samedi 20 novembre 2010

#twitpol II

On pourrait regretter la pointe d'amateurisme qui transpire des façons de faire des "spécialistes des sondages et autres élections", quand on observe la façon dont eux-mêmes les organisent ...
Hier, un peu d'irritation de ma part à propos du manque de méthode concernant un #twitpol organisé par le journal @lesoir .

Conséquence directe: un certain nombre de twitteurs "représentatifs" de la chronique politique.be ne figurent pas dans la la liste confectionnée : @olivierbaum , @kattebel , @maitea6 , @XtopheMincke , @ksavje , @unbruxellois , @magicalexkidd , @Hugues , @pixeline , @HughesCapet , @nblanchart , @patrizio56 , @xaviereco , @quatremer , @rdandoy , @mehmetkoksal , @Gilles_VDB , @PaulMagnette , @CharlesMichel75 , @svengatz , @TinneVdS , @euHvR , @Andre_Antoine ou encore @jmjavaux .... ajouté en cours de consultation ...

Suite des conséquences directes : ce qui est paru dans la version papier du samedi, fait force de loi (auprès du grand public) ... on n'explique pas dans la version papier que la sélection s'est effectuée sur une liste fermée et arbitraire, par exemple ...

Suite des explications données hier par le journal, via son Chef info multimedia du site www.lesoir.be

cedricpt
@Phineas_Barnum sur le mix: parce que l'inverse ne nous parait pas pertinent.
@Phineas_Barnum sur liste ouverte: parce que c'est une sélection qui implique des choix. #twitpol
@Phineas_Barnum la méthode: on y pensera pour la suite. #twitpol

Question méthode, justement ....
Ce samedi, @lesoir remet le couvert et on découvre le matin ....


et puis plus tard dans la journée ...




Lire aussi: Twitter, carré VIP élitiste ou véritable outil d’information ?
À jouer l’anti-Facebook, Twitter est-il devenu un carré VIP pour une élite ultra-éduquée ? Ou un véritable outil de partage d’infos ? Question d’usage. Tous des brandeurs ». La formule, utilisée récemment par Libération dans un dossier consacré aux journalistes actifs sur Twitter, avait claqué comme une gifle. Traduction simultanée et vite extrapolée : sous un vernis altruiste de prétendu « partage d’informations », la centaine de millions d’utilisateurs de Twitter aurait en réalité les yeux vissés sur leur nombril, les pieds dans leur petit pré carré et l’esprit tout entier dévolu à leur « personal branding », soit le développement de leur image de marque personnelle. Et toc !

Le « twittos politique le plus influent »
Graciela Camano, présidente de la commission des Affaires constitutionnelles argentine :

"J'en avais marre du député Carlos Kunkel, de la coalition gouvernementale.
J'ai supporté toutes les années ses vociférations et ses attaques
personnelles"
"Il a pris l'habitude de m'offenser en s'en prenant à mon mari et en aucun
cas je ne vais permettre ce genre de choses"



Willy Demeyer et l'ALG ...

Crédis et sa loge au Standard - 6 janvier 2010
Intercommunales Polémique naissante à l’ALG

Crédis, SCRL de crédit née en extension du Travailleur chez lui (crédit social) et bénéficiant d’un prêt de l’ALG pour fonctionner, loue une loge au Standard depuis août dernier. L’ex-mayeur de Flémalle Gilbert Vanbouchaute (PS) venait de prendre la direction de ladite société quand il a décidé de la doter de cette loge. Et la chose commence à faire jaser au vu du montant que ça représente : environ 40.000 euros par saison pour la location, auxquels il faut ajouter les repas (660 euros pour la table de douze hors boissons, cela une trentaine de fois/an). Sans oublier les suppléments de 2.000 euros demandés pour les matches de coupe d’Europe…
Bref, voici près de 80.000 euros par an sortis par cette société dont à peu près tout le monde, au sein de l’ALG, semble ne jamais avoir entendu parler. « Crédis a été créée pour répondre à un besoin, explique Gilbert Vanbouchaute. Celui des personnes qui sollicitent un crédit social auprès du Travailleur chez lui” et ne peuvent pas le décrocher, par exemple parce qu’ils ont déjà un prêt. On leur propose alors de se tourner vers Crédis… qui a effectivement décidé de prendre une loge au Standard. Nous travaillons avec des courtiers et ces loges sont le meilleur des cadres dans le monde des affaires à Liège. Mais la société fonctionne avec des capitaux obtenus sur le marché des capitaux et il n’y a aucun problème à agir de la sorte ». Des juristes pourraient être plus sceptiques : « Crédis a la même adresse et le même conseil d’administration que le Travailleur chez lui, note cet initié. En regard du droit des sociétés, c’est un consortium de facto et donc le rapport annuel de l’ALG devrait faire mention de Crédis… ». Qui ne serait donc pas vue comme étant tout à fait privée.
A quoi sert donc réellement Crédis ? Est-ce le rôle de l’ALG de lui prêter de l’argent appartenant aux communes pour fonctionner ? Pourquoi un conseil d’administration constitué uniquement de politiques dans une société de crédit privée ? Pourquoi à nouveau Gilbert Vanbouchaute à la direction ? Peu savent vraiment répondre à ces questions. Pas même Philippe Dodrimont (MR), qui fut administrateur-délégué de l’ALG ces deux dernières années : « J’ai essayé d’avoir des informations sur le Travailleur chez lui, j’ai demandé quelle était sa légitimité dans le giron de l’ALG qui n’a pas du tout la même vocation que le crédit social, mais je n’ai jamais eu de réponse à la question. Et Crédis, je n’en n’ai pas entendu parler », s’offusque-t-il.
Un audit de l’ALG
Au sein du PS, on semble n’en savoir pas beaucoup plus sauf dans le chef de Willy Demeyer, président de l’ALG. Ce dernier a démissionné de Crédis en 2006, au moment où il a quitté ses mandats au sein de la SLF et du Country Hall. « L’argent est prêté à un taux de 4 %, ce qui n’était peut-être pas un taux très intéressant à l’époque, mais qui l’est aujourd’hui, explique-t-il. Si le public participe aux câblos via Tecteo, pourquoi ne pourrait-il pas participer à du crédit privé ? Il n’y a pas d’illégalité ».
Certains diront que pour Tecteo, tout le monde était au courant... Pas pour le prêt de l’ALG à Crédis, ce qui pose la question de savoir à quoi servent les représentants des partis siégeant au sein de l’intercommunale. Ce qui ramène le débat à une certaine opacité qui régnerait au sein de l’ALG : « Je suis administrateur à l’ALG et chez Intradel. Quand les administrateurs posent une question dans la première, ils se font remballer, confie Fabian Culot (MR). Quand ils le font dans la deuxième, leur répond illico avec tous les détails. Entre les deux, c’est le jour et la nuit ».
Un audit de l’ALG va être demandé par Willy Demeyer avant qu’il ne cède sa présidence. La question de Crédis va sans nul doute y figurer. Mais le dossier devrait arriver au Parlement wallon avant, via une interpellation de faire Philippe Dodrimont.

Repères
Travailleur chez lui
Cette société de crédit social a été créée en 1929 dans l’élan de l’intercommunale dont elle dépend, l’ALG, qui en est aujourd’hui actionnaire à 92 %. Elle brassait, en 2008, quelques 470 millions d’euros pour des prêts destinés à des personnes ne bénéficiant pas de gros revenus. Crédis a été créée bien plus tard, avec un peu de capitaux privés comme l’explique Gilbert Vanbouchaute (elle a tourné, les premières années, avec quelques millions d’euros), puis avec un gros prêt de 20 millions d’euros amené par l’ALG l’an dernier.
Presotra
Crédis s’appelait Presotra (Prévoyance et solidarité des travailleurs) lors de sa constitution, au début des années 90. En 2004, elle portait toujours ce nom et avait pour président Willy Demeyer, comme administrateur Gilbert Vanbouchaute et comme réviseur DC and Co, représentée par Frédéric Daerden (il y siège en son nom propre depuis 2008). Le changement de nom est repérable dans le rapport annuel déposé en 2005… Avec les mêmes président et réviseur mais un Gilbert Vanbouchaute devenu administrateur-délégué.
Gilbert Vanbouchaute.
Il est directeur de l’ALG, gérant du Travailleur chez lui et désormais directeur général de Crédis. Il détenait, en 2008, 23 mandats, fonctions et professions dont 10 rémunérés.




Lire aussi:
L’ALG en grève contre la fusion avec Tecteo
Suite à une réunion de concertation avec la direction de l'Association liégeoise du gaz (ALG), les syndicats réunis en front commun ont décidé de débrayer. Ils protestent contre les conditions du projet de fusion par absorption de l'intercommunale par Tecteo (réseau électrique multimédia).

vendredi 19 novembre 2010

Le « twittos politique le plus influent »

XtopheMincke
Je crois que le twittos le plus influent est celui qui dresse les listes de twittos les plus influents…

Moralité: une idée ludique peut vite susciter assez de questions pour devenir antipathique… L'enfer est pavé de bonnes intentions

Phineas_Barnum
@politiclub Elle est basée sur quels critères ta liste fermée de "chroniqueurs politiques" ? #électiontwittospolitiques @lesoir

@politiclub Elle est basée sur quels critères ta liste fermée d' "hommes ou de femmes politiques" ? #électiontwittospolitiques @lesoir

baptiste
@lesoir @cerexhe nominé: 210 tweets, 732 followers. @jmjavaux pas nominé 270 tweets, 4467 followers. #quid (cc @codip @cedricpt )

janosizoltan

@phineas_barnum #OMG ... reste qu'il en manque une pléthore.. @XtopheMincke @Chaos_Be @lesoir @politiclub

kattebel
@janosizoltan @sofistar ceux qui y sont le meritent. Mais faire 1 liste sans Le @Phineas_barnum (!) @Waldorf_be & @ksavje, c'est pas serieux


Phineas_Barnum
@kattebel Il manque résolument @kattebel , aussi ! Je suis certainement un "chroniqueur politique", mais absolument pas influent ! ;-))


Phineas_Barnum
@XtopheMincke @Chaos_Be @janosizoltan Ce sont des listes "plénières", selon la compréhension du terme par le @lesoir @politiclub


politiclub
@janosizoltan @Phineas_Barnum il en manquera toujours, il faut bien faire un choix, c'est le but du vote http://bit.ly/cnXjrR ^PhB


Phineas_Barnum
@politiclub Non, tout dépend de la méthode utilisée. Quels étaient les critères de sélection ?


politiclub
@Phineas_Barnum la présence, l'impact des tweets, … Tu aurais retenu quels arguments pour ta sélection? Et qui, du coup? ^PhB


Phineas_Barnum @politiclub OK pour ces arguments de présence et d'impacts ... quantifiables par des outils analytiques. Manifestement pas été utilisé @politiclub On pouvait aussi compléter ces éléments statistiques par la primauté, la pertinence, la finesse analytique et l'humour i.e ...
@politiclub Plus encore que les arguments: la méthode, donc. Pourquoi n'avoir pas demandé à la pré-sélection de proposer une sélection ?
@politiclub Ou encore, pourquoi n'avoir pas laissé totalement/semi (proposer en priorité celles déjà soumises) libre les 2 réponses ?
@politiclub Dernière observation: pourquoi avoir mélangé des journalistes prof avec des twitteurs "indépendants" ?

ThibautDN
@politiclub @Phineas_Barnum Sondage du journal Le Soir sur twittos et commentateurs politiques les plus influents très décevant



Lire aussi:

Elisez le « twittos » politique le plus influent
Hommes politiques, observateurs et chroniqueurs politiques belges s’en donnent à coeur joie sur Twitter depuis le début de la crise ? Qui sont les plus influents ? A vous de voter.




jeudi 18 novembre 2010

80 millions €

Marcourt trouve que 80 millions € ce n'est pas assez pour déposer plainte auprès de la CE ... http://bit.ly/c9eBmC


Lire aussi:
Marcourt: "Il faut élaborer un pacte social wallon"

C’est l’appel de Jean-Claude Marcourt aux partenaires sociaux. La CIW n’aurait suscité aucune critique si elle était une banque publique, dit-il.
Ministre wallon de l’Economie, des PME, du Commerce extérieur et des Technologies nouvelles, Jean-Claude Marcourt (PS) est interpellé par les mutations industrielles au niveau mondial et leurs impacts sur l’économie wallonne, notamment en termes de fermeture d’outils et de travailleurs sur le carreau.
Que pensez-vous de la récente décision d’ArcelorMittal de mettre des outils du “froid” à l’arrêt ?
Je peux comprendre cette décision du groupe sidérurgique, car il faut être conscient des mutations industrielles qui se jouent dans le monde et du fait que l’Europe a un déficit à ce niveau. Mais je pense évidemment aux 500 travailleurs qui seront touchés par cette mesure d’ArcelorMittal et j’en appelle au dialogue social. Au moment où s’enclenchent les négociations sur l’Accord interprofessionnel (AIP), je pense que la Wallonie doit se doter d’un pacte social.
Plaidez-vous implicitement pour une paix sociale ?
Non, ce n’est pas la même chose. Le pacte social wallon que je défends demande que les partenaires sociaux se mettent d’accord sur les objectifs de développement économique de notre région. Tout le monde veut le développement de la Wallonie, nous devons donc, de manière responsable, redoubler d’efforts pour accélérer le processus. J’ai d’ailleurs eu l’occasion de rencontrer des patrons d’entreprises et des responsables syndicaux sur le sujet et je crois que tout le monde est conscient qu’il faut travailler à l’élaboration de ce grand pacte social.
Quelle est la contribution de l’Europe au développement wallon ?
Ce qui est bon pour l’Europe l’est aussi pour la Wallonie. Quand on prend les grands secteurs comme la pharmacie et la sidérurgie, on se rend compte que l’Europe est en retard pour soutenir le développement. C’est pour cette raison que je suis heureux du fait que la Commission européenne ait déposé, fin octobre, une proposition pour une nouvelle politique industrielle. C’est aussi dans cette optique que s’inscrit mon action prônant l’Union pour l’innovation. L’Europe ferait mieux de penser qu’elle a beaucoup d’atouts en mains, mais qu’elle ne met pas en valeur faute de croire en elle.
Justement, la Commission critique la Caisse d’investissement de Wallonie (CIW)…
La critique ne porte pas sur la Caisse, mais plutôt sur le type de produits qu’elle va offrir aux entreprises. La question est de savoir si elle sera un opérateur strict de marché ou s’il sera question d’aides financières. Il aurait été plus simple de faire de la Caisse, dès le départ, une banque. Mais il n’y a pas eu de consensus à ce niveau au sein de l’exécutif wallon. L’idée d’une banque publique fait toujours peur et c’est d’autant plus malheureux que si le Crédit communal était resté à sa mission de base de financement des collectivités locales, on n’en serait pas là aujourd’hui avec la crise.
N’aurait-il pas été plus simple de confier la mission de la CIW à la SRIW (Société régionale d’investissement de Wallonie) ?
Je ne fais qu’exécuter une décision du gouvernement. La Caisse est un outil technique visant à compenser dans les outils économiques wallons ce que nous y avons prélevé, soit plusieurs millions d’euros, pour venir en aide aux institutions bancaires. Personne ne s’est posé la question de savoir où nous avons trouvé les 850 millions déboursés pour sauver les banques. De plus, la Caisse n’a pas de personnel. Je me demande même pourquoi un outil, qui ne pèse que 80 millions d’euros, suscite autant de polémique au point de motiver certains à déposer plainte auprès de la Commission européenne.

Aujourd’hui, l’opposition MR au Parlement wallon vous traite de menteur…
Je remercie le député Ecolo, Manu Disabato, d’avoir rappelé à un moment donné qu’il n’y a pas de divergence entre ce que j’avais dit au Parlement wallon et les faits aujourd’hui. Le débat politique mérite mieux que d’être simplement une politique-spectacle comme tend à le faire croire le député MR Pierre-Yves Jeholet qui me traite de menteur. Au moment où la population est confrontée à des problèmes d’emploi, j’estime que s’abaisser à instrumentaliser des éléments comme la Caisse ne grandit pas le débat.

mercredi 17 novembre 2010

Décret neutralité

Rudy Demotte était l'invité de Matin Première




Que pense Rudy Demotte - au regard du décret neutralité du 17 décembre 2003- des conclusions des Assises de l’interculturalité qui recommandent l'autorisation du port des signes convictionnels, et donc du voile islamique, dans l’enseignement à partir de la 4e année ?

Vous invitez "le ministre-président de la Région wallonne" ... mais pas "le Ministre-Président du Gouvernement de la Communauté française" .... pour éviter de parler de l’enseignement en Communauté française qui bat des records d’inégalité et de médiocrité ?

L’écart entre les élèves les plus forts et les plus faibles est sur beaucoup de points le plus grand des 30 pays de l’OCDE !
Une étude intitulée "L'école de la chance" et publiée dans le numéro de février de la revue 'Regards économiques' de l'UCL confirme, à partir d'une analyse scientifique, le caractère très inégalitaire de l'enseignement en Belgique et en particulier en Communauté française. La qualité de l’enseignement en Communauté française est en fait en chute libre et constante. Par rapport à la Flandre, le niveau est qualifié de catastrophique.
Le rapport relatif à l'inspection scolaire en Communauté française pour l'année scolaire 2009-2010 confirme ces inquiétudes ...

Quid ?

Le P$ créateur de progrès depuis 125 ans : Le pauvre wallon plus pauvre; selon l'article de laLibre: http://bit.ly/bRC0fJ

La pauvreté augmente inexorablement malgré 30 ans de P$ en Wallonie. Conclusion : Faut-il encore voter encore plus P$ ?


TWITTER Side :
Phineas_Barnum

Le décret neutralité pour les nuls http://bit.ly/9M7eoU via @nadiageerts

@Lesoir Musulmans de Belgique : les chiffres, commune par commune http://bit.ly/bEfL5a


L'hydre de mer de la vignette automobile refait surface sur #Matinpremiere et phagocyte tout le temps de parole de @RudyDemotte


Après la vignette automobile, la pluie ... sur #MatinPremiere // fallait inviter le ministre fédéral de la météo .. qui s'est rendormi

Pas un mot sur l'enseignement, les pensions et l'énergie dans les questions sur #MatinPremiere -> #megafail Cc @lauwerijs

L'an dernier, le rapport de l'inspection scolaire portant sur l'année scolaire 2008-2009 était relativement accablant.

Roger Godet, inspecteur général et coordonnateur rapport de l'inspection scolaire 2009-2010: situation inchangée de façon significative


Lire aussi :
Le nouveau rapport de l'inspection scolaire 2009-2010

C'est désormais ainsi. Chaque année, l'inspection scolaire rendra public un rapport sur les visites effectuées par les inspecteurs dans les écoles durant l'année précédente.

L'an dernier, ce rapport avait claqué comme un coup de trique. Portant sur l'année scolaire 2008-2009, il était relativement accablant. Il y était dit que les réformes pédagogiques engagées ces dernières années semblent rester lettres mortes, que l'école mise encore davantage sur les savoirs plutôt que sur les savoir-faire, que des cours sont négligés (géographie, histoire, sciences.), que les apprentissages sont hachés, qu'il n'y a guère de continuité d'une année à l'autre, etc.

Que dit la cuvée 2009-2010 ? Elle a été présentée à la presse mardi matin, par son auteur, Roger Godet, inspecteur général coordonnateur, et par Marie-Dominique Simonet (CDH), ministre de l'Enseignement. Dans son rapport, Roger Godet s'est gardé de resservir le même plat que l'an dernier.

« Il serait assurément sot de croire qu'un an plus tard la situation ait changé de façon significative.
Chacun sait qu'un système aussi complexe que l'est notre système scolaire n'évolue en effet pas d'une façon aussi rapide. Ce rapport ne vise donc pas à apprécier les évolutions qui auraient pu être réalisées en une année scolaire. Il vise à approfondir, à enrichir les constats, les analyses et les propositions faites au terme de l'année scolaire 2008-2009. »

Le rapport 2009-2010 épluche donc une série de thèmes – l'aide à l'élève en difficulté, l'immersion linguistique, l'apprentissage des mathématiques, etc. en produisant – c'est l'intérêt premier –, des recommandations pratiques agrémentées à l'occasion d'exemples de « bonnes pratiques. »

Un « guide » certainement plus positif et utile que la version précédente.

mardi 16 novembre 2010

P$ créateur de progrès depuis 125 ans

Waldorf_be Le P$ créateur de progrès depuis 125 ans - RT @dreynders: Le pauvre wallon plus pauvre http://bit.ly/bRC0fJ @lalibrebe

La pauvreté augmente inexorablement malgré 30 ans de P$ en wallonie. Conclusion : il faut voter encore plus P$ #CQFD


Le pauvre wallon plus pauvre : La Wallonie ne souffre pas seulement d’une pauvreté plus grande qu’en Flandre. Les conséquences de cette pauvreté sont aussi plus lourdes à porter.

Les pauvres wallons sont plus pauvres que les pauvres flamands. C’est, en quelque sorte, la conclusion curieuse à laquelle est arrivée Anne-Catherine Guio, une chercheuse de l’Institut wallon de l’évaluation, de la prospective et de la statistique (Iweps).

Voilà qui mérite cependant quelques explications.

Les autorités publiques calculent généralement le taux de pauvreté à partir des revenus disponibles des ménages. Selon la définition classique retenue, un ménage est confronté à un risque de pauvreté quand le montant de ses revenus est inférieur à 60 % du revenu médian de la population prise dans son ensemble. Mais depuis quelque temps, cette définition de la pauvreté ne suffit plus aux observateurs.

Pour deux raisons au moins.

D’une part, il n’est pas toujours simple de mesurer les revenus. D’autre part, il existe des ménages qui ont un revenu supérieur au seuil de pauvreté monétaire, mais qui ne s’en sortent pourtant pas à cause de besoins lourds, comme une ancienne dette à épurer ou des problèmes de santé chroniques.

La Commission européenne s’attache dès lors depuis 2009 à doubler les indicateurs de pauvreté monétaire avec des mesures de la "déprivation matérielle".

La "déprivation matérielle", c’est quoi ? On la définit comme "l’incapacité de posséder les biens et services et/ou de se livrer aux activités qui sont perçues comme des nécessités" . Neuf questions servent à la mesurer.

On regarde si le ménage est capable de :
1) faire face à des dépenses imprévues;
2) manger tous les deux jours un repas comprenant des protéines;
3)
chauffer correctement son logement;
4)
partir une semaine par an en vacances;
5)
éviter les arriérés de crédit, de loyer ou de payement;
6)
disposer si désiré d’une voiture;
7)
d’une télévision;
8)
d’un téléphone
et 9) d’une machine à laver. Si un ménage cumule au moins trois de ces désavantages, on considère qu’il souffre de "déprivation matérielle".

Anne-Catherine Guio a croisé les données - lesquelles ont été recueillies en 2007. Elle confirme un fait bien connu : la pauvreté monétaire est plus élevée en Wallonie qu’en Flandre. Dans le sud du pays, 19 % de la population souffrent de pauvreté monétaire. Au nord du pays, il n’y a que 11 % des ménages qui y sont confrontés.

Mais cet écart se double d’une différence plus marquante encore sur le plan de la "déprivation matérielle". Alors que le taux de déprivation est de 18 % en Wallonie (soit très proche du taux de pauvreté), il n’est que de 6 % en Flandre. Soit deux fois moins que le taux de pauvreté (11 %). "Ces résultats , explique Anne-Catherine Guio , tendraient à montrer que la pauvreté monétaire se traduit par des difficultés quotidiennes plus importantes en Wallonie qu’en Flandre." On constate d’ailleurs que près d’un Wallon pauvre sur deux n’a pas accès à des biens ou services considérés comme une nécessité dans la société, alors qu’en Flandre, seuls 28 % des pauvres sont considérés comme "déprivés".

L’explication ? Il n’y a que des hypothèses. La première, c’est qu’il y aurait en Flandre davantage de ménages dont les ressources sont sous-estimées. On peut penser, par exemple, aux personnes âgées dont les revenus de pension sont plutôt faibles, mais qui possèdent leur logement ainsi qu’une épargne importante. La seconde, c’est que la pauvreté monétaire en Wallonie est plus durable et qu’elle s’accompagne plus souvent d’autres problèmes comme l’absence d’un travail, l’existence de dettes, des problèmes de santé ou de dépendance.



Lire aussi:
Rudy Demotte est l'invité de Matin Première

C'est le ministre-président de la Région wallonne, le PS Rudy Demotte, que Bertrand Henne reçoit ce matin. Il reviendra avec lui sur les gros dossiers de l'actualité politique belge et wallonne.


lundi 15 novembre 2010

Le retour d' XX qui devient numéro 2 du gouvernement

Un gouvernement gruyère, selon LaLibre ?


"Fadela Amara, qui avait pris fait et cause pour M. Borloo, et la turbulente Rama Yade quittent le gouvernement. Mme Amara a fustigé "le poids de l'inertie et du sectarisme.
Jeanette Bougrab, présidente de la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), devient secrétaire d'Etat à la Jeunesse et à la Vie associative."



Lire aussi:
Le trombinoscope du nouveau gouvernement

Michel Mercier prend du galon.
De ministre quasi invisible de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire, le patron du Conseil général du Rhône a été nommé par Nicolas Sarkozy à la tête d'un ministère régalien et par nature très exposé : la Justice. Après le départ d'Hervé Morin, cette nomination peut être lue comme la nécessité pour Nicolas Sarkozy d'accorder une place d'importance aux centristes. Mais Les magistrats lyonnais eux en auront une tout autre lecture. À l'annonce de la nouvelle, les responsables du parquet financier de Lyon ont certainement dû se demander comment ils allaient désormais gérer la délicate enquête préliminaire qui vise Michel Mercier dans l'affaire Rhônexpress, la liaison ultra-rapide entre l'aéroport de Lyon et la Part-Dieu lancé par le Conseil général du Rhône. Comment le parquet de Lyon va-t-il pourvoir légitimement enquêter sur une affaire politico-financière dans laquelle est mêlé leur patron-ministre ? Rappel du dossier révélé par Lyon Capitale il y a quelques mois.


Hervé Morin poussé vers la sortie, sans fausse note

Exit Hervé Morin. Confirmant lui-même son départ de la Défense, peu avant l’annonce du nouveau gouvernement, Hervé Morin (Nouveau centre) estime avoir accompli sa mission à la tête des armées, à qui il a dû faire avaler une réforme douloureuse en terme de réduction de budget et d’effectifs.

Lorsqu’il arrive à la Défense, rue Saint-Dominique, Hervé Morin est un quasi-inconnu pour les armées. Son seul fait d’arme : avoir été conseiller chargé des questions d’environnement de Francois Léotard alors ministre de la Défense de 1993 à 1995, un mentor auquel il rend hommage dès sa nomination le 18 mai 2007.

Hervé Morin endosse alors la fonction, tout en se sachant "attendu au tournant". Pas de fausse note donc. Comme tout bon ministre de la Défense, il apportera un soutien inconditionnel à ses troupes. Lorsque Ségolène Royal évoque l’idée d’utiliser des militaires pour encadrer les jeunes en rupture de ban, la réponse fuse. : "c’est pas le boulot des militaires, dira-t-il. Moi, j’étais contre la suppression du service militaire, ça a été fait, on ne reviendra jamais en arrière. Mais on ne peut pas demander à des militaires professionnels d’aller en Afghanistan et de s’occuper de la délinquance ".

dimanche 14 novembre 2010