rompu à la mécanique du recrutement public, le PS laisse encore (souvent) le CDH - pourtant également présent à tous les niveaux de pouvoir - sur le carreau...
  • "Qu'on cesse de lancer des appels d'offres publics alors que les gagnants sont finalement connus d'avance"
    "N'y aurait-il pas moyen de passer au-dessus des clivages politiques et de réellement ne retenir que le meilleur candidat ?"

lundi 28 avril 2008

Clientélisme politique

Moult fois dénoncé ici (comme dans La foire au népotisme , par exemple) , le clientélisme politique et nominations partisanes ont fait des vagues dimanche sur le plateau de RTL-TVI.

Le président du Gerfa, Michel Legrand a été on ne peut plus clair. Il a fait hurler le pathétique Courard en dénonçant les examens du Selor et ce qu'il en est fait après. Ces accusations ont été relayées aussi par S. Kubla, Françoise Bertieaux, la Cheffe de groupe MR au Parlement de la Communauté française et Rudy Aernoudt, l'ancien chef de Cabinet de Fientje Moermans, l'ex-ministre démissionnaire libérale flamande mise en cause pour gestion inappropriée pour irrégularités dans le cadre d'une mission attribuée par le cabinet à Public Business Services (PBS).





S'il n'y a pas de suites politiques, administratives et judiciaires, après cela ...
Cela a fait des vagues?
Après la marée haute, la marée basse emporte tout sur son passage pour laisser une plage où rien n'aurait existé.
A force d'avoir estompationné à ce point les normes politico-démocratiques ... à en lire certains forum démocratiques ou partisans, peu de choses sont encore scandaleuses et judiciarisables dans l'esprit des gens.

Updated
Un peu de tout, comme les fromages belges

Le Journal Pan, nous relate quelques dessous de l'affaire Laloux qiu pour ma part, m'avaient échappé:

Et Damilot trompa Elio
une explication à la désignation erratique de Fredo qui a pour illustre oncle l’ex-syndicaliste José Damilot. Ce dernier est président de l’Union socialiste communale de Namur.

Laloux était employé au cabinet Daerden; si Fredo a rejoint les Finances régionales et communautaires, c’est parce qu’il fallait bien lui redonner un job quand il a perdu celui d’échevin. Et, renseignements pris, son travail y consistait principalement à diriger les subsides vers ses intérêts namurois…

Le MR enquête sur les mandats wallons
Le MR qui avait dénoncé la semaine dernière la façon dont la majorité, et en particulier le PS, traitait la fonction publique en Région wallonne et en Communauté française et qui avait réclamé un audit, exige la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire, écrit Le Soir dans son édition de mardi.