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jeudi 12 mars 2009

Caramba, encore raté !

De par la loi, aucun avocat ne peut témoigner pour ou contre son client. La loi est la même que son client soit l'Etat ou un quelconque quidam.

"L’avocat de l’Etat dans le dossier Fortis, Christian Van Buggenhout, indique dans une déclaration à son bâtonnier qu’il n’avait pas connaissance du contenu de l’avis que s’apprêtait à rendre le substitut D’Haeyer le 6 novembre dans l’affaire Fortis et accrédite la version de Didier Reynders.
L’avocat de l’Etat a été empêché par son bâtonnier de lire cette déclaration devant les commissaires. Me Van Buggenhout a fustigé les « petits malins » qui ont profité de son devoir de réserve dans cette affaire.

Le ministre des Finances Didier Reynders a envoyé un communiqué de presse reprenant en annexe la déclaration de M. Van Buggenhout, juste avant que le président de la Commission d’enquête la transmette aux membres. Dans son communiqué, le ministre des Finances répète que jamais, ni lui, ni son chef de cabinet, n’a été « au courant, au préalable », d’un avis ou d’une décision ou arrêt, en première instance ou en appel de la procédure Fortis. Le ministre avait témoigné en ce sens devant la Commission. Il souligne également que « l’éventualité d’un avis négatif et ses répercussions ont été évoquées par l’avocat, comme il se devait de le faire auprès de son client », et que « l’avocat de l’Etat confirme l’absence de connaissance du contenu de l’avis avant sa lecture à l’audience ». "


11.03.09 - 07:51 - himself
Chassez le naturel, il revient au galop:
La Commission anti-Reynders n'avait-elle pas comme objectif de savoir si des pressions ont été faites par l'exécutif sur le Judiciaire et si oui, par qui ?
Est-il par ailleurs normal que des membre de cette commission en plein travail (cfr Jeholet, ...) viennent s'exprimer de la sorte sur le sujet ?
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12.03.09 - 07:06 - himself
Caramba, "encore raté !", pour madame Lalieux et les siens ...
"L’avocat de l’Etat dans le dossier Fortis, Christian Van Buggenhout, indique dans une déclaration à son bâtonnier qu’il n’avait pas connaissance du contenu de l’avis que s’apprêtait à rendre le substitut D’Haeyer le 6 novembre dans l’affaire Fortis et accrédite la version de Didier Reynders. Me Van Buggenhout a fustigé les « petits malins » qui ont profité de son devoir de réserve dans cette affaire."
Je repose ma (partie de) question reprise hier, à laquelle il me semble K. Lalieux n'a finalement pas répondu:
Est-il normal que des membres de la Commission Anti-Reynders-Fortis viennent s'exprimer dans les médias, quand l'enquête parlementaire est encore en cours ... ?

N'est-il pas justement surréaliste, quand on est membre d'une Commission, de venir commenter les travaux de cette même Commission -qui sont toujours en cours- et que l'on met justement en évidence des suspicions concernant des "fuites" avant un prononcé ????
Lire aussi:
Au PS, on dit avoir assisté mercredi matin à « un spectacle fort regrettable ». D’après la députée Karine Lalieux, la publication de la déclaration par Didier Reynders après que M. Van Buggenhout eut refusé de prêter serment donne « l’impression d’une certaine collusion ».
Selon elle, Christian Van Buggenhout, qui avait fait des déclarations dans la presse faisant savoir qu’il souhaitait être entendu, pouvait aller à l’encontre de ce que lui enjoignait le bâtonnier et venir témoigner.
M. Van Buggenhout indique dans sa déclaration qu’il ne connaissait pas l’avis que s’apprêtait à rendre le substitut D’Haeyer le 18 novembre dans l’affaire Fortis, ce qui conforte les dires du chef de cabinet de Didier Reynders, Olivier Henin.
« Mais nous avions de nombreuses questions à poser à M. Van Buggenhout. Or, il décide de ne communiquer que sur ce qui l’intéresse, après avoir refusé de prêter serment. C’est inacceptable. On a court-circuité cette Commission et la séparation des pouvoirs, sur ce dont elle devait justement enquêter », estime-t-elle.

jeudi 17 juillet 2008

Constitution belge

A l'attention de quelques politiciens flamands ...
DE LA BELGIQUE FÉDÉRALE, DE SES COMPOSANTES ET DE SON TERRITOIRE

Art. 1er-La Belgique est un État fédéral qui se compose des communautés et des régions.

Art. 2-La Belgique comprend trois communautés : la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone.

Art. 3-La Belgique comprend trois régions : la Région wallonne, la Région flamande et la Région bruxelloise.

Art. 4-La Belgique comprend quatre régions linguistiques : la région de langue française, la région de langue néerlandaise, la région bilingue de Bruxelles-Capitale et la région de langue allemande.Chaque commune du Royaume fait partie d'une de ces régions linguistiques.Les limites des quatre régions linguistiques ne peuvent être changées ou rectifiées que par une loi adoptée à la majorité des suffrages dans chaque groupe linguistique de chacune des Chambres, à la condition que la majorité des membres de chaque groupe se trouve réunie et pour autant que le total des votes positifs émis dans les deux groupes linguistiques atteigne les deux tiers des suffrages exprimés.

Art. 5-La Région wallonne comprend les provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxembourg et Namur. La Région flamande comprend les provinces suivantes : Anvers, le Brabant flamand, la Flandre occidentale, la Flandre orientale et le Limbourg.Il appartient à la loi de diviser, s'il y a lieu, le territoire en un plus grand nombre de provinces.Une loi peut soustraire certains territoires dont elle fixe les limites, à la division en provinces, les faire relever directement du pouvoir exécutif fédéral et les soumettre à un statut propre. Cette loi doit être adoptée à la majorité prévue à l'article 4, dernier alinéa.

Art. 6-Les subdivisions des provinces ne peuvent être établies que par la loi.

Art. 7-Les limites de l'État, des provinces et des communes ne peuvent être changées ou rectifiées qu'en vertu d'une loi.

Texte coordonné du 17 février 1994



Lire aussi:

Le MR bruxellois défend l’implication la Région-capitale

Le groupe MR du parlement bruxellois a lancé mercredi une mise en garde contre toutes les tentations qui viseraient à mettre hors jeu la Région bruxelloise, dans le cas où discussions sur l’avenir institutionnel du pays seraient organisées au niveau des entités fédérées.
Par la voix de son chef de groupe Françoise Schepmans, la principale force de l’opposition au parlement régional a ainsi rejoint le ministre-président Charles Picqué (PS) pour qui il ne pourrait y avoir de grande réforme de l’Etat sans associer dûment la Région-capitale.
« Que cela concerne l’éventuel élargissement de la capitale à certaines communes périphériques, le refinancement de ses structures et, bien évidemment, l’extension de la régionalisation de compétences fédérales, il ne saurait y avoir de solution à la crise sans un dialogue franc mais respectueux, sans exclusives ni tabous, entre toutes les communautés linguistiques et les régions du pays », a souligné Françoise Schepmans.
Pour elle, il y a lieu de s’inquiéter devant les propos récents du ministre-président flamand Kris Peeters qui, comme certains élus du Nord du pays, s’est exprimé en faveur d’un fédéralisme à deux, Bruxelles n’étant pas considérée comme une Région égale aux deux autres.
« Le fédéralisme renouvelé se fera avec une Région bruxelloise égale à la Flandre et à la Wallonie, ou il ne se fera pas », a-t-elle averti.


La Wallonie consacre fédéralisme et Fédération
Le parlement wallon a approuvé une proposition de résolution affirmant un fédéralisme fondé sur trois Régions et la solidarité entre la Wallonie et Bruxelles au travers de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La résolution établit une série de balises dans le cadre du débat communautaire : maintien de la solidarité interpersonnelle, par le biais de la sécurité sociale, et interrégionale, par le biais de la loi de financement, opposition à toute concurrence fiscale entre Régions ou à tout transfert de compétences qui ne s'accompagnerait pas des moyens adéquats, etc. Le texte insiste en outre sur la nécessité de reconnaître la Région bruxelloise comme une Région à part entière et soutient l'élargissement de celle-ci ainsi qu'une ratification sans réserve et sans délai de la Convention-cadre sur la protection des minorités nationales. Dans les couloirs du parlement, le ministre-président Rudy Demotte s'est réjoui du consensus auquel ont abouti le PS, le MR, le CDH et Ecolo.


Que faire de la dette en cas de partition du pays ?
Le rendement que le Trésor belge devrait offrir s'il émettait maintenant un nouvel emprunt est au plus haut depuis trois mois. Il s'agit là d'une conséquence de la crise politique, indique mercredi le site internet du journal De Standaard. Le risque étant devenu plus grand, le rendement des obligations d'Etat belges est à son plus haut niveau depuis trois mois, selon les chiffres d'ING et de la Deutsche Bank. Sur les marchés financiers, on attribue cette situation à "la plus grave crise politique qu'a connu le pays en 177 ans d'histoire". L'étranger "découvre" aussi tout à coup que l'inflation est plus grande en Belgique (5,7%) que dans la moyenne de la zone euro (4%). "Si la Belgique éclate", commente un spécialiste d'ING cité par De Standaard, "un débat gigantesque va avoir lieu pour savoir quelle région va supporter quelle part de la dette publique, avec tous les risques que cela comporte sur le paiement à temps des intérêts et pour le remboursement à temps des obligations qui arrivent à échéance". Un spécialiste de la Deutsche Bank se fait également du souci par rapport à un éventuel éclatement du pays. "La Belgique risque d'être bloquée pendant longtemps au niveau politique. Cette incertitude va maintenir la pression sur les obligations d'Etat", estime-t-il.

Updated
Négocier avec Bxl, exigent les députés bruxellois
17.07.2008, 12:13 Le parlement bruxellois se prononcera sur une proposition de résolution visant à exiger une participation de la Région bruxelloise aux négociations institutionnelles. Ainsi en ont décidé l’ensemble des formations démocratiques francophones et flamandes du parlement régional, non sans une certaine hésitation du groupe CD&V. Pour permettre l’examen de cette proposition de dernière minute, il a fallu procéder à une modification de l’ordre des deux jours derniers jours de séance plénière avant les vacances.


La Communauté germanophone veut également être présente
Si un dispositif de négociations impliquant les entités fédérées est mis en place, la Communauté germanophone veut y être présente, sans toutefois revendiquer un rôle en vue. "Nous voulons une petite place au coin de la table", a déclaré jeudi le ministre-président germanophone Karl-Heinz Lambertz.Cette revendication ne fait pas oublier à M. Lambertz que les Germanophones constituent en Belgique une minorité "jusqu'à la fin des temps". Ils n'ont donc, en dehors de la présence qu'ils revendiquent, aucune ambition particulière à faire valoir au cours de la négociation institutionnelle. Même si la Communauté germanophone ne s'est guère exprimée dans le contexte de la crise politique actuelle, il y a une chose qui n'est pas négociable aux yeux de M. Lambertz: "l'existence même de la Communauté germanophone comme entité fédérée".