jeudi 24 juin 2010
vendredi 12 février 2010
Citta Verde à Farciennes
Philippe Henry, ministre Ecolo de l'aménagement du territoire, est attaqué de toutes parts. On l'accuse de bloquer des dossiers de développement économique et de mettre des emplois en péril. La tension est vive au sein du gouvernement wallon. Ce matin il vient s'expliquer sur la Première.
"je ne pense pas que dans les communes les plus pauvres, c’est d’abord en multipliant les commerces, que l’on va forcément créer de l’emploi durable"
BH : Rudy Demotte a annoncé hier que ce dossier « Citta Verde », une promotion immobilière à Farciennes, que vous avez refusée, sera rediscutée en Gouvernement. Est-ce qu’en disant cela il ne court-circuite pas votre décision, Rudy Demotte ? Est-ce qu’il passe ce pas au-dessus de vous ?
- Mais non, parce qu’en fait la décision a été prise. On est au bout de la procédure, sur ce dossier-ci et ça a été bien acté au niveau du Gouvernement. C’est vrai qu’il y a une différence d’appréciation entre plusieurs ministres, sur ce dossier-là et c’est vrai que c’est un dossier qui est difficile. J’ai moi-même pris mon temps, pour prendre la décision et je vous avoue que ce n’était pas une décision facile. C’est une décision pour laquelle il fallait vraiment mesurer l’ensemble des aspects. Je pense simplement que ce que le Ministre-président a voulu dire, dans la mesure où il a en même temps tout à fait confirmé la confiance qu’il avait dans l’ensemble de ses ministres, c’est simplement qu’il était bien sûr utile que l’on ait des discussions au Gouvernement, sur un certain nombre de sujets à l’avenir et que l’on affine effectivement la discussion, sur un certain nombre de choses.
BH : Donc on va en rediscuter de ce dossier ?
- Et je l’ai moi-même dit au Gouvernement. Je n’ai aucun problème qu’on discute, qu’on s’explique, qu’on affine les choses, dans la mesure où dans le cadre de la déclaration de politique régionale, il est prévu qu’on travaille sur un schéma de développement commercial ; et donc on devra en parler. Mais ce dossier-ci…
BH : Mais de ce dossier-là, il est fini ou pas ? C’est ça que je voulais savoir. « Citta Verde » on va encore en parler en Gouvernement wallon ou pas ?
- On peut en parler, mais la procédure en tant que telle, est terminée…
Lire aussi:
Città Verde: le ministre Henry seul contre tous
La décision de casser le permis unique de Città Verde fait beaucoup de bruit. Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas l'attitude du ministre Ecolo, Philippe Henry, qui apparaît assez isolé dans ce dossier.
Philippe Henry : taper sur le maillon faible ?
Philippe Henry est clairement la cible de toutes les critiques depuis 48 heures. C’est vrai de la part de l’opposition. C’est le cas aussi de la part de la majorité. Tous les ministres du gouvernement wallon ont critiqués sa décision. Cela vaut la peine pour comprendre de revenir un peu en arrière. Nous sommes mercredi soir, un peu avant 19 heures, le conseil restreint du gouvernement wallon est réunit à Bruxelles. On décide dans l’urgence de convoquer Philippe Henry. Quelques heures plus tôt celui-ci a annoncé qu’il refusait le projet « Citta Verde », ce projet de méga complexe commercial à Farciennes.
Tollé des autres ministres, « tu ne nous as prévenus ». Réponde de Philippe Henry : « je suis dans mes compétences, c’est mon boulot d’arbitrer ce genre de dossier ». Sur le fond Philippe Henry déroule ses arguments : ce grand projet de 42 000 m2 n’est pas conforme à la déclaration de politique régionale, ou l’on parle de favoriser les centres urbains en perte de vitesse plutôt que les grands projets en périphérie. Et quand on évoque les 700 à 1000 emplois promis par les partisans du projet le ministre rétorquent que ces emplois auraient plus été déplacés que réellement crées.
samedi 2 août 2008
Le "bouvier des Flandres"
"Parfois, je jure en wallon.
Je dois à présent surveiller plus mon langage avec les diplomates"
jeudi 24 avril 2008
«Et pas pour la Carolo?»
On sait que c'est Alain Rosenoer, Directeur général de la Société wallonne du logement qui a transféré au Parquet de Namur le projet de rapport d'audit de la SWL du "Foyer namurois", dont dont le président Jacques Etienne est tacitement accusé de « racisme »."Le directeur général de la SWL a simplement appliqué l'article 29 du code d'instruction criminelle qui stipule que tout fonctionnaire qui constate un crime ou un délit est tenu de le dénoncer au Procureur du Roi"
Pour mémoire de ce que Michel Bouffioux racontait fin 2005 sur le Directeur général de la SWL toujours en place et dans le cadre de la Carolo:
"En juin 2005, des inspecteurs de la Société wallonne du Logement recueillaient des confidences pour le moins stupéfiantes de l’ancien directeur gérant de la Carolo, Luc Frère. Il était question de faits qui sont aujourd’hui au centre de l’enquête judiciaire (détournements de fonds, abus de biens sociaux, usage de fonds de la Carolo à des fins politiques, travaux chez des administrateurs). Des notes internes et des échanges de mails en témoignent : à l’époque, plutôt que de prévenir la justice comme le lui suggérait un inspecteur général de ses services, le directeur de la SWL, Alain Rosenoer (par ailleurs échevin socialiste à Tubize) a préféré aller exposer les découvertes de ses enquêteurs à l’administrateur délégué de la Carolo, Claude Despiegeleer (par ailleurs, échevin socialiste à Charleroi).
Luc Frère, présent lors de cette réunion particulière entre membres du PS, est alors revenu sur ses déclarations. Accusant ensuite ses enquêteurs de s’être égarés, Alain Rosenoer leur écrivait le 29 juin 2005:
«Je n’ajouterai pas un dysfonctionnement supplémentaire à ce dossier en déposant une plainte sans fondement sérieux».
Un peu plus de deux mois plus tard, ce n’est qu’à la suite du travail de dévoilement du député Olivier Chastel (MR) et de celui de la presse que le parquet de Charleroi ouvrira d’initiative une instruction judiciaire débouchant rapidement sur l’inculpation de plusieurs ex-dirigeants de la Carolo…" suite (et elle est longue, connue et stupéfiante) ...
En lire plus:
Foyer namurois : petite chronologie
Alain Rosenoer pas inculpé (29/10/07)
Samedi, le journal Le Soir annonçait l'inculpation d'Alain Rosenoer, directeur de la SWL. Une info infirmée.
Alain Rosenoer était inculpé depuis plusieurs semaines. Le directeur de la Société wallonne du logement n'a pas averti André Antoine, ministre de tutelle. Ce dernier n'a été mis au courant que vendredi.
L'information livrée par le journal Le Soir de samedi a fait du bruit. Un sujet explosif, puisqu'il touche à l'affaire de la Carolorégienne, à l'origine des affaires de Charleroi. Le Soir annonçait ainsi qu'Alain Rosenoer allait devoir répondre de plusieurs chefs d'inculpation, dont celui de faux et usage de faux.
Justement : selon le conseil d'Alain Rosenoer, Le Soir a... tout faux. «Alain Rosenoer n'a jamais été inculpé dans le cours de l'instruction menée par la juge d'instruction France Baeckeland», affirme Me Éric Lemmens.
Savoir Plus
MR: La politique d'André Antoine est un échec
"Les faits dénoncés à Namur montrent que rien n'a été réglé dans le secteur du logement public. Une fois de plus, il faut bien découvrir le creux abyssal des annonces ressassées par le ministre Antoine, combien son bilan politique s'assombrit de jour en jour", estime le groupe MR au parlement wallon.
Le groupe libéral demande que la Commission du Logement se réunisse au plus vite afin de pouvoir entendre les explications d'André Antoine. "M. Antoine, ministre en charge du logement social, avait promis d'expurger le secteur de tous ses maux: clientélisme politique dans l'attribution des habitations, règne flagrant de l'arbitraire et gabegie financière consternante, entre autres", rappelle le MR dans un communiqué diffusé vendredi. Trois ans plus tard, "on doit bien constater l'échec de son action politique", conclut le MR.
Pratiques racistes au foyer namurois
Le parquet est saisi. Le député bourgmestre de Namur réfute.