jeudi 8 janvier 2009

Laloux est de retour ...

A en croire le site Wouaib en ligne de Laurette Onkelinx, le gouvernement actuel serait notamment composé encore de : Jo Vandeurzen, Yves Leterme, Inge Vervotte, ... et aussi de Frédéric Laloux .
Vous noterez également que Bernard Clerfayt, le Secrétaire d’Etat, adjoint au ministre des Finances, n'en ferait pas partie ...


Well, well, ...

Updated
Le Grand Barnum étant lu avec passion par nombre de Ministères et cabinets divers ... une mise à jour subite est intervenue entretemps sur le site mentionné.
Le Grand Barnum, (auto-)déclaré d'utilité publique et démocratique.

Pfff Joëlle ...

Matin Première ou l'art de se renouveller: Joëlle Milquet à nouveau l'invitée, ce matin ...

"Ecolo est critique quoi qu'il arrive" ...

Joëlle Milquet commence très fort; elle semble dire qu'il ne fallait pas révéler les faits décrits dans le "courrier de Leterme"... pour éviter une crise.

Combien d' "Affaires" tues en Wallonie ou ailleurs pour le même motif ?

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No comment:

08.01.09 - 07:51 - Jean-Louis Leroy
La lettre de Leterme
Drôle de question et drôle de réponse: Et si Leterme n'avait pas écrit cette lettre? Eh bien il serait toujours là et on aurait fait l'économie d'une crise dont on pouvait se passer.
Moi il me semble que l'important n'est pas que cette lettre ait été écrite ou non, mais bien de savoir s'il y a eu immixion ou non.


08.01.09 - 08:08 - paul sernine
Fortis
Madame,
Vous confondez le premier week-end qui a vu Fortis repris par l'Etat et le second week-end qui a vu l'état revendre Fortis à BNP en catastrophe.
Le premier a effectivement vu le sauvetage de Fortis au grand soulagement de tous. Le deuxième n'a rien apporté de plus en matière de sécurité.
Entretemps, BNP a perdu la moitié de sa valeur, a procédé à 1500 licenciements suite à de mauvais résultats et semble devoir bientôt également faire appel aux liquidités de l'état français.
Expliquez-nous en quoi cette solution est plus rassurante qu'une simple nationalisation ???


08.01.09 - 07:59 - Jean-Louis Leroy
Fortis
La faillite de Fortis Banque n'aurait pas entraîné la faillite de Fortis Holding, la société cotée en bourse.

L'état avait peut-être des raisons relevant de l'intérêt général pour sauver la banque mais il ne pouvait pas le faire en spoliant la holding et ses actionnaires de Fortis Assurances pour les donner à BNP, et en forçant la holding à acheter les produits toxiques de la banque dont BNP ne voulait pas.

mercredi 7 janvier 2009

Je suis un libéral, et donc un démocrate

Dans le prolongement de l'article critique écrit par Mehmet Koksal sur la présence, le 28 décembre 2008, de Marino Keulen à une fête nationaliste turque, organisée par des associations proches du parti turc d'extrême droite MHP, un proche collaborateur du même ministre, Hakan Celiköz, émet des doutes sur le génocide arménien dans le journal nationaliste turc Turkiye.

Il en profite également pour essayer de discréditer Mehmet Koksal :
"Nous savons que Mehmet Koksal, bien qu'originaire d'Emirdag, affirme que la Turquie a commis un génocide contre les Arméniens"

Il le qualifie également de "contrariété" lorsque il met en avant les critiques du journaliste à propos du secrétaire d'Etat bruxellois Emir Kir, le CD&V Ergün Top et Yves Leterme "lorsqu'ils avaient ouvertement douté du génocide arménien".

NB: pour ma part, je ne me souviens pas de ces derniers événements


Le ministre flamand Marino Keulen réagit dans le journal De Morgen :
"Je suis un libéral, et donc un démocrate. Le fossé entre nous et les extrémistes est infranchissable. Je m'attends à ce que tous les membres de mon cabinet adhèrent à cette idée"

Et si je dénonce le génocide culturel et démocratique de la périphérie, suis-je aussi libéral et démocrate ?

A la poursuite du Fortisgate

Je continue à alimenter les suites du Fortisgate sur Wikipédia; voici les derniers éléments publiés :

Chronologie
A partir du
gouvernement Van Rompuy , les suites de l' "Affaire"

Une assemblée générale devra avoir lieu avant le 12 février 2009 au plus tard, avec pour ordre du jour les opérations de cessions à l’Etat néerlandais et à BNP.

Le 7 janvier, le journal Le Soir explique que "cela négocie ferme" en coulisses, pour tenter "de désamorcer la guerre des clans entre direction sortante et actionnaires". Se réferrant à une source gouvernementale, le journal poursuit: "les partisans de l'option "stand alone" "ont une sérieuse tendance à se multiplier ces derniers temps" même si officiellement la vente à BNP Paribas est toujours la priorité du gouvernement et du conseil d'administration de Fortis. "Ne pas faire l'exercice d'un plan bis serait une erreur de notre part".

Le 6 janvier 2009, le journal économique
De Tijd, informe que le parquet général va ouvrir une instruction judiciaire à l'encontre de Christine Schurmans en parallèle de l'enquête disciplinaire déjà ouverte contre elle.
Le même journal croit savoir que suite à la réunion du kern de ce jour,
les autorités belges seraient assez peu enclines à accorder une compensation aux actionnaires de Fortis . Pour deux raisons. Tout d'abord, BNP Paribas ne serait pas prête à mettre un euro de plus sur la table pour emporter le morceau. Et pour l'Etat, il serait inadmissible de mettre la pression sur le contribuable plutôt que sur l'actionnaire, surtout qu'environ 80% de l'actionnariat de Fortis serait étranger.

Le 6 janvier 2009, un accord est intervenu entre les cinq chefs des groupe de la majorité à la Chambre sur une proposition de loi visant à instaurer une Commission d'enquête parlementaire [archive] sur les éventuels atteintes à la séparation des pouvoirs dans le dossier Fortis.L'accord prévoit notamment que les conclusions et recommandations de la Commission seront soumises au vote de l'assemblée plénière au plus tard le 15 mars 2009, sauf prolongation accordée par la Chambre. Le texte prévoit aussi que les travaux se baseront sur un rapport préalable de quatre experts à fournir dans les trois semaines.

Le 3 janvier 2009,
De Morgen informe que le nouveau Premier ministre Herman Van Rompuy garderait en grande partie les collaborateurs du cabinet Leterme .Parmi ceux qui resteraient, figure le chef de cabinet et responsable de la chancellerie de l'ancien Premier ministre Leterme, Hans D'Hondt, considéré comme le "cerveau" du Fortisgate.

Le Gouvernement Van Rompuy prête serment devant le roi le 30 décembre 2008 et met donc fin par ce fait et à cette date au gouvernement Leterme.


Appel à témoins !

Néanmoins, sur l' "Affaire" elle-même, il me semble qu'il me manque encore l'un ou d'autres éléments qui pourraient avoir leur importance dans la compréhension du déroulement de l'histoire. Je pense notamment à des actions réalisées par la BNB et/ou la CBFA (dont j'ai aussi créé la page sur l'encyclopédie en ligne - elle n'existait pas !) qui avait été fort décrié en pleine tempête - à tort, me semble-t-il.
De même, il serait intéressant d'apporter les éléments de discussion liés à la création d'un organisme européen, voire international de contrôle des activités bancaires internationales.


Lire aussi:
Le Fortisgate

Fortis Banque sans BNP Paribas, c'est possible mais pas sans l'Etat
Si Fortis a retrouvé quelques couleurs, ses soucis de liquidités ne sont pas derrière lui et son actionnaire reste son garant.

Update
Le “Fortisgate”, vu du Lux 7 01 2009
L’affaire Fortis est passé à la postérité: elle a
son article dans wiki grâce au Grand Barnum. L’affaire a bien sûr beaucoup plus d’importance en Belgique qu’au Grand-Duché, du point de vue des conséquences politiques. Mais la chute de cette ex-BGL, redevenue BGL depuis, a consterné plus d’un résident.
Petit retour, donc sur le volet luxembourgeois du “Fortisgate”.

Nouvelle présidence EU

Le drapeau européen ne flotte toujours pas sur le château de Prague. Et pourtant, depuis le 1er janvier 2009 (II), la République tchèque assume la présidence tournante de l'Union européenne, après la France.
Les défis ne manquent pas, mais Vaclav Klaus, le président tchèque, est un eurosceptique, et le Premier ministre Mirek Topolanek, fragilisé dans son pays, devrait jouer la prudence.

Lire aussi
Sarkozy: "L'Europe m'a changé"

Les Islandais veulent entrer dans l'Union européenne et la zone euro - 27/10/2008
Une large majorité d'Islandais est favorable à la candidature du pays nordique pour une adhésion à l'Union européenne (UE) ainsi qu'à l'adoption de l'euro pour remplacer leur devise, selon un nouveau sondage publié lundi dans le quotidien Frettabladid.

Premier Van Rompuy weg bij Dexia Bank

(très) Brève: Herman Van Rompuy zal zijn bestuursmandaat bij Dexia Bank België opgeven, nu hij eerste minister is geworden.

La trajectoire la plus invraisemblable

En ce début de semaine, on trouve un article un peu incroyable dans le Vif, signé par l'éditorialiste politique au Morgen, Yves Desmet.
Nb: L'hebdomadaire s'était attiré récemment encore les foudres de François T.

Yves Desmet fini son artcile en citant Herman Van Rompuy, qui aurait lancé aux journalistes, lors de l'ouverture de l'année parlementaire :

« Le fait que je dispose de suffisamment de cynisme pour soulever des montagnes est une de mes meilleures qualités. »

Notre éditorialiste possède également un avis assez surréaliste sur l' issue la plus logique à la crise que nous venons de connaître ...

Hélas, on a fait l'impasse sur l'issue la plus logique à la crise : un cabinet de transition, présidé par Jean-Luc Dehaene, avec, pour seul objectif, la réalisation d'un programme socio-économique réduit, jusqu'à l'organisation conjointe des élections fédérales, européennes et régionales, en juin. Cette solution aurait permis de vivre quatre années de « tranquillité électorale ». Mais trop de politiciens de second rang préfèrent se cramponner, vaille que vaille, à leur siège, jusqu'en 2011. La défiance entre les partis était aussi trop grande pour qu'ils fassent le moindre cadeau à Dehaene et au CD&V.


A propos d' Yves Leterme qui a entraîné tout le monde, jusqu'à ses amis, dans sa chute. Il a fait miroiter des promesses, dont aucune n'a été tenue. Pis : il savait, avant même les élections, qu'il avait fixé la barre beaucoup trop haut. L'ancien Premier ministre est doté d'une personnalité dédoublée : d'une part, il est proche du peuple, jovial, intelligent ; mais glacial, rancunier et soupçonneux, de l'autre.

La conclusion à propos de Leterme n'est pas mal:
Après avoir recueilli 800 000 voix, il est devenu, en moins de deux ans, un paria politique : sa trajectoire est probablement la plus invraisemblable qu'ait connue l'histoire belge.

mardi 6 janvier 2009

Les "affaires" reprennent

C'est la "rentrée" judiciaire à Charleroi, après la trêve des confiseurs.

Après avoir réglé "une petite affaire", c'est du "lourd".
Va-t-on retirer le gros marron glacé du champs carolo pour le confier au parquet général de Liège?

Oui, c'est fait.
La chambre du conseil de Charleroi s'est dessaisie des dossiers Immo Congo et Hall Omnisports de Beaumont (qui avaient donné lieu à des perquisitions en juin dernier) et les a renvoyés à la cour d'appel de Mons. Jean-Claude Van Cauwenberghe bénéficie d'un privilège de juridiction et la compétence territoriale est celle de la cour d'appel de Liège.

Il ne manque plus que de savoir si ce dernier réclamera ou non la levée de l'immunité parlementaire de Jean-Claude Van Cauwenberghe pour ce deux dossiers.
Le procureur général de Liège, Cédric Visart de Bocarmé, décidera à la fin du mois de janvier s'ils doivent ou non faire l'objet d'une instruction, après étude du dossier.

"Nous définirons la stratégie après. Je n'exclus pas des rencontres avec les magistrats qui ont connu les dossiers à Charleroi et à Mons mais rien n'est encore programmé à ce stade"

L'année judiciaire 2009 s'annonce d'ores et déjà passionnante !


Lire aussi:
Van Cau : double soupçon de trafic d'influence
La justice bute sur Jean-Claude Van Cauwenberghe dans deux dossiers où il aurait usé de son influence en tant que chef du gouvernement wallon. Premiers gros tracas judiciaires ?
La justice serre le socialiste Jean-Claude Van Cauwenberghe d'un peu plus près encore. Des magistrats parlent d' « indices sérieux » le mettant en cause dans deux dossiers distincts : Immo Congo et Beaumont. « Van Cau » serait intervenu pour favoriser les petites affaires d'amis proches.
Son cerveau financier, l'ex-réviseur d'entreprises Daniel Lebrun, avait été associé à une nébuleuse transaction immobilière au Congo.

Delhaize diminue le prix du pain

Et la RTBF fait la pub de Delhaize pour pas un balle, ... si ... pour 10 centimes d'€.
A part la pub de la RTBF, je ne suis pas sûr que cela puisse fondamentalement influencer la (future) clientèle de chez Delhaize.

Cela fait combien un balle, au cours de l'€ d'aujourd'hui ?

Et pour poursuivre une discussion initiée par Echocynique , une page de pub pour la RTBF qui nous proposait un reportage sur les 10 ans de l'€, le 30 décembre 2008 dernier:

La personne centrale

Un peu en réponse à Echocynique, à propos de sa question concernant la situation de Hans D'Hondt, Jean-Marc Nollet suggère prudemment (et confirme également mes précédantes supputations):

"C'est assez interpellant, mais je pense que Hans D'Hondt est là pour faire la transition et permettre à Herman Van Rompuy de se retourner."
Entre la dinde de Noël et les cotillons du Nouvel An, le nouveau Premier ministre n'a pas vraiment eu beaucoup de loisirs pour se constituer une équipe.
"Mais si M. D'Hondt reste comme chef de cabinet, cela risque de devenir très rapidement problématique"
"C'est la personne centrale dans le courrier d'Yves Leterme."


De son côté, Michel Legrand, le président du Gerfa (Groupe d’étude et de réforme de la fonction administrative), nous informe :


"Depuis la réforme Copernic, la présidence de la Chancellerie doit être attribuée par sélection, effectuée par le Selor. A cet égard, on se souvient d’ailleurs que la précédente sélection ayant donné lieu à la nomination de M. D’Hondt avait été attaquée au Conseil d’Etat, qui l’avait suspendue début novembre dernier. Mais l’épisode "recours nomination" est caduc : la démission du gouvernement a entraîné la fin des effets de cette nomination. "

En annonçant que M. D’Hondt, reprenait aussi simplement le collier de "président du comité de direction pour le SPF Chancellerie du Premier ministre", on a été un peu vite en besogne en terme purement administratif.


"Une nouvelle sélection doit avoir lieu, mais elle sera évidemment orientée en faveur de M. D’Hondt, ce n’est déjà plus qu’un secret de Polichinelle"


Lire aussi:
Els Cleemput, de Koekelberg à De Padt

L’ancienne porte-parole de la police fédérale, mise sur la touche par le commissaire général, devient porte-parole de son ministre de tutelle Cela en fait sourire certains.
L’un des griefs formulés au mois de septembre 2008 contre le commissaire général de la police intégrée, Fernand Koekelberg, tenait à ce qu’il avait décidé, à la fin du mois de juin précédent, de détacher avec effet immédiat la porte-parole de la police, Els Cleemput. En cause, s’était-il dit à l’époque, un genre de rivalité professionnelle entre Sylvie Ricour, l’une des secrétaires commissionnées auprès du patron de la police (à la base du grief principal retenu par l’ancien ministre de l’Intérieur Patrick Dewael et le Comité P contre M. Koekelberg) et Mme Cleemput.


Critiques à l'égard du patron du Selor

Exit d’Hondt ?
Le chef de cabinet de l’ex-Premier ministre, Hans d’Hondt, qui est à l’origine du Fortisgate, a donné lui aussi sa démission dans les mains de son ancien patron. Mais Yves Leterme n’a pas ouvert sa lettre de démission, en précisant : « Je suis persuadé qu’il n’y a eu à aucun moment tentative d’intimidation, voire intention d’obstruction de l’action en justice ». Etiqueté ACW (MOC), d’Hondt a commencé aux cabinets Dehaene et… Van Rompuy. Le sauveur du gouvernement réembauchera-t-il le fossoyeur du précédent ?

Téléphone communal carolo

Brève: Michel Delespinette, l'ancien secrétaire de cabinet de Jacques Van Gompel quand il était encore bourgmestre de Charleroi, a été inculpé il y a quelques jours pour faux et usage de faux par fonctionnaire public, dans un marché relatif à la téléphonie de la Ville de Charleroi .

lundi 5 janvier 2009

L'offensive israélienne expliquée par Tamar Samash

05/01 - Invitée de Matin Première: Tamar Samash

Résumé fort équilibré et objectif de la RTBF de la situation en Israël et dans la bande de Gaza, qui hurle avec les loups:

05.01.09 - 06:27 Plus de 500 morts en 10 jours. L'offensive israélienne se poursuit dans la Bande de Gaza. Tsahal ne semble pas prêt à lacher ses armes. Et la communauté internationale ne parvient pas à accorder ses violons. Benoît Patris reçoit Tamar Samash, Ambasssadeur d'Israël en Belgique

La guerre est clairement un échec; Israël est-il pour autant un État belliciste ?

Benoît Patris est direct, sans langue de bois, mais lourd et à la limite de la correction.
Ne serait-il pas objectif ou au minimum équilibré de rappeler que Le Hamas et le Jihad islamique se sont prononcés au début décembre contre la poursuite de la trêve.

Khaled Mechaal, le chef en exil du Hamas à Damas, avait estimé le 14 décembre, que :
"la trêve ne serait pas renouvelée"

Ismaïl Radwan
, un responsable du Hamas à Gaza, déclarait le 17 décembre que :

"Vendredi 19 décembre est le dernier jour d'accalmie"


05.01.09 - 08:26 - himself

@ Vincent Ruyssen
L’Union européenne est la première contributrice économique du peuple palestinien.
Que font-ils de cet argent ?
La fortune supposée de Yasser Arafat était estimée entre 800 millions à 1,3 milliard.
05.01.09 - xx:xx - himself - pas publié, semble-t-il.

Paix sur terre.

Pouvoir d’achat + 3 %

Brève: Sur base d'une analyse de « l’évolution du pouvoir d’achat des salaires en 2008 » , effectué par l’Institut pour un Développement Durable, la plupart des travailleurs disposeront en janvier 2009 d’un pouvoir d’achat d’environ 3 % plus élevé qu’en janvier 2008.

Une crise bancaire et financière, oui.
Mais quelle crise économique ?
Une (légère) récession, n'est pas une crise.

La centrale solaire « la plus grande au monde »

Depuis la fin décembre 2008, la plus grande centrale solaire au monde d’Amareleja (262.080 panneaux photovoltaïques installés sur 2.520 modules déployés sur une superficie de 250 hectares) a commencé à fonctionner à plein régime, d'une puissance totale installée de plus de 46 MW. Elle avait commencé déjà à produire de l’énergie de manière partielle depuis mars 2008.

La centrale devrait pouvoir produire 93 millions KW/h par an, soit l’équivalent de la consommation énergétique de 30.000 foyers et permettant ainsi d’éviter l’émission de plus de 89 tonnes de C02 par an.

La centrale d’Amareleja d’un investissement total de 261 millions d’euros, fait partie du groupe Amper Central Solar, filiale à 100 % de l’espagnol Acciona, se trouve dans la région de l’Alentejo, qui accueille près de 80 % des centrales solaires au Portugal.

dimanche 4 janvier 2009

Le Fortisgate

Je viens de "terminer" d'écrire seul, l'article wikipédia consacré au Fortisgate ... dont l'ambiance d'apocalypse de fin de siècle me fait furieusement penser à la saga Sabena (en 1000 fois pire, affirme le Forum Bruxelles-Francophone), mais avec des destins différents. Si j'ai le temps et l'inspiration, il serait intéressant de faire un parallèle entre ces deux affaires...

Je vous soumets l'exercice ici, mais n'hésitez pas (Chaos Theory/Xavier, ...) à l'enrichir (ou le corriger) sur son site origine; mes hésitations se situent essentiellement sur le niveau des responsabilités au niveau du holding/groupe bancaire.


Sommaire
1 Contexte économique
2 Acteurs
3 Chronologie
4 Commission(s) d'enquête
6 Notes et références

Le Fortisgate ou affaire Fortis est un scandale politico-judiciaire belge qui a contraint à la démission le gouvernement Leterme le 19 décembre 2008, suite aux déclarations du président de la Cour de cassation qui affirmait avoir « des indications importantes » que le gouvernement d’Yves Leterme avait tenté de faire pression sur la justice dans le dossier de démantèlement de Fortis, laquelle était au bord de la faillite. Le 18 décembre 2008, Ghislain Londers, le plus haut magistrat du pays, indiquait clairement que "dans le dossier Fortis tout a été mis en œuvre pour que l’arrêt de la Cour d’Appel ne soit pas prononcé,(…) on a tenté de faire traiter l’affaire par une chambre autrement composée, sans doute dans l’espoir d’obtenir un autre résultat".

Le gouvernement Leterme est donc tombé pour des soupçons d'influence de l'exécutif sur la magistrature dans la procédure judiciaire contestant la vente de Fortis à BNP Paribas.

En résumé, les 4 erreurs fatales du gouvernement Leterme dans le dossier Fortis:

- contacts multiples avec un substitut du procureur du roi
- liens marqués avec le mari d'une juge
- menaces à peine voilées
- potentiel délit d'initié d'un ministre


Contexte économique
L’année 2008 se révèle être la pire année jamais observée pour le BEL20, avec une perte de 53,7 % sur l’ensemble de l’année, soit 97,69 milliards d’euros volatilisés. L’action Fortis a perdu près de 95 % de sa valeur en un an.
Le 7 mars 2008, Fortis publie ses résultats annuels et annonce une perte nette au 4e trimestre et des dépréciations d'actifs pour 2,4 milliards d'euros sur les CDO et 3 milliards d'euros au total, avant impôts.
En pleine tourmente financière fin septembre 2008, la banque-assurance Fortis est au bord du gouffre. Pour éviter la faillite, elle est démantelée dans une deuxième temps, par le gouvernement belge. Une partie des activités est rachetée par le français BNP Paribas.
À aucun moment dans les négociations, les petits actionnaires de Fortis ne sont consultés. Ils estiment que les meilleurs morceaux sont acquis par la banque française. Ils saisissent la justice. Mischaël Modrikamen estime que les responsables de la débâcle des actionnaires sont les administrateurs de Fortis mais aussi l'État belge, l'État néerlandais, la CBFA et la BNB.
Le ministre de la Justice serait intervenu, en faisant pression sur les magistrats, pour qu’ils donnent tort aux petits actionnaires. Les soupçons de pression remontent jusqu’au Premier ministre et à son entourage. Le scandale éclate et prend le nom de Fortisgate. Le ministre de la Justice présente sa démission, puis c’est tout le gouvernement qui fait de même le 19 décembre 2008.

Acteurs
Les Politiques
Yves Leterme, Premier ministre du gouvernement Leterme ;
Didier Reynders, ministre des Finances du gouvernement Leterme, puis Van Rompuy ;
Hans Dhondt, chef de cabinet du Premier ministre Leterme (puis Van Rompuy) et président de la Chancellerie ;
Pim Vanwalleghem, conseiller auprès du cabinet du premier ministre Yves Leterme (et substitut du procureur du roi détaché);
Jo Vandeurzen, vice-premier ministre, ministre de la Justice et des Réformes institutionnelles du gouvernement Leterme ;
Karel De Gucht, ministre des Affaires étrangères du gouvernement Leterme ;
SFPI, la Société fédérale de participations et d’investissement.


Les magistrats
Ghislain Londers, premier président de la Cour de cassation (le plus haut magistrat du pays);
Pim Vanwalleghem, substitut du procureur du roi (détaché auprès du cabinet du premier ministre Yves Leterme en tant que conseiller Affaires intérieures, Justice et Sécurité) ;
Guy Delvoie, premier président de la cour d’appel ;
Marc de le Court, procureur général de la cour d’appel ;
Christine Schurmans, conseillère à la 18e chambre de la cour d’appel et épouse du CD&V Jan De Groof ;
Francine De Tandt, présidente du tribunal de commerce de Bruxelles ;
Paul Blondeel, président à la 18e chambre de la cour d’appel ;
Mireille Salmon, juge à la 18e chambre de la cour d’appel.


Les (petits) actionnaires
Le gouvernement est engagé dans un combat juridique extrêmement compliqué avec les petits actionnaires de l’ex-groupe de bancassurance Fortis, l’une des premières victimes en Europe de la crise financière. L’essentiel de ses actifs aux Pays-Bas ont été rachetés par l’Etat néerlandais tandis que les actifs bancaires belges ont été nationalisés par l’Etat belge, qui doit en rétrocéder 75 % au géant français BNP Paribas. Ces actionnaires, qui ont vu fondre la valeur de leurs actions, reprochent au gouvernement d’avoir forcé la direction de Fortis à prendre des décisions sans leur demander leur avis.
Mischaël Modrikamen, avocat de petits actionnaires ;
Pierre Nothomb, avocat des petits actionnaires Deminor ;
VEB, association d'actionnaires néerlandais ;
Euroshareholders compte une vingtaine d'organisations membres dont deux associations belges: l'Association des Investisseurs Actifs Investa et la Vlaamse Federatie van Beleggingsclubs en Beleggers (VFB). L'organisation affirme avoir le soutien de plus de 12.000 actionnaires européens de Fortis.
Le groupe d'assurance chinois Ping'an prend une participation dans le groupe à hauteur d'environ 4 %, en novembre 2007.


Les mandataires "Fortis"
Maurice Lippens, président du conseil d'administration de Fortis démis de ses fonctions par le gouvernement belge dans la nuit du 27 au 28 septembre 2008. Pour Yves Leterme et Didier Reynders, il n'était pas question que l'Etat belge monte au sein du groupe de bancassurance aux côtés de son fondateur qui symbolise la "Fortis d'avant".
Jean-Paul Votron, devient le nouveau CEO du groupe Fortis en octobre 2004 en remplacement d'Anton van Rossum. Le 11 juillet 2008, il est remercié par le conseil d'administration du bancassureur. En 2007, il aura reçu un bonus de 2,5 millions d'euros et aura vu son salaire augmenter de 70 pc pour atteindre 1,3 millions d'euros.
Herman Verwilst, CEO ad interim du groupe Fortis au départ de JP Votron (11 juillet-26 septembre 2008). Il quittera l'ex-groupe bancaire belgo-néerlandais avec une indemnité de 800.000 euros, une prime réduite par rapport au "parachute doré" de 4,8 millions qui lui était promis ;
Gilbert Mittler, ancien membre du comité exécutif du groupe en charge des finances - Il avait "discrètement" reçu une prime de 4 millions d'euros lorsqu'il avait quitté l'été 2008 le conseil de direction de Fortis, tout en devenant le 1er août "conseiller spécial" du patron du groupe de l'époque, Herman Verwilst ;
Karel De Boeck, CEO (après les assemblées de début décembre 2008);
Baudouin Prot, PDG de BNP Paribas ;

Chronologie
En 2007, Fortis forme avec Royal Bank of Scotland Group et Banco Santander un consortium pour lancer une Offre publique d'achat sur ABN AMRO.

En novembre 2007, le groupe d'assurance chinois Ping'an annonce une prise de participation dans l'actionnariat du groupe à hauteur d'environ 4 %.

A partir de fin 2007, la crise des subprimes et les perturbations de marché, mettent Fortis dans des difficultés de plus en plus graves.

Dans la nuit du 27 au 28 septembre 2008, Yves Leterme et Didier Reynders, démettent Maurice Lippens de la présidence de Fortis: une condition sine qua non et préalable pour que le gouvernement belge puisse monter dans Fortis.

Le 29 septembre 2008, Yves Leterme et le ministre des Finances Didier Reynders « nationalisent » le groupe Fortis, pour le sauver de la débâcle financière. Les médias louent cette intervention virile. Pour le FMI, l’Etat belge a bien réagi à la crise .
Du 29 septembre au 3 octobre, Fortis a été confrontée à des retraits de ses clients de 35,9 milliards d'euros, peut-on apprendre via la décision de la Commission européenne qui sera prise le 3 décembre. On y apprend aussi que le 3 octobre, au plus fort de la crise, l'ensemble des montants prêtés par la Banque Nationale de Belgique BNB s'approchait des 100 milliards d'euros. Dans son rapport de 27 pages, la Commission écrit que Fortis Banque a survécu la semaine du 29 septembre au 3 octobre uniquement "grâce aux prêts énormes consentis par la BNB".

Le 3 octobre, les activités néerlandaises de Fortis sont nationalisées par l'Etat néerlandais, qui débourse 16,8 milliards d'euros. La holding restante sera démantelée le 5 octobre.

Les 4 et 5 octobre, la vente d'une partie de Fortis à l'Etat néerlandais et au groupe français BNP Paribas est officialisée. L'accord passé avec l'Etat belge début octobre prévoyait que BNP Paribas reprenne 75% de Fortis Banque Belgique pour 9 milliards d'euros par échange d'actions, et 100% de Fortis Insurance Belgium pour 5,5 milliards à 5,7 milliards d'euros en numéraire. Les vendeurs négligent de convoquer les organes de gestion du bancassureur. Le gouvernement justifiera le prix de cession, faible, par la nécessité d'éviter une faillite annoncée immédiate et catastrophique pour l'emploi. Très vite, les actionnaires de Fortis se font entendre, car ils s'estiment floués. En quelques semaines, les « petits » porteurs réussissent à peser d'un poids considérable sur la scène politique et médiatique. Ils sont défendus par le tandem Deminor-Modrikamen.

Le 09 octobre,l'association des actionnaires néerlandais VEB, soutenue par son homologue belge Deminor a saisi la section financière du tribunal d'Amsterdam dans le but d'obtenir des éclaircissements sur la situation du bancassureur belgo-néerlandais Fortis. Elle exige notamment des juges la nomination d'un membre au conseil d'administration de Fortis dont le rôle serait d'informer les actionnaires sur la situation actuelle du groupe et sur la vente de ses actifs.

Le 16 octobre, le bureau d'avocats Bos & Partners introduit une action en justice au nom d'une dizaine de petits actionnaires, contre trois anciens responsables de Fortis - l'ancien président du conseil d'administration Maurice Lippens, l'ancien administrateur délégué Jean-Paul Votron et l'ancien membre du comité exécutif du groupe en charge des finances, Gilbert Mittler. La plainte leur reproche "d'avoir littéralement affirmé aux actionnaires que tout allait bien, alors qu'ils savaient que ce n'était pas le cas".

Le 28 octobre, le collectif européen de défenses des investisseurs Euroshareholders, dépose une requête devant un tribunal d'Amsterdam, destinée à obtenir une série de dispositions immédiates dans le cadre du dossier Fortis et notamment la convocation d'une assemblée générale des actionnaires. "Il est "inacceptable" que la cession des activités néerlandaise de Fortis à l'Etat néerlandais et des activités belges du groupe à BNP Paribas, soit 95% des activités de Fortis, se soient faites en deux jours sans avoir été soumise à l'aval de ses actionnaires." & "La loi néerlandaise exige l'approbation de l'assemblée générale des actionnaires pour ce type de transactions"

Fin octobre, une enquête est ouverte au parquet de Bruxelles. La justice suspecte les dirigeants démissionnaires de Fortis d'une éventuelle manipulation des marchés financiers . La justice envisage à l'époque de saisir toute trace de communication entre l'ancienne direction de la banque et des cabinets ministériels.

Le 8 novembre, Yves Leterme déclare au "Het Laatste Nieuws", que si le tribunal déclare la vente illégale, "l'Etat retirera son apport financier et ce sera une bonne nouvelle pour le budget" & "Fortis était à deux millimètres de la banqueroute. Si les actionnaires veulent en revenir à cette situation, ils devront résoudre le problème eux-mêmes" et encore "les actionnaires de Fortis qui se plaignent maintenant, oublient un peu trop vite qu'ils portent aussi une responsabilité dans la genèse des événements. Ils font partie de l'assemblée générale qui a approuvé à 98 pc la reprise de la banque néerlandaise ABN. Lorsque tout cela sera passé, nous devrons réfléchir à la position et au pouvoir des petits actionnaires", réagissant sèchement aux critiques et démarches judiciaires entreprises par les actionnaires de Fortis. Cette prise de position n'engageait que lui et ne faisait pas partie d'une vue discutée au gouvernement.

Le 18 novembre, les actionnaires espèrent geler la vente en référé. La présidente du tribunal de commerce de Bruxelles, Francine De Tandt réputée indépendante ne suit pas l'avis du substitut du procureur du roi Paul Dhaeyer (représentant le ministère public), qui conseille de suspendre la vente. A ce moment, il n'est aucunement question de pressions politiques sur des magistrat(e)s.
Le dossier rebondit devant la cour d'appel de Bruxelles. Les audiences de la 18e chambre de la cour d’appel ont lieu les 27 et 28 novembre. La délibération commence le 1er décembre. L’arrêt est annoncé pour le 15 au plus tard.

Le 2 décembre, Assemblées générales "historiques" des actionnaires de Fortis SA/NV, qui ont vu les actionnaires rejeter les candidatures d'Etienne Davignon au poste de président du nouveau conseil d'administration de Fortis ainsi que de Jan-Michiel Hessels et Philippe Bodson. Mischaël Modrikamen (qui représente plus de 2.000 actionnaires ayant intenté des actions en justice) affirme: "C'est un message clair de défiance à l'égard du conseil d'administration de Fortis"& "C'est la fin d'un certain capitalisme, celui des Lippens et Davignon. C'est une page qui se tourne". Chez Deminor, qui représente près de 14.000 actionnaires: "C'est la première fois en Belgique qu'une aussi grande assemblée d'actionnaires se prononce contre les propositions du conseil d'administration"

Le 3 décembre, la Commission européenne prend une décision dans le cadre du dossier Fortis, qui autorise les interventions étatiques dans le sauvetage des banques. Le même jour, la Commission des Finances de la Chambre adopte le projet de loi programme dans laquelle on retrouve notamment les dispositions relatives au coupon Fortis par lequel le gouvernement entend restituer une partie du bénéfice qu'il tirera de sa participation à BNB Paribas aux petits actionnaires.

Le 11 décembre, Hans Dhondt apprend par le mari d’une des trois juges du siège que la Cour s’apprête à réformer le jugement de première instance. Les avocats de la SFPI déposent une requête pour obtenir la réouverture des débats sur un “élément nouveau” , pourtant connu depuis le 3 décembre.

Le 12 décembre, la cotation de l'action Fortis est interrompue par l'autorité des marchés belge CBFA, dans l'attente de la décision de la Cour d'appel de Bruxelles. Elle reprendra le mercredi matin après la publication de la nouvelle évaluation de sa situation financière.

Le vendredi 12 décembre en soirée, le pays apprend la suspension des opérations de vente de Fortis à BNP Paribas par la cour d'appel de Bruxelles qui gele pour 65 jours une partie de la participation de l'Etat belge dans Fortis Banque Belgique (50% + une action) et de facto sa prise de contrôle par la banque française BNP Paribas qui devait être bouclée cette même semaine.
Ce même vendredi, une plainte est déposée par Christine Schurmans et vise MM. Delvoie et Blondeel: "Elle invoque une pression intolérable qui aurait été exercée sur elle pour lui faire signer l’arrêt après le délibéré sur le fond de l’affaire Fortis" & "Cette plainte peut éventuellement donner lieu à des poursuites disciplinaires avec les peines prévues dans le code judiciaire, aux articles404 et suivants", expliquera Ghislain Londers, qui avait expliqué que -"Mme Schurmans a en effet déposé une plainte entre mes mains vendredi"- et qu'elle se situait côté siège et non parquet. Ce dernier est compétent pour tout dossier disciplinaire qui viserait un premier président de cour d’appel et gère de ce fait le cas Delvoie/Blondeel.


Le 14 décembre, Baudouin Prot serait venu à Bruxelles expliquer aux autorités qu'il commençait à "se poser des questions" après le gel jusqu'au 16 février par la cour d'appel de Bruxelles de sa prise de contrôle des activités de banque et d'assurance de Fortis en Belgique.

Le 15 décembre, le porte-parole du Premier ministre belge Yves Leterme, Peter Poulussen, confirme une rencontre ce lundi entre M. Prot et le chef du gouvernement ainsi que le ministre des Finances Didier Reynders pour discuter de la situation, mais n'a pas confirmé la teneur de leur entretien.
Le 15 décembre, le procureur général près la cour d’appel de Bruxelles, Marc de le Court, a fait parvenir au ministre de la Justice un rapport de la situation.
Le 15 décembre au soir, le gouvernement belge annonce qu'il allait déposer un recours judiciaire contre le gel du démantèlement de Fortis et continuait de soutenir la prise de contrôle par BNP Paribas.
Ghislain Londers communique: "J’ai pris une première décision lundi mais je ne vous en dirai rien car je n’ai pas la preuve que la plaignante en a déjà pris connaissance. La plainte aurait déjà été classée sans suite et considérée comme sans objet, un magistrat ne pouvant refuser de juger et de signer un acte.

Le 16 décembre, on apprend l'existence de la plainte déposée par Christine Schurmans, la magistrate qui avait participé à la composition de la chambre d’appel bruxelloise ayant traité le dossier Fortis en référé et rendu, le 12 décembre au soir.

Le mercredi 17 décembre, Yves Leterme souhaite couper court aux rumeurs qui enflent. Il rend publics les contacts noués par son cabinet avec la magistrature [archive] pendant ces semaines d'incertitude. On apprend, primo, qu'un conseiller du Premier ministre a cherché à connaître l'avis qu'allait rendre le substitut Dhaeyer (le parquet de Bruxelles laissera entendre à des journalistes qu'il s'agirait d'intimidation) ; secundo, que le chef de cabinet de Leterme s'est entretenu avec le mari de Christine Schurmans à propos d'une « évolution dramatique » au sein de la cour d'appel.
Le 17 décembre, le parquet de Bruxelles ouvre au niveau disciplinaire, une procédure à l'encontre de Pim Vanwalleghem. Pim Vanwalleghem est soupçonné d'avoir pris contact avec son collègue, le substitut du procureur du roi Paul Dhaeyer, alors que ce dernier représentait le ministère public dans la procédure en référé sur la vente partielle de Fortis à BNP Paribas devant le tribunal du commerce de Bruxelles, début novembre. Dans les jours et les heures qui ont précédé la remise, le 6 novembre, d'un avis négatif sur cette vente, Pim Vanwalleghem et Paul Dhaeyer auraient eu plusieurs contacts. Le premier est soupçonné d'avoir fait pression sur le second pour qu'il rende un avis positif.
Le 17 décembre toujours, BNP Paribas informe le gouvernement belge qu'elle renoncerait à racheter le bancassureur belge en difficulté Fortis si elle ne pouvait monter rapidement dans son capital.

Le 18 décembre, Ghislain Londers, le premier président de la Cour de cassation envoie une lettre [archive] au président de la Chambre, Herman Van Rompuy. Londers affirme que le gouvernement connaissait déjà le 10 décembre 2008 la teneur de l’arrêt qui allait être prononcé le 12, et qui donnait raison aux petits actionnaires de Fortis.

Dans un communiqué, Jo Vandeurzen, le ministre de la Justice, dit avoir été informé le vendredi 12 en début d’après-midi par le cabinet Leterme qu’« il pourrait y avoir des irrégularités de procédure dans le procès Fortis. »
Le gouvernement dévoile le rapport que le procureur général près la cour d’appel de Bruxelles, Marc de le Court, a fait parvenir le 15 décembre au ministre de la Justice. Ce document reprend les motifs qui permettraient, selon le magistrat, d’intenter un pourvoi en cassation de l’arrêt du 12 décembre 2008.

Le vendredi 19 décembre, Yves Leterme propose la démission de son gouvernement, suite aux accusations de pressions sur des magistrats dont il fait l'objet. Peu auparavant, Jo Vandeurzen, avait annoncé de son propre chef sa démission après que le président de la cour de Cassation eut réaffirmé avoir des "indications importantes" que le gouvernement avait fait pression sur la justice dans l'affaire Fortis.

Dans un communiqué du Palais du lundi 22 décembre, le roi Albert II accepte la démission du gouvernement du premier ministre Yves Leterme et «le charge de l'expédition des affaires courantes».

Le 23 décembre, le Conseil Supérieur de la Justice (CSJ) décide d'engager une "enquête particulière" sur le fonctionnement des juridictions et parquets dans le cadre de l'affaire Fortis.
Cette enquête, qui n'est ni pénale ni disciplinaire, a été décidée par la Commission d'avis et d'enquête réunie (CAER) du CSJ, qui assure la mission de contrôle externe sur le fonctionnement de l'ordre judiciaire. Au terme de cette enquête, la CAER pourrait formuler des recommandations, qu'elles soient spécifiques aux juridictions et corps concernés, ou générales, en vue de "contribuer à l'amélioration d'une justice responsable, moderne et indépendante".

Le 24 décembre 2008, on apprend qu'une procédure pénale pour violation du secret professionnel a été lancée contre la juge Christine Schurmans, qui s'était désistée pour maladie avant l'arrêt de la cour d'appel dans la procédure contestant la vente de Fortis à BNP Paribas.

Le mercredi 24 décembre matin toujours, par voie de communiqué on apprend que Fortis vient de faire une perte de change de 295millions d’euros. Le même jour, l’action a baissé de 6,63 pc pour retomber au-dessous de 1 euro.

Le Gouvernement Van Rompuy prête serment devant le roi le 30 décembre 2008 et met donc fin par ce fait et à cette date au gouvernement Leterme.

Le 3 janvier 2009, De Morgen informe que le nouveau Premier ministre Herman Van Rompuy garderait en grande partie les collaborateurs du cabinet Leterme. Parmi ceux qui resteraient, figure le chef de cabinet et responsable de la chancellerie de l'ancien Premier ministre Leterme, Hans D'Hondt, considéré comme le "cerveau" du Fortisgate.

Une assemblée générale devra avoir lieu avant le 12 février 2009 au plus tard, avec pour ordre du jour les opérations de cessions à l’Etat néerlandais et à BNP.

Commission(s) d'enquête
Une Commission d'enquête parlementaire devrait être mise sur pied et pourrait porter sur le fonctionnement du système judiciaire stricto sensu et sur les éventuelles pressions du pouvoir politique sur la magistrature.
Une deuxième commission parlementaire pourrait être installée et porterait sur la gestion des dossiers économique et financier par l'Exécutif Leterme avec les cas Fortis, Dexia, Ethias et KBC, entre autres, qui seraient passés au crible.

Smog

Frédéric Deborsu nous fait la leçon de conduite ...
Visiblement, il ignore ou a oublié que la règle générale dit qu’il faut rouler
« le plus près possible du bord droit de la chaussée »
et pas au milieu de l'autoroute.
C'est ce qu'on pourrait appeler un conducteur éconduit.



32% d'automobilistes roulaient trop vite
Au cours des contrôles effectués dans tout le pays par la police, entre 6 et 14 heures mardi, (30/12) 32% des automobilistes roulant dans une des zones concernées par la mesure ne se sont pas tenus à la limitation de vitesse à 90 km/h. La police a contrôlé au total 23.000 véhicules. Quelque 7.559 conducteurs ont ignoré les panneaux de limitation de vitesse "smog" et roulaient donc trop vite. Seuls 1.700 conducteurs ont effectivement reçu un procès-verbal.

Le nouveau gouverneur de Bruxelles

Depuis le 1er janvier (I), conformément à la loi et faute de décision du gouvernement bruxellois, Hugo Nys (précédant Vice-gouverneur bruxellois néerlandophone) exerce les fonctions de gouverneur de l’arrondissement de Bruxelles pour une durée indéterminée.
Le départ à la retraite de Véronique Paulus de Châtelet en place depuis 10 ans, avait créé une vacance de la fonction.

Le point aurait dû être évoqué par le gouvernement bruxellois avant les vacances, mais le gouvernement Picqué préfère s'occuper de ses grands projets urbanistiques foireux (ou encore ...), ou de la couleur de ses taxis.

Goed bestuur, quand tu nous tiens.
Nous voudrions élargir Bruxelles, mais avec ces cocos à la tête ...


Lire aussi:
L'après-Cityscape se profile à la Toison d'Or
Le gouvernement a approuvé le plan d'affectation du sol, le projet ProWinko va pouvoir démarrer dans le haut de la ville.

Une province aux compétences rabotées
A côté des institutions régionales et communautaires, la Belgique a conservé les provinces (10), survivance des départements français de 1795. Mais au cours des années '90, la province du Brabant n'a pas échappé au scalpel des réformes communautaires successives, étant scindée en deux nouvelles entités provinciales dont aucune n'englobe Bruxelles. Dans la capitale, les compétences provinciales ont été reprises par la Région, à l'exception de celles de la sécurité des personnes et des biens et de la coordination des services d'ordre et de secours qui ont été confiées à un gouverneur d'arrondissement. Celui-ci est placé sous la tutelle directe du ministre fédéral de l'Intérieur. C'est aussi le gouverneur qui veille au contrôle du respect de la réglementation sur les armes et leurs détentions et qui délivre les passeports et visas, toujours sous l'autorité du ministre de l'Intérieur fédéral.

samedi 3 janvier 2009

De spin in het web in de hele Fortisaffaire

De Morgen présente Hans D'Hondt, ex-chef de cabinet de Leterme et président de la Chancellerie comme

"l'araignée au milieu de la toile du Fortisgate"

On connaissait son rôle trouble dans cette affaire, mais la vraie information est qu'Herman Van Rompuy garderait en grande partie les collaborateurs de l'ancien cabinet Leterme et surtout, parmi ceux-ci, le chef de cabinet et responsable de la chancellerie de l'ancien Premier ministre Leterme.
Il resterait chef de cabinet de Herman Van Rompuy, soit l'un des postes les plus importants du nouveau gouvernement et déjà le premier mauvais signal politique, pour celui qui désirait "redonner confiance" (prononcé douze fois lors de la déclaration gouvernementale qui clôturait 2008) - on prend les mêmes et on recommence.


Lire aussi:
Déclaration du gouvernement dans la Chambre

Van Rompuy veut restaurer la confiance
Dans la déclaration lue devant les Chambres, le premier ministre Herman Van Rompuy a souligné que le gouvernement veut travailler à restaurer la confiance des citoyens dans les institutions en cette période de crise. Sur les plateaux des télévisions, il a précisé qu’il avait accepté ce poste, parce qu’il n’y avait plus d’alternative au sein de son parti, le CD&V.

Le chef de cabinet de Leterme reste: incompréhensible pour Groen!
Le maintien de Hans D'Hondt, chef de cabinet de l'ex-Premier ministre Yves Leterme à son poste d'où il travaillera désormais pour le compte d'Herman Van Rompuy, est "incompréhensible" et "inapproprié", a affirmé samedi la députée Groen! Meyrem Almaci.

Bel20 : 98 milliards partis en fumée

2008 aura été la pire année jamais observée pour le Bel20 à la Bourse de Bruxelles,avec une perte de 53,7%.

Ce sont surtout les actions financières, fortement représentées au sein du Bel20, qui ont bu la tasse en 2008, et singulièrement le titre Fortis. L'action, qui était encore il y a peu le poids lourd du Bel20, a perdu près de 95% de sa valeur depuis décembre 2007.


Lire aussi:
L'euro va détrôner le dollar comme «la» monnaie mondiale
Une majorité d'Européens et une grande partie des Américains estiment que l'euro aura plus d'importance que le dollar dans les cinq ans à venir, selon un sondage paru lundi.


Faillites: Près d'un quart de faillites en plus à Bruxelles en 2008
Si la croissance du nombre de faillites se manifeste dans les trois régions du pays, c'est à Bruxelles que l'augmentation est la plus prononcée, avec près d'un quart de faillites en plus en 2008

vendredi 2 janvier 2009

Le collège boit du vin ou de l’eau

Jean-Jacques Viseur :
“ Vous savez, j’ai même envie de vous dire que la question de savoir si le collège boit du vin ou de l’eau, peu importe. Mais je vous rassure tout de suite en vous disant que c’est de l’eau ou du café
“ Je peux vous dire que si la Ville possède des vins de grande qualité, eh bien nous les vendrons ”
“ C’est-à-dire que nous devons être en mesure de pouvoir accueillir nos hôtes. Alors, il est évident qu’un château Petrus ou un château Cheval Blanc n’a évidemment pas sa place à la Ville ”.
La cave de l’hôtel de ville de Charleroi contenait plusieurs bouteilles, en nombre. Et a priori des vins de qualité. La justice s’intéresse à cette affaire, afin de déterminer les raisons qui ont poussé les dirigeants à accumuler autant de vins.

jeudi 1 janvier 2009

Nouvelle année

Je me joins à Pierre Kroll et à notre nouveau Premier pour vous souhaiter mes meilleurs voeux pour ce nouvel an 9, comme de bien nommé !


Voilà à nouveau toute l'expressivité (vue par Kroll et que je partage) de notre nouveau Premier, dont je relatais précédemment la certaine dynamique de son site wouaib.

Je pose la question: Pourquoi avoir "arrêté" la publication du site du Premier Ministre ?
N'est-ce pas la communication officielle d'une "fonction" et non celle d'un homme ?

Attendait -on la séance plénière de la Chambre pour redémarrer la communication ?

Entre temps, j'y ai déjà fait des découvertes, pour le moins surprenantes ...
Que vient foutre sur ce site, l'historique du Royal Standard de Liège ?

mercredi 31 décembre 2008

Et une seconde de plus !

Le Nouvel An en retard d’une seconde cette année
Une seconde sera ajoutée à la dernière heure de 2008 pour refléter le ralentissement de la rotation de la Terre, sur fond de débat entre partisans de deux systèmes de mesure : le Greenwich Mean Time (« heure moyenne de Greenwich », GMT), une institution britannique, et le Temps atomique international (TAI), calculé près de Paris.

Malgré ce petit retard,


Une excellente année 2009 à toutes et à tous



La table était branlante ...


D'après les témoins, la chute était déjà proche, car la table était branlante ...

A l'inverse, pour celui qui ne danse pas sur les tables: la page web politique du Grand Leader Charismatique, la plus sommaire, que je connaisse, ... bien que.

C'est aussi figé que le personnage (pas de liens, rien ... juste une photo qui mériterait en plus et peut-être une petite expertise psychanalytique



Merci et au revoir et à l'année prochaine, car on suppose qu'on efface tout et on recommence.

C'est peut-être mieux ainsi ... bien que ...

L'éthique assassinée

C'est ce qu'en pense La Libre ... car les "problèmes éthiques" ont largement été absents du débat politique. En revanche, l'éthique a été bien malmenée au jour le jour.

L'année 2008, en Belgique particulièrement, fut-elle éthique ?
Non, si l'on considère la quasi-absence sur le terrain politico-médiatique de problématiques éthiques qui avaient occupé le débat au début des années 2000. Il fut bien question de la volonté déterminée de certains d'élargir le champ de la "loi euthanasie", mais le contexte gouvernemental n'y était cette fois pas favorable.
Il y eut aussi, ces dernières semaines, l'émotion créée par le comportement de jeunes parents qui avaient vendu leur bébé à un couple hollandais, via Internet. Mais s'il est apparu à cette occasion une sérieuse lacune dans l'arsenal pénal de notre pays, qui ne punit pas directement ce type de crime, personne n'a vraiment pensé à légiférer sur le sujet.

Ce sujet, et d'autres, reviendront sans doute dans le futur, une fois BHV et BNP réglés.

Profitons donc de cette circonstance pour évoquer plus fondamentalement l'éthique dans les comportements, et plus particulièrement dans ceux de ces pouvoirs (politique, judiciaire, financier, médiatique...) dont on attend qu'ils fassent œuvre de référence pour les citoyens.

Fortissimo

Updated: J'ai aussi commis une ébauche sur le Fortisgate sur Wikipédia ... à lire, à corriger, à améliorer.

2008 selon Leterme
C’était avant le Fortisgate, dans Humo et Dag Allemaal : notre alors Premier ministre revenait sur l’année écoulée et devait notamment, choisir « l’homme de 2008 » :
« Indéniablement Jo Vandeurzen. Il cherche des solutions et en plus Jo est un type honnête, fidèle et loyal. Que faut-il de plus ? »
Le mercredi 17 décembre, Yves Leterme signait une lettre qui allait le perdre.
Une heure avant, il recevait Le Soir pour "un entretien politiquement posthume".

Que placez-vous dans la colonne points positifs pour 2008 ?
Avant tout, la manière avec laquelle on a géré la crise bancaire. 2008 a été l'année de la sauvegarde de l'épargne en Belgique, dans un contexte de crise financière et bancaire mondiale.
Le jeudi 18 décembre, Ghislain Londers (premier président de la Cour de Cassation) adresse une lettre au président de la Chambre Herman Van Rompuy; la Cour de cassation accuse le cabinet Leterme d'ingérence :

Il y a des "indications claires" que le cabinet Leterme a tout fait pour que l'arrêt sur Fortis rendu par la dix-huitième chambre de la Cour d'appel "ne soit pas prononcé"
M. Vandeurzen indique notamment qu'il a été averti par le cabinet du premier ministre vendredi 12 décembre au début de l'après-midi qu'il pourrait y avoir des "irrégularités de procédure dans le procès Fortis".

Jo Vandeurzen ajoute qu'il a alors pris contact avec le procureur général près la Cour d'appel de Bruxelles pour l'informer "qu'il pourrait y avoir des irrégularités graves lors de l'audience du 12 décembre" mais le PG lui a répondu qu'aucune audience n'était planifiée pour ce 12 décembre.
Dans l'après-midi, explique le ministre, il est parti pour Louvain et il a reçu un appel téléphonique de Jan De Groof alors qu'il était en voiture. "Il m'a tenu des propos comparables à ceux que j'avais déjà entendus", dit-il ajoutant que c'est en écoutant M. De Groof qu'il a compris qu'il était l'époux de la juge Schurmans, siégeant dans l'affaire Fortis.

M. Vandeurzen précise encore que le soir le procureur général lui a dit qu'il avait, à son initiative et sur base de l'article 140 du code judiciaire, proposé au premier président de la Cour d'appel "une solution sereine", à savoir de constituer une chambre autrement composée pour s'occuper de l'affaire. Mais cette option n'a apparemment pas été retenu, ajoute encore le ministre.A 20 heures, l'arrêt de la 18eme chambre était rendu public. "Il m'a été transmis à 21h48 par le cabinet des finances", conclut sur ce point M. Vandeurzen.

Philippe WalkowiakDidier Reynders, le 18/12 @MatinPremière) : Mais au-delà ce ça est-ce qu’il n’y a pas aussi un problème du système CD&V, ex CVP ? On retrouve dans cette affaire, des magistrats, anciens membres de Cabinet CD&V, des membres du Cabinet Leterme issus de la magistrature, des époux de juge, membres eux aussi du CD&V…
Le jugement Fortis, c’est une affaire de famille politique aussi ?


- Ca je n’en sais rien. C’est au Parlement de faire la clarté sur cela.

PW : Est-ce que ça ne vous trouble pas, en tant que responsable politique ?

- Ca trouble tout le monde. Mais donc les acteurs sont effectivement au sein d’une formation politique, mais je constate jusqu’à présent, qu’ils jouent leur rôle : le Ministre de la Justice vous a communiqué les documents, le Président de la Chambre, également.

Generaltapioca: Fait curieux, la Belgique est presque le seul pays de crétins où l'on met la responsabilité de la crise mondiale sur le dos des Ministres...


Lire aussi:
Terminus, tout le monde le descend !
Pour la quatrième et dernière fois, Leterme a sauté, et tout ça pour un courrier. Le tout bouclé assez rapidement, en à peine une journée. Quid de la légitimité de son C4 ? Selon une brochette de parlementaires et de ministres fédéraux, « on a joué les vierges effarouchées » sur la séparation des pouvoirs. La vraie raison de la chute ? La guerre des clans au CD&V.


Comme un rappel à l'ordre

Fortis : « les Pays-Bas au pied du mur »
Fin septembre, la Belgique et le Luxembourg ont travaillé sans les Pays-Bas à la mise en place d'un plan, consistant en une prise de participation des deux États dans Fortis, afin de sauver le bancassureur de la faillite. Cette approche a empêché le maintien de Fortis dans son ensemble, estiment des administrateurs de Fortis.

FortisGate : le Charleroi de Flandre...
Pour les élections fédérales de 2007, l'Etat PS s'était distingué à Charleroi.Aujourd'hui, pour les élections régionales de 2009, c'est toute la Belgique qui est contaminée par l'absence de contrôle social -et moral- de l'Etat CVP.Le mouvement flamand a aujourd'hui produit une génération politique amorale...


Fortis perd 295 millions d'euros au change

mardi 30 décembre 2008

600 % de croissance en un an ...

Voilà un chiffre qui ferait rêver bien des investisseurs: Twitter, le phénomène qui grimpe.
Les utilisateurs du service de « micro-blogging » Twitter ne cessent d'augmenter.

Un tribunal politique

Merci à la RTBF pour les divers extraits de son JT de 13H du 29/12/08 (ainsi que pour tous les autres, réalisés au cours de l'année), avec par exemple l'excellentissime Vincent de Coorebyter dont je ne me lasse jamais:



Et un petit reportage de la délicieuse Johanne Montay; à défaut de partager l'entièreté de ses analyses et propos, je partagerais bien son ordinaire (Le Fan Club de Johanne Montay):




Note Uyttendaele VS note Delpérée
Le PS et le cdH avaient soumis à l'explorateur Wilfried Martens des notes sur la commission d'enquête Fortis.

Les humanistes plaident pour deux commissions distinctes, les socialistes n'en veulent qu'une seule.
La note du cdH, rédigée par le sénateur Francis Delpérée, plaide pour que deux commissions parlementaires soient installées.


- La première porterait sur la gestion des dossiers économique et financier par l'exécutif Leterme. Les cas Fortis, Dexia, Ethias et KBC, entre autres, auraient été passés au crible.

- La seconde commission parlementaire devrait porter sur le fonctionnement du système judiciaire stricto sensu. Et donc sur les éventuelles pressions du pouvoir politique sur la magistrature.

Le PS avait soumis à Wilfried Martens une note rédigée par le juriste Marc Uyttendaele, plaidant pour une seule commission d'enquête.
N'est-ce déjà pas une faute de goût, voire de genre ou encore plus: l'implication forte d'une personne du monde judiciaire à destination d'une assemblée parlementaire ... pour une affaire d'implication du monde politique dans le monde judiciaire ?

Marino Keulen et les Loups gris

L'oeil de Mehmet a vu :

Le ministre flamand de l’Intérieur et de l’Intégration, Marino Keulen (Open-VLD), a participé ce dimanche 28 décembre 2008 à une soirée politique organisée par la branche belge du parti d’extrême droite turque, le MHP (Milliyetçi Hareket Parti - Parti d’Action Nationaliste).
(...)
Le Président de la « Belçika Türk Federasyonu » (Fédération turque de Belgique) Mithat Öztürk et son vice-président Ömer Zararsiz ont pris la parole pour expliquer les activités de ces associations belges liés au MHP (parti nationaliste d’extrême droite turc). Prenant la parole juste devant un drapeau géant représentant le leader historique de l’extrême droite turque, le colonel Alparslan Türkes, le libéral Marino Keulen a évoqué la récente Miss Belgique Zeynep Sever comme un exemple d’intégration et il a rappelé que son parti, l’Open-VLD, était pour « l’adhésion totale de la Turquie au sein de l’Union européenne ».
(...)
En plus du ministre flamand de l’Intérieur et de l’Intégration, Marino Keulen (Open-VLD), d’autres personnalités politiques étaient également présents à la soirée d’extrême droite dont la conseillère communale d’Heusden Zolder Sevim Murat (Open-VLD, ex-SP.A), l’échevin de Genk Ali Caglar (CD&V), le premier échevin de Genk Wim Dries (CD&V).

RIP Christian Dupont

C'était le titre d'un article particulièrement crétin du Pan à propos du décret mixité, ex-inscriptions.

Ma réaction:
Rien à foutre de la mixité sociale comme priorité dans les écoles.
Confusion totale entre “niveau social” et “niveau scolaire”.
La seule priorité, c’est une qualité de l’enseignement, axe majeur de notre société de demain. Trop important pour que des sectaires s’en occupent.
Qualité d’enseignement= enseignement adapté à chacun, soit le respect d’une diversité nécessaire de l’offre scolaire.CQFD

himself dit : 28 décembre 2008 at 2:16

NB: Je me demande finalement si les articles pseudo-signés "Coco", ne sont pas d'un degré qui échappent à ma capacité de perception de la dérision.


Lire aussi:
Les louvoiements d'une presse porteuse d'angoisse
Le décret mixité sociale à l'école est donc mort après une longue agonie. Au centre d'un véritable jeu de massacre digne d'une fancy-fair scolaire, il a fini par succomber sous les coups de boutoir de parents angoissés (à tort ou à raison, sachant que l'angoisse est toujours mauvaise conseillère), d'attaques politiques parfois fondées (?), mais souvent électoralistes (pour rester poli), de directeurs jésuites, et d'écrits assassins dans la presse. A cet égard, il est intéressant de constater que, concernant la couverture de ce dossier, notamment, les journalistes et responsables de rédaction sont extrêmement impliqués dans le sujet qu'ils traitent.

Décret Mixité: de la propagande électorale.

lundi 29 décembre 2008

Gazaoui ou Gazaouite ?


J'ai fait le con

Updated
Dieudonné : le parquet ouvre une enquête préliminaire
Le parquet de Paris a annoncé avoir ouvert une enquête préliminaire à propos de Dieudonné. L’humoriste français a invité vendredi soir, sur la scène du Zénith de Paris, l’historien négationniste Robert Faurisson.

Robert Faurisson, souvent condamné pour négationnisme, fait l'objet d'une nouvelle enquête judiciaire pour avoir qualifié l'Holocauste de "religion officielle" qui "continue d'abuser des millions de gens par des procédés grossiers"

Casse-toi pauvre con !




Updated:
Generaltapioca :


"Ce qui est étonnant, ce n'est pas tant que Dieudonné surpasse ses provocations les plus abjectes, mais qu'il remplisse encore des salles ... "




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Dieudonné invite le négationniste Robert Faurisson sur scène
Sur la scène du Zénith de Paris, où il se produit en ce moment, Dieudonné n'a pas hésité à remettre un "prix de l'infréquentabilité et de l'insolence" à celui qui a qualifié l'Holocauste de "religion officielle qui abuse des millions de gens". Dans la salle, Kémi Seba, Jean-Marie Le Pen et sa femme.

La VRT pratique l'humour douteux

La VRT est au centre d'une nouvelle polémique. Le 25 décembre, elle a diffusé une émission mettant en scène différents humoristes. L'un deux a tenu des propos d'un humour douteux sur les Juifs. En deux mois, c'est la troisième fois que la VRT est épinglée.