samedi 22 décembre 2007

L’ONU en quête de 312 millions USD

Extrait d'un article du Sud Quotidien du 19/12/2007

Les Nations unies ont lancé, mardi à Dakar, un appel à la mobilisation d’un fonds de 312 millions de dollars américains destinés à financer des projets d’assistance humanitaire en Afrique de l’Ouest, au titre de l’année 2008. L’appel a été lancé par le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique de l’Ouest, le général Lamine Cissé, en présence des délégués du Programme alimentaire mondial (PAM) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).


Pour le général Cissé, les pays de l’Afrique occidentale sont confrontés à d’énormes problèmes, notamment de maladies qui, comme la méningite, reviennent de façon récurrente, mais aussi le trafic de drogue et les problèmes de nutrition. Il a, à ce propos, cité cinq secteurs faisant l’objet d’une attention particulière de la part des organisations humanitaires, à savoir la sécurité alimentaire et la nutrition, l’eau, les problèmes d’assainissement et l’hygiène, les catastrophes naturelles, les crises sanitaires, la protection et les mouvements de populations.

Eten of tanken ?

Le district fédéral

L'extrait du jour, issu de l'article « Je vais réunir les francophones », du journal Le Soir
"Pour éviter les campagnes où on promet tout et celles où on dit NON à tout. (*)
Il est très frappant de voir, dans les baromètres de popularité, que Verhofstadt et moi sommes les seuls bien placés dans les trois régions.
Je songe en particulier à une ou deux personnes qui feraient bien de devoir se présenter devant l’autre communauté linguistique, dans une autre langue !"

(*)Moi, j’ai entendu beaucoup de NON, NON, NON, mais non à quoi ?


Mauvaise méthode, lui demande-t-on ?
Il manquait surtout une volonté de faire gagner les quatre partenaires. J’ai souvent dit à Leterme : est-ce qu’on ne peut pas se mettre d’accord sur le fait que l’objectif c’est que, quand on sort avec un accord, les quatre se sentent bien ? Ça n’a jamais été le cas et ça laisse évidemment un goût amer. Surtout que je constate aujourd’hui, alors que les quatre mêmes formations sont autour de la table, qu’il a suffi, en 15 jours, d’en ramener une autre pour que, d’un coup, on puisse démarrer des négociations et faire beaucoup de choses. Ça laisse le sentiment que, pendant des mois, il n’y avait peut-être pas une volonté tout à fait réelle d’avancer.

Hillary Clinton + Monica Lewinsky ?

Hillary serait-elle devenue aussi adepte du cigare ?

Aujourd'hui, Bill Clinton soutient la carrière politique de sa femme Hillary Clinton. Lancée dans la course à l'investiture, Hillary Clinton souhaite rentrer dans la course à la Maison Blanche.

Bill Clinton deviendrait alors le premier Président Américain à retourner vivre à la Maison Blanche après ses deux mandats.


Des bruits peu crédibles laissent entendre, qu' Hillary Clinton pourrait intégrer la sulfureuse Monica Lewinsky à son équipe de campagne pour les élections présidentielles de 2008.


Alors agée de 25 ans en 1998, Monica Lewinsky révéla au grand public sa liaison avec Bill Clinton qui était à cette époque président états-Unis. Monica Lewinsky aurait eu de nombreuses relations sexuelles avec le président lors d'un stage effectué en 1995 à la Maison Blanche !


L'ancienne maîtresse de Bill Clinton pourrait donc venir rejoindre les rangs de son épouse et occuper un poste clé dans la campagne à la Présidentielle.


Récemment diplômée en Psychologie Sociale, Monica Lewinsky pourrait devenir une conseillère auprès de Hillary Clinton.

En course pour la Maison Blanche, l'actuelle sénatrice de l'Etat de New-York, candidate pour le Parti Démocrate, est très bien placée dans les sondages pour les élections primaires.

Ces affirmations sont très, très peu crédibles.













Bali-Kyoto

J'aime bien l'illustration de Johan dans un des derniers articles du journal lePan, intitulé:
Kyoto barst !

On apprend dans cet article que la délégation belge à Bali était composée en grande majorité (plus de 80 %) de Flamands, avec deux ministres et des hauts fonctionnaires et que l’Union Européenne a déjà prévu la prochaine à Copenhague en 2009, avec entretemps huit réunions plutôt techniques.

La contribution belge réclamée serait d'un montant de 360 000 € à partager entre fédéral et entités fédérées, mais la Flandre ne voudrait pas s’acquitter des quelques 130000 € réclamés, ... qui seraient épongés par le ministère bruxellois de l’Environnement qui monterait sa participation de 16 à 65000 €.

vendredi 21 décembre 2007

Miss France 2008 sur la sellette

Et surtout, elle ne parle pas flamand !

La présidente du Comité Miss France, Geneviève de Fontenay, a demandé la « démission immédiate » de Miss France 2008, dont des photos, dans des poses suggestives, ont été publiées ce vendredi par un tabloïd. Le magazine Entrevue a en effet publié des photos où Valérie Begue, originaire de l’île de la Réunion, pose dans des scènes particulièrement suggestives, notamment en léchant le contenu d’un yaourt ou en posant en bikini dans une piscine dans la position de Jésus sur la croix.


Caramba, dé plou en plou difficile

Updated 04/01/08

J'ai trouvé un article chez Philochar, qui aborde aussi (un peu) Magnette; extrait:
Ce que je ne peux admettre, par contre, c'est qu'une fois de plus Elio Di Rupo joue avec les hommes, et déstabilise l'institution wallonne pour satisfaire son pouvoir personnel au sein du PS. Car enfin, il ne faut pas s'y tromper: si Paul Magnette avait été installé au gouvernement wallon, en juillet dernier, pour y prendre en charge l'Action sociale, la Santé et l'Égalité des chances, ce n'était évidemment pas en raison de sa qualification de politologue - qualification relative, apparemment, puisqu'il n'avait pas vu venir les revendications flamandes de l'après 10 juin, n'étant semble-t-il pas informé des cinq résolutions votées à la quasi unanimité par le Parlement flamand en 1999! - mais c'était pour prendre définitivement la mesure du clan Van Cau à Charleroi: de son poste de ministre, le nouveau venu devait consolider sa position et celle des «rénovateurs» à Charleroi, en vue du scrutin régional de juin 2009. Et puis bardaf, voilà qu'hier, Paul Magnette est désigné comme ministre au fédéral, en charge de l'Environnement et de la Lutte contre le changement climatique.

J'ai trouvé un autre article chez Philochar, suite donc:
la désignation de Paul Magnette au poste de ministre du Climat. Intitulé intéressant, soit dit au passage: je sais qui j'assignerai en justice si l'été 2008 est aussi pourri que l'été 2007 Mais redevenons sérieux: le président du PS a habilement justifié le choix de son poulain. Tout en éludant les aspects les plus embarrassants des questions. «Le joker n'est pas aussi mauvais que cela» sourit-il quand on lui fait remarquer que le PS a utilisé le même joker deux fois en cinq mois, et qu'on lui demande si le PS est tellement en manque de candidats de qualité aux postes ministériels qu'il faille désigner le même homme à deux reprises. «L'administration des Affaires sociales reste en place, et si le MR était rentré à la Région et à la Communauté, le bouleversement aurait autrement plus important» pose-t-il en réplique à la critique de Serge Kubla sur le septième remaniement du gouvernement wallon en trois ans, qui affaiblit l'institution wallonne. «Présidence du Parlement wallon, présidence du Parlement de la Communauté française, ministère wallon de l'Économie, ministère régional et communautaire du Budget: tous ces postes sont occupés par des socialistes liégeois. Comme on dit dans le Borinage "it's not so bad"!» s'amuse-t-il, quand on évoque le mécontentement de la Fédération liégeoise du PS, une nouvelle fois cocue dans l'aventure. «La défense du climat est un engagement à long terme» assène-t-il enfin quand on relève que le tout frais ministre du Climat n'a aucune compétence particulière pour le sujet, au contraire, par exemple, de l'autre extra-parlementaire de ce gouvernement intérimaire, le cdH Josly Piette, qui, à l'Emploi, retrouve des dossiers qu'il a négociés en tant que leader syndical, puis négociés en tant que membre de la délégation cdH.


Updated 24/12/07

Radio Di Rupo nous prend pour des cons:
Pourquoi Elio Di Rupo a-t-il choisi Magnette?
Le choix de Paul Magnette comme ministre fédéral du climat et de l'énergie n'est pas surprenant, explique lundi Elio Di Rupo dans la presse francophone. Le président du PS, en faisant monter Paul Magnette, avait aussi un message pour la Flandre. "Pour l'environnement, il fallait une personne avec une sensibilité écologique, très contemporaine, avec une vision européenne. Magnette était l'homme qu'il fallait", explique le président du PS.Et d'ajouter que la désignation de Paul Magnette est également un message à la Flandre. "Je voulais leur donner l'image d'une Wallonie compétente, décidée, bilingue. Et que cette Wallonie-là venait de Charleroi! Les Flamands, qui avant de connaître Magnette ne parlaient que du "sexy-boy", m'ont dit qu'ils n'imaginaient pas que des hommes comme ça existaient à Charleroi. C'est dire les dégâts provoqués par les affaires", explique le président du PS.



Magnette, le Paul sûr du PS
Cette fois, c’est clair : Di Rupo veut faire de lui le nouveau chef de file du PS carolo. La nature a horreur du vide. Si personne n’émerge, Van Cau reprendra la main sur la métropole. Impensable pour le patron du PS qui mise donc sur ce poulain prometteur.
Paul Magnette embrasse donc une carrière ministérielle, en même temps qu’il joue les « Dr House » au chevet du PS carolo. Mais la proximité de l’échéance régionale (2009) lui fait courir le risque d’un clash électoral et d’une inévitable comparaison (Van Cau faisait 40.000 voix). Voilà sans doute une des raisons pour lesquelles ce polyvalent se retrouve aujourd’hui sous les projecteurs surpuissants du fédéral.
Ce n’est pas dans la nature de Christian Dupont de faire la révolution. Au PS, on a compris que le risque politique était grand d’être phagocyté par des réformateurs revanchards.
Avec Magnette, Onkelinx aura désormais un allié de choix et de poids. « Il fallait quelqu’un qui puisse donner le change sur le plan politique », confirme cet ancien collègue socialiste. Enfin, en étant en charge de l’Environnement et de l’Energie, le Carolo sera en territoire pas tout à fait inconnu. Ce sont des compétences largement partagées avec les Régions. Hé, hé, suivez notre regard, idéalement placé au centre de l’échiquier politique, il servira donc d’agent de liaison. Ce qui en langage politique se traduit par : « transversalité ».
Et puis, surtout, il servira de contrepoids socialiste face aux deux ministres CDH wallons : André Antoine et Benoît Lutgen qu’au PS, on juge souvent un peu trop « visibles ». Si les socialistes donnent l’impression au MR d’être en cartel, le PS a, lui, les yeux largement rivés sur 2009. Avec un seul mot d’ordre : la victoire. Et peu importe si l’objectif doit être atteint au détriment du CDH. En campagne (dès janvier), il n’y aura plus de cartel qui tienne. Juste des adversaires à éliminer.


Le syndrome des élus papillons
(...) Et là, nausée ! Voilà un ministre parachuté au plus fort de juillet qui, après cinq mois passés à découvrir les matières régionales qui lui étaient confiées (la santé et le social) et à se bâtir une image, quitte le navire régional pour le vaisseau fédéral. Comme si les compétences qui étaient siennes n’avaient nul besoin d’un ministre enfin rodé et prêt à prendre les problèmes, cruciaux pour la population, à bras-le-corps.
Les justifications ne manquent pas, depuis les qualités de Paul Magnette jusqu’à la nécessité d’adresser un signal positif à la Flandre. Et puis, les gens ne comprennent rien au découpage des matières entre les différents niveaux de pouvoir, dixit Di Rupo, et un politique, ça doit être capable de passer d’un sujet à un autre.
Mille fois non ! Ces élus qui papillonnent d’un niveau de pouvoir à un autre, candidats ici pour mieux siéger là-bas, cela accentue le caractère illisible de la politique pour une large part de la population. Et le fossé entre les élus, les citoyens et leur vécu. Et sur le plan électoral, cet effet papillon peut vite engendrer une théorie du KO.


Magnette surpris par sa désignation au fédéral - 21.12.2007, 09:17
Paul Magnette s’est déclaré très surpris par sa désignation au fédéral vendredi matin sur les ondes de la RTBF et de BEL-RTL. Appelé par Elio Di Rupo à endosser les compétences du Climat et de l’Energie au sein du gouvernement fédéral intérimaire, l’ancien politologue n’a pas vraiment eu le choix. « Quand votre parti vous propose une fonction de ministre et un important portefeuille, vous ne pouvez pas refuser », a-t-il déclaré, précisant cependant être très enthousiaste à l’idée de s’occuper d’un « super Ministère du développement durable », une matière qui le préoccupe beaucoup à titre personnel. Le socialiste, ministre wallon de l’Action sociale depuis le mois de juillet, connaît une ascension fulgurante, bien qu’il ne se soit jamais présenté devant les électeurs. « Je compte le faire dès que possible », a affirmé Paul Magnette, qui devrait logiquement être candidat aux Régionales en 2009.


et hop ... au fédéral

Il n'y a plus grand monde de présentable au PS et on sort de son chapeau .... Paul Magnette !

Ce technicien, grand spécialiste de l'Europe à L'ULB racontait qu'on lui avait donné 3 minutes pour accepter la mission de déminage à Charleroi et 3 heures pour le poste de ministre fédéral à la Région. 3 jours pour accepter le poste au fédéral ? Ceci expliquerait-il le délai d'attente pour l'annonce du PS de ses ministrables ?
Ses dernières déclarations sur ses ambitions pour le sort (socialiste, of course) de Charleroi laissaient entendre beaucoup de craintes ... quel coup de baguette magique - avec la visibilité qu'il aura, en règle le problème !

Sur le gouvernement intérimaire, le dernier doute (le casting PS) est levé : seront ministres

Correction
Laurette Onkelinx (Affaires sociales et Santé)
En 1992, elle avait déjà été nommée ministre de l'Intégration sociale, de la Santé publique et de l'Environnement.
Je ne me souvien(ai)s d'aucun bilan, même négatif- de cette période.

Christian Dupont (Pensions et Intégration sociale) - il n'avait rien foutu avant, on va continuer à le laisser dormir tranquillement

et… Paul Magnette, el pacificator du PS de Charleroi, déjà bombardé ministre régional en juillet. Remplacé par Didier Donfut, il quitte Namur pour le fédéral et le Climat et l'Energie.

Va-t-on enfin voir les pics de pollutions désastreux à Charleroi enfin retomber dans des seuils enfin acceptables ?

Paul Magnette 3 septembre 07 (*) Bio plus complète à la fin
Ministre wallon de l’Action sociale, PS
C’est le dernier, et non des moindres, technocrate boulevardo-impérialiste parachuté par le prince Elio en terre païenne carolo. Paul Magnette incarne le rebrousse-poil des intentions dirupiennes affichées de rapprocher le PS de la base, via la reconquête par les technocrates de la proximité et de la représentativité. Technocrate, vous avez dit ?
Né en 1971, Paul est licencié en sciences politiques et en politique européenne à l’ULB en 94. Après une spécialisation en histoire de la pensée politique à l’Université de Cambridge en 95, il exerce une activité de boursier-doctorant au FNRS jusqu’en 99. Décrochant le Grand Prix européen Emile Bernheim, il devient légitimement prof de sciences po à l’ULB, et enseigne également à l’IEP de Paris et de Bordeaux. Directeur de l’Institut d’études européennes de l’ULB, il figure aujourd’hui parmi les spécialistes de la construction européenne. Titulaire d’une chaire Jean Monnet ad personam en 2002, il obtient le prix triennal Jean Rey en 2004. On en passe et des meilleures…

C'est marrant, suite à cet article, j'avais rectifié des informations qui me semblaient erronnées et que j'avais été chercher sur le site du PS, que voici :

himself (Hims Elfe) dit : 6 septembre 2007 at 14:20

C’est pas compliqué, mes sources sont celles du site du PS : Paul Magnette
Né à Leuven, le 28 juin 1971

Formation : Docteur en sciences politique (ULB)
Professions antérieures :Professeur de science politique à l’Université libre de Bruxelles & Directeur de l’Institut d’études européennes de l’ULB
Activités au sein du PS :Délégué du bureau à l’USC de Charleroi

et aujourd'hui (21/12/07), on trouve ceci - les informations précédantes étaient-elles incorrectes ?

Paul MAGNETTE
Profil
Fonction :
Profil :
Formation :
Domaines de prédilection :
Fonctions actuelles
Ministre régional (Région wallonne)

Fonctionsau sein du Parti
Membre du Bureau avec voix consultative (Parti Socialiste)
Membre du Comité des fédérations socialistes wallonnes (Parti Socialiste)
Membre du Comité fédéral avec voix consultative (CHARLEROI)
Président d'USC (CHARLEROI)

Date denaissance
28/06/1971

Informations
Ministre régional (Région wallonne)
Rue des Brigades d'Irlande 45100 JAMBES (NAMUR)


La Nouvelle Magnette 23 octobre 07
A en croire la Nouvelle Gazette, Charleroi a trouvé en Paul Magnette son Messie intemporel. Dans ses « Indiscrétions » pas trop indiscrètes du 9 octobre dernier, le rédac-chef du quotidien carolo, Demetrio Scagliola, laissait éclater sa verve : « Autant que le politologue-ministre le sache, son succès fulgurant et son aisance commencent à faire quelques envieux (…). Un de ses amis les plus proches nous confiait récemment que le principal défaut du nouveau ministre wallon, c’est justement de ne pas en avoir. (…) Magnette plait et il le sait. (…)

Magnette s’en-va-t-en-guerre
Transparence et éthique, vous avez dit ? Il n’aura pas fallu longtemps à Paul Magnette, Messie socialiste du bourbier carolo, pour attraper les mauvaises habitudes des politicards que, comme prof, il analysait autrefois. Dans La Nouvelle Gazette (rebaptisée La Nouvelle Magnette par les Carolos) de jeudi passé, le fringant Dr House du gouvernement wallon étalait ses cartes sous sa casquette de boss tutélaire de la fédération PS de Charleroi. « Il est clair que Viseur bourgmestre, cela ne passe vraiment pas. (…) Jean-Jacques Viseur a interdit aux fonctionnaires (communaux, ndlr) de parler de politique sur leur lieu de travail. (…) Certains se demandent de quoi ils peuvent encore parler, de football ? ».
Sera-t-il candidat aux régionales de 2009 ? « Je suis candidat à la candidature, mais comme ministre, il serait logique que je mène la liste ». Et LA perle, à savoir s’il défend suffisamment les intérêts carolos : « Qu’on me juge sur mes actes. J’ai mis en place, au sein de mon cabinet, une cellule pour défendre les intérêts de Charleroi ». Outre que le contribuable sera enchanté d’apprendre que ses deniers destinés à la gestion gouvernementale servent à la promotion électorale d’un ministre, on est estomaqués par tel aveu. Qui a dit « rénovation » ?


Elio y croit-il encore ? - 30 juillet 2007
Val Duchesse piétine. Ce lundi soir les négociateurs lancent deux groupes de travail supplémentaires, l'un sur l'arrondissement judiciaire de Bruxelles Hal Vilvorde, l'autre sur la coopération entre les régions et l'état fédéral. Le groupe de travail budget, qui se réunit lui depuis une semaine n'a toujours pas de chiffres précis à proposer (le déficit budgétaire 2007 varie de 1milliard 6 à 1 milliard 9 suivant les sources).
Improductive l'orange bleue ? Je vous conseille
ce détour par le blog d'Elio Di Rupo : vous y lirez que le président du PS s'attend à des surprises (il vous propose même de parier un kilo de chocolat)... et n'exclut pas des rebondissements. On ne serait pas étonné que le terme "rebondissement" renvoie à d'autres coalitions "PS inside". Elio, est-il bien informé et plus si sûr d'aller dans l'opposition ? Ou c'est juste pour mettre la pression ?
Publié par Fabrice Grosfilley


(*) Biographie de Paul Magnette
Le carolorégien Paul Magnette, nouveau ministre du Climat et de l'Energie, rejoint le gouvernement fédéral après avoir siégé pendant quelques mois au gouvernement wallon où il était en charge des Affaires sociales et de la Santé. Il est également professeur de sciences politiques à l'Université Libre de Bruxelles (ULB).Paul Magnette est né à Louvain en 1971. Après avoir étudié les sciences politiques et la politique européenne à l'ULB (1989-94), il s'est spécialisé en histoire de la pensée politique à l'Université de Cambridge (1994-1995). De 1995 à 1999, il a été doctorant boursier du Fonds national de la recherche scientifique (FNRS) et assistant volontaire à l'ULB.Après avoir soutenu sa thèse (Citoyenneté et construction européenne) en 1999, il a été successivement chargé de recherche au FNRS (1999-2000), maître de conférence (2000-2001), chargé de cours (2001-2005) et est devenu professeur en 2005 de science politique à l'ULB. Depuis 1999, il est également professeur extérieur à l'Institut d'études politiques de Paris, et depuis 2003 titulaire d'une chaire Jean Monnet ad personam.Entre 2001 et 2006, Paul Magnette a été directeur de l'Institut d'études européennes de l'ULB, dont il dirige actuellement la section politique. Il a aussi été professeur invité aux Instituts d'étude politique de Paris (1999) et Bordeaux (2001), à la Scuola superiore Sant'Anna de Pise (2001) et à l'Université de Lausanne (2005) et Guest lecturer à l'Academy of European Law de l'Institut universitaire européen de Florence (2005). Il a reçu plusieurs prix dont le prix Jean Rey en 2004. En 2000, l'étude de l'Institut d'études européennes de l'ULB qu'il a coordonnée avec Eric Remacle a reçu le Prix Francqui pour la recherche interdisciplinaire européenne. Il est entré dans l'actualité politique lorsqu'il a été désigné le 11 juin dernier délégué du Bureau du PS à Charleroi pour y dénouer la crise politique et amener les instances du PS local à accepter quelques aménagements majeurs au sein du Collège communal. Au mois de juillet, il a repris au sein du gouvernement wallon les compétences de Christiane Vienne.Paul Magnette s'est imposé comme le nouveau patron d'un PS carolorégien durement touché par les affaires politico-judiciaires et ce malgré l'inimitié de l'ancien homme fort de Charleroi, Jean-Claude Van Cauwenberghe. Au mois d'octobre, il a indiqué qu'il se présenterait aux élections régionales de 2009 "pour y chercher la légimité populaire qu'il n'a pas eue". Si son score était insuffisant, il s'en irait, avait-il ajouté.

jeudi 20 décembre 2007

For Whom the Bell Tolls

Pour qui sonne ce glas ? Crédit Photo: belga

Purification linguistique en Belgique

Ils partagent aussi un lion et sont de culture germanique et pourtant ... purification linguistique et culturelle

Vues par nos voisins luxos:

Nouvelle preuve que la crise belge est profonde: une commune limitrophe de Bruxelles ne vend ses terrains qu’à des néerlandophones.
Imaginez que le Grand-duché ne vende plus que des terrains à ceux qui parlent luxembourgeois.

Cette politique clairement discriminatoire est à l’œuvre aux portes de Bruxelles, raconte Jean Quatremer, journaliste à Libération, sur son blog.
La commune de Zaventem, qui accueille l’aéroport international de Bruxelles, a décidé de ne vendre ses terrains qu’à des néerlandophones ou, à la limite, à ceux qui suivent des cours de langue.

Jean Quatremer poursuit ses explications:

Le seul élu francophone du Parlement flamant, Christian Van Eyken (UF), avait déposé une plainte auprès du gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De Witte, contre le règlement communal de Zaventem qu’il estimait discriminatoire envers les personnes non néerlandophones.

En vain.
Ce réglement communal « est un instrument important pour garantir le caractère flamand de communes comme Zaventem et favoriser la cohabitation entre les habitants d’un quartier », s’est réjoui l’adjoint au maire Eric van Rompuy (CD&V). Précisons que ce type de mesure existe aussi dans d'autres communes flamandes de la périphérie bruxelloise.

Pour un pays qui s’est battu pour accueillir la capitale de l’Europe, une telle politique de purification linguistique est proprement incroyable et surtout semble contraire aux traités européens qui interdisent toute discrimination. En pratique, cela signifie que si un fonctionnaire ou un député européen veut acheter en Flandre, il devra parler flamand…


Et la Loi 101 au Québec ?



La différence avec la "loi 101" du Qc:


Le préambule stipule que l'Assemblée nationale entend poursuivre l' objectif de définir le français comme langue unique de la Province « dans un esprit de justice et d'ouverture, dans le respect des institutions de la communauté québécoise d'expression anglaise et celui des minorités ethniques, dont elle reconnaît l'apport précieux au développement du Québec ».

Le préambule stipule également que l'Assemblée nationale « reconnaît aux Amérindiens et aux Inuit du Québec, descendants des premiers habitants du pays, le droit qu'ils ont de maintenir et de développer leur langue et culture d'origine. »



Et l'Europe, dans tout cela ?



L’Europe s’inquiète des critères linguistiques
La Commission européenne annonce son intention d’analyser les dispositions légales permettant à la commune de Zaventem de réserver l’acquisition de terrains à bâtir aux seules personnes s’exprimant en néerlandais ou qui suivent des cours de néerlandais dans une école reconnue.

Nous sommes en contact avec les autorités belges pour analyser ces mesures spécifiques », a indiqué jeudi Friso Roscam-Abbing, porte-parole du commissaire européen en charge des Libertés, Franco Frattini.


Cette affaire n’est pas sans en rappeler une autre. En décembre 2007, l’exécutif européen avait pour mémoire entamé une évaluation des dispositions du Code d’habitat flamand (« Wooncode »), lequel prévoit notamment d’obliger les locataires de logements sociaux à faire la preuve de leur disponibilité à apprendre le néerlandais.
Interrogé sur l’état d’avancement de cette évaluation, M. Roscam-Abbing a indiqué jeudi que l’exécutif européen attendait de recevoir les décrets d’application du projet controversé avant de se prononcer.
« Nous les attendons pour le début de l’année prochaine », a ajouté ce même porte-parole. Selon la Commission européenne, le Wooncode doit en effet pleinement entrer en application ce 1er janvier 2008.
Lors de l’ouverture de cette analyse, l’exécutif européen avait annoncé vouloir s’assurer que le code flamand du logement ne constitue pas « une discrimination indirecte en raison de la nationalité », lequel serait alors contraire aux règles européennes.

De l'autre côté de l'océan

Un mouton à 5 pattes

Il est peut-être mal venu de parler de mouton à 5 pattes, dès le moment où le hadj a commencé lundi et se poursuivra pendant ces prochains dix jours et que hier, les musulmans célébraient l’Aïd el-Kébir, qui est à la fois le grand jour du pèlerinage de La Mecque et celui du sacrifice du mouton, mais bon, comme le précisait Maingain sur Mint:
"le gouvernement peut peut-être ressembler à un mouton à 5 pattes, mais il salue la maestria de Guy Verhofstadt qui, et c’est un fameux contraste avec Yves Leterme, est parvenu à trouver la manière de lier les attentes quand même contradictoires des partis qui sont associés."

Didier Reynders était lui interviewé à la RTBF-radio mercredi matin.
Le vice-Premier ministre y parlait de la résolution de la crise:
Lui et Guy Verhofstadt en sont les artisans, au sein de la famille libérale et ont réglé l’affaire en quinze jours après que la chrétienne-démocrate, et ses explorateurs-démineurs-formateurs, eut plongé le pays dans le noir près de 200 jours.
Les difficultés ces dernières 48 heures ?
Certains réclamaient des mandats, il fallait régler ça…

Comme Philip Hermann l'écrit sur son blog:
Tout d'abord, un grand bravo à Guy Verhofstadt!!! En réussissant à dénouer cette crise en moins de 15 jours, il vient de démontrer qu'il était l'homme de la situation. Merci aussi au sens de l'état de Didier Reynders, il a compris à temps l'urgence de sacrifier certaines légitimes revendications sur l'autel de la raison d'état. En acceptant de transiger sur une participation conjointe du cartel CDh/PS à ce gouvernement d'urgence, en renonçant à revendiquer le rôle de premier ministre, il vient de faire preuve d'une abnégation qui démontre un sens de l'état certain.

Maingain a également souligné que selon lui les turbulences « ne sont pas toutes derrière nous ».

Effectivement, la vraie crise n'a pas encore véritablement commencé.
La Guerre des Trois aura-t-elle lieu ?



mercredi 19 décembre 2007

Les Bonnie & Clyde de la politique ...

Ceci n'est pas un gouvernement

Le gouvernement intérimaire dirigé par Guy Verhofstadt devrait se composer de 14 ministres, dont deux vice-premiers ministres : le MR Didier Reynders et le CD&V Yves Leterme. Il compterait au total 4 ministres CD&V, 3 MR, 3 PS, 3 Open VLD et 1 CDH.

Biographie des principaux intéressés, ici.

Ils parlent de "Verhofstadt III"

« Nous sommes restés tenaces ces six derniers mois, pas pour les postes de ministre mais pour les résultats. Il serait fou de quitter les barricades au moment le plus chaud du combat »
le président du parti, Bart De Wever.

NB: Tout est dans le texte.

Le CD&V se dit satisfait du gouvernement intérimaire qui est en train d’être mis en place. Le président du parti Jo Vandeurzen souligne qu’il pourra compter sur un large soutien au parlement.
« C’est une majorité qui est nécessaire pour avoir un débat sur le fond à propos d’une réforme de l’Etat »,
M. Vandeurzen à la rédaction de la VRT.

Le Vlaams Belang est particulièrement critique à l’égard de la constitution d’un gouvernement intérimaire et dénonce la manière hallucinante et antidémocratique avec laquelle il est mis sur pied. Pour le parti d’extrême droite, le futur gouvernement fédéral sera une coquille vide qui n’offre pas la moindre garantie en matière de réforme de l’État.

« L’opposition se fait à l’égard d’une politique et non à l’égard d’une personne ou d’un parti. Si ce gouvernement n’est pas assez social, nous mènerons une opposition vigoureuse mais constructive. Si c’est un gouvernement de l’immobilisme, nous le dénoncerons »
Caroline Gennez.

La présidente de Groen !, Mieke Vogels, a exprimé sa satisfaction de voir enfin un gouvernement sur pied. Elle considère qu’on n’est pas pour autant sorti de l’auberge, faisant référence à la réforme de l’État. La N-VA, dit-elle, est un élément d’incertitude. Et de constater que la N-VA sera nécessaire pour former la majorité des deux tiers au parlement.

Le président Didier Reynders a souligné que son parti allait au gouvernement dans la ferme intention de marquer de son empreinte la politique qui sera menée par le gouvernement intérimaire et d’influencer dans le même sens le programme socio-économique et institutionnel du gouvernement définitif. Didier Reynders a encore indiqué que le MR est favorable à ce qu’on modifie le moins possible la composition du gouvernement sortant.

La « Lijst Dedecker » constate que le gouvernement intérimaire sera constitué par les perdants des dernières élections. A ses yeux, il s’agit d’un gouvernement qui bat de l’aile, d’un gouvernement anti-flamand et travailliste.
Et de noter que les grands vaincus des élections, Guy Verhofstadt et Elio Di Rupo, se retrouvent à nouveau au pouvoir.
Quant à la N-VA, elle est traitée de « Lamme Goedzak » qui s’imagine qu’une réforme de l’Etat aura vraiment lieu à Pâques.
Pour la Liste Dedecker, ce gouvernement intérimaire est une honte pour les partis flamands qui le soutiennent. Le parti ne peut admettre que le premier ministre soit comptabilisé dans les ministres flamands et constate que le CD&V et la N-VA n’ont aucune garantie quant à la réalisation d’une réforme de l’Etat.
Selon le parti de l’ancien entraîneur de judo, les électeurs avaient voté contre le dogmatisme syndical, pour donner un ballon d’oxygène aux entreprises, aux indépendants et à tous ceux qui veulent travailler. Le gouvernement intérimaire est, au contraire, plus rouge que jamais, avec un ministre de l’Emploi en provenance directe des bancs syndicaux et avec une Laurette Onkelinx « qui pourra maintenant montrer son incompétence dans les affaires sociales ».
Seules de nouvelles élections sont de nature à rendre la politique plus crédible aux yeux des citoyens, conclut la Liste Dedecker.

Martine revient former un gouvernement

Martine fait de la politique ,la suite (et fin ?) ...



De qui se MOC t'on ?

Du MOC, nous avions eu la brillantissime Christiane Vienne (AWIPH, cela vous dit ?) , nous aurons apparemment Josly Piette au gouvernement fédéral à un "poss social". On va déguster.


Ce dernier avait terminé en début d’année 2006 son mandat de secrétaire général de la CSC.
C'est un "enfant" de la Basse Meuse, plus exactement de Bassenge (Glons).
Updated
Le CD&V, et Yves Leterme en particulier, s’attribue l’idée d’avoir proposé Josly Piette comme ministre CDH, un nom qui a fait consensus directement.
Eh bien non : Guy Verhofstadt a eu l’idée. Lui s’est souvenu du syndicaliste fréquenté durant la négociation pour le pacte des générations.
Interrogé sur le lien PS-CDH, le patron du MR a déclaré qu’il le savait très fort avant les élections mais qu’il ne pensait pas voir les deux partis réapparaître aussi soudés après le scrutin. Quant à l’attribution probable du poste de Ministre de l’emploi et du travail au CDH Josly Piette, Didier Reynders se réjouit de collaborer « avec quelqu’un de qualité, qu’il connaît bien et avec qui il a déjà beaucoup travaillé ».
Le CDH devrait vraisemblablement hériter de l'Emploi et du Travail qui irait, selon plusieurs sources, au bourgmestre de Bassenge et ancien secrétaire général de la CSC, Josly Piette. La présidente du CDH n'a pas confirmé ce choix mercredi. "J'ai quelques pistes et une idée", a-t-elle dit, soulignant que Josly Piette avait "négocié l'emploi" avec elle.

Josly Piette pressenti comme ministre
Ouvrier à la FN où il commença à 16 ans, il fut élu délégué des jeunes travailleurs CSC en 1967, à l'âge de 24 ans.
Josly Piette, l'ancien secrétaire général du syndicat chrétien CSC et actuel bourgmestre cdH de Bassenge, est pressenti comme ministre de l'Emploi et du Travail du futur gouvernement intérimaire. Il est souvent décrit comme un homme de négociations.
Josly Piette a décroché son mandat de bourgmestre de Bassenge au lendemain des dernières élections communales. Avant d'entrer en politique, il a oeuvré 28 ans au sein du syndicat chrétien CSC où il gravit les échelons avant d'arriver à sa tête.

Déjà un effet de bord ?

"Wallen buiten", nog één keer, nog (steeds) verder ?
La 12ème claque ?

Est-ce déjà un effet de bord du grand navire gouvernemental qui n'a pas encore quitté le port ?



Une chose est rassurante, Louvain-la-Neuve est encore en Europe.
2ème observation, la Flandre n'a pas encore fait sécession (elle se trouve encore Belgique, je veux dire; on nous propose même les "facts" marquants pour être sûr et on est jamais assez sûr, avec tout ce qui se passe) après sa nouvelle OPA géographique faite ou à venir (comme d'hab., je vous tiens au courant).

Ceci confirme surtout, la flamandisation à l'extrême de cet ancien bastillon fransquillon, malgré son passage à l'Ouest et ce grâce à sans doute le plus mauvais ministre belge responsable de l’Economie, de l'Energie, du Commerce extérieur et de la Politique scientifique (excusez du peu !), dont le site d'accueil est en "nederlands alleen".

Tous dans le bateau !

Ce n'est plus un bateau qu'il faudrait, mais c'est une baleinière (les requins et les cachalots sont hissés à bord) ou un paquebot pour plaisanciers habitués aux croisières de luxe (ces fameux parvenus, dont on nous a pas encore présenté les trophées) , car Elio désire charger la barque et il a un avis sur tout, mais fallait-il le préciser, il n'est pas formateur.


"Pince-mi et pince-moi sont dans un bateau", qui reste-t-il dans le bateau ?

- La seule et principale famille politique unie au fédéral (MR- Open-VLD)
- Le CD&V et son cartelisé N-VA insupportable
et côté francophone:
- le CDH et son cartelisé PS insupportable.



On peut dire en final "merci" à madame Milquet du CDH; après avoir bloqué pendant 6 mois la constitution d'un gouvernement fédéral, elle nous ramène une formule avec des gens indésirables.



1: une N-VA qui se hisse sur la plus haute marche, afin d'organiser la chute finale en essayant de dépiauter Bruxelles et périphérie pour la rendre présentablement flamande avant une scission définitive.
2: un PS qui a prouvé son incommensurable mauvaise gestion et sa grande capacité de nuire à la démocratie et à l'économie.

Bravo, madame Milquet !
"Non" à tout, sauf visiblement aux conneries ...

"Vive la République !"

Un homme en serait venu à avouer, 57 ans après les faits, avoir été le tireur du commando qui a assassiné Julien Lahaut , député et président du Parti Communiste, le 18 août 1950.
Peut-être connaîtra-t-on enfin la vérité sur cet assassinat, se demande le Parti Communiste belge.

Ce dernier, soutenu par de nombreuses personnalités de tous bords, a, depuis de longues années, réclamé une enquête parlementaire sur ce crime qui survint quelques jours à peine après le "Vive la République !", clamé lors de la prestation de serment du roi Baudouin.
Il avait aussi déclaré dans un discours prononcé à Villeneuve-sur-Lot en juin 1940:
«Le national-socialisme réalise toutes nos aspirations démocratiques».

Pour et dans le "Drapeau Rouge", Pierre Eyben a rencontré Jean-Maurice Dehousse qui explique : "La social-démocratie n'est plus la gauche"

Autres extraits:
Aujourd’hui, alors que les mêmes pratiquent avec toujours autant d’assiduité la génuflexion devant Elio Di Rupo et tentent de circonscrire la débâcle électorale du PS aux « magouilles carolos », il continue de s’opposer avec verve à la rhétorique de circonstance des cadres du PS pointant plutôt du doigt la dérive droitière du PS.

Ce que vous appelez à juste titre échec de la gauche parce qu’il ne touche pas que les sociaux-démocrates, notamment en France, on peut aussi avec un bémol l’appliquer aux Pays-Bas, à l’Allemagne et à l’Italie où c’est Prodi qui est censé représenter les espoirs de la gauche.

Bref, l’échec est quasi généralisé en Europe. Mais le problème encore plus fondamental, c’est que la gauche au sens social-démocrate n’est simplement plus la gauche. Et je pense que c’est ce qui explique en partie la débâcle actuelle.

L’acceptation de la pensée unique passe aujourd’hui pour un modernisme. Il y a un glissement idéologique gigantesque des partis qui se disent socialistes et sont regroupés dans l’internationale socialiste. Or l’abandon progressif du socialisme par les dirigeants des partis sociaux démocrates n’ouvre nullement la voie à un progressisme même modeste.
Au contraire, il la ferme.
Dans les faits ces partis n’apparaissent plus aux électeurs de gauche comme défendant les intérêts de la classe ouvrière qui les a créés. Considérez par exemple Elio Di Rupo qui a un discours de collaboration de classe puis dans les six derniers mois redécouvre le capitalisme. Le public est évolué et ne croit pas à tout cela.

nous avons eu Edmond Leburton qui était unitariste mais anti-royaliste et nous avons maintenant Elio Di Rupo qui est non seulement belgicain mais aussi royaliste. Cependant on ne sait pas ce qui peut arriver.
Actuellement, on est en train de jouer avec le feu en Belgique entre le Nord et le Sud, et aussi parce qu’une grande partie de la population se sent ignorée.

C’est encore plus vrai en Wallonie qu’ailleurs. La FGTB est à la fois la pire et la meilleure des choses pour la gauche. A la fois elle peut pousser le PS dans le bon sens et l’empêcher d’aller dans le mauvais. Mais dans le même temps, elle est aussi ce qui empêche aujourd’hui tout rassemblement efficace à la gauche du PS. Si le mouvement wallon a pu se développer, c’est parce que le syndicat a joué un rôle actif. Les syndicats sont au centre du jeu politique et jusqu’ici, on ne pouvait pas jouer sans eux. Est-ce encore vrai ? Nous ne tarderons pas à le savoir.

L’un des problèmes d’Elio est qu’il n’est pas né Wallon et qu’il ne l’est pas devenu. Je ne parle pas ici de quelque chose de racial bien sûr. La nouvelle génération n’a plus la même sensibilité wallonne. Mais à nouveau le PS n’est pas monolithique.

Docteur Freud

Extrait du blog de Mateusz:

Monsieur Himself, du Grand Barnum,

Votre éloquence me touche et je prêterais soin à la rigueur de mon analyse.

Je peux lire dans vos mots les réminiscences émotives du choc hystérogène qu’a suscité ma lecture critique des frasques narratives de votre ami. J’en prends bonne note. J’admets également que cette manifestation était contenue ; que vous ne vous êtes pas suffisamment déchargé ; et que le trop peu d’émotivité dégagée, trop faible pour être vulgaire, risque d’entraîner de nouveaux symptômes. Pour ce qui est des risques que vous courrez, quand ces états sont très développés, ils constituent une prédisposition à l’hystérie acquise. Ils peuvent être créés par le choc émotif lui-même et constituent alors lune forme de schizophrénie violente.

Plusieurs diagnostics sont possible. L’insuffisance de la réaction, éliminatoire de l’élément émotif mais stymulant de l’hystérie acquise, peut être due soit à ce que le journaliste qui sommeille en vous, obéissant à un sentiment de fausse honte ou de vanité, arrive à oublier volontairement et à refouler son émotion ; soit enfin à ce que le choc émotif hystérogène a eu lieu dans un état de conscience spéciale quelquefois même déterminé par lui : sidération par la frayeur d’être un monstre, obnubilation semi-hypnotique face à la vérité, auto-hypnose télévisuelle, ivresse, état rendant toute réaction impossible, etc.

je me propose de vous aider.

Relaxez-vous et dites-moi. J’ai besoin de comprendre.

Les émotions qui vous ont poussé à défendre avec tant de vigueur "Don Qui Chotte" s’accompagnent-elles de réactions violentes, de spasmes et de réflexes involontaires ?

Portez-vous un chapeau et répondez-vous au doux nom de Sancho Panza quand viennent les frasques du combat imaginaire?

Sentez-vous une métamorphose, qui vous amène de votre statut d'anonyme à un être plus éduqué, suscitant même par sa clairvoyance et la finesse de son jugement l'étonnement du peuple que vous administrez lorsque vous vous nommez Gouverneur du Grand Barnum?

Dans l’état imaginaire du Grand Barnum, avez-vous déjà touché vos moulins imaginaires? Leurs visions irréelles vous procurent-elles du plaisir? A ce titre, d’autres représentations mentales, résultant d’événements que j’ignore, d’idées que refoule la raison, comme ce petit bout 100% charme de la CF, vous procurent-elles également du plaisir?

Dites-moi tout. J'attendrais patiemment votre réponse. Il n’est rien de curieux dans mon propos. Ne tremblez pas. Ne soyez pas honteux ou fâché d’entendre des mots qui touchent le subjectif de votre existence numérique. Toute question se veut thérapeutique ; se veut salvatrice de douleur. Vous savez, cet état de psychonévrose existe chez nous tous à un certain degré ; les rêves du jour que vous faites, à l’état de veille, sont des états hypnoïdes que chacun connaît. Je vis également des états hypnoïdes, comme en ce moment. Mais comme moi et pour vous, aidez-moi à ce que vous n'abandonniez pas pas votre citoyenneté à l'illusion de la sagesse. Vous présentez, comme votre ami "Don Qui Chotte", des risques d'hystérie acquise. Et nous tous voulons vous aider.

Himself, mon très cher ami. Dans l'attente de vous lire je vous invite, pour votre bien, à titre préventif et non curatif, à "sortir" vos poubelles.

Humoristiquement vôtre,

Docteur Freud, fait chevalier de la Blanche Lune.
Bouddhiste, démocrate, anonyme mais engagé.

Ecrit par : Docteur Freud 18 décembre 2007

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Monsieur Docteur Freud, fait chevalier de la Blanche Lune, bouddhiste, démocrate, anonyme mais engagé.

Quelle anamnèse ! Couvre-chef !

Rien de grave, en fait.
En vrac:
- je ne sors jamais mes poubelles.
- Je viens de faire l’acquisition d’un Don-qui-shoot
- Hystérie mal acquise ne profite jamais
- Je préfère les états hypnoïdes aux gonoïdes
- «état imaginaire du Grand Barnum » prend un E majuscule, mais « himself », un h minuscule
- Je ne sens pas de métamorphose(s)
- Plutôt la vanité que la fausse honte, mais pourquoi pas de la fausse blonde vanillée.

La thérapie est-elle longue ?
Est-ce remboursé par la moutouelle ?
Mon chauffeur viendra vous régler la facture plus tard.

Mes salutations, Monsieur Docteur Freud, fait chevalier de la Blanche Lune, bouddhiste, démocrate, anonyme mais engagé.

Ecrit par : himself 19 décembre 2007

mardi 18 décembre 2007

Terrains "te koop" et les autres

Pas de néerlandais,... pas de terrain
"La commune de Zaventem ne vendra plus de terrains qu'aux personnes s'exprimant en néerlandais ou, à défaut, à celles qui suivent des cours de néerlandais dans une institution reconnue. La commune applique pour la première fois ce règlement pour le lotissement Haerenheyde à Woluwe-Saint-Etienne, où 76 lots ont été mis à la vente, a indiqué l'Echevin de l'Aménagement du territoire Eric Van Rompuy (CD&V)."

Terrain d'exclusions et Terre d'accueil:
Woluwe-St-Lambert accueille les 3 bourgmestres non nommésLe conseil communal de Woluwe-Saint-Lambert, commune de l'est de la capitale dirigée par Olivier Maingain, le président du FDF, a accueilli lundi soir, sous des applaudissements nourris, les trois bourgmestres des communes à facilités de la périphérie bruxelloise que le ministre des Affaires intérieures flamandes, Marino Keulen, a refusé de nommer.Damien Thiéry (Linkebeek), François Van Hoobrouck (Wezembeek-Oppem) et Arnold D'Oreye (Crainhem) avaient été invités à assister à ce conseil qui devait se pencher, tard dans le soirée, sur une motion de soutien à la résolution des 25 bourgmestres de Bruxelles et des 6 communes à facilités plaidant notamment pour l'organisation d'une consultation des populations concernées sur leur avenir.




Les présidents des CPAS des communes à facilités prêtent serment
Les présidents des CPAS des six communes à facilités de la périphérie bruxelloise - Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse, Wemmel, Drogenbos, Wezembeek-Oppem et Crainhem - ont prêté serment vendredi dernier entre les mains du gouverneur du Brabant flamand.

Nouvelles internationales


Le cartel PS-CDH

Pour ceux qui en doutaient encore en ce 18/12/07 ...

Au stade actuel, le CDH n’est pas disposé à entrer dans un gouvernement intérimaire de Guy Verhofstadt. C’est ce que confirme une bonne source, ce mardi matin. La présidente du CdH Joëlle Milquet aurait fait savoir cela dans le courant de la matinée, après une entrevue avec le formateur Verhofstadt.

De son côté, le Parti Socialiste ne participera pas au gouvernement « intérimaire » si le cdH n’y participe pas, a précisé mardi matin le président du PS Elio Di Rupo aux micros de la RTBF-radio et de Bel-RTL, appelant clairement le MR à ne plus bloquer les initiatives de Guy Verhofstadt.

Par contre:
Ecolo n’a pas refusé de participer à un quelconque gouvernement, a précisé mardi matin à l’agence Belga le co-président du parti, Jean-Michel Javaux. Il réfute ainsi que son alliance avec le parti frère flamand Groen ! l’empêche de facto de toute participation, mais la formation verte attend toujours une invitation qui pourrait peut-être ne venir qu’au printemps pour le gouvernement de Pâques.

Minoritaires/majoritaires

Extrait de l'intéressant "Abécédaire du différend communautaire belge" sur Etopia.

Type de rapport social entre groupes de populations rivales qu’on retrouve dans de nombreuses parties du monde. Les minoritaires se sentent opprimés et perçoivent cette domination comme contraire à leurs intérêts.
En retour, les majoritaires jugent que les minoritaires en font trop pour la défense de leurs intérêts et de leurs spécificités.


Les Canadiens anglophones jugent par exemple que les Québécois francophones poussent le bouchon un peu loin dans la défense de leur langue. Il y a en l’occurrence quelque chose de toujours un peu tatillon voire mesquin dans la défense des minoritaires qui ne les rend pas nécessairement sympathiques.

Pas seulement en Belgique.
La particularité belge est que le rapport majoritaires/minoritaires s’y trouve en quelque sorte inversé, du moins au niveau de la perception.
Les Flamands, quoique majoritaires démographiquement, se sont comportés le plus souvent comme des minoritaires, en adoptant des stratégies plus ou moins construites de présence dans les rouages de l’Etat fédéral tandis que les francophones se percevaient d’abord comme « majoritaires » et négligeaient de tenir compte de la réalité des rapports de forces, ce qui leur a souvent coûté très cher.
Ces dernières années, on peut cependant estimer que les francophones ont commencé à prendre réellement conscience qu’ils étaient minoritaires dans l’Etat belge.

Mais comme en atteste l’émission de la RTBf du 13 décembre 2006, cela se traduit encore généralement par des comportements de type victimaire.

Franse ratten, rol uw matten

avec le bien connu "Belgie Barst", ce sont les slogans préférés du Vlaams Belang, qui a recueilli 1/5 des suffrages en Flandre.



Ce 17 décembre, une dizaine d’activistes flamands ont été interpellés lundi soir, dès l’ouverture de la séance du conseil communal de Wezembeek-Oppem, alors qu’ils protestaient bruyamment contre le fait que quelques conseillers s’exprimaient en français.
Parmi eux se trouvaient notamment Frank Vanhecke, président du Vlaams Belang, le député Bart Laeremans et le sénateur Jurgen Ceder, tous deux du Vlaams Belang, et Marie-Rose Morel, députée du parti d’extrême droite au Parlement flamand.

Tous les activistes ont fait l’objet d’une arrestation administrative.
À l’extérieur de la salle, une centaine de personnes ont manifesté à l’initiative du Voorpost, le groupement estudiantin nationaliste du Katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond (KVHV).


Par contre, le Vlaams Belang est-il en voie d'implosion ?
RésistanceS (journal de l'Observatoire belge de l'extrême droite), par la plume de Manuel Abramowicz évoque cette hypothèse et se fait l'écho d'un (nouveau) conflit interne survenu au sein de la direction du Vlaams Belang.
L'avenir de celui-ci est-il désormais menacé ? Une évidence : le VB est en déclin...

A Voix Autre nous retrace l'historique des bagarres au sein du VB

Se mettre à la place de ...

Updated

Pierre Bouillon, dans son édito du journal Le Soir du 18/12/07, nous propose un petit jeu: "Se mettre à la place de"

Mettons-nous à la place du MR, du CDH, ... et il recadre assez justement les enjeux politiques du côté francophone. Pour ceux qui sont vraiment perdus (ou qui n'ont rien compris- ils sont plus nombreux, me semble-t-il), c'est à lire: succinct, facile à lire et à comprendre et il conclu ainsi:



"Voilà. Pour des raisons compréhensibles (2009, c’est si proche…), ici, on veut une formule large.
Pour des raisons compréhensibles (2009, c’est demain…), là, on n’en veut pas.
Irréductible, ce conflit ? Non si chaque parti, un instant, se mettait à notre place.
A la place de ces Belges qui saisissent mal que la crise perdure pour d’aussi transparents calculs électoraux."


Il oublie peut-être de préciser que ceci est une totale dérive particratique de notre démocratie dont le socle devrait rester la consultation populaire et le respect du vote des électeurs.
Mais la réalité est malheureusement telle que décrite.
La fin d'un système ou d'un pays ?

Updated

Alain Destexhe resume assez bien la situation côté MR (l'inverse serait un comble), mais qui me semble la position la plus en accord avec ma conclusion ci-dessus: respecter le résulat des urnes .
La voici:

Dans la négociation actuelle, la position de Didier Reynders et du MR est cohérente. Si, en effet, il faut former un gouvernement rapidement, il n'y a pas de raison que ce gouvernement associe 3 ou 4 partis du côté francophone et seulement deux du côté néerlandophone.

Une tripartite classique aurait de terribles conséquences du côté francophone. Elle
confirmerait une alliance PS-Cdh pour les régionales et ruinerait toute possibilité de réelle alternance en Wallonie et à Bruxelles en 2009.

Or c'est bien pour cela que nous avons largement voté le 10 juin : une alternance, une rupture avec le socialisme clientélisme et le développement anémique qui rongent le sud du pays. C'est ce fameux déplacement du centre de gravité qui est très important. Nous souhaitons sortir de l'impasse rapidement mais, si possible, avec une coalition, qui rèflète le résultat du scrutin. Et c'est (encore) possible.

Vlaanderen in actie

Après les approches économiques minimalistes du PIB de la Belgique au sein de l'UE : La richesse nationale de la Belgique et Le véritable poumon économique du pays , concernant Bruxelles, je vous propose pour compléter ce petit tour d'horizon un article de Jean-Yves Huwart qui s' "attaque" à la Flandre, intitulé : La Flandre dans le Top 5 des plus riches en 2020 .
“La Flandre est la 27ème région la plus riche de l’Union européenne, sur un
total de plus de 150. Ce n’est pas satisfaisant”

Il nous explique que : Avec le plan Vlaanderen in actie, Kris Peeters, le ministre-président flamand a fixé un nouveau cap pour la Région flamande: intégrer le Top 5 européen d’ici 2020. La Flandre dispose déjà de l’un des systèmes éducatif les plus performants. Mais pour aboutir à son objectif, la Région redoublera d’efforts pour développer ses capacités en matière de recherche et d’innovation, alors qu'en Wallonie, le dernier objectif fixé pour l’économie régionale se contente de viser la moyenne européenne (PIB/ habitant) à l’horizon 2010-2015.

lundi 17 décembre 2007

Multiples démissions d'Alain Carion

Le Conseil de conciliation et d'arbitrage du MR s'est réuni ce 17/12/07 à midi sous la présidence d'André Bertouille, ancien ministre, et en présence notamment de Didier Reynders, président du MR.

Il a pris acte des démissions présentées par le bourgmestre de Beloeil Alain Carion de tous les mandats qu'il détenait, au nom du Mouvement Réformateur, dans les organismes para-régionaux et intercommunaux.

Ça se passe comme ça chez McDonald's et au MR.
Bientôt l'ensemble des palais du Heysel loués par le PS pour faire le nettoyage ?

Rétroacte:

Alain Carion (MR), le retour du pas de côté chez Mateusz.

"l'affaire des 800 millions € disparus dans la nature"


Dans le prolongement des "vilains canards" : Les ailes ou les cuisses du palmipède ? & Coupons les pattes à ces vilains canards , dont le dernier traitait notamment de l' "l'homme qui aurait coûté plus de 800 millions aux contribuables belges", voici reproduit en intégralités (car, visiblement plus disponibles sur le wouaib) deux articles tirés de l'Echo


"l'affaire des 800 millions € disparus dans la nature" ... la culpabilité de Jean-Marc Delporte (PS)
Le ministre des Finances Didier Reynders a confirmé mardi à la Chambre que le rapport d'audit sur l'erreur dans l'estimation de revenus d'Impôt des Personnes Physiques (IPP) ne débouchera pas sur des sanctions administratives.
L'administrateur général des impôts, Jean-Marc Delporte, perd toutefois la compétence sur l'enrôlement.
C'est Carlos Six, administrateur pour les PME, qui sera chargé d'assurer la coordination générale et le suivi de la chaîne des divers travaux de taxation et d'enrôlement à partir de l'exercice d'imposition 2006.
Le ministre des Finances a été interrogé en Commission des Finances de la Chambre par Carl Devlies (CD&V), Jean-Jacques Viseur (cdH) et Jean-Marc Nollet (Ecolo) sur l'erreur d'estimation de 883 millions d'euros dans les revenus de l'IPP en vue de l'élaboration du budget 2007. Dans sa réponse, le ministre a confirmé qu'il n'y aurait pas de sanctions administratives contre M. Delporte mais que la compétence sur certaines matières seront individualisées et que Carlos Six sera chargé d'assurer la coordination générale et le suivi de la chaîne des divers travaux de taxation et d'enrôlement à partir de l'exercice d'imposition 2006.
Le rapport d'audit dont le ministre a transmis une copie au secrétariat de la Commission de la Chambre sera consultable par les membres au greffe du Parlement. Il s'agit en effet d'un rapport concernant des personnes. Il n'est donc pas question d'en distribuer un exemplaire à chacun, a précisé le ministre. Le rapport, a souligné M. Reynders, constate que les problèmes rencontrés lors de l'enrôlement de l'IPP trouvent leur origine dans la conjugaison de plusieurs facteurs: une erreur humaine dans le chef du fonctionnaire responsable d'un des services qui a pris la décision de désactiver un filtre de sécurité, des erreurs humaines dans le chef de certains agents qui ont validé des enrôlements portant sur des montants aberrants et des fautes détectées dans le programme du système d'enrôlement.
Parmi les mesures qu'il a prises après avoir pris connaissance du rapport, outre l'individualisation des responsabilités dans certains domaines, le ministre a encore indiqué qu'à l'avenir toute décision quant à l'activation ou la désactivation de filtres sera prise conjointement par MM. Six et Collet (responsable ICT) qui en informeront de surcroît le comité de direction. Il a également décidé que l'ensemble des statistiques tenues en matière de recettes fiscales seront désormais transmises pour analyse à la cellule budget de l'administration.
En conclusion, le ministre a indiqué que le rapport n'avait détecté aucune faute intentionnelle, qu'aucun procédure disciplinaire ne sera initiée et qu'il avait décidé de renforcer les mécanismes de sécurité et d'assistance au personnel. Tant Carl Devlies que Jean-Jacques Viseur ont souligné que la faute aurait pu être détectée beaucoup plus tôt.
Les tableaux relatifs aux enrôlements montrent en effet une soudaine augmentation au mois de mai et personne n'a réagi à cette constatation, ont-ils dit. Pour le ministre, lorsque ces chiffres ont été fournis, des questions ont été posées et l'administration a expliqué qu'il s'agissait d'un effet de la réforme fiscale.
L'opposition a demandé en conclusion des interpellations que la Commission puisse entendre l'administrateur général des Finances, Jean-Claude Laes, et l'administrateur général des impôts, Jean-Marc Delporte.
18:15 - 10/10/2006 Copyright © L'Echo




Selon Carlos Six, chargé de l'enrôlement à l'administration des Finances, il n'y a pas le moindre risque, au stade actuel, que les délais légaux ne soient pas respectés en matière d'enrolement de l'impôt des personnes physiques (IPP).
La Commission des Finances de la Chambre avait organisé mercredi une audition de M. Six, administrateur PME au SPF Finances.
Il était surtout entendu parce qu'il a été chargé en octobre dernier de la gestion de l'enrôlement de l'IPP et de l'impôt des sociétés (Isoc) après l'estimation trop élevée de quelque 883 millions d'euros de la recette de l'IPP. Cette tâche était jusqu'alors assumée par l'administrateur-général Jean-Marc Delporte. Il a indiqué à la Commission que sur les quelque 6,5 millions d'enrôlements à traiter, 3,8 millions étaient terminés fin février. Entre 1 million et 1,3 millions devraient l'être en mars et avril. Il n'y a donc aucun risque, au stade actuel, que les délais légaux ne soient pas respectés, a-t-il dit.
A propos de l'erreur d'estimation de l'année dernier, M. Six est toutefois resté prudent. Depuis qu'il est en place, il a veillé à organiser un meilleur contact entre les services et à une meilleure coordination de ceux-ci afin que chacun ait une vue d'ensemble sur le processus. Il a édicté des règles claires, un contrôle interne a été mis en place et il organise régulièrement des réunions entre tous les acteurs. Malgré tout, dit-il, il n'y a pas de garantie absolue qu'il n'y aura plus jamais de faute d'estimation car il reste un important facteur humain dans la manipulation des déclarations fiscales "mais tout a été fait pour qu'on réagisse rapidement".
M. Six a encore souligné l'importance du contrôle interne et il a insisté sur le fait qu'il avait donné comme instruction que toute délcaration qui aboutit à un montant très élevé de remboursement ou un paiement supplémentaire doit être revérifiée. De façon plus générale, Carlos Six a souligné que les réformes sont souvent difficiles à faire passer. "Il y a aux Finances autant d'opinions qu'il y a de fonctionnaires et c'est la même chose au comité de direction", a-t-il dit.
Il a aussi qualifié de "pas heureuse" la façon dont le secrétaire d'Etat à la simplification administrative Vincent Van Quickenborne a affirmé qu'il y avait 3.000 fonctionnaires de trop aux Finances."Ce n'est pas le cas aujourd'hui. Ce sera ainsi à terme. Un certain nombre de fonctions vont disparaître. D'ailleurs, actuellement, pour 5 départs il n'y a que 3 remplacements et ceux-ci se font sur les profils précis", a-t-il dit. "Dans cette perspective, il est important de rassurer le personnel qui s'interroge sur son sort", a ajouté M. Six.
Il a aussi souligné la difficulté de recrutement qu'il rencontre. "La première chose qu'un nouvel engagé vient me demander est généralement la suivante: 'que dois-je faire pour travailler dans mon village'".Le ministre des Finances, Didier Reynders, qui assitait à l'audition a fait remarquer que cette audition demandée par la Commission n'avait recueilli qu'un succès limité. Ce sont surtout les CD&V Carl Devlies et Dirk Bogaert qui ont posé des questions et fait des remarques. M. Devlies a notamment remarqué après l'exposé de M. Six qu'il lui semblait que sa désignation répondait "en tout cas en partie" à la remarque formulée en son temps par la ministre du Budget Freya Van den Bossche pour qui les Finances avaient besoin d'un manager de crise.
Pour lui, M. Six semble remplir la mission qui lui a été confiée mais il reste le probèmes des divergences d'opinions au sein du Comité de direction des Finances.
14:50 - 28/02/2007 Copyright © L'Echo

C'est la question qui taraude l'Administration des Finances. Une enquête à été menée. Le rapport sera déposé devant le Parlement la semaine prochaine. Mais il y a déjà des fuites, et c'est l'Administrateur Général des impôts Jean-Marc Delporte qui est ciblé….


Depuis la révélation de l'erreur informatique, l'heure est au règlement de compte au sein du Service Public Fédéral Finances. Les tensions qui ont toujours existé entre Socialistes et Libéraux explosent désormais au grand jour.

D'un côté, Jean-Claude Laes, le numéro 1 en tant que Président du Comité de Direction. Ancien Chef du Cabinet du Ministre Didier Reynders. De l'autre, Jean-Marc Delporte, le numéro deux, étiqueté, Socialiste. Le premier, poussé dans le dos par le Ministre, estime que des responsabilités doivent être établies, sanctions éventuelles à la clef. Jean-Marc Delporte, l'Administrateur général, lui, juge, que sanctionner les informaticiens n'auraient aucuns sens. Une enquête interne a été commandée par Jean-Claude Laes. Elle est en cours, mais de source proche du ministre des Finances on fait savoir, "qu'un faisceau de responsabilité est dirigé vers Jean-Marc Delporte". Une fuite qui tombe à trois jours des Communales….

Jean-Marc Delporte, lui, a reçu des consignes. Il ne peut pas s'exprimer dans les médias. Une guéguerre interne est donc bien en cours au sein de l'Administration. Après les élections communales, la tension retombera sans doute. Dans une semaine, le ministre s'en expliquera devant le Parlement….
Pas de sanction pour Delporte
Il n'a pas vu les résultats de l'audit mené au sein de l'administration qu'il dirige, et il ne peut pas s'exprimer sur le sujet. L'administrateur général des Impôts, Jean-Marc Delporte, brocardé, montré du doigt suite aux informations distillées à son propos dans la presse suite au trou budgétaire de 883 millions d'euros causé par une erreur de manipulation du système informatique d'enrôlement, n'ose pas parler. Par contre, le ministre des Finances a assuré à nos confrères de la "Dernière Heure" sa volonté de ne pas prendre de sanctions disciplinaires contre M. Delporte, mais que l'audit pèsera sur son évaluation. Il a toutefois annoncé que Carlos Six, administrateur pour les PME, sera désormais chargé de la coordination de l'ensemble des travaux de taxation et d'enrôlement, une tâche qui dépendait de M. Delporte. Le ministre veut aussi que la décision de lever les filtres informatiques, qui a causé l'erreur d'enrôlement des 883 millions, ne puisse plus être prise par un agent. Il devra obtenir l'accord de M. Six et du responsable informatique. Difficile, en l'état, de savoir si cela suffira à éviter de nouvelles erreurs. (avec Belga) © La Libre Belgique 2006

Le véritable poumon économique du pays

Yvan Huyghebaert et Emmanuel van Innis, respectivement président de la Chambre de commerce de Bruxelles (CCIB) et président de l'Union des entreprises de Bruxelles (UEB) nous proposaient une article dans la Libre: Belgique-Bruxelles, le vrai défi

Ils nous rapellaient l'importance que revêt Bruxelles pour la Flandre et la Wallonie et qui est insuffisamment perçue par l'opinion publique.
Belgique et Bruxelles sont indissociablement liés et Bruxelles constitue le principal moteur économique et de création d'emplois du pays. Il faut savoir que la Région de Bruxelles-Capitale génère à elle seule - sans sa périphérie - près de 20 pc du PIB belge, soit deux fois plus que ce que représente sa population; qu'elle procure un emploi à 680000 personnes dont près de 400000 habitants de Flandre ou de Wallonie qui paient néanmoins leurs impôts dans leur lieu de résidence et non pas là où ils travaillent !
Bruxelles - encore plus que la Belgique - constitue le seul "branding" connu internationalement.



Le Plan de développement international de Bruxelles-Shéma de base
offre quelques chiffres clés qui résument synthétiquement le bilan économique et social de la Région bruxelloise.

Population :
La population de Bruxelles est de 1.018.804 personnes en 2006. Entre 2000 et 2006 elle a cru
de 6,20%. Le taux de croissance de la population à Bruxelles est significativement plus élevé que celui enregistré au nord (2,33%) et au sud du pays (2,23%).

Produit Intérieur Brut :
Si Bruxelles représentait 9,58% de la population totale de la Belgique en 2003, elle affichait une
participation au PIB national de 19,17% en 2003. Le niveau de participation de Bruxelles au PIB national témoigne de son rôle de poumon économique du pays.

Revenus :
Le revenu imposable moyen des personnes physiques à Bruxelles est inférieur à la moyenne
belge. La différence entre le revenu moyen par habitant à Bruxelles et la moyenne nationale s’estaccrue avec le temps. En 2005, le revenu moyen à Bruxelles était de 14,47% inférieur à la moyenne nationale.

Emploi :
Avec 676.590 emplois et 363.999 navetteurs, Bruxelles est le premier bassin d’emploi du pays etprofite aux Régions, qui perçoivent leurs recettes fiscales sur le lieu de domicile.

Marché du travail :
Bruxelles présente un taux d’emploi et un taux d’activité inférieurs à la moyenne nationale et un
taux de chômage beaucoup plus élevé que le reste du pays. A Bruxelles, le taux de chômage
des moins de 25 ans était de presque 36% en 2006.

Qualifications :
La population occupée de 15 ans et plus a un niveau d’éducation plus élevé à Bruxelles que
dans les deux autres régions (28% ont un niveau universitaire à Bruxelles contre 10% en Flandre et 12% en Wallonie). Si Bruxelles témoigne d’une population disposant d’un diplôme universitaire très importante au regard de ses voisins, elle comporte également la part la plus élevée des très peu qualifiés (11 % ont un niveau d’études primaire ou pas de diplôme contre 8% en Flandre et 9% en Wallonie).


De quoi mieux comprendre encore les enjeux à Bruxelles:

http://www.lesoir.be/actualite/belgique/2007/04/16/article_etude_deux_professeurs_de_l.shtml
http://www.lesoir.be/dossiers/ou_va_bruxelles/article_524982.shtml
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=904&subid=1090&art_id=342684
http://www.7sur7.be/hlns/cache/fr/det/art_442686.html?wt.bron=hlnBottomArtikels
http://www.lesoir.be/dossiers/ou_va_bruxelles/article_524459.shtml
http://www.lesoir.be/regions/bruxelles/sante-faouzia-hariche-devrait-2007-06-28-537176.shtml
http://blogonoclaste.blogspot.com/search/label/Bruxelles

La richesse nationale de la Belgique

Selon un indice publié par Eurostat pour l’année 2006, le PIB belge par habitant est supérieur à la moyenne européenne de 20 %

Le Luxembourg reste le pays où le PIB par habitant (exprimé en parité de pouvoir d’achat) est le plus élevé, puisqu’il est plus de deux fois et demie supérieur à la moyenne.


L’Irlande poursuit son ascension impressionnante, avec un indicateur supérieur de 50 % à la moyenne.
Les Pays-Bas, l’Autriche, le Danemark, la Suède et la Belgique se situent approximativement entre 20 % et 30 % au-dessus de la moyenne, devant le Royaume-Uni, la Finlande, l’Allemagne et la France (entre 10 % et 20 % au-dessus de la moyenne).
L’Espagne, l’Italie et la Grèce se situent autour de la moyenne.


Le baromètre de la Libre

Intéressant ce baromètre, analysé par Michel Konen, extraits :

Le MR reste en tête à Bruxelles et en Wallonie. Le CDH progresse nettement partout. Le PS en recul sur tous les fronts n’est pas une alternative attendue . Ecolo est lui aussi en progrès

Verhofstadt fait un malheur. En Wallonie, à Bruxelles, en Flandre il surpasse la concurrence et jouit d’un capital de confiance exceptionnel. Il peut, il doit aider à sortir de cette crise par le haut.

Flamands, Bruxellois et Wallons veulent que la Belgique perdure.
Les citoyens flamands veulent, à une très large majorité, une plus grande autonomie en matière d’emploi, de fiscalité ou de sécurité sociale.
Les francophones, en ce domaine, se montrent plus que réservés.

Conclusions : Didier Reynders (le seul présent aussi comme Verhofstadt dans le tiercé des trois régions) a parfaitement raison lorsqu’il veut un programme socio-économique clairement de centre droit. L’électeur ne donne aucun mandat au PS.

L’Orange bleue est la meilleure base pour redémarrer.

NB: Extrait de Un dimanche après-midi au « Soir »
Reynders arrive. Il est 15 h 50. Milquet ne le regarde pas. Méchant coup de gel. Mais Roméo court autour de la rédaction, pieds nus. Béatrice Delvaux tente sa chance : « Bon, Didier Reynders, qu'est-ce qui se passe ? » Il dit qu'on essaie de trouver un accord pour gouverner. Chaque fois qu'il parle, Milquet lève les yeux au ciel. Chaque fois qu'elle parle, Reynders fait pareil.

Les chiffres en Wallonie
Les chiffres en Flandre
Les chiffres à Bruxelles
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