dimanche 20 juin 2010
"contraire aux valeurs européennes"
Phineas_Barnum
"Ce qui se passe en Flandre est gravissime et contraire aux valeurs européennes" : @quatremer #MAP
jeudi 17 juillet 2008
3 pages et 4 mers dans Libé
Nicolas Willems a parcouru les quotidiens européens
Bien entendu, il est question de la Belgique.
«Belgique : Etre ou ne pas être», c'est la question que se pose Libération, qui publie en en UNE, la photo de la marche pour l'unité de la Belgique en novembre 2007
Pour Jean Quatremer… «La Belgique s'enfonce chaque jour davantage dans la crise ouverte par les élections législatives du 10 juin 2007. L'échec d'Yves Leterme ouvre désormais la question de la survie du pays. Le fossé entre la majorité flamande et la minorité francophone s'est transformé en gouffre pendant l'année écoulée.
Dans son éditorial, Fabrice Rousselot parle d'une Belgique «malade» en posant deux questions... «Qu'est-ce qui ronge la Belgique? Et, quel mal étrange rend ce pays ingouvernable et ingouverné? Et, Libération de poursuivre… «Dans leur immense majorité, les Belges n'en peuvent plus du drame incessant, qui leur sert de quotidien. Ils ne veulent qu'une chose: Une solution raisonnable».
Pour sa part, De Volkskrant revient sur les quatre mois du gouvernement d'Yves Leterme… Le journal néerlandais dresse un bilan sévère en parlant de la déroute de Leterme.
La Belgique a vécu «un an de rebondissements», remarque Le Figaro, qui retrace le blocage politique, depuis les législatives du 10 juin 2007… Pour le quotidien français… «Plus d'un an après les élections, c'est le retour au point de départ. Depuis longtemps, les citoyens belges ont renoncé à attendre l'homme providentiel».
En bref, «la Belgique donne l'image d'un pays au bord du gouffre». Cette formule revient souvent dans la presse européenne ce matin. C'est le cas du journal allemand Die Welt qui analyse les racines de la crise. La question de la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvoorde est au cœur du problème.
Pour Le Temps… «Yves Leterme est l'otage de ses promesses. L'échec est d'autant plus vif que son triomphe avait été flamboyant. L'homme des 800.000 voix a été contraint de jeter l'éponge. Il a préféré sauver son cartel politique, plutôt que son gouvernement».
Le journal Le Monde partage la même analyse… «Yves Leterme est victime du "pacte du diable", signé avec la NVA, qui prône ouvertement la fin de la Belgique. Cette manœuvre inédite lui avait permis d'assurer son triomphe électoral, et celui de son parti, en juin 2007. Depuis, Yves Leterme a accumulé les difficultés, tant pour former une majorité, mais aussi pour concilier les points de vue des Flamands et des Francophones».
Le quotidien El Pais va plus loin… Pour le journal espagnol, «la Belgique se prépare à devenir un Etat confédéral»… C'est la conséquence logique du processus de réforme du pays qui a débuté au début des années 70.
Du coup, «la Belgique est en plein désarroi», souligne The Financial Times… Le journal britannique dresse le portrait d'Yves Leterme… «Ce fils d'un père wallon n'a pas hésiter à ironiser sur l'incapacité des Francophones à apprendre le Flamand»… Comme le rappelle le Financial Times… «Pour Yves Leterme, il reste peu de choses en commun aux Belges, à l'exception du Roi, de l'équipe de football et des bières».
The Financial Times propose également le portrait de trois autres personnalités politiques belges… Joëlle Milquet, Olivier Maingain et Filip Dewinter.
Dans la presse européenne… Il est aussi question de la première vidéo d'un interrogatoire à Guantanamo.
The Guardian en parle dans ses colonnes… Cet enregistrement inédit montre un adolescent canadien, Omar Khadr. Il est questionné par les services secrets de son pays, en février 2003. On le voit éclater en sanglots et demander à mourir. Des extraits d'enregistrements ont été rendus publics par les avocats canadiens du jeune prisonnier.
The International Herald Tribune retrace le parcours de ce jeune canadien… Il avait 15 ans lorsqu'il a été capturé en Afghanistan. Aujourd'hui âgé de 21 ans, il est accusé par les Etats-Unis, d'avoir lancé la grenade, qui a coûté la vie à un soldat américain. Il devrait être traduit en procès devant une commission militaire en octobre prochain.
Les journaux italien reviennent sur les violences policières lors du sommet du G8 à Gêne.
La Reppubblica rappelle les faits, lors des affrontements entre manifestants altermondialistes et policiers, en marge du sommet du G8 à Gênes, en juillet 2001… Comme le rappelle le journal italien… 15 carabiniers viennent d'être condamnés. Ils sont accusés de sévices et de traitements vexatoires infligés à des manifestants. Ils écopent de peines de prison allant de 5 mois à 5 ans. En juillet 2001, les émeutes de Gênes avaient fait 1 mort et plusieurs centaines de blessés.
Enfin… Cette histoire de gangster en Italie.
Je vous propose de terminer cette revue de presse avec avec cette information du Corriere della Sera... Voici l'histoire Giovanni Venosa. C'est un gangster à la ville. Mais aussi à l'écran dans le film italien Gomorra. C'est en visionnant les bandes-annonces du film Gomorra, qui a reçu le Grand Prix du Festival de Cannes cette année, que des détenus de la prison de Naples ont reconnu l'homme. C'est donc plus qu'un simple rôle de composition pour un homme qui ne se contentait pas de jouer le rôle du gangster au cinéma.
Rédigé à 09:34 dans Actualité internationale, La Revue de Presse Lien permanent
Lire aussi:
Commentaar: Ça suffit
De hypocrisie droop gisteren weer van de Wetstraat. Vierhonderd dagen na de verkiezingen en enkele uren nadat Yves Leterme zijn ontslag had ingediend, bestond Didier Reynders, de lachende Luikenaar van de Franstalige liberalen, het om te zeggen dat Leterme premier moest blijven. Even daarvoor geneerde Joëlle Milquet zich er niet voor om doodernstig te beweren dat haar partij 'alles zou doen om uit de politieke impasse' te geraken.
Climat prérévolutionnaire 16 juillet 2008
Selon De Standaard, « Leterme a évincé quelques personnes de son personnel politique comme Tony Van Parys, Eric Van Rompuy ou Stefaan De Clerck. Ils s’expriment actuellement sans aucune retenue en faveur des scénarios les plus radicaux. Pourquoi se retiendraient-ils ? Ils n’ont plus droit à un poste de ministre dans le parti d’Yves Leterme. « La frustration personnelle va main dans la main avec le radicalisme flamand », dit un jeune CD&V. Le ton abordé par ces anciens parlementaires est pour le moins intimidant pour la nouvelle génération et donc elle se radicalise également. Ce n’est donc pas sous l’influence de la N-VA. que 75% du personnel politique CD&V adopte aujourd’hui une ligne communautaire radicale. Sacrifier Leterme sur l’autel communautaire ? Regardez comme le CVP a dépéri après avoir sacrifié Tindemans. Ils ont perdu la moitié de leurs voix ». C’était bien parti !
mardi 3 juin 2008
Un système bipartisan au sein du Parlement
A l'heure où la tendance actuelle de la politique vise à se médiévaliser, Jean Quatremer nous en propose une illustration à propos des projets des deux principaux groupes de l'Assemblée qui voudraient voter en ce début d'été une modification du règlement intérieur, à l’occasion de la mise en œuvre du traité de Lisbonne.La proposition demande l’augmenter les seuils nécessaires à la formation d’un groupe politique (actuellement, 20 eurodéputés issus de 5 pays minimum; la proposition étant de modifier le seuil à 30 eurodéputés de 7 pays minimum, l'assemblée devant être également réduite à 751 membres).
Le but de la manœuvre serait de contraindre le maximum d’eurodéputés à rejoindre le PSE et le PPE-DE afin d’instaurer un système bipartisan au sein du Parlement qui compte actuellement 781 députés.
Lire aussi: La BCE fête ses dix ans
jeudi 24 avril 2008
Bricman Vs Quatremer
Les deux grandes plumes s'expliquent à propos de leur interprétation de ce dessin de Zaza, paru il y a peu dans le Standaard.
Le dessin lui-même m'avait fait sourire, mais les explications de fond ne m'avaient, je l'avoue, pas intéressé, tout comme encore aujourd'hui. C'est la forme, que je désire aujourd'hui souligner.
Jean Quatremer est fâché sur moi déclare Charles sur son blog.
Force est de constater que malgré des explications humbles, consensuelles et posées de Charles (je ne m'attache qu'à la forme) face à des accusations de "diffamation" (excusez du peu), les réponses de Quatremer sont assez hargneuses, pensant sans-doute avoir décroché la lune (ignorant tout de toute évidence du cosmonaute confirmé à qui il "s'agresse") pour avoir fait admettre à l'époque au futur Premier que les francophones étaient des intellectuellement faibles.
Ceci ne fait que m'inciter à vous inciter à vous abonner au flux rss du bon Charles "le Téméraire" qui a adopté l'univers Web 2.0 avec un plaisir et un intérêt évident: excellente lecture !
NB: la floppée de commentaires sur "les Coulisses" me gonfle également.
Lire plus:
Flamands, je vous aime bien, mais avec modération! par mon e-ami Francois
Ces derniers jours auront été marqués par les provocations et les vexations en provenance de la Flandre. Les plus fidèles parmi vous, chers lecteurs, auront sans doute remarqué qu’il m’est arrivé de me faire l’avocat du diable, plus souvent qu’à son tour, tout au long de la crise politique qui a secoué notre pays. Ainsi, j’ai souvent pris la défense d’un Leterme qui, à une époque et selon moi, était véritablement la cible d’une campagne de diabolisation dans les journaux francophones.
Cela dit, je rejoins cette fois les inquiétudes exprimées notamment par Jean Quatremer (ici, ici ou là). Le refus de nommer les bourgmestres démocratiquement élus tourne à l’obsession. Les justifications flamandes ne tiennent pas la route une seule seconde, cela n’est pas nouveau, il y a une affirmation proprement politique dans cette attitude, c’est clair. En revanche, il me semble inquiétant d’opposer au dialogue une logique butée et intransigeante. Et sur ce point, la ridicule cède progressivement la place à l’extrémisme…
La monarchie divise Wallons et Flamands
L’excellent blog de Jean Quatremer m’a fait découvrir la caricature ci-dessus qui fit la « une » du Standaard, le grand journal flamand proche du CD&V (parti du Premier ministre), après l’annonce de la naissance du quatrième enfant du couple princier Philippe et Mathilde. Pour ceux qui n’entendent pas le néerlandais, je traduis : le roi demande « où sont les Flamands ? » et l’autre lui répond « au boulot ».
Updated
Belgique : retour sur une caricature
En publiant la caricature de Zaza, parue en « une » du très sérieux quotidien flamand De Standaard, jeudi, j’ai déclenché une véritable déferlante de réactions provenant de Flandre. Bien que je n’ais pas commenté ce dessin, qui pour moi parlait de lui-même, un site populaire flamand a renvoyé à mon post. 98 % des réactions provenant du nord du pays étaient haineuses, violemment haineuses, à l’égard des francophones, et, manifestement, les auteurs de ces commentaires ne savaient pas qu’ils réagissaient sur un blog d’un journal français et non belge. L’image donnée par ce débat est évidemment déformée, mais révélatrice du divorce entre le nord et le sud du pays. C’est pour cela que j’ai laissé passer les réactions en néerlandais, ne filtrant que les plus extrémistes avec l’aide de mes internautes bilingues.