mardi 18 décembre 2007

Se mettre à la place de ...

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Pierre Bouillon, dans son édito du journal Le Soir du 18/12/07, nous propose un petit jeu: "Se mettre à la place de"

Mettons-nous à la place du MR, du CDH, ... et il recadre assez justement les enjeux politiques du côté francophone. Pour ceux qui sont vraiment perdus (ou qui n'ont rien compris- ils sont plus nombreux, me semble-t-il), c'est à lire: succinct, facile à lire et à comprendre et il conclu ainsi:



"Voilà. Pour des raisons compréhensibles (2009, c’est si proche…), ici, on veut une formule large.
Pour des raisons compréhensibles (2009, c’est demain…), là, on n’en veut pas.
Irréductible, ce conflit ? Non si chaque parti, un instant, se mettait à notre place.
A la place de ces Belges qui saisissent mal que la crise perdure pour d’aussi transparents calculs électoraux."


Il oublie peut-être de préciser que ceci est une totale dérive particratique de notre démocratie dont le socle devrait rester la consultation populaire et le respect du vote des électeurs.
Mais la réalité est malheureusement telle que décrite.
La fin d'un système ou d'un pays ?

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Alain Destexhe resume assez bien la situation côté MR (l'inverse serait un comble), mais qui me semble la position la plus en accord avec ma conclusion ci-dessus: respecter le résulat des urnes .
La voici:

Dans la négociation actuelle, la position de Didier Reynders et du MR est cohérente. Si, en effet, il faut former un gouvernement rapidement, il n'y a pas de raison que ce gouvernement associe 3 ou 4 partis du côté francophone et seulement deux du côté néerlandophone.

Une tripartite classique aurait de terribles conséquences du côté francophone. Elle
confirmerait une alliance PS-Cdh pour les régionales et ruinerait toute possibilité de réelle alternance en Wallonie et à Bruxelles en 2009.

Or c'est bien pour cela que nous avons largement voté le 10 juin : une alternance, une rupture avec le socialisme clientélisme et le développement anémique qui rongent le sud du pays. C'est ce fameux déplacement du centre de gravité qui est très important. Nous souhaitons sortir de l'impasse rapidement mais, si possible, avec une coalition, qui rèflète le résultat du scrutin. Et c'est (encore) possible.

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