mardi 9 mars 2010
1.457.991 allocataires
Plusieurs facteurs ont contribué à cet état de fait: Les chômeurs "standards" ne constituent qu'1/4 de l'augmentation; les chômeurs temporaires participent pour 1/2.
NB: Le nombre de personnes en crédit temps et les prépensionnés ont également augmenté.
Lire aussi:
Emploi : premiers signes de reprise
quelques semaines, et malgré de lourdes et pénibles restructurations, comme chez Carrefour, de premiers frémissements positifs apparaissent sur l’emploi.
"La surenchère sociale, c'est bien. Un agenda, c'est mieux"
mercredi 27 janvier 2010
Le coût net de l’exclusion des chômeurs
Seulement 9% des exclus du chômage demandent une aide au CPAS
Avec l’ancien système, il y avait en moyenne 3 % de chômeurs sanctionnés. On tourne autour de 1,5 % avec l'actuel.
Claude Emonts, président de la Fédération des CPAS et Ricardo Cherenti, de la Fédération des CPAS :
« Il n’est pas normal que ce soit l’ONEM qui sanctionne et les CPAS qui paient ! Que l’ONEM assume ses décisions ; quand un chômeur est exclu, il s’adresse généralement au CPAS le plus proche»
« En octobre 2008, le coût net de l’exclusion des chômeurs, soit une fois les subsides de l’État pris en compte, s’élevait pour les CPAS wallons à 18 millions d’euros supplémentaires »
« Aujourd’hui, la situation s’est aggravée. Le coût tourne donc plutôt autour des 20 millions »
C'est "marrant" ... quand l'argent sort d'une caisse "anonymisée", cela pose moins de problème que quand on identifie plus clairement qui sont les payeurs ...
Pour rappel, les chômeurs exclus sont en principe ceux qui "trichent" ou qui ne cherchent pas à subvenir eux-mêmes à leur revenu par la recherche d'un travail ou officiellement, les personnes "dont les efforts pour trouver un emploi ont été jugés insuffisants". Il existe certainement des cas litigieux d'exclusion, mais il est à espérer que ces cas soient marginaux dans un système incroyable ...
Lire aussi:
Deux à trois fois plus de sanctions en Wallonie
Quelques chiffres. La ministre de l’Emploi Joëlle Milquet (CDH) a livré mardi les derniers chiffres relatifs aux sanctions prononcées à l’encontre de chômeurs dont les efforts pour trouver un emploi ont été jugés insuffisants. En 2008, il y a eu 6425 exclusions temporaires et 4523 exclusions définitives. Pour le premier semestre 2009, on compte 3928 exclusions temporaires et 3 147 exclusions définitives. Le rythme s’accélère.
On ne pourra plus dire que la Wallonie doit se faire prier pour dénoncer les manquements. Durant le premier semestre 2009, il y a eu 749 exclusions temporaires en Région flamande, 2814 en Région wallonne et 365 en Région bruxelloise. Dans le même temps, il y a eu 760 exclusions définitives en Région flamande, 2011 en Région wallonne et 376 en Région bruxelloise.PS: tout le monde plus pauvre
C'est un peu en substance ce que propose Elio Di Rupo dans son interview dans Le Soir.En effet: "
il faut contrôler les prix, hausser les revenus sociaux, stopper les exclusions du chômage"
Contrôler les prix? Donc diminuer le bénéfice de ceux qui travallent, favoriser les grandes surfaces qui pourront vendre moins cher. Donc, des petits commerçants vont se retrouver sans revenus. Pas droit au chômage, mais trouveront peut-être un emploi moins rémunéré que ce qu'ils gagnaient comme indépendants. Et d'autres se retrouveront au chômage.Hausser les revenus sociaus? Augmenter le piège à l'emploi. Des personnes préféreront vivre de ces revenus plutôt que trouver un emploi puisque la différence sera encore moins grande. De plus il faudra financer cela, donc ponctionner encore plus ceux qui travaillent. Et peut-être en décourager d'autres.
Stopper les exclusions du chômage? Alors que ces exclusions sont prononcées à l'encontre de ceux qui ne font rien pour trouver un nouvel emploi. Que font ces exclus? Seulement 9% demandent une aide au CPAS. Soi parce qu'ils n'avaient pas besoin de revenus de remplacement, soit parce qu'ils sont alors bien forcé d'accepter un emploi, ou encore parce que le pièhe à l'emploi n'existe plus. Stopper les exlclusions reviendra à diminuer le nombre de personnes qui retrouvent un emploi.
lundi 30 mars 2009
Le chômage temporaire coûte trois fois plus
Lire aussi:
Le Forem, "symbole de la malgouvernance wallonne"
Le MR a été très dur en vers le Forem, l'organisme chargé de la promotion de l'emploi et de la formation. Le Forem symbolise la malgouvernance wallonne, estime le MR. Selon lui, le rapport de la Cour des comptes, rendu public la semaine passée, contient tout ce qu'il ne faut pas faire en matière de gouvernance publique.
La Commission de l'Emploi du parlement wallon examinera mardi l'audit de la Cour des comptes sur l'Office régional de l'emploi et de la formation. Les Réformateurs n'ont pas mâché leurs mots sur le contenu de ce document qui, d'après eux, révèle au long de ses 170 pages la méconnaissance voire la violation de la loi au sein de l'institution, le règne de l'arbitraire, quand il ne s'agit pas du clientélisme.
Le MR réclame l'adoption de 12 mesures, notamment la désignation immédiate d'un manager de crise investi de pouvoirs illimités pour mettre de l'ordre au Forem, l'établissement du compte total des indus et la récupération par le Forem des sommes versées sans justification via les aides APE, la fin immédiate de toute relation contractuelle avec les prestataires de service dans les dossiers litigieux, etc.
Les Réformateurs ne demandent pas la démission de l'administrateur général du Forem, Jean-Pierre Méan, tant celle-ci va de soi selon eux."Dans la situation actuelle, la question n'est pas de savoir s'il va démissionner mais quand et avec qui", a souligné le député Willy Borsus.
La Commission défend les indemnités de départ des commissaires
(Merci Chaos Theory)
A l'heure où les "parachutes dorés" des grands patrons font polémique un peu partout en Europe, la Commission européenne a été contrainte lundi de défendre le généreux régime d'indemnités de départ en vigueur pour les commissaire européens.
En vertu des règles en place, un commissaire européenne qui quitte ses fonctions à Bruxelles continue à toucher durant trois années une "indemnité transitoire" variant de 40 et 65% de son salaire de base, et ce même s'il retrouve immédiatement un autre emploi.
Le salaire de base d'un commissaire européen est actuellement de 19.909 euros mensuels avant impôt, montant auquel s'ajoute une indemnité de résidence ainsi que des indemnités de représentation. "Ce sont les Etats membres qui ont fixé cette durée ainsi que le niveau de salaire", s'est défendue lundi Valérie Rampi, porte-parole de la Commission européenne en charge des questions administratives. "Nous ne faisons qu'appliquer les règles".
Ces indemnités transitoires, qui visent à assurer la "réinsertion professionnelle" des commissaires européens, selon l'exécutif européen, sont versées durant une période de trois années, même si les bénéficiaires décrochent un autre emploi entre-temps.
Ce régime est actuellement d'application pour l' ancien commissaire chypriote Markos Kyprianou, ainsi que son collègue italien Franco Frattini qui, début 2008, ont tous deux volontairement quitté Bruxelles pour devenir ministre des Affaires étrangères dans leur pays respectif.
Le Britannique Peter Mandelson, ancien commissaire européen au Commerce, a lui quitté Bruxelles à l'automne dernier pour le poste de ministre du Commerce de Gordon Brown. Selon les médias britanniques, celui-ci toucherait actuellement quasiment un double salaire grâce à ses "indemnités transitoires" européennes.
Lancée à quelques mois des élections européennes par le think-tank britannique eurosceptique Open Europe, la polémique trouve un écho particulier à l'heure où les généreux "parachutes dorés" accordés aux dirigeants d'entreprises en cette période de crise font débat un peu partout en Europe.
Interrogée à ce sujet lundi, la Commission européenne a toutefois refusé la comparaison entre son régime d'indemnités et les "parachutes dorés".
vendredi 28 mars 2008
Gagnez du temps !
Un de ces fameux/fumeux "réseaux sociaux" qui devient vachement virtuel aussi, semble-t-il.

Deux observations qui me "travaillent" à propos d'Actiris (zavez remarqué la subtilité ?)
- Avons-nous perdu le fichier des coordonnées des chômeurs ou est-ce un effet de bord à notre législation sur le respect de la vie privée qui empêche de les informer par un autre canal qui me semblerait plus approprié ? C'est novateur, certes, mais cela pose question, non ?
- Les chômeurs seraient-ils à ce point occupés ... qu'il faut tout faire pour leur faire gagner du temps ?
Occupés à quoi ? ... et ceux qui travaillent, ils auraient plus de temps ?
Bientôt le retour du clown Triboulet ?
Finalement, l' "emploi", c'est du business qui peut rapporter gros:
Titres-services : des profits juteux
Le titre-service, c'est tout bénéfice pour les moins qualifiés en quête d'emploi. C'est aussi tout profit pour certaines sociétés agréées. Surtout les ALE. Normal ? L'ONEm est chargée de mener l'enquête.
Des fonctionnaires de l'ONEm prennent un congé sans solde pour créer, sous un statut d'indépendant, leur société de titres-services... » La députée Ecolo Muriel Gerkens y voit là un signe qui ne trompe pas : très en vogue, le titre-service ne sert plus uniquement à créer de nouveaux emplois d'aides ménagères accessibles aux peu qualifiés. Ni à blanchir un travail domestique qui se pratiquait au noir.
Il est aussi devenu un business qui peut rapporter gros aux entreprises utilisant ce système. Ce qui ne correspond pas vraiment à la vocation première de ce mécanisme qui coûte cher aux finances publiques : cette année, l'Etat y injectera plus de 600 millions d'euros. Cette rançon du succès contraste avec l'ampleur de certains bénéfices dégagés par des sociétés. Intriguée, Muriel Gerkens s'en est ouverte au ministre de l'Emploi. A la veille de quitter ses fonctions, Josly Piette (CDH) n'a pas donné tort à l'élue Ecolo.
LES CHIFFRES Le titre-service permet à un particulier de bénéficier d'une heure de travail effectuée par une personne déclarée pour de l'aide de nature ménagère.
L'utilisateur paie le travailleur d'une entreprise agréée au moyen d'un titre-service (qui passe de 6,70 à 7 euros le 1er mai), qui peut être acheté auprès de la société émettrice Sodexho.
Sodexho verse aux entreprises agréées la valeur du titre-service, majorée de l'intervention directe de l'Etat (13,50 euros).
1 600 entreprises de titres-services reconnues (dont 213 ALE). 60 000 emplois concernés (nettoyage, repas- sage, courses ménagères, préparation de repas).
Plus de 600 000 utilisateurs.
Plus de 62 millions de titres-services déjà vendus.
Lire aussi : Milquet veut mieux contrôler les titres-services
La ministre de l’Emploi, Joëlle Milquet, a réaffirmé vendredi l’efficacité et l’utilité du système des titres-services. Réagissant aux dossier publié dans « Le Soir » de ce vendredi qui fait état de dérives dans ce système, la ministre dit vouloir mieux le contrôler. Et annonce que des mesures pour ce faire ont déjà été prises ou sont en préparation.
"Les chèques-services victimes des profiteurs"