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mardi 1 septembre 2009

Nouvelle gouvernance, selon Saint Olivier

Un coaching individualisé pour chaque chômeur wallon, tel est le nouveau crédo du ministre Antoine:

"Concrètement, ce que je veux, c'est que le demandeur d'emploi qui vient au Forem n'ait plus qu'un seul référent. Un coach qui va le suivre depuis son inscription jusqu'au moment où il décrochera un travail. (...) Cela doit permettre de donner un visage au Forem"


Tout ceci alors que le fonctionnement du FOREM était fort critiqué, lors du dernier audit de la Cour de Comptes. Pourtant le directeur pointé en plus pour des "irrégularités du même type", n'avait pas été dégommé, mais "simplement" dédoublé ... bonne gouvernance, quand tu nous tiens.

Justement, parlons-en de la nouvelle gouvernance et de la mise en application du cher souhait du ministre wallon:
Exclusif - Le premier essai de coaching de chômeurs a été effectué avec le chômeur le plus célèbre de Mons-Borinage : DidierDonfut coaché par ses pairs pourrait être remis en selle à l'IGH ...

A défaut d'un accord positif, un préavis de douze mois, soit 140.000 euros brut est prévu.

Nouvelle gouvernance, selon Saint Olivier.


Lire aussi:
Un pourboire pour Didier ?

Le journal montois La Province (Sud-Presse) nous apprenait samedi que Michel Daerden, tout frais (?) ministre fédéral des Pensions, avait « sollicité» Didier Donfut pour l’assister de son « expertise» dans le secteur desdites retraites. Oh, un job à temps très partiel, vous savez, quelque chose comme une demi-journée par semaine. Trop peu sans doute pour un marché soumis à une procédure d’appel d’offres avec concurrence, rassurez-vous. Au taux habituel de notre expert poly-compétent, cela devrait faire quelques dizaines de milliers d’euros par an au plus.

mercredi 17 juin 2009

Zarba sur le CREG

J'en parlais il y peu, ici.

Sur la twittosphère, Karine Lalieux et Tinne Van der Straeten s'expliquent:

karinelalieux Dans le Soir : "Les petits écarts de la Creg ajournés". L'audition de la Creg repoussée par plusieurs députés issus de partis flamands.

TinneVds @karinelalieux fout. Groen! steunde de vraag, maar wil geen lessen krijgen van de PS inzake deontologie. Waarom geen audit door Rekenhof?

TinneVds Wie bracht ook al weer de prakijken van Donfut aan het licht? En wie schrapte al die facturen?

TinneVds Wie verlaagde drastisch de gastransittarieven? En wie maakte vervolgens een wet om die beslissing ongedaan te maken?

TinneVds @blogderzuchten de CREG verlaagde de gastransittarieven. PS minister maakte vervolgens wet om die beslissing te omzeilen

karinelalieux @TinneVds : la malhonneté en politique n'ait jamais gagnante ! *

TinneVds @karinelalieux d'accord. voilà la raison de travailler via la cour des comptes, pour pouvoir travailler en toute sérénité et indépendance

* Phineas_Barnum @karinelalieux : Faut être relativement gonflée: un membre du PS qui fait la leçon à Groen!
Phineas_Barnum @TinneVdS : "A la Ségolène", je présente mes plus plates excuses aux néerlandophones, pour les inqualifiables dérives démocratiques de Fr.
Phineas_Barnum @TinneVdS : il est clair également que nous avons de fameux griefs à faire valoir (démocratie à BHV), mais cela n'excuse absolument rien.

Et quand Javaux viendra défendre (quoi donc encore ?) pour les francophones devant les Flamands et Bart de Waver, il aura l'air malin, en compagnie de ses nouveaux acolytes ...

Updated:
karinelalieux @
Phineas_Barnum : ma remarque concernait le contenu des débats en commission que Tvds semblait vouloir oublier et non 1 leçon de morale

Phineas_Barnum @
karinelalieux : ma remarque concernait les walifornicateurs toujours présents, mandataires, membres du parti et non sanctionnés.

Phineas_Barnum @
karinelalieux : PS: suivant la formule désormais consacrée: "J'en ai maaarre des parvenus" ©eliodirupo



dimanche 31 mai 2009

Tsunami : une vague d'indignation

Extrait de La Libre: Tsunami : la gifle

La Cour (des Comptes) revient enfin sur les subventions accordées à "Hôpitaux solidaires" et exige des justifications quant à un chèque de 55000 euros accordés le 31/12/2008 par le ministre de l’Action sociale Didier Donfut. Celui-ci s’était rendu en compagnie de Philippe Courard au Sri Lanka à la fin de l’année dernière.
Last but not least, la Cour des comptes critique le fait que la Région wallonne
"a ordonnancé 118000 euros pour couvrir des frais divers engagés par l’ASBL "Hôpitaux solidaires" pour assurer une correcte utilisation de 535000 euros récoltés auprès des pouvoirs locaux. Soit un ratio de 22 %".
Et la Cour des comptes de relever que le ratio moyen des coûts de gestion dans le cadre des actions en faveur du Tsunami par le consortium belge de cinq ONG (Unicef, Croix-Rouge, Oxfam, Handicap International et Caritas) est, lui, de 7,2 %.


Lire aussi:
Joseph Daussogne a exigé une compensation

Socialistes « en colère » de David Coppi !

Environ 400 militants socialistes se sont rassemblés samedi sur la place d’Armes à Namur pour une mobilisation sous le slogan « Je suis socialiste et je suis fréquentable ».

Docteur André, Mister Antoine...

Une organisation mondiale du "social"

mercredi 21 janvier 2009

Infrabel doit rembourser

Brève: Infrabel doit rembourser plus d'un million d'euros car le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire n'a pas atteint certains objectifs concernant la ponctualité des trains, a annoncé mardi Infrabel.


Lire aussi:
L’informatique administrative wallonne est mal maîtrisée
La Cour des comptes a réalisé un audit de l’informatique administrative de la Région wallonne sous le régime de la convention conclue le 28 juin 1989 avec le Groupement d’intérêt économique informatique (GIEI).
Cette convention confie exclusivement la gestion de l’informatique administrative de la Région à ce seul prestataire externe.
L’objectif de l’audit était double : savoir si la Région maîtrise bien son outil informatique et si la convention liant la Région au GIEI est légale. Il en ressort que divers éléments empêchent actuellement la Région de maîtriser son outil informatique.
L’audit dénonce un manque d’une stratégie informatique globale, ce qui a pour conséquence une hiérarchisation insuffisante des priorités en matière de développements applicatifs.
Le manque de maîtrise trouve également sa source dans l’organisation cloisonnée des différentes directions générales, ce qui entraîne un compartimentage important des développements, note l’audit, relevant que « cette situation ne favorise pas la mise en commun des applications au sein de l’administration et compromet l’efficience et l’économie des investissements ».
La Cour des Comptes fustige aussi le fait que la programmation des travaux de développement se fasse de manière annuelle, ne faisant pas de la sorte apparaître la totalité des dépenses engagées.
Elle pointe aussi un important déficit en personnel et des carences en matière de sécurité.

jeudi 30 octobre 2008

Michel Daerden s'est fait refaire les paupières

Le Grand Barnum étant le blog d'accueil qui héberge les Miss en perdition, se devait de relever cette info, car Michel Daerden et "Miss", cela commence "pareil". "Mi", à défaut de donner le "la".

Accessoirement et cela ne mange pas de pain, après l'annonce de la suppression de la télé-électoradio-redevance (sur ce qui semble être ses deniers perso, à la la lecture de son "blog")
500 millions d'euros à la "remise à niveau" du réseau routier au sud du pays sont offerts par Michel Daerden, durement critiqué en son temps par la Cour des Comptes.
Il s'agirait de financer via la Sofico (est-ce une structure auditable par cette même Cour des Comptes ?) , la société de financement complémentaire des infrastructures, un plan quinquennal 2009-2014 élaboré par l'administration wallonne.
Un "plan quinquennal" ? et on viendra encore s'étonner que Didier Reynders parle d'une Wallonie soviétique ?

Les 500 millions ont-ils déjà servi au financement de ce Grand et Merveilleux projet du futur circuit moto permanent Jules Tacheny ?
Ce futur circuit s’inscrit parfaitement dans la volonté de Michel Daerden d’offrir à la Région wallonne des grandes infrastructures de qualité, comme ce fut également le cas pour la piscine olympique de La Louvière, le complexe des Thermes de Spa, le centre de formation des jeunes du Standard Centre Robert Louis Dreyfus, le Centre de formation pour jeunes footballeurs de Blegny, le Country Hall de Liège ou encore le Spiroudôme de Charleroi.

Plus fort encore que l'Etat qui sauve des banques, on remarquera encore que dans la grande bonté et générosité de Super-Wallon, ce n'est plus au wallon banalisé qu'il offre, mais carrément à la Région wallonne .

Allez, c'est Michel Daerden qui régale !
... et vais-je aussi recevoir un courrier de maître Uyttenlynx ?


Lire aussi:
Un pactole pour l'asphalte wallon

UN PLAN QUINQUENNAL pour les routes du sud du pays qui en ont bien besoin. Michel Daerden l'évalue à 500 millions.

mardi 21 octobre 2008

L'informatique wallonne

La Cour des comptes découvre un nouveau sommet des icebergs des plaies de la Wallonie:

"Divers éléments empêchent actuellement la Région de maîtriser son outil informatique. La convention de 1989 est illégale au regard de la réglementation des marchés publics en vigueur"


Tout va très bien, madame la marquise.

Lire aussi:
L'informatique wallonne a des ratés

D'après la Cour des comptes, la Région ne maîtrise pas son outil informatique. Le contrat signé avec le GIE informatique viole les lois sur les marchés publics.
Equipement en PC des écoles
En Wallonie: plan, appel d'offres, type de serveur imposé, ...Résultat: les écoles seront équipées en 3 ans, si tout va bien.Il faut évidemment prendre en compte que l'enseignement dépend de la Communauté, mais que les PC sont fournis par la Région...
Destexhe et Galant : le Pass au privé ou ça casse
Le sénateur Alain Destexhe et la députée fédérale et bourgmestre de Jurbise, Jacqueline Galant, réclament la fermeture du parc d'Aventures Scientifiques de Frameries ou sa reprise par le privé, ont annoncé les deux élus MR.

dimanche 17 août 2008

La dotation du Sénat de près de 75 millions

Le coût moyen d'un sénateur s'élève cette année à près d'un million d'euros, alors qu'il est seulement de 835.000 euros pour un député.


Contrôler la démocratie coûte 84 millions à la Belgique:
Plus de la moitié de la somme, 47 millions d'euros, va à la Cour des comptes qui effectue le contrôle financier externe des dépenses du gouvernement. L'institution effectue également des missions pour les communautés, les régions, et les provinces, mais ne reçoit pas d'argent dans ce cadre. Les autres institutions qui reçoivent de l'argent sont notamment la Cour constitutionnelle, le Comité P, la commission de la protection de la vie privée et les médiateurs fédéraux.

Lire aussi:
Controle op democratie kost 84 miljoen ...
De instellingen die afhangen van het parlement en toezien op de goede werking van de democratie, zoals het Rekenhof, kosten dit jaar84,6 miljoen euro. De cijfers zijn gebaseerd op de begroting voor2008 en werden verzameld ineen nog niet ...

jeudi 14 août 2008

Collection de mandats

L'Echo nous rapporte que

"Neuf mille mandataires politiques devaient remettre leurs déclarations de mandats et de patrimoine à la Cour des comptes, avant le 31 mars 2008. Le détail doit être publié ce jeudi au Moniteur. Il s’avère que 650 politiciens, dont le secrétaire d’État Bernard Clerfayt, n’ont pas transmis de déclaration de mandats et 820 leur déclaration de patrimoine. Ils risquent une amende allant jusqu’à 1000 euros."

"La palme du cumul de mandats revient au Courtraisien Christian Demolin qui déclare 112 mandats. Cet homme d'affaires dispose d'un palmarès industriel varié et ne comptait qu'un seul mandat public en 2007."

La liste des mandats permet en outre de constater le poids de certains apparatchiks PS comme Bernard Toubeau (40 mandats) ou Jean-François Escarmelle (41). "Dans le même esprit, des vieilles gloires conservent un réel pouvoir comme Jean-Pierre Grafé (cdH) et ses 25 fonctions"

Consultons la Liste des mandats

mardi 8 janvier 2008

Politique des grandes villes

Dans le 19ème Cahier d’observations adressé par la Cour des comptes au Parlement wallon, on peut y lire que les projets financés correspondent presque toujours aux objectifs de la politique.
« Néanmoins, des problèmes importants ont été détectés au niveau de cette politique. Seules les communes avec lesquelles il était prévu de conclure un contrat ont été directement associées à la préparation de la politique. Les régions n’ont pas été consultées, ni les associations des villes et communes »
La réglementation ne contient en outre pas certains éléments, tels que les critères de sélection et de répartition. La sélection des villes et communes et la répartition des moyens ont dès lors manqué de transparence.

Merci Monsieur Dupont du PS, dont la page WEB liée à cette politique ressemblait plus à la page du "Président du Comité des fêtes" de Charleroi et Hainaut, qu'à autre chose.
Quand on posait la question au"Camarade Benoît" adminstrateur de la blogopub "Avanti Camarades - fiers d'être socialistes", mais aussi collaborateur du Minsitre, quel était le bilan de la politique en cette matière ... il se fâchait "tout rouge" !

Vous pouvez continuer à dormir monsieur le Ministre.

lundi 7 janvier 2008

Les aérodromes régionaux wallons

Dans le 19ème Cahier d’observations adressé par la Cour des comptes au Parlement wallon, on peut y lire que la Cour des comptes a examiné les dépenses relatives aux aérodromes wallons,
depuis leur régionalisation, au 1er janvier 1992, jusqu’au transfert de la gestion de ces infrastructures à la Société wallonne des aéroports (Sowaer), le 15 mai 2003.

Ce transfert a eu notamment pour effet de soustraire à la Cour la compétence de contrôle qu’elle détenait sur les aérodromes en vertu de l’article 5 de sa loi organique du 28 octobre 1846.
Les dépenses visées par l’audit ont été effectuées à l’initiative de la direction des programmes et de la gestion aéroportuaires, relevant de la direction générale des transports, au sein du ministère de l’Equipement et des Transports.



" L’examen des flux financiers relatifs aux aérodromes régionaux wallons a mis en lumière l’importance relative des dépenses d’infrastructures au profit de Cerfontaine, le rôle d’une société de gestion hôtelière dans l’accroissement des dépenses d’entretien à Saint-Hubert, le poids des frais de personnel restés à la charge du ministère de l’Equipement et des Transports, ainsi que le manque de transparence des transferts régionaux.
Dès sa création, l’aérodrome de Cerfontaine a connu une série de difficultés, qui se sont clôturées par l’abandon du projet en 2006. Quant à Saint-Hubert et à Spa, l’exécution de travaux de modernisation, fondés sur les études d’un auteur de projet externe, fut marquée d’estimations imprécises, de défauts de conception et de carences dans le suivi, qui ont entraîné des surcoûts financiers et des malfaçons dans la réalisation."

L’Institut scientifique de service public

L’Institut scientifique de service public
(Issep) a été créé par le décret du 7 juin 1990 portant création d’un Institut scientifique de service public en Région wallonne.
Il est doté de la personnalité juridique et est placé directement sous l’autorité du Gouvernement wallon, par l’entremise du ministre de l’Agriculture, de la Ruralité, de l’Environnement et du Tourisme et d’un comité d’accompagnement.

Depuis le 1er janvier 2004, le personnel de l’Issep est soumis au Code de la fonction publique wallonne (C.F.P.W.), contenu dans l’arrêté du Gouvernement wallon du 18 décembre 2003.

Dans le 19ème Cahier d’observations adressé par la Cour des comptes au Parlement wallon, on peut y lire que:

L’audit a essentiellement permis de constater des difficultés dans la mise en oeuvre du statut du personnel scientifique ainsi que l’importance quantitative du personnel contractuel, qui représente près de 78 % de l’effectif total et près de 90 % des niveaux 1 et 2+.
Au-delà du non-respect des textes réglementaires, cette situation débouche sur des
inégalités de traitement entre agents exerçant des fonctions similaires.

AWIPH

L’Agence wallonne pour l’intégration des personnes handicapées est un organisme public créé par le décret du 6 avril 1995 relatif à l’intégration des personnes handicapées.
Elle peut être assimilée à un organisme public de la catégorie B de la loi du 16 mars 1954 relative au contrôle de certains organismes d’intérêt public.

Dans le 19ème Cahier d’observations adressé par la Cour des comptes au Parlement wallon, on peut y lire que:

Au cours du premier semestre de l’année 2007, la Cour a procédé à l’examen des comptes des années 2004 et 2005. Les conclusions de ce contrôle ont été soumises à la direction générale de l’Agence qui a fait part de ses commentaires par lettre du 18 juin 2007.

La Cour a adressé au ministre du Budget, des Finances, de l’Equipement et du Patrimoine et à la ministre de la Santé, de l’Action sociale et de l’Egalité des Chances son rapport
de contrôle par lettres du 26 juin 2007, auxquelles il n’a pas été répondu à ce jour.



En date du 5 avril 2007, le service informatique a transmis une liste de 67 éléments n’ayant pu être localisés, ce qui représente 4 % du matériel en exploitation, dont 36, acquis entre 2001 et 2006, qui ne devaient pas faire l’objet d’un déclassement.


Au moment de l’audit, le montant total des avances en aide matérielle aux personnes handicapées s’élevait à 427.144,34 euros et concernait 60 bénéficiaires distincts.
Quinze bénéficiaires totalisaient à eux seuls près de 80 % de ce montant.
Le caractère récupérable de ces créances et leur suivi sont assurés par le service juridique de l’Agence depuis seulement septembre 2005. Avant cette date, les dossiers
étaient gérés par les bureaux régionaux. Le service juridique a constaté le caractère incomplet de bon nombre de dossiers et est amené à réclamer au bénéficiaire les informations ou documents manquants.

Absence de comptabilisation de 43 créances dans les comptes de l’organisme pour un montant total de 1.502.535,02 euros, absence due essentiellement à des problèmes de communication entre services de l’Agence.

Durant la période du 1er janvier 2003 au 31 décembre 2005, la Cour a constaté que la procédure prévue pour le remboursement des dépenses exposées dans le cadre des missions cofinancées par la D.R.I. n’avait pas été respectée.

L’archéologie en Région wallonne

La compétence en matière de monuments et sites a été régionalisée et la Région wallonne a repris cette compétence à partir du 1er janvier 1989. Les compétences fédérales en matière de fouilles archéologiques ont, quant à elles, été transférées à la Région wallonne au 1er août 1989.
La Communauté a cependant conservé la gestion du patrimoine culturel, de la plupart des musées et des autres institutions scientifiques.

Dans le 19ème Cahier d’observations adressé par la Cour des comptes au Parlement wallon, on y trouve l’audit de la direction de l’archéologie, mené en 2006, qui a porté essentiellement sur trois axes distincts :
  • l’inventaire des sites archéologiques existant en Région wallonne,

  • le développement des activités liées à l’archéologie préventive

  • la valorisationdu patrimoine mis au jour.

    Le contrôle approfondi des subventions octroyées dans le secteur a permis de déceler des carences au niveau des contrôles interne et budgétaire.

dimanche 6 janvier 2008

164e cahier de la cour des comptes

Exécution du budget de l’État


Solde budgétaire
Le solde budgétaire net 2006 s’élève à − 2.955,4 millions d’euros. Ce solde a été influencé par quelques recettes uniques importantes, telles que le produit de la titrisation d’impôts (712,4 millions d’euros) et de la vente de bâtiments publics à une SICAFI (342,5 millions d’euros).
Le solde de fi nancement de l’État, qui tient compte d’un certain nombre de corrections, s’élève à + 40 millions d’euros.

Recettes totales
En 2006, les recettes totales de l’État se sont élevées à 90,4 milliards d’euros, soit une augmentation de 0,5 % par rapport à l’année 2005. En opérant des redressements pour rendre les années 2005 et 2006 comparables, on obtient une croissance en termes réels de 0,7 %, qui est inférieure à celle de la croissance économique.

Les recettes perçues par l’État sont en partie reversées à d’autres autorités. La part revenant à l’État se réduit au fi l des ans, tandis que les autres autorités voient leurs recettes augmenter. Après avoir opéré certains redressements, la Cour peut affirmer que la part des régions et des communautés est restée relativement stable depuis 2001, tandis que celle destinée au fi nancement de la sécurité sociale est passée durant cette même période de 15 % à 19 % de l’ensemble des recettes de l’État.

Dépenses
Évolution générale
Les dépenses budgétaires en 2006 se sont élevées au total à 68.833,9 millions d’euros,
dont 67.013,8 millions d’euros à la charge des crédits budgétaires de 2006 et 1.820,1 millions d’euros à celle des crédits reportés de l’année 2005.
Abstraction faite des dépenses pour amortissement et remboursement de la dette publique et de celles des pensions, les dépenses se sont élevées à 27.364,6 millions d’euros, ce qui, par rapport à 2005, représente une augmentation de 3,6 %.
En comparaison avec 2005, des augmentations ont surtout été enregistrées dans le domaine des dépenses afférentes à la mobilité et aux transports (+ 10,8 %), à l’intégration sociale (+ 9,5 %) et aux contributions à l’Union européenne (+ 6,2 %).

Près de 49 % des dépenses primaires engagées en 2006, soit 16,6 milliards d’euros,
sont imputables aux départements sociaux.
Les transferts en capital se sont élevés à 2.258,6 millions et concernent essentiellement la dotation au Fonds d’infrastructure ferroviaire (150,0 millions d’euros), la participation de l’État dans le capital des entreprises ferroviaires publiques en vue du financement desinvestissements (969,0 millions d’euros), l’alimentation du Fonds de vieillissement (555,6 millions d’euros) et la couverture des frais opérationnels de la Coopération technique belge (122,0 millions).

Analyses spécifiques de certains programmes du budget
En général, la plupart des crédits de dépenses sont utilisés quasi intégralement. Un certain nombre d’exceptions à cette tendance générale ont été observées en 2006.
À la Défense, au regard de l’objectif clair qui consiste à réduire et à mieux équiper les forces armées, les crédits d’engagement pour investissements ont été sous-utilisés en 2006, alors que – malgré une légère réduction des effectifs – les dépenses de personnel ont augmenté de 36 millions d’euros par rapport à 2005.


En ce qui concerne les investissements effectués à la Défense, en raison d’un certain
nombre de contrats importants en vigueur, l’encours des engagements a continué à progresser pour atteindre 3,2 milliards d’euros. Cette situation grève les crédits d’ordonnancement destinés aux années suivantes et réduit la marge disponible pour les nouveaux investissements.
Par ailleurs, au cours de la période 2004-2007, la Défense a utilisé un compte d’ordre de la Trésorerie destiné au préfi nancement des rémunérations du personnel détaché, afi n de payer d’autres rémunérations pour un montant total de 121,1 millions d’euros. Cette utilisation a influencé de manière positive les soldes budgétaires des années 2004-2006.

Organismes d’intérêt public
Depuis plusieurs années, la Cour constate que de nombreux organismes d’intérêt public ne respectent pas suffi samment les délais légaux et réglementaires fixés pour la transmission de leurs comptes. On ne perçoit guère d’amélioration dans ce domaine.
Les retards sont toujours imputables aux mêmes facteurs, notamment la complexité des procédures administratives en matière d’établissement et de transmission des comptes. Les recommandations que la Cour a formulées à cet égard dans son Cahier précédent demeurent donc toujours pleinement valables.