vendredi 30 janvier 2009

Ma Dalton: "symbole de la Belgique de gauche"

"le procès de Lucky Lucke"
Lundi soir, Anne-Marie s’est fendue d’une rafale de coups de téléphone afin d’infléchir la position de certains responsables du PS en sa faveur. Anne-Marie Lizin a notamment composé les numéros de téléphone de Philippe Moureaux, Michel Daerden, Willy Demeyer et Marc Tarabella. En vain, apparemment.
Elle écrit aussi beaucoup, et le Sénat compte depuis jeudi 4 sénateurs "indépendants": 2 N-VA ainsi que la Diva et M. Geert Lambert. Anne-Marie Lizin qui a perdu sa qualité de questeur qui relevait "du prix de l'indépendance" a demandé à Armand De Decker suite "aux procédures indignes de l'idéal socialiste" qui la visent, de pouvoir siéger dorénavant entre les groupes PS et sp.a, se posant de la sorte en
"symbole de la Belgique de gauche"
NB: En tant que sénatrice- bourgmestre, son traitement brut dépasse les 160.000 €

Quoi qu'il en soit, celle qui se dit "très touchée de l'injustice des procédures de jugement, sans écoute, utilisées à son endroit pendant sa maladie" a visiblement beaucoup de temps et d'énergie pour une convalescente dont le monde médical parvient à définir avec beaucoup de précision ses incompatibilités d'humeur. L'Ordre des médecins va-t-il intervenir/auditer via sa cellule Éthique, auprès de ses dignes représentants de prescripteurs médicaux ?

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Lizin mange à la carte ...

Procédure disciplinaire !
Jeudi, le gouvernement désignera deux experts : un réviseur d'entreprise et un juriste
"On a eu un débat sur la sécurité juridique de nos actes. " Hier, Philippe Courard, ministre des Affaires intérieures, a présenté au comité ministériel restreint les principales conclusions de la consultation juridique demandée au professeur Marc Verdussen (UCL).
Dans sa consultation , Marc Verdussen démontre que la procédure est possible mais juridiquement délicate.
"Les comptes annuels de l'intercommunale ont été approuvés par l'autorité de tutelle. Cela complique assurément la tâche du gouvernement régional. Cela rend plus ardue la démonstration d'une négligence grave ou d'une inconduite notoire. Il reste que cette approbation n'est pas, en soi, un obstacle juridique au déclenchement d'une procédure disciplinaire."


Anne-Marie Lizin a été sanctionnée par le PS.
Hier, elle avait délégué l'ancien directeur du CHRH pour s'expliquer sur les dépenses.
Hier, 12 h 35, un petit mon sieur, coiffé d'un chapeau, un dossier volumineux sous le bras, avance d'un pas décidé sur le trottoir du boulevard de l'Empereur à Bruxelles. À la hauteur du siège du PS à Bruxelles, une cohorte de journalistes patiente. Bien malgré lui, l'homme s'apprête à les rencontrer.

Elle se dit victime de son parti

Le PS suspend Lizin

La publicité pour enfants ? (II)

Extrait (II) du QALU 7 janvier 2009, sur la Une.

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Losses May Reach $3.6 Trillion

Brève: U.S. financial losses from the credit crisis may reach $3.6 trillion, suggesting the banking system is “effectively insolvent,” said New York University Professor Nouriel Roubini, who predicted last year’s economic crisis.

“I’ve found that credit losses could peak at a level of $3.6 trillion for U.S. institutions, half of them by banks and broker dealers,” Roubini said at a conference in Dubai today. “If that’s true, it means the U.S. banking system is effectively insolvent because it starts with a capital of $1.4 trillion. This is a systemic banking crisis.”


Lire aussi:
Le deal Fortis "amélioré" point par point
Le gouvernement, BNP Paribas et Fortis Holding ont conclu vendredi vers 4h du matin un accord "amélioré" concernant Fortis. Le holding reprendra les lignes de force de cet accord dans la circulaire qu'il enverra sous peu à ses actionnaires en...

Obama s’indigne des bonus de Wall Street
Alors que 18,4 milliards de dollars de primes ont été versés aux salariés de Wall Street, Barack Obama estime que «c’est honteux». Il demande «davantage de sens des responsabilités».

Dexia supprime 900 emplois
Dexia a enregistré une perte nette de 3 milliards d’euros en 2008. Il prévoit 900 suppressions d’emplois sur l’ensemble du groupe en 2009. Sans préciser dans quelle mesure la Belgique sera touchée. Une conférence de presse est prévue à 10h30. L’action a été suspendue dans l’attente d’informations plus détaillées.

Le cours de Fortis Holding suspendu (CBFA)
La CBFA a annoncé ce vendredi avant Bourse la suspension du titre de Fortis Holding.
Bruxelles (L'Echo) - La cotation du titre Fortis à la Bourse de Bruxelles est suspendue vendredi, a fait savoir vendredi matin la Commission bancaire financière et des assurances (CBFA).

Première cheffe d'Etat homosexuelle au monde ?

Ces jours-ci, tout va très vite dans une Islande en crise.
Hier, le gouvernement de l'île a démissionné sous la pression populaire et le président islandais a demandé aux sociaux-démocrates de former un nouveau cabinet et 'Islande pourrait être le théâtre d'une première mondiale: Johanna Sigurdardottir, une politicienne social-démocrate ouvertement lesbienne, est pressentie pour devenir la nouvelle Première ministre d'Islande.
Elle est une des politiciennes les plus populaires au pays, avec 73% des Islandais satisfaits de son travail.


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J'ai un compagnon

Dating A Banker Anonymous
Are you or someone you love dating a banker? If so, we are here to support you through these difficult times. Dating A Banker Anonymous (DABA) is a safe place where women can come together – free from the scrutiny of feminists– and share their tearful tales of how the mortgage meltdown has affected their relationships. DABA Girls was started by two best friends whose relationships tanked with the economy. Not knowing what else to do, we did what frustrated but articulate girls have done since the beginning of time - we started a blog. So if your monthly Bergdorf’s allowance has been halved and bottle service has all but disappeared from your life, lighten your heart with laughter and email your stories to dabagirls@gmail.com. Warning all stories sent will be infused with our own special brand of DABA Girl humor.

La Tex avéré

Un peu de sexe, dans ce monde de brute !


Durex: Get It On

jeudi 29 janvier 2009

« J’y suis, j’y reste »

Le produit de la vente du Sarma de Mouscron était arrivé dans les caisses de l’Excelsior de Mouscron et non dans celles de la ville.
Le CDH de Mouscron demande la démission de Jean-Pierre Detremmerie, ancien président du club et ancien bourgmestre.
« J’y suis, j’y reste »

Jeunes et CPAS

Brève: Le nombre de jeunes de moins de 25 ans qui souhaitent bénéficier du minimum de moyens d’existence alloué par les CPAS a augmenté de 30% ces six dernières années.

Collection Chanel printemps-été 2009

Un peu de de douceur, dans ce monde de .... , Karl Lagerfeld mise sur un "back to basic".




Une petite dame très BCBG, tout en Chanel et tout en bijoux rend visite à son médecin :
- « Docteur, j'ai été piquée par une guêpe ! »
- « Ah oui et où cela, Madame ? »
- « Oh Docteur, je ne peux pas le dire !!! »
- « Mais Madame, je suis tenu par le secret professionnel, vous pouvez tout me dire en confiance ! »
- « mais Docteur, que diront mes amies ? »
- « Madame, j'insiste… »- Après de longues secondes d'atermoiements et d'hésitation :
« Eh bien Docteur, chez ALDI !!! »

PS Hoei-Borgworm vraagt aftreden Vanderspeeten

La folle poursuite de l' "Affaire Anne-Marie Lisier"


Le président du parti socialiste veille à ce que les sanctions à l'égard d'Anne-Marie Lizin soient appliquées au plus vite. Il a envoyé plusieurs lettres pour s'en assurer. Mais la Hutoise ne s'avoue pas vaincue...
La bourgmestre hutoise est en bien mauvaise posture. Elle perd pied partout où elle exerce des mandats. Suspendue temporairement par son parti, elle en subira les conséquences. Et Elio Di Rupo veille à ce que cela se fasse sans délai. Pour couper toute issue favorable à Anne-Marie Lizin, il s'est empressé d'envoyer trois lettres, indique ce jeudi le journal Le Soir.

La première lettre était destinée au président du Sénat, Armand De Decker, à qui il confirme que "Madame Lizin ne fait plus partie du groupe socialiste du Sénat, jusqu'à nouvel ordre", avant d'ajouter qu'il souhaiterait voir "diminuer le financement du groupe socialiste pour tenir compte de la suspension de Madame Lizin; le financement des groupes étant proportionnel au nombre d'élus qui se revendiquent de chaque parti".

mercredi 28 janvier 2009

L'ennemi, c'est le MR !

Extrait édifiant de RALQ avec Michel Daerden

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"D'ailleurs au PS on s'entend bien, vous verrez bien; il y a des grands accords qui se font, ... allons"

Sabine Laruelle, extrait de l'Invité sur RTL du 25 janvier 09:

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Lire aussi:
Le "couac sur la KBC"

Lizin mange à la carte ...

"Venez assister au procès, à la condamnation et à la pendaison d'Anne-Marie Lizin"

Anne-Marie est-elle une parvenue ? Pa complètement, semble-t-il ...
La chasse est ouverte même si on ne tire pas sur les ambulances, mais on achève bien les chevaux ... alors !

Elle "regrette" et se pose en "victime expiatoire", se reconnaissant si bien dans le miroir du géniteur monstrueux de la Créature. Le Camarade Elio, Invité chez Pascal Vrebos n'avait-il pas qualifié lui-même, Jacques Van Gompel après son inculpation de "probable victime" ?

"cette mascarade de réunion du Collège des présidents et vice-présidents du PS, convoquée avant les conclusions du comité d'audit, et qui ressemble -ce serait drôle si ce n'était à ce point caricatural- au tribunal de Lucky Luke"

Les caricaturistes vont certainement s'en donner à coeur joie !

Sensibiliser, conscientiser et agir contre le crédit facile - Communiqué du 22/01/09 du PS ...
Sous l’initiative d’Eliane Tillieux, députée socialiste, le parlement de la communauté française vote une résolution.

La crise économique et financière frappe de plein fouet de nombreux secteurs. Avec l’érosion du pouvoir d’achat, le recours à un crédit peut s’avérer nécessaire pour le consommateur, par exemple pour l’acquisition d’une voiture ou d’un logement. Mais aujourd’hui, on constate une banalisation croissante du crédit.

Crédit pour se nourrir …

"De plus en plus de Belges en viennent à payer des biens de première nécessité (nourriture, vêtements, appareils ménagers, etc.) avec des ouvertures de crédit dont le taux d’intérêt (TAEG) peut dans certains cas atteindre 18%! De nombreux acteurs comme les organisations de défense des intérêts des consommateurs tels Test Achats ou le Crioc mettent en garde les consommateurs contre les dangers du crédit facile
. Or il est important de sensibiliser le consommateur aux dérives du crédit facile qui peut les paralyser économiquement très longtemps", explique Eliane Tillieux, députée socialiste.

Anne-Marie Lizin a toujours beaucoup recherché les caméras. .. et une dernière tentation en la matière pourrait lui être fatale politiquement.

Au PS, un accord tacite semblait prévaloir : Anne-Marie Lizin prolongeait sa convalescence jusqu'aux élections du 7 juin et évitait surtout de faire des vagues



Le Réseau des expériences à diffuser (RED).


Le comité ministériel restreint a examiné les actions à entreprendre dans le cadre de la loi communale et sur base du rapport du professeur Verdussen et proposera, jeudi, au gouvernement wallon d'entamer une procédure disciplinaire à l'encontre d'Anne-Marie Lizin dans le cadre de son action au sein de l'intercommunale hospitalière de Huy. Il proposera au gouvernement wallon de désigner deux experts (un juriste et un réviseur d'entreprise) pour l'assister dans la procédure d'instruction. Le ministre-président de la Région wallonne souhaite que l'instruction soit terminée au plus tard pour la fin du mois de mars.

Alors que les sondages ne sont guère encourageants (28% en Wallonie dans un dernier sondage, pour 36,9% aux Régionales de 2004 ou 29,8% aux législatives de 2007), Elio Di Rupo se sent poussé par les événements. Il doit trancher dans l'affaire Lizin afin d'éviter que cette affaire ne pourrisse toute la campagne.

Selon un communiqué envoyé mardi soir par le Boulevard de l'Empereur :

"Le Collège des président et vice-présidents du PS a décidé à l'unanimité de suspendre temporairement Anne-Marie Lizin de sa qualité de membre du parti socialiste"
"Cette suspension sera réexaminée au moment où madame Lizin aura été en mesure, à partir de pièces probantes, d'établir devant le Comité d'audit le bien-fondé des dépenses qui lui sont imputées et qui ont été assumées par l'hôpital de Huy"
"l'ampleur et la nature de ces dépenses ne se concilient pas avec la rigueur que l'on est en droit d'attendre d'un responsable d'un hôpital public".

Le Collège évoque un "manque d'éthique" dans le chef de Mme Lizin et un comportement qui porte préjudice au parti.

Dans ces écuries d'Augias, "au suivant !"

Avant le mardi 27 janvier, 13H ...

Elio Di Rupo:

"Il serait gravissime qu'un responsable politique profite des fonctions qui lui ont été confiées directement ou indirectement par les électeurs pour s'offrir des avantages personnels et privés. Dans ce contexte, les accusations portées à l'encontre de Mme Lizin sont graves et, si elles s'avéraient exactes, seraient de nature à lui interdire d'exercer une quelconque fonction en qualité de mandataire du PS"
Serge Moureaux :


"Je trouve la position du Parti socialiste, une intrusion dans les compétences exclusives du pouvoir judiciaire et ça m'étonne que le président, Elio Di Rupo, ne se rende pas compte qu'il est en train de faire exactement ce qu'on a reproché au Premier ministre Leterme, à tort ou à raison, en ce qui concerne l'affaire Fortis (...). Moi, je ne comprends pas qu'on puisse obliger quelqu'un qui est en train de préparer un dossier qu'il va soumettre à un tribunal, l'obliger à soumettre prioritairement ce dossier à des instances politiques. Ca me semble être une forme de particratie et de substitution des compétences des partis, d'abord aux compétences normales du pouvoir judiciaire et ensuite au fonctionnement normal d'une démocratie."

Parallèlement au comité d'audit du PS, se tiendra également aujourd'hui un kern wallon pour évoquer le cas Lizin. La formule est plutôt rare. Le gouvernement, en comité restreint, examinera la possibilité de lancer une procédure disciplinaire à l'encontre de la bourgmestre hutoise, une enquête qui peut mener à d'éventuels sanctions pour négligence grave ou inconduite notoire. Dans ce cas-ci, la présence d'Anne-Marie Lizin n'est de toute façon pas requise.

Lire aussi:
PS-ondervoorzitter neemt afstand van 'ethiek' Lizin

BRUSSEL - Philippe Moureaux, de vicevoorzitter van de PS, vindt dat zijn partij heel veel geduld heeft gehad met Anne-Marie Lizin. In een interview met Vers l'Avenir zegt hij dat er problemen zijn met de ethiek van Lizin. Moureaux zegt dat hij op dezelfde golflengte zit als Elio Di Rupo. 'Je kunt geen show geven op televisie en tegelijk zeggen dat je niet beschikbaar bent om voor het auditcomité van de PS je visie van de feiten te geven', aldus de vicevoorzitter van de PS.
Le Lizingate

Anne-Marie Lizin se pose en victime expiatoire
La sénatrice-bourgmestre de Huy Anne-Marie Lizin a dit éprouver une "infinie tristesse" mardi après avoir pris connaissance de la décision du Collège des président et vice-présidents du PS de la suspendre temporairement du parti
Mme Lizin a cependant fait savoir mardi qu'elle n'était "pas étonnée de ce procès qui doit aboutir à offrir une victime aux médias et aux futurs possibles alliés régionaux".

Docteur Anne-Marie et miss Sans-Gêne
Fût-ce au nom de l’éthique politique, la bourgmestre de Huy, véritable épouvantail de la démocratie locale, doit faire un vrai pas de côté et renoncer, le temps de l’enquête, à tous ses mandats publics.
Dans le Grand Dictionnaire de la schizophrénie politique, bien au chaud entre Jean-Claude Van Cauwenberghe et Yves Leterme, Anne-Marie Lizin occupera bien sûr deux volumineux chapitres. On baptisera l’un : « Docteur Anne-Marie » ; l’autre : « Miss Sans-Gêne ».
Docteur Anne-Marie est une femme d’une intelligence, d’une éloquence et d’une vivacité d’esprit époustouflantes. Fait rare, elle développe une vision du monde. Que l’on partage ou non ce regard, il met cruellement en lumière les errements de la plupart des demi-sels bombardés depuis vingt ans aux Affaires étrangères. Son grand drame au fond est que le PS, forcément enclin à squatter les strapontins médico-sociaux, n’a jamais revendiqué les Quatre-Bras. Dommage : la diplomatie belge n’aurait pas été banale, digne à tout le moins de l’épisode viril et madré d’un Louis Michel.
Miss Lizin, elle, est une despote locale. Une virago absolutiste. Or, c’est bien connu : le pouvoir absolu corrompt absolument.

mardi 27 janvier 2009

J'ai un compagnon

Brève: Roger Karoutchi le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, révèle son homosexualité :

"Je le dis de manière naturelle. J'ai un compagnon et je suis heureux avec lui"

Lire aussi
Quand les hommes politiques font leur coming out

KBCredit crunch

ou quand Elio marque à nouveau contre son camps ...

Extrait du JT de la RTBF du 22 janvier

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Extraits de MAP de la RTBF du 25 janvier
Charles Michel:


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Melchior Watelet:

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Paul Magnette :

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Jean-Marc Nollet:

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Lire aussi:
Le "couac sur la KBC"

KBC: le CD&V sonne la fin de la récréation
Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck a invité chacun au sein de la majorité à prendre ses responsabilités, rappelant l'engagement du Premier ministre Herman Van Rompuy et du CD&V de gouverner jusqu'au terme de la législature en 2011, afin de faire face à la crise mondiale.

Mic-mac majoritaire sur la KBC
Polémique, et Reynders au milieu : le gouvernement s’est-il divisé ? Certains ont-ils freiné toute décision ? Le récit…

Vlaanderen had genoeg aan een halve dag
Terwijl de federale overheid woensdagochtend het niet eens werd over bijkomende steun aan de banken, trok Vlaanderen in een halve dag 'zijn' bank op het droge. Het bewees meteen ook dat niet het dossier het probleem was, maar wel besluiteloosheid op het federale niveau.

Chronologie (III) : A partir du "deuxième plan de sauvetage des banques", à aujourd'hui.

Les suites de l' "Affaire", après la mise en place des Commissions "Fortis"

Ceci fait suite à la Chronologie II: A partir du gouvernement Van Rompuy, de la période du 30 décembre 2008 au démarrage des Commissions "Fortis" le 16 janvier 2009 & à la Chronologie I pour la période du gouvernement Leterme (et son contexte avant), jusqu'à sa chute.

Une Assemblée générale extraordinaire des Actionnaires est organisée le 11 février 2009 à Bruxelles et le 13 février 2009 à Utrecht. Les actionnaires se prononceront notamment sur les décisions du Conseil d’Administration des 3, 5 et 6 octobre 2008 et les transactions conclues en exécution de ces décisions relatives à la vente d’activités aux États néerlandais et belge et à BNP Paribas.

- Le 13 février à Utrecht, une assemblée générale extraordinaire est prévue.
- Le 11 février à Bruxelles, une assemblée générale extraordinaire des Actionnaires est organisée.
- Le 5 février, plaidoiries dans le cadre de l'appel de l'Etat (déclaré recevable par un arrêt rendu le 22 janvier) à propos de 1000 actionnaires qui devraient élire domicile au cabinet Modrikamen.
- Le 27 janvier à 9 heures du matin, la séance de la Chambre du commerce se tiendra devant la Cour d'appel d'Amsterdam. Euroshareholders demandait que les actionnaires néerlandais de Fortis, qui seront réunis en assemblée générale extraordinaire le 13 février à Utrecht, aient également le droit de se prononcer sur les opérations de vente des 3, 5 et 6 octobre 2008.Côté justice belge, le rapport (intermédiaire) du collège des 5 experts (deux juristes: Guy Horsmans et Walter Van Gerven - et trois financiers: André Kilesse, Roland Gillet et Remi Vermeiren), nommés par la cour d'appel de Bruxelles est rendu ce mardi. Ce collège a reçu la mission d'éclairer les actionnaires de Fortis, pour que ceux-ci puissent se prononcer le 11 février sur la double vente convenue il y a près de quatre mois : la cession de la branche néerlandaise du bancassureur au gouvernement des Pays-Bas, puis l'apport du volet belge à BNP Paribas. Fortis Insurance Belgium a été vendu à 5,7 milliards d'euros à BNP Paribas, alors que la banque a été rachetée pour 9,4 milliards par l'Etat belge via la SFPI).

- Le 26 janvier, une partie du personnel de Fortis Banque Belgique (notamment les syndicats chrétien et libéral au sein de la banque, des cadres et des agents Fortis), appellent les actionnaires de Fortis holding à voter, lors de l'assemblée générale extraordinaire pour la reprise de Fortis Banque par BNP Paribas, mais contre la vente de Fortis Nederland à l'Etat néerlandais. Constitués en « front Fortis », ils communiquent: « le projet industriel avec BNP Paribas est la seule garantie pour l'emploi à moyen terme ».
De son côté, le groupe bancaire français BNP Paribas a annoncé qu'il estimait son bénéfice net à environ 3 milliards d'euros en 2008. Le bénéfice annuel estimé est en baisse de plus de la moitié par rapport à celui de 2007, où il était de 7,8 milliards d'euros. Entretemps, la banque a été rattrapée par la crise à l'automne qui a fait plonger dans le rouge ses résultats au quatrième trimestre.
Le Groupe a également annoncé qu'il allait renforcer ses fonds propres en émettant des actions de préférence pour un montant de 5,1 milliards d'euros. Dans le cadre de la deuxième tranche du plan français de recapitalisation, BNP Paribas va émettre des actions de préférence sans droit de vote pour un montant de 5,1 milliards d'euros, ce qui devrait porter son ratio de solvabilité ("Tier One") aux environs de 8%.

- Le 26 janvier, les quatre experts désignés par la Commission d'enquête sur les éventuelles atteintes à la séparation des pouvoirs dans le traitement judiciaire du dossier Fortis qui s'est réunie ce jour, remettront leur rapport préalable le 16 février.

- Le 24 janvier, Christine Schurmans, la conseillère à la cour d’appel de Bruxelles fait parvenir aux membres de l’assemblée générale de la Cour de Cassation un courrier "Strictement personnel et confidentiel".

- Le 23 janvier, Didier Reynders, invité de Matin Première, affirme que "le fédéral a été mis hors-jeu" dans le dossier KBC parce que "certains, au fédéral, exigent désormais des rapports d'experts et des documents écrits", faisant allusion aux déclarations et position du président du PS Elio Di Rupo, relayés au Kern par la vice-première ministre PS Laurette Onkelinx qui "ne se prononcerait plus sur aucun dossier sans rapport écrit". Le ministre Charles Michel, évoque le fait qu'au sein du gouvernement certains comme la ministre Onkelinx "souhaitaient une procédure un peu compliquée" pour faire face à la crise bancaire.Didier Reynders souligne que "cette procédure plus administrative a eu pour conséquence, que la décision était lente à prendre au niveau fédéral et que le gouvernement flamand a été plus rapide puisque la KBC avait en effet introduit une demande en même temps au gouvernement fédéral et au gouvernement flamand" et "remerciait le gouvernement flamand d'être intervenu rapidement", rappelant que le gouvernement flamand avait agi dans l'urgence en se réunissant le soir et la nuit pour avoir une décision avant l'ouverture de la bourse le lendemain matin, agissant "comme le gouvernement fédéral l'a fait précédemment sur d'autres dossiers"."Dans l'après-midi de ce vendredi, en réponse à l'interprétation des certains qui qualifiaient ses déclarations comme une critique à l'égard du premier ministre. "Je n'ai a aucun moment critiqué l'attitude du premier ministre. Herman Van Rompuy m'a téléphoné mercredi vers 13 heures 30 pour me dire qu'il avait reçu une demande d'intervention de la KBC. Conformément à la décision qui avait été prise le matin même en Comité ministériel restreint, nous avons immédiatement convoqué le comité de pilotage pour lui transmettre la demande. C'est tout ce que j'ai dit jusqu'à présent et je le répète: Herman Van Rompuy a respecté la procédure qui avait été décidée le matin même. Je m'inscris en faux contre ceux qui disent que je critique le premier ministre. Il n'y a aucune divergence de vue entre nous. Il n'y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous". Et d'insister sur le fait que le premier ministre a respecté "à la lettre" la procédure qui avait été décidée en Comité restreint à la demande "d'une collègue".

- Le 22 janvier, Fortis Banque publie ses résultats après la clôture de la Bourse. La partie restée belge du démantèlement de Fortis, devrait accuser 19 milliards d’euros de perte pour 2008. La banque a perdu 14,1 milliards d'euros au terme des neuf premiers mois de 2008, pour l'essentiel à cause de la cession forcée d'ABN-AMRO, ainsi qu'à des réductions de valeur sur le portefeuille de crédits structurés. Pour le reste, les activités bancaires classiques résistent bien, la liquidité et la solvabilité de la banque se sont améliorées.
Fortis Banque déclare ne pas penser avoir besoin d'une nouvelle aide de l'Etat comme y songe actuellement le gouvernement. Les dirigeants de Fortis banque croient à présent au rapprochement avec BNP-Paribas, tout comme les syndicats chrétien et libéral: "Une grande banque belge serait un carnage pour l'emploi. Un scénario 'stand-alone' comporte beaucoup d'incertitudes sans garantie de succès". Les syndicats regrettent par ailleurs que la société et son personnel "soient le jouet de groupes d'actionnaires exclusivement fixés sur la valeur de leurs actions, sans égards pour les conséquences sociales. Alors que dans toutes les autres banques, tout le monde est sur le pont pour chercher des réponses à la crise financière, chez Fortis, nous sommes au centre de tiraillements entre actionnaires depuis des mois".
De son côté, Elio Di Rupo, le président du PS rompt l’unanimité gouvernementale derrière le choix de BNP-Paribas. Interrogé sur la RTBF, il a demandé au ministre des Finances d’étudier des scénarios alternatifs pour Fortis. Di Rupo préconise aussi de plancher sur l’idée de rendre une activité d’assurances au holding, afin de « redonner des couleurs en terme d’actionnaires », ainsi que sur l’éventualité d’une fusion entre la banque et le holding. « Nous aurions ainsi une banque belge qui pourrait accompagner l’économie et les entreprises belges ». Le président du PS réclame des « notes étayées », des rapports « écrits et chiffrés » avant de prendre de nouvelles décisions. Il est donc prêt à étudier « toutes les pistes », même si le gouvernement a pris des engagements à l’égard de BNP-Paribas, « sur proposition du ministre des Finances ».MM. Van Rompuy et Reynders ont été interrogés par onze parlementaires sur la crise bancaire, les déclarations de Didier Reynders sur la nécessité d'un deuxième plan de sauvetage des banques et l'intervention du gouvernement flamand en faveur de la KBC. En voie de conséquence, le Premier ministre Herman Van Rompuy a indiqué à la Chambre que la KBC avait formulé la veille une demande d'intervention à la fois à l'autorité fédérale, via le Comité de pilotage, et au gouvernement flamand. Selon le ministre des Finances, Didier Reynders, il n'a pas été possible d'arriver à un accord sur ce dossier au sein du gouvernement fédéral... alors que « dans les jours et les semaines à venir, il y aura probablement encore d'autres efforts à faire pour aider certaines institutions financières».

- Le 22 janvier, Me Olivier Bonhivers, associé au cabinet Modrikamen annonce que "La cour d'appel de Bruxelles a jugé ce jeudi, pour des raisons de procédure, que l'appel introduit par l'Etat n'était pas recevable, et est donc nul, pour 1.300 des actionnaires à la cause, parmi lesquels se trouvent l'ensemble des actionnaires étrangers".En clair, l'Etat devra signifier à 1.300 actionnaires (individuellement et dans leur langue, pour les 700 actionnaires belges ainsi qu'aux quelque 600 actionnaires étrangers) s'il décide d'introduire une tierce opposition à l'arrêt de la cour d'appel de Bruxelles du 12 décembre dernier, qui avait gelé les transactions ayant conduit au démantèlement du bancassureur Fortis. Par contre, l'appel de l'Etat est recevable pour ce qui concerne le millier d'autres actionnaires de Fortis défendus par le cabinet Modrikamen.

- Le 21 janvier, la Commission d'enquête chargée d'examiner s'il y a eu des atteintes au principe de la séparation des pouvoirs a désigné ses quatre experts. De même, le gouvernement a chargé des experts de lui faire un rapport sur la situation du secteur bancaire, afin de l'aider à prendre une décision sur le nouveau projet de sauvetage des banques évoqué la veille par Didier Reynders.Plusieurs scénarios circulent. L'Etat pourrait aider les banques à augmenter leur capital, ou aussi isoler dans une structure indépendante tous produits toxiques, les crédits à risques, sachant que toute aide aux banques augmentera encore un peu plus la dette de la Belgique.

La piste "Euroshareholders" (l'association paneuropéenne, qui regroupe des investisseurs de 32 associations nationales et qui dit représenter 15.000 actionnaires de Fortis) propose un scénario dans lequel Fortis survivrait en tant que société d'assurances avec les activités d'assurances belges, néerlandaises, et internationales. Pour Euroshareholders, en échange de l'apport des activités d'assurances néerlandaises, l'Etat néerlandais pourrait recevoir des titres Fortis, à un cours de Bourse de minimum 5 euros, soit le niveau de cours de la semaine du 29 septembre 2008 au 3 octobre 2008. "BNP Paribas et l'Etat néerlandais pourraient à nouveau négocier l'amélioration des conditions sous lesquelles les activités bancaires sont vendues. Le résultat final aboutirait à ce que Fortis Holding devienne un assureur international avec un fort point d'attache en Belgique".Selon Euroshareholders, les avantages pour toutes les parties à la cause sont nombreux. Pour BNP Paribas, ce scénario "mettra fin à l'insécurité régnant autour de la transaction", et "renforcera simultanément ses activités bancaires". L'Etat belge profitera de la "renaissance de Fortis en tant que institution financière majeure et employeur", en obtenant du même coup une "solution dans le volet politique du dossier". L'Etat néerlandais deviendra, lui, "propriétaire de Fortis Bank et d'ABN Amro" mais également "actionnaire d'un groupe d'assurances sain". Enfin, Fortis redeviendrait une "institution financière de taille suffisante", mais "focalisée sur des activités d'assurances saines et cohérentes". Les actionnaires auront une "chance de redressement de valeur" et il n'y aura "plus de portefeuilles de produits dits toxiques".
Karel De Boeck, le CEO de Fortis Holding, accorde un entretien au journal économique néerlandais Het Financieele Dagblad au cours duquel il affirme que lors de l'opération de sauvetage de Fortis, l'Etat néerlandais a payé trop peu (16,8 milliards d'euros) pour les activités néerlandaises de banque et d'assurances, n'excluant pas que la holding entame des actions judiciaires contre les Pays-Bas s'il ressort des enquêtes actuellement en cours que les autorités néerlandaises ont déboursé trop peu. (Un rapport intermédiaire du collège d'experts désigné par la cour d'appel de Bruxelles est attendu vraisemblablement dans le courant de la semaine suivante, et pour le 2 février au plus tard.)
Il espère également obtenir un meilleur prix pour la cession des activités belges de Fortis à BNP Paribas, qu'il juge pourtant être un "prix raisonnable" mais qu'il veut "encore pouvoir obtenir une amélioration".
En cas de rejet des actionnaires des transactions entérinées par le conseil d'administration de Fortis Holding les 3,5 et 6 octobre 2008 (auxquelles il n'est "pas attaché de manière émotionnelle"), au cours de l'assemblée générale extraordinaire du 11 février: "Alors, le conseil d'administration ne finalisera pas les conventions. En même temps, il existe des contrats auxquels nous sommes liés. BNP Paribas peut en exiger l'exécution. Vous vous retrouvez alors dans une situation curieuse: vous devez mais ne pouvez pas. Si BNP exige l'exécution des conventions, cela va coûter beaucoup de temps. Chaque pas que vous ferez alors conduira à un procès. Pour BNP, ce serait mieux de négocier avec Fortis. Mais la banque française peut aussi renoncer au deal".
Karel De Boeck ne table cependant pas sur une réunification des activités belges et néerlandaises de Fortis. "Fortis était très bien intégré (...) mais des gens qui furent collègues pendants des années se retrouvent maintenant, après plusieurs mois, opposés". Une entreprise active dans trois pays recevrait en outre plus difficilement du soutien. "Je ne suis pas en faveur d'une remise en cause des transactions néerlandaises".
A propos du cours à 10 euros pour l'action Fortis: "Avec 10 euros par action, vous avez la capitalisation boursière de l'ensemble de BNP Paribas. Les mathématiques doivent quand même tomber juste, hein". "Je n'ai rien contre Ugeux, lui a quelque chose contre moi"

- Le 21 janvier, la RTBF, à l'occasion de l'invitation de Servais Verherstraeten, le chef de groupe CD&V à la chambre et membre de la Commission d'enquête, laisse clairement sous-entendre que la publication la vieille d'articles dans le journal le Soir à propos de Didier Reynders pourrait être une opération du " CD&V [qui] veut blanchir Yves Leterme et Jo Vandeurzen quitte à mouiller d'autres membres du gouvernement."

- Le 21 janvier matin, lors du traditionnel kern, le gouvernement traite de la situation des banques, mais d’une manière très générale et évoque la situation de Fortis, Dexia et KBC. Le gouvernement se serait dit que si des demandes devaient se présenter, le comité de pilotage s’en chargerait, "comme cela s’était fait dans le cadre de la première crise".Herman Van Rompuy téléphone vers 13 heures 30 à Didier Reynders pour lui dire qu'il avait reçu une demande d'intervention de la KBC.Melchior Wathelet explique à La Libre Belgique que "Le kern apprend vers midi que le comité de pilotage avait été saisi d’une demande de KBC. Une réunion est programmée vers 18 heures. Les membres du comité de pilotage ont posé des questions relatives au taux de solvabilité, aux actifs, au marché, vu la demande de KBC : 2 milliards plus 1,5 milliard. A la fin du comité de pilotage, ils ont appris que le gouvernement flamand se réunissait à 20 heures, le soir-même. Ce comité n’a ni l’autorité ni le mandat pour prendre ce genre de décision. Il a constaté que la situation de KBC était difficile. Quand une banque demande 2 milliards il est normal qu’on se demande si c’est justifié. Ici on n’a pas eu à se poser la question !
On n’aurait pas pu agir plus vite. On n’allait pas signer un chèque en blanc à la KBC, et je suppose que ce n’est pas ce que le ministre des Finances demande non plus Je ne doute pas que le ministre des Finances nous présentera un plan de sauvetage des banques mais, pour l’instant, nous n’avons encore rien vu." ; et d'ajouter: "Mais dans quel système vit-on ? On n’allait quand même pas se battre avec le gouvernement flamand pour savoir qui allait payer. On n’allait pas surenchérir sur la Flandre ! Le fédéral a mis six fois plus que la Flandre dans le renflouement des banques : 19 milliards. Qu’on arrête de faire de ces dossiers des problèmes communautaires ou polémiques. Quand on a 1,9 pc de croissance négative, quand on risque d’avoir un déficit qui frôle les 3 pc, quand on risque des faillites d’entreprises et des pertes d’emplois, j’aurais espéré qu’on arrête ces querelles politiciennes ! On jette de l’huile sur le feu sans cesse."

- Le 20 janvier, Didier Reynders plaide pour une nouvelle intervention des autorités publiques pour sauver les banques belges en difficultés. S'inquiétant des résultats et de l'évolution des cours boursiers de certaines banques du pays, le ministre des Finances a jugé qu'un "deuxième tour bancaire" serait vraisemblablement nécessaire. "Il faut qu'on s'y prenne suffisamment tôt pour éviter cette fois de devoir à nouveau sauver une banque en l'espace d'une nuit". Ce même ministre est attaqué dans le journal le Soir par des articles aux titres sulfureux qui parlent de "nouvelles pressions du cabinet Reynders sur Fortis" ou encore le "cabinet Reynders cité et Reynders mouillé dans l'affaire Fortis" et publie un projet de lettre du 18 décembre de Pim Vanwalleghem, le conseiller en matière judiciaire du Premier ministre, qui avait écrit qu’il avait contacté le substitut Paul Dhaeyer à la demande du chef de cabinet du Premier ministre Yves Leterme et du chef de cabinet du ministre des Finances.
Didier Reynders a indiqué le même jour n’avoir exercé aucune pression sur les autorités judiciaires dans le cadre de l’affaire Fortis. « Je m’exprimerai (sur cette affaire, ndlr) devant les commissions parlementaires » « Je peux en tout cas vous dire que mon cabinet n’a exercé aucune pression sur les autorités judiciaires. Ce n’est pas le style de la maison ».

- Le 19 janvier, le cabinet Modrikamen a lancé (comme annoncé le 14 janvier) les actions au fond à l'encontre des transactions réalisées autour de Fortis fin septembre et début octobre. Le cabinet Modrikamen cite "Fortis et toutes les filiales qui sont impliquées dans les transactions, la Société fédérale publique d'investissement (SFPI), l'Etat néerlandais et la banque centrale néerlandaise"; "BNP Paribas et la Banque Nationale de Belgique ne sont pour l'instant pas citées".

- Le 19 janvier, les commissions parlementaires chargées d'examiner, pour l'une la gestion de la crise bancaire et financière, pour l'autre si la séparation des pouvoirs a été respectée dans l'affaire Fortis, se sont réunies sans parvenir à désigner d'experts.

Schurmans se rebiffe ...

lundi 26 janvier 2009

Le Lizingate

ou l'affaire Anne-Marie Lisier, comme certains n'hésitent pas à la qualifier...





Extrait du JT de la RTBF du 23 janvier, avec El padrino qui dit être fâché et qu'il pourrait se fâcher encore plus !

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NB: Sauf erreur, Jean-François Cats, réviseur d’entreprise et président honoraire de l’Institut des réviseurs d’entreprise préside encore et toujours le comité d’audit interne du PS.
Jean-François Cats a été mandaté par le tribunal de commerce de Bruxelles pour faire toute la lumière sur le prix du dépeçage de Fortis, mais fait également partie du "Comité Lamfalussy", chargée par le gouvernement de redessiner l’architecture du système financier belge, en plus des deux commissions parlementaires Fortis.

Updated:
Anne-Marie Lizin sera entendue par le comité d'audit du PS qui est composé de 3 personnes: Jean-François Cats, réviseur d'entreprise, Philippe Lallemand, président du comité d'éthique d'Ethias et Benoît Frydman, professeur de droit à l'ULB.

Exclusion du parti et retrait des mandats
Gilles Mahieu, secrétaire général du PS, explique le rôle de ce comité:

"Dans les entreprises, un comité de cette nature, vise à vérifier le respect des règles légales, des règles statutaires ou des règles déontologiques. Et donc, dans ce contexte, il peut vérifier, soit d'initiative ou en étant saisi, ce qui est le cas ici, que le membre du parti, le mandataire, a bien respecté l'ensemble de ces règles".


Extrait de Controverse - L'Invité du 25 janvier 2009

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Extrait MAP du 18/01/09

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Lire aussi:
André Antoine réclame des sanctions à l’égard de Lizin
Alors que le PS a décidé de convoquer mardi Anne-Marie Lizin devant le comité d’audit du parti, le ministre wallon et vice-président du gouvernement de la Région wallonne André Antoine réclame un geste fort du parti socialiste, à savoir un audit et des sanctions politiques.

Lizin : et s’il n’y avait pas que les Visa ?

Anne-Marie est à enfermer

A-M Lizin convoquée mardi, E. Di Rupo réjoui
Anne-Marie Lizin sera auditionnée devant le comité d'audit du PS mardi. Cette nouvelle arrive quelques heures après le passage de la sénatrice sur le plateau de télévision de France 24 pour parler de Guantanamo. Elio Di Rupo s'est "réjoui de voir Madame Lizin sortie de ses difficultés de santé".

25/01 Interview d'Elio Di Rupo (G. Delpature)


En bref : Lizin, interviewée en France, convoquée mardi par E. Di Rupo.


Chronique politique: Anne-Marie Lizin convoquée à Bruxelles
La chronique politique de Philippe Walkowiak. Lundi 26 janvier 2009.
Anne-Marie Lizin a toujours beaucoup recherché les caméras... et une dernière tentation en la matière pourrait lui être fatale politiquement.
Au PS, un accord tacite semblait prévaloir : Anne-Marie Lizin prolongeait sa convalescence jusqu'aux élections du 7 juin et évitait surtout de faire des vagues.
Elio Di Rupo a toujours fait prévaloir la présomption d'innocence. Le président du PS est resté marqué par l'affaire Trugsnacht en 1996, quand accusé à tort, il avait dû faire face à tous ceux qui voulaient le voir démissionner... Didier Reynders en tête.
Mais le président du Parti Socialiste sait aussi que cette attitude a sans doute coûté cher au parti lors des campagnes électorales des communales de 2006 et surtout des législatives de 2007. Le message du PS a complètement été parasité par les affaires de Charleroi et le fait que le parti n'arrivait pas à prendre ses distances avec les personnes incriminées. Le MR n'a eu de cesse de le rappeler de manière incessante.
Alors que les sondages ne sont guère encourageants (28% en Wallonie dans un dernier sondage, pour 36,9% aux Régionales de 2004 ou 29,8% aux législatives de 2007), Elio Di Rupo se sent poussé par les événements. Il doit trancher dans l'affaire Lizin afin d'éviter que cette affaire ne pourrisse toute la campagne.
Anne-Marie Lizin est donc sommée de venir s'expliquer dans les plus brefs délais au boulevard de l'Empereur. Dans l'entourage de la bourgmestre de Huy, on a régulièrement rappelé que les dépenses incriminées allaient pouvoir être facilement justifiées.
Pour rappel, entre février 1998 et mars 2002, elle a utilisé la carte de crédit de l'hôpital de Huy pour un montant dépassant les 37.500 euros, dont près de 20.000 de frais de restaurant.
A la région wallonne, l'allié CDH s'impatiente. C'est que les Démocrates-Humanistes estiment qu'eux aussi ont le sentiment d'avoir trinqué électoralement en 2007 d'avoir été trop timorés dans les affaires carolos.
Le ministre André Antoine demande un audit externe de la gestion hutoise et une procédure disciplinaire.
L'affaire Lizin embarrasse mais la principale intéressée a montré tout au long de sa carrière qu'elle avait de la ressource...


Le Bureau du PS désigne le comité d’audit interne (Communiqué de presse - 17.10.2005)

Le Bureau du PS a désigné aujourd’hui son comité d’audit. Pour rappel, lors du Congrès extraordinaire du 4 octobre dernier, deux changements statutaires importants ont été votés. Il s’agit premièrement de mettre en place un « comité d’audit interne » et deuxièmement de désigner « un délégué général à la rénovation ».

Le Bureau du PS a aujourd’hui concrétisé le premier changement statutaire en désignant le comité d’audit interne.

Jean-François Cats, réviseur d’entreprise et président honoraire de l’Institut des réviseurs d’entreprise présidera le comité d’audit interne du PS.

Les deux autres membres désignés aujourd’hui par le Bureau du PS sont Philippe Lallemand et Benoît Frydman.

Philippe Lallemand est Conseiller spécial du Comité de direction d’Ethias et Président du Comité d’éthique du Groupe. Benoît Frydman est lui professeur de droit à l’ULB et directeur du centre de philosophie de droit de l’ULB.

Les trois membres de ce comité d’audit rapporteront leur travail auprès du Président et des Vice-Présidents du PS. Les trois membres du Comité sont désignés pour un terme de 3 ans renouvelable une fois.

Ce Comité est chargé de contrôler, dans le cadre des actions du PS, le respect des règles légales, statutaires et déontologiques par tout membre du PS investi d’un quelconque mandat dans un organisme public, parapublic ou dans lequel les pouvoirs publics exercent une influence déterminante.

Il agit en fonction des faits portés à sa connaissance ou d’initiative, notamment sur base des déclarations de mandats.

Pouvoir d'achat, façon 2009

L'autre soir en discutant avec Rudy Aernoudt, il me racontait:

"Sur une route de montagne, 3 voitures se suivent : une Lada suivie d'une Ferrari, elle même suivie par une Porsche.
Soudain, a la sortie d'un virage sans visibilité, un camion !

La Lada se plante dans Le camion, la Ferrari se plante dans la Lada et la Porsche se plante dans la Ferrari. Les trois voitures sont détruites.

Le chauffeur de la Porsche sort de sa voiture en s'exclamant :
- Ho la la ! 15 jours de salaire !

Celui de la Ferrari en criant aussi :
- ça fait chier! 3 semaines de salaire !

Et enfin, le chauffeur de la Lada en pleurant :
- ... 3 ans de salaire !

Et les deux autres de lui répondre :
Faut vraiment être con pour acheter une voiture aussi chère !


Accident porsche en direct

dimanche 25 janvier 2009

Le "couac sur la KBC"

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"le CD&V sonne la fin de la récréation", "querelle entre le PS et le MR" ... "duel PS-MR" ,
"La crise bancaire, économique, budgétaire est plus que là. Dans ce contexte, les polémiques politiciennes comme celles des derniers jours sont d’autant plus inacceptables. C’est indécent. Quand quelqu’un dit que le gouvernement fédéral a refusé une aide à KBC Il faut dire que c’est faux. Les gens ont le droit de savoir ce qui s’est réellement passé."



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Tensions multiples au gouvernement
Les tensions sont de plus en plus visibles au sein du gouvernement fédéral, tensions qui se cristallisent autour du dossier bancaire. Jusqu'ici on pointait surtout le duel PS-MR. Mais les tensions vont visiblement au-delà : elles concernent aussi le nouveau Premier ministre Herman Van Rompuy et Didier Reynders.

On croit rêver de cette compréhension de la situation.

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- La position du gouvernement belge a été arrêté sur le problème bancaire à l'époque déjà de Leterme, en ce comprenant le sort de Fortis.

Quid des déclarations isolées d'Elio Di Rupo sur le changement d'orientation à propos de la banque Fortis ? Qui s'est insurgé (en dehors d'Echocynique) de ces changements de caps unilatéraux, sans concertation gouvernementale ?

-La méthodologie "Reynders", à laquelle le FMI attribue des bons points et trouve que
les autorités belges ont innové et bien réagi à la crise financière, apportant une réponse générale, rapide et décisive tant en ce qui concerne Fortis que Dexia.

Quid des nouvelles modalités imposées lors du kern du mercredi matin 21 janvier qui se sont avérées en final "nuisibles" à la bonne marche des opérations, dès la fin de cette soirée ?

Qui a présenté les faits comme étant une opposition entre Reynders et Van Rompuy, alors que l'on connaissait la teneur des déclarations et position du président du PS Elio Di Rupo, relayés au Kern par Laurette Onkelinx qui "ne se prononcerait plus sur aucun dossier sans rapport écrit". Le ministre Charles Michel, évoquait le fait qu'au sein du gouvernement certains comme la ministre Onkelinx "souhaitaient une procédure un peu compliquée" pour faire face à la crise bancaire.

Et un CD&V (toujours CVP, selon Stefaan De Clerck) qui après avoir bloqué le fonctionnement de la maison Belgique pendant des mois à force de Cartel toxique et de démissions à répétition, se présente comme le parti de la stabilité et du futur ... un monde politique surréaliste et de dingues ...

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Lire aussi:

KBC: le CD&V sonne la fin de la récréation
Le gouvernement flamand n'a pas tergiversé pour soutenir la KBC. Mme Gennez a plaidé en faveur de la nationalisation complète de Fortis Banque. "Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis", a-t-elle lancé à l'adresse du ministre des Finances Didier Reynders.

Franstalig bankenopbod
Premier Van Rompuy stond nog na te blussen na de uitspraken van vicepremier Reynders, toen PS-voorzitter Di Rupo al een nieuw schot loste. 'Ik wil in de eerste plaats opmerken dat het bijzonder delicaat is om tijdens beurstijd uitspraken te doen over de jongste ontwikkelingen.' Premier Herman Van Rompuy (CD&V) begon zijn antwoord tijdens het vragenuurtje in de Kamer met een subtiele maar niet mis te verstane sneer naar vicepremier Didier Reynders (MR).

"J’en ai assez des polémiques politiciennes"
Melchior Wathelet dit craindre les visées électoralistes de certains membres du gouvernement fédéral. Le secrétaire d’Etat au Budget (CDH) dénonce "les querelles incessantes et indécentes" qui minent le travail de l’équipe Van Rompuy.

De Clerck: la majorité doit prendre ses responsabilités sur KBC
Sur le plateau du 7ème jour, le ministre de la Justice Stefaan De Clerck a invité chacun au sein de la majorité à prendre ses responsabilités. Il a aussi rappelé l'engagement du Premier ministre Herman Van Rompuy et du CD&V de gouverner jusqu'au terme de la législature en 2011, afin de faire face à la crise mondiale.

Fortis a été dépecée, KBC a été recapitalisée
Le couple automnal n’est plus. Yves Leterme s’en est allé. Didier Reynders s’est accroché. Mais le chef-d’œuvre (tout est relatif) du feu Premier ministre et de son grand argentier subsiste : le sauvetage des banques belges. En deux week-ends. Quelques jours durant lesquels le gouvernement Leterme exista.
Kris Peeters n’a pas hésité une seconde face à cet héritage fédéral. Le chef du gouvernement flamand l’a torpillé à coups de milliards. Deux précisément. Car, si fin octobre KBC avait été recapitalisée par le fédéral, ce jeudi, la grande banque de Flandre n’a bénéficié que de deniers flamands. L’argent a une odeur. Ou plutôt une couleur. Ces milliards « geel en zwart » apparaissent comme une nouvelle fissure dans la maison Belgique. La Flandre réaffirme son repli et, par ricochet, sa supériorité, profitant de la cacophonie fédérale. Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées.



"Difficile d'être président de parti et vice-premier"

Le député Rik Daems (Open Vld) s'est interrogé dimanche, lors de l'émission De Zevende Dag à la télévision publique flamande VRT, sur le caractère judicieux d'un cumul de mandats de vice-premier ministre et de président de parti.

Au cours du débat dominical de la VRT consacré à la crise à la KBC, le député libéral flamand n'est pas venu à la rescousse du vice-premier ministre et ministre des Finances, le président du MR Didier Reynders. Rik Daems l'avait pourtant défendu à la Chambre jeudi dernier.

Au contraire, dimanche, M. Daems a estimé que la gestion du dossier KBC démontrait la difficulté qu'il y avait à cumuler un mandat de président de parti et un autre de vice-premier ministre. "En tant que président de parti, vous devez pouvoir mener campagne, comme vice-premier ministre il faut gérer la politique", a indiqué le parlementaire Open Vld.

Lors du même débat, le député Hendrik Bogaert (CD&V) est allé dans le même sens que le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, qui, à la RTBF, avait appelé le PS et le MR à faire face à leurs responsabilités au sein du gouvernement. Le député n'y est pas allé avec le dos de la cuiller, se félicitant par ailleurs de ce que la relative autonomie dont dispose la Flandre lui avait permis de venir en soutien de la KBC.

"Il est quand même étrange de constater que le PS et le MR s'entre-déchirent. C'est extrêmement frustrant. J'espère qu'ils réalisent qu'on est en train de parler de milliers d'emplois. Je lance un appel à la réflexion et leur demande de ne pas tout faire valser pour grappiller 1% d'intention de vote. Nous nous préoccupons d'épargne, d'emploi et de pensions. Ils doivent prendre leur responsabilité et mettre de côté leurs différends", a suggéré Hendrik Bogaert.

Le député CD&V a estimé que les relations étaient bien meilleures entre partis au niveau flamand. Selon lui, cela apparaît dans la gestion du dossier KBC. "L'ambulance flamande était la première. La deuxième ambulance n'est d'ailleurs jamais partie. Il est bon que la Flandre dispose d'autonomie", a-t-il dit, égratignant le fédéral.

"La deuxième ambulance avait les pneus dégonflés", a ironisé le chef de groupe N-VA à la Chambre, Jan Jambon. Selon lui, la gestion du dossier démontre à suffisance que la Flandre a absolument besoin d'obtenir plus de compétences. Il faut pouvoir contourner l'immobilisme fédéral, a-t-il dit.