"Sept banques sont concernées par les transactions sur des Repo 105 Lehman Brothers: KBC et six autres banques non-américaines (ABM Amro, Deutsche Bank,
UBS, Barclays, Mizuho Financial Group et Mitsubishi-UFJ Financial Group) ont pris part aux transactions que la banque d’affaires faillie Lehman Brothers avait mise sur pied pour dissimuler les faiblesses de son bilan"
lundi 15 mars 2010
Sept banques & Lehman Brothers
mardi 3 mars 2009
Régions: premiers intervenants économiques du pays ?
Bertrand Henne : Alors, parlons un peu de la situation de l'emploi et de l'économie d'ailleurs, d'une manière générale en Belgique et plus particulièrement en Flandre… on a annoncé, enfin c'est le bureau du plan… 22 400 emplois perdus en 2009. Est-ce que pour vous ce n'est pas qu'un début ou est-ce qu'on peut le dire, le plus gros de la crise est en train de passer ?
Franck Vandenbroucke:
- Difficile à prédire… Je suis assez préoccupé… et ce n'est pas de dire qu'on est devant une crise comme dans les années 30 où la production industrielle chutait de 25-30%... ce n'est pas ça qu'on vit aujourd'hui, mais nous constatons quand même qu'il y a vraiment eu un arrêt de ventes et donc une accumulation de stocks et donc notamment dans quelques secteurs industriels… il y a un vrai danger…
BH : Notamment l'automobile… On voit qu'il a vraiment chuté ?
- Par exemple l'automobile qui est structurellement fragile en Flandre, parce que ce qu'on fait c'est l'assemblage de voitures, donc on ne fait pas la création, la production, on n'a pas les centres de décision… donc c'est vraiment une industrie fragile, vulnérable et il y a des inquiétudes et donc on est en train de travailler là-dessus et on est en train de chercher des contacts au niveau européen.
BH : Notamment sur Opel Anvers, Franck Vandenbroucke… Est-ce que vous avez plus d'informations sur l'avenir de l'usine ?
- Non… tout ce qu'on sait c'est que General Motors qui est la maison mère d'Opel… va lancer un plan de restructuration international au niveau vraiment mondial, à Detroit, prochainement. General Motors Europe va, au niveau Européen, aussi décider d'un plan de restructuration et comme il y a surcapacité et bien évidemment nous craignons pour l'avenir, mais nous voulons agir. Le Gouvernement fédéral a pris des mesures positives, comme par exemple diminuer les coûts du travail en équipe… c'est important pour l'industrie automobile… Nous sommes prêts à venir par exemple, des garanties d'Etat régionales, pour des emprunts dont les entreprises auraient besoin, comme General Motors à Anvers… mais en ce moment-ci il n'y a pas de décisions claires dans le chef de General Motors.
BH : Alors certains pensent que la Flandre est en train de vivre ce que la Wallonie a connu avec la métallurgie au siècle passé. Est-ce qu'on est vraiment à un changement d'époque industrielle, en Flandre ?
- A vrai dire… je ne sais pas…. La seule réponse honnête que je peux donner c'est que je ne sais pas, parce qu'il est vrai qu'on va quand même vivre un changement structurel, mais je ne sais pas si l'assemblage d'automobiles est vraiment condamné à disparaître, comme dans le temps la sidérurgie à l'intérieur du continent. La sidérurgie, dans les années 60 a connu un déplacement vers des sites maritimes, à cause du coût du transport et c'était l'avantage qu'avait la Flandre avec Sigmar… Ce n'est pas que nous étions plus intelligents, que nous travaillions plus forts… c'étaient seulement les sites maritimes qui ont été recherchés par l'industrie sidérurgique et nous en avons profité. Je ne suis pas sûr qu'en ce qui concerne l'automobile c'est la même chose. A vrai dire on est compétitif parce qu'on est très productif dans l'assemblage, on est compétitif. Mais évidemment le problème c'est que s'il y a surcapacité et bien il y a des rationalisations quelque part. Voilà ! Donc je ne sais pas si c'est vraiment l'annonce de la fin structurelle ou si c'est un problème de surcapacité qu'on peut surmonter. Mais en tout cas, il faudra changer la structure de l'économie et il faut miser sur l'innovation technologique et il faut mise aussi sur des activités où nous sommes quand même plus présents dans les centres de décisions…
BH : Alors le Gouvernement flamand a fait un plan de relance assez colossal… presque 800 millions d'euros, si je ne m'abuse ?
- Oui, c'était la somme d'une série de politiques de garantie, d'investissement… J'ai plaidé pour un effort immédiat, parce que je crois que dans la mesure où l'économie dans le secteur privé commence à ralentir, les autorités publiques doivent accélérer. C'est ce que fait Obama sur grande échelle, aux Etats-Unis…
BH : 1000 milliards de dollars…
Toujours à la RTBF, Marc Sirlereau nous livre sa petite analyse économico-politico-régionaliste ...
Depuis plusieurs mois, le gouvernement fédéral se préoccupe beaucoup des banques. Dans le même temps, les régions s'occupent surtout d'économie.
La Flandre est prête à aider les usines automobiles installées au nord du pays.
Faut-il s'en étonner ? Pas vraiment...
Il y a bien sûr les élections régionales qui se profilent à l'horizon. Il y a bien sûr la Flandre qui veut montrer que pour régler les problèmes d'emploi et d'économie, ce sont les régions qui sont les mieux placées et qu'à l'avenir, le poids des régions en ces domaines doit être renforcé.
C'est très clairement une des principales revendications flamandes.
Ce n'est pas pour rien non plus que le gouvernement flamand a décidé de donner un coup de pouce à la KBC, une banque considérée par beaucoup comme "flamande".
Lire aussi:
La droite en Galice, les nationalistes au Pays Basque
Les socialistes au pouvoir en Espagne ont subi un revers en Galice où la droite revient au pouvoir tandis que les nationalistes s’imposent au Pays Basque mais sans majorité absolue ni garantie automatique de se maintenir au pouvoir, selon les résultats définitifs du scrutin publiés par le gouvernement basque.
mardi 27 janvier 2009
KBCredit crunch
Extrait du JT de la RTBF du 22 janvier
Extraits de MAP de la RTBF du 25 janvier
Charles Michel:
Melchior Watelet:
Paul Magnette :
Jean-Marc Nollet:
Lire aussi:
Le "couac sur la KBC"
KBC: le CD&V sonne la fin de la récréation
Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck a invité chacun au sein de la majorité à prendre ses responsabilités, rappelant l'engagement du Premier ministre Herman Van Rompuy et du CD&V de gouverner jusqu'au terme de la législature en 2011, afin de faire face à la crise mondiale.
Mic-mac majoritaire sur la KBC
Polémique, et Reynders au milieu : le gouvernement s’est-il divisé ? Certains ont-ils freiné toute décision ? Le récit…
Vlaanderen had genoeg aan een halve dag
Terwijl de federale overheid woensdagochtend het niet eens werd over bijkomende steun aan de banken, trok Vlaanderen in een halve dag 'zijn' bank op het droge. Het bewees meteen ook dat niet het dossier het probleem was, maar wel besluiteloosheid op het federale niveau.
Chronologie (III) : A partir du "deuxième plan de sauvetage des banques", à aujourd'hui.
Ceci fait suite à la Chronologie II: A partir du gouvernement Van Rompuy, de la période du 30 décembre 2008 au démarrage des Commissions "Fortis" le 16 janvier 2009 & à la Chronologie I pour la période du gouvernement Leterme (et son contexte avant), jusqu'à sa chute.
Une Assemblée générale extraordinaire des Actionnaires est organisée le 11 février 2009 à Bruxelles et le 13 février 2009 à Utrecht. Les actionnaires se prononceront notamment sur les décisions du Conseil d’Administration des 3, 5 et 6 octobre 2008 et les transactions conclues en exécution de ces décisions relatives à la vente d’activités aux États néerlandais et belge et à BNP Paribas.
- Le 13 février à Utrecht, une assemblée générale extraordinaire est prévue.
- Le 11 février à Bruxelles, une assemblée générale extraordinaire des Actionnaires est organisée.
- Le 5 février, plaidoiries dans le cadre de l'appel de l'Etat (déclaré recevable par un arrêt rendu le 22 janvier) à propos de 1000 actionnaires qui devraient élire domicile au cabinet Modrikamen.
- Le 27 janvier à 9 heures du matin, la séance de la Chambre du commerce se tiendra devant la Cour d'appel d'Amsterdam. Euroshareholders demandait que les actionnaires néerlandais de Fortis, qui seront réunis en assemblée générale extraordinaire le 13 février à Utrecht, aient également le droit de se prononcer sur les opérations de vente des 3, 5 et 6 octobre 2008.Côté justice belge, le rapport (intermédiaire) du collège des 5 experts (deux juristes: Guy Horsmans et Walter Van Gerven - et trois financiers: André Kilesse, Roland Gillet et Remi Vermeiren), nommés par la cour d'appel de Bruxelles est rendu ce mardi. Ce collège a reçu la mission d'éclairer les actionnaires de Fortis, pour que ceux-ci puissent se prononcer le 11 février sur la double vente convenue il y a près de quatre mois : la cession de la branche néerlandaise du bancassureur au gouvernement des Pays-Bas, puis l'apport du volet belge à BNP Paribas. Fortis Insurance Belgium a été vendu à 5,7 milliards d'euros à BNP Paribas, alors que la banque a été rachetée pour 9,4 milliards par l'Etat belge via la SFPI).
- Le 26 janvier, une partie du personnel de Fortis Banque Belgique (notamment les syndicats chrétien et libéral au sein de la banque, des cadres et des agents Fortis), appellent les actionnaires de Fortis holding à voter, lors de l'assemblée générale extraordinaire pour la reprise de Fortis Banque par BNP Paribas, mais contre la vente de Fortis Nederland à l'Etat néerlandais. Constitués en « front Fortis », ils communiquent: « le projet industriel avec BNP Paribas est la seule garantie pour l'emploi à moyen terme ».
De son côté, le groupe bancaire français BNP Paribas a annoncé qu'il estimait son bénéfice net à environ 3 milliards d'euros en 2008. Le bénéfice annuel estimé est en baisse de plus de la moitié par rapport à celui de 2007, où il était de 7,8 milliards d'euros. Entretemps, la banque a été rattrapée par la crise à l'automne qui a fait plonger dans le rouge ses résultats au quatrième trimestre.
Le Groupe a également annoncé qu'il allait renforcer ses fonds propres en émettant des actions de préférence pour un montant de 5,1 milliards d'euros. Dans le cadre de la deuxième tranche du plan français de recapitalisation, BNP Paribas va émettre des actions de préférence sans droit de vote pour un montant de 5,1 milliards d'euros, ce qui devrait porter son ratio de solvabilité ("Tier One") aux environs de 8%.
- Le 26 janvier, les quatre experts désignés par la Commission d'enquête sur les éventuelles atteintes à la séparation des pouvoirs dans le traitement judiciaire du dossier Fortis qui s'est réunie ce jour, remettront leur rapport préalable le 16 février.
- Le 24 janvier, Christine Schurmans, la conseillère à la cour d’appel de Bruxelles fait parvenir aux membres de l’assemblée générale de la Cour de Cassation un courrier "Strictement personnel et confidentiel".
- Le 23 janvier, Didier Reynders, invité de Matin Première, affirme que "le fédéral a été mis hors-jeu" dans le dossier KBC parce que "certains, au fédéral, exigent désormais des rapports d'experts et des documents écrits", faisant allusion aux déclarations et position du président du PS Elio Di Rupo, relayés au Kern par la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx qui "ne se prononcerait plus sur aucun dossier sans rapport écrit". Le ministre Charles Michel, évoque le fait qu'au sein du gouvernement certains comme la ministre Onkelinx "souhaitaient une procédure un peu compliquée" pour faire face à la crise bancaire.Didier Reynders souligne que "cette procédure plus administrative a eu pour conséquence, que la décision était lente à prendre au niveau fédéral et que le gouvernement flamand a été plus rapide puisque la KBC avait en effet introduit une demande en même temps au gouvernement fédéral et au gouvernement flamand" et "remerciait le gouvernement flamand d'être intervenu rapidement", rappelant que le gouvernement flamand avait agi dans l'urgence en se réunissant le soir et la nuit pour avoir une décision avant l'ouverture de la bourse le lendemain matin, agissant "comme le gouvernement fédéral l'a fait précédemment sur d'autres dossiers"."Dans l'après-midi de ce vendredi, en réponse à l'interprétation des certains qui qualifiaient ses déclarations comme une critique à l'égard du premier ministre. "Je n'ai a aucun moment critiqué l'attitude du premier ministre. Herman Van Rompuy m'a téléphoné mercredi vers 13 heures 30 pour me dire qu'il avait reçu une demande d'intervention de la KBC. Conformément à la décision qui avait été prise le matin même en Comité ministériel restreint, nous avons immédiatement convoqué le comité de pilotage pour lui transmettre la demande. C'est tout ce que j'ai dit jusqu'à présent et je le répète: Herman Van Rompuy a respecté la procédure qui avait été décidée le matin même. Je m'inscris en faux contre ceux qui disent que je critique le premier ministre. Il n'y a aucune divergence de vue entre nous. Il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous". Et d'insister sur le fait que le premier ministre a respecté "à la lettre" la procédure qui avait été décidée en Comité restreint à la demande "d'une collègue".
- Le 22 janvier, Fortis Banque publie ses résultats après la clôture de la Bourse. La partie restée belge du démantèlement de Fortis, devrait accuser 19 milliards d’euros de perte pour 2008. La banque a perdu 14,1 milliards d'euros au terme des neuf premiers mois de 2008, pour l'essentiel à cause de la cession forcée d'ABN-AMRO, ainsi qu'à des réductions de valeur sur le portefeuille de crédits structurés. Pour le reste, les activités bancaires classiques résistent bien, la liquidité et la solvabilité de la banque se sont améliorées.
Fortis Banque déclare ne pas penser avoir besoin d'une nouvelle aide de l'Etat comme y songe actuellement le gouvernement. Les dirigeants de Fortis banque croient à présent au rapprochement avec BNP-Paribas, tout comme les syndicats chrétien et libéral: "Une grande banque belge serait un carnage pour l'emploi. Un scénario 'stand-alone' comporte beaucoup d'incertitudes sans garantie de succès". Les syndicats regrettent par ailleurs que la société et son personnel "soient le jouet de groupes d'actionnaires exclusivement fixés sur la valeur de leurs actions, sans égards pour les conséquences sociales. Alors que dans toutes les autres banques, tout le monde est sur le pont pour chercher des réponses à la crise financière, chez Fortis, nous sommes au centre de tiraillements entre actionnaires depuis des mois".
De son côté, Elio Di Rupo, le président du PS rompt l’unanimité gouvernementale derrière le choix de BNP-Paribas. Interrogé sur la RTBF, il a demandé au ministre des Finances d’étudier des scénarios alternatifs pour Fortis. Di Rupo préconise aussi de plancher sur l’idée de rendre une activité d’assurances au holding, afin de « redonner des couleurs en terme d’actionnaires », ainsi que sur l’éventualité d’une fusion entre la banque et le holding. « Nous aurions ainsi une banque belge qui pourrait accompagner l’économie et les entreprises belges ». Le président du PS réclame des « notes étayées », des rapports « écrits et chiffrés » avant de prendre de nouvelles décisions. Il est donc prêt à étudier « toutes les pistes », même si le gouvernement a pris des engagements à l’égard de BNP-Paribas, « sur proposition du ministre des Finances ».MM. Van Rompuy et Reynders ont été interrogés par onze parlementaires sur la crise bancaire, les déclarations de Didier Reynders sur la nécessité d'un deuxième plan de sauvetage des banques et l'intervention du gouvernement flamand en faveur de la KBC. En voie de conséquence, le Premier ministre Herman Van Rompuy a indiqué à la Chambre que la KBC avait formulé la veille une demande d'intervention à la fois à l'autorité fédérale, via le Comité de pilotage, et au gouvernement flamand. Selon le ministre des Finances, Didier Reynders, il n'a pas été possible d'arriver à un accord sur ce dossier au sein du gouvernement fédéral... alors que « dans les jours et les semaines à venir, il y aura probablement encore d'autres efforts à faire pour aider certaines institutions financières».
- Le 22 janvier, Me Olivier Bonhivers, associé au cabinet Modrikamen annonce que "La cour d'appel de Bruxelles a jugé ce jeudi, pour des raisons de procédure, que l'appel introduit par l'Etat n'était pas recevable, et est donc nul, pour 1.300 des actionnaires à la cause, parmi lesquels se trouvent l'ensemble des actionnaires étrangers".En clair, l'Etat devra signifier à 1.300 actionnaires (individuellement et dans leur langue, pour les 700 actionnaires belges ainsi qu'aux quelque 600 actionnaires étrangers) s'il décide d'introduire une tierce opposition à l'arrêt de la cour d'appel de Bruxelles du 12 décembre dernier, qui avait gelé les transactions ayant conduit au démantèlement du bancassureur Fortis. Par contre, l'appel de l'Etat est recevable pour ce qui concerne le millier d'autres actionnaires de Fortis défendus par le cabinet Modrikamen.
- Le 21 janvier, la Commission d'enquête chargée d'examiner s'il y a eu des atteintes au principe de la séparation des pouvoirs a désigné ses quatre experts. De même, le gouvernement a chargé des experts de lui faire un rapport sur la situation du secteur bancaire, afin de l'aider à prendre une décision sur le nouveau projet de sauvetage des banques évoqué la veille par Didier Reynders.Plusieurs scénarios circulent. L'Etat pourrait aider les banques à augmenter leur capital, ou aussi isoler dans une structure indépendante tous produits toxiques, les crédits à risques, sachant que toute aide aux banques augmentera encore un peu plus la dette de la Belgique.
La piste "Euroshareholders" (l'association paneuropéenne, qui regroupe des investisseurs de 32 associations nationales et qui dit représenter 15.000 actionnaires de Fortis) propose un scénario dans lequel Fortis survivrait en tant que société d'assurances avec les activités d'assurances belges, néerlandaises, et internationales. Pour Euroshareholders, en échange de l'apport des activités d'assurances néerlandaises, l'Etat néerlandais pourrait recevoir des titres Fortis, à un cours de Bourse de minimum 5 euros, soit le niveau de cours de la semaine du 29 septembre 2008 au 3 octobre 2008. "BNP Paribas et l'Etat néerlandais pourraient à nouveau négocier l'amélioration des conditions sous lesquelles les activités bancaires sont vendues. Le résultat final aboutirait à ce que Fortis Holding devienne un assureur international avec un fort point d'attache en Belgique".Selon Euroshareholders, les avantages pour toutes les parties à la cause sont nombreux. Pour BNP Paribas, ce scénario "mettra fin à l'insécurité régnant autour de la transaction", et "renforcera simultanément ses activités bancaires". L'Etat belge profitera de la "renaissance de Fortis en tant que institution financière majeure et employeur", en obtenant du même coup une "solution dans le volet politique du dossier". L'Etat néerlandais deviendra, lui, "propriétaire de Fortis Bank et d'ABN Amro" mais également "actionnaire d'un groupe d'assurances sain". Enfin, Fortis redeviendrait une "institution financière de taille suffisante", mais "focalisée sur des activités d'assurances saines et cohérentes". Les actionnaires auront une "chance de redressement de valeur" et il n'y aura "plus de portefeuilles de produits dits toxiques".
Karel De Boeck, le CEO de Fortis Holding, accorde un entretien au journal économique néerlandais Het Financieele Dagblad au cours duquel il affirme que lors de l'opération de sauvetage de Fortis, l'Etat néerlandais a payé trop peu (16,8 milliards d'euros) pour les activités néerlandaises de banque et d'assurances, n'excluant pas que la holding entame des actions judiciaires contre les Pays-Bas s'il ressort des enquêtes actuellement en cours que les autorités néerlandaises ont déboursé trop peu. (Un rapport intermédiaire du collège d'experts désigné par la cour d'appel de Bruxelles est attendu vraisemblablement dans le courant de la semaine suivante, et pour le 2 février au plus tard.)
Il espère également obtenir un meilleur prix pour la cession des activités belges de Fortis à BNP Paribas, qu'il juge pourtant être un "prix raisonnable" mais qu'il veut "encore pouvoir obtenir une amélioration".
En cas de rejet des actionnaires des transactions entérinées par le conseil d'administration de Fortis Holding les 3,5 et 6 octobre 2008 (auxquelles il n'est "pas attaché de manière émotionnelle"), au cours de l'assemblée générale extraordinaire du 11 février: "Alors, le conseil d'administration ne finalisera pas les conventions. En même temps, il existe des contrats auxquels nous sommes liés. BNP Paribas peut en exiger l'exécution. Vous vous retrouvez alors dans une situation curieuse: vous devez mais ne pouvez pas. Si BNP exige l'exécution des conventions, cela va coûter beaucoup de temps. Chaque pas que vous ferez alors conduira à un procès. Pour BNP, ce serait mieux de négocier avec Fortis. Mais la banque française peut aussi renoncer au deal".
Karel De Boeck ne table cependant pas sur une réunification des activités belges et néerlandaises de Fortis. "Fortis était très bien intégré (...) mais des gens qui furent collègues pendants des années se retrouvent maintenant, après plusieurs mois, opposés". Une entreprise active dans trois pays recevrait en outre plus difficilement du soutien. "Je ne suis pas en faveur d'une remise en cause des transactions néerlandaises".
A propos du cours à 10 euros pour l'action Fortis: "Avec 10 euros par action, vous avez la capitalisation boursière de l'ensemble de BNP Paribas. Les mathématiques doivent quand même tomber juste, hein". "Je n'ai rien contre Ugeux, lui a quelque chose contre moi"
- Le 21 janvier, la RTBF, à l'occasion de l'invitation de Servais Verherstraeten, le chef de groupe CD&V à la chambre et membre de la Commission d'enquête, laisse clairement sous-entendre que la publication la vieille d'articles dans le journal le Soir à propos de Didier Reynders pourrait être une opération du " CD&V [qui] veut blanchir Yves Leterme et Jo Vandeurzen quitte à mouiller d'autres membres du gouvernement."
- Le 21 janvier matin, lors du traditionnel kern, le gouvernement traite de la situation des banques, mais d’une manière très générale et évoque la situation de Fortis, Dexia et KBC. Le gouvernement se serait dit que si des demandes devaient se présenter, le comité de pilotage s’en chargerait, "comme cela s’était fait dans le cadre de la première crise".Herman Van Rompuy téléphone vers 13 heures 30 à Didier Reynders pour lui dire qu'il avait reçu une demande d'intervention de la KBC.Melchior Wathelet explique à La Libre Belgique que "Le kern apprend vers midi que le comité de pilotage avait été saisi d’une demande de KBC. Une réunion est programmée vers 18 heures. Les membres du comité de pilotage ont posé des questions relatives au taux de solvabilité, aux actifs, au marché, vu la demande de KBC : 2 milliards plus 1,5 milliard. A la fin du comité de pilotage, ils ont appris que le gouvernement flamand se réunissait à 20 heures, le soir-même. Ce comité n’a ni l’autorité ni le mandat pour prendre ce genre de décision. Il a constaté que la situation de KBC était difficile. Quand une banque demande 2 milliards il est normal qu’on se demande si c’est justifié. Ici on n’a pas eu à se poser la question !
On n’aurait pas pu agir plus vite. On n’allait pas signer un chèque en blanc à la KBC, et je suppose que ce n’est pas ce que le ministre des Finances demande non plus Je ne doute pas que le ministre des Finances nous présentera un plan de sauvetage des banques mais, pour l’instant, nous n’avons encore rien vu." ; et d'ajouter: "Mais dans quel système vit-on ? On n’allait quand même pas se battre avec le gouvernement flamand pour savoir qui allait payer. On n’allait pas surenchérir sur la Flandre ! Le fédéral a mis six fois plus que la Flandre dans le renflouement des banques : 19 milliards. Qu’on arrête de faire de ces dossiers des problèmes communautaires ou polémiques. Quand on a 1,9 pc de croissance négative, quand on risque d’avoir un déficit qui frôle les 3 pc, quand on risque des faillites d’entreprises et des pertes d’emplois, j’aurais espéré qu’on arrête ces querelles politiciennes ! On jette de l’huile sur le feu sans cesse."
- Le 20 janvier, Didier Reynders plaide pour une nouvelle intervention des autorités publiques pour sauver les banques belges en difficultés. S'inquiétant des résultats et de l'évolution des cours boursiers de certaines banques du pays, le ministre des Finances a jugé qu'un "deuxième tour bancaire" serait vraisemblablement nécessaire. "Il faut qu'on s'y prenne suffisamment tôt pour éviter cette fois de devoir à nouveau sauver une banque en l'espace d'une nuit". Ce même ministre est attaqué dans le journal le Soir par des articles aux titres sulfureux qui parlent de "nouvelles pressions du cabinet Reynders sur Fortis" ou encore le "cabinet Reynders cité et Reynders mouillé dans l'affaire Fortis" et publie un projet de lettre du 18 décembre de Pim Vanwalleghem, le conseiller en matière judiciaire du Premier ministre, qui avait écrit qu’il avait contacté le substitut Paul Dhaeyer à la demande du chef de cabinet du Premier ministre Yves Leterme et du chef de cabinet du ministre des Finances.
Didier Reynders a indiqué le même jour n’avoir exercé aucune pression sur les autorités judiciaires dans le cadre de l’affaire Fortis. « Je m’exprimerai (sur cette affaire, ndlr) devant les commissions parlementaires » « Je peux en tout cas vous dire que mon cabinet n’a exercé aucune pression sur les autorités judiciaires. Ce n’est pas le style de la maison ».
- Le 19 janvier, le cabinet Modrikamen a lancé (comme annoncé le 14 janvier) les actions au fond à l'encontre des transactions réalisées autour de Fortis fin septembre et début octobre. Le cabinet Modrikamen cite "Fortis et toutes les filiales qui sont impliquées dans les transactions, la Société fédérale publique d'investissement (SFPI), l'Etat néerlandais et la banque centrale néerlandaise"; "BNP Paribas et la Banque Nationale de Belgique ne sont pour l'instant pas citées".
- Le 19 janvier, les commissions parlementaires chargées d'examiner, pour l'une la gestion de la crise bancaire et financière, pour l'autre si la séparation des pouvoirs a été respectée dans l'affaire Fortis, se sont réunies sans parvenir à désigner d'experts.
dimanche 25 janvier 2009
Le "couac sur la KBC"
"le CD&V sonne la fin de la récréation", "querelle entre le PS et le MR" ... "duel PS-MR" ,
"La crise bancaire, économique, budgétaire est plus que là. Dans ce contexte, les polémiques politiciennes comme celles des derniers jours sont d’autant plus inacceptables. C’est indécent. Quand quelqu’un dit que le gouvernement fédéral a refusé une aide à KBC Il faut dire que c’est faux. Les gens ont le droit de savoir ce qui s’est réellement passé."
Tensions multiples au gouvernement
Les tensions sont de plus en plus visibles au sein du gouvernement fédéral, tensions qui se cristallisent autour du dossier bancaire. Jusqu'ici on pointait surtout le duel PS-MR. Mais les tensions vont visiblement au-delà : elles concernent aussi le nouveau Premier ministre Herman Van Rompuy et Didier Reynders.
On croit rêver de cette compréhension de la situation.
- La position du gouvernement belge a été arrêté sur le problème bancaire à l'époque déjà de Leterme, en ce comprenant le sort de Fortis.
Quid des déclarations isolées d'Elio Di Rupo sur le changement d'orientation à propos de la banque Fortis ? Qui s'est insurgé (en dehors d'Echocynique) de ces changements de caps unilatéraux, sans concertation gouvernementale ?
-La méthodologie "Reynders", à laquelle le FMI attribue des bons points et trouve que
les autorités belges ont innové et bien réagi à la crise financière, apportant une réponse générale, rapide et décisive tant en ce qui concerne Fortis que Dexia.
Quid des nouvelles modalités imposées lors du kern du mercredi matin 21 janvier qui se sont avérées en final "nuisibles" à la bonne marche des opérations, dès la fin de cette soirée ?
Qui a présenté les faits comme étant une opposition entre Reynders et Van Rompuy, alors que l'on connaissait la teneur des déclarations et position du président du PS Elio Di Rupo, relayés au Kern par Laurette Onkelinx qui "ne se prononcerait plus sur aucun dossier sans rapport écrit". Le ministre Charles Michel, évoquait le fait qu'au sein du gouvernement certains comme la ministre Onkelinx "souhaitaient une procédure un peu compliquée" pour faire face à la crise bancaire.
Et un CD&V (toujours CVP, selon Stefaan De Clerck) qui après avoir bloqué le fonctionnement de la maison Belgique pendant des mois à force de Cartel toxique et de démissions à répétition, se présente comme le parti de la stabilité et du futur ... un monde politique surréaliste et de dingues ...
Lire aussi:
KBC: le CD&V sonne la fin de la récréation
Le gouvernement flamand n'a pas tergiversé pour soutenir la KBC. Mme Gennez a plaidé en faveur de la nationalisation complète de Fortis Banque. "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis", a-t-elle lancé à l'adresse du ministre des Finances Didier Reynders.
Franstalig bankenopbod
Premier Van Rompuy stond nog na te blussen na de uitspraken van vicepremier Reynders, toen PS-voorzitter Di Rupo al een nieuw schot loste. 'Ik wil in de eerste plaats opmerken dat het bijzonder delicaat is om tijdens beurstijd uitspraken te doen over de jongste ontwikkelingen.' Premier Herman Van Rompuy (CD&V) begon zijn antwoord tijdens het vragenuurtje in de Kamer met een subtiele maar niet mis te verstane sneer naar vicepremier Didier Reynders (MR).
"J’en ai assez des polémiques politiciennes"
Melchior Wathelet dit craindre les visées électoralistes de certains membres du gouvernement fédéral. Le secrétaire d’Etat au Budget (CDH) dénonce "les querelles incessantes et indécentes" qui minent le travail de l’équipe Van Rompuy.
De Clerck: la majorité doit prendre ses responsabilités sur KBC
Sur le plateau du 7ème jour, le ministre de la Justice Stefaan De Clerck a invité chacun au sein de la majorité à prendre ses responsabilités. Il a aussi rappelé l'engagement du Premier ministre Herman Van Rompuy et du CD&V de gouverner jusqu'au terme de la législature en 2011, afin de faire face à la crise mondiale.
Fortis a été dépecée, KBC a été recapitalisée
Le couple automnal n’est plus. Yves Leterme s’en est allé. Didier Reynders s’est accroché. Mais le chef-d’œuvre (tout est relatif) du feu Premier ministre et de son grand argentier subsiste : le sauvetage des banques belges. En deux week-ends. Quelques jours durant lesquels le gouvernement Leterme exista.
Kris Peeters n’a pas hésité une seconde face à cet héritage fédéral. Le chef du gouvernement flamand l’a torpillé à coups de milliards. Deux précisément. Car, si fin octobre KBC avait été recapitalisée par le fédéral, ce jeudi, la grande banque de Flandre n’a bénéficié que de deniers flamands. L’argent a une odeur. Ou plutôt une couleur. Ces milliards « geel en zwart » apparaissent comme une nouvelle fissure dans la maison Belgique. La Flandre réaffirme son repli et, par ricochet, sa supériorité, profitant de la cacophonie fédérale. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.
"Difficile d'être président de parti et vice-premier"
Le député Rik Daems (Open Vld) s'est interrogé dimanche, lors de l'émission De Zevende Dag à la télévision publique flamande VRT, sur le caractère judicieux d'un cumul de mandats de vice-premier ministre et de président de parti.
Au cours du débat dominical de la VRT consacré à la crise à la KBC, le député libéral flamand n'est pas venu à la rescousse du vice-premier ministre et ministre des Finances, le président du MR Didier Reynders. Rik Daems l'avait pourtant défendu à la Chambre jeudi dernier.
Au contraire, dimanche, M. Daems a estimé que la gestion du dossier KBC démontrait la difficulté qu'il y avait à cumuler un mandat de président de parti et un autre de vice-premier ministre. "En tant que président de parti, vous devez pouvoir mener campagne, comme vice-premier ministre il faut gérer la politique", a indiqué le parlementaire Open Vld.
Lors du même débat, le député Hendrik Bogaert (CD&V) est allé dans le même sens que le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, qui, à la RTBF, avait appelé le PS et le MR à faire face à leurs responsabilités au sein du gouvernement. Le député n'y est pas allé avec le dos de la cuiller, se félicitant par ailleurs de ce que la relative autonomie dont dispose la Flandre lui avait permis de venir en soutien de la KBC.
"Il est quand même étrange de constater que le PS et le MR s'entre-déchirent. C'est extrêmement frustrant. J'espère qu'ils réalisent qu'on est en train de parler de milliers d'emplois. Je lance un appel à la réflexion et leur demande de ne pas tout faire valser pour grappiller 1% d'intention de vote. Nous nous préoccupons d'épargne, d'emploi et de pensions. Ils doivent prendre leur responsabilité et mettre de côté leurs différends", a suggéré Hendrik Bogaert.
Le député CD&V a estimé que les relations étaient bien meilleures entre partis au niveau flamand. Selon lui, cela apparaît dans la gestion du dossier KBC. "L'ambulance flamande était la première. La deuxième ambulance n'est d'ailleurs jamais partie. Il est bon que la Flandre dispose d'autonomie", a-t-il dit, égratignant le fédéral.
"La deuxième ambulance avait les pneus dégonflés", a ironisé le chef de groupe N-VA à la Chambre, Jan Jambon. Selon lui, la gestion du dossier démontre à suffisance que la Flandre a absolument besoin d'obtenir plus de compétences. Il faut pouvoir contourner l'immobilisme fédéral, a-t-il dit.
samedi 17 janvier 2009
"Finance" Links - 17 jan 2009
La Bourse en appui du plan de relance de l'économie belge
C'est la proposition de Bruno Colmant, CEO d'Euronext.
Fortis, faits, analyse, réflexions
Quelques réflexions:
L'Etat dans Fortis, une bonne idée?
"L\'intervention de l\'Etat "en
L'AG de Fortis; opportunité pour les petits porteurs de faire entendre leurs voix?
Fortis : éclairage sur l'agenda de l'AGE du 11 février
Conformément à l'arrêt de la cour d'appel de Bruxelles, lors de l'AGE du 11 février les actionnaires de Fortis devront se prononcer sur les transactions entérinées par le conseil d'administration de Fortis Holding les 3,5 et 6 octobre 2008.
Chronologie des suite du Fortisgate à partir du gouvernement Van Rompuy :
- Le 16 janvier, la commission d'enquête sur la séparation des pouvoirs se réunit pour la première fois à 14h15, à la salle européenne de la Chambre. La réunion de "la commission mixte" de suivi de la crise bancaire se réunit dans la foulée dans la même salle.
Le 16 janvier, les "syndicats de Fortis Banque" appellent le personnel de la banque à voter en faveur du projet BNP Paribas lors de la prochaine assemblée du personnel due 11 février. Ils estiment que l'engagement de BNP Paribas est concret en ce qui concerne les garanties des liquidités et des lignes de crédit. Les syndicats qui ont affirmé avoir rencontré les responsables de BNP Paribas, sont convaincus que le projet avec la banque française offre la meilleur garantie de continuité des activités... néanmoins le syndicat socialiste des employés SETCa, seul a tenu à démentir cette informations : "Le SETCa ne formule aucune préférence et n’a pas changé d’avis depuis son communiqué du 14 janvier. BNP n’est qu’une option parmi d’autres" & "Le SETCa n’a donné aucune consigne de vote en vue de l’assemble générale de Fortis"
- Le 15 janvier, lors d'une réception à son cabinet, Didier Reynders, a dit à propos du dossier Fortis que la fusion entre deux ou plusieurs banques belges était une piste qui n'était pas suivie par le gouvernement. "Une telle fusion serait une mauvaise solution. Nous entendons défendre l'intérêt général et une fusion entre banques est une piste qui n'est pas suivie". Il a ajouté qu'il avait d'ailleurs demandé à la Commission Bancaire, Financière et des Assurances, d'examiner comment diverses rumeurs qui ont été lancées ces derniers jours et se sont répandues. "Les cours bougent énormément en fonction de ces rumeurs et on peut se poser la question de savoir si tout s'est passé normalement"
- Le 14 janvier, dans un "point presse", Me Modrikamen annonce qu'il veut faire monter encore un peu plus la pression sur l’Etat belge et BNP-Paribas en vue de l’assemblée générale du 11 février durant laquelle les actionnaires devront se prononcer sur le démantèlement, mais aussi « signifier à l’Etat hollandais qu’il n’est pas hors de portée comme il le croit ». Après avoir obtenu de la justice des injonctions dans le cadre d’une procédure en référé, il s’apprête cette fois à entamer une procédure sur le fond. « Nous n’excluons pas d’attaquer également au pénal mais pour l’instant, ce n’est pas la priorité ». Les actions au fond au tribunal de commerce seront à l'encontre de Fortis et de ses filiales belge et néerlandaise, de l'Etat néerlandais, de la banque centrale néerlandaise, du SFPI et "peut-être" aussi, à l'encontre de la BNB et de BNP Paribas et demanderont (1) la nullité des transactions des 28 septembre (recapitalisation par l’Etat de Fortis Banque dont il ne conteste pas la nécessité mais bien la méthode de valorisation, qui se fondait sur le seul cours de bourse, alors déjà très bas - 8 ou 9 milliards d'euros, alors que lors de l'augmentation de capital précédente, en décembre 2007, la banque avait encore été valorisée à 33 milliards d'euros) et (2) des opérations de démantèlement du bancassureur, réalisées les 3,4 et 5 octobre derniers. (2a) Cette demande concerne la nullité des transactions avec l’Etat hollandais (vente de Fortis nederland, d’ABN Amro et de la branche néerlandaise des assurances). Les deux motifs invoqués: Excès de pouvoir – le CA n’a pas pu avaliser l’opération – et détournement de pouvoir – les pouvoirs du CA n’ont pas été exercés dans l’intérêt de Fortis. S’il n’obtient pas gain de cause, Modrikamen demandera à l’Etat hollandais des dommages et intérêts de 4 euros par action Fortis plus un euro de dommage moral; à de la convention qui lie l’Etat belge et hollandais et qui prévoit que seul le droit hollandais soit d’application: « Cette convention ne serait pas opposable à des tiers ». (2b) Pour les même motifs, il demandera la nullité des transactions avec SFPI (rachat des 50 % restants de Fortis banque) et, le cas échéant, des transactions avec BNP-Paribas. (3) Il compte également demander en référé l’interdiction d’intégrer ABN Amro et Fortis Banque Nederland comme le souhaite le gouvernement hollandais. « La solution à tout cela passera par un dialogue et une négociation avec les actionnaires. Quand je vois les négociations qui ont lieu actuellement en secret entre l’Etat belge et BNP Paribas, je me dis que certains n’ont pas compris la leçon et répètent les mêmes erreurs ».
Ce même jour, au cours d'entrevues télévisées diverses, Herman Van Rompuy Van Rompuy a insisté sur le fait que la priorité du gouvernement était de répondre à la crise économique. A propos de Fortis, il s'est dit convaincu de l'importance pour la Belgique de respecter l'accord conclu avec BNP Paribas. Le Conseil des ministres restreint s'est penché le matin sur le dossier Fortis mais n'aurait pris, selon le porte-parole du premier ministre, aucune décision.
- Le 13 janvier, la Commission de la Justice de la Chambre a adopté en début de soirée la proposition de loi créant une commission d'enquête parlementaire chargée d'examiner s'il y a eu des atteintes au principe de la séparation des pouvoirs dans le traitement judiciaire du dossier Fortis.
- Le 13 janvier, l'action BNP Paribas SA est en très forte baisse, plombée par les craintes croissantes de voir échouer le projet d'acquisition par la banque de certains actifs de Fortis NV, ce qui pourrait la pousser à procéder à une augmentation de capital. A 12h17, l'action BNP Paribas dévissait de 5,7%, à 32,23 euros. Au cours des trois derniers mois, le titre perdait près de la moitié de sa valeur. Au moment de l'annonce concernant Fortis, BNP Paribas était considérée comme l'une des rares banques à avoir tiré son épingle du jeu pendant [la crise]. Mais l'effondrement de Lehman Brothers et l'affaire Madoff ne l'ont pas épargnée, entraînant une perte avant impôt de 710 millions d'euros au sein de sa division banque de financement et d'investissement, au titre des onze premiers mois de 2008. La banque française avait affirmé la veille encore qu'elle était toujours déterminée à mener à bien l'acquisition des actifs bancaires belges et luxembourgeois de Fortis, ainsi que son activité d'assurance en Belgique, une opération d'un montant de 14,5 milliards d'euros qui avait été annoncée au mois d'octobre.
A l'inverse, en ce 13 janvier, le titre Fortis bondissait de près de 20% déjà à midi à la Bourse de Bruxelles, soutenu, selon des traders, par des rumeurs de marché disant que l'Etat belge allait lancer une offre sur la banque. Le bruit court que les autorités belges penchent sérieusement pour cette solution, soit "du stand alone pur", une piste qui verrait Fortis Banque rester en Belgique, peut-être avec une large participation de l'État, soit d'un « stand alone à plusieurs », ou la piste, souvent évoquée par certains, de la « grande banque belge » regroupant Fortis, la partie belge de Dexia et Ethias.
Le holding Fortis organisera une assemblée générale extraordinaire des actionnaires le 13 février 2009 à Utrecht.
Le 13 janvier, le journal néerlandais Het Financieele Dagblad rapporte le fait que les actionnaires présents à Utrecht ne voteront pas la cession d'actifs aux gouvernements du Benelux et à BNP Paribas; un tribunal néerlandais a décidé que l'aval des actionnaires n'était pas nécessaire pour céder les actifs. Mais Euroshareholders, qui regroupe des investisseurs de 32 associations nationales et qui dit représenter 15.000 actionnaires de Fortis, a introduit une action devant la justice des Pays-Bas. Elle demande que les actionnaires néerlandais de Fortis, qui seront réunis en assemblée générale extraordinaire le 13 février à Utrecht, aient également le droit de se prononcer sur les opérations de vente des 3, 5 et 6 octobre 2008. " Un tel traitement va directement à l'encontre de l'esprit de la structure jumelle de Fortis, basée sur un traitement équitable entre actionnaires néerlandais et belges "
Le holding Fortis organisera une assemblée générale extraordinaire des actionnaires le 11 février 2009 à Bruxelles. Contrairement à la Hollande, les actionnaires présents lors de l'assemblée générale à Bruxelles pourront se prononcer sur la cession d'actifs aux gouvernements du Benelux et à BNP Paribas;la justice belge a statué sur le fait que les actionnaires devraient être autorisés à voter.
Une assemblée générale devra avoir lieu avant le 12 février 2009 au plus tard, avec pour ordre du jour les opérations de cessions à (l’Etat néerlandais (?) et) BNP. Le 7 janvier, le journal Le Soir explique que "cela négocie ferme" en coulisses, pour tenter "de désamorcer la guerre des clans entre direction sortante et actionnaires". Se réferrant à une source gouvernementale, le journal poursuit: "les partisans de l'option "stand alone" "ont une sérieuse tendance à se multiplier ces derniers temps" même si officiellement la vente à BNP Paribas est toujours la priorité du gouvernement et du conseil d'administration de Fortis. "Ne pas faire l'exercice d'un plan bis serait une erreur de notre part". Le Journal l'Echo annonce le 12 janvier que "Le holding Fortis organise une assemblée générale extraordinaire des actionnaires le 11 février 2009 à Bruxelles et le 13 février 2009 à Utrecht. Au cours de ces assemblées, le Conseil d'Administration proposera la candidature de MM. Ludwig Criel et Guy de Selliers de Moranville comme administrateurs non exécutifs"
- Le 9 janvier, le cabinet de conseil aux actionnaires Deminor et l'association néerlandaise de petits actionnaires VEB ont publié vendredi une liste de 4 candidats aux postes d'administrateurs de Fortis Holding. Cette liste est également soutenue par le cabinet Modrikamen, Test-Achats, VFB, Euroshareholders et l'ADAF. Les 4 personnes choisies par les actionnaires, qui représentent 3% du capital de Fortis, sont Georges Ugeux, Philippe Casier, Dirk van Daele et Jan Zegering Hadders.
- Le 8 janvier, Herman Van Rompuy a expliqué à la Chambre que "M. D'Hondt n'est plus chef de cabinet des chefs de cabinet, il est maintenant mon chef de cabinet personnel et à ce titre, il ne s'occupera donc pas des dossiers financiers"
Le 8 janvier, les experts désignés dans le cadre de l’arrêt de la cour d’appel ont fait savoir qu’ils avaient besoin de plus que les premiers 125 000 euros déboursés par Fortis.
- Le 6 janvier 2009, le journal économique De Tijd, informe que le parquet général va ouvrir une instruction judiciaire à l'encontre de Christine Schurmans en parallèle de l'enquête disciplinaire déjà ouverte contre elle. Le même journal croit savoir que suite à la réunion du kern de ce jour, les autorités belges seraient assez peu enclines à accorder une compensation aux actionnaires de Fortis. Pour deux raisons. Tout d'abord, BNP Paribas ne serait pas prête à mettre un euro de plus sur la table pour emporter le morceau. Et pour l'Etat, il serait inadmissible de mettre la pression sur le contribuable plutôt que sur l'actionnaire, surtout qu'environ 80% de l'actionnariat de Fortis serait étranger.
- Le 6 janvier 2009, le journal l'Echo annonce qu'un accord est intervenu entre les cinq chefs des groupe de la majorité à la Chambre sur une proposition de loi visant à instaurer une Commission d'enquête parlementaire sur les éventuels atteintes à la séparation des pouvoirs dans le dossier Fortis.L'accord prévoit notamment que les conclusions et recommandations de la Commission seront soumises au vote de l'assemblée plénière au plus tard le 15 mars 2009, sauf prolongation accordée par la Chambre. Le texte prévoit aussi que les travaux se baseront sur un rapport préalable de quatre experts à fournir dans les trois semaines. Néanmoins le journal La Libre Belgique signalait que le PS avait envoyé un communiqué rageur le mercredi dans l’après-midi: "Il n’est pas question pour le groupe PS d’attendre les conclusions de la commission d’enquête sur Fortis pour mettre sur pied la commission spéciale sur la gestion de la crise. Les citoyens ont droit à toute la transparence". Le PS rappelle qu’il a été le premier à proposer une commission d’enquête, laissant entendre qu’à l’époque, il n’avait pas été soutenu par Ecolo. Le journal poursuivait ainsi "Le PS veut-il ainsi ne pas laisser filer l’occasion de pouvoir "mouiller" Didier Reynders avant les élections régionales ? Certains le susurraient également en coulisses. Voilà qui promet en tout cas de beaux débats ce jeudi, en séance plénière lors de la prise en considération de la proposition de loi instituant la première commission d’enquête."
- Le 3 janvier 2009, De Morgen informe que le nouveau Premier ministre Herman Van Rompuy garderait en grande partie les collaborateurs du cabinet Leterme.Parmi ceux qui resteraient, figure le chef de cabinet et responsable de la chancellerie de l'ancien Premier ministre Leterme, Hans D'Hondt, considéré comme le "cerveau" du Fortisgate.
- Le Gouvernement Van Rompuy prête serment devant le roi le 30 décembre 2008 et met donc fin par ce fait et à cette date au gouvernement Leterme.
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Déficit commercial de 900 millions d'euros en octobre (BNB)
En octobre, les exportations belges se sont élevées à 23 milliards d'euros, soit une hausse de 3,9% sur un an.
KBC, à son plus bas historique, plombe la tendance à Bruxelles
L'action du bancassureur a chuté de près de 22% à 16 euros vendredi sur Euronext Bruxelles. Le 21 novembre dernier, KBC avait touché un premier plus bas à 18,19 euros. Sur un an, le titre du bancassureur qui tournait à l'époque autour des 85 euros
La BBL et l'ONSS
ING Belgique va supprimer plus de 100 emplois
dans son département gestion de patrimoine
Bonus pour la direction d'Ethias
Faut-il vraiment interdire le "short selling"?
Les mesures bridant les ventes à découvert n'ont pas déployé les effets escomptés.
Citigroup et Bank Of America perdent quasi 50% sur la semaine, Wall Street finit en hausse
Citigroup se divise en deux
La banque américaine Citigroup a annoncé vendredi qu'elle allait se diviser en deux, après avoir enregistré de nouvelles pertes considérables au quatrième trimestre, de 8,29 milliards de dollars.
"Les banques ont l'obligation de prêter" (Paulson)
Henry Paulson a estimé vendredi que les banques actives aux Etats-Unis avaient "l'obligation de prêter".
Dell quitte l'Irlande
Les syndicats de Dexia redoutent des licenciements
La délégation syndicale du personnel de Dexia Banque Belgique ne veut, ni ne voudra accepter des licenciements secs au sein de Dexia Banque Belgique à la suite à la débâcle
Pour un directeur général, ce n'est rien ...
vendredi 31 octobre 2008
Indécrottables politiques ou banquiers ?

La Wallonie demande un soutien pour la Sonaca
Les francophones ont accepté l'accord fédéral sur la KBC. Mais en échange, ils ont exigé une "compensation". Ils demandent désormais un geste en faveur de la Sonaca de Gosselies, alors que le constructeur aéronautique wallon connaît des difficultés en raison de pertes liées au cours du change.
le président du conseil d’administration d’Ethias, Steve Stevaert, aurait indiqué qu’il demeurerait à son poste.
Lire aussi:
L'Etat va investir 10,5 milliards d'euros dans six banques
françaises d'ici à la fin de l'année, a annoncé lundi la ministre française de l'Economie et des Finances, Christine Lagarde.
Des inspecteurs et d'ex-contrôleurs de l'Inspection spéciale des Impôts (ISI) ont vivement critiqué lundi, en Commission d'enquête parlementaire sur la fraude fiscale, l'ancien ministre des Finances Philippe Maystadt, aujourd'hui président de la Banque Européenne d'Investissement (BEI).
Ethias devient une société anonyme nous apprend Le Soir.
Curieux d'entendre le camarade Elio là-dessus.
Le gouvernement français apportera 10,5 milliards d'euros au capital de six établissements bancaires nationaux. Il espère ainsi rouvrir le robinet du crédit aux ménages, aux PME et aux collectivités.
Lehman Brothers: perquisition à la banque KfW à Francfort
Le Parquet de Francfort a annoncé mercredi mener une perquisition dans les locaux de la banque publique KfW dans le cadre d'une enquête liée à un virement de plus de 300 millions à la banque d'affaire américaine Lehman Brothers le jour même de sa mise en faillite.
Le gouvernement flamand n'a pas l'intention de demeurer actionnaire d'Ethias éternellement, a indiqué le ministre-président flamand, Kris Peeters, devant le parlement flamand. "Nous en sortirons au moment opportun", a-t-il ajouté. Les gouvernements fédéral, flamand et wallon ont décidé lundi d'apporter chacun 500 millions d'euros au capital de l'assureur.
Le Premier ministre a fait connaître ce mercredi, au nom du gouvernement, son indignation après la publication d'informations selon lesquelles l'ancien directeur financier de Fortis, Gilbert Mittler, serait parti l'été dernier avec une prime de 4 millions d'euros.
mardi 28 octobre 2008
Le coup de jarnac à la sauce flamingante
Après "Le coup de jarnac, à la hollandaise", le coup de jarnac à la sauce flamingante (?), nous explique Olivier Salomé.Ou encore un autre coup de p*** : Le parquet de Bruxelles a lancé une enquête préliminaire pour des malversations qu'auraient commis certains anciens dirigeants de Fortis. Une plainte a été déposée au pénal, ce qui ne devrait finalement pas avoir pour conséquence de geler les actions de Deminor et des petits actionnaires. (NB: opération prévue je pense pour jeudi 30/10)
NB: 2,25 milliards pour renforcer la solvabilité de la banque, 1,25 milliard pour son activité d'assurance
NB: L'année dernière, le Boerenbond avait perçu quelque 140 millions d'euros au titre de ce dividende.

Lire aussi:
Droit des actionnaires: et si la colère était bonne conseillère
Christoph Blocher est un homme têtu. A sa place, en décembre 2007, n'importe quel conseiller fédéral aurait reculé face à la fronde des représentants des grandes entreprises et d'une majorité des partis bourgeois contre son projet de réforme du droit de la société anonyme.
Fort de son expérience d'entrepreneur méticuleux, conscient des dérives de pouvoir difficiles à combattre dans de grandes structures multinationales opaques, il s'est accroché à ce qui semblait une hérésie dans le milieu économique suisse prônant l'autorégulation: réduire le pouvoir du conseil d'administration pour le donner aux actionnaires.
100 € par ménage pour sauver les Banques
L'augmentation de la charge de la dette publique est en effet passée à 450 millions d'euros. Les 4 interventions de l'Etat fédéral ou des Régions (Fortis, KBC, Ethias et Dexia) pour sauver les banques auront des répercussions sur les ménages. On le savait, mais les chiffres dévoilés par le Bureau fédéral du Plan, ...
Un plan de sauvetage à 20 milliards d'euros
Et de quatre! Toutes les grandes banques belges ont désormais été recapitalisées par les pouvoirs publics, portant à 19,9 milliards d'euros l'intervention de l'Etat belge pour maintenir le secteur à flot, garantissant ainsi l'épargne.
Alors que l'Etat néerlandais s'est occupé d'ING (10 milliards d'euros), l'Etat belge a successivement injecté des fonds dans Fortis (11,9 milliards plus 3 milliards de prêt pour assurer la liquidité de l'établissement), Dexia (1 milliard, les Régions complétant l'investisement de 1 milliard supplémentaire), Ethias (500 millions) et maintenant KBC (3,5 milliards).
Le gouvernement Leterme a également mis en place un système de garnantie pour permettre aux banques de se financer auprès de l'Etat si elles devaient se trouver en manque de liquidités. Le ministre des Finances, Didier Reynders, a par ailleurs indiqué ce matin que 300 millions d'euros supplémentaires seraient affectés au Fonds de Participation afin de permettre aux entreprises de trouver plus facilement du crédit. "Nous allons voir comment rendre le crédit plus fluide. Nous avons déjà décidé d'affecter un montant supplémentaire de 300 millions d'euros au Fonds de participation en vendant des obligations avec un avantage fiscal. C'est une mesure qui favorisera l'accès des PME au crédit et il y en aura d'autres", a assuré le ministre.
Les ministres au chevet de la KBC
Un « kern » et un conseil des ministres doivent entériner l’accord conclu durant le week-end. Celui-ci prévoit un appui financier de l’Etat belge à hauteur de 3,5 milliards d’euros. L'édito : "Les banques sont responsables de leur discrédit"
Vae victis: malheur aux vaincus: Fortis, Islande, et autres?