samedi 14 février 2009

Le "oui" des actionnaires

J'en arrive immédiatement avec une conclusion en guise de garniture de choucroute qui n'a évidemment rien à voir ... l'Etat devrait proposer aux citoyens belges la vente d'une partie de ses actions Fortis.

Après la garniture, la choucroute: On parle surtout du "non" des actionnaires, mais on en oublie les "oui" .... même si on en a pas encore fini d'en parler...

Le vendredi 13 février, deux jours après l’assemblée houleuse de Bruxelles, les actionnaires du groupe Fortis sont convoqués à Utrecht avec un seul point à l’ordre du jour :
l’élection du nouveau conseil d’administration.
Devant moins de 200 personnes, mais 20,09 pc du capital représenté, Jozef De Mey et Jan Zegering Hadders déjà plébiscités à Bruxelles, n’ont eu aucune peine à convaincre l’AG d’Utrecht, avec respectivement 90,6 pc et 93,51 pc de votes favorables (contre 91,42 pc 93,08 pc à Bruxelles).
Karel De Boeck était déjà CEO de Fortis holding, depuis les assemblées du début décembre 2008 (déjà élu lors de l'assemblée d'avril, explique l'Echo ...) et siégeait déjà fin 2007 au Comité de direction d'ABN Amro, où il était responsable de l'intégration au groupe Fortis ; c'est ce dernier que Georges Ugeux avait déjà appelé à démissionner après l'annonce de la perte de change de 293 millions et qui avait donc commis "une faute grave qu’il n’assume donc pas".
Les administrateurs principaux de la Fortis Holding sont des gens qui ont participé aux négociations précédentes ... fait remarquer, l'autre Georges américain (pas W, ni monsieur Nespresso):

"Tout ce qui se passe n’est pas de bon augure. Le code de gouvernance de Fortis prévoit qu’il y ait une majorité d’administrateurs indépendants. Ce qui n’est pas le cas puisque Karel De Boeck fait partie du management et Jozef De Mey a été présenté par l’assureur chinois Ping An et est l’ancien dirigeant du pôle assurance. J’ai insisté pour que le président du conseil d’administration soit indépendant et j’ai donc proposé la candidature de Jan Zeggering Hadders. Ils ont refusé.
J’insiste : le nouveau président, Jozef De Mey et Karel De Boeck ne sont pas indépendants. On bafoue les principes de gouvernance de Fortis. Je suis profondément déçu. Je regrette que deux administrateurs fassent partie de l’ancienne équipe. C’est inacceptable d’un point de vue de gouvernance."


Et l'abtsention du gouvernement:
L'utilisation des 125 millions d'actions, c'était pour montrer à BNP que vous aviez utilisé tous les moyens pour faire accepter le deal ?
Le président du conseil a reçu une lettre de Fortis Banque pour l’utilisation de ces actions. En bout de course, Fortis Banque a décidé de ne pas le faire. Il s’agissait de demander à l’assemblée générale de se prononcer sur la possibilité de faire participer ces actions au vote. C’est quand même très soft. Moi, j’ai soumis les notes des avocats au kern qui a décidé de ne pas se prononcer.



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Fortis un modèle de fonctionnement?
Sur le site economiques.euFortis un modèle de fonctionnement?Fortis, un modèle de fonctionnement d'une société anonyme?Sans prendre position ici sur les différentes thèses qui s'affrontent que ce soit dans la presse, dans les prétoires ou encore aux différentes AG ou AGE, il est évident que Fortis sera un exemple cité dans l'avenir sur le rôle de l'Etat, sur la «défense des petits actionnaires», sur la négociation.Fortis, «capitalisme de masse»

Défiance constructive à Huy ?

Huy: Le PS est prêt à discuter avec l'opposition
Serge Manzato, le président de la fédération du PS Huy-Waremme, a annoncé ce jeudi être prêt à discuter avec l'opposition Ensemble de l'opportunité du dépôt d'une motion de défiance constructive à l'encontre du Collège hutois.


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vendredi 13 février 2009

50 millions par jour

Lundi, Laurette Onkelinx, notre Ministre des Affaires sociales, annoncait 1 milliard 700 millions d'Euros de trou dans la Sécurité sociale. 4 jours plus tard, 200 millions de plus ...

A raison d'une inflation de 50 millions par jour, cela fera combien à la fin du mois et je n'ose pas écrire de l'année ?


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"Les profits de Total font tache"
Les annonces de bénéfice record du pétrolier français Total interviennent au lendemain de celles de la suppression de 216 emplois sur trois sites de Hutchinson, filiale de Total spécialisée dans l'isolation et l'étanchéité.

GSK supprime 75 postes à Genval
Les syndicats se disent surpris et même "abasourdis" après le conseil d'entreprise qui s'est tenu jeudi matin chez GSK Pharma, à Genval. La direction y a fait part de son intention de réduire l'emploi en supprimant 75 postes de travail.

Philosophie Bêtise (I)

Nous sommes un vendredi 13. Et alors ?

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L'avant-propos de Raphaël Enthoven:

S’il suffisait d’être intelligent pour ne pas être bête, autrement dit si la bêtise n’était qu’une affaire d’ignorance, alors l’espoir serait permis. Malheureusement ça ne marche pas comme ça. Loin de soulager la bêtise, l’intelligence ou la culture, comme on dit, ont souvent pour effet de donner à l’imbécile, en plus, et contradictoirement, la certitude, la conviction, littéralement confortable, que la bêtise ne le concerne pas.C’est ce que Clément Rosset appelle la "bêtise du second degré", la bêtise réflexive, la bêtise intelligente, et qui est en fait la bêtise absolue, la bêtise en personne… et l’apanage d’ailleurs des personnes ordinairement considérées à juste titre d’ailleurs comme intelligentes et cultivées.

Tel l’antisémite qui brandit ses amis juifs comme un sauf-conduit, ou le contestataire bien pensant qui brandit euh… sa moralité ou son indignation comme un gage de moralité, l’imbécile, ou l’homme bête, se reconnaît souvent au fait qu’il brandit sa culture comme un paratonnerre ou sa marginalité comme un gage de son indépendance. Oubliant par là même que tout le monde veut être exceptionnel, que rien n’est plus ordinaire que de vouloir être exceptionnel, et qu’il suffit de croire qu’on échappe à la bêtise pour tomber dedans.C’est à ce genre de tentation qu’on peut résister grâce à votre livre, Alain Roger,


Alain Roger, Le bréviaire de la bêtise, Paris, 2008, Gallimard

125 millions d’actions

Brève:
« L’idée d’utiliser les 125 millions d’actions de Fortis holding actuellement entre les mains de Fortis Banque pour le vote lors de l’assemblée générale de Fortis, était une initiative de Fortis Banque. L’Etat n’a rien demandé. »

"Je comprends que si cela se passe mal les gens cherchent toujours un bouc émissaire. Tous les ministres européens des Finances vivent avec cette pression. Mais je ne ressens pas cela comme un échec individuel. C'était une décision collective du gouvernement".

"Nous continuons maintenant sans le Holding, ce n'est plus un partenaire. Entre-temps les épargnants et les contribuables restent pour nous la priorité absolue, tout comme pour les interventions dans d'autres banques. Pour l'instant le vote 'non' ne change rien non plus au dossier Fortis".


Lire aussi:
Fortis: Didier Reynders conspué par la presse flamande
Les différents éditoriaux des journaux flamands soulignent mercredi la responsabilité du gouvernement dans le dossier Fortis. Il ne s'agit pas uniquement de la responsabilité de mener l'affaire à bonne fin, mais également de la "gaffe" de vouloir faire jouer 125 millions de titres pour obtenir un vote positif. Certains commentaires remettent même en question le ministre des Finances, Didier Reynders.
Les journaux du groupe Corelio vont le plus loin dans leur commentaire. Titrant "Monsieur Pas de Problème", Karin De Ruyter écrit dans De Standaard que l'ébruitement du plan des 125 millions d'actions a été suffisant pour faire basculer les votes. "Le gouvernement, et principalement le ministre Reynders qui gère le dossier, porte une responsabilité écrasante dans cette débâcle", poursuit-elle. "L'homme supposé mener la bonne gestion du dossier Fortis a une nouvelle fois semé la pagaille".
Même ton du côté de Het Nieuwsblad qui titre en une: "Jusqu'à quand Didier Reynders?". "Le ministre ne porte peut-être pas personnellement, mais tout au moins à titre de ministre des Finances, la pleine responsabilité de ce fiasco", écrit Kristof Simoens. "Si Reynders ne veut pas lâcher les rênes, pour des considérations purement électorales, le Premier ministre doit l'y contraindre", poursuit-il.


Het Laatste Nieuws souligne que "la responsabilité du ministre Reynders est en cause". "Il s'agissait principalement de son dossier et il n'a pas amené de happy end", écrit Luc Van der Kelen. "Le gouvernement fédéral ne semble pas avoir été en mesure de mener à bonne fin de manière convenable un dossier financier certes complexe". Les seuls gagnants dans l'affaire sont les avocats, estime M. Van der Kelen: "Ils en auront encore du plaisir durant de nombreuses années".
"L'intervention grossière du gouvernement a sans aucun doute aidé le camp du non", écrit Frank Demets dans De Tijd. Tenter de faire voter 125 millions de titres était "une gaffe de taille". M. Demets appelle à présent à "la raison et la négociation". "D'autres chamailleries judiciaires ne profiteront à personne", selon lui.
Dominique Claes parle dans Het Belang van Limburg d'une insécurité ambiante. "Les actionnaires ont embrouillé toute la situation de Fortis. (...) Nul ne sait que faire à présent de Fortis, de la banque, du holding et des crédits qui pèsent comme un fardeau sur la holding", dit-il.
Didier Reynders se défend
"L'idée d'utiliser les 125 millions d'actions de Fortis holding actuellement entre les mains de Fortis Banque pour le vote lors de l'assemblée générale de Fortis, était une initiative de Fortis Banque. L'Etat n'a rien demandé", a indiqué Didier Reynders jeudi matin sur les ondes de La Première, Bel RTL et Radio Een.


Sur le verdict en lui-même de l'assemblée générale, le ministre des Finances a dit "comprendre que si cela se passe mal les gens cherchent toujours un bouc émissaire. Tous les ministres européens des Finances vivent avec cette pression. Mais je ne ressens pas cela comme un échec individuel. Les plans de cessions envisagés ressortent d'une décision collective du gouvernement".
Le ministre des Finances indique toutefois comprendre le choix émotionnel de certains actionnaires, mais parle d'une occasion manquée pour Fortis Holding et les actionnaires. "Nous continuons maintenant sans le Holding, ce n'est plus un partenaire. Entre-temps les épargnants et les contribuables restent pour nous la priorité absolue, tout comme pour les interventions dans d'autres banques. Pour l'instant le vote 'non' ne change rien non plus au dossier Fortis". Certes, il y aura vraisemblablement plus d'argent qui devra être libéré. "C'est devenu plus difficile pour Fortis Holding, maintenant qu'il est seul. Pour la banque il y a différents scénarii: continuer toute seule, avec BNP, ou avec un autre partenaire".
Didier Reynders a encore une fois insisté sur le fait que l'argent mis par le gouvernement dans les banques est un investissement qui doit apporter à l'Etat une plus-value dans le futur

jeudi 12 février 2009

Des jours inquiétants

Livni ou Netanyahu ?

Kadima de Tzipi Livni avec 28 députés, devance le Likoud de Benjamin Netanyahu de 1 siège.
"Israël Beiteinou", le parti extrême et raciste de Avgdor Lieberman arrive troisième (15 sièges), et semble être incontournable ... la Knesset compte 120 siège au total.
Les ultra-orthodoxes du Shass (11 sièges), les religieux du Judaïsme unifié de la Torah (5 sièges)

Votes Fortis et conséquences

Il y avait plus de 50% de probabilités pour un "non" .... et dans cette hypothèse, il a plus de 50% pour aller vers la faillite ...

Lire aussi:
Attaque israélienne sur la bande de Gaza
L'aviation israélienne a attaqué dans la nuit de mercredi à jeudi une position du Hamas dans le sud de la bande de Gaza sans faire de blessé, a-t-on appris par des témoins et de source sécuritaire palestinienne.

Une certaine conception de l'Etat ...

Laurette Onkelinx était invitée par Bertrand Henne, lundi sur Matin Première.

Extrait à propos d'un nouveau concept: une sécurité sociale qui réalise des investissements ... pour cacher une vieux concept: les éternels comptes déficitaires des portefeuilles onkelinxiens.

BH - On va donner le chiffre, 1 milliard 7 d'Euros, 700 millions d'Euros de trop, cette année ?

LO - De perspective pour 2009, alors pourquoi, mais c'est assez facile à comprendre. Quand vous avez un ralentissement économique, vous avez moins de rentrées de cotisations puisqu'il y a moins de travailleurs. Par contre, la Sécurité sociale doit intervenir plus notamment quand vous avez des travailleurs qui vont au chômage, on paie des prestations supplémentaires. Donc ça, c'est facile à comprendre.

BH - C'est conjoncturel, c'est ça que vous dites ?

LO - Voilà et puis de toute façon, la Sécurité sociale a décidé d'investir contre la crise. Quand on investit avec des diminutions de cotisations sociales, c'est pour relancer l'activité économique. Quand on augmente les pensions, c'est pour la consommation. Quand on augmente les allocations familiales et

il y aura encore des augmentations en 2009, c'est également pour le pouvoir d'achat. Donc en même temps parce qu'elle investit contre la crise et parce qu'elle reçoit les effets de la crise, effectivement, la Sécurité sociale a un déficit programmé assez important de plus de 1 milliard 7 pour 2009.

BH - Alors il y a eu des diminutions de charges, etc, des décisions prises par le Gouvernement qui ont plombé ce budget. On avait parlé à ce moment-là d'un financement alternatif et puis finalement Didier Reynders avait dit non, ça ne sera pas possible. Où en est ce financement alternatif puisqu'il faut trouver des solutions structurelles pour rembourser, pour refinancer la Sécurité sociale ?

LO - C'est évident, je crois qu'on ne peut pas accepter une Sécurité sociale qui reste dans le rouge, il faut absolument qu'elle puisse être en équilibre.

BH - Et comment est-ce qu'on fait ?

LO - Alors, on a diversifié les sources de financement de la Sécurité sociale. Ce ne sont plus seulement les cotisations, c'est aussi le produit de toute une série de taxes, c'est aussi un financement qui provient de la TVA et d'une dotation de l'Etat. Alors un de nos problèmes, c'est évidemment la

TVA. Puisque nous avons un peu plus de 23% de la masse TVA, quand celle-ci diminue à cause de la crise, nous avons moins. Donc il faudra trouver le moyen de refinancer la Sécurité sociale, nous en avons besoin.

BH - Vous avez des pistes ?

LO - On a évidemment des pistes mais je veux dire que la discussion autour du budget 2010, sera difficile. Quand vous voyez les pistes de certains, regardez encore ce week-end, quand vous voyez les pistes d'un Aernoudt qui dit clairement, eh bien, est-ce que l'indexation des salaires est une bonne chose ; est-ce qu'il ne faut pas aussi que les chômeurs aillent plutôt au CPAS. Outre que ça n'arrange en rien la crise, ça appauvrit seulement les travailleurs, les chômeurs et si on ne fait rien pour la Sécurité sociale des pensionnés. Donc je pense qu'il y a comme d'habitude, des remèdes un peu fous, de cette droite radicale et puis nous, nous travaillerons sur la relance économique, sur l'augmentation du pouvoir d'achat et sur des refinancements qui devront toucher l'ensemble des revenus et notamment les revenus du capital.

BH - Vous dites ça, donc vous ne dites pas aujourd'hui, on va prendre des mesures pour éviter un dérapage des dépenses, vous dites, il faudra de nouvelles recettes notamment par des taxations sur le capital ?

LO - Je dis aussi qu'il faudra être très strict sur les dépenses en ce sens qu'il faudra éviter plus que jamais tous les abus ; que ce soit au niveau fiscal, que ce soit au niveau social, les abus ne sont pas acceptables si on veut que notre système soit viable à long terme.

BH - Alors Rudy Aernoudt, vous venez de citer son nom, j'embraye, il a présenté ses priorités ce week-end de son nouveau parti, Lidé, alors, c'est un adversaire pour le PS, Rudy Aernoudt ou c'est un allié qui pique les voix du MR ?

LO - Oh, je ne regarde pas ça comme ça, c'est un, vous savez, fin des années 70-80 comme ça, on a eu autour de l'ancien PSC, une droite très radicale, le CEPIC, qui avait des propositions en fait qui ressemblent très fort aux propositions de Rudy Aernoudt. Donc il y a là potentiellement avec des

personnes comme Monsieur Aernoudt mais d'autres aussi comme Monsieur Destexhe, etc, la possibilité de radicaliser encore un peu plus le discours libéral. Et donc dans les solutions pour l'avenir, pour notre modèle économique et notre modèle social, ça peut être des difficultés supplémentaires certainement.

BH - C'est un message à Didier Reynders, vous dites, attention, s'il s'allie avec Rudy Aernoudt, vous allez encore radicaliser le MR, ça sera plus difficile de diriger avec vous,

LO - Alors là,

BH - C'est ça que vous dites ?

LO - Je ne dis pas ça, je dis, il fait exactement ce qu'il veut, je constate que pour le moment,

il fait un peu la danse du ventre avec d'un côté, Monsieur Aernoudt, d'un côté, Ecolo, ça fait des déhanchements assez prononcés qui peuvent finir par lui faire peut-être un peu de mal mais bon, ça, c'est son choix, c'est son problème, ce n'est pas le mien. Moi, je défends une certaine conception de l'Etat et de la puissance publique ; je défends la conception d'un modèle social basé sur l'emploi mais où personne n'est oublié.

mercredi 11 février 2009

Destexhe Vs Moureaux, via Cerexhe

Destexhe: les propos de Moureaux "puérils et orduriers"
Alain Destexhe a invité son collègue Philippe Moureaux à débattre en face à face après les propos qu'il a tenus vendredi.
"Oserez-vous débattre en face à face, cher Philippe, plutôt que de tenir des propos puérils, grossiers et orduriers?"


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Moureaux: "Un jour, le pitre Destexhe baissera son pantalon"
Le député régional et sénateur Alain Destexhe (MR) ferait tout et n'importe quoi pour que son nom apparaisse publiquement, a déploré vendredi le président de la fédération bruxelloise du PS, Philippe Moureaux.
"Le pitre Destexhe n'a pas encore baissé son pantalon sur la Grand'Place, mais ça va venir", a-t-il commenté, à propos de la sortie de l'élu libéral au sujet des 20 ans de la Région bruxelloise, et de l'intention du même mandataire MR de participer à la présentation du programme du parti LiDé, de Rudy Aernoudt.
A l'occasion du démarrage des manifestations organisées à l'occasion des 20 ans de la Région bruxelloise, Alain Destexhe s'était livré à une attaque au vitriol contre la dernière née des entités fédérées, estimant qu'il n'y avait pas une bonne raison de la célébrer.



Lire aussi:
Réaction aux propos de Philippe Moureaux
Communiqué de presse


Mayeur insulte, Moureaux censure
Ça se passe sur la radio communautaire (arabe) Al Manar, le lundi 12 dernier : la très critique émission « Mes 4 vérités » débat du conflit israélo-palestinien avec les députés Yvan Mayeur (PS), Daniel Ducarme (MR), Hamza Fassi-Fihri (cdH) et Fouad Lahssaïni (Ecolo). Et, vite, le débat dérape : l’animateur « vedette » Mouedden Mohsin insiste par trois fois pour que ses invités se positionnent sur le caractère démocratique (puisqu’élu) du Hamas. Hors antenne, Yvan Mayeur se retourne vers ses trois collègues pour leur demander : « Mais qu’est-ce que c’est que cet animateur de merde ? ». Mouedden l’entend, lui demande de s’expliquer et Yvan-le-Terrible le traite de « connard » – l’animateur lui réplique : « C’est vous, le connard ! ». Mayeur se lève et débarrasse le plancher, passablement courroucé.

Les liens de l’extrême droite raciste avec l’Islamisme radical…
En Belgique, le mouvement Nation dénonce dans sa propagande l’intégrisme islamiste. Mais, récemment le chef de ce groupuscule d’extrême droite partait soutenir le régime irakien, avec un parti radical musulman actif au sein de l’immigration. Soutenu en France par les intégristes du Hezbollah, les revendications de ce parti sont proches de celles de la Ligue arabe européenne d’Abou Jahjah.

Comment le Djihad est arrivé en Europe - 22/06/2006
Voici un ouvrage d’investigation exemplaire. Prenant à contre-pied la clameur générale, Jürgen Elsässer a patiemment remonté la piste des kamikazes du 11 septembre. Ce qui l’a mené tout droit en Bosnie, véritable tête de pont de l’activisme islamiste en Europe et en Occident. Avant de s’attaquer aux populations de l’Occident, les moudjahiddin ont été recrutés, formés, entraînés par les services secrets occidentaux. Sur cette collusion, la « guerre contre le terrorisme » proclamée à grand fracas par Washington au début des années 2000, a jeté un voile de ténèbres et de mutisme. Passionnant comme un roman d’espionnage, ce livre éclaire les souterrains de la politique mondiale et fait parler le silence. De New York à Istanbul, de Berlin à Tora-Bora, il nous entraîne à la découverte du plus équivoque des réseaux. Composant, au fil de son récit, le tableau d’une guerre occulte où les distinctions communes — Occident/Islam, amis/ennemis, terrorisme/pacification — perdent leur sens. (4ème de couverture)

mardi 10 février 2009

Aernoudt, suite (II)

Billet dans le prolongement d' Aernoudt, suite (I) .

Il n'est pas facile d'avoir et d'amener des nouvelles idées sur le terrain politique - bien que le libéralisme possède déjà une vieille histoire en Belgique-, mais il est encore moins facile d'y implanter un nouveau parti. Il existe de sérieuses contraintes "légales", mais aussi de sérieuses inimités dont le débat politique est truffé de malhonnêtetés intellectuelles:


Philippe Walkowiak, le rédacteur en chef politique à la RTBFqualifie Rudy Aernoudt de poil à gratter de campagne électorale ...
En tout cas, il aura réussi un premier tour de force : depuis 72h, chaque parti se sent obligé de se situer par rapport à lui. En très peu de temps, il aura placé son parti au centre des discussions. C'est bien entendu l'effet d'annonce et la singularité de la nouveauté.
Mais surtout, Rudy Aernoudt irrite.
Assez logiquement, il irrite sa cible favorite : le Parti Socialiste. La Wallonie est malade du PS, dit en substance Aernoudt.
Le PS entretient le chômage en Wallonie, les syndicats vivent du chômage, poursuit Rudy Aernoudt.

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Vous remarquerez qu'en début de vidéo, Rudy Aernoudt est accusé d'accuser les "victimes de la crise, comme responsables" ... et puis plus loin, les responsables pointés par Rudy Aernoudt ne seraient que le gouvernement et les pouvoirs publics. Flèche de tout bois et incohérences jusqu'au bout des ongles, alors que le discours de RA est très clair: l'Etat PS est responsable.
C'est trop dur à entendre et impossible à réfuter, alors on brode, on invente ... et on "populise"; le populiste arrosé, en quelque sorte à la fin de la vidéo.

Quand ce n'est pas encore assez, on désinforme, on essaie de décrédibiliser

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ou on insulte:
"Aernoudt n'est rien d'autre qu'un ancien chef qui a été mis dehors"
Elio Di Rupo "remet Rudy Aernoudt à sa place" et défend les chômeurs
Revenant sur le "slogan" lancé par Rudy Aernoudt et son nouveau parti dans la presse (Je conseille aux chômeurs qui souhaitent rester au chômage de ne pas voter pour moi, mais pour Di Rupo) , l’intéressé réplique : « Je suis scandalisé. Je trouve honteux qu’on puisse ainsi s’exprimer à l’égard des chômeurs. J’ai des gens qui viennent me voir presque tous les jours, de tous les âges, et qui veulent travailler mais qui ne trouvent pas de l’emploi. C’est une arrogance que je ne supporte pas, du mépris inacceptable, de faire porter à ces gens l’opprobre alors qu’ils sont la victime d’un système économique libéral. M. Aernoudt n’est rien d’autre qu’un ancien chef de cabinet libéral qui a été mis dehors par le gouvernement flamand et débouté en appel au Conseil d’Etat. Il est donc entaché de fautes que lui attribuent le gouvernement flamand. (…) Je l’ai encore vu dans certains endroits, on y trouve des parlementaires MR tout près. »


Faute grave ? :

Rudy Aernoudt a perdu en septembre 2007 sa place de secrétaire général du département Economie, Science et Innovation de l'administration flamande. La raison officiellement avancée concernait une interview qu'il avait donnée au Soir, dans laquelle il accusait le gouvernement flamand de nominations politiques. Le gouvernement lui reprochait aussi le fait que ses services envoyaient des communiqués à propos d'une pétition sur internet le réclamant comme Premier ministre

Tarzan de Quaregnon - 10 votes favorables

Voter pour ce commentaire
lui et dedecker seront les fosoyeurs de la wallonie comment des wallons peuvent ils suporter cet individu idem dedecker qui nous fait passer pour des fainaients , envoyer les fainaients de chomeurs wallons aller travailler en flandre ? ETpendant ce temps que feront les vaillants chomeurs de flandre? ILS VIENDRONT TRAVAILLER EN WALLONIE PEUT ETRE COMMENT CROIRE DE TELS RAGOTS de plus le chomage va encore augmenter suite a la crise et aussi en flandre, qu on arrete ce cirque cest surtout ses 2 individus qui vont s enrichir ,faudra t il peut etre se tirer une balle dans la tete des qu on aura perdu son job ?
C EST PIRE QUE LES SS.

hihihi - Belgique
pareil, je voterai aussi pour lui. De nombreux blogueurs l'assassinent déjà.Pourtant, il dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas! Populiste? Qu'ont fait les socialistes et bien d'autres petits chefs locaux et coutumiers depuis toujours? Qu'ont apporté ces salauds de parvenus à nos régions, alors qu'ils l'ont archi pillée et cadenassée depuis des décénies. Q'un flamand, intelligent de surcroit, viennent nous dire comment faire pour nous en sortir, pour virer toute la pourriture qui nous infecte depuis si longtemps, après tout pouquoi pas, même si ça fait très mal à certains! Que ceux qui vomissent les pratiques staliniennes du P.S ne ratent pas la chance qui s'offre enfin à eux!

Extrait du JT de la RTBF, du 17 février 2009 - Université libre de LiDé à Wanfercée-Baulet

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Lire aussi:
Aernoudt : "Les socialistes wallons n'ont pas le monopole du copinage"
Inauguration, en catimini, hier, du QG bruxellois de campagne du leader de la formation Lidé

La majorité des électeurs flamands se révèle raciste
Des chercheurs flamands de l'"Institut d'enquête d'opinion politique et sociale" ("Instituut voor Sociaal en Politiek Opinieonderzoek", KUL - Katholieke Universiteit Leuven) ont publié ce lundi 26 janvier 2009 une étude intitulée "Les minorités ethniques et les électeurs flamands" (Jaak Billiet et Marc Swyngedouw: "Etnische minderheden en de Vlaamse kiezers"). Il ont interrogé 1.084 électeurs flamands entre le 28 septembre 2007 et le 15 janvier 2008. La majorité des électeurs flamands (42.5% vs 34.3%) estiment que les minorités ethniques sont une menace pour leur culture et leurs coutumes. Une écrasante majorité (52.2% vs 18.7%) déclare que les allochtones "profitent" de la sécurité sociale. Les chercheurs ont également interrogé les électeurs sur le concept d'islamophobie. Ils sont 48.3% (vs 17.5%) à estimer que les valeurs islamiques (et non pas islamistes) sont une menace pour l'Europe. Et 44.9% des électeurs flamands estiment que les propos racistes dans les lieux publics ou à la télévision devraient être acceptés (vs 50.3% qui veut l'interdiction).

Maingain : Aernoudt épouse la thèse flamande
Le président du FDF, Olivier Maingain, est l’un des rares à exprimer ses réticences par rapport à l’entrée éventuelle de Rudy Aernoudt accompagné de son parti, LiDé, au sein du Mouvement Réformateur [voir : Lidé : Le MR va-t-il absorber le populiste ?]. Je suis heureux de constater, après avoir reçu maintes plaintes frôlant parfois les insultes de la part de « LiDéistes », ne plus être le seul à fustiger la légereté de Mr Aernoudt.
Dans une interview accordée à La Libre Belique ce 4 février, Olivier Maingain avoue ne pas être le seul au sein du MR à s’interroger sur les objectifs poursuivis par Rudy Aernoudt. Le président du FDF, comme à son habitude, pèse chacun de ses mots et considère que le propos tenu par son homologue de LiDé sur les chômeurs est « un peu simpliste [...] laisser entendre que toutes ces personnes sont des professionnels du chômage, ce n’est évidemment pas sérieux ».

Rudy Aernoudt, avec toute ma sympathie
En Belgique, on aime couper les têtes qui dépassent. Rudy Aernoudt vient d'en faire les frais. Son licenciement brutal montre les limites du discours de la Flandre sur la bonne gestion, le "goed bestuur". La gouvernance flamande n'est que marginalement meilleure que celle du sud du pays. On y trouve les mêmes maux : trop d'agents, politisation, création de structures bidon pour recaser des copains, omniprésence des cabinets (500 personnes en Flandre) que Rudy avait eu l'outrecuidance de comparer dans son livre "Wallonie-Flandre" à des Cours ministérielles.

Taxe professionnelle

Petit rappel du contexte: 5 février 2009: Interview du président Nicolas Sarkozy dans l'émission "Face à la crise" diffusée sur TF1, France 2 et M6.


8 milliards d'euros : c'est l'estimation annoncée par Nicolas Sarkozy du coût de la suppression de la taxe professionnelle, seule mesure concrète proposée jeudi soir.
Mais en réalité, cet impôt rapporte 28 milliards à l'Etat.

Autre détail, son "remplacement" par la taxe carbone fait bondir les cadres du Ministère de l'Environnement, qui n'avaient pas l'air au parfum. Le pactole issu de cette mesure devait servir à financer des mesures d'économies d'énergie ...

Un Grenelle, quel Grenelle ?

Secret bancaire

Le commissaire européen à la Fiscalité, Lazlo Kovacs:

« On peut considérer que c'est un premier pas vers la suppression du secret bancaire»
La Commission européenne veut s'attaquer de nouveau à l'évasion fiscale en abolissant le secret bancaire pratiqué par la Belgique, le Luxembourg et l'Autriche, pour les non-résidents des pays concernés. La proposition de directive ne touche par contre pas au secret bancaire dont peut se prévaloir un contribuable vis-à-vis des autorités fiscales de son propre pays.


Lire aussi:
Bruxelles jette un pavé dans la mare

Dans un nouvel effort pour réduire l'évasion fiscale, Bruxelles a jeté un pavé dans la mare lundi en proposant d'abolir le secret bancaire pour les non résidents, renforçant la pression sur la Belgique ou le Luxembourg.

Lettre de la Caisse de dépôt à l'appui
Lettre de la Caisse de dépôt et placement du Québec
Les révélations-chocs rendues publiques dimanche par Radio-Canada au sujet de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) ont provoqué plusieurs démentis. Les plus retentissants concernent un scénario de congédiement de hauts dirigeants de l'organisme.
Le scénario de mises à pied des cadres supérieurs de la Caisse de dépôt et placement du Québec est contenu dans une lettre envoyée à Radio-Canada jeudi dernier. Elle était adressée au journaliste Christian Latreille.
Bien que leur identité apparaît dans la lettre, Radio-Canada a choisi de ne pas nommer les personnes visées.
La lettre est datée du 30 janvier 2009 et porte l'entête de la Caisse de dépôt. Elle commence ainsi: « Monsieur, malgré ma grande réticence, voici le résultat de votre demande en ce qui a trait au comité de direction de la Caisse. Je comprends que ces noms pourront être communiqués à une liste très restreinte de candidat à la présidence. »

lundi 9 février 2009

L'AG du CHRH

Brève: L'AG du CHRH réunie mardi a décidé à l'unanimité d'introduire une procédure (une assignation à titre conservatoire) au civil à l'encontre de la sénatrice bourgmestre Anne-Marie Lizin afin de tenter de récupérer l'argent dépensé de manière abusive à partir des cartes de crédit de l'hôpital.


Lire aussi:
Le CHR de Huy perquisitionné
Les enquêteurs de la police judiciaire de Huy perquisitionnent dans les locaux administratifs du Centre hospitalier régional de Huy (CHRH).

Au Sénat, Lizin était sous surveillance
Anne-Marie Lizin aurait été mise "sous tutelle" dès l'hiver 2005 par les services du Sénat (questure et administration), alors qu'elle en occupait la présidence (2004-2007), pour tout ce qui concernait ses déplacements à l'étranger pour éviter que le budget "Voyages" explose, selon la presse francophone. L'entourage de Mme Lizin dément une mise sous tutelle. Dès la fin de l'automne 2004, se souvient un questeur de l'époque, l'administration du Sénat a mis en garde contre le fait que l'enveloppe "Voyages" de la présidence augmentait "de manière significative", souligne la presse. L'administration du Sénat avait alors pressé les questeurs, chargés de superviser l'intendance et la comptabilité du Sénat, de modifier les règles pour les voyages de la présidence. Début 2005, des règles d'engagement strictes sont mises en place - contre l'avis de la présidente Lizin.

Fortis, plan B

video

8. Rendre la politique propre

La Libre, le nouvel organe de presse d'Aernoudt ?


Si les résultats s’avèrent conformes aux prévisions et si on les ajoute à d’autres désignations intervenues ces dernières semaines, on pourra difficilement contester que la haute administration régionale reste très monochrome rouge, mâtinée de quelques taches orange. Ce qui ne manque pas, en pleine dernière ligne droite de la législature fédérée PS-CDH, de prendre du relief...

Au SPW
D’abord, l’administration de la Région - le nouveau Service public wallon (SPW), fusion des deux anciens ministères. On en parla assez, courant juillet (moment qui ne dut rien au hasard); 6 des 8 nouvelles directions générales (DG) furent attribuées. A 6 catalogués PS (précisément, 5 "sûrs" et 1 présumé).
Suivirent, en septembre, trois désignations au titre de faisant fonction. Outre Danielle Sarlet (PS) au nouveau Secrétariat général (SG), au terme d’une piquante querelle de ménage au sein de la coalition, les 2 DG restantes étaient provisoirement attribuées d’une part à 1 PS, d’autre part - disons - à un fonctionnaire devenu plutôt proche du CDH alors qu’il put être catalogué auparavant Ecolo.
S’ajoute, toujours à l’administration de la Région, à l’étage immédiatement inférieur aux DG, un train d’inspecteurs généraux (IG) - ceux-ci, contrairement aux précédents, étant nommés "à vie" et pas à mandats de 5 ans. Pour rappel aussi (LLB du 6/1), 25 d’entre eux, sur 36 postes vacants depuis l’été, ont été désignés ff, la procédure des nominations définitives ne devant pas aboutir avant avril. Sur ces 25-là, on a pu écrire ici, sans démenti, que 11 peuvent être étiquetés PS "contre" 8 CDH, 1 MR, 1 Ecolo; tandis que les 15 IG nommés (ou renommés) définitivement dès juillet peuvent être identifiés à 9 PS, 5 CDH et 5 MR
.
Dans les OIP
A passer aux organismes d’intérêt public (OIP), les couleurs ne changent guère.
Dans le relevé (non exhaustif) ci-contre, on verra que sur 14 patrons "au quotidien" (administrateur général, directeur général, secrétaire général), on recense 10 PS, 2 CDH et 2 MR.
Enfin, nous y sommes, ces désignations soit récentes (5 cas recensés) soit en chantier (6). De cette équipe de foot (ci-contre en plus grisé), on peut sans trop de risque tabler sur 8 PS et 3 CDH.
Le tout, sans présager donc de nominations encore à venir (notamment 2 DG et des IG autres que ff); sans parler de la constitution d’équipes où, forcément, les nouveaux chefs ont plus que leur mot à dire.

De cab’
Du cabinet Daerden, Eric Smit à la SPGE et Dirk Desmet à la DG routes; du cabinet Courard, Sylvie Marique à la DG pouvoirs locaux et Florence Gravar IG ff; du cabinet Marcourt, Jean-Sébastien Belle à la SRIW, Gaetan Servais à Meusinvest et Anne Prignon à Sambrinvest; du cabinet Donfut, Pascale Delcomminette à la SRIW.
Et côté CDH, du cabinet Antoine, Jean-Pol Van Reybroeck IG ff (et toujours candidat DG), Philippe Buelen à la Sogepa, Anne Vereecke à la Sowalfin; et tant qu’on y est, par ailleurs, du cabinet Lutgen, André-Marie Poncelet comme administrateur-général (culture) à la Communauté française (juste sous le SG Frédéric Delcor, ancien de l’équipe Di Rupo).
On dira que le phénomène est classique, en fin de législature, donnant aux ministres de pouvoir à la fois remercier et recaser des fidèles auxquels ils en ont fait voir... Reste à juger si l’on n’est pas hors norme. La question se pose d’autant plus que, dans les organismes financiers, on crée divers postes de direction nouveaux. Bonne gestion ? Ou occasion de multiplier les "points de chute" possibles ?


Lire aussi:
L’Etat PS, du phantasme à une réalité
Il faut le redire, d’emblée. Un fonctionnaire a bien le droit de vivre un engagement politique. Un fonctionnaire n’est pas plus ou moins compétent et sérieux pour la seule raison qu’il serait politiquement identifiable. Un fonctionnaire n’est pas meilleur ou moins bon pour le seul motif qu’il est proche, apparatchik ou "cabinettard" du parti X, Y ou Z. Et un fonctionnaire wallon ne doit pas avoir honte d’être étiqueté PS. Mille fois non.
Mais, avec la même objectivité, il faut reconnaître que l’organigramme actuel d’au moins la Région wallonne, dans son administration fusionnée comme dans sa kyrielle de pararégionaux, fait problème. Mille fois aussi.

dimanche 8 février 2009

Aernoudt, suite (I)

... (I), c'est que j'envisage d'autre posts consacrés à cet homme et surtout à son projet politique.
Je ne suis pas resté insensible aux multiples critiques et accusations concernant le sujet en objet. Force m'est de constater qu'elles sont pour l'essentiel infondées, erronées, voire mensongères quant elles ne sont pas simplement insultantes avec des relents racistes.

Je persiste dans mon propos : on fait un mauvais procès à Rudy Aernoudt, sur le fond et sur la forme.



Exemple sur la Ligue Wallonne Bruxelles:
LES FAUSSES BONNES IDEES DE RUDY AERNOUDT...
Si la Wallonie est, depuis des décennies, et reste une « terre d’accueil », force est de constater que le nouvel arrivant dans le sud du pays qu’est Monsieur Aernoudt ne semble pas bien informé des réalités sociales, économiques et politiques du centre et du sud du pays.

Re:
Cécité et amnésie
Celui que vous qualifiez de "nouvel arrivant", n'est autre également que l'ancien chef de cabinet des ministres Fientje Moerman et de Serge Kubla au temps de son ministère wallon de l'économie. Pour mémoire, il n'a pas hésité à dénoncer sa ministre flamande libérale pour ses pratiques clientélistes, du reste risible en regard de ce qui se pratique en Francophonie. Voir donc un sectarisme communautaire dans sa démarche, relève de la même pathologique cécité profonde que celle de ne pas avoir remarqué aussi (et par exemple) les dérives Lizinesques.

himself
http://tinyurl.com/bwhb2b

Sur Matin Première:
06.02.09 - 05:06 - Dieter Von Lunburg
Monsieur Aernoudt,
Vous facilitez la tâche de nombreux électeurs wallons en vous liant au MR de monsieur Reynders. Nombreux sont ceux qui pensaient que ce parti libéral était sérieux. Bien que de gauche, j'ai toujours eu du respect pour certains mandataires libéraux (Hervé Hasquin, Louis Michel, etc...). Le mariage avec LiDé, parti populiste à tendance droite extrême, risque fort d'ouvrir les yeux des indécis et de les décider à se tourner définitivement vers les partis démocratiques.

06.02.09 - 07:48 - Dieter Von Lunburg
@ Himself
- Quant au respect, il n'est évidemment pas incompatible avec la gauche. Je pense que tous les gens qui connaissent le français auront compris le sens de ma phrase.
- Quant à l'orientation de monsieur Aernoudt, je me base sur l'avis de Vincent de Coorebyter, du CRISP. Je n'ai pas consulté votre blog, c'est vrai. Pardon.


06.02.09 - 06:55 - himself
@Dieter Von Lunburg. Quelle lecture du paysage politique !
"Bien que de gauche, j'ai toujours eu du respect"A vous lire, les deux semblent incompatibles ?
"LiDé, parti populiste à tendance droite extrême" ? Sur quoi vous basez-vous pour de telles affirmations ?


Dieter V. à nouveau ne comprend rien et ne sait pas lire - ou plutôt est un intellectuellement malhonnête; il m'aurait étonné que Vincent de Coorebyter soit devenu subitement sénile ou fou: Libéralisme et populisme par Vincent de Coorebyter Directeur général du Crisp

De toute évidence, les libéraux belges ont des difficultés avec les populistes, ou en tout cas avec les responsables politiques nouveaux que l’on qualifie de populistes.
(...)
Dans un excellent essai qui a obtenu le Prix du livre politique en 2007 (1), Henri Deleersnijder montre que le populisme joue sur quatre traits caractéristiques : l’anti-élitisme, l’antiparlementarisme, la démagogie et l’appel au peuple.
Ce simple rappel devrait inciter à la prudence quand on parle de populisme. Le populisme n’est pas seulement un style ou une stratégie de communication, comme on le laisse entendre en qualifiant de populistes des personnalités aussi différentes que Pim Fortuyn, Nicolas Sarkozy, Steve Stevaert, Silvio Berlusconi et Ségolène Royal. La maîtrise des médias, une forte personnalisation de l’action politique et une certaine manière, très directe dans le ton, de s’adresser au peuple, font bien partie intégrante du populisme, mais ne suffisent pas à le définir. Quand on observe que l’étiquette de populiste a servi à dénoncer aussi bien le SP hollandais, situé à la gauche des sociaux-démocrates du PvdA, que le discours anti-immigrés de Jörg Haider en Autriche, il faut se méfier des termes dont l’usage est trop souple. La tentation est manifeste de baptiser de populisme le radicalisme des autres, de ses adversaires politiques, quand il ne s’agit pas de disqualifier toute aspiration à la rupture, quel qu’en soit le contenu. Avec le risque de laisser entendre qu’en démocratie, seules les solutions « raisonnables » ont droit de cité.
Rudy Aernoudt mérite d’autant moins d’être qualifié de populiste qu’il ne cultive pas l’anti-élitisme caractéristique du populisme.

(...)
Quant aux trois autres caractéristiques du populisme, l’antiparlementarisme, la démagogie et l’appel au peuple, on peut difficilement les attribuer en bloc à Jean-Marie Dedecker et à Rudy Aernoudt. Aucun des deux ne fustige le parlement ou le système de la démocratie représentative en général, dont Jean-Marie Dedecker joue avec brio, et auquel Rudy Aernoudt souhaite participer. S’ils dénoncent bien la particratie (comme tant d’autres en Belgique), ils s’inscrivent dans le sillage du libéralisme, courant de pensée qui a porté l’idée du parlementarisme.
On leur reproche volontiers leur démagogie, et il est vrai qu’ils défendent des options radicales qui flattent le préjugé populaire selon lequel on pourrait régler de nombreux problèmes si on le voulait vraiment. Mais il en va de la démagogie comme du populisme : il faut manier cette étiquette avec prudence, car elle désigne souvent l’utopie des autres.
(...)
S’ils ne sont pas clairement populistes, Rudy Aernoudt et Jean-Marie Dedecker ont par contre un programme parfaitement libéral. Simplification des structures administratives et politiques, diminution et meilleure utilisation des dépenses publiques, baisse drastique de la pression fiscale, limitation des allocations de chômage dans le temps, valorisation du travail et de l’effort, promotion des choix individuels et de la volonté des citoyens contre l’interférence des groupes de pression… : c’est un certain libéralisme radical qui se réaffirme ici, comme il le fait périodiquement dans l’histoire du pays.


Confondre libéralisme "radical" et extrême doite est d'une parfaite malhonnêteté intellectuelle crasse. CQFD.

Un peu de fond vrai:

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Les dix priorités , telles que présentées lors de leur Université libre de LiDé

1. Améliorer l’enseignement et la formation ................ : Bernard Surlemont

2. Revitaliser le marché de l’emploi .............................. : Nathalie (Nathou) Jacquet

3. Valoriser l’administration ............................................. : Nathalie Noiret

4. Gouverner, c’est prévoir ............................................... : Thierry Rommel

5. Réduire la charge fiscale ............................................. : Serge Tihon

6. Lutter contre la pauvreté .............................................. : Eric Bruckmann

7. Vivre le développement durable ................................ : Jacques Litwak

8. Rendre la politique propre .......................................... : Jérôme Munier

9. Stimuler le goût d’entreprendre .................................. : Sylvie Wodon

10. Réformer l’état .............................................................. : Rudy Aernoudt



Lire aussi:
Lidé-MR : Aernoudt entend gérer la cuisine
Lidé n’envisagera d’alliance avec un autre parti que sur la base de ses 10 priorités qu’il a rappelées samedi lors d’un congrès à Wanfercée. Rudy Aernoudt, son président, n’a pas dissipé le flou sur une alliance avec le MR. Il a toutefois averti que dans « l’auberge du MR », il entendait « gérer la cuisine ».

Le Flamand, les cow-boys et les Indiens
On le dit populiste, caricatural, poujadiste. Les syndicalistes le traitent même de menteur. Imperturbable, Rudy Aernoudt fignole LiDé.